Passer au playerPasser au contenu principal
Avec Benoit Perrin (Directeur de contribuables et associés)

Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4

##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-10-06##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0014h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:05C'est vrai que nous sommes au bord de la crise financière.
00:09Ça c'est une réalité.
00:11Quand vous êtes à près de 5 points de taux d'intérêt
00:15et que l'écart, notamment avec l'Allemagne, ne cesse, vous allez dire, de grandir,
00:22vous vous dites que pour les finances publiques,
00:25l'heure est venue, enfin, enfin, de retrouver une trajectoire de réduction de la dépense publique.
00:32Vous avez reconnu Gérard Larcher, président du Sénat,
00:35qui était sur le micro de nos collègues de BFMTB ce matin.
00:39Il lance le signal d'alarme.
00:40Il n'est pas le seul.
00:41Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a fait une déclaration au Financial Times
00:45en disant que la situation financière de la France était catastrophique
00:48et qu'on était au bord d'une crise majeure.
00:51La situation est très simple.
00:53On annonce depuis longtemps que ces intérêts de la dette vont engendrer des taux d'emprunt
00:58qui sont de plus en plus hauts, 4,3, 4,6.
01:02Là, on est à 5 et peut-être 5,4.
01:04C'est-à-dire que le remboursement des intérêts de la dette,
01:07qui est à 70-75 milliards cette année, pourrait monter à 110, peut-être 120,
01:12c'est-à-dire 115% du PIB.
01:14Ce sont des chiffres absolument catastrophiques,
01:16pour lesquels on nous a annoncé, et tous les experts en conviennent,
01:19que c'est tragique et qu'on est vraiment...
01:22Si on était à 100 km du mur, puis à 50, puis à 10, puis à 1 km,
01:27là, on est à 100 m du mur.
01:28Je suis d'ailleurs étonné que ton confrère ait pas donné plus d'importance à cette information
01:31parce qu'elle inquiète vraiment les milieux financiers et le sommet de l'État,
01:34et surtout le risque.
01:35Et c'est pour ça que vous êtes là, cher Benoît Perrin.
01:37Je le disais tout à l'heure, en reprenant la phrase de Francis Blance,
01:41dans Les Tontons Flingueurs, tous pas aux gris-billes salopes,
01:44est-ce qu'à un moment donné, et c'est un thème que l'on a souvent évoqué dans cette
01:48émission et sur cette antenne,
01:49est-ce qu'à un moment donné, l'État, le gouvernement,
01:53faute de pouvoir trouver des fonds pour justement compenser ces intérêts de la dette
01:56qui deviennent exorbitants et qui sont asphyxiants,
01:59pourrait prélever chez les contribuables français,
02:02dans certaines conditions très précisément définies par la loi Sapin 2,
02:06est-ce qu'on pourrait voir le jour où ce n'est peut-être pas immédiatement là pour demain matin,
02:10mais on sait que ce protocole financier existe, ce protocole économique existe,
02:15et est-ce qu'à un moment donné, est-ce qu'on ne va pas être obligé, nous,
02:17de mettre la main au portefeuille des contribuables
02:19pour, j'allais dire, compenser les carences, les défaillances,
02:22les lâchetés, les insouciences et les imprévisions de l'État ?
02:26Alors, vous avez malheureusement raison, Périco.
02:27La difficulté, c'est qu'on a aujourd'hui,
02:31vous savez, on nous parle depuis des années de la dette, de la dette, de la dette,
02:34et on voit ça de très loin.
02:36Et on nous dit, mais de toute façon, ce n'est pas très grave,
02:38ce sont, en quelque sorte, nos enfants et nos petits-enfants
02:41qui régleront ce problème-là, donc ce n'est pas un problème à régler aujourd'hui.
02:44Ça fait des années qu'on nous dit ça.
02:46Mais on oublie une chose, on oublie la chose que vous venez de rappeler,
02:49c'est-à-dire qu'en fait, les intérêts de la dette, on les paie tous les ans.
02:52Je vais donner un truc tout bête.
02:53En 2026, on a payé à peu près 75 milliards d'euros de dette.
