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  • il y a 11 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:0312h45, Christine Kelly et vous. La suite avec votre invitée Christine, Franck Alizio, députée Rassemblement National des Bouches du Rhône.
00:11Oui, Franck Alizio avec qui nous sommes en train de discuter de ce contre-budget présenté par Marine Le Pen
00:19ce matin,
00:20avec Jean-Philippe Tanguy de la trajectoire du quinquennat, je rappelle, 140 milliards d'euros net d'économie en 2032
00:27par rapport à 2026.
00:29Un équilibre primaire établi en 18 mois, un déficit public sous 3% en 2030, défense publique sous 50%
00:37du PIB en fin de mandat.
00:39Et on parlait de cette trajectoire qui serait verrouillée par une règle d'or, je cite,
00:45« règle d'or constitutionnelle soumise à référendum ». De quoi s'agit-il concrètement, Franck Alizio ?
00:50L'idée d'une règle d'or, c'est qu'on ne puisse plus faire n'importe quoi,
00:54et que la fin de ce n'importe quoi soit inscrite dans la constitution.
00:59D'ailleurs, cette règle d'or, elle sera validée par référendum.
01:03C'est-à-dire qu'aussi longtemps que l'on ne sera pas revenu à 60% du PIB,
01:11que notre dette reprend 60% de notre PIB, tout simplement.
01:14Eh bien, aussi longtemps qu'on ne sera pas revenu là-dessus, aujourd'hui on est plutôt à 120,
01:17c'est-à-dire qu'il faut diviser par deux le poids de notre dette.
01:21Ça prendra, c'est malheureux à dire, mais ça prendra quasiment des décennies.
01:25Eh bien, tant que cet équilibre ne sera pas retrouvé,
01:29eh bien, il faudra chaque année ne jamais être au-dessus de notre, comment dire,
01:35toujours être en excédent primaire.
01:37Comme vous l'avez dit, l'excédent primaire c'est quoi ?
01:39L'excédent primaire c'est l'équilibre entre les dépenses et les recettes,
01:43donc ne plus avoir de déficit, sans compter, parce que sinon c'est injouable, c'est indonnable,
01:50sans compter la charge de la dette.
01:52C'est-à-dire qu'il y a les intérêts de la dette, qui nous coûtent aujourd'hui des dizaines
01:56de milliards,
01:57ces intérêts de la dette, bon, eux ils sont mis de côté,
02:00pour tout ce qui est des autres dépenses, il doit avoir en face des recettes.
02:05Voilà, encore une fois, le budget de l'État peut être géré comme le budget d'un bon père de
02:11famille,
02:11mais évidemment il faut faire les efforts, il faut que chacun fasse des efforts,
02:16et l'État le premier, et le train de vie de l'État le premier,
02:20que chacun fasse des efforts, et que ces efforts soient tout de suite,
02:25que les Français aient tout de suite les dividendes de cet effort,
02:28avec sur le quinquennat 30 milliards de baisse d'impôts.
02:33Et ces impôts serviront à relancer la croissance,
02:35et la croissance nous aidera, elle aussi, à réduire notre déficit, à réduire notre dette.
02:40C'est remplacer un cercle vicieux par un cercle vertueux.
02:43Franck Alizio, députée Rennes, des bouches dureaux non directes sur Europe 1,
02:48sans cette rupture, Marine Le Pen annonce un déficit qui dériverait jusqu'à 7,2% du PIB en 2032,
02:54une charge de la dette à 156 milliards avec un risque de défaut.
02:58Deux questions, elle a annoncé une baisse des taxes avec tout ça,
03:02c'est quand même juste arriver à baisser le déficit, à baisser les dépenses,
03:09et en même temps baisser les taxes, c'est assez surprenant, vous allez nous dire pourquoi.
03:13On va parler un peu d'écologie, parce qu'elle a parlé aussi d'écologie qu'elle ne peut pas
03:16laisser complètement à la gauche,
03:18et ensuite on aura un auditeur d'Europe 1, ensuite Gabriel Cluzel.
03:21Alors d'abord, j'ai 3 milliards de questions, mais d'abord les taxes.
03:26Les taxes, c'est assez simple, notre priorité absolue,
03:30parce que l'idée ce n'est pas faire des économies pour des économies,
03:33on ne veut pas faire une cure d'austérité,
03:36ce n'est pas un plan de rigueur, c'est un plan de vigueur que l'on veut.
03:39Mais comment vous arrivez à baisser tout ça en baissant les taxes ?
03:41Il faut baisser toutes les dépenses que l'on peut baisser,
03:45la première par exemple dépense, c'est réserver l'ensemble des aides sociales,
03:51l'ensemble de ce qui est donné par l'État en aide sociale.
03:56et qui ne relève pas la cotisation.
