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00:10Générique
00:16Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Median TV. Voici les principaux titres de votre soir info.
00:23L'Iran et le sultanat d'Oman discutent d'un accord cadre établissant un couloir temporaire dans le détroit d
00:30'Hormuz et prévoient une opération de déminage dans ce passage stratégique pour le commerce mondial.
00:38Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, propose de jouer un rôle de facilitateur pour le transport maritime des
00:47engrais par le détroit d'Hormuz.
00:48La nuit dernière, un pétrolier a d'ailleurs été touché par un projectile inconnu.
00:55Et enfin, la police israélienne a fait irruption dans un centre de formation professionnelle géré par l'UNRWA Jérusalem-Est.
01:05Selon le ministre de la Sécurité nationale, l'opération vise à faire partir l'UNRWA du site.
01:17A l'année de l'actualité ce mardi, les ministres iraniens et omanais des affaires étrangères ont discuté aujourd'hui
01:23d'un accord cadre établissant un couloir temporaire dans le détroit d'Hormuz
01:28et prévoyant une opération de déminage dans ce passage stratégique pour le commerce mondial au cœur de la guerre au
01:36Moyen-Orient.
01:36Les deux ministres ont discuté d'un accord pour mettre en œuvre un projet conjoint de déminage du détroit.
01:43C'est ce qu'indique le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères romanais
01:48qui précise que des négociations techniques en vue d'une solution permanente vont se poursuivre.
01:54Les États-Unis mènent d'ailleurs en retour un blocus des ports iraniens.
01:58Le ministre Omanais Badr al-Boussaidi a rencontré son homologue Abbas Arrachi à Téhéran et s'est entretenu avec lui.
02:05C'est ce qu'indique aujourd'hui un communiqué du ministère iranien.
02:12Le gouvernement américain a affirmé lundi sa volonté de couper toutes les ressources économiques de l'Iran.
02:18Lors d'une conférence de presse, le ministre des Finances Scott Besant a présenté un nouveau train de sanctions dite
02:24secondaire
02:25touchant non pas l'Iran directement mais ses partenaires commerciaux sont concernés les échanges sur l'or,
02:31la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.
02:35Il n'a toutefois pas précisé quand elles entreraient en vigueur ni quel pays pourrait se retrouver dans le viseur
02:42des États-Unis.
02:46Téhéran de son côté y voit un aveu de faiblesse des États-Unis.
02:50C'est le ministre iranien de l'économie qui a répondu à Washington sur la télévision iranienne.
02:55Il a promis une nouvelle défaite aux Américains en assurant que Téhéran disposait d'un plan sur deux ans afin
03:02de contrer les nouvelles sanctions.
03:04Je propose d'ailleurs d'écouter le ministre iranien de l'économie.
03:09Les États-Unis préparent depuis longtemps leur plan mais nous étions également préparés à ces développements.
03:15Le gouvernement dispose d'un plan sur deux ans.
03:17Les sanctions américaines ont causé des dommages à notre économie avec notamment l'inflation, la pression sur la monnaie et
03:23les pénuries.
03:24Mais ces sanctions ne sont pas nouvelles pour nous et nous avons déjà fait face à des situations similaires.
03:29Les États-Unis ne pourront pas couper les voies financières et commerciales de l'Iran.
03:33Nous avons nos propres moyens et nous ne resterons pas uniquement sur la défensive.
03:38Ils doivent également s'attendre à une riposte de notre part.
03:42Deux grandes puissances mondiales ont déjà refusé de soutenir les nouvelles sanctions américaines.
03:47Et nous pensons que d'autres pays les rejetteront également.
03:54Dans le reste de l'actualité, un pétrolier a été touché par un projectile inconnu qui a endommagé sa salle
03:59des machines
04:00et l'a rendu inopérant la nuit dernière au large d'Omane dans le détroit d'Ormouz.
04:05Hier, le secrétaire général de l'ONU a proposé que l'institution joue le rôle de facilitateur pour le transport
04:10maritime des engrais par le détroit d'Ormouz.
04:13On voit cela en détail avec Ali Onsar.
04:17L'ONU se positionne pour débloquer le détroit d'Ormouz, passage clé du commerce mondial,
04:22verrouillé par l'Iran en riposte aux frappes américaines.
04:26Face à cette paralysie, le secrétaire général des Nations Unies propose que l'institution joue le rôle de facilitateur neutre.
04:36L'objectif est simple, réduire les risques immédiats, favoriser un transit plus ordonné et prévisible
04:42et contribuer à rétablir la confiance nécessaire à la diplomatie et à la désescalade.
04:48Il peut être rendu opérationnel rapidement.
04:53Concrètement, l'ONU propose un mécanisme d'enregistrement et de vérification des navires transportant des engrais et des produits connexes,
05:01complétés par un dispositif de prévention des incidents pilotés depuis Omane.
05:06Une mesure qui ne modifierait en rien les droits ou obligations des États au regard du droit international,
05:12mais qui nécessite l'accord de toutes les parties impliquées.
05:16Ce dont nous avons besoin maintenant, c'est de la coopération et de la volonté politique des partis.
05:21J'emporte tous les concernés à s'engager sérieusement et de manière constructive.
05:26Ce mécanisme ne remplace pas le rétablissement complet des droits et libertés de navigation
05:31ni les situations politiques nécessaires pour mettre fin à ces conflits, mais c'est une première étape pratique.
05:37La tâche s'annonce toutefois complexe.
05:40Téhéran réclame des frais de navigation pour les navires transitant dans la zone,
05:44une condition fermement rejetée par les États-Unis.
05:48De son côté, le président américain martèle avoir le contrôle total du Détroit avec le blocus des ports iraniens.
05:57Les États-Unis ont annoncé avoir retiré la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme
06:03sur laquelle le pays figurait depuis 47 ans.
06:06La Syrie se débarrasse d'un lourd fardeau et tourne la page douloureuse de son passé
06:10pour s'engager sur la voie du développement et de la reconstruction, s'est réjoui le président syrien.
06:20Le haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a jugé scandaleuses les menaces d'Israël
06:25visant à évacuer la population des zones de la bande de Gaza
06:28d'où sont lancés des cerfs-volants.
06:31Israël annonçant intensifier ses attaques contre les responsables et créateurs de cerfs-volants.
06:37Les détails sont donnés à Bazir.
06:40Les enfants palestiniens n'ont pas le droit de faire voler de simples cerfs-volants en papier.
06:47Yassir, ce père de trois enfants, est inquiet depuis qu'Israël a menacé de réagir avec force
06:53si des cerfs-volants étaient détectés par les radars israéliens.
06:56Vivant dans le camp de réfugiés de la ville de Gaza depuis le début de la guerre,
07:02Yassir essaye du mieux qu'il peut d'alléger la souffrance de ses enfants.
07:07Nous l'avons fabriqué, mais les enfants ne le feront pas voler conformément à la décision.