02:57J'ai fait un calcul tout bête, j'ai divisé ce nombre-là
03:01par le nombre d'habitants en France,
03:02et vous arrivez à 1100 euros.
03:04Ça veut dire quoi ?
03:05Vous avez raison, c'est-à-dire vraiment du nourrisson jusqu'au plus grand des seniors.
03:11Donc ça veut dire quoi ?
03:11Très concrètement, ça veut dire qu'en 2026,
03:14chaque Français aura fait un chèque de 1300 euros
03:18à nos créanciers.
03:19Pas du tout pour rembourser le capital de la dette,
03:21simplement pour rembourser les intérêts de la dette.
03:23Imaginez.
03:25En 2027, à priori, on devrait payer 90 milliards d'emprunts.
03:31Eh bien, 90 milliards, ça fait 1300 euros par tête.
03:34Donc, une famille de 4 enfants ne paie plus, fait un chèque, tous les ans,
03:38de plus de 4000 euros seulement pour engraisser nos créanciers.
03:41Pour que ceux qui nous écoutent comprennent bien ce qu'on appelle les intérêts de la dette,
03:44c'est ce qu'on appelle vulgairement pour en particulier les agios.
03:46C'est-à-dire, quand vous emprêtez de l'argent à votre banque,
03:48elle ne vous prête pas l'argent gratuitement,
03:50que ce soit pour acheter un appartement ou une voiture,
03:52elle vous le prête, bon, à 2,5, 2, 3, 4,
03:54c'est descendu quelquefois très bas, ensuite, c'est voilà.
03:56Et là, la France, tous les ans,
03:58elle doit rembourser les intérêts
04:00que engendre cette dette de 3600 milliards,
04:03dont on peut supposer qu'elle ne sera jamais vraiment remboursée,
04:05sauf qu'elle engendre des intérêts
04:07qu'il faut payer rubis sur l'ongue,
04:09sinon ça s'appelle faire défaut,
04:10et là, c'est une faillite totale.
04:11Et là, aujourd'hui, c'est le montant de ces intérêts de la dette,
04:1475 milliards cette année,
04:1590 ou 100, peut-être plus dans les années qui arrivent,
04:19plombent littéralement l'économie française.
04:21Parce qu'en fait, c'est autant d'argent
04:22qui ne sert pas, par définition, à financer les services publics.
04:25On ne peut pas se plaindre d'un côté
04:26que les services publics s'effondrent,
04:27et de l'autre côté, continuer à accepter
04:29qu'il y ait autant d'écart entre les dépenses
04:31et les recettes de l'État,
04:32puisque quand vous avez un écart entre les dépenses
04:34et les recettes de l'État,
04:35l'État, c'est quand même particulier.
04:36Qu'est-ce qu'il fait ?
04:37Comme, malheureusement, en France,
04:38on n'ose pas toucher aux dépenses,
04:39qu'est-ce qu'on fait ?
04:40Eh bien, on va voir sa banque pour emprunter.
04:42Sauf que la banque, qu'est-ce qu'elle regarde ?
04:43Elle regarde, en fait, la manière dont vous gérez votre argent.
04:45Et si vous gérez mal votre argent,
04:47eh bien, vous avez un taux d'intérêt plus important
04:49parce qu'elle se protège du risque.
04:51Donc, des comptes bien tenus,
04:53c'est la possibilité d'avoir des taux d'intérêt plus bas.
04:56Le problème de la France,
04:57au-delà du fait que les taux d'intérêt
04:59montent partout dans le monde,
05:00il faut quand même le dire,
05:01c'est que, par rapport à l'Allemagne,
05:03qui est, en quelque sorte, une espèce d'étalon,
05:05vous l'avez dit aussi tout à l'heure,
05:06malheureusement, l'écart se creuse considérablement.
05:09On est à peu près à 200 points de base,
05:10ce qui est absolument énorme.
05:11Normalement, on est à peu près à 60 points de base de l'Allemagne.
