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  • il y a 41 minutes
Mardi 6 octobre 2026, retrouvez Pascale Baussant (fondatrice, Baussant Conseil), Marc Gendron (Directeur, Electrifab), Méryl Cohen (Cofondatrice et présidente, Coquilettes Club) et Clément Le Roy (associé, Wavestone) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:08Bonjour, bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation
00:12environnementale et sociétale de notre économie. Voici le sommaire, mon invité c'est Pascale
00:16Bossan, la fondatrice de Bossan Conseil, un cabinet de gestion de patrimoine engagé sur
00:21l'investissement responsable. Elle publie un livre témoignage sur la mort de son fils atteint d'une
00:26maladie dégénérative incurable, elle nous dira comment continuer à vivre, travailler,
00:31entreprendre, s'engager lorsqu'on est confronté à une telle épreuve. Dans notre débat, on fait un point
00:37d'étape sur l'électrification de nos usages, vous découvrirez notamment l'ElectriFab, c'est un
00:41centre d'expertise dédié à l'industrie qui représente environ 17% des émissions de gaz à effet de serre
00:47en France. Et puis dans notre rubrique consacrée aux start-up éco-responsables, je vous présenterai
00:51Coquillette Club et ses jeux d'aventure pour apprendre l'alimentation aux enfants. Vous avez le
00:58programme, c'est parti pour ce Smart Impact.
01:07L'invité de ce Smart Impact c'est Pascale Bossan, bonjour.
01:10Bonjour.
01:11Bienvenue, vous êtes la fondatrice de Bossan Conseil, c'est un cabinet de gestion de patrimoine
01:15engagé sur l'investissement responsable. Vous avez également été la présidente de 1% Force
01:18Planète France et vous publiez Y croire, un livre publié aux éditions EMS, c'est un livre
01:24témoignage sur la mort de votre fils Benjamin et il était atteint d'une maladie dégénérative
01:30incurable. De quoi il souffrait Benjamin ?
01:33En fait, il y a 12 ans, alors nous on a eu 3 garçons, Benjamin c'était le petit dernier,
01:37il y a 12 ans on a appris, on a compris qu'il était effectivement atteint d'une
01:42locodystrophie. Donc une locodystrophie c'est une maladie grave, relativement rare, qui
01:47est dégénérative et évolutive, c'est-à-dire qu'en fait toutes les fonctions se coupent
01:52au fur et à mesure. Donc Benjamin a perdu la marche, la propreté, la parole, donc ça
01:56a été un chemin de croix pendant 10 ans et Benjamin est décédé il y a 2 ans et j
02:02'ai
02:02eu envie de raconter notre chemin pour lui rendre hommage et aussi pour parler de résilience.
02:10Effectivement, c'est le cœur de ce livre, y croire, croire en quoi ? Précisément
02:15quand tout vacille, quand la perte d'un enfant c'est pas réparable, donc croire en quoi ?
02:21Oui, alors en fait ce titre c'est ma devise depuis longtemps en fait, je raconte dans le livre
02:27qu'elle est accrochée derrière mon lit parce que c'est vrai que moi j'ai eu souvent l'occasion,
02:32mématique professionnelle des occasions de devoir être résiliente, notamment au moment
02:39de la création de mon entreprise où mon cabinet précédent avait déposé le bilan et donc
02:43au moment par exemple de la création de mon cabinet, eh bien voilà, personne n'y croyait
02:47sauf moi. Et donc y croire c'est vraiment le fait de ne pas lâcher, de s'accrocher
02:54quoi qu'il arrive et surtout de continuer son chemin. Après on peut le prendre au second
02:58degré aussi, voilà, qu'est-ce qu'il y a après la mort, l'au-delà, je pose ces
03:04questions peut-être de manière un peu naïve mais en tout cas avec beaucoup d'humilité.
03:07Est-ce que cette épreuve a changé votre rapport, je sais pas, à l'incertitude, à la prise
03:14de décision, au risque peut-être ?
03:17En fait c'est une bonne question, c'est vrai qu'on nous a souvent dit finalement, cette
03:23maladie grave fait que vous allez sans doute tout relativiser et en fait non, je pense
03:27qu'au contraire il faut pas lâcher, il faut voilà, il faut au contraire tenir bon sur
03:33des sujets importants, comment dire, sinon plus rien n'a d'importance donc c'est au
03:39contraire important de continuer de s'accrocher. Donc par rapport au risque, je pense que j'ai
03:44continué de prendre des risques et bon ça fait peut-être partie de mon ADN aussi mais
03:49je pense que c'est important de se mettre un peu en danger, voilà régulièrement, de
03:53se challenger, de se pousser aussi et pour continuer d'avancer.
