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  • il y a 2 semaines
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Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions qui font l'actualité avec Éric Ciotti, président de l'UDF et maire de Nice.

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Transcription
00:00– Bonjour Maya, bonjour à tous, bienvenue dans les cas de vérité.
00:05Beaucoup de jeunes dans les rues hier, entre 250 000 et 450 000 selon les sources.
00:09Nouvelle journée de mobilisation demain.
00:10Éric Ciotti, bonjour.
00:11– Bonjour.
00:11– Merci d'être sur le plateau des cas de vérité.
00:13Vous êtes président de l'UDR, maire de Nice.
00:15Le gouvernement propose d'organiser des débats dans les lycées
00:18pour essayer de répondre à cette crise.
00:20Est-ce que c'est une bonne méthode ?
00:21– Non, très sincèrement, c'est une méthode de diversion.
00:25On a déjà essayé les comités, les débats, le grand débat même,
00:32toujours avec des superlatifs.
00:34Tout ça ne servira pas à grand-chose.
00:36Cette crise des lycéens, elle est manipulée.
00:38On sait très bien qu'elle est manipulée par l'extrême gauche, par LFI,
00:42que les casseurs s'y sont infiltrés, que même des mouvements islamistes sont derrière.
00:47On l'a vu dans des messages reçus dans des lycées de Nice hier
00:50qui ont suscité d'ailleurs une plainte, une saisie du parquet par le préfet des Alpes-Maritimes.
00:56– C'est-à-dire que ce sont des messages qui sont passés par quel canot ?
00:58– Par les cours en visio où il y a eu des messages islamistes
01:02et il y a eu des pseudos qui prenaient le nom de terroristes,
01:06notamment celui du 14 juillet de Nice.
01:09– Ce sont des enfants qui se sont connectés en fait ?
01:10– On ne sait pas si ce sont des élèves.
01:11– Vous avez demandé une enquête là-dessus ?
01:13– L'enquête est ouverte, puisque c'est le préfet des Alpes-Maritimes qui l'a fait.
01:17Il y en a dans d'autres villes.
01:18Donc on voit bien que ce mouvement est manipulé.
01:21Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est rétablir l'ordre
01:23avec la plus grande fermeté et arrêter les casseurs.
01:26– À ce propos, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez,
01:30va être entendu à l'Assemblée nationale.
01:32Qu'est-ce que vous souhaiteriez lui poser comme question ?
01:34– Je lui demanderai de la fermeté, du soutien à nos policiers.
01:42700 policiers et gendarmes ont été blessés.
01:45– Mais Laurent Nouniez les soutient.
01:46– Je veux moi aussi leur dire mon total soutien.
01:50– Qu'est-ce que vous voulez de plus ?
01:51– Ils nous protègent.
01:52Je veux que le ministre donne les moyens pour que l'ordre soit rétabli
01:57contre les casseurs.
01:59Donc il faut des moyens, il faut de la fermeté.
02:01Et il faut aussi des sanctions pénales dissuasives.
02:06Ceux qui cassent doivent être condamnés.
02:08Et ceux qui cassent, et les parents de ceux qui cassent, doivent payer.
02:12Et je dirais même qu'on pourrait aussi envoyer la facture à M. Mélenchon
02:16parce qu'il est derrière tout cela.
02:17– À ce propos, la loi casseurs-payeurs va venir fin octobre au Sénat.
02:20Vous êtes représenté maintenant par un groupe avec vos alliés du Rassemblement national
02:24pour que les familles puissent payer les dégâts de leurs enfants
02:26quitte à prendre sur les allocations familiales et les APL.
02:29– Allez-vous voter ce texte ?
02:30– Bien sûr.
02:31– Vous allez l'amender ou pas ?
02:32– On va l'amender dans un…
02:34Vous savez, aujourd'hui, la limite du paiement qui est prévue dans ce texte,
02:38c'est 10 000 euros.
02:39C'est naturellement très faible.
02:40Quand on a un lycée qui brûle, ce sont des millions d'euros pour construire un lycée.
02:45Un lycée, c'est 30 ou 40 millions d'euros aujourd'hui.
02:49J'ai déposé une proposition de loi qui est beaucoup plus ferme
02:53et qui pose aussi le fait que ceux qui…
02:57Bien sûr, la totalité des dégâts doivent être payées.
03:00Quand quelqu'un est pris en train de commettre un délit ou un crime,
03:04un incendie, c'est un crime.
03:06Il doit payer l'intégralité et sa famille doit payer.
03:10Elle doit être expulsée des logements sociaux si elle en a.
03:13Il faut de la fermeté pour arrêter cette crise.
03:17Moi, j'ai du mal à comprendre les motivations.
03:21J'entends des élèves dire…
03:23Vous ne prenez pas les lycéens.
03:24On travaille trop, on travaille jusqu'à 18 heures.
03:27Dans la vie, il faut travailler.
03:27Mais est-ce que c'est un mouvement légitime ?
03:28Il faut travailler.
03:29Il y a des gens qui travaillent tous les jours et bien plus tard que 18 heures.
03:32Donc, si on commence au moment du lycée à dire on ne fait pas grand-chose,
03:37moi, j'attendrai de cette crise qu'elle porte une révolution sur le système éducatif
03:43qui est en train de s'effondrer.
03:46Ils disent manque de profs, justement.
03:47Ce n'est pas la question du temps.
03:48La question des profs, elle est là.
03:50Vous savez, on est le pays qui consacre le plus de moyens à l'éducation.
03:54Et on a un système éducatif qui s'effondre.
03:56Il faut peut-être que les gauchistes qui sont à la base de cette manifestation,
04:00de ces manifestations, arrêtent aussi d'influencer l'éducation nationale.
