- il y a 4 semaines
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00:10Générique
00:15Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Média TV.
00:18Voici les principaux titres de votre soir info.
00:22Le Maroc a accueilli 14,1 millions de touristes à fin août 2026 en hausse de 4,5%.
00:29Par rapport à la même période de 2025, soit près de 608 000 arrivées additionnelles,
00:34selon le ministère du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Économie sociale et solidaire.
00:41Au Yémen, les combats s'intensifient et le bilan s'alourdit.
00:45Plus de 120 personnes ont été tuées depuis jeudi dans des affrontements entre les forces gouvernementales et les Houthis près
00:52de la Mer Rouge.
00:55Et enfin, Washington resserre l'étau sur Téhéran.
00:58Le gouvernement américain a placé aujourd'hui sur sa liste noire une banque turque accusée d'avoir transféré des fonds
01:05au profit des autorités iraniennes.
01:11A la lune de l'actualité, ce vendredi, le Maroc a accueilli 14,1 millions de touristes à la fin
01:18du mois d'août 2026.
01:19Une hausse de 4,5% par rapport à la même période en 2025, soit près de 608 000 arrivées
01:25additionnelles.
01:27Et ce, selon le ministère du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Économie sociale et solidaire.
01:31En effet, le mois d'août a franchi pour la première fois la barre des 2 millions de touristes, soit
01:37une progression de 3% par rapport à l'an dernier.
01:42C'est ce que précise le ministère dans un communiqué, notant que ces résultats viennent confirmer la solidité de la
01:49saison estivale et la bonne tenue de la fréquentation touristique.
01:55Le 23 septembre prochain, vous le savez, auront lieu les élections législatives au Maroc.
01:59A cette occasion, voici les principaux développements autour de cette échéance.
02:10Et au cœur de ces législatives, le numérique.
02:13A l'approche des élections, les réseaux sociaux et les outils d'intelligence artificielle sont désormais largement utilisés pour produire
02:20et diffuser du contenu politique.
02:22Des outils qui prennent donc une place de plus en plus importante dans les campagnes, avec un enjeu majeur, influencer
02:28le choix des électeurs.
02:29Explication avec Dinamrine.
02:32Les réseaux sociaux sont devenus un nouveau champ de bataille pour les partis politiques.
02:37A l'approche des élections législatives, l'intelligence artificielle prend de plus en plus de place dans les stratégies de
02:44communication.
02:45Production d'images, de vidéos, diffusion de messages ciblés, les possibilités sont nombreuses pour toucher les électeurs et promouvoir les
02:55programmes politiques.
02:56Mais cette nouvelle arme numérique soulève aussi des interrogations.
03:00Car derrière les contenus qui apparaissent sur nos écrans, les algorithmes analysent nos centres d'intérêt, nos habitudes et nos
03:08interactions pour nous proposer des publications susceptibles de retenir notre attention.
03:13Dans le domaine politique, ces données peuvent permettre de cibler des catégories précises des électeurs.
03:18C'est le principe du micro-ciblage politique.
03:22Les utilisateurs sont regroupés en fonction de leur profil et de leur centre d'intérêt avant de recevoir des messages
03:29adaptés à leurs attentes.
03:31Une pratique qui pose une question centrale.
03:34Jusqu'où peut-on aller pour influencer le choix d'un électeur ?
03:37Protection des données personnelles, transparence des messages politiques, les inquiétudes sont nombreuses.
03:44D'autant que l'intelligence artificielle permet aujourd'hui de produire des contenus de plus en plus réalistes.
03:50Images, vidéos ou enregistrements peuvent sembler authentiques alors qu'ils sont entièrement fabriqués.
03:58Résultat, il devient plus difficile de distinguer le vrai du faux avec un risque accru de propagation de fausses informations.
04:06Un risque particulièrement important en période électorale, lorsque les contenus politiques se diffusent en quelques secondes sur les réseaux sociaux.
04:16L'intelligence artificielle s'impose donc comme un nouvel outil de communication politique.
04:21Un outil capable de toucher plus précisément les électeurs, mais dont l'influence reste difficile à mesurer.
04:29A la Ioun aussi, les jeunes sont nombreux à vouloir participer à ces élections.
04:34Une participation qui, pour ces jeunes, représente une opportunité de renforcer leur présence sur la scène politique
04:40et pourquoi pas à terme intégrer les instances de prise de décision.
04:43Je vous propose de les écouter.
04:55En tant que jeunes citoyens de la Ioun, nous comptons bien participer aux prochaines élections.
05:01C'est avant tout un devoir civique, mais c'est aussi une manière d'encourager les jeunes à s'impliquer
05:06davantage dans la vie politique de leur pays
05:08et à choisir leurs représentants.
05:10Le candidat qui sera élu devra, selon nous, être une personne responsable,
05:16capable de prendre des décisions dans l'intérêt de la population
05:19et de placer les jeunes parmi ses priorités.
05:22La jeunesse constitue un pilier essentiel de la société.
05:39Concernant la participation des jeunes aux élections législatives de 2026,
05:42qui permettront prochainement d'élire les représentants de la population,
05:46nous constatons que plusieurs parties ont apporté des changements à leur liste,
05:49notamment en matière de représentation de la jeunesse.
05:52Nous espérons que le prochain gouvernement saura tirer des enseignements des erreurs du précédent gouvernement
05:56et jouer pleinement leur rôle.
05:58Cela doit notamment passer par davantage de coordination et d'action politique,
06:02conformément aux orientations exprimées par Sa Majesté le Roi
06:05lors de la séance inaugurale de la session parlementaire.
06:08Nous souhaitons donc que les jeunes participent activement aux prochaines élections
06:11et qu'ils portent les revendications et les préoccupations de la population.
06:22La participation des jeunes aux élections est essentielle compte tenu des enjeux actuels
06:26et de la nécessité d'impulser le changement.
06:28Nous appelons donc les jeunes à ne pas boycotter ces élections législatives,
06:31mais à y participer pleinement afin de contribuer au changement.
06:43Dans l'actualité internationale, les affrontements au Yémen entre forces gouvernementales et outils
06:49ont fait plus de 120 morts en deux jours, les plus meurtriers depuis des années,
06:54après l'offensive lancée par les rebelles pro-iraniens près du stratégique détroit de Bab el-Mandeb.
06:59Le passage qui permet de relier l'Asie à l'Europe via le canal de Suez
07:03a considérablement gagné en importance depuis le début de la guerre au Moyen-Orient
07:07et le verrouillage par l'Iran du détroit d'Hormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique.
07:13En juillet dernier, les rebelles ont annoncé un blocus maritime en mer rouge
07:16contre Riyad qui soutient le gouvernement yéménite
07:19et revendiqué des attaques contre plusieurs de ses pétroliers.
07:26L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines
07:29dans le Golfe jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes
07:33lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.
07:39Les États-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque,
07:43mènent une enquête approfondie.
07:45C'est ce qu'a indiqué devant la presse le vice-président américain J.D. Vance,
07:49tout en se disant sceptique.
07:51Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'une guerre
07:56alors que le conflit est un sujet de mécontentisme pour les électeurs américains
08:00à l'approche des élections législatives de novembre.
08:03« Je n'appellerai pas ça une guerre en ce moment.
08:06Il n'y a pas d'échange de tirs », a-t-il dit.
08:11Je vous le disais en titre, le gouvernement américain a placé aujourd'hui sur sa liste noire
08:15une banque turque, Golden Global Bank, accusée d'avoir transféré des fonds au profit des autorités iraniennes.
08:21Le ministre américain des Finances, Scott Besant, avait prévenu en début de semaine
08:26qu'il comptait sanctionner une nouvelle institution financière pour resserrer l'étau sur Téhéran.
08:32Golden Global Bank et ses filiales ont facilité des transactions d'une valeur
08:37de plusieurs dizaines de millions de dollars pour le compte des gardiens de la révolution.
08:43C'est ce qu'écrit le Trésor dans un communiqué.
08:45Il affirme également que l'établissement a permis au gouvernement iranien
08:48de transférer ses fonds à l'international.
08:53Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir,
08:57a présenté jeudi un plan pour vider la bande de Gaza de sa population palestinienne
09:02qui serait envoyée à l'étranger.
09:03Une proposition qui arrive avant des élections disputées en Israël.
