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Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions qui font l'actualité avec Maud Bregeon, porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée, chargée de l'Énergie.
Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions qui font l'actualité avec Maud Bregeon, porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée, chargée de l'Énergie.
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00:02Bonjour Maïa, bonjour à tous, bienvenue dans l'équipe de vérité, mon invité, donc Maude Bréjon.
00:05Bonjour Maude Bréjon.
00:06Bonjour à tous.
00:07Porte-parole du gouvernement, ministre de l'énergie.
00:09Journée de mobilisation des lycéens aujourd'hui, c'est une journée test pour eux.
00:13Est-ce que c'est une journée test aussi pour le gouvernement ?
00:15Vous savez, cette manifestation, elle est évidemment encadrée avec des revendications qui sont pour partie légitimes.
00:21Je crois que ce qu'il faut arriver à faire désormais, c'est la part des choses entre des lycéens
00:26qui ont des choses à nous dire
00:28et des choses qu'on doit entendre, et entre eux, des individus et des actes violents qui sont évidemment inadmissibles.
00:33Et vous inquiétez ?
00:34Notre responsabilité, encore une fois, notre rôle, c'est de tout faire pour encadrer cette manifestation,
00:40de faire en sorte que les revendications puissent s'exprimer de la manière, encore une fois, la plus pacifique et
00:45la plus saine possible.
00:46Est-ce que vous êtes inquiets cependant ?
00:47De rebondir, je termine, de rebondir sur ces revendications.
00:50Premier ministre a chargé cinq de ses ministres, de les prendre en main et de lui faire des propositions d
00:56'ici à la fin du mois.
00:57Et ensuite, je le redis, il y a des violences, il y a des actes, des vidéos qu'on a
01:02vues sur votre antenne,
01:04sur les réseaux sociaux absolument inadmissibles.
01:07715 policiers et gendarmes ont été blessés.
01:11Rien ne justifie ça.
01:13Et donc la priorité, encore une fois, vis-à-vis de ces violences et des lycées qui ont brûlé,
01:18des personnels de l'éducation nationale qui ont été attaqués, c'est de rétablir l'ordre.
01:22Les syndicats, les partis de gauche appellent à descendre dans la rue avec des brassards blancs
01:26pour encadrer ces manifestations.
01:28Est-ce que c'est un apport, un soutien bienvenu ?
01:31Il ne m'appartient pas de dire aux partis politiques ce qu'ils ont à faire.
01:34Non, mais est-ce que c'est bienvenu ?
01:35Est-ce que vous, le gouvernement, vous décidez que c'est responsable de faire ça ?
01:38Le message que je passe aux responsables politiques comme à l'ensemble de ceux qui s'impliquent d'une manière
01:45ou d'une autre dans ces manifestations,
01:47c'est d'appeler au calme et particulièrement lorsqu'on est adulte, d'être garant, encore une fois, d'un
01:52retour à l'ordre,
01:53de permettre à ces lycéens qui, encore une fois, je n'en doute pas, ont des choses à dire, de
01:59s'exprimer de manière pacifique.
02:03Donc, écoutez et accompagner, oui, légitimer les violences comme on a pu le voir d'une partie des forces politiques
02:11et notamment de la France insoumise, non.
02:13Oui, mais la France insoumise, aujourd'hui, descend dans la rue avec des brassards blancs en disant qu'il faut
02:16encadrer ces cortèges.
02:17Est-ce que vous trouvez que c'est une bonne chose ?
02:19Je pense que c'est profondément hypocrite de la part de la France insoumise de prétendre encadrer ces cortèges et
02:26protéger les lycéens
02:27alors qu'elle s'en est servie comme de la chair à canon à attiser, souffler sur les braises de
02:31cette manifestation depuis les premières heures du mouvement.
02:35Alors, chair à canon, je ne sais pas si c'est…
02:38Vous dites chair à canon.
02:39Encore une fois, en tout cas, elle les a profondément instrumentalisés et elle s'en est servie à des fins
02:44électorales.
02:45Aujourd'hui, il y a aussi des questions qui se posent sur le maintien de l'ordre.
02:48Vous avez vu ces jeunes qui sont, pour l'un qui a perdu un œil, pour l'autre qui a
02:52eu une main arrachée.
02:54Ça pose la question, et ce sont des associations de défense des droits de l'homme notamment,
02:58qui posent la question de l'utilisation de certaines armes dans les manifestations.
03:02La question est-elle posée au gouvernement ?
03:04Je crois qu'encore une fois, il ne faut pas inverser les choses.
03:06Non, mais je vous pose ça. Est-ce que la question est posée au gouvernement ?
03:09Ou est-ce qu'on n'en parle pas ? On passe ça sous le tapis.
03:11Je vous réponds. Personne n'en entendez. Il ne s'agit pas de passer les choses sous le tapis.
03:14Cette expression laisse à penser qu'on aurait des choses à cacher. Ce n'est pas le cas.
03:17Il y a des policiers, des gendarmes qui font un travail remarquable.
03:21715, je le redis, ont été blessés. On a vu des images et des actes absolument inadmissibles.
03:27Mais des jeunes blessés aussi.
03:28Et je le redis.
03:29Qui ont perdu un œil pour l'un, main arrachée pour l'autre.
03:32Et c'est un drame dans tous les cas, quelles que soient les circonstances.
03:35Donc, quelque chose ça vous pose à vous.
