Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 minutes
Ce mardi 6 octobre, François Sorel a reçu Luc Julian, expert en produits connectés, Yves Maitre, cofondateur de Xunos et Operating partner chez Jolt Capital, ainsi que Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06On débriefe la QTech pendant une petite heure, je sais que vous appréciez ce moment,
00:09et ce soir c'est du lourd mesdames, messieurs.
00:13Frédéric Simotel, alors lourd non pas par ça, si vous voulez c'est son talent.
00:18On ne confond pas avec le chonk de Scral, le gros matou bien nourri.
00:22Exactement, Frédéric Simotel est une LLM dernier cri à lui tout seul.
00:26Comment ça va mon Fred ?
00:28Super.
00:28Ça fait plaisir de te retrouver.
00:30Bien sûr.
00:31Et pour commenter l'actualité ce soir, Luc Julia est avec nous.
00:34Salut mon cher Luc.
00:35Bonsoir François, bonsoir.
00:37Ravi de te retrouver Luc.
00:39Avec plaisir.
00:40Qui partage son temps entre les Etats-Unis, la France,
00:44et de temps en temps il vient de nous rendre visite.
00:46Luc Julia est un expert dans l'intelligence artificielle, un expert en objets connectés.
00:50Tu as travaillé chez Apple, tu as travaillé chez HP, chez Renault récemment.
00:55Et à chaque fois tu distilles un petit peu ton savoir dans ce domaine-là,
00:58et ça va être très intéressant de t'écouter à la fois sur les 15 ans de la disparition de
01:04Steve,
01:04parce que tu as connu Steve Jobs.
01:07Tu nous raconteras quelques petites anecdotes.
01:09Et puis Yves Maître est avec nous aussi.
01:10Salut Yves.
01:10Bonsoir.
01:11Voilà, un fidèle, parmi les fidèles de Tech & Co, la quotidienne,
01:15Yves Maître, cofondateur de Xuno, c'est Operating Partner chez Jolt Capital.
01:20Et on va commencer donc par Mistral AI, qui a dévoilé aujourd'hui Mistral Large 4,
01:27donc surnommé le Chong, c'est pour ça que tu parlais tout à l'heure.
01:31Le Chong, c'est un gros chat ?
01:32Oui, c'est un gros nounours ou un gros chat tout poilu.
01:35D'ailleurs, on le voit un peu, pour ceux qui nous ont regardés en vidéo,
01:39on voit un gros chat qui essaie de grimper sur le 4 du Mistral Large 4.
01:42D'accord.
01:43Voilà, et ça fait évidemment un clin d'œil au chat,
01:46qui était le nom, le premier nom du LLM, qui s'appelle Vike.
01:51Voilà, un peu le chat GPT, finalement, de Mistral.
01:55Modèle multimodal, alors qui est très intéressant, c'est Openweight,
01:58on va vous expliquer ce que c'est, de 1050 milliards de paramètres,
02:02dont 49 milliards actifs.
02:05Il est disponible dès maintenant, en preview,
02:07et ses poids seront publiés le 27 octobre,
02:10ce qui va être intéressant d'expliquer.
02:12Fred, Luc et Yves, c'est justement cet Openweight,
02:14ça veut dire que les entreprises, et finalement n'importe qui,
02:18pourront installer, finalement, en dur, localement, physiquement,
02:23l'IA de Mistral.
02:274000 GPU, il a été entraîné pendant environ deux mois
02:29sur 4000 NVIDIA Grace Blackwell,
02:33dans les data centers européens de Mistral.
02:35Alors, même si le matériel est américain,
02:37c'est localisé chez nous, en Europe.
02:40Alors, c'est peu, finalement, quand on compare ça
02:43au XAI, OpenAI, au Anthropik ou au Google,
02:47mais finalement, écoutez, ça a l'air de tenir.
02:50Les performances, Fred, peut-être on va commencer par toi là-dessus,
02:52parce que tu as, on va dire, investigué là-dessus.
02:56Je te disais tout à l'heure, c'est bien parce que, finalement,
02:59Mistral revient dans la course à l'IA avec ce nouveau modèle
03:02qui, dans certains paramètres, fait mieux que ChadGPT
03:08ou même que Fabel 5 d'Anthropik,
03:11mais malheureusement, ce n'est pas dans tous les domaines.
03:14Ils le reconnaissent eux-mêmes.
03:15Ils disent qu'on est encore inférieur à plusieurs modèles,
03:21mais on rattrape le retard.
03:23Tout ça est assez...
03:25Enfin, il faut vraiment décrypter toutes les annonces
03:27parce qu'ils disent, voilà, il y a certains domaines,
03:29on est au niveau des modèles chinois, mais d'un ou deux mois.
03:31Et puis, dans d'autres domaines, ils disent,
03:33on est largement au-dessus des modèles américains,
03:34notamment ce qu'on appelle le grounding.
03:36Quand on veut, on fait du repérage d'images, satellites, etc.
03:40D'ailleurs, Mistral travaille beaucoup avec les armées.
03:43Mais là, dans Zomen, ils disent qu'ils sont vraiment
03:44dans les tout meilleurs mondiaux,
03:47donc au-dessus des modèles américains.
03:50En cybersécurité, ils disent qu'ils sont dans le top 5.
03:53Alors, encore une fois, on est dans des benchmarks
03:55qu'eux ont mené.
03:57Ils n'ont pas été vérifiés ou est-ce que c'est quand même des standards ?
03:59Il y a un premier tableau qui vérifie,
04:02qui les place quand même dans le premier tiers du tableau
04:05avec tous les modèles, tous les modèles.
04:06Alors, c'est pas mal quand même à temps.
04:08Oui, non, non, c'est des modèles très compliqués.
04:09Franchement.
04:10Et vraiment, il faut aller décrire,
04:12enfin, il faut aller chercher.
04:14Mais surtout, je trouve que ce qu'il faut retenir,
04:15c'est que nous, à un moment, on s'était dit,
04:17bon, ça y est, ils vont arrêter dans les modèles frontières.
04:19On en parlait il y a quelques semaines.
04:21Ça va presque devenir une ESN, une boîte de service
04:23qui va placer des gens dans les entreprises.
04:24Voilà, des data centers avec des IA.
04:26Et puis là, ils disent, ben non, regardez,
04:28on a entraîné un modèle.
04:30Mais encore une fois, voilà,
04:31il faut regarder dans l'ingénierie financière,
04:33dans le codage, ils disent qu'ils sont meilleurs,
04:34dans certains coins, meilleurs que Claude.
04:36Voilà, il faut aller regarder dans les détails
04:37pour voir où ils sont les meilleurs.
04:38Mais en tout cas, ils se replacent dans la course.
04:40Messieurs, votre avis ?
04:41On commence par lui qui, après, yves enchaîne.
04:44Bon, alors, ce qui est super intéressant,
04:46c'est qu'effectivement, au temps T,
04:48où en même temps, aux Etats-Unis,
04:50il y a BIM qui sort,
04:51qui est un concurrent openweight.
04:54Ils sont largement...
04:55C'est qui derrière BIM ?
04:56C'est NVIDIA.
04:57Ok, d'accord.
05:00Donc, super bien, par rapport à BIM.
05:03Par rapport aux Chinois, on peut discuter, effectivement.
05:05Je pense que les Chinois sont toujours en tête là-dessus.
05:09Je vais nuancer un tout petit peu l'histoire des ESN.
05:12Ils le disent eux-mêmes, d'ailleurs.
05:14Ils disent, grâce à ce nouveau modèle,
05:16ce qu'on va pouvoir faire,
05:17on va pouvoir encore plus spécifier, spécialiser des choses
05:21pour les entreprises pour lesquelles on va travailler.
05:23Donc, en fait, ce modèle-là va leur permettre
05:27de faire quelque chose d'encore mieux
05:28pour leurs clients qu'ils ont aujourd'hui
05:31en tant que société de service.
05:33C'est vrai qu'avec la crainte qu'on avait avec Fred,
05:34c'est qu'ils laissent tomber un petit peu cette recherche sur l'IA.
