00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:0312h45, Christine Kelly et vous. La suite avec votre invitée Christine, Franck Alizio, députée Rassemblement National des Bouches du Rhône.
00:11Oui, Franck Alizio avec qui nous sommes en train de discuter de ce contre-budget présenté par Marine Le Pen
00:19ce matin,
00:20avec Jean-Philippe Tanguy de la trajectoire du quinquennat, je rappelle, 140 milliards d'euros net d'économie en 2032
00:27par rapport à 2026.
00:29Un équilibre primaire établi en 18 mois, un déficit public sous 3% en 2030, défense publique sous 50%
00:37du PIB en fin de mandat.
00:39Et on parlait de cette trajectoire qui serait verrouillée par une règle d'or, je cite,
00:45« règle d'or constitutionnelle soumise à référendum ». De quoi s'agit-il concrètement, Franck Alizio ?
00:50L'idée d'une règle d'or, c'est qu'on ne puisse plus faire n'importe quoi,
00:54et que la fin de ce n'importe quoi soit inscrite dans la constitution.
00:59D'ailleurs, cette règle d'or, elle sera validée par référendum.
01:03C'est-à-dire qu'aussi longtemps que l'on ne sera pas revenu à 60% du PIB,
01:11que notre dette reprend 60% de notre PIB, tout simplement.
01:14Eh bien, aussi longtemps qu'on ne sera pas revenu là-dessus, aujourd'hui on est plutôt à 120,
01:17c'est-à-dire qu'il faut diviser par deux le poids de notre dette.
01:21Ça prendra, c'est malheureux à dire, mais ça prendra quasiment des décennies.
01:25Eh bien, tant que cet équilibre ne sera pas retrouvé,
01:29eh bien, il faudra chaque année ne jamais être au-dessus de notre, comment dire,
01:35toujours être en excédent primaire.
01:37Comme vous l'avez dit, l'excédent primaire c'est quoi ?
01:39L'excédent primaire c'est l'équilibre entre les dépenses et les recettes,
01:43donc ne plus avoir de déficit, sans compter, parce que sinon c'est injouable, c'est indonnable,
01:50sans compter la charge de la dette.
01:52C'est-à-dire qu'il y a les intérêts de la dette, qui nous coûtent aujourd'hui des dizaines
01:56de milliards,
01:57ces intérêts de la dette, bon, eux ils sont mis de côté,
02:00pour tout ce qui est des autres dépenses, il doit avoir en face des recettes.
02:05Voilà, encore une fois, le budget de l'État peut être géré comme le budget d'un bon père de
02:11famille,
02:11mais évidemment il faut faire les efforts, il faut que chacun fasse des efforts,
02:16et l'État le premier, et le train de vie de l'État le premier,
02:20que chacun fasse des efforts, et que ces efforts soient tout de suite,
02:25que les Français aient tout de suite les dividendes de cet effort,
02:28avec sur le quinquennat 30 milliards de baisse d'impôts.
02:33Et ces impôts serviront à relancer la croissance,
02:35et la croissance nous aidera, elle aussi, à réduire notre déficit, à réduire notre dette.
02:40C'est remplacer un cercle vicieux par un cercle vertueux.
02:43Franck Alizio, députée Rennes, des bouches dureaux non directes sur Europe 1,
02:48sans cette rupture, Marine Le Pen annonce un déficit qui dériverait jusqu'à 7,2% du PIB en 2032,
02:54une charge de la dette à 156 milliards avec un risque de défaut.
02:58Deux questions, elle a annoncé une baisse des taxes avec tout ça,
03:02c'est quand même juste arriver à baisser le déficit, à baisser les dépenses,
03:09et en même temps baisser les taxes, c'est assez surprenant, vous allez nous dire pourquoi.
03:13On va parler un peu d'écologie, parce qu'elle a parlé aussi d'écologie qu'elle ne peut pas
03:16laisser complètement à la gauche,
03:18et ensuite on aura un auditeur d'Europe 1, ensuite Gabriel Cluzel.
03:21Alors d'abord, j'ai 3 milliards de questions, mais d'abord les taxes.
03:26Les taxes, c'est assez simple, notre priorité absolue,
03:30parce que l'idée ce n'est pas faire des économies pour des économies,
03:33on ne veut pas faire une cure d'austérité,
03:36ce n'est pas un plan de rigueur, c'est un plan de vigueur que l'on veut.
03:39Mais comment vous arrivez à baisser tout ça en baissant les taxes ?
03:41Il faut baisser toutes les dépenses que l'on peut baisser,
03:45la première par exemple dépense, c'est réserver l'ensemble des aides sociales,
03:51l'ensemble de ce qui est donné par l'État en aide sociale.
03:56et qui ne relève pas la cotisation.
