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Mardi 27 octobre 2026, retrouvez Raphaël Masbou (directeur et cofondateur, Lokki), François Agache (Directeur Général Développement et Opérations, Apsys) et Thomas Delhon (Cofondateur et président, Radiant) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:01Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de
00:13notre économie.
00:14Et voici le sommet. Mon invité c'est François Agache, le directeur général développement et opérations d'Apsis.
00:21C'est une foncière immobilière, un promoteur qui conçoit des quartiers bas carbone.
00:25Il nous emmènera notamment visiter Canopia à Bordeaux.
00:29Dans notre rubrique Transitions urbaines avec Alexandre Hervaud, on vous présente comme chaque mois une ville et une entreprise qu
00:35'il a choisi pour le dynamisme de son écosystème.
00:38Aujourd'hui c'est Radiant qui invente le business de la chaleur solaire au Mans.
00:43Et puis dans notre rubrique Smart Ideas, je vous présenterai Loki et sa plateforme de location d'équipement du vélo
00:50à l'outdoor en passant par le bricolage et l'événementiel.
00:53Vous avez le programme, c'est parti, c'est Smart Impact.
01:02L'invité de ce Smart Impact c'est François Agache, bonjour.
01:06Bonjour.
01:06Bienvenue, vous êtes le directeur général développement et opérations d'Apsis.
01:09C'est une foncière immobilière, un promoteur qui conçoit des quartiers bas carbone.
01:14Alors spécialiste des opérations urbaines mixtes, qu'est-ce que ça signifie précisément ?
01:19Ça recouvre pas mal de choses finalement parce qu'Apsis vient plutôt du domaine du commerce, on y reviendra peut
01:27-être, mais on est bien connu pour avoir développé le centre commercial Beaugrenelle à Paris 15ème.
01:33Et considérant que finalement la ville, elle est composée de tous les éléments de programme, comme on dit dans notre
01:39jargon, la ville que ce soit du logement, des hôtels, des bureaux pour travailler, des commerces en pied d'immeuble.
01:44C'est ça qui façonne la ville aujourd'hui et donc donne lieu à des projets qui sont de plus
01:48en plus mixtes.
01:49D'accord, donc vous êtes sorti d'une spécialisation en quelque sorte plutôt centres commerciaux, commerces, pour aller vers des
01:56opérations plus larges, c'est ça ?
01:58Et en considérant justement que l'immobilier va de plus en plus se tourner vers le client final, le visiteur
02:04final, que ce soit même dans l'hôtellerie, le bureau, la façon de travailler, le logement, la façon d'habiter.
02:11Et finalement, on a peut-être trop eu tendance à se concentrer sur le contenant et moins l'exploitation de
02:18le contenu, l'usage final.
02:20Et finalement, quand on vient du commerce, on s'est toujours adressé à ce client final.
02:23Et nous, on vient mettre cette façon de concevoir nos quartiers, nos bâtiments, justement au cœur de nos projets mixtes.
02:28Quelques chiffres, fin 2025, vous annonciez 31 sites valorisés à 5 milliards d'euros sous gestion, 16 actifs en portefeuille
02:35foncière et plus de 350 collaborateurs en France et en Pologne.
02:38Bon, petite question de curieux, pourquoi la Pologne ? C'est quoi vos activités là-bas ?
02:42En fait, tout a commencé il y a 30 ans, donc en 1996, APSIS a été fondé par notre président
02:47Maurice Mancet en Pologne.
02:48Pourquoi la Pologne ? Parce qu'à cette époque, notre président Maurice, qui justement vient de la matière commerciale, s
02:56'est construit autour de la matière commerciale,
02:57était empêché de faire son métier parce qu'il y avait une loi, la loi dite Raffarin, à l'époque,
03:02qui empêchait tout développement de surface de commerce en France,
03:05en considérant que le territoire était déjà bien équipé, notamment en centres commerciaux de périphérie et qu'il y avait
03:13un besoin de freiner un peu ce développement.
03:15En Pologne, on sortait de l'ère soviétique après la chute du mur de Berlin et ce qui a donné
03:21une soie finalement de rattrapage de cette population
03:26qui a toujours été tournée finalement très vers l'Europe et donc c'est pour cela que notre président Maurice
03:32Mancet s'est tourné vers la Pologne pour d'abord commencer.
03:35Donc on a fait nos premiers projets de commerce d'abord là-bas.
03:39On est bien connus pour avoir développé un site qui s'appelle Manufactura, une ancienne usine de textile, donc le
03:45textile qui a beaucoup souffert dans les années 80
03:47et qui a donné un grand projet de transformation de 200 000 m² autour évidemment du commerce à l'époque.
03:53On y retrouve un musée, des hôtels et c'est maintenant finalement un centre-ville, un nouveau cœur de ville
04:00qu'on a recréé autour de ce site.
04:01Alors la dimension bas carbone évidemment, on va en parler longuement dans ce Smart Impact, elle intervient, elle apparaît quand
04:07en fait dans l'histoire d'Apsis ?
04:09Est-ce que c'est récent ? A quel point c'est récent ?
04:12Justement, je pense que c'est... Alors il y a 30 ans, donc à 30 ans, il y a 30
04:16ans évidemment on en parlait un peu moins.
04:16C'était des mots qu'on n'en connaît pas.
04:18Mais on a toujours eu cette fibre qui est de faire avec le déjà-là.
04:22Je pense qu'aujourd'hui, on le voit de plus en plus, les projets vont de plus en plus le
04:27faire avec l'existant.
04:29Et justement j'en parlais, donc Manufactura à Lotz, c'est déjà un existant qu'on a transformé, on a
04:34conservé les façades, qu'on a restauré brique par brique.