05:38Ils distribuent les modèles chez l'IA, c'est ça.
05:41Donc, ça, ils ont continué.
05:43Donc, le modèle montre qu'ils ont continué ça.
05:44Et le fait qu'ils soient au-dessus de BIM,
05:46ça montre définitivement qu'ils ont bien travaillé.
05:48Et ce qui est impressionnant,
05:50c'est que deux mois sur 4000 GPU, c'est peu.
05:53Et donc, c'est performant.
05:56Imaginez s'ils avaient eu la puissance d'un OpenAI.
05:59Ouais, c'est pas évident qu'ils aient eu les données aussi pour le faire.
06:03Donc, de toute façon, ce qui est intéressant,
06:05encore une fois, c'est très bien.
06:06Et je pense que c'est très bien qu'ils puissent les tripoter maintenant
06:10pour les spécialiser.
06:11Et je rajouterais juste une petite chose.
06:13Dans l'interview que vous pouvez retrouver en replay de Octave Clabat l'autre jour,
06:16il disait aussi, attention, de ne pas un peu se perdre dans les chiffres.
06:19Parce que quand on entend les OpenAI et tout ça,
06:21Anthropique, qui investissent des dizaines ou des centaines de milliards,
06:25il dit que c'est beaucoup pour leur croissance.
06:26C'est-à-dire qu'ils achètent des puces et des puces.
06:29Mais ce n'est pas pour ça que leurs modèles sont 100 000 fois plus puissants
06:35que les modèles.
06:37Yves, j'ai une petite question bien précise.
06:39Est-ce que tu peux nous expliquer ce qu'est l'OpenWeight ?
06:42Qui est la particularité, en fait, de ce LLM de Mistral ?
06:46Quand tu fais de l'OpenWeight, ce n'est pas du pur open source.
06:51Mais quand tu entraînes un modèle,
06:54tu mets des points qui pondèrent ton entraînement.
06:56C'est-à-dire que tu donnes des importances à un certain nombre de choses.
07:01Et généralement, ces poids que tu mets, les weights que tu mets,
07:06il y a deux types de solutions.
07:07Soit tu les gardes pour toi.
07:09Ce qui fait que quand tu les donnes à une entreprise ou à un client,
07:12il ne peut pas en faire grand-chose parce qu'il n'y a pas accès.
07:14Soit tu les ouvres aux tiers et à ce moment-là, tu es OpenWeight.
07:19Donc si on prend la stratégie des quatre gros américains,
07:22eux ferment tout.
07:23C'est-à-dire qu'en fait, on n'a pas accès à ça.
07:25Donc tu prends ce qu'on te donne et puis t'ébrouilles-toi.
07:28Tu fais des requêtes qui vont sur le cloud et tu as une réponse.
07:32Mais tu ne peux pas changer.
07:34Tu ne peux pas bidouiller le moteur.
07:35Voilà.
07:36Tu ne peux pas régler ton carburateur, régler tes injecteurs, régler tes suspensions.
07:39Là, on voit quand même l'amateur de vieilles voitures.
07:41Tout de suite, on part de carbur.
07:42Et voilà, évidemment.
07:45Et alors qu'eux, ils laissent...
07:48C'est la stratégie des Chinois qui ont toujours pris cette stratégie-là.
07:52Et ils ouvrent.
07:53Et c'est pour ça qu'ils se comparent beaucoup plus aux Chinois qu'aux Américains.
07:58Parce qu'ils ne jouent pas dans la même catégorie.
07:59Ce n'est pas quelque part le même produit.
08:02D'accord.
08:02Et moi, ce que je trouve intéressant, d'abord, ça fait vraiment plaisir de les voir arriver
08:06quelque part, pas très loin des Chinois.
08:08Surtout qu'on ne s'y attendait pas trop quand même.
08:10Surtout qu'on se posait beaucoup de questions.
08:12Parce qu'ils avaient pris, en effet, ils avaient mis à disposition de leurs clients des modèles
08:17chinois Openweight.
08:19Et c'est vrai que légitimement, vous pouvez se poser la question, est-ce qu'ils n'abandonnent
08:22pas la course et qu'ils ne vont pas se reposer sur des Chinois ?
08:25Eh bien non.
08:26Donc là, nous voilà rassurés.
08:28Donc ça, ça me paraît extrêmement positif.
08:31Donc ils continuent leur philosophie Openweight, ou ce qu'on appelle Open Source, mais ce
08:38n'est pas tout à fait de l'Open Source.
08:39Et ils ne s'endorment pas sur les technologies chinoises.
08:44Ils continuent à développer avec, certes, des moyens moindres, mais ils sont un peu plus
08:49rusés.
08:50On va pouvoir expliquer pourquoi ils ont décidé de ça.
08:52Parce que je pense que c'est vraiment une stratégie marketing et commerciale.
08:55Et je pense que, de manière assez évidente, leur positionnement business est maintenant
09:00extrêmement claire.
09:02Et ils ont décidé un certain nombre de choses.
09:04Et je pense qu'on peut en débattre ici, si vous le souhaitez.
09:08Mais je pense qu'ils ont fait un objet pour ce qu'ils veulent faire.
09:11C'est-à-dire que ce n'est pas la voiture qui fait tout, c'est la voiture qui va
09:14faire
09:14quelque chose de très précis pour gagner de l'argent.
09:16Plusieurs choses.
09:17Et c'est pour ça qu'on le voit sur plusieurs.
09:19Je vais regarder un petit peu tout ce qu'ils disent.
09:21Alors déjà, ils disent que c'est la base pour une nouvelle génération de modèles.
09:24Mais derrière, on parlait du repérage visuel dans le grounding, détection de risques
09:28sur les images, ça dépasse les modèles existants.
09:30Y compris Claude.
09:31La finance et l'ingénierie industrielle.
09:33Bon, là, ils avaient racheté EMI et AI.
09:34Donc, ça vient à rajouter.
09:35Ils sont bons dans les benchmarks sur la conception de semi-conducteurs.
09:39Ils sont dans la partie codage.
09:40Ils ont des agents développeurs qui sont plutôt bons.
09:42Voilà, il faut aller chercher.
09:43Ce n'est pas le modèle général qui va être...
09:48Et aujourd'hui, c'est là aussi où il faut faire comprendre qu'il n'y a pas un modèle
09:51qui répond à tout.
09:52Quand on voit les entreprises, aujourd'hui, elles ne prennent pas OpenAI qui va répondre à tout.
09:55Justement, si on voit un Hugging Face qui a 3 millions de modèles, c'est justement
10:00parce qu'il y en a un peu...
10:03On prend un peu tout.
10:04Nous, on utilise ça de GPT, Claude ou Gémini.
10:05Les entreprises, elles en utilisent beaucoup plus avec des choses très spécialisées
10:09selon le domaine dans lequel...
10:11Si c'est de la recherche, si c'est de l'entraînement, si c'est dans la santé, la finance.
10:15Et pour qu'on comprenne bien, parce que c'est vrai que tout ce vocabulaire...
10:18Alors nous, on le manipule tous les jours, mais c'est quand même assez complexe.
10:20Je reviens à l'open weight.
10:21Ça veut dire que, finalement, un peu comme DeepSik, on en parlait il y a quelques temps
10:26de cela, c'était avec Thomas Serval, je crois, ou Michel Lévy-Provençal.
10:30On peut télécharger Mistral Large 4, d'accord ?
10:36Couper Internet et avoir son IA...
10:39Alors j'imagine qu'il faut un PC costaud, avec de la mémoire vive, du stockage, etc.
10:43Mais là, on peut se retrouver en autonomie totale.
10:46C'est ça Luc ?
10:47C'est l'avantage des modèles chinois aussi aujourd'hui, c'est que tu peux les avoir à la maison.
10:50Tu fais ce qu'on appelle du on-premise.
10:53Donc à la maison, tu peux faire ça, tu peux faire tourner sur ton PC même,
10:56sur certains PC qui ont assez de mémoire effectivement, et puis un GPU.