05:13Et là, on voit que, par rapport à cet étalon,
05:15qui est, en quelque sorte, une espèce de taux,
05:18on va dire, convenable,
05:20eh bien, on voit que l'écart se creuse considérablement
05:22avec une nation qui gère plutôt bien son argent,
05:25enfin, plutôt l'argent des Allemands.
05:26Et donc, la conséquence directe,
05:28c'est qu'effectivement, plus le temps passe,
05:30plus on emprunte cher,
05:31plus on emprunte cher,
05:32plus les Français sont obligés de travailler tous les jours
05:35pour rembourser, encore une fois, seulement les intérêts de la dette.
05:37Je rajoute quand même juste un mot,
05:39que l'année prochaine, en 2027,
05:41on va, tenez-vous bien,
05:43emprunter 340 milliards d'euros sur les marchés.
05:45Un, pour payer le déficit,
05:47puisque, encore une fois,
05:47nos dépenses sont plus importantes que nos recettes.
05:49Et deux, on va emprunter pour rembourser les dettes
05:52qu'on a empruntées il y a quelques années.
05:54340 milliards d'euros, ça ne veut rien dire.
05:56Retenez juste un chiffre,
05:57340 milliards d'euros,
05:58c'est 34 fois le budget de la justice.
06:0134 fois le budget de la justice.
06:03Vous imaginez un peu dans quel état financier nous sommes ?
06:05Et là aussi, ce sont des contribuables
06:07qui vont mettre la main aux porte-monnaies.
06:08Alors, ce sont toujours les contribuables
06:09qui, de toute façon, finissent par payer l'addition,
06:12en tout cas la mauvaise gestion, de nos gouvernants.
06:14Et là, le risque.
06:15Donc, les marchés disent à la France,
06:17pour vous, c'est plus cher,
06:18pour les Allemands, les Italiens, les Espagnols,
06:20c'est un peu moins cher,
06:21parce qu'ils sont sérieux,
06:22et qu'ils ont une gestion de leur économie
06:23qui est plus rigoureuse.
06:24Là, vous avez laissé filer votre déficit.
06:26Le quoi qu'il en coûte,
06:27on le touche, là, aujourd'hui, du doigt,
06:29qui était peut-être nécessaire,
06:30mais il fallait peut-être le gérer différemment par la suite.
06:32On a ouvert les caisses.
06:33On est en disant,
06:34écoutez, après moins le déluge.
06:36C'est exactement la phrase de Louis XV.
06:37C'est François Mitterrand qui est le premier des couffres
06:39qu'on peut emprunter sur les marchés.
06:41Jusqu'à présent, l'obsession des gouvernants,
06:42c'était de faire des budgets à l'équilibre.
06:44Le dernier, c'est 74.
06:46Raymond Barre laisse une économie à peu près saine.
06:48Et la gauche arrive,
06:49parce qu'il faut faire du social.
06:50Et ensuite, les autres se sont encoufrés.
06:51que ce soit Chirac, Sarkozy, Hollande,
06:53hop, on ouvre.
06:54Malheureusement, il n'y a pas vraiment
06:55beaucoup de défense entre la droite et la gauche
06:57sur la manière de gérer l'argent des Français.
06:58Puisque vous pouvez voir avec le temps,
07:00ça fait effectivement, vous venez de le dire,
07:02plus de 50 ans qu'on n'a pas voté un budget à l'équilibre.
07:05Et malheureusement,
07:05les déficits continuent de gonfler,
07:07la dette continue de gonfler.
07:09J'aurais tendance à vous dire que sur le papier,
07:11les candidats de droite ont toujours des...
07:13qu'on a vénéité de mieux gérer l'argent des Français.
07:16Mais malheureusement, quand ils arrivent au pouvoir,
07:17en fait, ils mettent leur pas
07:19dans ceux de leurs prédécesseurs.
07:20Alors, le risque, est-ce que
07:22Bercy peut décréter à un moment donné
07:24que pour payer ses intérêts de la dette exorbitant,
07:26eh bien, on va faire appel de façon exceptionnelle
07:28au fond, au fond que détiennent les Français
07:30dans l'épargne, puisqu'ils ne sont pas protégés.