04:37Donc il y a déjà eu cette fibre finalement de faire avec le déjà-là depuis le départ.
04:41Des projets d'Apsis.
04:42On peut parler de Beaugrenelle qui était un site de commerce sous dalle à Paris 15e.
04:49Et on l'a complètement retransformé.
04:51On a toujours eu finalement, quand on regarde nos 30 ans de projet, c'est toujours des projets qui se
04:55sont reconstruits sur la notion de reconstruire la ville sur la ville.
04:58Et faire encore une fois avec le déjà-là.
05:00Alors il y a un bon exemple qui nous emmène à Bordeaux, c'est le quartier Canopia.
05:05Alors en quoi il est, alors c'est un quartier d'aujourd'hui, mais en quoi il est précurseur d
05:10'une certaine façon ?
05:11Est-ce qu'on peut appeler un quartier bas carbone ou un quartier résilient ?
05:14Il y a plein de termes différents qu'on peut employer.
05:17Justement, au-delà des mots, c'est un projet qui, déjà quand on parle de projet bas carbone, il faut
05:24d'abord se concentrer sur la localisation.
05:26Quand on regarde un bilan carbone dans nos métiers de l'immobilier, une grande partie des consommations est liée au
05:32déplacement.
05:33Donc ce qui va de plus en plus, quand on veut faire un projet qualitatif, se concentrer sur des sites
05:38qui sont connectés au transport en commun, au tramway, au bus.
05:43Donc déjà Bordeaux, à la sortie de la gare Saint-Jean, qui aujourd'hui est fréquentée par une trentaine de
05:48millions de visiteurs, et qui va devenir un grand hub métropolitain.
05:52Évidemment, on est déjà sur un site qui est très bien positionné.
05:55Ensuite, dans la conception, évidemment, on s'intéresse à tout ce qui est bioclimatique, l'enveloppe.
06:01Et sur un projet comme Canopia, on a recours à massivement de la pierre en façade.
06:07C'est d'abord aussi un respect du patrimoine bordelais, qui est considéré comme une ville de pierres.
06:12Et ensuite, on peut aussi citer des exemples de...
06:17On a démonté des façades pierre par pierre pour les numéroter, pour les remonter en place.
06:21Donc on a une bonne partie des façades qui sont réemployées.
06:24Donc voilà, ça passe aussi par ce type de sujet.
06:27Et puis pour finir, peut-être un exemple, on a imaginé sur ce projet un système de rafraîchissement et de
06:34chauffage urbain à partir d'un échange thermique avec la Garonne.
06:37C'est une première à l'échelle d'un quartier.
06:39Donc c'est finalement comme de la géothermie, mais à partir de l'eau d'un fleuve.
06:43C'est un peu ce qui se fait à Paris avec la Seine d'ailleurs, ça existe aussi.
06:46Alors ça existe, et on peut aussi citer quelques exemples à Marseille, avec la mer, mais ça n'a jamais
06:52été fait à l'échelle d'un quartier.
06:53Donc là, on parle de 70 000 m² développés sur 4 hectares.
06:57Donc c'est une première sur ce système-là.
06:59Et on atteint des taux de 2NR, comme on dit, de plus de 92%.
07:05Ça veut dire que le confort thermique, par exemple, on interrompt cet été, par exemple.
07:09Je connais bien Bordeaux et il y a fait très chaud.
07:11Il était meilleur, entre guillemets, dans ce quartier-là, grâce à ce système ?
07:15En tout cas, sur ces consommations qui vont permettre de rafraîchir les bâtiments,
07:19on est beaucoup plus vertueux que d'autres types de systèmes.
07:23On estime que, j'ai parlé de 92% pour ce système-là,
07:26les chauffages urbains, comme on a à Paris, sont en moyenne des taux de 2NR de 70%.
07:29Donc c'est assez exceptionnel.
07:31Ensuite, ça m'amène à un autre sujet, parce que là, on a parlé de rafraîchissement.
07:36C'est de plus en plus important, comme on a pu vivre avec des étés caniculaires comme aujourd'hui,
07:39de rafraîchir l'intérieur des bâtiments.
07:42Mais ensuite, il y a aussi les températures, ce qu'on appelle températures ressenties.
07:45Donc là, on a fait sur Canopia une étude avec une start-up qui s'appelle The Climate Company,
07:49qui avait déjà œuvré pour les JO en 2024 pour la place de Catalogne.
07:54Et on a fait la comparaison entre une rue intérieure,
07:58parce que dans le quartier de Canopia, on va développer aussi les rues,
08:01c'est des rues privées, et grâce à notre végétalisation,
08:04la plantation massive d'arbres, on parle de 600 arbres plantés,
08:07la végétalisation en façade, le choix des matériaux,
08:10on a pu arriver à un résultat exceptionnel,
08:13qui est de dire qu'entre une rue totalement minérale, non traitée,
08:16comme on peut avoir à Bordeaux, qui est une ville très minérale,
08:19et une rue intérieure de Canopia, on aura une différentielle de températures ressenties
08:23de plus de 10 degrés, ce qui est assez incroyable.
08:25Donc ce n'est pas de la magie, ça veut dire que quand il fera 36, 38,
08:29les températures moyennes seront de cet ordre-là.
08:32Mais vous savez, quand vous passez à côté d'un parc qui est rafraîchi,
08:34vous avez cet effet de ressenti.
08:36Et donc ça, c'est grâce aussi à cette conception qu'on a pu imaginer
08:40dès le départ sur ce projet de Canopia,
08:42qu'on a pu avoir ce type de résultat exceptionnel.