03:58Toutes ces aides seront réservées aux Français, aux citoyens français.
04:02Et bien rien que ça, ça nous fait économiser dès la première année 15 milliards d'euros.
04:09Et ces 15 milliards d'euros donneront à la fin du quinquennat par an 30 milliards d'euros.
04:16C'est aussi une manière de décourager ceux qui veulent venir,
04:20ceux qui veulent émigrer en France, pas pour travailler,
04:23mais pour vivre de notre État-providence.
04:24Ça aussi, c'est une manière de relancer notre économie indépendamment,
04:29parce que vous venez en France pour travailler.
04:32Et si vous venez en France pour travailler,
04:33et si tout le monde se met à travailler davantage,
04:37eh bien on sera payé davantage.
04:38Et là, il faut également aider,
04:40ça, ça fait partie des baisses d'impôts,
04:42nos entreprises.
04:43C'est pour ça que nous prévoyons la plus grosse baisse
04:46sur les impôts de production.
04:47Les impôts de production, c'est quelque chose qui ne repose pas
04:50sur les profits des entreprises,
04:51mais sur le chiffre d'affaires des entreprises.
04:53Donc c'est particulièrement injuste,
04:55puisque dès que vous commencez à faire un chiffre d'affaires,
04:59vous devez payer, avant même de faire ce chiffre d'affaires d'ailleurs,
05:02vous devez payer ces impôts de production.
05:04Ces impôts de production, ils sont 3 à 4 fois plus élevés
05:07que tous nos partenaires européens,
05:09ce qui évidemment nous met une semaine de plan
05:11pour toutes nos entreprises,
05:12nos TPE, nos PME.
05:13Eh bien, ces impôts de production seront drastiquement baissés.
05:18Dès la première année.
05:19Avant de parler écologie,
05:21Mickaël, vous nous appelez d'Île-de-France.
05:23Comment vous réagissez au programme de Marine Le Pen
05:28par rapport à ce contre-budget d'Emmanuel Macron ?
05:32Bonjour Christine.
05:33Bonjour Mickaël.
05:34Pour répondre à votre question,
05:36ce budget me fait penser à Mme Mélanie en Italie.
05:41Lorsque beaucoup disaient que c'était impossible
05:44de faire des économies,
05:47il faut savoir que depuis 2022,
05:50Mme Mélanie a quand même fait en 2023
05:52plus de 3,5 milliards d'économies sur les retraites,
05:546 milliards en 2024.
05:56Elle a réduit les budgets au niveau des ministères en 2024
05:58de 300 millions, 500 millions, 700 millions.
06:01Bref, il y a plus d'une dizaine de milliards
06:03qui sont économisés chaque année.
06:06Concernant la France,
06:07on ne serait pas moins bête que l'Italien.
06:09Pourquoi on ne pourrait pas le faire en France ?
06:11Sachant que la Cour des comptes même
06:14nous dit qu'il est possible de réaliser
06:16plus de 110 milliards d'économies
06:18plus 10 milliards au niveau d'économies
06:21du fonctionnement de l'État, Christine.
06:24Et c'est vrai qu'elle disait aussi
06:26qu'elle aurait fait vérifier à chaque fois
06:28avec la Cour des comptes, etc.
06:30C'est intéressant de faire ce parallèle
06:31avec Georgia Mélanie.
06:33Effectivement, lorsqu'on est acculé,
06:34on trouve des solutions.
06:35Merci d'avoir appelé au Standard Europe 1,
06:37mon cher Mickaël.
06:38Merci pour votre regard.
06:39Merci infiniment.
06:40Gabriel Cluzel, ensuite le mot de la fin,
06:42Franck Alizio.
06:42Oui, c'est vrai que votre affaire
06:44de préférence nationale,
06:46elle est souhaitée par beaucoup de Français,
06:48si on en croit les sondages.
06:49Mais néanmoins, ne craignez-vous pas
06:51le coup près du Conseil constitutionnel
06:53qui va dire,
06:54ah bah oui, il y a de la discrimination.
06:56Vous allez faire comment ?
06:56Vous allez passer par un référendum ?
06:59Là aussi ?
07:00Vous avez tout à fait raison, Gabriel Cluzel.
07:02Il faut libérer les Français
07:05de ce qui ressemble de plus en plus
07:06à un gouvernement des juges.
07:08Et le seul moyen dans une démocratie
07:10de passer au-dessus des blocages
07:12des uns et des autres,
07:13c'est de rendre la parole au souverain.
07:16Dans une démocratie,
07:17le souverain, c'est le peuple.
07:18Donc, on passera par référendum.
07:19Un référendum sur l'immigration.
07:21Un référendum de lutte contre l'islamisme,
07:23on l'a dit.
