00:00Des médias ciblés par Jean-Luc Mélenchon, pourquoi les réseaux sociaux sont-ils responsables ?
00:04Nous sommes toujours avec Karim Maloum, Amouril Bucot et notre invité Franck Alizio,
00:08député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône. Christine ?
00:11Oui, Franck Alizio, député Rennes des Bouches-du-Rhône, vous êtes élevée contre le fait effectivement
00:16qu'il y a des fake news qui sont lancées comme ça par le journal Le Monde
00:21et contre le fait aussi que Jean-Luc Mélenchon puisse directement cibler le Rassemblement National.
00:27Quel est votre mot de la fin, vous qui devez quitter le studio d'Europe, Franck Alizio ?
00:33Avec Marine Le Pen, nous souhaitons que tout le monde soit à la hauteur de ce grand rendez-vous démocratique.
00:40L'élection présidentielle c'est sacré dans notre pays, c'est la 5ème République, c'est comme ça, c'est
00:44l'héritage général de Gaulle.
00:46Nous demandons aux responsables politiques, nous demandons à tous les journalistes
00:52de respecter ce moment, de faire attention à ce qui est dit,
00:56de faire attention à ce qui est fait, à vérifier les informations,
01:00à laisser les Français maîtres de ce moment, à ne pas salir ce moment démocratique,
01:05à ne pas salir notre démocratie.
01:08Donc cette élection, c'est des mois de campagne,
01:11ces mois de campagne, chacun doit prendre ses rationalités,
01:14car ce qui se joue là, plus particulièrement encore que dans les autres élections,
01:18c'est l'avenir du pays.
01:20Donc laissez les Français, et n'essayez pas de politiser, de salir à outrance par de fausses informations,
01:27sans vérifier, sans faire le travail, par des amalgames, par de la récupération.
01:32Voilà, laissez le choix, laissez ce moment aux Français.
01:36La liberté, la démocratie, le bon déroulement de la démocratie.
01:39Merci Franck Alizio, député RN des Beaux-Journes, d'avoir été dans la studio d'Europe,
01:44espérant que ça ne soit pas un vœu pieux, une voix dans le désert, Franck Alizio.
01:49Merci encore.
01:50René, vous nous appelez de Haute-Garonne,
01:53vous dites que France Télévisions, France 2 devrait être censurée.
01:56Pourquoi ? Dites-nous tout.
01:58Oui, France Télévisions, parce que moi, comme je l'ai expliqué,
02:03je n'ai pas la télé depuis que j'ai eu une box de frie qui m'a bousillé à
02:07la télé,
02:07et le téléphone, j'ai dû changer de téléphone.
02:09Donc je ne vois la télé que par vidéo que les gens veulent bien faire,
02:14c'est news quand ça veut bien marcher,
02:16quand j'ai autre chose que récupération de la publicité,
02:20ou en voie de la vidéo, je ne sais pas de quelle vidéo il s'agit.
02:23Ce qui fait que je vous ai souvent, d'ailleurs, l'image, mais pas le son.
02:26Ce que je regrette quand c'est vous,
02:29ou comment il s'appelle, le Québécois sympathique.
02:33Mathieu Boncouté, surtout quand c'est moi d'abord.
02:35Ou Gabriel Colligel, je le supporte bien mieux de ne pas les entendre.
02:39Chacun son avis.
02:40C'est tellement de fautes de français que c'est insupportable,
02:42et de fautes d'histoire.
02:43Chacun son avis.
02:46Puisqu'on parle de fautes d'histoire,
02:48hier, j'aime bien, j'aime beaucoup Pascal Trôme,
02:52il doit être de très haute noblesse pour penser que le sang du peuple est impur.
02:56Là, quand la Marseillaise dit qu'un sang impur a breu Venossillon,
02:59c'est le sang des ennemis, c'est le sang des rois,
03:01ce n'est pas le nôtre.
03:03Oui, ce sont les paroles de la Marseillaise.
