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Mardi 20 octobre 2026, retrouvez Aurore Gauffre (Directrice Durabilité et Impact, CAPZA), Vanessa Duchatelle (Co-fondatrice, ScholaVie) et Luce Gramond (cofondatrice, Greenlobby) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour, bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale
00:13de notre économie.
00:14Et voici le sommaire du jour. Mon invité, c'est Aurore Gaufre, la directrice des opérations et durabilité de Capza,
00:21qui vient de créer le prix étoile verte dont Bsmart est partenaire, une récompense pour les PME, les ETI françaises
00:28qui associent durabilité et performance.
00:31Dans notre rubrique Tous Lobbyistes, Luce Grammont viendra nous présenter la NEF, c'est une coopérative bancaire qui fait de
00:37la transparence, l'un de ses marqueurs forts.
00:39Et puis dans notre rubrique Smart Ideas, je vous présenterai Scolavis, c'est une association qui forme les enfants et
00:45les professionnels de l'éducation aux compétences psychosociales.
00:50Voilà, vous avez le programme, c'est parti pour Smart Impact.
00:58L'invité de ce Smart Impact est Aurore Gaufre. Bonjour, bienvenue. Vous êtes la directrice d'opération, directrice de durabilité
01:05de Capza.
01:07Vous lancez le prix étoile verte destiné aux PME, aux ETI, prix dont Bsmart est partenaire.
01:14On va longuement en parler, mais d'abord, je veux bien que vous nous présentiez à la fois Capza et
01:17votre rôle au sein de l'entreprise.
01:18Bonjour, donc Capza, c'est la plateforme d'investissement dans les PME ETI européennes de BNP Paribas Asset Management.
01:26On a 10 milliards d'euros d'actifs sous gestion qu'on a investis à travers nos stratégies de dette
01:31et d'équity.
01:32Et depuis 2004, la création, en fait, ce qui fait notre culture, c'est la proximité avec les dirigeants.
01:38C'est vraiment ça qui nous permet d'apporter des solutions pour leurs besoins et leur stade de développement.
01:45Et alors vous, quel rôle vous jouez au sein de Capza ?
01:47Je suis directrice à la fois des opérations et de la durabilité.
01:50Et ça, ça représente bien aussi notre vision de la durabilité, qui est une approche ambitieuse et pragmatique au plus
01:56près des besoins de nos dirigeants.
01:58Alors justement, quand on parle d'une approche pragmatique de la durabilité, qu'est-ce que ça veut dire pour
02:02vous ?
02:02Ça veut dire que pour nous, pour être efficace avec des dirigeants, avec des entreprises qui sont des PME, ETI,
02:08il faut mêler ambition et adaptabilité, pragmatisme pour apporter de la performance durable à ces entreprises.
02:18Et concrètement, c'est un peu en trois points.
02:20C'est déjà, il faut définir des objectifs extra-financiers qui sont pertinents, qui sont proches de leurs besoins, de
02:26la matérialité des sujets.
02:28Deuxièmement, nous, ce qu'on aime, c'est vraiment intégrer les objectifs extra-financiers dès l'investissement.
02:34Par exemple, en 2025, c'est 89% de nos investissements, que ce soit en dette ou en equity, qu
02:40'on structurait avec des objectifs extra-financiers.
02:43Concrètement, ça veut dire que, par exemple, pour la dette, si un objectif de réduction des émissions est atteint, alors
02:49le taux de la baisse de la dette va baisser.
02:53D'accord.
02:53Ou pour un dirigeant, quand on va céder l'entreprise, la part de la plus-value qui va lui revenir
03:00peut être augmentée si des objectifs extra-financiers sont taux.
03:04Ok, donc il y a une récompense à la durabilité, en quelque sorte.
03:06Je dis ça avec mes mots, mais c'est l'idée.
03:09On parle beaucoup de souveraineté économique, industrielle, énergétique.
03:13Est-ce que vous faites le lien, et si oui, comment, entre ces enjeux de souveraineté et ceux dont on
03:17parle, votre approche de la durabilité ?
03:18Oui, pour nous, c'est des enjeux qui sont complètement liés.
03:22Typiquement, la souveraineté, c'est renforcer les capacités industrielles localement, les compétences, maîtriser ses approvisionnements stratégiques.
03:30On considère que la durabilité rend ces éléments plus solides.
03:34Et pour donner un exemple, on a investi à travers notre fonds Flex Equity 6 dans MECADAC.
03:40C'est une entreprise qui est spécialisée dans l'usinage de précision et notamment dans les secteurs aéronautiques et défense.
03:47Et dans cet investissement qui visait à renforcer les capacités industrielles en France et à l'international,
03:52on a mis en place aussi un objectif de réduction des émissions alignées à l'accord de Paris.
03:58Et concrètement, avec notre budget d'accompagnement dédié à l'ESG, ils ont souhaité rénover des ateliers,
04:04notamment en changeant l'aération de ces dispositifs d'aération pour diminuer la pollution liée à l'usinage.