09:08Cette figure de l'extrême droite israélienne a fixé comme objectif le départ de 250 000
09:14Palestiniens de Gaza en un an, puis du reste des quelques 2 millions d'habitants
09:19de ce territoire ravagé par la guerre entre Israël et le Hamas au cours des 6 années suivantes.
09:28Israël a également confirmé ce vendredi que la zone de sécurité occupée par son armée
09:32dans le sud du Liban était désormais consolidée avec la prise d'une crête montagneuse
09:36qui servait de position stratégique au gouvernement pro-iranien Hezbollah.
09:40L'armée israélienne avait annoncé jeudi soir la prise de cette crête
09:44située au nord du fleuve Litani et qui se trouve à la lisière de la zone occupée
09:49par Israël dans le sud du Liban.
09:51Selon Israël toujours, le Hezbollah avait creusé des tunnels dans ce secteur
09:55lui permettant de lancer des drones et des missiles
09:58contre les positions militaires israéliennes dans le sud du Liban
10:01ainsi que sur le nord d'Israël de l'autre côté de la frontière.
10:04L'armée israélienne va maintenant finir de neutraliser ces tunnels
10:08et renforcer ses positions sur la crête pour empêcher l'ennemi
10:12de reprendre position dans la zone.
10:14Une déclaration faite par Israël Katz.
10:19Les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner
10:22se rendront pour la première fois à Kiev dimanche
10:25dans le cadre des efforts diplomatiques visant à mettre fin
10:28à la guerre entre l'Ukraine et la Russie.
10:30Les responsables qui se sont déjà rendus à Moscou à plusieurs reprises
10:33et dont le voyage à Kiev est négocié depuis des mois
10:36se rendront dans la capitale ukrainienne dimanche.
10:39C'est ce qu'a indiqué ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
10:44Le président américain Donald Trump a affirmé
10:47qu'il allait demander aux Européens de rembourser les aides à l'Ukraine
10:50fournies par les Etats-Unis sous la présidence
10:52de son prédécesseur démocrate Joe Biden
10:54dans un message sur son réseau social jeudi.
10:57Donald Trump réclame depuis longtemps, avant même son retour à la Maison-Blanche,
11:01que les Européens assument davantage le coût du soutien occidental à l'Ukraine.
11:05Dans sa guerre avec la Russie,
11:06l'évocation explicite d'un remboursement apparaît en revanche inédite.
11:10Le dirigeant américain n'a pas spécifié
11:13de quel pays il entendait exiger un tel remboursement
11:15si Washington en concrétise la demande.
11:21Les résultats définitifs d'un référendum constitutionnel organisé fin août en Guinée-Bissau
11:26confirment la victoire du oui au passage à un régime présidentiel fort.
11:30C'est ce qu'a annoncé la Commission nationale électorale.
11:34Selon ces résultats, 70% des électeurs ont voté oui contre 30% pour le non.
11:38La participation a été de 63%.
11:43Les Bissau guinéens ont approuvé un projet de nouvelle constitution
11:47qui remplace l'actuel système semi-parlementaire par un régime présidentiel fort.
11:52Une étape cruciale dans ce pays,
11:53dirigée par une junte censée organiser le retour au pouvoir des civils début décembre.
12:01Le bilan des inondations dévastatrices survenues la semaine dernière
12:05à la frontière entre le Népal et la Chine s'est alourdi à 1 318 morts
12:09et 5 614 personnes portées disparues,
12:12selon les derniers chiffres publiés ce vendredi par les autorités des deux pays.
12:16Au Népal, 1 287 personnes ont péri et 5 083 autres sont toujours portées disparues.
12:23C'est ce qu'a indiqué l'autorité chargée de la gestion des situations d'urgence.
12:26Côté chinois, le bilan dans la région du Tibet est passé à 31 morts
12:31alors que le nombre de personnes disparues a été ramené de 541 à 531.
12:37C'est ce qu'a rapporté ce vendredi l'agence de presse Chine Nouvelle citant les autorités.
12:42Les personnes recherchées au Népal comprennent notamment plusieurs centaines de touristes
12:46ainsi que plus de 900 ouvriers et agents employés dans des centrales hydroélectriques
12:50ou sur des chantiers de barrages.
12:54Il est l'heure à présent de notre entretien avec l'invité de la rédaction.
13:06Et durant cet entretien, nous allons aborder la réforme du système de santé au Maroc
13:11qui s'impose parmi les grandes priorités du PLF 2027.
13:15Le gouvernement annonce une nouvelle étape avec la modernisation des 1 600 établissements
13:19de soins de santé primaires encore à réhabiliter après 1 400 centres déjà rénovés.
13:25En parallèle, plusieurs nouveaux CHU doivent entrer en service
13:29tandis que d'autres sont en construction ou en reconstruction.
13:32Le gouvernement mise également sur les groupements sanitaires territoriaux,
13:36la digitalisation du parcours de soins et le renforcement des ressources humaines.
13:40Et justement, le groupement sanitaire territorial de Casablanca-Stat
13:43vient d'entrer officiellement en fonction avec l'ambition de mieux coordonner
13:47l'offre de soins à l'échelle régionale.
13:50Mais derrière ces chantiers et ces investissements, une question demeure.
13:53Est-ce que cette réforme va réellement changer l'expérience du patient
13:57et améliorer l'accès aux soins ?
13:59Et bien pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir Youssef El-Faqir,
14:03professeur de radiologie, expert en télémédecine,
14:06chercheur en politique de santé et auteur de plusieurs œuvres
14:10avec la santé pour thématiques.
14:12Youssef El-Faqir, bonsoir et merci d'être avec nous.
14:17Bonsoir, merci de votre invitation.
14:20Alors commençons par ce que représente concrètement
14:23la modernisation des 1 600 centres de santé restants.
14:31Alors on est pratiquement dans une évolution
14:34qui a été amorcée il y a quelques années déjà
14:37par la mise à niveau des centres de diagnostic
14:40et des centres de santé, des hôpitaux.
14:42Donc on est dans la continuité de l'action gouvernementale.
14:46Les 1 600 est une valeur ajoutée à l'acte médical.
14:51Maintenant on est en train de parler de la fin de construction.
14:55Reste à voir ce qu'on fera de ces dispensaires,
15:01de ces centres de diagnostic
15:04concernant le personnel soignant,
15:06concernant les conditions d'accès, les conditions de soins.
15:10Et finalement, in fine, ce qui est intéressant,
15:12c'est la qualité de prise en charge du patient.
15:14Donc finalement, c'est une excellente chose,
15:16d'autant plus qu'elle sévit un petit peu
15:18à travers toutes les régions du Maroc,
15:20avec, vous l'aviez dit en introduction,
15:23la mise en place du GST.
15:25Donc ça ne peut que renforcer
15:27l'arsenal diagnostique et de prise en charge au Maroc.
15:31Alors l'objectif est notamment
15:32de réduire les disparités territoriales.
15:35Où est-ce que se situent aujourd'hui
15:36les principales difficultés d'accès aux soins, selon vous ?
15:43À plusieurs niveaux.
15:45Je n'oserai pas synthétiser en deux ou trois.
15:50Ça dépend.
15:51Vous savez, vous êtes à Tangier.
15:52Actuellement, je suis à Rabat.
15:54Rabat, entre quartier et quartier,
15:56on peut mettre en exergue des difficultés d'accès,
16:00des difficultés de soins.
16:01Donc, c'est très variable.
16:04Ce qui est intéressant comme message,
16:08si je peux me permettre,
16:09c'est essentiellement l'accès aux soins
16:11n'est pas un accès purement physique avec un lit.
16:15C'est les conditions d'accès,
16:16c'est la qualité de soins,
16:18c'est le service rendu aux patients.
16:20Et in fine, bien évidemment,
16:22non seulement son traitement,
16:24mais aussi son insertion sociale et familiale.
16:28Donc, finalement, malheureusement,
16:30on réduit la prise en charge de la santé
16:33au seul soin,
16:34ce qui est une bonne chose,
16:36mais c'est une partie infime de la santé.
16:39Donc, la prise en charge,
16:40quand on parle de santé,
16:41c'est au sens transversal,
16:43au sens médical,
16:44mais aussi social, sociétal,
16:47familial, politique aussi.
16:49Donc, les difficultés sont variables.