07:13Parce que, comme vous le savez, les forces d'occupation nous prendront pour cible.
07:17Ce cerfs-volant en papier restera donc dans l'attente jusqu'à ce que la décision soit levée.
07:21Nous souhaitons que cette décision soit levée et que les enfants puissent jouer.
07:26Il s'agit d'une restriction à la liberté des enfants.
07:31Retrouvés dans des localités proches de la frontière israélienne,
07:35ces cerfs-volants pourtant inoffensifs ont été décrits comme une arme par l'État hébreu.
07:40Les autorités palestiniennes assurent toutefois que ces cerfs-volants avaient été lancés depuis Gaza par des enfants
07:46en quête de leur enfance innocente au milieu des décombres.
07:52Ils ont été privés d'éducation, devraient-ils même être privés de ce simple jeu ?
07:56Le jeu le plus simple et le moins coûteux que nous puissions leur offrir a été interdit par l'ennemi
08:02israélien.
08:03Par souci du bien-être de nos enfants, nous avons empêché nos enfants et ceux qui vivent dans les camps
08:08d'en fabriquer.
08:09Dites-nous, que devrions-nous faire ?
08:11Comment pouvons-nous apporter de la joie à ces enfants ?
08:16Les responsables palestiniens accusent Israël d'utiliser les cerfs-volants comme prétexte pour justifier
08:22les frappes aériennes menées dimanche, ayant fait de nouvelles victimes civiles dans la bande de Gaza.
08:28Le haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a quant à lui jugé scandaleuses les menaces d
08:34'Israël
08:35visant à évacuer la population des zones de la bande de Gaza,
08:38d'où sont lancés ces cerfs-volants, finalement porteurs d'aucun danger.
08:45Il est l'heure à présent de notre entretien avec l'invité de la rédaction.
08:57Et durant cet entretien, nous allons parler des agences régionales d'exécution des projets,
09:02les AREP, qui vont changer de statut pour devenir des sociétés régionales d'exécution des projets,
09:09les SREP, sous la forme des sociétés anonymes à conseil d'administration.
09:14Derrière ce changement juridique se joue une transformation plus profonde de l'action publique territoriale,
09:19à savoir sortir d'un fonctionnement jugé trop administratif pour gagner en rapidité, en souplesse et en performance,
09:27tout en maintenant la maîtrise publique et les mécanismes de contrôle.
09:30Les présidents de régions doivent prendre la tête des conseils d'administration,
09:34tandis que le contrôle financier, a priori, est appelé à être davantage remplacé par des mécanismes d'audit et d
09:41'évaluation.
09:42Alors est-ce que cette nouvelle formule permettra-t-elle réellement d'accélérer les projets régionaux ?
09:46Et surtout, comment trouver le bon équilibre entre d'un côté l'autonomie, la performance,
09:51et de l'autre, le contrôle de l'argent public ?
09:54Et bien pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir Hassan El Arafi,
09:58économiste et expert international en finances publiques, gouvernance territoriale et réformes institutionnelles,
10:03mais aussi professeur à l'université Mohamed V de Rabat
10:06et consultant en management public, finances publiques et fiscalité.
10:11Hassan El Arafi, bonsoir et merci d'être avec nous.
10:16Bonsoir, merci à vous.
10:18Alors commençons par le changement de statut.
10:21Pourquoi passer d'une agence publique à une société anonyme pour exécuter les projets des régions ?
10:30Comme vous l'avez bien souligné dans votre introduction,
10:34la réforme des agences des AREP,
10:37qui a été introduite par la loi organique 31-26,
10:44qui a modifié la loi 111-14 relative aux régions,
10:48visent en premier ressort à faire de ces structures un véritable instrument opérationnel de la régionalisation avancée.
11:02Ils prévoient leur transformation en société régionale d'exécution des projets,
11:08c'est leur appellation actuelle,
11:11constituée sous forme de sociétés anonymes,
11:14tout en assurant la continuité de leurs droits à obligations et contrats et activités.
11:21En réponse à votre question d'une manière directe,
11:26cette réforme répond principalement, à mon avis,
11:31à un certain nombre de prérequis ou à un certain nombre d'exigences.
11:36La première, c'est une réponse à la lenteur de réalisation de nombreux projets régionaux,
11:43à la lourdeur des procédures administratives et de la commande publique,
11:48à l'insuffisance des capacités techniques et managérielles,
11:52parfois constatées au niveau de certaines régions,
11:55à la dispersion des responsabilités entre l'État, les régions et les autres acteurs,
12:01à la nécessité de clarifier le rôle de la région comme autorité de décision
12:08au vu du principe de prééminence et celui de l'AREP comme le bras opérationnel de la région,
12:17à l'exigence aussi d'une meilleure programmation d'un suivi qui renforce,
12:23il y en a un suivi, comme on dit, qui est rigoureux et d'une évaluation fondée sur les résultats,
12:30et aussi l'accompagnement du transfert progressif de compétences et de ressources aux profits des régions.
12:38Je pense que c'est la conjugaison de cet ensemble de facteurs qui a poussé le législateur marocain
12:44à revoir aussi bien le statut de ces AREP que leur positionnement stratégique au sein de l'échec qui est
12:53régional.
12:54Alors justement, ce statut de société anonyme pourrait donner l'impression d'une privatisation.
12:59Qu'est-ce qui change réellement et qu'est-ce qui ne change pas finalement ?
13:02Si le capital reste public, est-ce qu'on peut vraiment parler d'une logique de société commerciale
13:07ou bien est-ce qu'il s'agit plutôt d'un nouvel outil de gestion publique ?
13:12Alors, en ce qui concerne les raisons de transformation, parce que c'est une question qui est emmenée présente,
13:19pourquoi on est obligé de transformer ces AREP qui étaient des agences, des établissements publics
13:26soumises à des règles de comptabilité publique, pour les ériger en sociétés anonymes
13:38qui sont érégis par le droit commercial disant ?
13:41D'abord, la première raison, on peut dire si, c'est le vouloir d'accroître la souplesse de gestion
13:51et de dépasser certaines rigidités de fonctionnement administratif classique d'un établissement public.
13:57Deuxièmement, accélérer la préparation et l'exécution des projets grâce à des procédures
14:06et à une organisation mieux adaptée aux opérations complexes.
14:11On peut dire également qu'on a ressenti un besoin pour professionnaliser la gouvernance
14:18en clarifiant les responsabilités des conseils d'administration, du président et de la direction générale de ces AREP.
14:27Et aussi, renforcer la responsabilité ménagériale au profit,
14:33envers la réalisation des objectifs, des contrats, des indicateurs de performance
14:37et pour la reddition d'un compte d'une manière régulière.