11:00Tu peux faire tourner tes modèles en local.
11:02Et donc c'est intéressant parce que ça te permet de développer tes propres,
11:06de les changer un tout petit peu pour développer tes modèles spécifiques justement.
11:10C'est d'excellentes bases pour ça.
11:11Et ce qui est intéressant dans le cas de Mistral,
11:17c'est que justement comme ils ont déjà prédéfini certains domaines,
11:22tu vas pouvoir encore plus te spécialiser dans ces domaines-là,
11:25en cybersécurité ou en codage, etc.
11:28Donc effectivement, tu vas pouvoir le faire à la maison.
11:30Ils disent que c'est déployable sur des configurations légères à 4 ou 8 puces, B200, B300.
11:35Moi ce que je note, c'est qu'ils ont pris un segment de marché,
11:38qui est l'industrie.
11:40Dans cette industrie, ils ont fait un certain nombre de verticales.
11:43Tu parlais de la cybersécurité,
11:44tu parlais de la géographie,
11:48ou de la spatiale.
11:50Oui, les images, les repérages actuels.
11:51Ils ont vraiment décidé de leur verticale.
11:54Comme le dit Luc, dans ces verticales,
11:56ils te proposent un cœur qui est super compétitif,
11:59que tu peux prendre pour l'adapter à ton propre besoin industriel.
12:05Donc ça, c'est la première chose.
12:06Donc la flexibilité et des verticales très similaires.
12:10La deuxième chose, c'est qu'ils travaillent beaucoup la souveraineté,
12:14et donc les gouvernements.
12:16Parce que tous les gouvernements ont l'équivalent de la sécurité sociale,
12:20de l'éducation, des impôts, etc.
12:22qui se font parfois d'ailleurs pirater.
12:24Et eux disent, les gouvernements,
12:27c'est un gros marché que l'on veut attaquer,
12:31ou que l'on attaque, ou que l'on a déjà.
12:33Et pour ce faire, il faut que toute la chaîne de valeur
12:35soit complètement sécurisée,
12:37et complètement, en l'occurrence pour les gouvernements européens,
12:41d'où le fait qu'ils ont pris un certain nombre de langages.
12:44Ils citent le luxembourgeois,
12:46je ne sais pas si c'est avec humour ou pas,
12:47parce qu'il y a d'autres avantages au Luxembourg
12:49que la langue, mais qui est au demeurant une très belle langue.
12:52Oui, ils ont 160 langues, et plusieurs alphabets.
12:55Absolument, je ne sais pas pourquoi ils citent le luxembourgeois au début,
12:57mais ça m'a fait sourire.
12:58C'est d'autant plus que j'ai une partie de ma famille qui est là-bas,
13:01et donc je pourrais communiquer avec eux.
13:03C'est formidable.
13:04En luxembourgeois, très bien.
13:05Quelle chance j'ai depuis ce soir.
13:08Et donc, les États veulent que leur data soit complètement protégée,
13:12non pas simplement avec le LLM,
13:16mais aussi avec le cloud.
13:17Et donc ils offrent des clouds qui sont complètement sourains,
13:19et qui sont mistrales, et qui sont basées, si on le veut, en Europe,
13:23mais pas uniquement.
13:24La seule chose qui leur manque, c'est le silicium, c'est le chipset.
13:29Et donc, ce qui est intéressant dans l'annonce,
13:32quand on lit entre les lignes,
13:33c'est qu'ils disent ce que tu disais tout de suite,
13:36c'est qu'ils sont spécialisés,
13:38ou ils ont décidé de se spécialiser dans le silicium et dans les chipsets.
13:41Pourquoi ? Est-ce qu'un de leurs objectifs,
13:44ce ne serait pas, à terme, de faire leur propre chipset,
13:48pour avoir, cette fois-ci, une indépendance totale ?
13:51Ça m'a interpellé de publiquement dire ça,
13:54parce que ce n'est pas un marché très européen, ça.
13:58Non, mais tous les autres le font.
14:00Oui.
14:00C'est ce que font les Chinois aujourd'hui.
14:01Oui, c'est ce que font les Chinois.
14:02Le fonds, OpenAI est en train de réfléchir, de designer sa puce.
14:06On voit que Google, ça fait des années,
14:09Amazon, pareil, Microsoft, pareil.
14:11Mais ce que ça voudrait dire,
14:12c'est que s'ils le font et quand même,
14:13ils développent les outils pour le faire,
14:15ils sont obligés de le faire.
14:16À ce moment-là, il y aurait une verticale
14:18qui serait vraiment 100% européenne.
14:20C'est formidable.
14:21Et je trouve que ce serait pas mal.
14:24Dans cet océan de mauvaises nouvelles,
14:25on en a une bonne ce soir !
14:27On en avait une hier avec Bulle.
14:29Mais bien sûr, là franchement,
14:31est-ce que ce n'est pas le point de départ, en fait,
14:33d'une réponse sérieuse
14:37aux IA américaines ?
14:38C'est-à-dire qu'il y a plein de domaines
14:40où OpenAI et les Chinois ne pourront pas aller.
14:43Et on le voit, tu sais,
14:44lorsqu'ils ont fait leur grand-messe
14:45au Carousette du Louvre, OpenAI,
14:47c'était au mois de mai,
14:49tout le monde,
14:49il y avait plein de grands comptes,
14:51BMW, Airbus, tout ça.
14:53Et en discutant avec eux,
14:56on disait, mais pourquoi Mistral ?
14:58Parce qu'on dit tous qu'ils sont moins bons que les autres.
15:00Ils ont dit, mais nous, il y a un aspect tout bête,
15:03enfin tout bête, important,
15:04ces critères importants, c'est la souveraineté.
15:05Et souveraineté par rapport au kill switch,
15:08souveraineté aussi en termes de cybersécurité.
15:10Et ça, on voit que c'est un critère
15:12qui devient déterminant.
15:13Et donc, ils sont allés beaucoup dans ce domaine.
15:16Et je trouve que, voilà, moi,
15:17si je devais résumer,
15:18si quelqu'un me dit, mais pour toi,
15:19le premier, ils réduisent leur retard
15:23sur les Chinois et les Américains.
15:24Et le deuxième, il y a ce positionnement souverain
15:27avec derrière l'infrastructure
15:28qu'ils vont continuer à développer.
15:30Ils ont entraîné sur un data center en Europe,
15:31data center en Suède.
15:32– C'est super intéressant ce que tu viens de dire, Yves,
15:34sur ce que tu viens de dire aussi sur…
15:37– Un peu moins frais quand même.
15:38– Un peu moins, mais pas grave.
15:39– Non, mais c'est super intéressant sur la souveraineté
15:41parce qu'effectivement, quand tu vois
15:42ce qui se passe aux États-Unis
15:44et le problème qu'il y a eu entre OpenAI et Anthropik,
15:47justement, de ces relations avec le gouvernement,
15:51d'accord ?
15:51où OpenAI s'est complètement vendu au gouvernement
15:54et Anthropik avait dit non,
15:55on va vraiment hésiter, mais finalement…
15:56– Ils sont allés, hein ?
15:58– Oui, évidemment.
15:59Mais c'est pas…
16:00Si tu veux, c'est dans le cloud, d'accord ?
16:03Et donc, c'est le cloud américain,
16:05c'est leur cloud à eux.
16:06Ils sont obligés donc de rester dans cette philosophie
16:11non open, justement, d'accord ?
16:13Le gouvernement, finalement, se présente pied et poing liés
16:18à ces gens-là, sauf avec BIM, qui sort en ce moment,
16:22mais BIM est un niveau assez bas par rapport à Mistral,
16:27ce qu'on a dit tout à l'heure.
16:29Alors que maintenant, avec Mistral, qui dit
16:31on a nos infrastructures ici, on fait de l'open weight
16:35et c'est pour les gouvernements, et on a la cybersécurité
16:39et on est spécialisé dans ci et ça,
16:40mais effectivement, on a ces gouvernements
16:43qui vont pouvoir utiliser ces IA-là
16:48sans avoir la peur d'être dans ce cloud américain
16:52non contrôlé, où on ne sait pas trop comment ça se passe,
16:54ou chinois, où c'est peut-être encore pire.