16:52Les difficultés de la région du Nord
16:54ne sont pas celles du Sud,
16:56donc en moins de la région.
16:59Un exemple, à Casablanca,
17:01il y a 6 450 à peu près médecins,
17:06140 cliniques.
17:08Quand on descend dans la région du Sud
17:11du Royaume-Sherifien,
17:12on se retrouve avec pratiquement 34 médecins.
17:15Donc, voilà une disparité en nombre,
17:17mais aussi probablement en qualité.
17:19Et l'idée, j'ose l'espérer,
17:22c'est dans les groupements de santé territoriaux
17:24qui rend à la charge,
17:26entre autres,
17:26ils ont beaucoup de choses à faire,
17:28mais en même temps,
17:29d'avoir un audit sur leur région,
17:32sur les modalités de transfert.
17:35Et parfois,
17:36ce n'est pas le problème de l'hôpital,
17:38c'est juste un problème
17:39de l'accès à l'hôpital.
17:40Quand quelqu'un vit en montagne
17:43et que l'accès est difficile.
17:45Donc, voilà.
17:46Donc, le problème n'est pas uniquement médical,
17:48mais parfois, il est aussi organisationnel et social.
17:53Est-ce que vous pensez
17:54que la multiplication des infrastructures
17:56suffit à améliorer la qualité des soins ?
18:05Certainement, oui.
18:06Mais certainement, non aussi.
18:08Oui, parce qu'effectivement,
18:09plus il y a de centres dispensaires,
18:11plus l'offre de la prise en charge est là.
18:14Maintenant, on réduit la santé
18:18ou la prise en charge actuellement
18:19à des centres de santé,
18:22des centres de soins,
18:23des hôpitaux, etc.
18:24Moi, j'aimerais bien avoir des données,
18:27le nombre de lits,
18:28mais pas uniquement.
18:30Quel est le séjour,
18:31la durée du séjour du patient ?
18:33S'il y a des blocs opératoires, c'est bien.
18:35Mais combien on fait d'actes opératoires
18:37par jour, par bloc ?
18:40Et quelle est la valeur ?
18:41Est-ce qu'on fait 2 ou 10 ?
18:43Et quel est le suivi de ce patient ?
18:45Est-ce qu'il a fait un séjour de 2 jours
18:46ou 10 jours parce qu'il a été compliqué, etc.
18:49Donc, finalement, la réponse est ambiguë.
18:52Bien évidemment, il faut applaudir
18:53tout ce qui a été fait
18:54et tout ce qui est encore en cours.
18:56C'est une très bonne chose.
18:57Maintenant, il faut l'accompagner.
18:58On a bâti.
18:59Maintenant, il faut, j'allais dire,
19:01il faut l'accompagner
19:04par les ressources humaines
19:06et une gouvernance.
19:09Un hôpital n'a aucune valeur
19:11si les médecins ne se sentent pas bien,
19:14si le médecin n'est pas plein temps,
19:15si les médicaments ne sont pas là
19:17et si le diagnostic n'est pas fait.
19:19Mais au-delà de ça,
19:21il s'agit essentiellement
19:22de centres hospitaliers
19:23ou plus de dispensaires.
19:25Il faut garder le lien
19:27pour que ces patients-là
19:28qui sont pris en charge
19:29pour des choses classiques,
19:31dès qu'il y a une complication,
19:33puissent partir dans un hôpital
19:35pour être pris en charge.
19:36Encore une fois,
19:37c'est là ce qu'on demande au GST,
19:40cette fluidité
19:41entre les centres de diagnostic,
19:44centres de santé
19:45et les hôpitaux
19:46et éventuellement les CHU,
19:48mais aussi qu'on insère
19:51ou qu'on implémente
19:52ces structures bétonnées
19:54par aussi de l'intelligence sociale
19:56et aussi par des méthodes
19:59de connexion.
20:01Actuellement, on peut,
20:02sans déplacer un patient,
20:03avoir un avis d'un patient
20:05qui pose problème
20:06dans une région de l'Atlas
20:08par un expert à Casablanca
20:10ou à Tanger
20:10parce qu'on sait
20:12transmettre l'information.
20:13Donc, il faut que la construction
20:15qui est en cours actuellement
20:17et qui est excellente
20:18soit accompagnée aussi
20:20d'une mise à niveau
20:21ou d'une implémentation
20:23de tout ce qui est
20:25moyens de communication
20:26pour implémenter la télémédecine
20:28et la prise en charge
20:30à distance des patients.
20:31Alors, revenons sur le CHU
20:32dont vous avez parlé.
20:33Plusieurs d'entre eux,
20:34comme ceux de l'Aïoun
20:35ou encore Rabat,
20:36doivent entrer en service
20:37d'ici la fin de l'année
20:38tandis que ceux de
20:39Bnimlal, Glimmim
20:40ou encore Rachidia
20:41sont en construction.
20:42Casablanca et Agadir
20:43sont également concernés
20:44par des projets
20:45de reconstruction
20:46ou de modernisation.
20:48Qu'est-ce que cela va changer ?
20:49Est-ce que cette nouvelle génération
20:51de CHU
20:51peut permettre de réduire
20:53les déplacements
20:54des patients
20:54vers les grands pôles hospitaliers
20:56selon vous ?
21:02C'est l'objectif finalement.
21:03Si je réponds à côté,
21:06c'est l'objectif.
21:07Créer un CHU,
21:08c'est créer un pôle d'excellence,
21:10c'est avoir des compétences
21:12humaines mais aussi techniques
21:13pour pouvoir produire de la qualité
21:17au profit des patients.
21:18On l'a tous connue
21:21à travers les années.
21:22Le premier CHU de Rabat,
21:24puis celui de Casa,
21:25et avant c'était la médecine
21:27qui était concentrée à Rabat,
21:28puis Casa,
21:29puis Fès,
21:30puis Marrakech,
21:31puis Oujda,
21:32et l'hamdoulilah,
21:33Tangier aussi.
21:33Et là,
21:34on est dans cette politique-là.
21:36C'est une très bonne chose.
21:37Maintenant,
21:38ce que je dis encore,
21:38je me répète,
21:39vous m'en excusez,
21:41c'est que finalement,
21:42il y a les constructions,
21:43mais il y a la gouvernance
21:44et surtout les ressources humaines.
21:47Et là,
21:47c'est le vrai travail.
21:49Donc un CHU
21:49qui n'a pas des ressources,
21:51au-delà des techniques,
21:52au-delà d'un scanner,
21:52n'a aucune valeur.
21:54Je parle d'un domaine
21:55que me semble-t-il maîtrisé.
21:58Un scanner n'a pas de valeur
21:59si on en fait plusieurs,
22:02mais avec une qualité.
22:04Et cet examen n'a aucune valeur
22:05s'il n'a pas un impact
22:06sur la prise en charge du patient.
22:08Et donc finalement,
22:09c'est ça.
22:09Donc l'investissement
22:11ne se limite pas
22:12à la construction
22:13ou à la rénovation.
22:14c'est fondamental,
22:15c'est à applaudir.
22:16Ensuite,
22:17il faut automatiquement
22:18l'accompagner
22:19par les ressources humaines.
22:20Les ressources humaines,
22:21il faut qu'ils soient,
22:22qu'ils aient les conditions de travail,
22:24les conditions humaines,
22:26parce qu'il n'y a pas que le travail,
22:27mais il y a aussi leur famille
22:28et il y a aussi leur qualité de vie,
22:31il y a aussi la mise à jour
22:32de leurs connaissances.
22:33Et c'est là
22:34où on part.
22:36Je glisse un petit peu
22:37la discussion
22:37entre l'investissement
22:38qui est fait,
22:40vous le disiez,
22:41vous parlez de plan
22:42de loi de finances.
22:45Il était à 13 milliards
22:46il y a quelques années.
22:47Actuellement,
22:48on est à 42 ou 43,
22:50presque,
22:51milliards de dirhams,
22:52avec un pourcentage en PIB
22:55de presque de 8,5.
22:56c'est-à-dire que l'effort
22:58de le gouvernement
22:59est colossal.
23:00Maintenant,
23:00c'est un effort budgétaire,
23:02financier.
23:03Il faut obligatoirement
23:04l'accompagner
23:05par une gouvernance,
23:07par des gens de métier
23:08et par ceux qui font la médecine,
23:11c'est-à-dire
23:11les éléments soignants.