04:12Et bien ça, on a financé une partie à travers notre budget ESG.
04:17Et ça, typiquement, c'est une action qui améliore la capacité industrielle tout en améliorant la performance environnementale de l
04:26'outil industriel.
04:26Donc c'est comme ça qu'on peut voir des sujets qui sont liés, en fait.
04:29Avec une part d'intelligence artificielle intégrée à la démarche, si oui, pourquoi et comment, quoi ?
04:36On intègre aussi, pour nous, c'est un enjeu pareil de performance, de productivité,
04:42mais avec des énormes risques à maîtriser en termes de données, cyber, accompagnement des compétences.
04:48Et c'est pour ça qu'on a voulu intégrer la démarche IA dans l'équipe ESG,
04:52avec un expert cyber IT IA qui nous a rejoint dans l'équipe ESG début de l'année.
04:59Avec aussi, je vois le déploiement d'un programme d'accompagnement, un webinaire d'acculturation.
05:04Ça veut dire qu'il y a encore besoin de faire tout ça auprès, notamment des dirigeants de PME et
05:09de TI ?
05:09Ils se posent beaucoup de questions sur la façon dont ils peuvent utiliser l'IA ?
05:12Complètement. Et d'ailleurs, ils ont raison, parce que beaucoup de productivité à la clé, mais pas mal de risques.
05:17Et donc, c'est essentiel de les accompagner pour saisir les opportunités de l'IA, mais tout en maîtrisant les
05:24risques.
05:25Alors, on l'a compris, vous parlez d'une volonté de pragmatisme, d'efficacité, et donc de création de valeur.
05:35Comment vous conciliez cette idée de durabilité et la création de valeur, si on rentre un peu plus dans le
05:40détail ?
05:41Pour nous, les deux vont ensemble, vont de pair.
05:44En fait, on priorise des objectifs extra-financiers parce qu'ils sont matériels, parce qu'ils sont pertinents,
05:49et parce que c'est ceux qui vont aussi créer le plus de valeur ou permettre le plus de résilience.
05:54Et j'ai un indicateur, on a pas mal, déjà, on mesure beaucoup, parce que c'est essentiel pour tout
06:00ce qui s'améliore, se mesure.
06:03Oui, il faut un audit de départ, et ça donne même un objectif aux entreprises.
06:07Exactement, et elles aiment justement se comparer, voir leur évolution.
06:10Alors, il y a deux indicateurs intéressants.
06:12La note moyenne de notre portefeuille en matière d'ESG, c'est 76 sur 100, en progression de deux points,
06:17avec des notes qui vont de 39 à 94,
06:20puisque justement, c'est pas que le point de départ qui est intéressant, c'est vraiment la trajectoire.
06:24Et un autre point que je trouve intéressant, c'est que quand on regarde nos six dernières sorties où on
06:30était actionnaires de référence,
06:31on a obtenu une performance financière en moyenne de 2, c'est-à-dire qu'on a mis 1 euro,
06:37on a obtenu 2 euros à la sortie en moyenne,
06:39et la progression ESG de ces mêmes entreprises a été en moyenne de 30%.
06:44Donc ça, ça montre bien qu'en fait, la progression financière et extra-financière peuvent aller de pair.
06:51Et alors, si on regarde d'une manière générale les entreprises que vous accompagnez depuis plusieurs années,
06:56au sein de ce portefeuille Capzab, moi je vois un certain nombre de chiffres, vous allez pouvoir en donner d
07:00'autres,
07:00mais par exemple, 8 entreprises sur 10, 81% des entreprises qui disposent des normes d'un plan de réduction
07:06des émissions,
07:07celles qui ont mis en place une politique diversité et inclusion,
07:09vous les voyez évoluer en quelque sorte, ces entreprises que vous accompagnez ?
07:13Oui, tout à fait, on les voit évoluer, et je pense que ce qui est essentiel pour qu'elles évoluent,
07:17c'est ce qu'on se disait, c'est mettre des objectifs au début pertinents, et nous ce qu'on
07:20leur apporte.
07:21On a une équipe ESG composée de 4 personnes à mes côtés,
07:26on met un budget dédié, dont j'ai parlé, pour financer les actions RSE dans les entreprises,
07:31et ça, ça leur permet d'évoluer concrètement,
07:33et c'est aussi ça l'élément clé du pragmatisme,
07:36et qui permet ces évolutions qu'on constate dans le temps.
07:39Alors, on va parler de ces trophées,
07:40il y a à la fois les trophées Durabilité Impact,
07:43qui en sont à la quatrième édition,
07:45et puis le prix Étoile Verte qui est ouvert pour la première fois.
07:48D'abord, ces trophées Durabilité Impact, pourquoi vous les avez créés ?