03:57Et à continuer à avancer même lorsqu'on n'a pas ou peu ou plus de certitude, est-ce
04:01que c'est pas de certitude, est-ce que c'est pas une définition de l'entrepreneuriat ça ?
04:08Certainement, je crois que l'entrepreneuriat c'est aussi l'envie de, comment dire, de
04:13bousculer un peu et d'aller vers l'inconnu et puis de se donner du mal.
04:19Le travail, c'est une question très perso, mais est-ce que le travail a été une béquille
04:23aussi pour vous ?
04:24Absolument, ça a clairement été une bouée de sauvetage, d'ailleurs je le raconte dans
04:29le livre, c'est vraiment la première chose qu'on nous a proposée lorsqu'on nous a
04:32annoncé la maladie de Benjamin, de notre fils, on nous a proposé de nous arrêter
04:36de travailler en tant qu'aidant ou de moins travailler parce qu'on aurait pu bénéficier
04:40d'aide, on a, mon mari aussi, on a absolument refusé et heureusement d'abord parce qu'on
04:46voulait montrer l'exemple, pour notre travail c'est important, on voulait montrer l'exemple
04:49pour nos deux grands garçons et aussi parce qu'on s'est dit c'est un moyen de s'accrocher,
04:56de continuer parce qu'en fait il fallait tenir sur le temps long et heureusement on a continué
05:02notre travail en s'adaptant lorsque c'était nécessaire, en prenant le temps, en allégeant
05:06nos agendas lorsqu'il le fallait, mais en tout cas on n'a jamais lâché notre travail
05:09et on continue avec beaucoup de plaisir.
05:11Alors justement ce cabinet de gestion de patrimoine que vous avez créé, qui porte votre nom,
05:19avec un engagement dans l'investissement responsable depuis le début ou alors c'est une découverte
05:27récente ?
05:27Alors en fait, moi j'ai créé mon cabinet il y a à peu près 25 ans, c'est vrai
05:31qu'il
05:32porte mon nom, c'était le conseil d'un client au départ, clairement on annonce que c'est
05:36un cabinet finalement avec un ADN familial et c'est vrai qu'aujourd'hui j'ai ouvert une
05:39fille à la Lille avec mon beau-frère, mon fils aîné se dirige vers ce métier, donc
05:43l'ADN familial, moi c'est vrai que c'est quelque chose que peut-être je pressentais
05:46en tout cas qui me plaît.
05:48Et puis ensuite le sujet de l'investissement responsable, clairement il est arrivé avec
05:54la maladie de Benjamin, avec la maladie de notre fils en fait il y a 12 ans.
06:00Finalement lorsqu'on nous a appris cette maladie qui était incurable, je me suis dit
06:04bon ben là de ce côté-là je ne peux rien faire et donc qu'est-ce que je peux
06:07faire
06:07ou est-ce que je peux me rendre utile ? Et je n'étais pas forcément consciente
06:11au début mais avec le recul, clairement ça a été le déclencheur de deux choses,
06:16à la fois finalement de la transformation de notre offre, finalement qu'est-ce que
06:21l'investissement responsable, est-ce qu'on peut diffuser cette catégorie d'investissement
06:25auprès de nos clients, on a publié des livres blancs, on a beaucoup pris la parole
06:29sur ces sujets-là et puis aussi une démarche RSE en interne, c'est-à-dire qu'est-ce qu
06:34'on
06:34peut faire aussi pour faire notre part et c'est là où on s'est beaucoup engagé
06:38notamment avec le collectif 1% pour la planète. Effectivement, vous avez été
06:42présidente d'1% pour la planète France, à quel moment vous êtes dit on ne peut plus
06:47dissocier performance financière et impact et surtout vos clients se le sont dit ?
06:51Ou est-ce qu'il faut encore les convaincre, un peu évangéliser ? Oui, je crois qu'il y a
06:56encore beaucoup de pédagogie à faire, il y a vraiment une confusion entre
06:58investissement responsable et philanthropie déjà, ce n'est pas la même chose,
07:02l'investissement responsable on cherche quand même à avoir une performance,
07:04alors peut-être pas autant que l'investissement traditionnel, mais on
07:08recherche quand même à avoir une certaine rentabilité. Et puis...