23:13Justement,
23:14M. El-Fakir,
23:14éviter du scanner
23:15de l'IRM
23:16ou du bloc,
23:16etc.
23:18J'y viens justement.
23:19Comment est-ce qu'on peut alors éviter
23:20que ces nouvelles infrastructures
23:22qui sont en train d'être construites
23:23ne soient confrontées
23:24elles-mêmes
23:26au même problème
23:27de ressources humaines
23:28et d'équipements ?
23:33Bien évidemment,
23:34vous savez,
23:35les ressources humaines
23:36ne sont pas extensibles.
23:37Pour faire un...
23:39Excusez-moi,
23:39pour former un médecin,
23:42on a besoin de 7 ans.
23:44Actuellement,
23:45on a discuté de 5, 6.
23:46C'est un débat,
23:47on peut en parler
23:47le moment venu.
23:48Mais c'est 7 ans
23:50parce qu'il y a une thèse,
23:50parce que...
23:517 ans,
23:52c'est un médecin généraliste.
23:53Il a besoin
23:54d'une spécialité.
23:55Les spécialités varient
23:56entre 4 et 5 ans.
23:57On est déjà à 11 ans.
23:58Si vous voulez un expert,
24:00il faut rajouter
24:0110 à 20 ans.
24:03Et là,
24:03le temps est incompressible.
24:05Donc,
24:05on ne peut pas,
24:07par une mise en place
24:09d'un budget
24:10aussi élevé soit-il,
24:13de produire des médecins
24:14un peu partout.
24:15Donc,
24:15là,
24:16on a un certain nombre
24:18de médecins.
24:18On est à 34,
24:1935 000.
24:20Même avec une production
24:21actuelle,
24:22excusez-moi encore
24:23le terme de production,
24:24mais la mise en marché
24:26puisqu'on est dans
24:27le côté médical,
24:29la mise en place
24:30de médecins
24:31avec les différents CHU.
24:33C'est une excellente chose.
24:34CHU, bien sûr,
24:35est des facultés de médecine.
24:36Mais on est en train
24:37de produire des médecins
24:39qui sont de bonne volonté
24:41jeunes.
24:42Donc,
24:42il faut automatiquement
24:43trouver la formule
24:44de la gouvernance
24:45pour que ces jeunes
24:46soient accompagnés
24:48par les moins jeunes,
24:50par les plus anciens
24:51et enfin les experts.
24:52et ça,
24:53on ne peut pas avoir
24:54des experts
24:55de qualité.
24:56Comment ?
24:57Comment on pourrait
24:58alors justement
24:58attirer
24:59et surtout retenir
25:00les médecins infirmiers
25:01et autres professionnels
25:02dans les régions
25:03qui en ont le plus besoin ?
25:09Première des choses,
25:10on est tous
25:10des citoyens engagés
25:12dans ce pays
25:13qu'on aime
25:14et je vous promets
25:16que même
25:17parce que j'ai des contacts
25:18avec les médecins
25:18à l'étranger,
25:19médecins marocains
25:20installés à l'étranger,
25:21ils seront heureux
25:23de revenir à leur pays.
25:25Sauf que,
25:26comprenez qu'un médecin
25:27qui a 27 ans,
25:2930 ans
25:30a le droit
25:30d'avoir une femme,
25:31a le droit
25:32d'avoir des enfants,
25:33ses enfants ont le droit
25:34d'avoir une activité
25:37théâtrale.
25:38Donc finalement,
25:39il y a un cadre de vie
25:40qui sort du côté
25:41du ministère de la Santé.
25:43Ce n'est pas son métier
25:43et le budget
25:45n'est pas à l'Ouest.
25:46Donc,
25:46il y a une vie sociale
25:47qu'il faut.
25:48Donc,
25:48c'est-à-dire que finalement
25:49ce que je disais tout à l'heure,
25:50au-delà du côté médical
25:51pur,
25:52le problème
25:52n'est pas purement financier,
25:54il n'est pas dans la construction,
25:55il n'est pas dans l'achat,
25:56mais il est beaucoup plus que ça.
25:59Il y a un accompagnement.
26:00Tous les médecins,
26:01même à l'étranger,
26:01seront heureux
26:03de revenir,
26:04pas à leur ville,
26:05mais à leur patelin,
26:06parce qu'il y a du cœur,
26:08il y a une volonté
26:10d'accompagner
26:11de l'évolution
26:14que connaît
26:15notre pays.
26:17Mais il y a un minimum,
26:18j'allais dire,
26:19syndical
26:19dans le côté social.
26:21Et là,
26:21je ne vais pas parler
26:22d'un domaine
26:22que je ne maîtrise pas.
26:23Donc,
26:24il y a un problème
26:24d'électorat,
26:26des élus
26:27pour rehausser
26:29la qualité de vie
26:30de l'ensemble
26:31des citoyens,
26:32l'architecte
26:32comme l'avocat,
26:33comme le maçon.
26:35Donc,
26:35il y a ce besoin-là.
26:36Ensuite,
26:36je reviens
26:37au cœur de la question
26:38par rapport
26:38à comment les fidéliser.
26:40Les médecins,
26:41c'est d'abord
26:42les conditions de travail
26:43fondamentales,
26:44les conditions de travail,
26:45les conditions
26:45de collaboration.
26:48Les médecins
26:49sont des gens
26:49qui lisent,
26:50qui ont besoin
26:52d'apprendre,
26:53de réapprendre.
26:54Donc,
26:54il y a une continuité.
26:56Alors qu'actuellement,
26:57la plupart
26:57qui sont affectés
26:59à une région
27:00peuvent y rester
27:01pendant 30 ans.
27:02Alors que
27:02ce n'est pas le sujet.
27:04Deuxièmement,
27:04on ne peut pas
27:05mettre des experts.
27:06Vous savez,
27:06on prend n'importe
27:07quelle pathologie au Maroc
27:08qu'il n'y en a pas
27:09des 1 000 experts.
27:10Si on a 15 experts
27:11ou 20 par pathologie
27:12hyper spécialisée,
27:14c'est déjà pas mal.
27:14Allez,
27:15pour 100.
27:16Même si on a ça,
27:17on ne peut pas
27:17les mettre dans une ville.
27:18C'est là,
27:19je vous disais tout à l'heure,
27:20il faut accompagner
27:22la construction
27:22par la mise en place
27:25en parallèle,
27:26par la mise en place
27:27d'un circuit informatique,
27:30si je pouvais banaliser,
27:32pour que l'image circule.
27:34On peut avoir
27:35un avis d'un ECG
27:38à Casa
27:39ou à Tangier
27:40parce qu'on a un expert
27:41qui ne fait que ça.
27:42Et donc,
27:42il va lui donner
27:43au jeune médecin
27:45qui est sur place,
27:46il va lui donner
27:46non seulement
27:47de l'information
27:48et donc du savoir,
27:50mais aussi
27:50un diagnostic
27:51pour le patient.
27:52Donc,
27:52il va falloir,
27:53je me répète encore une fois,
27:54il va falloir
27:56accompagner
27:56cet élan de construction
27:58par une gouvernance,
27:59par une vision,
27:59par une connaissance
28:00du terrain.
28:01et ensuite,
28:02quand on parle,
28:03on a l'impression
28:04que le ministère
28:07ou le plan de financement,
28:10le plan de loi de finances
28:12est fait pour le secteur public.
28:14Or,
28:16les médecins privés
28:17constituent presque 54 à 55 %
28:19de l'ensemble des médecins.
28:21Le secteur privé
28:22constitue 400 et quelques cliniques
28:25avec pratiquement
28:2640 à 45,
28:2840 % des lits.
28:29Ça veut dire
28:30qu'au Maroc,
28:31la prise en charge
28:33ou l'exercice médical
28:35se fait dans le public,
28:38dans les hôpitaux militaires
28:40qui font un énorme travail,
28:41notamment dans les zones du sud,
28:42mais aussi dans les fondations
28:44et dans les cliniques.
28:45Donc,
28:46on parlait tout à l'heure
28:47d'intelligence sociale,
28:48c'est au fait
28:49un problème de gouvernance.
28:51Ce qu'il est en train de faire,
28:53c'est de mettre à niveau
28:54les structures publiques
28:55et c'est une excellente chose.