07:52On les a créés en 2023, parce qu'on a voulu transformer un exercice de reporting,
07:58en fait, en un événement un peu réjouissant,
08:00où on met en avant les dirigeants,
08:02où on leur permet de partager les bonnes pratiques,
08:04et de voir à la fois les meilleures pratiques et les progressions,
08:08donc c'est pour ça qu'on l'a créé.
08:09Oui, avec un certain nombre de lauréats de cette édition 2026,
08:13je vais en créer quelques-uns,
08:15Meilleur emprunte ESG One Point Assess First,
08:17Meilleur emprunte ESG Région Aziz,
08:19Meilleure progression ESG Avignon Ceramique,
08:21je ne peux pas tous les citer,
08:23parce que je voudrais qu'on termine, il nous reste une minute trente,
08:25pour parler de ce prix Étoile Verte.
08:27La nouveauté, c'est quoi ?
08:28C'est qu'il est ouvert à d'autres,
08:31pas forcément les entreprises du Portereuil Capça, c'est ça ?
08:33Tout à fait.
08:34On a souhaité, vu que cette initiative fonctionne bien,
08:37on a vu l'émulation que ça crée auprès des dirigeants,
08:40leur envie justement en ressortant de mettre en place
08:44des initiatives qu'ils ont vues à travers d'autres dirigeants,
08:48on s'est dit que ça valait le coup de l'élargir
08:50et de l'ouvrir à toutes les PME-ETI de plus de 20 salariés
08:53à travers un appel à candidature,
08:56et aussi on a mis en place un jury de 9 personnes engagées
08:59qui permettent d'évaluer ces candidatures
09:02et de déterminer le lauréat.
09:03Alors on va recevoir, parce qu'on est partenaire de ce prix Étoile Verte,
09:06le lauréat évidemment, et aussi les nommés.
09:09Un mot du lauréat, c'est Simplicity,
09:12alors c'est une entreprise à mission, je crois.
09:14Qu'est-ce qu'elle a de particulier ?
09:15Pourquoi elle a été choisie ?
09:17C'est une entreprise qui propose des solutions
09:20pour les collectivités, en fait,
09:22qui permet d'accélérer la Smart City
09:25et notamment leur performance environnementale.
09:28Et on va recevoir Simplicity
09:29et d'autres nommés de ce prix Étoile Verte,
09:33Capza, dont Bismarck est partenaire.
09:36Merci beaucoup.
09:36Aurore Gaufre, à bientôt dans Smart Impact,
09:40puisqu'on va continuer comme ça au fil des semaines
09:43de faire vivre ce prix.
09:45On passe à notre rubrique Tous Lobbyistes,
09:47tout de suite avec Luz Gramont et son invité.
09:55Je vous présente tout de suite mes invités Tous Lobbyistes.
09:58C'est notre rubrique avec Luz Gramont.
10:00Bonjour.
10:00Bonjour.
10:02Heureux de vous retrouver sur ce plateau
10:03cofondatrice de Green Lobby, Yvan Chaleil.
10:05Bonjour.
10:05Bonjour.
10:05Le président du directoire de l'ANEF
10:07que vous allez nous présenter.
10:09C'est une coopérative, c'est ça ?
10:10Une banque coopérative ?
10:11Comment on peut présenter l'ANEF ?
10:13C'est une banque éthique.
10:14Donc c'est la première et la seule banque éthique en France.
10:17Et on pourra détailler un petit peu ce que c'est que l'éthique.
10:19Mais en gros, c'est vraiment de faire de la banque différemment.
10:22Et nous sommes autonomes et indépendants depuis maintenant 2024
10:26et donc avec pas mal d'actualité.
10:28Avec une dimension coopérative ou pas du tout ?
10:30Tout à fait.
10:31Nous sommes une coopérative depuis près de 40 ans,
10:33donc détenue par ses 50 000 sociétaires aujourd'hui.
10:37Ok.
10:37En quelques mots, Luz, même si vous venez régulièrement dans l'émission,
10:40présentez-nous Green Lobby.
10:41Et puis le principe de Tous Lobbyistes peut-être, en quelques mots.
10:44Le principe de Tous Lobbyistes, c'est de rendre accessible le lobbying à tout le monde.
10:50Aujourd'hui, le lobbying, c'est un privilège, un jeu d'argent.
10:54Et ceux qui ont le pouvoir sont ceux qui peuvent se payer des prestations,
10:59de cabinets d'affaires publiques ou des chargés d'affaires publiques à l'interne.
11:05Or, le lobbying qui consiste, qui en soi n'est pas, est plutôt utile pour les décideurs politiques,
11:12c'est présenter les intérêts de chaque parti dans la société civile,
11:17parmi les entreprises, parmi les citoyens.
11:18Mais ce lobbying n'est pas accessible à tout un tas d'entreprises,
11:22petites, moyennes, des collectifs et des associations.
11:26Et l'idée, c'est de démocratiser et de rendre accessible
11:29pour rééquilibrer un peu ce rapport de force.
11:31– Et donc, c'est ce que Green Lobby propose ?