16:56– On sait comment ça se passe en chinois.
16:58– On sait comment ça se passe et on sait qu'il y a des trucs
17:00qui n'existent pas.
17:01– On sait jamais, on va dire, admettons que les tensions
17:06montent encore entre l'Europe et les États-Unis,
17:08qu'est-ce qu'on peut, on peut imaginer une coupure,
17:11enfin je veux dire, ou alors des services dégradés,
17:14voire même certains, je ne sais pas si vous vous souvenez,
17:17mais on parlait beaucoup du Cloud Act,
17:18et que sous une décision d'un juge américain,
17:23eh bien on pouvait aller regarder ce qui se passe
17:26dans n'importe quel cloud.
17:28Imaginez si demain, enfin je ne sais pas,
17:30– Regarde SpaceX.
17:31– C'est la réalité aujourd'hui.
17:33– Regarde SpaceX avec ses lanceurs,
17:35la nouvelle qui a été annoncée hier ou avant-hier,
17:38qui quand même pénalise l'industrie européenne,
17:41de facto, et c'est une décision quasiment indictable.
17:44La deuxième chose, enfin la énième chose que je voudrais dire,
17:48et qui me paraît importante,
17:50tout le monde se pose la question,
17:52est-ce qu'il n'y a pas une bulle autour de ça ?
17:54Est-ce que ça ne va pas exploser ?
17:56On parle de sommes qui sont colossales, etc.
17:58Et moi je vois que Mistral arrive à vivre
18:02et à être troisième de manière extrêmement frugale.
18:05– Oui, en bon père de famille.
18:06– Là c'est les fruits des 3 milliards d'investissement,
18:09alors c'était mené par Samsung,
18:11mais notamment…
18:12– 3 milliards, ça paraît une somme colossale
18:15pour la majorité de nos auditeurs,
18:17sauf que dans ce monde-là, c'est juste des miettes.
18:20Donc Mistral arrive à être troisième,
18:23et un bon troisième,
18:25et c'est tout à fait honorable être troisième.
18:26Enfin, moi si j'avais la médaille de bronze au JO de l'EI,
18:29je serais super content,
18:30donc super job, quoi.
18:32C'est vraiment bien.
18:33Être troisième sans se doper,
18:35en mangeant, j'allais dire, un peu les miettes,
18:37c'est-à-dire en étant hyper frugal.
18:39Donc ça c'est important,
18:41parce que ça va permettre à l'Europe
18:42d'avoir une souveraineté à hauteur de ses moyens,
18:45et il faut dire que l'Europe n'a pas les moyens de la Chine
18:48et n'a pas les moyens des États-Unis,
18:50donc ça c'est très important.
18:51Et deuxième chose,
18:52tout le monde se dit,
18:54un jour cette bulle,
18:55il y a quand même un risque qui explose.
18:58Personne ne sait si c'est demain matin,
19:00ou dans cinq minutes,
19:00ou c'est dans cinq ans,
19:02mais c'est...
19:03Voilà.
19:04Je veux dire que nous,
19:05on serait plutôt à l'abri de cette bulle-là.
19:06Eh bien oui,
19:06parce qu'à partir du moment
19:08où on arrive à cultiver
19:09ses propres radis,
19:11ses propres carottes...
19:12On peut toujours manger.
19:13On peut toujours vivre,
19:15parce qu'on n'a pas nécessité
19:18de lever de l'argent sans arrêt, sans arrêt.
19:19Bien sûr, ils font lever,
19:20ils ont levé 3 milliards,
19:21mais c'est des sommes
19:22qui restent très raisonnables.
19:24Et si toutefois,
19:25il devait y avoir un krach boursier,
19:27les États pourraient,
19:28d'une certaine manière,
19:30les aider,
19:31quel que soit le montage,
19:32qui peut être une nationalisation partielle
19:34ou une prise de participation...
19:35Oui, dans une situation extrême,
19:37on va dire.
19:37Dans une situation extrême,
19:38à des niveaux qui ne pénaliseraient pas
19:40d'autres poches françaises.
19:44Intéressant.
19:44Je trouve que le fait d'avoir fait cette annonce
19:47et de la manière dont il l'a en faite,
19:49en disant,
19:49OK, on est un bon troisième,
19:51certes, on n'est pas premier.
19:52Et d'ailleurs,
19:53on ne vise pas la position 1,
19:54on ne vise pas la position 2.
19:56On vise d'être un troisième indépendant
19:58qui pourra rester troisième.
19:59Et si les autres venaient
20:01à se casser la jambe
20:02ou je ne sais pas quoi
20:02dans la compétition,
20:03on pourrait monter
20:04sur la marge supérieure.
20:06Et je trouve que c'est une position
20:07qui est très intelligente.
20:08Et donc, de cibler les entreprises
20:10qui vont leur assurer un revenu
20:11de manière très frugale,
20:13je trouve que c'est un positionnement
20:14qui est tout à fait favorable
20:16à l'Europe
20:17qui se place dans la course
20:18et qui se place dans la course
20:19dans la durée
20:20grâce à ce positionnement.
20:22Et je trouve que c'est assez bien vu
20:23et ça fait plaisir.
20:25Donc, on reste toujours
20:26dans le B2B, finalement,
20:27là, avec l'offre de Mistral.
20:29On est d'accord.
20:31Et alors ?
20:32Mais oui, mais so what ?
20:34C'est là où il y a l'argent.
20:37C'est là où il y a les marges.
20:39Moi, ce qui aurait été
20:40la cerise sur le gâteau,
20:41c'est que les Français
20:43utilisent plutôt Chonk,
20:44le chat, version large modèle 4,
20:47que Chajipiti, Jiminyi ou Fab.
20:50Ça viendra peut-être un jour !
20:51Non, mais c'est important.
20:53Je veux dire, symboliquement,
20:54c'est important.
20:54Il va y avoir des morts.
20:56Il va y avoir des morts.
20:57Moi, ce qui m'importe,
20:58c'est que Mistral n'en fasse pas partie.
20:59Non, c'est clair.
20:59Parce que s'il n'en fait pas partie,
21:01il va survivre.
21:02Et s'il va survivre,
21:03il va grandir.
21:03J'aimerais bien dire à tous ceux
21:04qui nous écoutent
21:05et qui, aujourd'hui,
21:06sont des utilisateurs,
21:07on va dire, personnels,
21:08d'une IA.
21:09On est tous, aujourd'hui,
21:09utilisateurs d'un truc.
21:11Oui, mais là,
21:11il y a trop de différences,
21:12aujourd'hui,
21:12sur la partie grand public.
21:14Bah, tu crois ?
21:15Ah oui, oui.
21:15D'accord, ok.
21:16J'allais dire,
21:17on s'en fiche.
21:18Non, on s'en fiche pas.
21:19Mais quelque part...
21:19Non, non, on s'en fiche,
21:21étant donné que ça dit
21:21tellement de bêtises.
21:22Ça dit tellement de bêtises,
21:24si tu veux,
21:24ces liens générales.
21:25Non, non, Luc.
21:25Moi, franchement,
21:26attends, si,
21:26ça dit quand même
21:27beaucoup de bêtises.
21:28Ça dit beaucoup de bêtises,
21:28mais sincèrement...
21:29Oui, mais c'est embêtant.
21:31Oui, mais...
21:31Si tu veux, le fait...
21:32Avec Frédon s'en sert
21:33vraiment tous les jours
21:34pour le travail,
21:34de manière assez soutenue,
21:36pour nous préparer des sujets,
21:37etc.
21:38Des erreurs,
21:39moi, j'en vois très, très, très rarement.
21:41Et je peux te dire que
21:41je pose des questions
21:43dans mon domaine de compétence.
21:44Exactement.