28:57Maintenant,
28:58il va falloir trouver
28:59des pans de travail
29:02et ça,
29:03c'est en partie aussi
29:05le travail
29:06de la Haute Autorité de Santé
29:07par rapport
29:08à la qualité de soins,
29:09par rapport
29:10à la réglementation
29:11en matière
29:12de l'assurance maladie obligatoire,
29:15par rapport
29:16au niveau des structures.
29:18Donc,
29:18il y a un travail
29:19et il ne peut pas être fait
29:20par un seul intervenant.
29:23C'est un travail
29:25de le ministère
29:25de la Santé,
29:26mais pas uniquement
29:27de la Haute Autorité,
29:28mais pas uniquement
29:29des eaux et forées,
29:31pas uniquement de...
29:32C'est un travail
29:33de l'État
29:34et pas d'un ministère.
29:35Le ministère,
29:36au jour d'aujourd'hui,
29:37il fait son travail
29:38dans le sens
29:39investissement,
29:41entre parenthèses,
29:42l'investissement
29:42qui est énorme,
29:45dépasse de loin
29:45l'investissement
29:47en matière
29:47de salaire,
29:49si bien
29:49qu'on construit
29:50au jour d'aujourd'hui
29:51beaucoup plus
29:52qu'on paie le personnel.
29:53Or,
29:54la médecine,
29:55l'investissement
29:56n'est pas un investissement
29:57avec un retour
29:58comme on le ferait
30:00en confisserie
30:00ou dans un autre domaine,
30:03mais c'est un investissement
30:04de qualité de travail
30:05et de production de soins.
30:07L'investissement
30:07ne se juge pas
30:08au retour,
30:09il se juge
30:10à la qualité de soins
30:11au patient,
30:12avec ce patient-là
30:13qui rentre
30:14à la maison,
30:16qui redevient
30:16père de famille,
30:18qui redevient
30:19actif
30:20dans la société,
30:21et c'est ça
30:22le retour
30:22sur investissement.
30:23C'est pour ça
30:24que je m'excuse
30:25d'avoir un petit peu
30:27débordé sur la question,
30:28mais encore une fois,
30:29je souhaite
30:30que la réforme
30:31ne soit pas limitée
30:32au seul ministère
30:33de la Santé
30:34qui fait ce qu'il peut,
30:35mais qu'il soit ouvert
30:36aux autres
30:38billigérants,
30:38enfin aux autres acteurs
30:39de la vie sociale
30:41tout court,
30:41parce que la société,
30:42encore une fois,
30:43la médecine,
30:44la santé,
30:44n'est pas
30:45la maladie.
30:47Je vais répéter
30:48la fameuse définition
30:50de l'OMS,
30:51la santé est un état
30:52de bien-être
30:53physique,
30:54social et mental
30:55et ne consiste pas
30:56en l'absence
30:57de maladie
30:58ou d'infirmité.
30:59Donc quelqu'un
30:59qui est dans un quartier
31:02où il ne dort pas,
31:04où il a un problème
31:05de transport,
31:06il vient le soir fatigué,
31:07ça c'est un problème
31:08de maladie,
31:09il est un petit peu,
31:10ça retentit sur sa santé,
31:12mais pour autant,
31:13ce n'est pas
31:13un lit d'hôpital
31:15qu'il lui faut,
31:16encore moins
31:17un problème
31:17du ministère de la Santé.
31:18C'est pour ça,
31:19encore une fois,
31:20il faut que l'action
31:21de l'État
31:21dans le domaine
31:23de la santé,
31:23bien évidemment,
31:24chapeautée par le ministère
31:25de la Santé
31:26et celui de la Haute Autorité.
31:29Alors M. le Fakir,
31:30merci pour ces explications.
31:31Une dernière petite question
31:32avant de conclure
31:33et brièvement s'il vous plaît.
31:34Est-ce que selon vous,
31:35il faut désormais évaluer
31:36la réforme non plus
31:37à travers le nombre
31:38de centres construits
31:39ou rénovés,
31:40mais plutôt à travers
31:41le temps d'attente,
31:41la qualité de prise en charge
31:43et l'accès effectif aux soins ?
31:49Je pense que le meilleur,
31:51je ne dépasserai pas
31:53mes compétences
31:54pour auditer,
31:56juger ou donner mon avis
31:57sur ça.
31:57Le seul juge,
31:59c'est le citoyen.
32:00Il y a une augmentation
32:01du budget,
32:02vous le disiez tout à l'heure,
32:02on passait de 13 à 42
32:04avec un BEG,
32:05Budget Général de l'État
32:07de presque 8,5.
32:08C'est un effort énorme.
32:10Maintenant,
32:11posons la question
32:12à deux autres intervenants,
32:14les personnels de soins
32:15et le patient infini.
32:17La réponse,
32:19ce n'est pas la mienne,
32:20il y a encore des choses à faire,
32:21il y a encore
32:22de la mécontentement.
32:23Donc,
32:23l'investissement
32:24n'a pas donné
32:26ce qui est attendu.
32:28C'est qu'il va falloir
32:29revoir la gouvernance,
32:31revoir la prise en charge
32:32et probablement
32:34écouter d'autres sons de cloche
32:36et mettre autour de la table
32:37la société civile
32:38comme la Haute Autorité de Santé,
32:40comme les intervenants.
32:41L'idée,
32:42c'est de donner le meilleur
32:44aux patients marocains
32:45qui le méritent,
32:46quelle que soit la région,
32:48que ce soit physiquement,
32:50on parlait de la construction,
32:51dans un secteur comme d'un autre
32:53et qu'on arrête
32:54de parler de frontières,
32:55il n'y a pas de frontières.
32:57Le médecin,
32:58le patient marocain
32:59peut partir d'un hôpital
33:00à un autre,
33:01qu'il soit public,
33:01privé ou fondation.
33:02Il faut bannir
33:04ces frontières
33:06mais mettre en place
33:08la régulation.
33:10Et là,
33:11c'est un travail de ministère.
33:12Il faut que le ministère
33:13se transforme
33:14en ministère régalien
33:16pour donner le la,
33:18pour donner les directives
33:19et retravailler
33:21l'assurance maladie obligatoire,
33:23retravailler le tarif national
33:24de référence
33:24pour réduire le montant,
33:26le reste à charge
33:27des patients marocains
33:28qui est énorme.
33:29On parle de 38%,
33:31mais finalement,
33:31pour des examens,
33:32ils sont encore à 80-90%.
33:34Donc,
33:36il y a beaucoup de choses
33:37qui ont été faites.
33:38Maintenant,
33:38je pense que la deuxième étape,
33:39c'est une étape de gouvernance
33:41et le financement est là.
33:43Merci beaucoup,
33:44Youssef El-Fakir,
33:45pour votre analyse
33:46et d'avoir répondu
33:46à nos questions
33:48depuis Rabat.
33:48Je rappelle que vous êtes
33:49professeur de radiologie,
33:51expert en télémédecine,
33:52chercheur en politique de santé
33:54et auteur de plusieurs œuvres
33:55avec la santé
33:56pour Thématique.
33:57Merci infiniment.
34:01Merci de votre invitation.
34:04Il est l'heure à présent
34:05de faire le tour
34:06de l'actualité économique
34:07nationale et internationale
34:08et c'est avec Rachid Farhan.
34:17On commence au Maroc
34:18avec le commerce extérieur.
34:20Le déficit commercial
34:21continue de se creuser.
34:23A fin juillet,
34:24il atteint près de 244,7 milliards de dirhams,
34:28soit une hausse de 26,5 sur un an.
34:31Pourquoi cette dégradation ?
34:33Principalement parce que
34:34les importations progressent
34:35beaucoup plus vite
34:36que les exportations.
34:37Les achats du Maroc à l'étranger
34:39dépassent désormais
34:40544 milliards de dirhams
34:41en hausse de près de 16%.
34:43Dans le même temps,
34:44les exportations
34:45progressent de 8,4%
34:47à environ 299 milliards de dirhams.
34:51Plusieurs secteurs exportateurs
34:52affichent pourtant
34:53de bonnes performances.
34:55C'est notamment
34:55le cas de l'automobile
34:57et de l'aéronautique.
34:58Mais cela ne suffit pas
34:59à compenser
35:00la hausse des importations,
35:01notamment celles liées
35:02à l'énergie
35:03et aux biens d'équipement.