11:33– Exactement.
11:34– Vous invitez souvent des associations, d'ailleurs, dans notre rubrique commune.
11:40Banque éthique, c'est vrai que quand on entend ces deux mots associés,
11:42on se dit qu'il y a quand même peut-être un petit souci.
11:44Il ne devrait pas, d'ailleurs.
11:46– Ça peut faire penser à un oxymore, peut-être ?
11:47– Oui, c'est ça.
11:48Deux mots contradictoires qu'on associe dans une même expression.
11:51– Tout à fait.
11:52Eh bien, effectivement, depuis 40 ans,
11:54on essaye de faire de la banque autrement,
11:56c'est-à-dire de mettre l'argent à sa juste place.
11:59Et c'est vrai que souvent, on se pose la question,
12:03ou vous pourriez vous poser la question,
12:04de qu'est-ce qui est fait de mon argent ?
12:06Quand je le confie à la banque, qu'est-ce qui est fait ?
12:08Est-ce qu'il dort en attendant que je le récupère ?
12:11Eh non, il est placé, il investit, il fait plusieurs fois le tour du monde.
12:15Et aujourd'hui, dans les banques dites classiques, donc non éthiques,
12:20cet argent, on ne peut pas le tracer.
12:21Et il finance tout et n'importe quoi,
12:24et notamment des activités qu'on peut considérer comme nocives pour la planète,
12:28pour l'habitabilité de la planète, pour notre société.
12:32Et à la différence, une banque éthique, c'est vraiment le circuit court de l'argent,
12:35c'est-à-dire qu'on collecte de l'épargne auprès des citoyens,
12:38et en toute transparence, on leur dit ce qui est fait avec cet argent.
12:42Et on le prête à des centres de santé, là où il n'y a plus de médecins dans le
12:48village,
12:49à un magasin biologique pour avoir des produits de santé, pour la rénovation d'une école.
12:54Et c'est vrai que la banque éthique repose sur quatre piliers,
12:59donc ce circuit court de l'argent qui fait que n'importe qui peut comprendre
13:02ce qui est fait de cet argent, sans spéculation.
13:05La transparence dans les financements, on vous dit de façon publique
13:08tout ce qui est fait avec l'argent qui est prêté.
13:11Évidemment, on ne finance qu'une certaine économie réelle,
13:14que des projets sociaux, culturels ou écologiques,
13:17et le tout avec des principes coopératifs, comme vous l'avez mentionné juste avant.
13:22Qu'ils ont aux clients ? Est-ce que c'est une banque qui est un peu
13:26pour des privilégiés qui décident de s'engager ?
13:29Alors, il y a des privilégiés qui décident de s'engager,
13:32mais il y a vraiment tout un public au niveau de la NEF aujourd'hui.
13:34On a presque, je vous disais, 50 000 sociétaires
13:36et un peu plus de 100 000 clients aujourd'hui, de 18 à 80 ans.
13:41Et on a effectivement des épargnants qui ont surtout envie de savoir
13:46ce qui est fait de leur argent.
13:47Et donc, au-delà de la question de la rémunération,
13:49ils ont vraiment envie d'être des consom-acteurs.
13:52Et à côté de cela, des entrepreneurs qui souhaitent emprunter,
13:56qui en l'occurrence empruntent à des taux tout à fait similaires
13:59à ce qu'ils pourraient avoir dans des banques classiques,
14:01sauf qu'ils font ça avec des professionnels qui connaissent du coup leur secteur
14:05et qui les accompagnent tout au long de leur projet.
14:07Votre avis, Luz Gramont, sur le rôle de la finance
14:11ou de la banque dans les transitions dont on parle ici ?
14:13La banque, la finance, c'est le nerf de la guerre.
14:17Donc, c'est éminemment stratégique de savoir ce qu'on finance
14:21et ce qu'on ne finance pas.
14:22Ça permet de maîtriser ce qu'on produit.
14:24Ça permet de donner de la valeur au territoire
14:29et de remettre du moyen terme,
14:33là où le court terme et la spéculation
14:35empêchent le développement de projets
14:39et réellement l'innovation des entreprises.
14:43Aujourd'hui, on a besoin de souveraineté économique
14:45et ça se passe dans des projets
14:49qui ne sont pas forcément dans le court-termisme
14:56mais dans les territoires où on en a le plus besoin.
14:59On a besoin de rénover les écoles,
15:01on a besoin d'épiceries,
15:02on a besoin pour notre autonomie alimentaire,
15:06énergétique, notre souveraineté.
15:08On a besoin de relancer certaines industries.
15:11Donc, c'est absolument essentiel
15:13et pour l'instant, on considère que c'est un petit peu technique,
15:16c'est très flou, que ça ne concerne pas le citoyen,
15:20ça concerne éminemment le citoyen.
15:22C'est presque un choix de modèle économique dont on parle.
15:25C'est pas seulement se donner bonne conscience en investissant.