03:58Toutes ces aides seront réservées aux Français, aux citoyens français.
04:02Et bien rien que ça, ça nous fait économiser dès la première année 15 milliards d'euros.
04:09Et ces 15 milliards d'euros donneront à la fin du quinquennat par an 30 milliards d'euros.
04:16C'est aussi une manière de décourager ceux qui veulent venir,
04:20ceux qui veulent émigrer en France, pas pour travailler,
04:23mais pour vivre de notre État-providence.
04:24Ça aussi, c'est une manière de relancer notre économie indépendamment,
04:29parce que vous venez en France pour travailler.
04:32Et si vous venez en France pour travailler,
04:33et si tout le monde se met à travailler davantage,
04:37eh bien on sera payé davantage.
04:38Et là, il faut également aider,
04:40ça, ça fait partie des baisses d'impôts,
04:42nos entreprises.
04:43C'est pour ça que nous prévoyons la plus grosse baisse
04:46sur les impôts de production.
04:47Les impôts de production, c'est quelque chose qui ne repose pas
04:50sur les profits des entreprises,
04:51mais sur le chiffre d'affaires des entreprises.
04:53Donc c'est particulièrement injuste,
04:55puisque dès que vous commencez à faire un chiffre d'affaires,
04:59vous devez payer, avant même de faire ce chiffre d'affaires d'ailleurs,
05:02vous devez payer ces impôts de production.
05:04Ces impôts de production, ils sont 3 à 4 fois plus élevés
05:07que tous nos partenaires européens,
05:09ce qui évidemment nous met une semaine de plan
05:11pour toutes nos entreprises,
05:12nos TPE, nos PME.
05:13Eh bien, ces impôts de production seront drastiquement baissés.
05:18Dès la première année.
05:19Avant de parler écologie,
05:21Mickaël, vous nous appelez d'Île-de-France.
05:23Comment vous réagissez au programme de Marine Le Pen
05:28par rapport à ce contre-budget d'Emmanuel Macron ?
05:32Bonjour Christine.
05:33Bonjour Mickaël.
05:34Pour répondre à votre question,
05:36ce budget me fait penser à Mme Mélanie en Italie.
05:41Lorsque beaucoup disaient que c'était impossible
05:44de faire des économies,
05:47il faut savoir que depuis 2022,
05:50Mme Mélanie a quand même fait en 2023
05:52plus de 3,5 milliards d'économies sur les retraites,
05:546 milliards en 2024.
05:56Elle a réduit les budgets au niveau des ministères en 2024
05:58de 300 millions, 500 millions, 700 millions.
06:01Bref, il y a plus d'une dizaine de milliards
06:03qui sont économisés chaque année.
06:06Concernant la France,
06:07on ne serait pas moins bête que l'Italien.
06:09Pourquoi on ne pourrait pas le faire en France ?
06:11Sachant que la Cour des comptes même
06:14nous dit qu'il est possible de réaliser
06:16plus de 110 milliards d'économies
06:18plus 10 milliards au niveau d'économies
06:21du fonctionnement de l'État, Christine.
06:24Et c'est vrai qu'elle disait aussi
06:26qu'elle aurait fait vérifier à chaque fois
06:28avec la Cour des comptes, etc.
06:30C'est intéressant de faire ce parallèle
06:31avec Georgia Mélanie.
06:33Effectivement, lorsqu'on est acculé,
06:34on trouve des solutions.
06:35Merci d'avoir appelé au Standard Europe 1,
06:37mon cher Mickaël.
06:38Merci pour votre regard.
06:39Merci infiniment.
06:40Gabriel Cluzel, ensuite le mot de la fin,
06:42Franck Alizio.
06:42Oui, c'est vrai que votre affaire
06:44de préférence nationale,
06:46elle est souhaitée par beaucoup de Français,
06:48si on en croit les sondages.
06:49Mais néanmoins, ne craignez-vous pas
06:51le coup près du Conseil constitutionnel
06:53qui va dire,
06:54ah bah oui, il y a de la discrimination.
06:56Vous allez faire comment ?
06:56Vous allez passer par un référendum ?
06:59Là aussi ?
07:00Vous avez tout à fait raison, Gabriel Cluzel.
07:02Il faut libérer les Français
07:05de ce qui ressemble de plus en plus
07:06à un gouvernement des juges.
07:08Et le seul moyen dans une démocratie
07:10de passer au-dessus des blocages
07:12des uns et des autres,
07:13c'est de rendre la parole au souverain.
07:16Dans une démocratie,
07:17le souverain, c'est le peuple.
07:18Donc, on passera par référendum.
07:19Un référendum sur l'immigration.
07:21Un référendum de lutte contre l'islamisme,
07:23on l'a dit.