21:45Oui, mais je les vois,
21:46ces erreurs-là.
21:47Mais c'est pour ça,
21:47c'est parce que tu poses
21:48des questions qui sont
21:49très spécialisées
21:50dans des domaines spécialisés.
21:51Pas forcément très spécialisés.
21:53Tu fais sans le savoir,
21:54tu fais, comme M. Jourdain,
21:55tu fais du rague sans le savoir,
21:56en fait,
21:57en utilisant ces IA-là.
21:59Et donc, tu les spécialises
22:00dans les questions que tu poses.
22:01Si on reste générique
22:03et si on pose des questions
22:04dans les domaines
22:04qu'on ne connaît pas,
22:05en fait, c'est là
22:06où tu as les erreurs.
22:07Et c'est ça qui est embêtant.
22:08Et quand tu as des IA
22:09qui vont aller pousser
22:11des gamins jusqu'au suicide,
22:12si tu veux,
22:13c'est quand même
22:13un tout petit peu embêtant.
22:14Tu vois ?
22:15Et donc, je préfère
22:17qu'on ait des IA
22:18qui soient des IA
22:20plus correctes,
22:21plus spécialisées.
22:22Mais si tu veux,
22:22c'est terrible, évidemment,
22:24ton exemple de gamin
22:25et le suicide, c'est terrible.
22:26Mais si tu veux,
22:27il y a des enfants
22:27qui se sont suicidés
22:29parce qu'ils sont allés
22:29sur TikTok, sur Instagram.
22:31Les nouvelles technologies,
22:33enfin, je veux dire,
22:34ça fait des dégâts.
22:35Ça apporte le meilleur,
22:36mais ça fait des dégâts aussi.
22:37Et je pense que l'IA,
22:39d'une manière générale,
22:40apporte plus de bénéfices
22:42qu'elle peut faire de mal,
22:43finalement.
22:44Mais il faut savoir l'utiliser,
22:46bien sûr.
22:47C'est là où je te rejoins.
22:48Moi, je dirais,
22:48plus que le grand public,
22:50je trouve,
22:50c'est essayer de pousser l'Europe.
22:51Parce que tu vois,
22:52là, ce qu'annonçait Mistral,
22:54c'est aussi une réponse
22:55à l'AF-Alpha.
22:56À l'AF-Alpha,
22:56on les croyait un peu morts.
22:58Bon, ils ont sorti un modèle
22:59Colibri, Openweight,
22:59tout ça,
23:00qui est plutôt pas mal,
23:01qui est en deçà de Mistral.
23:03Mais tu vois,
23:04moi, plus que le grand public,
23:05j'aimerais que l'Europe
23:06soit derrière en disant,
23:07bon, les gars,
23:07c'est bon,
23:09peut-être que les data centers,
23:10ils seront en Allemagne
23:10ou je ne sais pas où.
23:11Mais en tout cas,
23:12pour l'IA,
23:12que ce soit toutes les armées,
23:14enfin, tout le monde,
23:16on est à fond d'Air Mistral.
23:17Et ça, c'est quelque chose
23:18que, voilà,
23:19on nous voit encore
23:20comme les Français...
23:21Non, mais je pense que,
23:22politiquement,
23:22quand les gouvernements,
23:23et entre autres,
23:23le gouvernement français
23:24a fondé à Mistral,
23:25maintenant qu'ils ne mettent pas d'argent,
23:26ça me paraît tout à fait normal.
23:27Et je pense que c'est même sain
23:29que l'entreprise
23:30n'est pas le gouvernement
23:31à son conseil d'administration.
23:32Non, mais pousser le modèle
23:33à être utilisé de la même façon
23:35par toutes les entreprises.
23:35Ce que je voudrais dire,
23:36par rapport à ce que disait François,
23:41quand je dis,
23:42je m'en fiche,
23:42bien sûr que le rêve,
23:43ce serait qu'il soit au même niveau.
23:45D'accord, ça serait quand même souhaitable.
23:46D'accord, mais je veux dire,
23:48moi aussi,
23:48j'aimerais bien avoir 20 ans
23:49et en même temps être Mbappé,
23:51Mbappé, Mbappé,
23:52et puis appeler Einstein, etc.
23:54Ça n'arrive pas.
23:56En tout cas, pas chez moi.
23:57La seule chose qui m'importe,
23:58c'est de survivre.
24:00La seule chose qui m'importe,
24:01c'est que quand d'être numéro 3,
24:03c'est tout à fait honorable,
24:05et c'est de pouvoir gagner les batailles
24:07pour participer à la cour.
24:08Et on en parlera
24:10dans quelques mois, semaines ou années.
24:12Quand il y en aura
24:12qui vont être dans des situations difficiles,
24:15on se dira,
24:16nous, Mistral, il a tenu.
24:17Et c'est ça qui m'importe.
24:18Parce que quand tu tiens,
24:19tu peux te présenter
24:20à la prochaine course
24:21sur la ligne de départ.
24:22Et après, on voit ce qui se passe.
24:23Parce que quand on arrive
24:24sur une asymptote
24:25et que tout le monde
24:25est à peu près à égalité,
24:27OK ?
24:28Eh bien, à ce moment-là,
24:29dans 5, 10, 15 ans,
24:30celui qui a survécu,
24:32souvenons-nous d'Airbus,
24:33OK ?
24:34Aujourd'hui,
24:35il est devant Boeing.
24:35Et rien n'interdit
24:36aux survivants
24:37d'être numéro 1 un jour.
24:38Beneteau est devant Jeannot.
24:40Pour les bateaux.
24:41Oui, Beneteau avait 8%
24:42de part de marché.
24:43Ils ont fini,
24:43ils ont racheté Jeannot.
24:44Et voilà.
24:45Dans la plaisance.
24:46Ça sera la petite
24:49voile touch.
24:50C'est que FD.
24:51C'est que FD.
24:53Exactement.
24:54Cela dit,
24:55Mistral qui fait face
24:56au vent contraire,
24:57c'est pas trop mal non plus.
24:58Exactement.
24:58C'est beau, ça.
24:59Ça vous plaît ?
25:00C'est peut-être un petit peu
25:01plus subtil que Beneteau,
25:02mais bon,
25:02on va pas rentrer dans le débat.
25:04Normalement, en voile,
25:05c'est plutôt un phoque
25:06qu'un chat, d'ailleurs.
25:07C'est vrai.
25:09Ça, c'est pas mal.
25:10C'est très beau.
25:11C'est vrai.
25:11Même si l'orthographe
25:12n'est pas forcément la même.
25:13C'est pas la même.
25:14Mais bon, on va pas...
25:15Sur TikTok, c'est la même.
25:17Oui.
25:18Avec un K.
25:19Sur TikTok, c'est pareil.
25:20Donc un phoque avec un K.
25:23Il va falloir qu'on resserre
25:24les boulons pendant la pub.
25:25Parce que je trouve que
25:26ça rigole un peu trop.
25:27On se dissipe, s'il vous plaît.
25:28D'autant qu'après,
25:28on va attaquer un sujet,
25:30je dirais,
25:31pas forcément triste,
25:32même si c'est la disparition
25:34de quelqu'un d'emblématique
25:35dans la tech
25:36qui s'appelle Steve Jobs.
25:37On fête les 15 ans
25:38de la disparition de Steve Jobs.
25:39Moi, je m'en souviens
25:39comme si c'était hier.
25:41C'était en octobre 2011.
25:42C'était le lendemain
25:43de la présentation
25:44de l'iPhone 4S.
25:45C'est le 5 octobre.
25:47Exactement.
25:47Tim Cook monte sur scène.
25:49Il tirait la gueule.
25:50On sentait qu'il n'était pas en forme.
25:52Enfin, il était touché par ça.
25:55Et puis, il y avait ce siège
25:56de Steve Jobs
25:57avec son nom qui était vide.
25:59Et on s'en souvient.
26:01Et on va vous raconter un petit peu
26:04notre point de vue
26:05sur ces 15 années
26:07depuis la disparition de Steve Jobs.