08:44– Et sur les choix, le réemploi des matériaux,
08:47je veux bien qu'on termine là-dessus, il nous reste une grosse minute.
08:50Effectivement, quand on se lance dans un nouveau projet,
08:53vous dites faire avec l'existant, on est dans cette logique-là ?
08:56– On est dans cette logique-là.
08:58Si vous passez à côté de Canopia, à côté de la gare Saint-Jean,
09:01vous tournez la tête, bon, évidemment, vous voyez une douzaine de rues,
09:03parce que c'est un projet énorme,
09:05et on parle peut-être du plus gros chantier actuellement
09:07d'immobilier privé sur le territoire français.
09:10Mais vous voyez aussi des façades qui sont maintenues en place
09:13avec des systèmes de, comme on appelle le buton,
09:15vous savez, c'est ces tirants qui permettent de maintenir en place
09:17des façades à côté du trottoir.
09:19Et comme je l'ai dit, pendant la période de déconstruction,
09:22on dit plutôt déconstruction-démolition,
09:24parce que vous allez voir, on a donc démonté,
09:27numéroté, pierre par pierre, ces façades
09:29que maintenant on va s'employer,
09:31qui est déjà en cours maintenant,
09:32puisqu'on est à près d'un an de l'ouverture,
09:34on est en train de monter, remonter ces façades.
09:38Voilà, on pourra passer sur la rue
09:39et se dire, ben voilà, cette façade a été maintenue en place,
09:42enfin, elle a été en tout cas réutilisée.
09:44Et donc, voilà, c'est des investissements aussi importants,
09:48parce qu'il y a aussi le débat de ce qui est le neuf,
09:50l'existant, les bilans économiques.
09:52Mais on considère que la valeur supplémentaire,
09:55et c'est aussi notre vision long terme,
09:57parce que comme on investit sur le long terme,
10:01on reste propriétaire de nos bâtiments,
10:03de nos quartiers comme Canopiard,
10:05c'est ça qui fait la valeur sur le long terme,
10:07d'avoir ce patrimoine aussi.
10:08Et donc, je pense que c'est cohérent
10:10avec les enjeux de transition climatique
10:12auxquels on doit tous faire face aujourd'hui.
10:14Merci beaucoup, François Gach,
10:16et à bientôt sur Be Smart for Change.
10:18On passe à notre rubrique Transitions urbaines,
10:20direction Le Mans,
10:22pour découvrir l'entreprise Radiant.
10:32Transitions urbaines, c'est un rendez-vous que vous connaissez maintenant
10:34dans Smart Impact, chaque mois avec Alexandre Hervaud.
10:37Bonjour Alexandre.
10:38Bonjour Thomas.
10:38Tout va bien ?
10:39Très bien.
10:40Alexandre, responsable éditorial du site Sans Transition.
10:43On choisit, on met en valeur une ville
10:45et une entreprise à impact prometteuse.
10:47Aujourd'hui, on part au Mans,
10:49ville choisie par Thomas Delon.
10:50Bonjour.
10:51Bonjour.
10:51Bienvenue, vous êtes le cofondateur,
10:53le président de Radiant.
10:54C'est une start-up qui est née dans l'univers du spatial.
10:57Votre objectif, remplacer le gaz des fours industriels
11:01par la chaleur du soleil.
11:03Alors, moi, j'entends ça, j'imagine des panneaux photovoltaïques.
11:06Ce n'est pas du tout ça.
11:06Comment ça fonctionne ?
11:08Alors, en effet, c'est vrai qu'on a tendance
11:09à beaucoup confondre les deux.
11:11Le panneau photovoltaïque va avoir des cellules photovoltaïques
11:13qui va produire de l'électricité.
11:15Nous, notre objectif, c'est de produire de la chaleur directement.
11:17Donc, en fait, nous, qu'est-ce que c'est ?
11:18C'est des miroirs.
11:19Des miroirs qui vont refléter le rayonnement solaire
11:22à un endroit où le rayonnement va être concentré.
11:25Nous, ça a une architecture de tour.
11:27Donc, c'est des miroirs au sol et une tour.
11:28Et en hauteur, on vient concentrer ce rayonnement.
11:32Et nous, on a une technologie très innovante
11:35et complètement unique en haut de cette tour
11:37qui nous permet de récupérer cette chaleur
11:38avec beaucoup d'efficacité
11:39et surtout avec très peu de problèmes opérationnels,
11:44ce qu'avaient certains problèmes
11:46qu'avaient des installations de concentration solaire.
11:49Ces miroirs, c'est assez fascinant.
11:51C'est quoi ? On peut les mettre n'importe comment ?
11:52J'imagine que non.
11:53Il faut tenir compte de l'orientation du soleil ?
11:56Comment ça fonctionne, en fait ?
11:57Oui, c'est ça.
11:58Alors, c'est des miroirs qui sont motorisés.
12:01Donc, ils sont motorisés.
12:02Ils suivent la course du soleil en continu.
12:04Et donc, à chaque moment de la journée,
12:06leur position s'adapte pour envoyer,
12:08à tout moment de la journée,
12:09et pas de la nuit évidemment,
12:11mais à tout moment de la journée,
12:12le soleil en haut de la tour.
12:14Et donc, c'est vraiment des miroirs,
12:15je dirais, assez simples,
12:17comme ceux qu'on a, vous et moi,
12:18dans notre salle de bain.
12:19OK.
12:19Donc, voilà.
12:20Donc, peu de matériaux critiques
12:21et un autre avantage par rapport au photovoltaïque.
12:23Alors, vous-même, vous êtes ingénieur.
12:25Votre cofondateur, qui s'appelle Alexandre Meurice,
12:27lui, était doctorant au Centre de Recherche Aérospatiale Allemand.