07:15Donc il faut les convaincre encore ? Il faut tendre la perche, oui, oui, oui, il faut
07:18tendre la perche, montrer que ça existe, montrer que finalement ça peut être des
07:21solutions d'investissement destinées au grand public et pas réservées à une
07:25minorité. Donc oui, il y a encore beaucoup de travail de pédagogie, c'est vrai que
07:29clairement on est dans un contexte où on a un retour de balancier, l'investissement
07:33responsable, l'intéresse moins, les défis climatiques et environnementaux,
07:39bon, comment dire, oui, passent au second plan aujourd'hui.
07:43Un mouvement de backlash, de retour en arrière.
07:45C'est ça, et d'où l'importance de garder ses engagements dans ces périodes-là.
07:51C'est un peu plus difficile donc, si je vous entends bien.
07:53C'est un peu plus difficile, effectivement, mais je crois que c'est important de garder
07:55ses convictions.
07:57Et vous, celles et ceux qui travaillent avec vous, est-ce que ça change,
08:00est-ce que ça donne un sens un peu différent à leur job ?
08:02Je pense, je l'espère.
08:04Vous le disent ?
08:05Écoutez, je le ressens, je le ressens.
08:09Par exemple, les Rencontres pour la Planète, qui est le grand rendez-vous de la philanthropie
08:13environnementale, qui a lieu d'ailleurs chaque année en octobre, eh bien, voilà, ils viennent
08:18avec moi, on choisit les associations qu'on va soutenir.
08:22Oui, je pense que c'est vraiment un supplément d'âme qui compte.
08:25Un dernier mot concernant votre livre « Y croire », publié aux éditions EMS, avec
08:32l'idée d'aider une association, c'est ça aussi, en achetant ce livre ?
08:35Oui, absolument.
08:36Alors, merci déjà à l'éditeur qui a choisi de porter ce projet, qui a fait en sorte
08:43que le livre ne coûte pas très cher, il coûte 12 euros.
08:46La totalité de mes droits d'auteur vont être reversés à ELA.
08:49ELA, c'est l'association européenne contre les leco-dystrophies, qui a deux missions.
08:53La première mission, c'est d'aider les familles.
08:55Et la deuxième mission, eh bien, c'est d'accompagner, de financer la recherche qui
08:58en a bien besoin.
09:01Et donc, en achetant ce livre, eh bien, on fait une bonne action, on soutient l'association
09:06ELA.
09:06Ça permet de connaître, de faire connaître cette maladie et de soutenir cette association
09:11qui fait un travail formidable depuis plus de 30 ans.
09:13Merci beaucoup, Pascal Bossan.
09:15« Y croire », donc, publié aux éditions EMS, un moyen de soutenir l'association ELA.
09:21Je vous dis à bientôt sur l'antenne de Be Smart for Change.
09:24On passe à notre débat.
09:25Comment accélérer l'industrialisation, l'électrification de notre industrie ?
09:37Dans cette émission, on parle beaucoup des carbonations, réindustrialisation, souveraineté
09:41énergétique.
09:42Derrière ces mots, il y a une question très concrète.
09:45Comment électrifier davantage les usages dans l'industrie, dans le tertiaire, dans la
09:50mobilité lourde ?
09:52Voici les thèmes dont on va parler tout de suite dans notre débat avec Clément
09:56Leroy.
09:57Bonjour Clément.
09:57Bonjour.
09:58Un habitué de Smart Impact, vous êtes associé en charge de l'énergie chez WaveStone.
10:02Et Marc Gendron, bonjour.
10:03Bonjour.
10:03Bienvenue.
10:04Vous êtes le directeur d'Electrifab.
10:07Tiens, c'est quoi Electrifab ?
10:08Alors, Electrifab, c'est le centre d'expertise d'électrification qui a été créé à l'association
10:13technique énergie environnement.
10:14La T2E, c'est ça ?
10:16C'est une association qui existe depuis 1978, qui pousse toutes les sciences de l'ingénieur
10:22autour de l'énergie.
10:25Donc la T2E est très connue autour de l'efficacité énergétique, avec notamment le club certificat
10:29d'économie énergie.