26:09Comment Apple a évolué.
26:10Et puis, peut-être des petites anecdotes
26:12d'Yves et de Luc
26:13qui ont eu, je ne sais pas si Yves,
26:15tu as eu la chance
26:15de rencontrer Steve.
26:16Je l'ai croisé.
26:17Tu l'as croisé.
26:18Avec Tim.
26:18Mais tu connais plein de monde
26:19qui l'ont côtoyé de près.
26:21Et toi, Luc,
26:21tu es un peu notre...
26:23Comment dirais-je ?
26:24Je ne me suis pas lavé les mains depuis.
26:26Mais c'est vrai que tu as croisé
26:28plus que croisé
26:29puisque tu as fait des réunions
26:31en commun avec Steve.
26:32Tu vas nous raconter tout ça
26:33dans un instant.
26:35Séquence nostalgie,
26:35juste après cette petite pub
26:37sur BFM Business.
26:38A tout de suite.
26:40Tech & Co.
26:41La quotidienne.
26:42Le débrief de la tech.
26:45Allez, on y va.
26:47Le retour de Tech & Co.
26:48La quotidienne.
26:4819h33.
26:50Deuxième chapitre.
26:51Toujours avec Luc Julia ce soir.
26:54Yves Maître.
26:55Frédéric Simotel.
26:56Et j'aimerais qu'on célèbre une date.
27:00Alors, célébrer une date,
27:01ce n'est pas forcément
27:03le vocabulaire exact.
27:04Mais en tout cas,
27:05se souvenir de Steve Jobs.
27:08Parce qu'il y a 15 ans,
27:09quasiment jour pour jour,
27:11Steve Jobs nous quittait.
27:12C'était donc le 5 octobre 2011.
27:15Et je voulais qu'on en parle
27:16parce que forcément,
27:18c'est quelqu'un dans la tech
27:20qui a compté.
27:22Effectivement,
27:23on se souvient tous
27:23de cette keynote de l'iPhone
27:25qui a été emblématique.
27:27Qui est une espèce de,
27:29comment dirais-je,
27:30de leçons dans plein de domaines.
27:32De leçons de technologie,
27:33de présentation de produits,
27:35de marketing, etc.
27:36Enfin, c'est aujourd'hui même...
27:37Je crois qu'elle sert dans les écoles,
27:39en fait, cette présentation.
27:41Il y a deux moments, en fait,
27:43pour lui,
27:43qui servent dans les écoles.
27:45Bon, il y a effectivement,
27:46en 2007,
27:47la keynote d'iPhone.
27:48Mais il y a aussi
27:50ce qu'on appelle
27:50le commencement speech.
27:51de Stanford.
27:52Son discours.
27:53Dans quelques années avant.
27:54Et celui-là,
27:55je pense que c'est encore mieux.
27:56Oui, tout à fait.
27:57Tout à fait.
27:58Où, en fait,
27:58il parle de sa maladie,
28:00je crois.
28:01Et il explique
28:02qu'il faut rester affamé,
28:04etc.
28:05Enfin, c'était anglais,
28:06c'était fulish.
28:07Il y a tout ça.
28:08Et c'est vrai que c'est un discours,
28:09si vous ne l'avez pas vu,
28:10il est sur YouTube, bien sûr.
28:11Il est vraiment impressionnant.
28:13On le trouve même sous-titré,
28:14etc. traduit.
28:15Et l'aventure Pixar aussi.
28:16Et l'aventure Pixar.
28:17Souvent, on ne l'associe pas à ça,
28:18mais Pixar,
28:22le flair autour de ça.
28:24C'était un visionnaire du produit.
28:26La réalité,
28:27c'est que, techniquement,
28:29il s'est associé à des gens
28:30qui étaient bons
28:30dès le départ.
28:31Avec Wozniak,
28:32c'est Wozniak qui faisait tout.
28:33Oui, Wozniak,
28:34c'était la petite main.
28:35Oui, mais lui,
28:36c'est lui qui mettait en musique,
28:38en fait.
28:38Oui, mais c'est le visionnaire
28:39du produit.
28:40Le gars, il a vu,
28:40il a compris tout de suite
28:41ce que c'était,
28:43ce qui allait être
28:44l'Apple 2,
28:45mais surtout après le Macintosh.
28:48Il a fait des erreurs.
28:49Il y a eu des trucs
28:50sans palme.
28:51Newton.
28:51Le Newton, oui.
28:53Ce n'était pas un succès,
28:54bien que quelques années plus tard,
28:55si tu réfléchis bien,
28:56quand tu regardes le Newton
28:57et quand tu regardes
28:57les pocket PC,
28:59ce qui est devenu
28:59le iPhone, finalement,
29:01on n'était pas très loin
29:02dans le concept.
29:04C'était l'ancêtre
29:05de l'iPhone, finalement.
29:06Oui, évidemment.
29:08C'est un petit stylo.
29:09C'est un stylo, mais...
29:10Mais c'était...
29:11Il avait le produit
29:12dans le sang, quoi.
29:13Il avait...
29:14Vous savez,
29:15chez Apple,
29:15jusqu'à 2011,
29:17ça a changé après,
29:18mais jusqu'en 2011,
29:20il n'y avait pas
29:20de focus group,
29:21il n'y avait pas
29:22de groupe d'utilisateurs
29:23pour aller voir
29:24si un produit
29:25était un produit
29:25qui allait être accepté
29:26par les utilisateurs.
29:27Parce que Jobs avait dit,
29:29non,
29:29ils ne savent pas
29:30les gens ce qu'ils veulent.
29:31Moi, je sais ce qu'ils veulent.
29:32Et donc,
29:33il n'y avait pas
29:34de focus group,
29:35il n'y avait pas
29:35de groupe d'utilisateurs.
29:36Alors, c'est gonflé
29:37de dire ça.
29:37On peut se dire,
29:38voilà,
29:38il avait un égo
29:40surdimensionné, etc.
29:41Mais le truc,
29:42c'est qu'il se trompait rarement.
29:43C'est ça qui est terrible.
29:45Alors, évidemment,
29:46on va tous raconter
29:48un petit peu
29:48notre sentiment là-dessus.
29:50Toi, tu l'avais croisé aussi.
29:51Il était chez Next.
29:52Il était chez Next
29:52à l'époque.
29:54Je lui avais dit,
29:54il faut retourner chez Apple.
29:56Il était ?
29:57Il était dans le creux
29:59de la vague, là,
29:59à l'époque.
30:00Oui, oui.
30:00Alors, il donnait déjà...
30:02Enfin, chez Next,
30:02on voyait déjà
30:03qu'il avait une vision
30:04autour du nouveau
30:06du PC, etc.
30:07Il avait déjà cette vision-là.
30:08Mais voilà,
30:09on lui parlait un peu d'Apple.
30:10Il ne voulait plus
30:11l'entendre parler.
30:11Il ne voulait plus
30:12l'entendre parler.
30:12Puis finalement,
30:13après, il est revenu.
30:15Toi, tu l'as rencontré
30:17pour le travail, finalement.
30:20Combien de fois
30:21tu l'as rencontré ?
30:22Au moins trois fois.
30:24La première fois,
30:24c'était en 2003.
30:26C'était quand je faisais
30:26une de mes start-up
30:27où je lui présentais
30:30un des projets qu'on faisait.
30:31C'était Orbi ?
30:31C'était ça ?
30:31Pardon ?
30:31C'était Orbi ?
30:33Je ne peux pas te dire
30:34ce que c'était, en fait.
30:35Je ne peux pas
30:35légalement,
30:36je ne peux pas te dire ce que ça.
30:37Ce n'est pas vrai.
30:38Pourquoi ça existe ?
30:39Ça existe aujourd'hui ?
30:40Je ne peux pas te dire
30:40plus que ça.
30:41Ce n'est pas possible.
30:42On lui présentait
30:43en tout cas quelque chose.
30:45Et donc,
30:46on avait une heure avec lui,
30:48ce qui était exceptionnel.