14:44Également, ce statut de société anonyme, il va permettre d'attirer et de fidéliser,
14:50de mobiliser les compétences spécialisées en ingénierie, en finance, en commande publique, en suivi,
14:57parce que le statut de société anonyme, il permet d'asseoir le système d'indemnisation
15:03sur des bases qui ne sont pas les mêmes dans la fonction publique classique.
15:09Il y a également la diversification des modes d'intervention et des ressources,
15:15notamment par la réalisation de prestations pour d'autres personnes publiques,
15:20parce que les AREP, déjà, ils ont accumulé une certaine expérience en matière de maîtrise d'ouvrage déléguée,
15:28et je pense que c'est parmi les prestations pour lesquelles ils seront conviés à exécuter.
15:33Et enfin, on peut dire que c'est une sorte d'introduction d'outils de gestion plus performantes,
15:40tout en maniant la procédure et la maîtrise publique de cette structure.
15:46Et donc, le statut de société anonyme n'a pas été choisi fortuitement,
15:53il a été choisi délibérément pour solutionner certains tracas dont souffraient les AREP
16:02depuis leur création à travers la loi organique de la région.
16:08Alors, sachant que l'objectif affiché est de gagner en agilité,
16:12concrètement, qu'est-ce qu'une SREP, SREP, pourra faire plus rapidement qu'une AREP ?
16:19– Bon, je pense que les conditions, bon, il y a une chose qu'il faut préciser également,
16:30c'est que ce n'est pas le changement de statut qui est le cheval de la bataille
16:35pour gagner en termes de gouvernance.
16:41C'est quand vous avez changé un habillement,
16:43mais il faut changer aussi le corps lui-même qui doit être changé.
16:46Et donc, il y a un certain nombre de conditions de réussite
16:50et de points de vigilance qu'il faut prendre en considération
16:53en suce de ce changement statutaire
16:59en les érigeant de simples établissements publics de sociétés anonymes.
17:05Je pense, à mon avis, il y a ces points d'entrée
17:09et aussi conditions de réussite pour que l'objectif tracé
17:16dans l'arrière-plan du législateur soit réalisé.
17:19D'abord, je pense que les SREP sont censés désormais
17:23de travailler avec ce qu'on appelle les contrats de performance,
17:26ou les contrats objectifs moyens,
17:27entre la région et la société.
17:30Ces contrats doivent préciser les objectifs,
17:33les moyens, les délais et les indicateurs.
17:35Donc, une gestion axée sur le résultat signifie
17:38une contractualisation axée sur le résultat.
17:40Je pense que ça, c'est le premier prérequis
17:42ou le premier point d'entrée.
17:44Le deuxième point d'entrée, à mon avis,
17:45c'est préserver la maîtrise politique de la région
17:49sur les priorités et les choix stratégiques de développement.
17:52parce que, je pense, il est temps d'accélérer
17:58ou de renforcer la mise en œuvre du principe de la prééminence
18:02de la région en tant que coordonnateur
18:04de politique publique territoriale.
18:09Bien sûr, il y a l'institution de Wally
18:12qui a des compétences qui sont prévues par la charte
18:16sur la déconcentration,
18:17mais la loi confère aussi à la région
18:19des compétences assez importantes
18:22et qu'il faut les mettre en œuvre.
18:23Troisièmement, il faut clarifier les relations
18:25entre le président du conseil régional,
18:28le Wally, et le directeur général
18:31afin d'éviter les conflits de compétences.
18:35Justement, M. Alarafi, justement,
18:36c'était ma prochaine question.
18:37Les présidents des conseils régionaux
18:39doivent présider les conseils d'administration.
18:42Est-ce que, selon vous,
18:43c'est un véritable renforcement
18:44de la régionalisation avancée ?
18:47Je pense que c'est tout à fait normal
18:49parce que la région,
18:51on l'appelle ça, dans notre jargon,
18:54c'est un établissement satellite de la région.
18:57Ce n'est pas une société d'État.
18:59C'est un organisme qui a été créé pour la région,
19:03pour qu'il soit le bras d'exécution
19:06et le pôle opérationnel de la région.
19:09C'est tout à fait normal
19:09que le conseil d'administration,
19:12à mon avis, soit présidé
19:16par le président de la région.
19:22Également, en suce de cette condition,
19:28je pense qu'il y a lieu de garantir
19:30la transparence, la concurrence
19:32et la neutralité dans l'attribution
19:33et l'exécution de projets.
19:34Ça, c'est un point aussi important
19:37afin de hisser ces AREP
19:40au rond que le législateur lui a cherché.
19:44Également, il faut accompagner la réforme
19:46par la formation,
19:48les transformations numériques,
19:50la gestion prévisionnelle,
19:52des emplois et des compétences
19:54et la mobilité des profils
19:56confirmés aux profils de la région.
19:58Il faut que ces AREP soient
20:00suffisamment attractifs
20:01pour appâter les compétences confirmées
20:06afin de réaliser les performances souhaitées.
20:09Parce que sans capital humain,
20:11on ne peut pas arriver à une performance.
20:13Également, il faut évaluer régulièrement
20:15les résultats
20:16à partir de tableau de bord,
20:18des indicateurs,
20:19pourtant sur les coûts,
20:21les délais d'exécution,
20:22la qualité des prestations,
20:24l'impact socio-économique
20:25et la satisfaction des bénéficiaires.
20:26Ce que je veux dire par là,
20:28certes, le législateur a fait un bon travail
20:31et il a changé les dispositions
20:36ou le corpus juridique régissant ces AREP.
20:39Ça, c'est un premier pas,
20:40mais il n'est pas suffisant.
20:41Je pense qu'il faut le corroborer
20:43par les conditions de réussite
20:45ou les points de vigilance
20:46que je vois pertinents
20:48qu'ils soient pour accompagner
20:50ce changement statutaire
20:53pour atteindre la performance
20:55souhaitée pour ces AREP.
20:56Alors, avec davantage d'autonomie
20:59vient aussi davantage de responsabilité.
21:02Selon vous, qui devra finalement
21:03rendre des comptes
21:04lorsqu'un projet prendra du retard,
21:06dépassera son budget
21:07ou n'atteindra pas ses objectifs ?
21:11Je pense que l'ordonnateur de l'AREP,
21:15c'est le directeur général de l'AREP.
21:18C'est un organe satellite
21:20qui a son autonomie financière,
21:21qui a sa personnalité juridique
21:23et donc elle est responsable
21:24de la reddition des comptes.
21:26Ça, c'est quelque chose,
21:26je pense que la législation financière
21:29en matière de reddition des comptes
21:31est claire là-dessus.
21:32La question de la transparence
21:34ne se réduit pas uniquement
21:36à une reddition à postériori,
21:38c'est-à-dire parce qu'il reste
21:40quand même un organisme public
21:44et donc il est redevable
21:50devant le conseil régional
21:52parce que c'est lui qui lui donne
21:54les subventions nécessaires
21:55à son fonctionnement.