04:04Marine Le Pen a présenté son contre-budget hier et propose 140 milliards d'économies sur 5 ans.
04:09C'est un excellent contre-budget.
04:10Vous retrouvez votre compte là-dedans.
04:11Vous y avez participé peut-être ?
04:12En tout cas, on a travaillé, on travaille à l'Assemblée nationale avec Marine Le Pen.
04:18On a formulé des propositions, notamment sur les retraites et sur la retraite par capitalisation.
04:24Ça vous dit beaucoup, elle l'a mis dans son texte.
04:26Absolument.
04:27C'est un acquis pour vous.
04:28Et c'est une avancée extrêmement importante.
04:30Pour vous ?
04:30Aujourd'hui, nous voyons bien que notre système de retraite ne tient plus, démographiquement, économiquement,
04:37que si nous voulons que demain, ceux qui ont cotisé, est toujours une retraite, il faut modifier le système.
04:43Et la capitalisation y contribuera.
04:45Vous y voyez une victoire politique face au RN ?
04:47Je ne revendique aucune victoire.
04:49Je pense que cette mesure, elle est nécessaire.
04:51Vous la défendiez, Marine Le Pen n'était pas tout à fait convaincue avant.
04:54Laisse des dépenses publiques, 140 milliards d'euros, c'est inédit par rapport à la situation actuelle.
04:59Il y a un sujet sur lequel, par contre, vous n'êtes pas d'accord.
05:01C'est la retraite à 60 ans, Marine Le Pen y tient pour les carrières longues.
05:04Vous disiez, vous espériez la faire changer d'avis sur ce sujet, c'est peine perdue.
05:07Ce n'est pas la retraite à 60 ans.
05:09Pour les carrières longues ?
05:10C'est 62 ans.
05:12Oui, mais 60 ans pour les carrières longues.
05:14Mais c'est déjà le cas aujourd'hui pour les carrières longues.
05:15Donc là-dessus, vous ne la ferez pas changer d'avis ?
05:17Dans la réforme borne.
05:18Moi, je considère aujourd'hui que le système actuel ne peut pas tenir.
05:24Nous portons ce projet de retraite par capitalisation
05:28où chacun pourrait contribuer à financer sa retraite,
05:32à mettre une épargne tout au long de la vie qui servirait les retraites.
05:36C'est bien entendu.
05:3760 ans pour vous, pour chacun, mais pour les entreprises.
05:4160 ans pour vous, même pour les carrières longues, c'est hors de question.
05:43Mais pour les carrières longues, ça peut se débattre.
05:46Moi, je pense globalement que le système actuel, il faut travailler plus.
05:51Il faut travailler plus tout au long de la vie.
05:53Il faut travailler plus aussi dans le temps de la vie.
05:58Aujourd'hui, on revient au débat sur les lycéens.
06:00On ne peut pas dire n'importe quoi.
06:03Il faut aujourd'hui travailler plus.
06:06Il va y avoir le budget 2027 de l'État à voter.
06:09Marine Le Pen préfère un budget mal ficelé que rien.
06:12Est-ce que c'est votre avis aussi ?
06:13Nous ne sommes pas pour rajouter de la crise à la crise.
06:17Vous ne s'en surez pas ?
06:18On verra.
06:19Moi, je ne soutiendrai pas le budget qui va à nouveau faire les poches des retraités.
06:24On voit bien qu'il y a aujourd'hui la désindexation,
06:27en tout cas la sous-indexation qui est mise sur la table.
06:30Il y a la suppression du dégrèvement de 10% sur l'impôt sur le revenu.
06:36Donc, si c'est ça ?
06:37Pour les retraités, c'est un peu…
06:38Donc, si il y a ça, vous faites quoi ?
06:39Moi, je m'opposerais à ce budget.
06:41Mais jusqu'où ?
06:41On verra bien jusqu'où on va.
06:43On a des outils institutionnels, y compris la censure.
06:46Moi, je ne m'interdis rien.
06:48Une dernière chose.
06:49Le CRIF organise aujourd'hui à Paris un hommage aux victimes des attaques du Hamas
06:52du 7 octobre 2023 à Paris, cette manifestation.
06:56Ni l'URN, ni LFI ne sont invités, et vous non plus.
07:00Est-ce que ça vous choque ?
07:01Écoutez, je ne sais pas.
07:02Moi, j'organiserai à Nice, ce soir, à 18h, une manifestation.
07:06Il y aura le CRIF des Alpes-Maritimes.
07:10Il y a deux CRIF, alors, à Paris et à Nice ?
07:12Le président du CRIF national est engagé à gauche.
07:15Nous le savons bien, c'est un militant.
07:17Il n'est pas forcément représentatif de toute la communauté.
07:21En tout cas, moi, je rendrai ce soir cet hommage solennel aux victimes du 7 octobre,
07:27qui est une abomination, qui est un acte terrifiant.
07:30J'exprimerai mon soutien sans réserve aux victimes et à l'État d'Israël
07:35dans ce qu'il a subi de cette attaque terroriste, islamiste,
07:40et qui s'attaque à ce que nous sommes.
07:42Avec la présence du CRIF de Nice, cette fois,
07:44alors qu'à Paris, vous n'êtes pas invité, on l'a bien compris.
07:47Je ne sais pas si je ne suis pas invité.
07:48A priori, non, vous le sauriez.
07:50Dire ça, c'est faire de la politique.
07:51Donc, je pense que ce propos, de la part de cette institution, est déplacé.
07:55Merci, Éric Ciotti, d'être venu sur le plateau des 4 vérités.
07:59Vous nous avez dit que vous attendez de voir pour le budget 2027.
08:02C'est à vous, Maya.

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