12:31Et c'est vrai que la technologie,
12:32alors, avant de vous appeler Radiant,
12:34vous vous appelez Neomine, si je ne m'abuse.
12:36Et vous aviez envisagé initialement,
12:38plutôt, de faire ça dans l'espace.
12:39Comment on passe de l'espace, justement,
12:41au four industriel ?
12:43Oui, c'est ça.
12:44Alors, du coup, notre société s'appelait Neomine avant ça.
12:48Donc, moi, en fait, de base,
12:50je suis un ingénieur dans le spatial.
12:52J'avais une envie, c'était à la fin de mes études,
12:55j'avais une conviction, c'était,
12:56on n'utilisait pas bien l'énergie du soleil dans l'espace.
12:58Et donc, je voulais faire de la concentration solaire dans l'espace.
13:00Et donc, j'ai contacté Alexandre,
13:02qui avait fait son doctorat au DLR,
13:03l'Agence Spatiale Allemande,
13:04et puis aussi, qui avait travaillé pendant pas mal d'années
13:06à l'Agence Spatiale Européenne,
13:07qui était un expert sur ces sujets.
13:09Et on a décidé de monter Radiant,
13:10et donc Neomine, à l'époque, ensemble.
13:13Et en fait, on s'est vite rendu compte
13:14que faire de la chaleur avec le soleil à haute température,
13:18certes, ça peut avoir des applications super dans l'espace,
13:20et les geeks qu'on a en été ravis,
13:22mais surtout, ça pouvait avoir des applications
13:24pour les problèmes cruciaux qu'on a aujourd'hui sur Terre.
13:28Et donc, on s'est dit, mais c'est une opportunité dingue
13:31d'utiliser cette technologie pensée pour le spatial,
13:33pour l'industrie terrestre.
13:34On va parler de Terre.
13:36Moi, je suis passionné d'espace,
13:37donc quand même, vous l'aviez imaginé sur une mission lunaire,
13:40par exemple, ça pourrait permettre de chauffer
13:42les installations d'une mission lunaire.
13:44C'est ça.
13:45Alors, pour faire une petite parenthèse sur le spatial,
13:48ces technologies de concentration solaire
13:50sont très utiles pour, là aussi, produire de la chaleur.
13:52Et pourquoi est-ce qu'on a besoin de chaleur ?
13:53C'est demain, quand les astronautes iront sur la Lune,
13:56je pense à Thomas Pesquet, à Sophie Adneau,
13:58par exemple, qui pourront y être,
13:59ils auront besoin d'oxygène.
14:00Comment est-ce qu'on fait pour avoir de l'oxygène ?
14:02Est-ce qu'on l'emporte depuis la Terre
14:03ou est-ce qu'on l'utilise directement sur place ?
14:05Donc, la chaleur permet, par exemple,
14:07de produire de l'oxygène à partir du régolithe,
14:09le caillou lunaire.
14:11Oui, le caillou, la poussière lunaire,
14:13qui n'est pas sympa
14:14parce qu'elle se glisse partout dans les combinaisons.
14:16Bref, on n'est pas là pour parler de la Lune,
14:17mais pour donner quand même quelques chiffres
14:20concernant Radiant.
14:21Donc, vous l'avez dit, création 2023,
14:22sous le nom de Neamine.
14:23Aujourd'hui, c'est cette personne,
14:25une levée de fonds de 2 millions d'euros
14:27annoncée à la fin 2025,
14:29avec donc cette technologie,
14:31cette capacité à produire de la chaleur.
14:33Un premier prix au concours européen Stage 2 en 2025.
14:37Et puis donc, on va parler de ce site,
14:38d'environ 4000 m²,
14:40qui se crée au Mans, inauguration à venir,
14:43le 4 novembre.
14:45Est-ce qu'on peut parler,
14:46si on généralise un peu sur,
14:48nous, on parle beaucoup dans cette émission
14:49de décarbonation, d'électricité verte,
14:52on voit qu'elle progresse rapidement.
14:53C'est vrai que cette idée de chaleur,
14:56je ne sais pas si c'est un peu l'angle mort.
14:58Comment vous l'expliquez ?
14:59En fait, c'est quelque chose
15:00qui est très difficile à palper, je dirais.
15:03C'est aussi le cas de l'électricité,
15:04mais l'électricité, on s'en rend mieux compte.
15:05C'est la lumière que j'allume chez moi le soir, etc.
15:08Et on a moins tendance à penser à la chaleur.
15:10En fait, la chaleur,
15:11quand on regarde l'industrie,
15:13tout ce qu'elle consomme,
15:14à 75%,
15:15ce qu'elle consomme,
15:16c'est pour faire de la chaleur.
15:17Ce n'est pas pour utiliser de l'électricité.
15:19Donc en fait,
15:19elle consomme trois fois plus de chaleur
15:21que d'électricité.
15:21Et malheureusement,
15:22cette chaleur,
15:23aujourd'hui,
15:23ce n'est pas les panneaux solaires,
15:25ce n'est pas les éoliennes,
15:27ce n'est pas les...
15:32l'électricité décarbonée,
15:33mais peu pour faire de la chaleur décarbonée.
15:35Donc nous, c'est vraiment notre pari,
15:36c'est d'aller sur ce créneau-là
15:37et donc de produire de la chaleur décarbonée
15:39et s'attaquer à près de 20%
15:41des émissions mondiales de CO2.
15:43C'est trois à cinq fois
15:45le trafic aérien mondial
15:47en termes d'émissions de CO2.
15:48La chaleur dans l'industrie,
15:49c'est colossal.
15:50Et aujourd'hui,
15:51les solutions manquent.