10:30C'est la T2E qui rédige les fiches d'opérations standardisées, qui sont sujets hautement politiques
10:37en ce moment.
10:37Oui, bien sûr.
10:38Et puis, il y a des sujets autour du gaz vert, autour de la pyrogazification, autour
10:45de l'accompagnement des référents énergie.
10:48Et on a créé, donc en avril 2026, l'Electrifab, qui est le centre d'expertise d'électrification
10:54pour accompagner l'électrification des industriels.
10:57Bon, même si vous vous êtes un habitué, Clément Leroy, en quelques mots, WaveStone, le rôle,
11:02l'accompagnement que vous proposez ?
11:03Alors, un cabinet de conseil en transformation, très centré en particulier sur le secteur
11:08de l'industrie, des infrastructures, de l'énergie.
11:10Et donc, nous accompagnons nos clients dans ces grands mouvements de transformation que
11:14sont la décarbonation, la digitalisation et le mouvement vers l'électrification.
11:19Qui sont les membres de la T2E ? Il y a des industriels, des énergéticiens ?
11:23Alors, on a effectivement plus de 2800 membres, des énergéticiens.
11:29On a tous les énergéticiens, ça va de Total Energy, EDF, ENGIE, etc.
11:35Donc, tout le monde se parle très bien dans cette association.
11:38On a aussi des équipementiers, on a des bureaux d'études, on a des installateurs.
11:43Donc, en fait, tout l'écosystème du monde à la fois du bâtiment, de l'industrie et du résidentiel.
11:51Alors, on va commencer par le constat où on en est, est-ce que l'accélération de l'électrification est
11:58réelle ?
11:59Où est-ce que vous voyez les signaux les plus concrets, justement, Clément Leroy, de cette accélération ?
12:03Alors, c'est vrai qu'on a eu une séquence très politique au printemps et à l'entrée de l
12:07'été,
12:08avec la publication de la programmation pluriannuelle de l'énergie,
12:11avec les prises de parole successives du Premier ministre,
12:14puis d'Emmanuel Macron qui, à plusieurs reprises, a réuni à l'Elysée l'équipe de France de l'électricité
12:20et de l'électrification.
12:21Et donc, la question qu'on peut se poser, c'est, est-ce que tout cela est bien suivi des
12:24faits ?
12:24Est-ce qu'on n'est pas derrière des grandes annonces et des grandes déclarations ?
12:29Alors, oui, aujourd'hui, on voit des mouvements.
12:31On voit des mouvements dans l'industrie, des projets très concrets autour des fours électriques,
12:36autour des pompes à chaleur industrielles, autour de l'électrification des procédés en eux-mêmes.
12:41C'est un premier champ d'application.
12:43Un deuxième champ dans le tertiaire, et donc en particulier dans les grands bâtiments,
12:47que ce soit en rénovation ou en construction, même si le marché est compliqué en ce moment,
12:51mais en tout cas, on voit que l'électricité est un réflexe en termes de climatisation.
12:56On l'a vu cet été, évidemment.
12:57Il y a une accélération, évidemment, un peu contrainte et forcée par la situation.
13:02Et puis, il y a la mobilité aussi.
13:03Et la mobilité, mobilité légère.
13:04On a vu les ventes de voitures électriques continuer à se consolider.
13:08Et puis maintenant, la mobilité lourde.
13:09Alors, c'est quoi la mobilité lourde ? On parle de quoi, d'ailleurs ?
13:11Alors, aujourd'hui, c'est principalement sur les routes et donc les camions, pour le dire très clairement.
13:17On avait jusqu'ici les bus, bus qui commençaient à être largement électrifiés.
13:22Mais on voit aujourd'hui les camions, que ce soit des camions de logistique du dernier kilomètre,
13:26donc finalement des camions qui, tous les jours, reviennent à leur dépôt,
13:28et aussi sur l'itinérance, sur des longues distances,
13:31avec des poids lourds qui commencent à peupler nos autoroutes et nos grandes routes.
13:35Donc, vous nous dites qu'on sent effectivement une bascule.
13:38Marc Jandon, dans vos échanges avec les industriels notamment, vous la retrouvez, cette bascule, cette dynamique ?
13:43Alors, tout à fait, mais avec une nuance quand même importante.
13:48Nous, ce qu'on voit, c'est que l'envie de faire progresse.