07:33Il paraît que les actions sont totalement protégées,
07:35c'est une propriété,
07:36mais tout ce qui est obligation et compte bancaire,
07:38assurance vie, ce n'est pas protégé,
07:39c'est un contrat avec une banque,
07:40et là-dessus, le gouvernement peut prélever.
07:42Alors, la difficulté, c'est que,
07:44on l'a dit tout à l'heure,
07:45quand vous avez un problème de déficit,
07:48ça veut dire que soit vous avez un problème de dépense,
07:50soit vous avez un problème de recette.
07:51Le problème de dépense, il est assez vite vu
07:53parce que nos responsables
07:54ne veulent pas toucher la dépense publique.
07:55Donc, on va dire que le sujet est clos.
07:57Leur seule obsession, c'est effectivement
07:58de trouver de l'argent partout,
08:00et notamment de faire la poche des Français.
08:02Et vous avez raison, il y a un enjeu sur l'épargne.
08:04Pourquoi il y a un enjeu sur l'épargne ?
08:05Parce que vous avez à peu près 6600 milliards
08:08effectivement d'épargne.
08:09Alors, 6600 milliards d'épargne, c'est quoi ?
08:11Ce sont des actions, ce sont des livrets réglementés,
08:14ce sont des assurances vie,
08:15enfin bref, tout un panel de placements financiers.
08:19Et donc, du coup, la crainte,
08:20ou en tout cas, on va dire que cette somme
08:23fait saliver nos responsables politiques,
08:25puisque 6600 milliards,
08:26c'est quasiment le double de notre dette.
08:27Et donc, l'enjeu, c'est effectivement de se dire
08:29est-ce que demain, l'État va piocher sur nos comptes ?
08:32La réponse, me semble-t-il,
08:34en tout cas, demain, la réponse est non.
08:36Après-demain, j'en sais rien.
08:37Demain, qu'est-ce qu'ils font ?
08:39Ils vont continuer à renier
08:41sur, effectivement, les différents dispositifs fiscaux
08:44qui sont intéressants pour les Français.
08:45Je pense notamment à l'assurance vie que vous avez cité,
08:47qui est un placement qui est plébiscité par les Français,
08:50qui est vraiment intéressant
08:52socialement et fiscalement.
08:54Et la crainte, c'est qu'en fait,
08:55nos responsables continuent à renier
08:58de l'argent,
08:59enfin, à renier les avantages
09:00que confère un certain nombre de placements financiers.
09:02Mme Anissa est allée regarder,
09:03elle a enquêté pour savoir
09:04quels sont les fonds
09:05sur lesquels l'État pourrait racler.
09:07Alors, effectivement,
09:08l'État ouvre tous les tiroirs.
09:10La charge de la dette
09:11devrait augmenter de 9,6 milliards d'euros
09:13en 2027, n'est-ce pas ?
09:15Et pour trouver de l'argent,
09:16le gouvernement explore plusieurs pistes
09:18très concrètes.
09:18D'abord, l'argent oublié.
09:20Le projet de budget prévoit
09:21de prélever 17% des avoirs en déshérence
09:24déposés à la Caisse des dépôts,
09:26compte bancaire,
09:26assurance vie,
09:27épargne salariale,
09:28rendement attendu,
09:291,4 milliard d'euros.
09:31Les propriétaires conserveraient toutefois
09:33le droit de récupérer
09:35l'intégralité des sommes,
09:36prélèvements compris
09:37dans les délais légaux,
09:38on l'espère.
09:39Ensuite, les réserves
09:40des organismes publics
09:41avec 125 millions d'euros
09:43qui seraient prélevés
09:44sur l'Agence Nationale
09:45pour les chèques vacances
09:46et 3 millions sur le fonds
09:48de compensation des risques
09:49de l'assurance construction
09:50direction le budget de l'État également.
09:53Autre piste,
09:54réduire l'avantage fiscal
09:55des retraités, évidemment.
09:57Le plafond de l'abattement
09:58de 10% sur leur pension
10:00passerait de 4.400.
10:01139 à 3.000 euros par foyer.
10:04Le gouvernement en attend également
10:051,4 milliard d'euros supplémentaires.