15:52Donc notre solution...
15:53En voilà une.
15:53Voilà, exactement.
15:55Et alors justement,
15:55à Radian,
15:56qu'on comprenne bien un petit peu
15:57le périmètre de votre activité,
15:59vous n'êtes pas des industriels
16:00en tant que tels,
16:00vous ne vendez pas des miroirs
16:02ou la fameuse tour ou la centrale.
16:04Vous, c'est vraiment la chaleur
16:05que vous allez vendre.
16:05Vous parlez de
16:06« heat as a service » en anglais.
16:09Donc la chaleur vraiment
16:10comme produit.
16:12Pourquoi ce modèle-là ?
16:13Et en fait,
16:13quels clients vous visez ?
16:15Alors, c'est vrai que c'est un modèle
16:17qui se déploie de plus en plus,
16:19je dirais,
16:19dans le monde de l'énergie
16:21pour deux principales raisons.
16:22C'est que l'industrie,
16:23et comme on le voit
16:25malheureusement beaucoup en Europe,
16:27elle a beaucoup de challenges
16:29et donc souvent,
16:30investir dans des infrastructures
16:32qui demandent beaucoup de capital,
16:34etc.,
16:34c'est quelque chose
16:35qui n'est pas simple pour eux.
16:36Et donc,
16:36quand on veut,
16:37comme nous,
16:38déployer le plus rapidement possible
16:39notre solution
16:40et avoir le plus d'impact possible,
16:42il faut essayer
16:42d'arranger les industriels.
16:44Donc ce qu'on s'est dit,
16:44c'est,
16:45vous n'allez pas payer
16:46l'infrastructure
16:47et aujourd'hui,
16:48au même titre
16:48qu'ils achètent
16:49un mégawatt-heure de gaz,
16:50ils vont acheter
16:51un mégawatt-heure
16:51de chaleur solaire
16:53produite par radians.
16:54Et donc,
16:54c'est vraiment ce modèle
16:55qu'on met en avant.
16:57Pour nous,
16:57ça nous permet d'avoir
16:58des revenus récurrents
16:59année après année.
17:00Pour l'industriel,
17:01il a tous les avantages.
17:02Une chaleur décarbonée,
17:03souveraine,
17:05qui est à prix compétitif
17:07et à prix stable
17:08directement dès le premier jour
17:09sans aucun investissement.
17:11Et alors,
17:11en termes de calendrier,
17:12je crois que vous visez
17:13des premières installations
17:14commerciales l'an prochain,
17:15en 2027,
17:16et après,
17:17pas forcément
17:18ce qu'on est à la France,
17:20mais viser aussi l'international.
17:21C'est quoi,
17:22plus ou moins,
17:22les conditions nécessaires
17:23pour que ce calendrier
17:24y tienne ?
17:27Ce calendrier,
17:28on est très confiant
17:29de pouvoir le tenir.
17:30Aujourd'hui,
17:31on a déployé
17:32notre premier démonstrateur,
17:33je dirais,
17:33au Mans.
17:35Et donc,
17:35l'inauguration est à venir
17:36dans quelques semaines.
17:38Une fois que ça s'est prouvé,
17:40en fait,
17:40il faut revenir peut-être
17:40à pourquoi est-ce
17:41qu'on a construit ça.
17:42Les industriels,
17:43il y a l'année dernière,
17:44ils nous disaient
17:44« Mais en fait,
17:45votre solution,
17:45elle est super,
17:46mais j'aimerais bien
17:46l'avoir en vrai. »
17:47Et on était là,
17:48« Bon,
17:48on ne peut pas vous la montrer en vrai,
17:49donc faisons ce premier pilote. »
17:52Et donc,
17:52maintenant,
17:53c'est bon
17:53et on est capable
17:55d'avoir cette crédibilité
17:56pour les déployer
17:57dès l'année prochaine
17:57chez des industriels.
17:58Nous,
17:59il y a des secteurs
17:59en particulier
18:00qui sont l'industrie,
18:02principalement,
18:02je dirais,
18:03des matériaux
18:03dans leur ensemble.
18:04Je pense à la construction,
18:05la métallurgie,
18:06par exemple,
18:07et dans des régions,
18:08en effet,
18:09très ensoleillées.
18:09Alors,
18:10le sud de la France
18:11est un cas
18:12très intéressant,
18:14mais c'est beaucoup
18:15à l'international.
18:16Et par exemple,
18:17pas plus tard
18:17que la semaine dernière,
18:18j'étais au Moyen-Orient,
18:18j'ai signé un partenariat
18:19très prometteur,
18:21j'ai hâte de pouvoir
18:21en dire plus
18:22pour déployer
18:23notre solution là-bas.
18:23On va parler du Mans,
18:25évidemment,
18:25mais un mot
18:26de ces tours,
18:27ça veut dire
18:27qu'en fonction
18:28de la taille de l'usine,
18:29la tour est plus grande
18:30ou vous mettez plusieurs tours ?
18:31Je pose vraiment
18:31des questions basiques, moi.
18:32Non,
18:32mais c'est une super question
18:33parce qu'on a peut-être,
18:36enfin,
18:36certaines personnes
18:38ont déjà vu
18:39des grosses tours
18:40dans le désert
18:41avec plein de miroirs autour.
18:43Et en fait,
18:43tous ces projets
18:44ont toujours été
18:45des fiascos
18:45à cause de ce qu'il y a
18:46en haut de la tour,
18:46le récepteur,
18:47celle où nous,
18:48on se distingue.