21:56Il est redevable devant
21:58les juridictions financières,
21:59notamment les cours régionales des comptes
22:01parce que c'est un organisme satellite
22:02à l'échelon régional
22:04et donc il doit présenter ses comptes
22:07que ce soit dans le cadre
22:08de la vérification des comptes
22:09ou que ce soit dans le cadre
22:10de la discipline financière en besoin
22:12ou à travers les missions
22:13qu'effectuait la cour des comptes
22:15en matière de contrôle de la gestion.
22:19Il est redevable aussi
22:20devant les corps d'inspection,
22:23notamment l'inspection générale
22:25de l'administration territoriale.
22:27Donc tous les contrôles
22:29qui sont instituées au niveau
22:31de la région
22:31et sont parfaitement transposables
22:35au niveau de la région.
22:36En plus, en sa qualité
22:38de société anonyme,
22:39la loi sur les sociétés anonymes
22:40institue d'autres modalités
22:42de contrôle au niveau
22:43du conseil d'administration
22:44à travers les missions des rapports
22:46par le commissariat aux comptes.
22:48Et donc un commissaire aux comptes
22:50qui devrait certifier les comptes,
22:51qui devrait examiner
22:52et certifier ou pas
22:53ou certifier avec réserve les comptes.
22:55Il faut les présenter
22:56au niveau du conseil d'administration.
22:58Et c'est le conseil d'administration
23:00qui approuve ces comptes
23:01comme il approuve le budget.
23:03Donc, je pense au niveau
23:05de l'armada
23:07des mécanismes de contrôle
23:09et de reddition de comptes,
23:12notre législation financière
23:15et comptable,
23:15elle permet suffisamment
23:17d'instruments
23:18qui sont capables
23:21d'encadrer la transparence
23:24et la reddition des comptes
23:25au niveau de ces arrêts.
23:27Mais chose qu'on ne doit pas oublier
23:28parce que quand on parle
23:30des Arèbes
23:30comme un organisme satellite
23:34de la région
23:35et se sombra,
23:36il reste un organe d'exécution.
23:38Politiquement,
23:39le premier responsable
23:40de la défaite
23:41ou de la réussite
23:42des Arèbes,
23:43ce n'est pas uniquement
23:44le directeur général
23:45de l'armada,
23:46mais également
23:49le conseil d'administration
23:50qui est présidé
23:51par le président de la région
23:53qui est un organe
23:54qui est un acteur politique.
23:56Et donc,
23:58en aucun cas,
23:59on ne peut pas oublier
24:00le portage politique
24:01de cette institution.
24:04Parlons à présent
24:05du contrôle financier
24:06qui, a priori,
24:07est appelé
24:07à être allégé
24:08au profit
24:09d'audits annuels.
24:10Est-ce une évolution nécessaire
24:13pour accélérer
24:14l'action publique
24:15ou bien est-ce que
24:16c'est aussi
24:17une prise de risque ?
24:20Le risque,
24:21il est toujours là.
24:22Le risque,
24:22il est omniprésent,
24:23quel que soit
24:24le mode de gestion
24:25pour lequel on peut opter.
24:27Il suffit de mettre
24:28les garde-fous nécessaires
24:29pour éviter
24:31ou prévenir ce risque.
24:32Je pense que le modèle
24:34aujourd'hui
24:34de gestion publique,
24:35il tend vers
24:37la mise,
24:38il tend vers une chose,
24:39c'est laisser
24:40les gestionnaires gérer.
24:42Il faut leur faire confiance,
24:43mais il faut mettre
24:44des garde-fous.
24:45Je ne peux pas supprimer
24:46un contrôle a priori
24:47alors que le contrôle interne
24:49au niveau de l'organisme
24:51concerné
24:52n'est pas consolidé.
24:55Et puis,
24:56si aujourd'hui,
24:57on dit
24:57qu'on doit laisser
24:58les gestionnaires gérer
24:59parce que
24:59trop de contrôle
25:00tue la performance,
25:02ça, c'est quelque chose
25:03qu'il faut prendre
25:03en considération.
25:05Est-ce qu'on peut
25:05finalement passer
25:06d'une culture du contrôle
25:08des procédures
25:09à une culture du contrôle
25:10des résultats,
25:11selon vous ?
25:12Tout à fait.
25:13Parce que depuis
25:14le recouvrement
25:15de la dent-dépense,
25:16on a eu
25:17une infinité
25:18de mesures
25:19de contrôle
25:19et d'ordre de contrôle
25:20et le résultat,
25:21c'est qu'on a toujours
25:22manqué
25:23la transparence
25:24souhaitée par le citoyen.
25:26Ça signifie
25:26qu'il faut changer
25:27d'approche.
25:27Aujourd'hui,
25:28la meilleure façon
25:29de contrôler,
25:30c'est de contrôler
25:30soi-même.
25:31Je pense que
25:32les organismes publics,
25:33et qu'après les AREP,
25:34ils doivent renforcer
25:34leur dispositif
25:36de contrôle interne
25:37et en contrebalançant
25:39ceci,
25:39en contrebalançant
25:40l'allègement
25:41de contrôle
25:41a priori
25:42extinct
25:42qui est toujours
25:43exercé
25:44soit par
25:44le département
25:45de tutelle
25:47ou par
25:48le département
25:50de tutelle
25:51administratif,
25:52je ne vise pas
25:53la tutelle
25:53du ministère
25:54de l'Intérieur,
25:55ou le contrôle
25:57de tutelle
25:57financier
25:58exercé
25:58par les départements
26:01des finances.
26:02Pour éviter
26:03tout ça,
26:03il faut renforcer
26:04le contrôle
26:04de l'Ontario
26:05et renforcer
26:05le contrôle
26:06à postériori.
26:07Le contrôle
26:07à postériori,
26:08ça peut être
26:09un contrôle
26:09également interne
26:10par la mise
26:11en place
26:11d'une fonction
26:13d'audit interne
26:15et déjà
26:16la loi organique
26:17au niveau
26:19de région,
26:20il met pas mal
26:20d'instruments
26:21là-dessus,
26:21notamment
26:22le rapport
26:24d'audit annuel
26:25de performance.
26:26Ça,
26:26c'est un rapport
26:27qui est réalisé
26:28par les inspections
26:31du ministère
26:32de l'Intérieur,
26:33donc les
26:34ou il peut
26:35être réalisé
26:36également
26:37par les soins
26:37de conseils
26:40régionaux.
26:42Également,
26:42les missions
26:43de l'accord
26:43des comptes
26:44qui sont
26:45de temps
26:45à l'autre
26:46et sont programmées
26:47au niveau
26:47des collectivités
26:48territoriales,
26:49y compris
26:50les régions
26:50et ces organes
26:51satellites
26:52comme les AREP
26:52et donc
26:53à l'occasion
26:56de la conduite
26:57des missions
26:57de contrôle
26:59de la gestion.
