Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 heures

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1 bonjour, 5h, 7h, Alexandre Lemaire.
00:05A la une, des lycées fermés, des manifestations partout en France, dont un grand cortège cet après-midi à Paris,
00:11les lycéens dans la rue.
00:13Aujourd'hui pour leur acte 3, ils seront rejoints par des syndicats pour davantage de moyens dans l'éducation.
00:20Sur le plan de la sécurité, c'est une journée à haut risque.
00:23William Molinier va vous détailler les consignes du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, aux forces de l'ordre.
00:29Proportionnalité et empêcher à tout prix un nouveau drame.
00:32Hier à Lens, un lycéen a perdu sa main après le tir d'une grenade de désencerclement de la police.
00:39L'IGPN enquête, récit Maximilien Carlier dans un instant.
00:43Et puis dans l'actualité, bien sûr, la renversante victoire des Bleus de Zidane hier soir face à la Belgique
00:48en Ligue des Nations.
00:49Tout s'est joué dans le dernier quart d'heure.
00:51Leur score final, 4 buts à 1.
00:54Europe 1, 6h30 sur Europe 1.
00:57A l'orée de cette nouvelle journée de mobilisation des lycéens, la crainte d'un nouveau drame dans toutes les
01:02têtes.
01:02Hier, déjà à Lens, un lycéen de 15 ans a donc eu la main arrachée par une grenade de désencerclement
01:08lancée par la police.
01:10Les circonstances du drame restent à préciser.
01:13Que s'étend à ce stade, Maximilien Carlier ?
01:15Eh bien, une enquête est en cours.
01:17L'IGPN, la police des polices, a été saisie.
01:19Selon le procureur, on ne sait pas encore si la grenade de désencerclement a atterri sur l'adolescent
01:25ou bien si la victime a tenté de la ramasser avant qu'elle n'explose.
01:28Les circonstances restent à éclaircir.
01:31Jean-Pierre Cloès du syndicat Alliance Police Nationale dans les Hauts-de-France.
01:35On est vraiment désolé pour ce jeune garçon.
01:37Mais il va falloir que ces jeunes se mettent bien à l'esprit qu'on n'est pas dans un
01:41jeu vidéo
01:42où on appuie sur un bouton lorsqu'on est blessé ou on est tué et on recommence.
01:46En fait, on ne peut pas s'amuser à ramasser une grenade en pensant qu'elle ne va pas exploser
01:50et qu'on va pouvoir la rejeter dans le camp inverse.
01:52Il faut être très très prudent.
01:53Après cet incident très grave, l'établissement où est scolarisé la victime de 15 ans a annoncé le passage en
01:59enseignement à distance.
02:01On ne sait pas si des élèves seront accueillis aujourd'hui.
02:04Une cellule d'écoute avec une ligne téléphonique a été mise en place dans le lycée.
02:08Maximilien Carlier, ils promettent donc un acte 3.
02:12Les lycéens à l'occasion de cette nouvelle journée de mobilisation,
02:14ils seront rejoints dans la rue par des syndicats mais aussi par la France Insoumise.
02:19Une trentaine de manifestations partout en France sur le plan du maintien de l'ordre.
02:22Eh bien, c'est une journée à haut risque.
02:24Les forces de l'ordre vont devoir faire preuve de discernement.
02:28Le drame de l'ence est dans tous les esprits.
02:30Le ministre de l'Intérieur a passé ses consignes, William Molinier.
02:33Laurent Nunez exige juste équilibre entre proportionnalité des interventions et nécessaire maintien de l'ordre.
02:40Facile à écrire, beaucoup moins à exécuter.
02:43Peste un policier, les instructions du ministre de l'Intérieur.
02:45D'ailleurs, c'est « Soyez ferme, mais pas trop », ajoute un autre.
02:48En clair, on doit stopper les dégradations mais on ne sait pas comment, poursuit-il.
02:52La présence d'un grand nombre de mineurs dans les rassemblements complique la tâche.
02:56L'action policière est scrutée de très près.
02:59Les interventions sont filmées, diffusées sur les réseaux sociaux
03:02où le moindre geste est commenté, déformé, amplifié.
03:05Au premier blessé, une partie de la classe politique crie à la bavure policière
03:10sans même attendre le début de l'enquête.
03:12Nous savons qu'il y a des enfants dans les cortèges.
03:15Nous sommes forcément dans la retenue, assure un cadre policier
03:18qui dénonce néanmoins une forme d'hypocrisie au sommet de l'État
03:22puisque, dit-il, si un drame survient, le policier prend le risque d'être lâché
03:26par le politique et la justice face à la pression de l'opinion publique.
03:30William Molinier du service police-justice d'Europe 1.
03:33Plus de 5000 gardes à vue depuis le début de ce mouvement,
03:37dont près de 4500 mineurs, la plupart sans antécédent judiciaire,
03:41ce qui interroge le rôle des réseaux sociaux.