07:23Et un référendum sur cette règle d'or.
07:25Pour que tous les Français soient impliqués
07:29dans ce travail budgétaire
07:33de redressement de notre économie.
07:35Encore une fois,
07:36pourquoi ça marche ?
07:37Pourquoi ça marche en Italie ?
07:38Pourquoi ça ne marche pas en France
07:39depuis 30 ou 40 ans ?
07:40Parce qu'en 30 ou 40 ans en France,
07:42il y a des vaches sacrées.
07:43Cette vache sacrée,
07:44elle s'appelle le train de vie de l'État,
07:46les gaspillages de l'État,
07:48les agences de l'État,
07:49on en parle souvent.
07:50Oui, mais lorsque vous voyez,
07:50Franck Alizio,
07:51lorsqu'on voit les lycéens dans la rue
07:53qui sont en train de demander des moyens,
07:54je vais vous dire que là,
07:56c'est que les lycéens.
07:57Si vous commencez à toucher
07:58aux vaches sacrées,
08:00il n'y aura pas que les lycéens dans la rue.
08:01À un moment donné,
08:01comment dire,
08:02il faut savoir une chose,
08:03c'est que la fête,
08:04elle est finie
08:05pour ceux qui profitent
08:07du travail des Français,
08:08pour ceux qui vivent sur la bête.
08:09Et la punition, en revanche,
08:11elle est terminée
08:12pour ceux qui travaillent,
08:13pour ceux qui investissent
08:14dans ce pays,
08:15pour cette France
08:17qui se lève tôt.
08:18Alors, dernière question,
08:19peut-être rapidement,
08:20Franck Alizio,
08:21député Rennes-des-Bouches-du-Ronde,
08:22sur l'écologie, quand même.
08:23Parce qu'il y a eu une page aussi
08:25sur l'écologie,
08:26où elle a voulu montrer,
08:28investir à ce niveau-là.
08:29Alors, comment dire,
08:31l'idée c'est que Marine Le Pen,
08:32depuis des années,
08:33elle parle d'écologie.
08:34Depuis des années,
08:35on explique que plutôt
08:37que d'aller dépenser
08:39énormément d'argent
08:41sur des énergies renouvelables
08:44qui ne sont pas encore au point
08:45et qui coûtent énormément d'argent
08:47au budget de l'État,
08:48eh bien, il faut plutôt miser sur,
08:52pour combattre l'écologie.
08:54En réalité, il y a une mesure
08:55à prendre,
08:56c'est revenir à eau,
08:58produire local,
09:00acheter local,
09:01aider nos agriculteurs,
09:03ne pas aller chercher
09:05la tomate
09:06ou n'importe quel
09:07autre légume ou fruit
09:08à l'autre bout du monde.
09:09C'est ça qui pollue aujourd'hui.
09:11Donc, il faut...
09:12Franck Alizio,
09:12qu'est-ce qui va se passer
09:13avec ce contre-budget ?
09:14Pardon, dernier mot,
09:15comme on a terminé,
09:15mais qu'est-ce qui va se passer
09:16maintenant avec ce contre-budget ?
09:17Avec le contre-budget,
09:19déjà, nous allons faire
09:19toute une série de propositions,
09:21dès maintenant,
09:22dès le projet de loi de finances,
09:23là, cette année,
09:24pour proposer au gouvernement
09:26d'aller dans ce sens.
09:27C'est l'esprit du contre-budget
09:28proposé par Jordan Bardella
09:30à la suite de Marine.
09:32Et puis, nous allons nous préparer
09:33à remettre la France en ordre,
09:35à remettre les comptes
09:36de l'État en ordre
09:37et à récompenser à nouveau
09:40ceux qui travaillent
09:41et qui investissent
09:42et qui se transmettent
09:43dans ce pays.
09:44Franck Alizio en direct
09:45sur Europe 1,
09:46débuté Rennes des Bouches-du-Rhône.
09:47Merci à tous.
09:48Merci, ma chère Gabrielle Cusel.
09:51Merci, Gérardine Lamont.
09:51Bonjour, Clélie Mathias.
09:53Bonjour, Christine.
09:54Bonjour à tous.
09:54La France, elle est dans la rue
09:55aujourd'hui,
09:56avec beaucoup de lycéens,
09:57des syndicats aussi,
09:58bien sûr,
09:58qui vont défiler,
09:59des lycées bloqués
10:00encore et toujours.
10:02Alors, évidemment,
10:02on sera en direct
10:03de Paris,
10:03de Toulouse aussi.
10:05On y reviendra
10:05dans notre débat.
10:06Merci, excellente émission, Clélie.
10:08Merci.
10:08A demain, Christine.
10:09A demain, avec plaisir.
10:10De 11h à 13h sur Europe 1.