27:02globalement,
27:02je peux vous dire
27:03qu'au niveau
27:04des instruments
27:05pour assurer
27:05le contrôle
27:06et la réduction
27:06de compte,
27:07je pense qu'on n'a
27:08pas de grands
27:08manquements.
27:09Ce qui manque
27:10vraiment,
27:11c'est qu'il faut
27:12que les structures
27:14de management,
27:15que ce soit
27:15au niveau
27:16de top management
27:16ou au niveau
27:17de middle management
27:18ou même
27:19les épais
27:19d'échelle
27:20de l'administration,
27:20il faut qu'ils soient
27:21outillés
27:22en matière
27:23de contrôle
27:23interne.
27:24c'est-à-dire
27:24qu'on ne peut pas
27:26le contrôle
27:26interne
27:27signifie quoi
27:27au juste.
27:29C'est-à-dire
27:29qu'il ne faut pas
27:31attendre
27:31qu'il y a
27:32une calamité
27:32pour savoir
27:33que ça ne marche
27:34pas chez vous.
27:35Il faut que
27:36votre travail
27:37soit encadré
27:38par des procédures
27:39bien déterminées,
27:40il faut que
27:40votre action
27:42soit...
27:42Monsieur El-Arafi,
27:45parlons à présent
27:45du nouveau dispositif
27:46qui fait intervenir
27:47plusieurs niveaux,
27:48à savoir
27:49le comité,
27:50les comités locaux,
27:51les gouverneurs,
27:52les wali,
27:53les régions
27:53et le comité national
27:54présidé justement
27:55par le chef
27:56du gouvernement.
27:57Est-ce qu'il n'y a pas
27:57un paradoxe
27:58à vouloir d'un côté
27:59simplifier l'exécution
28:01tout en conservant
28:02de l'autre côté
28:03une architecture
28:05institutionnelle
28:05aussi complexe ?
28:09À mon avis,
28:10ce n'est pas
28:11une complication.
28:12Je pense qu'on est
28:13en train de combler
28:14un vide,
28:14le vide de la mise
28:16en cohérence
28:16des politiques publiques
28:17territoriales
28:18et les politiques
28:19publiques nationales.
28:20Et donc,
28:21ça c'est le rôle
28:21principal de l'institution
28:23de Wali,
28:23au niveau de la région
28:25et l'institution
28:25de gouverneurs
28:27au niveau des provinces
28:28et préfectures.
28:29Parce que ce qui manque
28:31chez nous,
28:31c'est que chacun
28:32fait son travail
28:32sans connaître
28:33ce que faisait
28:34l'autre acteur.
28:35Et il faut
28:37ressouder toutes les actions,
28:39il faut les mettre
28:39en cohérence,
28:40il faut les harmoniser.
28:41Et je pense que c'est
28:42la raison pour laquelle
28:43on a créé
28:43ces instruments
28:45au niveau de la région.
28:46On a déjà
28:46la commission régionale
28:49de coordination.
28:52Il y a l'institution
28:53de Wali
28:53que la charte
28:54de la déconcentration
28:55lui confère
28:56ce rôle
28:57extrêmement important
28:58et surtout
28:59avec aujourd'hui
29:01la mise en œuvre
29:02de les programmes
29:04de développement
29:05intégrés.
29:06Et au niveau,
29:07bien entendu,
29:08les régions
29:09ne vivent pas
29:10isolemment.
29:11Il y a
29:12le concept
29:12de l'interrégionalité,
29:13l'interrégionalité
29:14qui peut ramener
29:15à un développement
29:15national.
29:16Et donc,
29:17également,
29:18il ne faut pas
29:19que chaque région
29:22vit à l'autarcie
29:23à l'albanienne,
29:24à l'albanaise.
29:25Donc non,
29:26la région,
29:27ils doivent,
29:28ou les régions
29:28dans le cadre
29:29de la compétitivité
29:30territoriale,
29:31il faut qu'ils agissent
29:32comme les juducas.
29:34Il faut qu'ils voient
29:34leur,
29:35il faut qu'ils cherchent
29:36leur force
29:37dans la force
29:38de la région
29:40limitreuse.
29:41Est-ce que,
29:41d'après vous,
29:42la création
29:43de cette instance
29:44au niveau national
29:47afin de maîtriser
29:48cette mise en cohérence
29:49de l'action publique
29:50territoriale ?
29:51Oui.
29:51Monsieur Alarafi,
29:52je me permets de vous couper
29:53parce qu'on manque de temps,
29:53malheureusement.
29:54Est-ce que,
29:54d'après vous,
29:55il faudrait rendre public
29:56les délais,
29:57les budgets,
29:58les taux de réalisation
29:59et les éventuels dépassements
30:01pour pouvoir réellement juger
30:03les SREP
30:04sur leurs résultats ?
30:05Surtout qu'on parle ici
30:07d'un minimum total
30:08de transferts
30:09de l'État aux régions
30:10de 12 milliards
30:11de dirhams
30:12garantis justement
30:13par la loi organique
30:140,31.26 ?
30:17À mon avis,
30:18parmi les mesures
30:19les plus importantes
30:20de la bonne gouvernance,
30:23c'est rendre compte
30:24de ce que vous faites
30:25exactement.
30:27Rendre compte
30:29de ce que vous faites.
30:30Je pense,
30:31lorsqu'on ouvre
30:31les sites
30:33ou les portails
30:34de certains organismes,
30:35on peut lire
30:36toutes les informations
30:36sauf le nécessaire,
30:38sauf ce qui est important,
30:39sauf l'essentiel.
30:40L'essentiel,
30:41je pense,
30:42c'est que,
30:42lorsque demain
30:43je vais ouvrir
30:45le site
30:46de l'AREP,
30:47je pourrai
30:48facilement
30:49connaître
30:50l'avancement
30:50des projets,
30:51la liste des projets
30:52qui sont mis en œuvre.
30:53Et je pense,
30:54le partage
30:55de l'information
30:56avec la population,
30:58et ça,
30:59c'est une concrétisation
31:00de l'article 27
31:01de la Constitution,
31:02c'est un point de trait
31:03extrêmement important
31:04pour la transparence
31:05et la démocratisation
31:07de la chose publique
31:08et la moralisation
31:09de la chose publique.
31:10Lorsqu'une information,
31:11elle est partagée,
31:12elle est connue
31:13et donc,
31:14c'est très difficile
31:15à tourner.
31:16Et lorsqu'on,
31:17le gestionnaire
31:18est conscient
31:19qu'il y a
31:20l'épée de Damoclis,
31:21du citoyen
31:22qui est constamment
31:22suspendu sur sa tête,
31:24ce n'est pas
31:24d'une manière négative,
31:26mais d'une manière
31:26positive,
31:28je pense,
31:30il va penser
31:31mille fois
31:32avant
31:33d'agir maladroitement.