18:49Et en fait,
18:49ces gros projets,
18:50c'est des énormes tours
18:50et on se dit,
18:51ouais,
18:51mais on ne va pas mettre
18:52une tour de 200 mètres
18:53qui rayonne à 30 km
18:54à la ronde
18:55juste à côté de l'industriel.
18:56Donc,
18:57nous,
18:57ce qu'on fait,
18:57c'est qu'on a des systèmes,
18:59je dirais,
19:00multi-tours.
19:01Et donc,
19:01ce qu'on fait,
19:01c'est qu'on va se limiter
19:03à 5 mégawatts par tour
19:04et après,
19:05multiplier les tours,
19:06ça permet d'avoir
19:07une hauteur
19:07qui n'est pas très imposante
19:09et donc de pouvoir
19:10s'adapter,
19:10par exemple,
19:11au plan locaux
19:11d'urbanisme en France.
19:12Alors,
19:13vous le disiez tout à l'heure,
19:14plutôt le sud de la France,
19:15sauf que vous avez choisi
19:15Le Mans.
19:16Alors,
19:16puisque l'inauguration,
19:17c'est ce 4 novembre
19:18en présence du maire,
19:19d'ailleurs,
19:19qui a été réélu,
19:20Stéphane Le Foll.
19:22Pourquoi vous avez choisi
19:23Le Mans ?
19:23Ce n'est pas pour l'ensoleillement.
19:24Eh bien,
19:25c'est vrai que j'aurais du mal
19:26à être crédible
19:26si je vous disais
19:27que c'était pour l'ensoleillement
19:28au Mans
19:28quand c'était installé.
19:31Nous,
19:31donc,
19:31on a eu une société
19:32basée de base à Paris
19:34et donc,
19:35ce qu'on cherchait,
19:36c'était trouver un terrain
19:37à proximité
19:38de nos bureaux.
19:39Autant vous dire
19:40que trouver 4000 mètres carrés
19:41en région parisienne,
19:42ce n'était pas simple
19:43et donc,
19:44on a décidé d'élargir
19:45notre recherche
19:46à plusieurs villes
19:48accessibles rapidement
19:49depuis Paris
19:50et c'est vrai que Le Mans
19:51a très rapidement
19:52attiré notre attention
19:53et je dois souligner
19:54vraiment les efforts
19:55qu'ont fait
19:56les équipes de l'attractivité
19:58au Mans
19:58qui ont montré
19:59un dynamisme
20:00qui nous a vraiment donné envie
20:01et qui nous a surtout
20:02fait nous dire
20:03et a raison
20:03que quand on aura
20:05besoin de soutien
20:06de la mairie
20:06pour avoir
20:08un bon contact,
20:09même discuter
20:12avec telle ou telle personne,
20:13ça nous a vraiment
20:14facilité la tâche
20:15et c'est ça aussi,
20:16cette valeur
20:17qu'on est allé chercher au Mans.
20:18Le Mans qui a une,
20:20je dirais,
20:21une politique
20:22très ambitieuse
20:23en matière
20:23de développement technologique.
20:25On est ravis
20:26de pouvoir les rejoindre
20:27et de porter,
20:28on va dire,
20:29les sujets de décarbonation
20:30au Mans.
20:32Donc,
20:32je remercie,
20:33j'en prie pour remercier
20:35la ville du Mans
20:35et notamment
20:37Stéphane Le Foll
20:38pour le soutien
20:39qui nous a été apporté.
20:40Quelques chiffres ?
20:40Oui,
20:41on peut parler un peu
20:41du Mans.
20:42Grosso modo,
20:42la population,
20:43c'est 210 000 habitants
20:44si on s'intéresse
20:45à la métropole,
20:46146 000 pour le centre-ville.
20:48Comme vous venez de le dire,
20:49c'est à une heure de Paris
20:50seulement en TGV
20:51et dans le sud.
20:52donc c'est assez raccord.
20:54Économie,
20:54on sait que c'est un territoire
20:55historiquement spécialisé
20:56dans l'industrie auto
20:57et l'assurance.
20:59Et le maire,
21:00on l'a dit,
21:00c'est Stéphane Le Foll
21:01qui était maire
21:02depuis juin 2018
21:03et qui a été réélu
21:04cette année
21:05et qui est accessoirement
21:06aussi ancien ministre
21:07de l'Agriculture.
21:09Vous venez d'en parler,
21:10il y a eu les efforts
21:11de l'équipe attractivité,
21:12on va dire,
21:13de la ville
21:13et de la métropole.
21:14Mais au-delà du terrain
21:15de 4 000 m2,
21:17qu'est-ce que l'écosystème
21:19de Manceau
21:20apporte à une entreprise
21:21et une start-up
21:22comme la vôtre ?
21:23Alors,
21:23donc déjà,
21:24c'est vrai qu'il y a
21:24cet avantage,
21:25c'est que nous,
21:26étant basés entre Paris
21:26et Le Mans,
21:27il y a cette rapidité
21:28de pouvoir aller
21:29de l'un à l'autre.
21:30Donc ça,
21:30c'est quand même
21:31un bel avantage.
21:32Maintenant,
21:32il y a aussi,
21:33je parlais notamment
21:34de mise en relation
21:35qui avait pu être faite
21:36par certains
21:37de nos partenaires au Mans,
21:38alors que ce soit
21:38des partenaires financiers
21:41pour pouvoir financer
21:42nos projets.
21:43Et d'ailleurs,
21:44je tiens à remercier
21:45l'ensemble
21:45de la métropole
21:46puisqu'on a eu
21:47une aide quand même
21:48d'investissement
21:49sur notre projet pilote.
21:50Donc voilà,
21:51Le Mans a apporté
21:52un soutien assez important
21:53à notre projet.