03:44Les comptes, les groupes dédiés au blocage des lycées se multiplient.
03:48Certains encouragent les débordements quand ce n'est pas la violence, Romie Azoulay.
03:52Des poubelles en feu, des voitures de police caillassées,
03:55ce sont les vidéos relayées par le compte Instagram Blocus Lycée Île-de-France
03:59avec, à chaque fois sur ces images, des messages écrits
04:02se félicitant de ces débordements.
04:03Faut que ça pète !
04:04Ça allume les keufs !
04:05Leur ligne éclaire.
04:06Venez pas sur les blocus si c'est pour pacifier notre colère légitime.
04:10Arrêtez de distinguer lycéens et casseurs.
04:12On est tous ensemble et on leur fait peur parce qu'on est incontrôlables.
04:15D'autres profitent de la situation pour appeler à la casse,
04:18comme aux abords d'un lycée à Compiègne.
04:20Blocus, blocus, blocus, on coupe ton.
04:21À combien de minutes tu brûles d'une voiture ?
04:23Sur TikTok, certains lycéens présentent ces dégradations
04:25comme la seule manière de faire entendre leurs revendications.
04:28Le fait de mettre le feu ou d'user de la violence,
04:30ça a été extrêmement utile, notamment lors de la révolution française.
04:33Sans ça, il y aurait beaucoup moins de droits de l'homme en France.
04:37Les plateformes incitent les adolescents à la violence,
04:39analyse le hacker éthique Clément Domingo.
04:41Sans les réseaux sociaux, on n'aurait pas la même proportion autour de ces mouvements.
04:45Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'un réseau social se nourrit de contenus
04:49dont on va lui abreuver.
04:50Plus en plus de jeunes et même certains qui, jusqu'à présent,
04:52ne publiaient pas ce type de contenu, même eux se laissent porter.
04:55Un contenu qui échappe à tout contrôle
04:57et qui obéit à la seule loi de l'algorithme.
04:59Romy Azoulay.
05:01Il est 6h35, le Rassemblement National.
05:03Alexandre fait toujours bloc derrière Jordan Bardella.
05:06Le président du RN accusé au terme d'une enquête de Mediapart
05:09d'avoir tenu des propos antisémites dans une conversation écrite en 2013.
05:14Mais un témoignage vient semer le doute.
05:17Le journaliste Eric Moriot affirme avoir interrogé sous l'anonymat un homme
05:20présenté comme l'un des témoins de Mediapart.
05:23Laurent, c'est son nom, assure que ses propos ont été déformés.
05:27Il dit s'être senti manipulé.
05:30Je pense que Mediapart fait de moi un des personnages centraux de cette enquête
05:34tout simplement parce que leur dossier est vide
05:35et qu'ils n'ont presque rien à opposer à M. Jordan Bardella.
05:39Donc c'est toujours pareil, on cherche à faire des amalgames, à diaboliser, etc.
05:43Je n'ai jamais été témoin de propos antisémites tenus par M.
05:47ni même rapportés.
05:49Jamais.
05:49A aucun moment.
05:50Pour mettre fin, une bonne fois pour toutes, à cette accusation d'antisémitisme,
05:53je pense qu'il faut rappeler le témoignage de Kelly, qui était sa compagne à l'époque,
05:58qui était une jeune femme de confession juive,
06:00et Kelly a bien expliqué que M. Bardella n'était pas antisémite
06:04et que si elle avait suspecté de l'antisémitisme chez lui,
06:07il n'aurait pas pu être en couple.
06:08Le plus important, c'est les engagements clairs et répétés de M. Bardella
06:13qui condamnent l'antisémitisme sous toutes ses formes depuis de nombreuses années.
06:17Ma conviction est faite, M. Bardella n'est pas du tout antisémite.
06:20J'ai été manipulé par un Mediapart qui a déformé mes propos.
06:23Laurent présentait donc comme l'un des témoins de l'enquête de Mediapart
06:27avec Arthur Delaborde.
06:29Sur la route de la présidentielle, le premier tour de la primaire social-démocrate
06:34dans trois jours, un peu plus de 140 000 inscrits recensés hier soir après la clôture
06:38et qui seront donc appelés, c'est vendredi et samedi,
06:41à départager les cinq candidats de gauche à la candidature.
06:45Un mot de sport, car quelle fin de match hier soir !
06:48Les Bleus de Zinedine Zidane ont créé la surprise en Ligue des Nations face à la Belgique.
06:52Mené 1-0, l'équipe de France a renversé les Diables Rouges
06:56avec quatre buts dans le dernier quart d'heure,
06:58dont un doublé d'Olizet sur le fil.
07:00Score final, quatre buts à un.
07:02C'était votre journal de 6h30 sur Europe 1.

Recommandations