31:35Et je pense,
31:35la question
31:36la plus importante
31:37aujourd'hui,
31:37il faut que
31:42toutes les administrations…
31:44Avant de conclure,
31:45M. Larafi.
31:47Je peux dire
31:48qu'aujourd'hui,
31:48on ne doit pas parler
31:49de la moralisation
31:50uniquement de l'administration,
31:51c'est la moralisation
31:52de la vie publique.
31:54Afficher vos résultats,
31:56ça,
31:56c'est une condition
31:56sine qua non
31:57pour le sentier
32:00de la bonne gouvernance.
32:02Le message est passé.
32:03Avant de conclure,
32:04quels devraient être,
32:05selon vous,
32:06les trois indicateurs
32:07permettant de mesurer
32:08justement leur réussite ?
32:11Le réussite,
32:12si on s'inscrit dans…
32:12Les meilleurs indicateurs,
32:14ce sont les indicateurs
32:15qui s'inscrivent
32:15dans la propre logique
32:16de citoyens.
32:17D'abord,
32:20où est la viande ?
32:22Qu'est-ce que vous faites
32:22exactement de l'argent public ?
32:24Et donc,
32:25il faut les indicateurs
32:27qui sont liés
32:28à la performance
32:28de l'avancement,
32:29à la pertinence
32:30des projets
32:31qui sont mis en œuvre.
32:32Et je pense,
32:33c'est pour cela,
32:34je dis qu'il ne faut pas
32:35toujours oublier,
32:36il ne faut jamais oublier
32:37le portage politique
32:39de ces areps
32:42parce que c'est eux
32:43qui seront responsables
32:44de la performance
32:45des programmes politiques
32:48des conseils régionaux.
32:51Leur défaite,
32:52c'est la défaite
32:53des conseils régionaux.
32:54Et donc,
32:55là,
32:56l'importance
32:56des conseils d'administration,
32:57il faut que les régions
32:59ne doivent pas
33:00prendre les areps
33:01comme des agences
33:05ou des techniques.
33:07Non.
33:08Je pense,
33:09la performance
33:10réside dans la matérialité.
33:11Donc,
33:11le premier indicateur,
33:12c'est simple.
33:14L'efficacité,
33:15l'efficience
33:16et l'économicité
33:17de ce que vous faites.
33:18La pertinence,
33:18ça,
33:19c'est la pertinence
33:21des programmes.
33:22Je pense,
33:22c'est le citoyen
33:23qui doit juger
33:24les élus
33:25en tant qu'un électeur
33:26lorsque elle rate
33:28une occasion
33:29de projeter
33:30un projet
33:32important
33:32et utile
33:33pour les citoyens.
33:34Merci beaucoup,
33:35Hassan Al-Arafi,
33:36pour votre analyse
33:36et d'avoir répondu
33:37à toutes nos questions.
33:38Je rappelle
33:38que vous êtes économiste
33:40et expert international
33:40en finance publique,
33:41gouvernance territoriale
33:42et réforme institutionnelle
33:44et aussi professeur
33:45à l'université
33:46Mohamed V de Rabat
33:47et consultant
33:48en management public,
33:49finance publique
33:50et fiscalité.
33:51Merci infiniment.
33:52Merci à vous, monsieur.
33:55Votre Soir Info
33:57se poursuit
33:57avec l'Invité Culture.
33:58Mariam Ramblichy
33:59reçoit la galériste
34:00Abla Ababou.
34:12Mesdames et messieurs,
34:13bonjour
34:14et bienvenue
34:14dans l'Invité Culture.
34:16Focus aujourd'hui
34:17sur une exposition
34:18intitulée
34:19« Ce que la fête sauve »
34:21et une exposition
34:22qui est actuellement
34:23en cours,
34:24exposition collective
34:25qui a démarré
34:26le 26 juin
34:27et qui devrait se poursuivre
34:28jusqu'au 17 septembre 2026.
34:31Elle réunit 17 plasticiens
34:33avec une même nécessité,
34:35celle de retrouver
34:36dans le geste
34:37un espace de réparation.
34:40Les artistes convoquent
34:41des récits intimes,
34:42des fragments de vie,
34:43des espaces suspendus
34:44où le réel se transforme.
34:47Chaque œuvre
34:47est une invitation
34:48à ralentir,
34:49à regarder autrement,
34:50à laisser entrer
34:51ce que la fête
34:52porte de plus essentiel,
34:53la présence à l'autre,
34:55la chaleur du collectif
34:56et puis l'éclat fugace
34:58d'un instant partagé.
35:00On va justement
35:00en parler de cette exposition
35:01avec Abla Ababou
35:04qui est galeriste
35:05et qui organise
35:07également cette exposition.
35:08Bonsoir à vous.
35:09Bonjour à vous plutôt.
35:11Bonjour.
35:11Merci Mariem
35:12de m'avoir invitée.
35:14Merci d'avoir accepté
35:16cette invitation.
35:17Alors vous êtes galeriste.
35:18Cette exposition se tient
35:19au sein de votre galerie
35:20qui s'appelle également
35:21Abla Ababou
35:23donc qui porte votre nom.
35:24Exact.
35:26Une exposition intitulée
35:27« Ce que la fête sauve ».
35:30Alors pourquoi aujourd'hui
35:31on a besoin de faire
35:33un petit peu la fête ?
35:34Pourquoi ce choix ?
35:35Je crois que vous l'avez
35:38précisé auparavant.
35:39Je pense qu'aujourd'hui
35:41on est dans une ère
35:42un peu compliquée
35:44où il y a beaucoup de conflits
35:46beaucoup d'incompréhensions
35:50et pour moi l'art
35:51c'est une façon aussi
35:53de sauver l'humanité
35:55enfin de sauver l'humanité
35:57de mettre un peu de baume au cœur
35:59d'apporter un peu d'esthétisme
36:02et de joie
36:06à notre quotidien plutôt morose.
36:09La fête c'est aussi
36:10donc la présence de l'autre
36:13comme je le disais à l'instant
36:15donc est-ce que cette exposition
36:16a été pensée
36:17comme une espèce de parenthèse
36:20dans ce tumulte
36:21dans lequel on est en train
36:23de vivre aujourd'hui
36:24dans ce contexte
36:25un petit peu aussi anxiogène
36:26avec la multiplication
36:28des guerres
36:29donc une espèce de parenthèse
36:30on se retrouve
36:32on retrouve cette chaleur humaine
36:34ces relations humaines
36:36et puis la présence de l'autre
36:37tout simplement.
36:38Je crois que c'est une nécessité
36:41aujourd'hui
36:42à se tourner du dialogue
36:43et du beau.
36:45Quand on fait combiner
36:4717 artistes
36:49notamment des artistes plasticiens
36:51avec un même fil conducteur
36:54comment on organise
36:55un petit peu cette exposition ?