21:55Et puis,
21:56donc voilà,
21:56je parlais de mise en relation,
21:57ce sont des mises en relation
21:58avec des industriels.
21:59Vous le disiez,
22:00beaucoup d'industriels
22:01dans l'automobile,
22:01je parlais de l'industrie
22:03des matériaux
22:04qui était une de nos priorités,
22:05ça ne veut pas dire
22:06que les autres industries
22:07sont inintéressantes
22:08et on avance,
22:09sans citer de nom,
22:11on avance avec
22:12un bon nombre
22:12de partenaires industriels
22:14au Mans,
22:14et ça,
22:14ça aurait été
22:15plus difficilement faisable
22:17sans l'appui
22:18de la métropole.
22:19La continuité,
22:21effectivement,
22:22le maire a été réélu
22:22au dernier municipal,
22:24j'imagine que vous discutiez
22:25avec lui avant,
22:26est-ce qu'il y a
22:27une petite inquiétude
22:28quand on lance
22:29comme ça
22:30une start-up
22:30en se disant
22:30peut-être que
22:31la politique,
22:32on ne la maîtrise pas,
22:33peut-être que j'aurai
22:33un nouvel interlocuteur
22:34dans quelques semaines ?
22:36C'est clair
22:37que c'était dans nos têtes,
22:39on a en effet
22:40commencé à échanger
22:41avant les municipales
22:42et quand les municipales
22:44sont arrivées,
22:46on parlait du tout
22:47de politique,
22:47c'est plus pour cette continuité
22:50parce que si ça avait été
22:51un autre interlocuteur,
22:52il aurait peut-être fallu
22:53repartir de zéro
22:54et peut-être qu'il y aurait
22:54eu d'autres volontés,
22:55donc on aurait été mis
22:57sur le côté
22:57et donc c'est vrai
22:58que ça a été
22:59une bonne nouvelle,
23:00si je mets la politique
23:01de côté,
23:02d'avoir cette continuité
23:03au Mans
23:04pour notre développement.
23:05Très bien,
23:06bravo,
23:07on peut parler,
23:08c'est le 4 novembre
23:09que vous inaugurez
23:09en présence
23:10de l'équipe municipale
23:11justement le site,
23:12la suite directe après,
23:14ça va être quoi
23:14en deux mots ?
23:15Alors la suite directe,
23:17c'est une fois
23:17l'inauguration passée,
23:19donc en effet
23:19avec pas mal
23:20de beaux mondes,
23:21cette inauguration,
23:23elle va permettre
23:24de développer
23:25et de faire
23:26des tests
23:26sur site,
23:27d'accueillir
23:28des industriels
23:29pour faire
23:29de la R&D
23:30notamment
23:30qui puissent
23:31mettre leur système
23:32et valider
23:33notre intégration
23:34sur leur système
23:34et donc ça
23:35dans les prochains mois
23:37et la prochaine étape,
23:39c'est de construire
23:39encore plus grand
23:40chez un industriel
23:41l'année prochaine
23:42notre premier système
23:43de production
23:44de chaleur solaire.
23:45C'est ce qu'on vous souhaite
23:46le plus vite possible.
23:46Merci beaucoup Thomas Delon,
23:47bon vent et bon soleil
23:49à Radiant
23:50et à bientôt
23:51sur Be Smart Fortune.
23:52À très vite,
23:52Alexandre,
23:53pour un nouveau numéro
23:55de Transition urbaine.
23:55Voilà, tout de suite,
23:56c'est l'heure
23:56de notre rubrique
23:57Smart IDs.
24:04Smart IDs,
24:05c'est notre rubrique
24:06consacré aux startups
24:06éco-responsables.
24:07J'accueille Raphaël Masbou.
24:08Bonjour.
24:09Bonjour.
24:09Bienvenue,
24:09vous êtes le cofondateur
24:10de Loki,
24:11vous l'avez créé en 2019
24:12avec votre frère Jérémy
24:13et avec Benoît Prigent
24:15et avec quelle idée ?
24:15Racontez-moi.
24:16L'idée,
24:17elle est facile,
24:18j'étais en vacances,
24:19je cherchais à louer un vélo
24:20et mon voisin est loueur de vélo,
24:22je suis dans le disque
24:22de la France.
24:23Une vraie galère
24:23de louer un vélo,
24:24je n'ai plus d'une heure
24:25à réserver,
24:26j'ai dû l'appeler trois fois,
24:27je rentre dans son magasin,
24:28c'est compliqué,
24:36quels objets on peut louer
24:37sur la plateforme aujourd'hui ?
24:39On peut tout louer,
24:40aujourd'hui il y a plus
24:40de 2 millions d'objets
24:41qui sont disponibles
24:42sur la plateforme,
24:43c'est principalement
24:43des objets à usage outdoor,
24:46vélo, ski, paddle, nautique,
24:47mais aussi loisirs
24:48dans sa globalité
24:49comme du bricolage
24:50et de l'événementiel.
24:51Alors,
24:51qui sont vos clients ?
24:52C'est du B2B,
24:53vous vous adressez
24:54à des consommateurs,
24:55à des professionnels
24:56qui sont vos clients ?
24:57Les deux.
24:57Les deux, très bien.
24:58Loki et l'ordiant,
24:59on est le leader
25:00de la location d'équipements
25:01en France
25:01et notre business model
25:03c'est 2500 professionnels
25:05qui utilisent
25:05notre solution logicielle
25:07et des millions de particuliers
25:08qui réservent
25:09via notre application
25:10Loki.rent.
25:11Avec un point de départ
25:13qui était plutôt
25:14le vélo,
25:15l'outdoor,
25:16vous avez élargi
25:17assez vite ?