03:36D'abord, lorsqu'il y a de tels drames, il y a des enquêtes.
03:4110 enquêtes de l'IGPN, vous le savez, ont été ouvertes.
03:44Je ne voudrais pas laisser penser ce matin que ça prend le pas, encore une fois,
03:48sur le travail admirable des policiers et des gendarmes.
03:52Et ensuite, il y a la manière d'intervenir.
03:54Et la manière d'intervenir, elle est évidemment proportionnée aux actes
03:59que les policiers et les gendarmes observent sur le terrain.
04:02Dit autrement, quand vous avez des étudiants qui bloquent,
04:06mais de manière pacifique, un lycée,
04:09vous n'intervenez pas de la même façon que lorsque vous avez des casseurs
04:13et des black blocs qui mettent le feu à un lycée.
04:16Donc, il n'y a pas de remise en cause des méthodes de la police.
04:19La manière dont vous posez la question, Francis Letellier, laisse à penser
04:24que les policiers et les gendarmes outrepasseraient, d'une certaine manière,
04:30les prérogatives qui sont les leurs.
04:32Moi, ce que je vous dis ce matin, et je pense, encore une fois,
04:35qu'une immense majorité des Français en sont convaincus,
04:39c'est que les policiers et les gendarmes font un travail remarquable
04:41dans des conditions difficiles.
04:43Parce que les conditions qu'on voit en ce moment, ce sont des conditions difficiles.
04:46Et ils le font avec un objectif.
04:48Un objectif, c'est de permettre la sécurité, il faut le redire,
04:51la sécurité des biens et des personnes, et notamment des jeunes.
04:55Parmi les revendications, il y a Parcoursup.
04:56Vous avez vu, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin,
04:58qui a eu affaire à des mouvements lycéens, le CPE, dit qu'il faut supprimer Parcoursup.
05:03Je pense que c'est une solution de facilité.
05:06Il ne faut pas supprimer Parcoursup.
05:07En fait, qu'il y ait une question centrale, sur l'orientation des jeunes.
05:14Comment est-ce qu'on accompagne ces orientations ?
05:16Comment est-ce qu'on fait en sorte que post-bac, notamment,
05:19on puisse arriver dans des filières qui soient professionnalisantes,
05:22avec, en face, des métiers bien rémunérés et la sécurité de l'emploi ?
05:27Ça, c'est absolument majeur.
05:28Je vous repose ma question.
05:29Parcoursup, vous ne le remettez pas en cause ?
05:30Le totem de Parcoursup utilisé par certains responsables politiques est un leurre.
05:37Donc, Parcoursup ne sera pas supprimé ?
05:40Parcoursup mérite peut-être, encore une fois, certaines améliorations.
05:44Et je crois qu'encore une fois, il ne faut pas balayer la crainte que ça peut susciter chez certains
05:48élèves.
05:49Mais c'est un système qui fonctionne.
05:51C'est un système qu'on a mis en place pour de bonnes raisons.
05:53Ce qui n'empêche pas de travailler, je le redis, à la question de l'orientation
05:57et notamment de l'accompagnement des élèves dans leur orientation.
06:00Et ce, bien avant la terminale, d'ailleurs.
06:02Vous êtes ministre de l'énergie.
06:03Il y a la crise des carburants aussi.
06:04Les prix des carburants restent très élevés malgré les exportations de pétrole brut du Moyen-Orient
06:09qui ont retrouvé leur niveau d'avant-guerre, malgré la libération de réserves stratégiques.
06:14Qui ne joue pas le jeu ? Les pétroliers ne jouent pas le jeu ?
06:15Ne baissent pas les prix de l'essence assez vite ?
06:17D'abord, il y a encore eu des incidents et des accidents au Moyen-Orient ces dernières heures et ces
06:22derniers jours,
06:23notamment sur le pipeline saoudien qui permet une voie de contournement.
06:28Et ensuite, la libération des stocks stratégiques n'est pas encore complètement effective.
06:33Donc, il faut être un tout petit peu patient.
06:36Je recevrai ce matin avec mon collègue Serge Papin, les distributeurs de carburants,
06:41pour faire le point avec eux sur l'évolution des prix et leur demander, comme nous l'avons toujours fait,
06:46que les baisses soient répercutées aussi vite que les hausses l'ont été.
06:52Moi, je n'ai pas de boule de cristal.
06:54Je ne sais pas vous dire dans quelle mesure...
06:55Non, mais est-ce que vous allez leur mettre la pression ?
06:56Je ne sais pas vous dire à quelle échéance, en tout cas pas avec une grande précision,
07:02parce que personne ne sait le dire, le prix du Brent et le prix des produits raffinés va diminuer.
07:07Ce que l'on dit en revanche, c'est que dès lors qu'il diminue, ça doit se voir à
07:12la pompe.
07:12Et ensuite, je dis une deuxième chose, les aides carburants mises en place par le gouvernement,
07:20tant pour les entreprises les plus en difficulté, les pêcheurs, les agriculteurs,
07:23que pour les grands rouleurs, 5,5 millions de Français éligibles à une aide de 100 euros,
07:29sont évidemment toujours en place.
07:31Et donc, les Françaises et les Français concernés peuvent les demander.
07:33Merci Maude Bréjot d'être venu sur le tableau de la vérité.
07:36J'ai bien compris que vous alliez mettre la pression sur les pétroliers aujourd'hui.
07:38On va discuter.
07:39A vous, Maya.