36:57Comment on organise cette exposition ?
37:00En tant que galeriste
37:02je connais
37:03je m'intéresse énormément
37:05à la scène artistique
37:07marocaine
37:08aussi internationale
37:09donc
37:12je visite beaucoup d'ateliers
37:15j'ai beaucoup de rapports privilégiés
37:18avec les artistes
37:19et quand j'instaure une thématique
37:23systématiquement
37:24j'ai une idée
37:26de ce que les artistes
37:27sont capables de faire
37:29ou ce qu'ils font
37:30et pouvoir constituer
37:33justement
37:33un ensemble d'artistes
37:35autour d'une même thématique.
37:37Donc c'est vous
37:38qui avez choisi
37:38les artistes
37:39pour cette exposition
37:41et puis la thématique également
37:43et comment on fait dialoguer
37:44entre tous ces artistes
37:45qui peuvent venir
37:46d'univers finalement différents
37:47et qu'on rassemble ?
37:50Alors en tant que galeriste
37:52je m'intéresse énormément
37:54à ce que font
37:55les artistes au Maroc
37:57et aussi à l'international
37:58donc quand une thématique
38:01quand je fais une thématique
38:03à la galerie
38:04j'ai toujours une idée
38:05de ce que chaque artiste
38:07est capable de créer
38:09ou ce qu'il crée déjà
38:10et 17 artistes
38:12en fait je les fais dialoguer
38:14entre eux
38:14autour de cette thématique
38:17et c'est un peu
38:17l'universalité
38:19et la beauté de l'art
38:21où chacun a un langage particulier
38:23autour d'une même thématique.
38:26Justement une exposition
38:28je le disais
38:28qui invite à ralentir
38:31à la contemplation
38:32de l'intime
38:33de l'instant présent
38:34de l'instant fugace
38:37justement en termes d'organisation
38:39et au niveau de l'espace
38:41donc plusieurs artistes
38:4217
38:42un fil conducteur
38:44une thématique
38:45comment vous avez agencé
38:46un petit peu
38:47cet espace
38:48pour raconter cette histoire
38:49finalement ?
38:52Alors la création
38:55de cette galerie
38:56c'est un peu
38:57je ne vais pas dire
38:58l'oeuvre d'une vie
38:59ça serait
39:00ça serait un peu réducteur
39:02mais c'est un projet
39:03qui me tenait
39:04beaucoup à coeur
39:05donc j'ai construit
39:06ma propre galerie
39:07avec des normes muséales
39:10sur à peu près
39:11200 mètres carrés
39:125 mètres de hauteur
39:14et j'ai conçu cet espace
39:16c'était pas
39:18aux artistes
39:19de s'adapter
39:20à mon espace
39:20c'est à mon espace
39:21de s'adapter
39:22à l'autre
39:23à toutes les formes
39:24de création
39:25c'est un grand cube
39:26dans un cube blanc
39:28donc avec des couloirs
39:31un cube au milieu
39:32d'un cube
39:33donc on peut déambuler
39:34comme une sorte
39:35de promenade
39:37une galerie très artistique
39:39de par ses murs
39:40déjà
39:40de par ses murs
39:43elle a été conçue
39:44pour être une galerie d'art
39:46justement
39:46puisque vous parlez
39:47de la conception
39:49et puis du moment
39:51où vous avez bâti
39:52finalement
39:53où vous avez décidé
39:53de créer cette galerie
39:55parlez-nous aussi
39:56de ce passage
39:57puisque vous étiez
39:58initialement
39:59une de mes confrères
40:00journaliste
40:01aujourd'hui
40:02vous êtes galeriste
40:03comment s'est faite
40:04cette transition
40:05et pourquoi
40:06aussi ?
40:07c'est une transition
40:09qui s'est faite
40:10très naturellement
40:11déjà le journalisme
40:13c'est la plus belle
40:13carte de visite
40:14pour moi
40:15on a accès absolument
40:16à toutes les personnes
40:17qui nous intéressent
40:18donc j'étais
40:19dans les rubriques
40:21culturelles
40:22au journal
40:23tel quel
40:242M
40:25j'ai fait un peu
40:26de freelance aussi
40:27et ça m'a permis
40:29justement
40:29de découvrir
40:30tous ces ateliers
40:32cet univers
40:33qui m'a toujours
40:34passionnée
40:35depuis que j'étais
40:36gosse
40:36et le passage
40:38s'est fait naturellement
40:40j'ai tissé
40:40de nombreuses amitiés
40:41avec des artistes
40:43et à un moment donné
40:44je sentais
40:45que je tournais
40:46un peu en rond
40:46que le journalisme
40:48ne me convenait plus
40:51même si j'ai adoré
40:54mes années de journalisme
40:56justement grâce
40:56à toutes ces rencontres
40:57que j'ai pu tisser
40:59et la galerie d'art
41:01s'est imposée
41:02naturellement
41:04c'est un nouveau souffle
41:05on va dire
41:06c'est autre chose
41:07mais qui est très cohérent
41:09avec le journalisme
41:10parce que c'est toujours
41:11dénicher des talents
41:13et quand j'étais journaliste
41:14je dénichais aussi
41:15beaucoup de talents
41:16en tant que galeriste
41:19ou plutôt que galerie
41:21quelle serait
41:22si on devait la définir
41:23la signature
41:25affirmée de votre galerie
41:27alors la signature
41:30c'est un espace ouvert
41:33à toutes les formes
41:34de création
41:35où je ne veux pas
41:37la réduire
41:38uniquement aux arts plastiques
41:40on a aussi fait
41:41des signatures de contes
41:43on organise régulièrement
41:44des signatures de livres
41:46on a fait aussi
41:47des concerts de musique
41:48où
41:50donc c'est en fait
41:52c'est ma personnalité
41:54c'est pour ça
41:55que j'ai donné le nom
41:55à cette galerie
41:57où j'aime toutes les formes
41:58d'art
41:58et j'avais envie
42:00de cet espace
42:03justement
42:03qui accueille
42:04toutes les formes
42:05de création
42:06et qui les marie
42:07effectivement
42:08maintenant j'aimerais
42:08que vous nous parliez
42:09un petit peu
42:10de la relation
42:10que vous entretenez
42:11avec vos artistes
42:13comment ça se passe
42:15comment on choisit
42:16un artiste aussi
42:18qu'est-ce qui vous interpelle
42:20est-ce qu'il y a
42:20des critères
42:21parlez-nous un petit peu
42:23de cette face cachée
42:25on va dire
42:26de votre métier
42:28ok
42:29chacun vit ce métier
42:31à sa façon
42:31moi je le vis peut-être
42:33d'une façon
42:34un peu trop
42:36émotionnelle
42:36parce que j'ai une tendance