03:07Je crois que vous avez appelé sur France 2, oui.
03:12Maintenant que j'avais un peu tâclé ton nom.
03:14Et alors, une journaliste, grâce à vous, je sais qu'elle était du monde,
03:17parce que la vidéo se coupait,
03:19sans qu'elle ait le temps de préciser quel journal elle était.
03:21Tu faisais très sérieux.
03:22Oui, c'est sûr, nous avons vérifié les sources,
03:24il y a des tracts du RN,
03:26et évidemment, la conne blonda, cela...
03:28Non, non, René, on ne dit pas des gros mots comme ça.
03:34Vous pouvez dire les choses sans insulter.
03:36Des propos sexistes.
03:37Alors, dites-nous tout, dites-nous.
03:39Continuez sans critiquer comme ça, d'accord ?
03:50Et qu'est-ce que vous voulez dénoncer, mon cher René ?
03:55Qu'est-ce que vous avez entendu qui vous a choqué ?
03:57Contre les langues régionales,
03:58comme les autres parties ne sont pas meilleures.
04:00Voilà.
04:01Ma raison de voter RN,
04:04c'est que je veux du gaz russe, du pétrole russe.
04:06Je veux la TV à 0,5% sur le gaz, l'électricité, l'essence et la nourriture.
04:13Nous vivons dans la misère à cause de Macron.
04:15Je ne vivais pas dans la misère avant Macron.
04:17J'entends bien ce que vous dites.
04:18Merci d'avoir appelé, mon cher René, aux standards de repeint.
04:21On a entendu ce que vous dites, avec des mots parfois un peu crus.
04:24On a entendu ce que vous avez dit,
04:26et vous avez été choqué par le fait que France 2 ait parlé des tracts dans la voiture du criminel,
04:33alors que c'était une fake news.
04:35Merci d'avoir appelé aux standards d'Europe 1.
04:37On retire, on modère les propos sur ce que vous avez,
04:41comment vous avez traité physiquement la personne, la journaliste.
04:47Amoribucot voulait réagir, ensuite Karim Maloum, toujours sur ces médias qui sont ciblés par Jean-Luc Mélenchon.
04:56Pourquoi ? Sur les réseaux sociaux.
04:58À qui la faute en fait ?
04:59Pour terminer, il nous reste trois minutes pour terminer cette émission.
05:03Lorsqu'on voit que le chef de l'État dit qu'on est dans un pays en ébullition,
05:07à qui la faute ? La faute des politiques ? La faute des réseaux sociaux ? La faute des médias
05:12? Votre dernier mot.
05:14Non mais écoutez, moi je constate qu'à gauche, malheureusement,
05:17il y a une espèce de... on se croit être un magistère moral,
05:21et on donne des brevets d'autorisation,
05:23ou on interdit d'autres personnes.
05:25Et de même que les journalistes, par exemple, de CNews, mais aussi Valeurs Actuelles,
05:29quand on est dans des manifestations, c'est très compliqué.
05:32On peut être agressé par des manifestants de gauche qui estiment que quand on est un média de droite,
05:36on n'a pas sa place.
05:37Je pense que Jean-Luc Mélenchon est exactement dans la même pensée politique.
05:41Une pensée, malheureusement, assez sectaire,
05:43qui estime qu'il y a non pas ce que pensent les uns et les autres,
05:47mais il y a le bien et le mal, et tout ce qui n'est pas son camp est le
05:50mal.
05:51Et donc, il faut le combattre, mais surtout l'interdire.
05:54Et c'est vraiment la pensée de Jean-Luc Mélenchon, en ce moment, et de tout son camp.
05:58En pleine démocratie.
05:59Exactement.
06:00Et quand on entend effectivement Bali Bagayoko qui dit
06:02« Nous, si on arrive au pouvoir, on voudrait interdire le Rassemblement National »,
06:05je trouve que c'est extrêmement choquant.