10:08Ce sont donc des propositions concrètes
10:09pour 2027,
10:10encore soumises au Parlement,
10:12précisons-le.
10:13Et voilà comment on racle finalement
10:14les fonds de tiroirs,
10:16argent oublié,
10:16réserve disponible,
10:17avantage fiscaux réduit.
10:18Mais les prélèvements exceptionnels
10:20rapportent une fois.
10:21Les intérêts de la dette,
10:22eux, reviennent chaque année.
10:25Benjamin,
10:25quelles sont les conditions
10:27de la loi SAPA 2 ?
10:27L'application de la loi SAPA 2 ?
10:29C'est une loi qui a été votée en 2016
10:31qui, en fait,
10:32en cas de crise,
10:34interdit les retraits d'argent
10:35sur une période
10:37de 3 mois,
10:38revendable une fois,
10:38donc très concrètement,
10:39sur 6 mois.
10:40Donc, on ne vient pas
10:40vous piocher votre argent,
10:41on ne vient pas récupérer de l'argent.
10:43En revanche,
10:43on vous empêche de le récupérer.
10:45Et pour rebondir sur ce que
10:45vient de dire Anissa,
10:46qui est très juste,
10:47nos responsables politiques
10:48ne sont pas fous.
10:48Ils ne vont pas augmenter
10:49parce que le cadre de ce budget,
10:52le Premier ministre l'a dit,
10:53ce n'est pas d'augmentation d'impôts.
10:54Et pourtant,
10:55on voit,
10:56en regardant dans le détail,
10:57qu'en fait,
10:57il y a une augmentation
10:58du taux de prélèvement obligatoire
11:00parce que qu'est-ce qu'ils font ?
11:01Ils ne vont pas augmenter
11:02le taux de l'impôt sur le revenu.
11:03Ils ne vont pas augmenter
11:04le taux de la TVA,
11:05ce serait trop visible.
11:06Donc, qu'est-ce qu'ils font ?
11:06Ils rognent sur les niches fiscales
11:08et ils rognent, effectivement,
11:09sur des taux de cotisation.
11:10Par exemple,
11:11l'indemnité journalière,
11:12quand vous êtes malade,
11:13vous savez,
11:13vous recevez de l'argent
11:15de la Sécurité sociale.
11:16Bon,
11:17et bien là,
11:17ils vont augmenter,
11:18justement,
11:19la fiscalisation
11:19de ces indemnités journalières.
11:22Et donc, du coup,
11:23en fait,
11:23il y a une augmentation d'impôts
11:24qui est en fait masquée.
11:25Bon, écoutez,
11:26on en est là aujourd'hui.
11:28On vous reconsultera, docteur,
11:29parce que je pense
11:30que ce dossier n'est pas terminé
11:31et qu'il ne va hélas
11:32que s'aggraver.
11:33C'est quand même le bilan
11:34d'une inconséquence politique
11:36parce que je me doute
11:37qu'il le voyait venir.
11:38Que ce soit le gouverneur
11:39de la Banque de France,
11:40Emmanuel Moulin,
11:40qui a été directeur à Bercy,
11:42directeur de cabinet,
11:43voilà,
11:43et qui a eu des postes.
11:44Et on s'inquiète maintenant
11:45quand il est trop tard.
11:46En fait, il y a deux enjeux, Péricault.
11:47C'est un,
11:48on dépense trop.
11:49Et deuxième point,
11:50on ne produit pas assez.
11:51Il y a un vrai sujet
11:52de richesse en France.
11:53Et ça, il faut absolument
11:54tout faire
11:55pour que nos entreprises
11:56retrouvent de la croissance.
11:57Ce sera, je crois,
11:58au cœur du débat
11:59de la campagne électorale
12:00pour la présidentielle 2027.
12:02Benjamin, merci d'avoir été
12:03avec nous aujourd'hui
12:04sur Sud-Ornay.
12:04Vous êtes toujours le bienvenu.
12:05Voilà, on vous accueille
12:06avec délectation
12:07et on ne doute pas
12:08que vous reviendrez
12:09pour nous donner votre avis.

Recommandations