13:51Maintenant, les industriels, ils ont besoin de preuves, de méthodes, de confiance.
13:56Et donc, l'électrification, en fait, c'est un sujet qui n'est pas si simple que ça.
14:01Ça ne se décrète pas.
14:03Pour passer à l'électrification, il faut que les industriels, ils analysent leurs process,
14:08ils regardent leurs besoins de température, en niveau de température.
14:13Il faut qu'ils regardent leur puissance.
14:16Est-ce qu'ils ont la possibilité de se raccorder, etc.
14:18Donc, c'est un sujet quand même qui nécessite un accompagnement.
14:22Et c'est aussi pour ça que l'électrifab a été créé,
14:24pour justement apporter un lieu d'expertise, de partage d'expérience,
14:29et de mise en relation avec l'ensemble des acteurs.
14:32Donc, l'objectif pour nous, c'est vraiment de passer au « pourquoi j'électrifierais ? »
14:38à une question de « comment je lance concrètement mon projet »
14:43pour qu'il soit viable et finançable.
14:46Oui, parce qu'en fait, si on prend l'exemple d'une entreprise
14:50qui a des fours, entre guillemets, classiques ou thermiques,
14:54elle ne va pas, du jour au lendemain, tous les remplacer.
14:56C'est un processus qui prend du temps, des années, voire beaucoup plus que ça.
15:01C'est un processus qui prend du temps.
15:03Ce que l'on voit aussi dans les tendances, c'est qu'il y a souvent une stratégie du pas
15:07à pas.
15:08C'est-à-dire que les industriels, ils ont un four ou une chaudière gaz.
15:14Ils vont d'abord passer à l'hybridation.
15:16C'est-à-dire qu'ils vont travailler sur un four élec.
15:19Et en fonction du prix des énergies, ils vont basculer sur l'élec ou sur le gaz.
15:24Effectivement. Alors, on va parler des freins.
15:26Forcément, je voudrais rappeler quand même, avant de parler des freins,
15:31de l'enjeu, ce dont on parle là, si on parle de l'industrie notamment,
15:35elle représente environ 17% des émissions de gaz à effet de serre françaises.
15:39Donc, cet enjeu de l'électrification du secteur industriel, il est évidemment majeur.
15:44Les points de blocage, Clément ?
15:46Alors, premièrement, sans trop de surprises, l'aspect économique.
15:50Évidemment, il y a à la fois un ticket d'entrée quand on s'engage dans ces processus.
15:55Et puis, il faut contractualiser sur du long terme pour donner de la visibilité.
15:59Et donc, aujourd'hui, avec tout cet écosystème en mouvement,
16:04les prix de l'énergie qui bougent, le gaz, les difficultés d'approvisionnement,
16:09le matériel qui coûte aussi beaucoup plus cher.
16:11Donc, voilà, tout ça peut être un des freins avec les aides publiques qui sont fluctuantes,
16:16avec les entreprises qui réfléchissent aussi à l'échelle internationale.
16:19Et donc, la France, l'Europe ne sont, entre guillemets, qu'une des options
16:22dans des logiques de réindustrialisation ou de délocalisation.
16:25Donc, ça, c'est le premier frein, c'est la dimension économique.
16:28Deuxième frein, ou en tout cas, deuxième sujet à traiter, les infrastructures.
16:32Quand on s'électrifie, ça veut dire qu'on va se raccorder sur des réseaux.
16:36Il faut que les réseaux suivent, quoi.
16:37Il faut que les réseaux suivent.
16:38Alors, réseau, c'est la partie émergée de l'iceberg.
16:40Il y a derrière des postes de transformation.
16:43Il y a de la flexibilité aussi à mettre en place pour éviter de trop aller sur le réseau.
16:48Donc, pour ce faire, les grands opérateurs de réseau ont des plans d'investissement importants
16:54au niveau global et au niveau très local.
16:56Mais derrière, c'est des travaux, c'est de l'acceptabilité des populations, etc.
17:00Et donc, il peut y avoir de l'inertie pour que, ensuite, les projets soient réunis.
17:05Et puis, troisième point, il est plutôt lié à l'écosystème de l'industrie
17:08ou de l'entreprise en elle-même, c'est l'organisation.
17:11C'est-à-dire qu'il faut faire travailler tout le monde ensemble, c'est ça ?