06:07Et là encore, on entend finalement assez peu de réactions,
06:11généralement, pour dire qu'il y a un énorme problème démocratique
06:15avec la France Insoumise et ses représentants.
06:18Et même au plus haut niveau de l'État.
06:19Moi, je trouve que quand même, à ce niveau-là,
06:22qu'on aime ou pas le Rassemblement National,
06:24je trouve qu'il y a quand même une prise d'opposition.
06:26Mais il y a une complicité passive, la réalité.
06:28C'est que je pense que ça arrange tout le monde.
06:29Ça arrange tout le monde qu'il y ait une diabolisation du Rassemblement National.
06:33C'est ça.
06:34Qui est quand même le premier parti de France aujourd'hui.
06:36Et donc, tout le monde est content de dire
06:38« Bon, on ne va pas forcément tous vouloir condamner le Rassemblement National,
06:40mais au fond, on laisse faire.
06:42Comme ça, ça nous arrange bien. »
06:43Ce qui se dit ces derniers jours, autour des représentants, autour de M. Mélenchon,
06:50ce sont des propos factieux, sédicieux, qui appellent à la violence,
06:56et c'est pour détruire la République.
06:58Il faut appeler un chat un chat.
07:00Aujourd'hui, nous avons des forces politiques,
07:03qui sont financées par les contribuables,
07:06qui interviennent régulièrement
07:08pour remettre en cause le fonctionnement de la démocratie
07:10et qui veulent mettre à genoux la République.
07:13Ce qu'on a vu le 17 octobre,
07:15et je le dis, je le répète,
07:16c'est une balafre sur le corps de la République.
07:18L'État français a été affibli.
07:21Mais pourquoi l'État français est affibli ?
07:23Parce qu'il est dirigé par un président faible.
07:27Quand on est un président faible,
07:28on a un gouvernement faible,
07:30on a un niveau politique.
07:32À six mois d'une élection présidentielle,
07:34au lieu de discuter des programmes, des idées,
07:37on parle de la sécurité pour un congrès d'un parti politique.
07:41Il faut mettre 3000 policiers pour sécuriser un congrès d'un parti.
07:44Vous imaginez ?
07:45C'est dans les pays de tiers-moments,
07:47dans les pays de tiers-moments,
07:48que je connais bien,
07:49il y a des congrès qui se déroulent
07:51en toute démocratie, en toute tranquillité.
07:53Je pense que notre démocratie,
07:55pour que nous sommes politiques,
07:57manque de courage.
07:58Parce que ce qui est caractériste la classe politique française,
08:00c'est le manque de courage.
08:03Tant qu'on n'a pas de courage, on n'avancera pas.
08:05Bonjour ma chère Clélie.
08:06Comment ça va ?
08:06Quel est le programme aujourd'hui ?
08:08Ça va bien, quelle énergie ?
08:10Beaucoup d'énergie sur le plateau.
08:11Surtout qu'on a commencé d'être 10 heures.
08:13Je vous donne d'énergie,
08:14et moi j'en perds, c'est cela.
08:16On a parlé de ceux qui ont du mal
08:18à boucler les fins de mois.
08:20Ceux qui n'arrivent plus à mettre de l'essence,
08:22donc qui n'utilisent plus leur voiture,
08:24qui font des sacrifices,
08:25qui ne vont plus en vacances évidemment,
08:27mais qui, voilà, exactement,
08:28on va parler de la vraie de vie.
08:30Vous entendrez le patron coopérative U
08:31qui était l'invité de Laurence Ferrari ce matin,
08:33il en a parlé.
08:34Merci, excellente émission ma chère Clélie.
08:36Merci à tous,
08:37c'était une merveilleuse matinée avec vous.
08:38Depuis 10 heures,
08:39et demain on vous retrouve à 11 heures,
08:4011 heures, 13 heures.
08:41Avec plaisir.
08:42Christine Kelly sur Europe 1.
08:43Sous-titrage Société Radio-Canada
08:45Sous-titrage Société Radio-Canada