15:27C'est un choix de modèle économique
15:28et c'est un choix éminemment démocratique
15:31qui est susceptible de relancer l'économie française et européenne.
15:38Donc, on est là sur un objectif vital
15:43pour protéger nos industries,
15:46pour protéger notre activité économique.
15:49Il est essentiel que le citoyen
15:52ne se sente pas un peu impressionné
15:54et qu'on ne se dise pas
15:55que c'est une boîte noire totale
15:57sur laquelle on n'a pas de prise.
16:00Et puis, il n'y a pas d'autre solution
16:01que de mettre sur la bulle spéculative.
16:04Ici, il y a vraiment d'autres solutions.
16:05Et elles marchent.
16:06Et elles sont plus robustes, en réalité.
16:08Ce type de banque et ce type d'investissement
16:12supportent mieux les crises.
16:13C'est maintenant avéré.
16:15Vous le disiez tout à l'heure,
16:17Yvan Chalaï,
16:18l'ANEF est indépendante depuis deux ans, c'est ça ?
16:21Oui, c'est ça.
16:22Ça a été compliqué ?
16:24Ça a été un combat ?
16:25Comment ça s'est passé ?
16:26Oui, alors c'est vrai que sur 40 ans d'existence,
16:28deux ans d'indépendance, ça paraît peu.
16:30C'est vrai que nous étions depuis le début une coopérative,
16:32mais les mécanismes bancaires à l'œuvre en France
16:34font qu'être une petite banque, ce n'est pas vraiment la norme.
16:38Et depuis la fin des années 80,
16:40la financiarisation de l'économie a aussi été,
16:44il y a eu en parallèle, vraiment une concentration
16:46dans le système bancaire.
16:48Et finalement, indirectement,
16:50l'ANEF s'est retrouvée adossée, comme on dit,
16:52à un grand groupe bancaire.
16:53Et donc, c'est-à-dire, au fur et à mesure,
16:55les règles de ces grands groupes bancaires
16:57font que vous devenez petit à petit
16:59une banque comme les autres.
17:01Et le projet de l'ANEF, qui date des années 80,
17:04ce n'était surtout pas d'être une banque comme les autres.
17:06Donc, vous étiez obligé d'évoluer vers une banque comme les autres.
17:09En tout cas, en bagarre permanente.
17:11Tout à fait.
17:12Et donc, c'est vrai que pour préserver le projet
17:15qui est vraiment que l'argent relie les êtres humains,
17:18que l'argent soit à sa juste place
17:19et que la banque soit un outil au service de la société,
17:22il a fallu qu'on fasse ce pas de côté.
17:24C'était évidemment un pas un peu long,
17:26puisque les régulateurs bancaires
17:28ne sont pas spécialement enclins
17:30à accueillir des nouvelles petites banques,
17:32qui plus est éthiques,
17:34donc avec des pratiques en plus un petit peu différentes,
17:36qu'on qualifie nous de vertueuses.
17:39Et c'est vrai que là, ce qui a fait la différence pour nous,
17:41c'est qu'on est allé voir le régulateur
17:44avec un dossier,
17:45mais ce dossier, on l'a appuyé du fait
17:47qu'on allait lever des fonds auprès des citoyens.
17:50On s'est engagé à dire qu'il y aurait des citoyens
17:52qui seraient derrière nous
17:53pour qu'existe une banque éthique,
17:55que c'était vraiment indispensable à notre société.
17:57On avait dit qu'on lèverait 25 millions d'euros de capital en trois ans,
18:01on l'a levée en deux ans,
18:02et c'est vrai que ça a été sûrement l'effet déclencheur,
18:04puisque finalement, cette banque citoyenne a vu le jour
18:07grâce au financement des citoyens.
18:09Quel rôle vous avez joué, Luise Gramont,
18:10dans ce plaidoyer, en quelque sorte,
18:12et quelles leçons vous en tirez ?
18:16Écoutez, c'est vrai que sur le papier,
18:17c'était David contre Goliath,
18:19et en réalité, David a fait valoir
18:21des arguments tout à fait tangibles.
18:23Le premier argument, comme Ivan vient de l'expliquer,
18:26c'est les citoyens.
18:27Donc 6 000 personnes qui s'engagent,
18:30des millions de...
18:32Parce que, en fait, ces citoyens,
18:34ils sont absolument ravis de cette banque.
18:36Ce n'est pas un guichet,
18:37comme on a l'habitude,
18:38avec des chats,
18:40on ne peut plus parler à son conseiller,
18:42là, les conseillers,
18:42ils vont voir les projets,
18:44ils les connaissent,
18:45et ça rend très robuste.
18:46Et là, je passe sur le deuxième argument,
18:48qui est un argument économique,
18:50qui, effectivement,
18:51les décideurs politiques,
18:52qu'on a contactés très largement,
18:53on a contacté les autorités,
18:56qui décident administratives,
18:58mais bien sûr,
18:59on a contacté les cabinets ministériels,
19:03et puis tout un large panel de députés
19:06sur tous les bancs.