17:13Exactement. Il faut un alignement de planète entre une direction de la logistique,
17:17direction des opérations, direction de l'immobilier, secrétaire général, le juridique, les achats, les RH.
17:23Et donc, c'est vrai que parfois, c'est des projets qui viennent un peu challenger l'organisation des entreprises.
17:28Et en fonction de qui prend la main de l'organisation et du moment à l'instant T dans l
17:33'entreprise,
17:34c'est vrai que ça peut aussi créer un peu de latence.
17:35Marc Gendro, ces verrous, côté électrifable, comment vous cherchez, comment vous réussissez à les lever ?
17:43En fait, je suis assez d'accord avec ce qu'il vient de dire, c'est qu'on a d
17:47'abord des verrous de connaissance.
17:48C'est-à-dire que notre job, ça va être de montrer que les solutions, elles existent.
17:53Aujourd'hui, entre la compression mécanique de vapeur, la pompe à chaleur, haute température,
17:58les fours électriques, les chaudières électriques, tout ça, ça existe.
18:02On n'a pas besoin d'un saut technologique.
18:03Non, non, et puis ça existe depuis des années.
18:05Après, le sujet, c'est vraiment de les faire connaître, de rassurer les industriels
18:11et de faire en sorte qu'on puisse montrer qu'il y a des modèles d'affaires qui fonctionnent.
18:17Donc, c'est vraiment la preuve par la réalisation.
18:22Ensuite, il y a des verrous de méthode.
18:25La question pour les industriels, c'est comment je qualifie un process,
18:28comment j'identifie les verrous, quels sont les points critiques de succès dans l'analyse de mon process.
18:37Donc, tout ça, ça nécessite des supports, un accompagnement de la part de diverses personnes.
18:45Et c'est le troisième verrou qui est un verrou collectif.
18:48C'est-à-dire qu'aujourd'hui, aucun acteur ne peut réussir seul.
18:54C'est là que vous êtes intéressé, parce que vous réunissiez un peu tous les acteurs.
18:58C'est là où l'ElectriFab rassemble à la fois les industriels, les bureaux d'études, les équipementiers,
19:05les installateurs, les offreurs de solutions et les financeurs.
19:09Et l'idée, c'est vraiment de contribuer à un langage commun,
19:14de partager des expériences pour faire en sorte qu'il y ait un mouvement qui se crée et qui s
19:18'accélère surtout.
19:19Merci beaucoup, merci à tous les deux et à bientôt sur Be Smart for Change.
19:24On passe tout de suite à notre rubrique Smart Ideas.
19:33Smart Ideas, c'est notre rubrique Startup avec aujourd'hui Meryl Cohen,
19:38qui est la fondatrice de Coquiette Club, qui est avec nous en duplex.
19:41Bonjour, entreprise que vous avez créée il y a deux ans à Lille.
19:45Avec quelle idée ? Racontez-moi.
19:48Bonjour, merci pour l'invitation.
19:51Coquiette Club a été créé vraiment pour éveiller les enfants,
19:54puisque finalement, on leur met une assiette devant les yeux tous les jours,
19:57on leur demande de manger ou de goûter,
19:59sans finalement prendre le temps d'explorer ces aliments,
20:03sans prendre le temps de voir d'où ils viennent, de comprendre, etc.
20:07Alors que manger est finalement une des choses qu'on fait le plus dans notre vie.
20:10Et donc, le constat est vraiment parti de là, du fait que les enfants et les parents ne prennent pas
20:15forcément ce temps
20:16et qu'il n'y a pas forcément les outils adaptés pour ça.
20:19Et donc, vous proposez quoi ? Des coffrets, c'est ça ? Avec des thématiques ?
20:25Exactement. Donc en fait, on propose des jeux d'aventure.
20:27Donc des jeux d'aventure avec une progression, comme dans un jeu d'escape game ou un jeu d'enquête,
20:32où l'enfant va avoir des enveloppes mystérieuses à ouvrir dans le bon ordre,
20:35grâce à des indices, des indices audio ou visuels.
20:39Mais la particularité de nos jeux de Coquiette Club, c'est qu'ici, l'enfant va aller jouer avec de
20:43vrais aliments.
20:44Donc on demande vraiment aux parents d'acheter des ingrédients,
20:47ou de les avoir déjà dans le placard pour la plupart des ingrédients,
20:49pour que l'enfant puisse aller explorer au travers d'un jeu d'aventure,
20:52les aliments et les goûts autrement et en s'amusant.