35:05Résultat,
35:06le déficit commercial
35:07s'est donc nettement alordi
35:08depuis le début de l'année.
35:10A l'inverse,
35:11un autre indicateur
35:12des échanges avec l'étranger
35:14évolue favorablement.
35:15Les transferts des Marocains
35:17résidant à l'étranger
35:18poursuivent leur progression.
35:20A fin juillet,
35:21ils atteignent 74,7 milliards de dirhams
35:24en hausse de 8% sur un an.
35:27Ces transferts représentent
35:28une importante source de devises
35:30pour le Royaume.
35:31Un nouveau financement
35:32pour Nador Westmed.
35:33Le futur complexe portuaire
35:35vient de lever
35:362,2 milliards de dirhams
35:37à travers une émission
35:38obligatoire privée.
35:40Une opération
35:40destinée à financer
35:41la poursuite
35:42du développement du projet
35:43alors que son entrée en service
35:45est toujours prévue
35:46au quatrième trimestre
35:47de cette année.
35:48Le financement a été réalisé
35:49auprès d'investisseurs
35:50institutionnels
35:51avec l'accompagnement
35:52notamment de Valorise,
35:54Capital Trust
35:54et CIH Bank.
35:56Pour Nador Westmed,
35:57l'enjeu est désormais clair
35:59finaliser les infrastructures
36:00portuaires et logistiques
36:02avant le lancement
36:03de l'exploitation.
36:04Un projet qui doit aussi
36:05contribuer au développement
36:07d'activités industrielles
36:08sur la façade méditerranéenne
36:10du Royaume.
36:11Direction l'Afrique de l'Est.
36:13En Éthiopie,
36:14la pression sur les prix
36:15s'accentue.
36:16L'inflation a atteint
36:1715,3% en juillet
36:19contre 13,9%
36:21le mois précédent.
36:22C'est le quatrième mois
36:23consécutif
36:24de Hauss.
36:25Les produits alimentaires
36:27sont particulièrement concernés
36:29avec des augmentations
36:30qui atteignent parfois
36:31plusieurs dizaines
36:32de pourcents.
36:33Mais la hausse des prix
36:34dépasse désormais
36:34le secteur alimentaire.
36:36L'inflation non alimentaire
36:37atteint, elle aussi,
36:39près de 15%.
36:40Pour les ménages,
36:41la conséquence est directe,
36:42le pouvoir d'achat
36:43est davantage sous pressant.
36:45Et cette accélération
36:46des prix constitue désormais
36:47un sujet majeur
36:48pour l'économie éthiopienne.
36:50On reste en Afrique
36:51avec une autre mauvaise nouvelle,
36:53cette fois pour les producteurs
36:54de cacao en Côte d'Ivoire.
36:56Le prix payé aux producteurs
36:58pour la prochaine campagne
36:59est fixé à 1 200 francs CFA
37:01le kilogramme.
37:02C'est nettement moins
37:03que les 2 800 francs CFA
37:05enregistrés au plus haut
37:07en octobre dernier.
37:08En un an,
37:09le prix Borshan
37:10a donc été divisé
37:11par plus de deux.
37:12Cette chute intervient
37:13après la spectaculaire
37:15envolée des gourmandules
37:16du cacao en 2024.
37:18Pour les producteurs ivoiriens,
37:20la baisse des prix
37:21représente un sérieux
37:22coup de frein au revenu,
37:23un enjeu important
37:25pour la Côte d'Ivoire,
37:26premier producteur mondial
37:27de cacao.
37:29Au Brésil,
37:30la croissance marque
37:31nettement le pas.
37:32Le PIB a progressé
37:33de seulement 0,5%
37:35au deuxième trimestre
37:37contre 1,1% au premier.
37:39La consommation
37:40des ménages recule,
37:41tout comme les exportations.
37:43Certains secteurs
37:44permettent toutefois
37:45à l'économie
37:45de rester dans le vert,
37:47notamment l'agriculture
37:48et les industries extractives.
37:50Le Brésil reste donc
37:51en croissance,
37:52mais un rythme
37:53beaucoup moins soutenu.
37:55Et pour terminer,
37:56direction le Venezuela,
37:57le ministère américain
37:59de l'énergie,
38:00Chris Wright,
38:01s'est rendu à Caracas
38:02pour discuter
38:02avec la présidente
38:04intérimaire,
38:04Delcy Rodriguez,
38:06un possible accord pétroli
38:07entre Washington
38:08et Caracas.
38:09Le projet pourrait permettre
38:10aux Etats-Unis
38:11de contrôler environ
38:12un cinquième
38:13des réserves pétrolières
38:14du Venezuela.
38:15Ces discussions interviennent
38:16alors que le groupe américain
38:18Chevron vient d'annoncer
38:19avoir obtenu
38:20de nouveaux gisements
38:21de pétrole dans le pays.
38:22Un rapprochement
38:23pour le moins stratégique
38:25puisque le Venezuela
38:26dispose des plus importantes
38:28réserves pétrolières
38:29du monde,
38:30tandis que Washington
38:31cherche à renforcer
38:32son influence
38:32sur le secteur énergétique
38:34du pays.
38:36Et votre soir-info
38:37se poursuit
38:37avec l'Invité Culture.
38:38Mélia Mkhamlechi
38:39reçoit aujourd'hui
38:40l'écrivaine,
38:41universitaire et éditrice
38:42Rabia Mahrouch.
38:55Mesdames et messieurs,
38:56bonsoir et bienvenue
38:57dans l'Invité Culture.
38:59Qu'advient-il
39:00de la mémoire
39:01d'un peuple,
39:02d'un pays
39:02lorsque ses auteurs
39:03sont publiés
39:04et commercialisés
39:05hors de ses frontières ?
39:07Pendant des décennies,
39:09la trajectoire
39:10des grands intellectuels
39:11africains
39:12est restée marquée
39:13par un paradoxe.
39:14Pour exister
39:15sur la scène littéraire mondiale,
39:16il faut publier ailleurs.
39:18Si cette démarche
39:19a offert une visibilité
39:20internationale
39:21à ses auteurs,
39:21elle a simultanément
39:23confisqué leurs œuvres
39:24à leur public premier.
39:26Épuisés,
39:27introuvables
39:28ou trop chers,
39:29c'est dans ce contexte
39:30que la réédition
39:31prend aujourd'hui
39:31tout son sens.
39:33La réédition
39:34d'auteurs africains
39:35par des maisons
39:36d'édition africaines
39:37s'impose comme un acte
39:38de réappropriation culturelle
39:40et de résistance intellectuelle.
39:43Elle devient un moteur
39:44indispensable
39:45de la démocratisation
39:46des savoirs
39:47et de la souveraineté culturelle.
39:49On va en parler
39:49ce soir avec
39:50Rabia Amarouch.
39:51Chousette éditrice,
39:55fondatrice de la maison
39:57d'édition africain mode
39:58qui est axée
39:59aussi orientée
40:00sur la publication
40:00de la réédition
40:02d'auteurs africains,
40:04en tout cas
40:04de tous les textes
40:05liés à l'Afrique
40:06de près ou de loin
40:07ou au continent.
40:09Merci d'avoir accepté
40:10cette invitation tout d'abord.
40:12Merci à vous,
40:13Méliane,
40:13pour ce sujet.
40:14Quand on parle
40:15aujourd'hui
40:16de réédition,
40:17justement,
40:20des fois,
40:21il y a des distinctions
40:21à faire
40:22parce qu'on a l'impression
40:22qu'il suffit
40:24juste de réimprimer
40:25un texte
40:25qui existe déjà
40:27mais souvent,
40:28c'est tout un travail,
40:30c'est un texte
40:31qui est plus étoffé,
40:32il y a des modifications
40:33qui sont faites.
40:34Alors,
40:34parlez-nous d'abord
40:35du terme.
40:36Quand on parle
40:36de réédition,
40:38de quoi parle-t-on
40:39exactement ?
40:41Une réédition,
40:42en fait,
40:42c'est une possibilité
40:46de publier
40:47le même livre
40:48qui a été publié
40:49ailleurs
40:50dans un autre territoire.