19:07Parce qu'il fallait faire,
19:09si j'ai bien compris,
19:10évoluer la réglementation, c'est ça ?
19:12Oui, tout à fait.
19:12C'était l'autorité indépendante
19:14qui devait donner son accord.
19:16Donc c'est une décision administrative,
19:18et c'est dans le monde feutré de la finance,
19:20c'est tout à fait atypique,
19:22ils sont les seuls et les premiers,
19:24ils ont réussi ce tour de force,
19:26parce qu'on a su convaincre,
19:28politiquement,
19:29que ça tenait la route,
19:31que c'était robuste économiquement,
19:33que les citoyens qui étaient à cette banque,
19:37il y avait un souhait des citoyens
19:39d'être plus proche de leur banque,
19:41d'avoir réellement une banque
19:42qui financent l'utilité du territoire,
19:45l'utilité de leurs emplois,
19:47avec des créations d'emplois,
19:49des entreprises, etc.
19:51Donc ça a été très solide.
19:53Il y a des exemples à l'étranger
19:55qu'on voudrait d'ailleurs porter
19:57pour les présidentielles,
19:58mais ça sera peut-être la question d'après.
20:02Et donc le législateur, le régulateur,
20:05s'est laissé convaincre.
20:06On va effectivement parler de la présidentielle
20:08dans un instant,
20:09mais un mot peut-être sur
20:11à quel point vous êtes à contre-courant
20:12parce que le monde bancaire
20:15est plutôt en train de se concentrer
20:17et de fermer un certain nombre d'agences.
20:20Vous n'êtes pas dans cette logique-là, vous ?
20:21Tout à fait.
20:22On est effectivement complètement à l'inverse.
20:24Alors déjà, sur la concentration bancaire,
20:26les quelques banques encore indépendantes
20:28qui existent sont des petites banques privées
20:30et il y en a de moins en moins
20:31et en tout cas pas de nouvelles qui se créent.
20:33Donc avoir un nouvel agrément en France,
20:35c'était vraiment David contre Goliath,
20:37comme disait Luce à l'instant.
20:38Donc ça, c'était une première victoire
20:41et c'est vrai que pour nous,
20:42il y a vraiment cette ambition
20:44de montrer qu'on peut faire différemment.
20:46On peut être rentable,
20:48on peut être tout à fait conforme
20:50à la réglementation,
20:51mais vraiment avoir une action éthique
20:54et notamment cette action éthique,
20:55elle doit se montrer sur les territoires.
20:57Et c'est vrai que là où on ferme
20:59des centaines d'agences chaque année,
21:01l'ANEF a développé un concept
21:03de banquier itinérant
21:04où on a plutôt des personnels
21:06un petit peu partout en France
21:07et qui vont rencontrer
21:09les porteurs de projets,
21:10ce qui d'ailleurs est une très bonne façon
21:11de diminuer le risque
21:12dont on parlait tout à l'heure.
21:14Quand vous allez voir un projet
21:15sur le lieu,
21:16vous comprenez beaucoup plus de choses
21:18qu'un simple dossier
21:19et des tableaux Excel.
21:20Et c'est vrai que cette notion
21:22de lien au territoire,
21:23pour nous,
21:24c'est essentiel
21:24et notre développement
21:25et notre indépendance
21:26va nous permettre
21:27d'être encore plus présents
21:29au territoire.
21:29Qu'est-ce que vous attendez ?
21:31Il nous reste une minute trente,
21:32il faut aller très vite
21:32de la présidentielle Luce Gramont ?
21:35Dans ce domaine particulier ?
21:36Dans ce domaine particulier,
21:37de mettre en avant
21:38la souveraineté,
21:40de mettre en avant
21:40le dynamisme des territoires.
21:42Et je prendrais un exemple
21:43aux Etats-Unis,
21:44dans les années 70,
21:46qui est le temple du capitalisme,
21:48il y a une loi bancaire
21:50qui a obligé les banques
21:51à réinvestir leurs collectes,
21:55les fonds,
21:55sur le territoire.
21:57Voilà.
21:57Donc je pense qu'on peut
21:58vraiment s'inspirer
22:00de ceux-là
22:01parce que ça crée
22:02une boucle vertueuse
22:04économiquement
22:04et puis ça répond
22:06aux attentes
22:06de nos besoins
22:07pour les enjeux
22:08du 21ème siècle.
22:09Allez, une mesure
22:10que vous attendez ?
22:11Oui, peut-être en 2008,
22:12il y a eu cette crise financière,
22:13on a sauvé les banques
22:14et on a oublié
22:15de mettre des contreparties.
22:16La demande que nous,
22:18on fait,
22:18c'est de mettre
22:18de la transparence
22:20dans tous les financements
22:21et des engagements,
22:22évidemment,
22:23pour financer l'économie réelle,
22:24mais pas n'importe quelle
22:25économie réelle,
22:26celle qui est en lien
22:26avec l'économie sociale
22:27et solidaire,
22:28donc qui soigne
22:29la société.