42:38à beaucoup
42:40m'attacher aux gens
42:41et notamment
42:41aux artistes
42:42que je représente
42:43si je ne suis pas convaincue
42:45de leur travail
42:46je ne peux pas
42:47le défendre
42:48donc j'ai besoin
42:49d'admirer
42:50j'ai besoin de suivre
42:51il y a plusieurs artistes
42:53qui exposent régulièrement
42:55je suis leur travail
42:56depuis toujours
42:57de voir un peu
42:59l'évolution
42:59de leur discours
43:01de leur
43:02de leur
43:03de leur peinture
43:05ou de leur sculpture
43:06ou
43:07donc
43:09je
43:10je
43:10je tisse des liens
43:11assez amicaux
43:12c'est pas toujours le cas
43:14mais la plupart du temps
43:15j'ai besoin
43:17d'avoir de l'affect
43:18en tout cas
43:19vous semblez être portée
43:21d'abord par l'émotion
43:23par la passion surtout
43:24je suis extrêmement passionnée
43:26je ne peux rien faire
43:27sans passion
43:28et la scène artistique
43:30contemporaine marocaine
43:31est aujourd'hui
43:32d'une incroyable vitalité
43:33je pense que vous pouvez
43:35en témoigner
43:35en attester
43:36comment
43:38la galerie
43:39Abou s'inscrit
43:40aujourd'hui
43:41dans ce rayonnement
43:42finalement
43:43culturel
43:43puisque vous mariez
43:45plusieurs disciplines
43:46et la manifestation
43:48de plusieurs arts
43:50finalement
43:50au sein de cet espace
43:52la scène culturelle
43:54est effectivement
43:55très riche
43:56et
43:57je ne vais pas dire
43:58que c'est une espèce
43:59de movida
44:00comme en Espagne
44:01mais il y a quand même
44:01une ébullition
44:02en tour
44:04dans la musique
44:06dans les arts plastiques
44:07dans
44:08la création
44:09dans
44:10les
44:10il y a une identité
44:12qui s'inscrit
44:13de plus en plus
44:14les gens sont
44:15fiers
44:15d'être marocains
44:16les gens
44:17l'art en même temps
44:18c'est un côté universel
44:20on ne s'inscrit pas
44:21forcément
44:21dans une marocanité
44:23mais il y a une fierté
44:27une identité
44:28de plus en plus forte
44:30et puis des artistes
44:32qui bouillonnent
44:33qui bouillonnent
44:34d'imagination
44:35de talent
44:36de
44:37ça fait vraiment plaisir
44:39et justement
44:40puisque vous parlez
44:40des artistes
44:41j'ai oublié
44:42de vous poser
44:42la question
44:43sur les têtes d'affiches
44:44de cette exposition
44:45parlez-nous un petit peu
44:46des artistes
44:47qu'on peut
44:48je le rappelle
44:48à nos téléspectateurs
44:49découvrir jusqu'au
44:5017 septembre
44:52voilà
44:53alors il y en a
44:54plusieurs
44:57reconnues
44:57plus ou moins
44:58connues
44:59et j'ai aussi
45:01un principe
45:02quand je fais
45:02des expositions
45:03collectives
45:04c'est de m'intéresser
45:05à la scène émergente
45:07c'est très important
45:08de pouvoir donner
45:11la chance
45:12à un artiste
45:13qui commence à peine
45:14c'est pas évident
45:15de pouvoir exposer
45:16en galerie
45:17donc là
45:18dans cette exposition
45:20il y a
45:20Sarah Hinfawi
45:23la brunette
45:24qui expose
45:27pour la première fois
45:28de sa vie
45:28Jamil Benani
45:30le designer
45:31Monia Twiz
45:32Christian Mamoun
45:33tous ceux-là
45:34sont des artistes
45:35déjà reconnus
45:36et c'est mêler
45:38un peu
45:38les gens
45:40qui commencent
45:41avec des gens
45:41des artistes
45:43beaucoup plus installés
45:45et je trouve
45:46que c'est beau
45:48parce qu'il y a
45:49une espèce
45:49de cohérence
45:50et de
45:51et d'univers
45:52complètement
45:54complètement différent
45:55avec une thématique
45:57commune
45:58et puis
45:59effectivement
46:00cette mixité
46:01qui peut enrichir
46:02le parcours
46:03d'un nouvel artiste
46:04un artiste émergent
46:05comme vous l'avez dit
46:06une opportunité
46:07qui se crée
46:07aussi pour avoir
46:08l'occasion
46:09d'afficher
46:10on va dire
46:11son art
46:11et de se faire
46:12reconnaître
46:13également
46:13sur la scène
46:14artistique
46:15contemporaine
46:15marocaine
46:16dernière question
46:17pour conclure
46:18sur justement
46:18ce regard
46:19que vous portez
46:20aujourd'hui
46:20sur ces jeunes
46:21créateurs
46:22sur ces jeunes
46:23artistes marocains
46:24qui sont en train
46:25d'émerger
46:26alors il y en a
46:27énormément
46:28il y en a
46:29qui sont beaucoup
46:30plus pressés
46:30que d'autres
46:31qui veulent arriver
46:32très vite
46:34moi j'ai envie
46:35de leur dire
46:35qu'il faut y aller
46:36doucement
46:38et laisser maturer
46:40leur art
46:41ne pas penser
46:42à exposer
46:42tout de suite
46:43cette course
46:44aux expositions
46:45donc ce que j'ai envie
46:46de dire
46:47à ces jeunes artistes
46:48c'est qu'ils devraient
46:49apprendre
46:50à prendre
46:51un peu plus
46:52leur temps
46:52travailler davantage
46:55se concentrer
46:56sur leur langage
46:58plastique
46:58avant de penser
46:59à la vente
47:00absolument
47:01la vente
47:02viendra
47:03petit à petit
47:04mais je crois
47:05que ce qui
47:07devrait d'abord
47:09prévaloir
47:10c'est
47:11c'est
47:12c'est avoir
47:13un travail accompli
47:14et c'est plutôt
47:15aimer moi
47:15aimer moi
47:16au lieu de
47:17acheter moi
47:18acheter moi
47:18et le reste
47:20suivra
47:20ça suivra
47:22certainement
47:22naturellement
47:23merci à vous
47:24Abla Ababou
47:25c'est un plaisir
47:25de vous recevoir
47:26aujourd'hui
47:26pour l'invité culture
47:28et d'échanger
47:29sur votre galerie
47:31merci beaucoup
47:32madienne
47:33en apprendre davantage
47:34sur le regard
47:35que vous portez
47:36sur la jeunesse
47:37les jeunes artistes
47:38d'aujourd'hui
47:39merci beaucoup
47:40c'est la fin
47:41d'invité culture
47:41pour aujourd'hui
47:42très bonne journée
47:46c'est aussi la fin
47:47de ce journal
47:48merci à vous de nous suivre
47:49l'information revient
47:50dans un instant
47:51sur Mediapé
47:51merci à vous
47:53merci à vous
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