40:53Ça peut être
40:54le territoire
40:55africain entier,
40:56ça peut être
40:57juste le Maghreb,
40:59ça peut être
40:59un pays
41:00et donc,
41:01c'est en fonction
41:01de la négociation
41:04et de la distribution
41:05de la diffusion
41:06de l'éditeur
41:06qui demande
41:07le titre
41:09et l'idée,
41:10c'est en fait,
41:10c'est de reprendre
41:11ce titre
41:12et d'en faire
41:13une édition locale.
41:14Qu'est-ce que ça veut dire
41:15une édition locale ?
41:16C'est-à-dire
41:17qu'on va faire
41:19un format,
41:20une couverture,
41:22un accompagnement,
41:24quatrième de couverture,
41:25tout ce qu'on appelle
41:26le paratexte,
41:27tout ce qui présente
41:27le texte
41:28à un public,
41:29ça va être fait
41:30par l'éditeur local,
41:31adapté.
41:32Il y a possibilité aussi,
41:33parfois,
41:34d'adapter le texte
41:35à l'intérieur
41:36sur certaines modifications,
41:37mais très légères.
41:38On n'a pas le droit
41:38de chambouler
41:39tout le texte.
41:41mais peut-être aussi
41:42plus étoffé.
41:43Et du coup,
41:44là,
41:44c'est un complément.
41:46Et possibilité aussi
41:47d'avoir peut-être
41:51une préface
41:51ou une postface
41:52de l'auteur
41:53qui serait destinée
41:54à ce public précisément
41:55ou une préface
41:56de quelqu'un
41:57qui est de ce pays
41:58ou de ce territoire
41:59pour présenter
42:00ce texte
42:00au public local.
42:01Donc,
42:02il y a toutes
42:02ces possibilités.
42:03Mais quand on fait
42:04un contrat
42:04de cession de droit,
42:06c'est ce qu'on appelle
42:06la cession de droit,
42:07c'est-à-dire
42:07l'éditeur original
42:08qui est par exemple
42:08à Paris,
42:09à Londres
42:09ou à Berlin,
42:10je ne sais pas,
42:11il va céder les droits
42:12pour un territoire
42:13à un éditeur au Maroc,
42:14par exemple l'Africa Mood.
42:15Dans ce cas-là,
42:16en fait,
42:17l'éditeur européen,
42:19il va dire
42:19à l'éditeur local
42:21dans le contrat
42:21vérifier que le texte
42:23est adapté au contexte.
42:25S'il y a des passages
42:25ou des choses
42:26qui ne sont pas adaptées,
42:27il faut voir aussi
42:28avec l'auteur.
42:29Donc,
42:29il y a des possibilités
42:30aussi d'adaptation.
42:32Mais tout se fait
42:33en fait
42:34en travaillant
42:35avec l'éditeur original
42:36et avec l'auteur lui-même.
42:38Et pourquoi
42:38certains auteurs,
42:40justement,
42:41écrivains africains,
42:43décident
42:43de publier
42:45d'abord
42:45ailleurs ?
42:47C'est pour avoir
42:48plus de visibilité
42:49ou plus de légitimité
42:51peut-être
42:52à l'international ?
42:53Oui,
42:53parce qu'en fait,
42:54c'est un accès
42:55plus facile
42:56à une scène internationale.
42:59Parce qu'il faut
43:01admettre
43:01qu'en tant
43:02qu'éditeur africain,
43:03on n'a pas
43:04cet accès
43:04à la scène mondiale.
43:06Que ce soit
43:06au niveau
43:06de la diffusion
43:07ou de la distribution
43:08ou aussi
43:09de la médiatisation
43:10ou de la visibilité.
43:11Donc forcément,
43:12quand on passe
43:12par un éditeur européen,
43:14on a plus de visibilité,
43:15on touche
43:15à un public
43:16beaucoup plus large.
43:17Et c'est le choix
43:18qui est souvent fait
43:19par des auteurs
43:20et ça se comprend
43:21très bien.
43:22Donc,
43:22c'est normal.
43:23Après,
43:24il y a aussi
43:24beaucoup d'auteurs
43:25qui sont publiés
43:25en Afrique
43:26par des éditeurs
43:27en Afrique.
43:28Mais qui restent,
43:30puisque les livres
43:30ne circulent pas
43:31beaucoup sur le continent,
43:32ils sont souvent
43:33circonscrits à un territoire,
43:34un pays.
43:35Il y a des célébrités
43:36dans chaque pays africain,
43:38mais on ne les connaît pas
43:39parce qu'ils n'ont pas
43:40cet accès
43:41à l'international.
43:42Et c'est pour ça
43:43que beaucoup d'éditeurs
43:44éditent
43:44par des grandes maisons
43:46d'édition internationale.
43:47Mais nous,
43:48en fait,
43:48le but
43:48des rééditions
43:50de sessions de droit,
43:51c'est de rendre
43:53ces auteurs
43:54accessibles
43:54au public africain.
43:55Parce qu'être publié
43:57à l'international
43:57ne signifie pas
43:58être disponible
43:59en Afrique.
43:59C'est ça le paradoxe.
44:01Alors qu'on parle
44:02de l'Afrique,
44:03justement,
44:03et que le public premier
44:05qui sera intéressé
44:06par les sujets
44:06abordés par ses auteurs,
44:08ce serait le public africain.
44:09Et dans quelle mesure,
44:10justement,
44:10la réédition
44:11d'auteurs africains
44:13par des maisons
44:13d'édition africaines
44:15constitue un levier
44:16aujourd'hui fondamental
44:18de démocratisation
44:19du savoir,
44:21culturel également,
44:24aussi accessibilité
44:25en termes de distribution
44:26sur le continent,
44:27mais également
44:28au niveau économique.
44:30Oui, tout à fait.
44:30En fait,
44:31c'est l'objectif aussi
44:32de cette édition locale,
44:33de cette réédition locale,
44:35c'est de rendre
44:36le livre aussi accessible
44:37en termes de prix,
44:40de prix du livre.
44:41C'est-à-dire que
44:42les livres qui viennent
44:42souvent importer
44:43de l'étranger
44:44sont chers
44:45parce qu'il y a des taxes,
44:46parce que le prix
44:47est déjà élevé
44:47par rapport au niveau
44:48socio-économique
44:49de nos lecteurs.
44:51Et le fait de faire
44:52une édition locale,
44:54ça permet d'adapter
44:55le prix au pouvoir
44:57d'achat de nos lecteurs.
44:58Donc ça,
44:59c'est très important.
45:00C'est l'objectif
45:01de ces éditions
45:02et beaucoup d'éditeurs
45:03et d'auteurs
45:03sont conscients
45:04aujourd'hui de cet enjeu,
45:05d'où le fait
45:06que ce genre de coopération
45:09se développe
45:10de plus en plus.
45:12Il y a aussi
45:13le fait de la proximité.
45:14Par exemple,
45:15si je publie
45:16un auteur africain
45:17qui a été publié
45:18chez Gallimard
45:19ou Grasset
45:20ou un autre éditeur
45:22et que je le publie
45:23au Maroc,
45:23qu'en Afrique,
45:24je vais organiser
45:25des rencontres
45:25littéraires ici.
45:27Il va accéder
45:27à des salons littéraires
45:29ici avec la disponibilité
45:30du livre.
45:32Il va avoir accès
45:33aussi à notre système
45:34de promotion,
45:36de médiatisation.
45:37Et c'est ce travail-là
45:38aussi au niveau local
45:40qui est important
45:40pour les auteurs
45:41et pour le livre.
45:42Et c'est cette proximité
45:44aussi que permet
45:45cette réédition
45:46locale des livres.
45:48Alors,
45:48j'insiste aussi
45:49sur le fait
45:50que la possibilité,
45:52en tout cas chez nous,
45:52ou chez Africa Mood,
45:53notre catalogue,
45:54il s'est beaucoup développé
45:55depuis le début
45:56sur cet axe
45:57de rendre accessibles
45:58ces auteurs
45:59et ces célébrités
46:00en fait internationales
46:02à notre public
46:03marocain et africain.
46:05Et ce dispositif,
46:06il a été accompagné
46:07souvent par
46:08des dispositifs
46:09d'aide
46:09de l'Institut français
46:10du Maroc
46:11et de Paris
46:12qui sont là
46:13pour accompagner
46:15sur le plan économique
46:16l'achat des droits,
46:17la traduction,
46:18donc on va en parler
46:18peut-être.