22:30Merci beaucoup
22:30à tous les deux
22:31et à bientôt
22:32sur Be Smart for Change.
22:34On passe tout de suite
22:35à notre rubrique
22:36Smart Ideas.
22:42Smart Ideas,
22:43la bonne idée du jour,
22:44elle est signée
22:45Vanessa Duchâtel.
22:46Bonjour.
22:47Bonjour.
22:47Bienvenue,
22:47vous êtes la cofondatrice
22:48de Scolavie,
22:49c'est une association
22:50que vous avez créée
22:51en 2019.
22:51Avec quelle idée ?
22:52Racontez-moi.
22:53Avec une idée très simple
22:55qui est celle de placer
22:56ce qu'on appelle
22:56les compétences psychosociales
22:58au cœur du système éducatif
23:00en France.
23:01C'est quoi les compétences
23:02psychosociales ?
23:03C'est vrai que c'est un terme
23:04qui est peu connu,
23:04mais en fait que tout le monde
23:06a et côtoie au quotidien.
23:09Une définition très simple,
23:10c'est de dire que c'est
23:10les compétences qui vont nous aider
23:12à traverser les défis de notre vie.
23:14Parmi elles,
23:15on va trouver le fait
23:16d'avoir confiance en soi,
23:17le fait de connaître
23:18ses émotions,
23:19de pouvoir les réguler,
23:20le fait de savoir communiquer
23:21de façon constructive,
23:22de savoir coopérer avec les autres,
23:24de savoir résoudre des conflits.
23:25En fait,
23:25c'est un ensemble
23:26de 20 compétences
23:27dans lesquelles on va trouver
23:28une famille de compétences cognitives,
23:30donc tout ce qui est attenant
23:31à la connaissance de soi,
23:32à la maîtrise de soi,
23:33des compétences émotionnelles,
23:35donc là on va être plutôt
23:36de l'ordre des émotions
23:38et du stress,
23:38et puis des compétences sociales,
23:40de l'ordre de nos relations
23:41avec les autres.
23:42Et en fait,
23:42la recherche nous montre
23:43depuis une cinquantaine d'années
23:44que ces compétences-là,
23:45elles ont un impact déterminant
23:47dans la trajectoire
23:48d'un enfant
23:49à différents égards.
23:51Oui, mais alors attendez,
23:52c'est passionnant,
23:53je me dis que c'est le rôle
23:54de la famille
23:57de donner ces compétences-là
23:58à ces enfants.
24:00Pourquoi c'est le rôle
24:00de l'école aussi ?
24:01Je crois que c'est le rôle
24:02de différents acteurs éducatifs
24:04au premier rang desquels,
24:05effectivement,
24:06la famille et l'école.
24:08Nous, il se trouve
24:08que chez Scolavie,
24:09l'association que j'ai cofondée
24:11avec Laure Reynaud
24:11il y a 7 ans,
24:13on a choisi de s'adresser
24:14à l'école
24:14parce qu'il y a des professionnels
24:16dans l'école
24:17dont l'impact sur la trajectoire
24:18des enfants
24:19est lui aussi très documenté.
24:20Et donc c'est extrêmement intéressant
24:22de s'occuper
24:23de ceux qui s'occupent
24:24des enfants.
24:25Donc nous, on forme
24:26et on outille
24:27les professionnels
24:28de l'éducation
24:28pour qu'ils sachent développer
24:30ces compétences-là
24:31chez eux
24:31et chez les jeunes
24:33dont ils s'occupent
24:34au quotidien.
24:35Pour les familles,
24:36pour l'instant,
24:36on est plutôt sur des actions
24:37de l'ordre de la sensibilisation,
24:39typiquement ce qu'on fait
24:39ce matin ensemble,
24:41pour petit à petit
24:42faire connaître
24:43ces compétences-là.
24:44Mais je suis d'accord
24:45avec vous,
24:45l'enjeu c'est vraiment
24:46qu'elles rentrent
24:47en fait dans notre culture
24:48en France
24:48et dans notre manière
24:49d'éduquer
24:50et d'accompagner les enfants,
24:51qu'on soit un parent,
24:53qu'on soit un enseignant
24:53de physique en seconde
24:54ou un animateur
24:56du périscolaire
24:57ou dans une structure
24:58de vacances.
24:59On est plutôt en retard
25:00par rapport à d'autres pays
25:01européens
25:02ou internationaux ?
25:03Oui, on est en retard
25:04par rapport à certains pays,
25:05on est en avance
25:06par rapport à d'autres,
25:07si on a envie de voir
25:07le côté positif.
25:08Oui, oui, on peut voir
25:08le côté de la moitié.