20:54Comment faire de l'éducation alimentaire, de la pédagogie alimentaire,
20:58sans culpabiliser les parents ?
20:59Parce que tout le monde n'a pas les moyens d'acheter peut-être des produits non transformés, etc.
21:07Il y a toute cette dimension qui est importante.
21:10Bien sûr, le but des jeux Coquiette Club n'est absolument pas de culpabiliser les parents
21:15et de leur dire qu'il ne faut jamais donner des bonbons ou autres aliments aux enfants.
21:21Ici, vraiment, le but est d'aller explorer par les sens,
21:24d'aller explorer par l'expérience aussi,
21:26pour que l'enfant puisse apprendre, il puisse découvrir,
21:30sans qu'on passe vraiment par la case de culpabilité.
21:32Et d'ailleurs, dans les jeux, à la fin, il y a un magazine en plus
21:35qui accompagne vraiment le jeu et qui permet à l'enfant et aux parents
21:39de revenir sur un peu tout ce que l'enfant aura vu pendant le jeu.
21:42Et on lui dit, bien sûr, que oui, on peut se faire plaisir
21:45et que oui, on peut manger certaines choses,
21:47mais que c'est toujours les quantités qu'il faut ajuster
21:51et les moments où on mange certaines choses.
21:54Alors, vous avez franchi, je crois, une étape avec un partenariat,
21:57avec un distributeur qui s'appelle Gigamic.
21:59Qu'est-ce que ça change pour une jeune entreprise comme la vôtre ?
22:03Exactement.
22:03Donc, on a signé un partenariat avec Gigamic,
22:06donc distributeur et éditeur de jeux de société.
22:09Et donc, ça change énormément de choses pour Coquiette Club,
22:11qui était distribué jusqu'à maintenant seulement en e-commerce,
22:14donc sur le site internet coquietteclub.com.
22:17Et maintenant, Coquiette Club va pouvoir être retrouvé
22:20dans beaucoup de boutiques, enseignes, grandes surfaces
22:23qui proposent des jeux et jouets pour enfants.
22:27Donc, c'est vraiment une énorme étape pour la marque.
22:30Avec une volonté, j'imagine, de passer à l'échelle.
22:33Vous en êtes à combien de familles touchées aujourd'hui ?
22:38Alors, aujourd'hui, on a touché un peu plus de 1200 familles,
22:41donc seulement avec le e-commerce.
22:42Et là, la distribution boutique arrive tout doucement.
22:47Depuis trois semaines, on commence à trouver Coquiette Club
22:49dans les boutiques.
22:52Et avec quelle ambition pour les prochaines années ?
22:57Alors, l'ambition est assez grande pour les prochaines années
22:59puisque la vision vraiment de Coquiette Club
23:01est de devenir la marque de référence sur l'éducation alimentaire par le jeu.
23:05Donc, le but, c'est vraiment d'aller explorer l'alimentation
23:09à travers plein de thèmes.
23:11Là, sur les jeux actuels, on explore les goûts, les épices,
23:14les aliments gras.
23:15Mais le but, c'est d'aller aussi explorer les métiers de bouche,
23:18l'histoire, la géographie, le corps humain, les saisons, l'agriculture, etc.
23:22Donc, on a vraiment un grand panel à aller adresser.
23:24Et surtout, vraiment des choses différentes.
23:28Là, ce sont des jeux d'aventure.
23:29Le but est vraiment de développer la gamme.
23:30Mais également, d'aller créer d'autres jeux.
23:32Du jeu de société un peu plus classique.
23:35D'aller avoir des jeux aussi qu'on peut jouer à table.
23:37Des jeux de discussion.
23:38Des jeux de challenge.
23:39Voilà.
23:40Donc, c'est vraiment avoir une grande ambition.
23:41Et aussi, pourquoi pas, chose sur laquelle je travaille en ce moment,
23:44un abonnement mensuel pour que les enfants puissent avoir des missions mensuelles
23:48pour aller explorer les aliments.
23:50Merci beaucoup, Meryl Cohen.
23:52Bon vent à votre coquillette club.
23:54Voilà, c'est la fin de cette émission.
23:56Je vous dis à très vite sur Vismar for Change.
23:59Sous-titrage Société Radio-Canada

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