25:17On a élargi assez vite.
25:20L'idéal est de dire
25:20aujourd'hui,
25:21on a plus de...
25:22Chaque Français a 36 objets
25:24qui ne disent pas
25:25dans son placard,
25:26c'est 2 milliards d'objets
25:26qui ne sont pas utilisés
25:27au quotidien
25:28et en fait,
25:29on a toujours
25:30ces petits objets
25:31d'utilisation unique,
25:32un appart raclette,
25:32une enceinte,
25:34une poussette par exemple,
25:35donc pourquoi pas
25:36la mettre en location ?
25:37Moi, mon objectif
25:38c'est de dire
25:39comment je peux
25:40ringardiser l'achat.
25:41Chaque objets
25:42qui s'achète
25:42peut se louer.
25:44Et vous croyez
25:44qu'on en est loin
25:45de la ringardisation
25:46de l'achat ?
25:48C'est encore le réflexe
25:49quand même
25:49pour beaucoup de Français.
25:51C'est le réflexe.
25:51Nos études le montrent,
25:52on a fait une étude
25:53avec l'IFOP,
25:5464% des Français
25:55disent qu'ils préféraient
25:56louer qu'acheter
25:56mais 36% ne savent pas
25:58où louer
25:58et c'est ce qu'on fait
26:00avec Loki,
26:00justement,
26:00c'est répondre à ce besoin,
26:02rendre la location accessible
26:03pour donner envie
26:04aux Français
26:05pour savoir de dire
26:05regardez,
26:06à moins de 2 km de chez vous
26:07il y a un loueur professionnel
26:08qui est prêt à vous recevoir
26:09pour louer un vélo,
26:10une perceuse,
26:11une champouineuse,
26:12ce que vous voulez.
26:12Et pour les loueurs professionnels
26:14justement,
26:14est-ce que vous avez modélisé
26:16l'impact,
26:17l'effet sur leur chiffre d'affaires ?
26:18Oui,
26:19on l'a modélisé
26:20sur un loueur
26:21qui fonctionne bien,
26:22ça va être plus de 30%
26:23de chiffre d'affaires.
26:24Alors pourquoi c'est compliqué ?
26:25Parce qu'on est dans une
26:27comptabilité,
26:27on va dire,
26:27un peu standardisée,
26:28j'achète,
26:29je vends,
26:29j'achète,
26:29je vends,
26:30la location ça prend plus de temps,
26:31je vais immobiliser un équipement,
26:32je vais le faire tourner plusieurs fois.
26:34Si on prend l'exemple d'un vélo,
26:35je vais l'acheter 1500 euros,
26:37je vais le revendre 1700.
26:38En fait,
26:39je fais le même calcul
26:40avec de la location,
26:40je vais le louer 20 fois,
26:42donc je vais me rembourser
26:42le prix d'achat
26:43et ensuite je vais le vendre.
26:44Donc forcément,
26:44je vais faire de la marge
26:45en plus en tant que professionnel.
26:46Oui,
26:47effectivement,
26:48avec un bilan,
26:49un impact environnemental
26:50que là aussi
26:51vous avez cherché
26:52à caractériser,
26:53à modéliser ?
26:54Plus compliqué,
26:55sur de la location,
26:57nous ce qu'on fait
26:57c'est qu'on se base sur l'ADEME,
26:59on essaye d'augmenter
27:00l'utilisation des objets,
27:02donc l'ADEME le montre,
27:03un objet qui est plus utilisé,
27:04en fait on va réduire
27:05son impact carbone
27:06de 10% à 20%.
27:08Oui,
27:08et donc ça,
27:09vous essayez de le généraliser
27:11à l'ensemble des objets
27:12que vous avez pu louer
27:12depuis la création de Locky ?
27:14Complètement,
27:14c'est l'enjeu Locky,
27:16on est une société à mission,
27:17justement on est objectivé
27:18sur évidemment
27:19des impacts financiers
27:20mais aussi écologiques
27:21et justement,
27:22combien d'objets
27:23on a mis en location,
27:24combien d'objets disponibles
27:26pour les Français,
27:26c'est notre boussole principale.
27:28Avec des loueurs,
27:30je lis ce chiffre-là,
27:311400 nouveaux loueurs
27:32qu'on rejoint Locky en 2025,
27:33c'était seulement 800 en 2024,
27:35donc on est dans un effet
27:36d'accélération là aujourd'hui ?
27:38On est dans un effet
27:39d'accélération,
27:40le marché du retail,
27:41on le voit,
27:41il est tendu,
27:43la location,
27:43elle n'est plus pensée
27:44comme un réflexe écologique
27:46par les magasins,
27:47les professionnels,
27:47mais plutôt comme un apport
27:48de business,
27:49parce que ça permet
27:49de ramener du monde
27:50en magasin,
27:51j'ai un nouveau service
27:52que je peux mettre en avant,
27:53utiliser mes objets
27:54que je n'arrive pas à vendre,
27:55donc effectivement,
27:56il y a de plus en plus
27:57d'indépendants
27:58qui se lancent dans la location
27:59et aussi des retailers
28:00qui accélèrent
28:01comme Leclerc
28:02qui est notre plus gros
28:02loueur d'équipements
28:03aujourd'hui sur Locky.
28:05Merci beaucoup,
28:06Raphaël Masbou
28:06et bon vent à Locky.
28:08Voilà,
28:08c'est la fin
28:09de ce Smart Impact.
28:11Merci à toutes et à tous
28:12de votre fidélité
28:13à la chaîne des affaires,
28:13à la chaîne des audacieuses
28:15et des audacieux.
28:16Je vous dis à très vite.
28:16Salut !
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