25:09Mais effectivement,
25:10il y a certains pays
25:10qui sont leaders
25:11sur le sujet,
25:12les pays anglophones notamment
25:13en Angleterre,
25:14en Amérique du Nord
25:15et les pays d'Europe du Nord
25:16également,
25:17dans lesquels en fait
25:20intégrer dans le système
25:21et donc pleinement intégrer
25:23dans le système,
25:23ça veut dire que
25:24ça fait partie de la formation
25:26des professionnels par exemple,
25:27c'est vraiment intégrer
25:28dans les programmes
25:29et intégrer dans les programmes,
25:30ça ne veut pas dire
25:31qu'il y a un cours à part
25:32sur ces compétences-là,
25:33ça veut dire qu'on apprend
25:35à donner,
25:35je prenais l'exemple
25:36d'un prof de physique
25:37en seconde,
25:37on apprend à donner
25:38un cours de physique,
25:39on apprend à lire
25:40à un enfant en maternelle
25:41d'une manière
25:42qui va être efficace aussi
25:44pour le développement
25:45de la confiance en soi,
25:46de la coopération, etc.
25:48Vous accompagnez
25:48plusieurs dizaines
25:49d'établissements déjà ?
25:51Ah oui, beaucoup plus,
25:52on a formé 25 000 professionnels
25:54depuis le début
25:55pour un impact
25:55sur un million et demi
25:56d'enfants à peu près.
25:58Et donc vous mesurez
25:59justement l'impact positif
26:01de ces formations ?
26:02Oui, la mesure d'impact
26:03elle est intégrée
26:04dans notre travail
26:04chez Scolavie,
26:05on produit un rapport
26:06chaque année
26:07et on étudie notre impact
26:08à la fois chez les adultes
26:10et chez les enfants.
26:11L'impact il est
26:12de plusieurs ordres,
26:13il y en a un qui est
26:13de l'ordre du climat scolaire
26:15et du bien-être,
26:15donc on observe petit à petit
26:17que petits et grands
26:17développent leur régulation
26:19du stress,
26:20que le climat scolaire
26:21collectif est plus apaisé
26:22et puis il faut souligner
26:24aussi l'impact,
26:25il est du point de vue
26:25de la réussite.
26:26En fait,
26:27les compétences psychosociales,
26:28elles ne sont pas du tout
26:29opposées à l'acquisition
26:31des fondamentaux
26:31et à la réussite,
26:32elles sont au contraire
26:33un de leurs leviers
26:34de développement.
26:35Donc un enfant,
26:37plus il a confiance en lui,
26:38plus il peut gérer son stress,
26:40plus il peut demander
26:40de l'aide quand c'est difficile,
26:42demander de l'aide
26:42c'est une compétence
26:43psychosociale,
26:44et bien mieux il va rentrer
26:44dans les apprentissages
26:45et mieux il va réussir
26:47à l'école.
26:47C'est un peu comme
26:48les deux jambes
26:49d'un individu
26:50et nous,
26:50avec Scolavie
26:51et avec beaucoup
26:52d'autres acteurs autour,
26:53on essaye d'ériger
26:54cette deuxième jambe
26:55de notre système éducatif.
26:56Est-ce que ce n'est pas aussi
26:57ce que demandent
26:58de plus en plus
26:58des entreprises ?
26:59C'est-à-dire que
27:00pas seulement un diplôme
27:01mais aussi des aptitudes,
27:04un savoir-être ?
27:05Oui, tout à fait.
27:07Dans le monde de l'entreprise,
27:07on va parler plutôt
27:08des soft skills
27:09qui ressemblent beaucoup
27:10d'ailleurs aux compétences
27:10psychosociales.
27:11la grosse différence
27:12c'est le fait
27:12d'être adossé
27:13à la recherche
27:13pour les CPS
27:16et effectivement
27:17à l'heure
27:17de l'intelligence artificielle
27:18mais même avant
27:20ça apparaissait déjà
27:21à quel point
27:21ces compétences-là
27:22sont déterminantes
27:23dans le monde du travail
27:25et j'ai envie de dire
27:26dans la vie ensemble
27:28et en société
27:29de façon générale.
27:31Mais je crois
27:31qu'à l'heure de l'IA
27:32il y a de toute façon
27:33une transformation
27:34qui se joue
27:35dans le monde professionnel
27:36et dans le monde éducatif
27:37qui rend encore plus fondamentales
27:39ces compétences-là.
27:40Nos enfants
27:41encore plus que nous
27:42ils vont avoir besoin
27:43de savoir
27:44comment échanger
27:45comment être créatifs
27:46comment être résilients
27:47ensemble.
27:48Merci beaucoup
27:49Vanessa Duchatel
27:50et bon vent
27:50à Scolavi.
27:51Voilà c'est la fin
27:52de ce Smart Impact
27:54je vous dis
27:54à très vite
27:55sur l'antenne
27:57de Be Smart for Change
27:58la chaîne
27:59des audacieuses
28:00et des audacieux.
28:00Salut !