30:49C'était donc en 2003,
30:50février 2003.
30:52Mais déjà,
30:54quand on sait
30:55qu'on va rencontrer Steve,
30:56on est serein ?
30:57Moyen serein.
30:58Ou tu commençais
30:59à avoir la sueur qui perlait ?
31:01Surtout que la démo
31:02qu'on lui présentait,
31:03c'était un truc compliqué.
31:04C'était un truc assez compliqué.
31:05Donc,
31:05on avait une heure avant
31:06pour setup le machin.
31:07Donc,
31:08j'étais venu avec deux
31:08de mes employés.
31:10Et donc,
31:11on a setup.
31:12On était super contents.
31:13Tout marchait super bien.
31:14C'était génial.
31:15Le gars,
31:15il rentre avec ses deux sbires
31:16dans la salle.
31:18Ses deux sbires,
31:19c'était quoi ?
31:19Ses bras droits ?
31:20Son bras droit.
31:21C'était le mec du marketing
31:23qui était là.
31:24Phil.
31:25Phil, ouais.
31:26Et puis,
31:27un autre gars,
31:27je ne me rappelle plus de son nom
31:28qui était son COO globalement.
31:30Donc,
31:30les trois,
31:31ils rentrent dans la pièce.
31:33Et puis,
31:33moi,
31:33je commence à démo,
31:34tu vois,
31:34super excité.
31:35Mais convivial,
31:36le mec ?
31:37mais froid comme une porte de prison.
31:39Oui,
31:40pas socialement agréable.
31:42Donc,
31:43bon,
31:43il s'assied au machin
31:44et go ahead,
31:46start,
31:46tu commences.
31:47Bon,
31:48je commence.
31:48C'est vrai que je ne voulais pas...
31:49Il a la main.
31:50Oui,
31:50je n'étais pas complètement serein,
31:51mais bon,
31:52mais j'étais quand même content
31:53parce que je savais que ça marchait,
31:54mon truc,
31:54tu vois.
31:55je commence ma démo,
31:56j'étais excité comme une puce,
31:57tu vois.
31:58Ça fait ça,
31:59ça fait ça,
31:59tu vois.
32:00Et le gars,
32:01donc,
32:01au bout de dix minutes,
32:02il me regarde dans les yeux comme ça.
32:04il me dit,
32:06pure shit,
32:07c'est de la merde.
32:09Il se lève et il s'en va.
32:11Et les deux autres restent
32:13et me disent,
32:13t'en fais pas,
32:14c'est Steve.
32:16J'ai dit,
32:16ouais,
32:17mais quand même.
32:18Donc,
32:19c'était ma première rencontre avec...
32:20Donc,
32:20tu as replié ton téléphone.
32:22Donc,
32:23on a replié les affaires,
32:24on a dit,
32:24bon,
32:25ça ne va pas le faire,
32:26mais bon,
32:26voilà.
32:27Et je ne peux pas,
32:27encore une fois,
32:28vous en dire beaucoup.
32:29Mais alors,
32:29c'est pas le téléphone pliant.
32:30Sans rentrer dans les détails
32:31de pourquoi tu ne peux pas nous le dire,
32:33parce qu'il y a une espèce
32:36de...
32:36En fait,
32:37tu as signé un truc
32:37qui t'interdit d'en parler ?
32:39J'ai signé après un truc
32:41qui m'a interdit d'en parler.
32:42Étonné qu'on a gagné quelque chose.
32:45Ok.
32:46D'accord.
32:47Ça,
32:47c'était la première rencontre.
32:48C'était la première rencontre.
32:48Tu vas nous faire la deuxième tout à l'heure.
32:50On va permuter,
32:51on va écouter un peu Yves.
32:52Yves,
32:52toi,
32:53tu l'as croisé,
32:53mais tu l'as croisé,
32:54quoi,
32:55dans les couloirs ?
32:56À l'époque,
32:57tu étais où ?
32:57T'étais chez Orange ?
32:58Je dis chez Orange,
32:58ouais.
32:59Je suis chez Orange,
32:59donc je l'ai croisé.
33:04Il était chez Orange,
33:06le seul qui avait accès à Steve,
33:08c'était Didier Lombard.
33:09Et il n'y a eu que lui.
33:11Qui était,
33:11à l'époque,
33:12le patron d'Orange.
33:13Le patron d'Orange.
33:13De toute façon,
33:14après,
33:14Steve n'était plus là
33:15quand Stéphane Richard
33:16a pris la direction.
33:17C'était Tim Cook,
33:18donc à ce moment-là,
33:18on allait voir Tim Cook.
33:20Et moi,
33:20j'avais une relation
33:21assez,
33:22on va dire,
33:23privilégiée
33:23ou professionnelle amicale
33:25avec Tim Cook particulièrement
33:27et un peu avec Phil Schiller
33:29parce qu'on se voyait
33:31très régulièrement
33:32pour des questions de business.
33:34Combien je t'achète de téléphone ?
33:36Tu me l'es fait à combien ?
33:37Qu'est-ce que tu veux
33:38comme pub avec ?
33:39Enfin,
33:39voilà,
33:39c'était...
33:40Ouais,
33:40c'était plutôt
33:41connard,
33:41tu prends ce téléphone,
33:42il est à tel prix connard,
33:44si t'en prends pas autant connard,
33:45tu vas avoir une amende
33:46de ça connard.
33:47Voilà,
33:47le fuck à la fin.
33:48Et à la fin,
33:49c'est ton avion,
33:50il est à telle heure,
33:51n'oublie pas de signer le papier
33:52parce que sinon,
33:52tu risques de le louper.
33:54Bon,
33:54voilà.
33:54Donc,
33:54aucune marge de négociation.
33:56Tim avait un sens humain.
33:58Mais derrière,
33:59il y avait Steve.
34:01Et Steve,
34:02honnêtement,
34:02il était vraiment...
34:04Enfin,
34:04en tout cas,
34:04moi,
34:04je ne l'ai pas eu en face
34:06pour négocier,
34:06je l'ai croisé,
34:07c'est M. Met,
34:08Orange,
34:09je n'étais pas tout seul,
34:10etc.
34:11Bon,
34:11voilà,
34:11c'est...
34:11Bonjour,
34:13je te croise dans le couloir.
34:14Oui,
34:14oui.
34:15Ce que je comprends.
34:17Mais,
34:18j'ai eu moi aussi une anecdote,
34:20c'est que sur l'iPhone 1,
34:21à l'époque,
34:22je travaillais à Londres.
34:23Et donc,
34:24on négociait l'iPhone 1
34:25en exclusivité
34:26pour l'Angleterre
34:26et pour la France.
34:27Oui,
34:28et on se rappelle
34:29que c'était Orange
34:29qui avait eu l'exclu
34:30en France
34:31de l'iPhone,
34:32l'usine à gaz en plus.
34:33Et on ne l'a pas eu en Angleterre.
34:34Je vous détestais à l'époque,
34:35Orange.
34:35Je détestais,
34:36en fait,
34:36c'était d'une complexité.
34:38Il fallait jailbreaker
34:39le téléphone
34:40pour pouvoir mettre
34:40la puce
34:41d'un autre opérateur dedans.
34:42Oui,
34:43bien sûr,
34:43parce qu'on avait
34:44l'exclusivité.
34:44Oui,
34:45vous avez l'exclusivité.
34:46Et à l'époque,
34:48je me souviens d'un...
34:48Je crois que c'était
34:49un vendredi soir.
34:52Je sors du bureau
34:53et je vais à Marble Hatch.
34:54C'est une station de métro
34:56qui est pas loin
34:57de Hyde Park,
34:58etc.
34:59Et là,
35:01mon téléphone sonne
35:02et il y avait
35:04une réunion
35:04que Didier Lombard
35:06avait décrétée
35:07sur le champ.
35:08Je me souviens,
35:09il y avait
35:09le patron du marketing
35:10d'Orange UK,
35:11etc.
35:12Alors que,
35:13normalement,
35:14tout était prêt
35:15pour être signé.