07:23Et un référendum sur cette règle d'or.
07:25Pour que tous les Français soient impliqués
07:29dans ce travail budgétaire
07:33de redressement de notre économie.
07:35Encore une fois,
07:36pourquoi ça marche ?
07:37Pourquoi ça marche en Italie ?
07:38Pourquoi ça ne marche pas en France
07:39depuis 30 ou 40 ans ?
07:40Parce qu'en 30 ou 40 ans en France,
07:42il y a des vaches sacrées.
07:43Cette vache sacrée,
07:44elle s'appelle le train de vie de l'État,
07:46les gaspillages de l'État,
07:48les agences de l'État,
07:49on en parle souvent.
07:50Oui, mais lorsque vous voyez,
07:50Franck Alizio,
07:51lorsqu'on voit les lycéens dans la rue
07:53qui sont en train de demander des moyens,
07:54je vais vous dire que là,
07:56c'est que les lycéens.
07:57Si vous commencez à toucher
07:58aux vaches sacrées,
08:00il n'y aura pas que les lycéens dans la rue.
08:01À un moment donné,
08:01comment dire,
08:02il faut savoir une chose,
08:03c'est que la fête,
08:04elle est finie
08:05pour ceux qui profitent
08:07du travail des Français,
08:08pour ceux qui vivent sur la bête.
08:09Et la punition, en revanche,
08:11elle est terminée
08:12pour ceux qui travaillent,
08:13pour ceux qui investissent
08:14dans ce pays,
08:15pour cette France
08:17qui se lève tôt.
08:18Alors, dernière question,
08:19peut-être rapidement,
08:20Franck Alizio,
08:21député Rennes-des-Bouches-du-Ronde,
08:22sur l'écologie, quand même.
08:23Parce qu'il y a eu une page aussi
08:25sur l'écologie,
08:26où elle a voulu montrer,
08:28investir à ce niveau-là.
08:29Alors, comment dire,
08:31l'idée c'est que Marine Le Pen,
08:32depuis des années,
08:33elle parle d'écologie.
08:34Depuis des années,
08:35on explique que plutôt
08:37que d'aller dépenser
08:39énormément d'argent
08:41sur des énergies renouvelables
08:44qui ne sont pas encore au point
08:45et qui coûtent énormément d'argent
08:47au budget de l'État,
08:48eh bien, il faut plutôt miser sur,
08:52pour combattre l'écologie.
08:54En réalité, il y a une mesure
08:55à prendre,
08:56c'est revenir à eau,
08:58produire local,
09:00acheter local,
09:01aider nos agriculteurs,
09:03ne pas aller chercher
09:05la tomate
09:06ou n'importe quel
09:07autre légume ou fruit
09:08à l'autre bout du monde.
09:09C'est ça qui pollue aujourd'hui.
09:11Donc, il faut...
09:12Franck Alizio,
09:12qu'est-ce qui va se passer
09:13avec ce contre-budget ?
09:14Pardon, dernier mot,
09:15comme on a terminé,
09:15mais qu'est-ce qui va se passer
09:16maintenant avec ce contre-budget ?
09:17Avec le contre-budget,
09:19déjà, nous allons faire
09:19toute une série de propositions,
09:21dès maintenant,
09:22dès le projet de loi de finances,
09:23là, cette année,
09:24pour proposer au gouvernement
09:26d'aller dans ce sens.
09:27C'est l'esprit du contre-budget
09:28proposé par Jordan Bardella
09:30à la suite de Marine.
09:32Et puis, nous allons nous préparer
09:33à remettre la France en ordre,
09:35à remettre les comptes
09:36de l'État en ordre
09:37et à récompenser à nouveau
09:40ceux qui travaillent
09:41et qui investissent
09:42et qui se transmettent
09:43dans ce pays.
09:44Franck Alizio en direct
09:45sur Europe 1,
09:46débuté Rennes des Bouches-du-Rhône.
09:47Merci à tous.
09:48Merci, ma chère Gabrielle Cusel.
09:51Merci, Gérardine Lamont.
09:51Bonjour, Clélie Mathias.
09:53Bonjour, Christine.
09:54Bonjour à tous.
09:54La France, elle est dans la rue
09:55aujourd'hui,
09:56avec beaucoup de lycéens,
09:57des syndicats aussi,
09:58bien sûr,
09:58qui vont défiler,
09:59des lycées bloqués
10:00encore et toujours.
10:02Alors, évidemment,
10:02on sera en direct
10:03de Paris,
10:03de Toulouse aussi.
10:05On y reviendra
10:05dans notre débat.
10:06Merci, excellente émission, Clélie.
10:08Merci.
10:08A demain, Christine.
10:09A demain, avec plaisir.
10:10De 11h à 13h sur Europe 1.

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