46:20Et donc ça,
46:20c'est une possibilité
46:21pour aussi pouvoir
46:23baisser le prix
46:23du livre.
46:24Donc c'est ces dispositifs
46:27d'accompagnement
46:28qui permettent aussi
46:29de rendre possible
46:31cette réédition
46:32de ces célébrités
46:34chez nous au Maroc.
46:35Et en parlant d'accessibilité,
46:36avant d'aller plus loin,
46:37justement,
46:38vous avez abordé
46:38la traduction
46:39qui est aujourd'hui
46:41également importante.
46:43Il faut traduire
46:45ces textes
46:45ou est-ce qu'il faut
46:46les garder
46:47sous leur forme,
46:48on va dire,
46:49originelle ?
46:50Alors, pour nous,
46:51dans notre politique
46:52éditoriale
46:52chez Africa Mood,
46:53on est pour la richesse
46:54et la diversité linguistique.
46:55Donc ça,
46:56c'est notre axe
46:57éditorial depuis toujours.
46:59Et la traduction
47:00pour nous est très importante.
47:02On cherche toujours
47:02la possibilité
47:03de proposer le livre
47:05en plusieurs langues.
47:06D'abord,
47:07la langue originale
47:08dans laquelle
47:08il a été écrit,
47:09généralement le français,
47:10et ensuite,
47:11on le traduit
47:11vers l'arabe.
47:12Donc on a traduit
47:13L'Orinoséros d'or
47:13de François-Xavier Fauvel,
47:15Jacques Aranda
47:16de Gaël Fay
47:16près Renaudot,
47:19le convoi
47:20de Beata Amumbi,
47:21MRS,
47:22qui est sorti aussi
47:24chez Africa Mood
47:24en français
47:25et bientôt en arabe.
47:27Et donc,
47:28on est dans cette démarche-là
47:29pour toucher
47:30les deux publics,
47:31parce qu'on est un pays
47:32où on a une richesse
47:34linguistique,
47:35même si,
47:36il faut savoir aussi
47:37qu'au Maroc,
47:38les publications,
47:39selon les chiffres
47:40et les statistiques,
47:41sont à 80% en arabe.
47:43Donc on a quand même
47:43un énorme public
47:45de lecteurs arabes.
47:46Donc il faut leur proposer
47:47aussi ces titres en arabe.
47:49Donc la traduction
47:50est une nécessité.
47:51Ah oui,
47:51oui,
47:51c'est très important
47:52de traduire,
47:54non seulement de proposer.
47:55Et c'est là qu'en fait,
47:56le travail de l'éditeur local
47:58est un travail
47:59d'aussi
48:00une grosse responsabilité
48:01au niveau du choix,
48:03du choix de qu'est-ce
48:03qu'on va mettre
48:04dans les catalogues,
48:05parce qu'on n'est pas là
48:05juste pour exporter
48:06des catalogues étrangers.
48:07On choisit en fonction
48:09de notre ligne éditoriale
48:10et en fonction des besoins
48:12de nos lecteurs.
48:13Et des textes
48:14qui sont adaptés
48:15à notre contexte culturel
48:16et à nos besoins
48:18en termes d'édition.
48:19Par exemple,
48:19je donne un exemple
48:20pour la jeunesse.
48:21Nous développons aujourd'hui
48:22aussi chez Africa Mood
48:24un partenariat
48:25avec le Polish Book Institute,
48:28qui est l'Institut polonais,
48:30parce qu'on a repéré
48:32des titres de jeunesse
48:33qui sont très intéressants
48:35au niveau de pédagogique.
48:37C'est-à-dire,
48:38ils ont des livres
48:39illustrés et pédagogiques
48:40sur un certain nombre
48:41de sujets universels
48:43qui intéresseraient
48:44le public marocain.
48:44La gestion des émotions,
48:46la colère,
48:47la mémoire,
48:47comprendre le corps,
48:49aussi la question
48:50des écrans,
48:51le numérique.
48:52Et donc,
48:53la lecture de ces textes,
48:54on a trouvé
48:55qu'ils étaient très bien faits,
48:56très bien illustrés,
48:57très bien adaptés
48:58aux jeunes.
48:59Ils peuvent très,
49:00très bien intéresser
49:00notre public.
49:01Et il y a un besoin
49:02dans ce domaine-là.
49:04Et donc,
49:04on fait la démarche
49:06pour cette coopération
49:07internationale aussi
49:08avec la Pologne
49:08pour avoir ces titres-là
49:10dans notre catalogue.
49:11Donc,
49:11c'est nous qui choisissons
49:12en fait.
49:13Et les dispositifs
49:14sont là
49:15dans un second temps
49:16pour l'accompagnement économique.
49:17Et justement,
49:18puisqu'on est en train
49:18de parler de votre catalogue
49:20pour les deux dernières minutes
49:21qu'il nous reste,
49:22ce serait bien
49:22de nous intéresser
49:23à cette rentrée littéraire.
49:24On est en septembre.
49:25Et du coup,
49:26plusieurs nouveautés attendues,
49:28j'imagine.
49:28Quels sont les titres
49:29qu'on peut retrouver
49:30chez vous ?
49:31Alors,
49:32la rentrée littéraire
49:34du printemps
49:35au Maroc,
49:36elle est en train
49:38de se mettre en place.
49:39Ce n'est pas une tradition
49:39marocaine,
49:40il faut le dire.
49:41Nous,
49:41on a plutôt
49:42une rentrée de printemps.
49:44En fait,
49:44les éditeurs,
49:45souvent,
49:47ils programment
49:48leurs nouveautés
49:48et leurs titres
49:49souvent par rapport
49:50au Salon du Livre
49:51de Rabat.
49:51Et donc,
49:52nous avons déjà
49:52une grosse vague
49:53de nouveautés,
49:54de publications
49:54qu'on a présentées
49:56au Salon du Livre
49:56en mai dernier
49:57à nos publics.
49:59Donc,
49:59le Rhinocéros d'or,
50:00Béat Amérez,
50:01le Convoi,
50:01Etant d'autres vies,
50:02de Rhinocéros d'or
50:04qui est de
50:05François-Xavier Fauvel
50:07qui est académicien.
50:08Et justement,
50:10que vous recevez
50:11le 3 octobre.
50:12J'en profite
50:12pour viser cette date.
50:13Bien sûr.
50:14Oui,
50:14donc,
50:14François-Xavier Fauvel,
50:16il sera là
50:16le 3 octobre
50:17en dédicace
50:18à la librairie
50:19Livre-moi
50:19de Rabat.
50:21Donc,
50:21c'est ce qu'on nous essaye.
50:22On sait quand,
50:23on prend un livre,
50:23on le traduit,
50:24on le réédite.
50:25On profite toujours
50:27pour aussi rapprocher
50:29l'auteur
50:29et le texte
50:30de notre public marocain.
50:32Donc,
50:32venez le 3 octobre
50:33à la librairie Livre-moi
50:34pour rencontrer
50:35François-Xavier Fauvel
50:36autour du Rhinès Sores d'or.
50:38Très bien,
50:38très bien.
50:38Et évidemment,
50:39nous avons d'autres publications
50:40qui vont arriver en octobre.
50:42Jacques Aranda de Gaël Fay
50:43et puis Djaïli Amado Amal
50:45qui est pré-goncourt des lycéens.
50:47Nous avons signé
50:48pour 4 titres
50:49de Djaïli Amado Amal
50:50dont le tout dernier
50:51qui s'appelle Espoir
50:53publié chez Emmanuel Collas
50:54en France.
50:55Et donc,
50:55ce sera notre prochaine publication
50:57bientôt au Maroc.
50:58On a hâte de découvrir tout ça.
51:01Merci à vous, Rabbi Amarou.
51:02C'était un plaisir
51:03de vous avoir avec moi ce soir
51:04et de discuter
51:05de l'édition,
51:06de la réédition
51:07et puis de votre catalogue également.
51:10Merci beaucoup, Marie.
51:11Merci.
51:12Et bonne rentrée.
51:14Merci.
51:15C'est la fin d'un bédiculture
51:17pour ce soir.
51:17Très bonne soirée à vous.
51:23C'est aussi la fin de ce journal.
51:25Merci à vous de nous suivre.
51:26L'information revient
51:27dans un instant
51:27sur Médienté.
51:40Sous-titrage Société Radio-Canada