35:16Et Didier Lombard
35:18nous appelle
35:18et il pleuvait.
35:20Et il pleuvait.
35:21Et moi,
35:22je ne pouvais pas
35:22rentrer dans le métro
35:23parce que sinon,
35:23la ligne,
35:24elle est coupée.
35:25Et donc,
35:25j'attendais dehors
35:26à Marble Hatch
35:27sans parapluie,
35:28etc.
35:28Donc,
35:29tu imagines
35:29la situation.
35:31Et la réunion
35:32a duré plus d'une heure
35:33parce que Steve Jobs,
35:34au dernier moment,
35:35avait dit
35:36à Didier Lombard
35:37Pure shit.
35:39Non,
35:39à peu près ça.
35:40C'est,
35:41si tu veux le téléphone,
35:42il faut que tu payes
35:43tout le marketing
35:45dans le pays
35:46où tu l'as.
35:48Et Didier...
35:49Ça veut dire quoi ça ?
35:50Ça veut dire
35:50payer les pubs
35:51à la télé,
35:52à la radio ?
35:52Je ne peux pas
35:53en dire beaucoup plus
35:54parce que c'est toujours
35:55des contrats dont je...
35:57Mais on le voit
35:57de toute façon
35:58quand on voit
35:58les pubs à la télé.
35:59À la fin,
36:00tu as le logo
36:00de l'opérateur
36:00qui apparaît.
36:01Une demi-seconde,
36:02tu le vois très rapidement.
36:04Donc,
36:04il est là.
36:05Donc,
36:05il doit contribuer.
36:06C'est les opérateurs
36:07qui trinquent.
36:08OK,
36:08on a bien contribué.
36:08Il doit contribuer.
36:09OK ?
36:09Bon,
36:10après,
36:10je ne peux pas en dire
36:11beaucoup.
36:11Oh là là,
36:12ça va,
36:12il y a prescription.
36:13Je ne sais pas
36:14ce qu'il y a dans
36:14les contrats actuels.
36:15Oui,
36:15à l'époque,
36:15je ne sais pas.
36:16À l'époque,
36:17oui,
36:17c'est ce que j'ai dit.
36:18On devait payer le marché.
36:18Vous payez les 4 par 3,
36:19vous payez les publicités.
36:20On devait payer le marché.
36:21Il y avait le petit logo
36:22de l'opérateur
36:23à chaque fois.
36:23Voilà.
36:24OK.
36:24Et donc,
36:25à l'époque,
36:25c'est l'exclusivité.
36:25Mais l'exclusivité,
36:26ça vaut de l'argent.
36:28Il n'y avait pas eu que ça.
36:29Il n'y avait que eux
36:29qui faisaient ça.
36:30Alors que tout était négocié,
36:32que tout était prêt à signer,
36:35tout d'un coup,
36:36on a ça.
36:36Et donc,
36:37qu'est-ce qu'on fait ?
36:38Qu'est-ce qu'on fait ?
36:39J'ai besoin quand même
36:40de votre avis
36:40parce que ce n'était pas
36:41un euro ou quoi.
36:42C'était juste colossal
36:43parce que c'était
36:44le lancement de l'iPhone 1.
36:45T'imagines la campagne marketing.
36:46Non,
36:46puis rappelons que derrière,
36:47tu avais Blackberry,
36:48tu avais Nokia
36:49qui occupait largement
36:50le marché.
36:51Ce n'était pas le must-have.
36:52C'était le Motorola.
36:54Et puis,
36:54c'était un pari quand même.
36:55Et c'était un pari.
36:57D'ailleurs,
36:57l'iPhone 1 n'a pas été
36:58un succès,
36:58pour être tout à fait honnêtement.
36:59Non,
36:59non,
36:59non.
37:00J'ai été très mitigé.
37:01Il était Edge,
37:02il n'y avait pas d'appli.
37:03Exactement.
37:05Un embryon.
37:05Et donc,
37:06je me souviens,
37:07tu me parlais d'anecdotes,
37:08où je suis rentré chez moi
37:10à peu près enrhumé
37:11pour tout le week-end
37:12et la semaine suivante
37:12parce que quand il pleut à Londres
37:13et je me souviens,
37:14il faisait noir,
37:15donc ça devait être,
37:16je ne sais pas,
37:16un mois de février.
37:17Oui,
37:17il devait être deux heures
37:18de l'après-midi.
37:20Non,
37:20non,
37:20il était 7 heures du soir
37:21parce qu'on sortait du boulot
37:22un vendredi
37:23et on négociait ça
37:26à peu près au mois
37:27de février-mars.
37:28Donc,
37:28tu vois,
37:29à Londres,
37:29février-mars,
37:30c'est pas l'idéal.
37:32Donc,
37:32je veux dire,
37:32j'ai un souvenir.
37:33Et donc,
37:34vous aviez sorti
37:35le Carnichek à l'époque.
37:36À l'époque,
37:37pas partout
37:37puisque la preuve,
37:38on n'a pas eu
37:38l'exclusivité
37:39en Angleterre,
37:39OK ?
37:40Donc,
37:40nous avons en France
37:41sorti,
37:42enfin,
37:42ou Orange France,
37:43parce que c'était
37:43la décision d'Orange France.
37:44Moi,
37:44j'étais Orange Corp,
37:45enfin,
37:46donc c'était la décision
37:47financière de Louis-Pierre Vélez,
37:48qui était à l'époque
37:49le patron d'Orange France,
37:50de faire un choix.
37:51Donc,
37:51il demandait,
37:52et c'était légitime,
37:53l'équipe de négociation,
37:54qu'est-ce qu'on en pensait ?
37:57Donc,
37:58c'est encore une anecdote
37:59très humide.
38:00Très humide,
38:01mais on voit quand même
38:02que c'était,
38:03même tu l'as dit
38:04plusieurs fois,
38:05c'était un con,
38:06on ne va pas dire ça,
38:07mais c'était pas quelqu'un
38:09de...
38:09Socialement,
38:10un père.
38:11Voilà.
38:11Un père,
38:12mais pas un père de famille,
38:13si je peux me permettre.
38:14Nous,
38:15on était zéro informatique,
38:16on a fait le voyage à trois
38:17pour aller le voir,
38:18et quand on arrive,
38:18on dit,
38:18bon,
38:19on a juste un problème,
38:20vous n'allez pas le voir.
38:23Et là,
38:23on se dit,
38:23attendez,
38:23on vient de Paris,
38:25voyage,
38:25machin,
38:26tout ça,
38:26bon,
38:27on a fini par le voir.
38:27Alors,
38:28ils avaient dit,
38:28bon,
38:28on va y 10 minutes,
38:29puis finalement,
38:30on est resté trois quarts d'heure,
38:31mais tu vois,
38:32c'était ça.
38:33Mais comme une rockstar,
38:34quoi,
38:34en fait.
38:34Une rockstar un peu capricieuse.
38:36Une rockstar un peu capricieuse,
38:38quoi.
38:38Oui,
38:39exactement.
38:39Et puis,
38:40d'ailleurs,
38:41il faut lire,
38:41c'est le bouquin de Walter Isaacson,
38:42qui n'est pas mal fait,
38:43qui raconte un peu sa vie.
38:45C'est vrai qu'à côté,
38:48il a vécu une histoire molle
38:49avec Johan Béz,
38:50enfin,
38:51il était dans un autre monde aussi.
38:54Oui,
38:55des histoires rigolotes ou pas,
38:57d'ailleurs,
38:57c'est que,
38:58bon,
38:58il avait toujours échangé de Mercedes,
39:00tous les six mois,
39:01je crois,
39:01ou trois mois,
39:02je ne m'en avais plus exactement,
39:02parce que c'est en fonction
39:03de la loi californienne
39:05où il fallait que tu fasses
39:06immatriculer ta voiture.
39:07Il ne voulait pas la faire immatriculer,
39:08il voulait garder
39:09l'immatriculation provisoire,
39:10et donc,
39:11il a changé avant
39:12d'avoir immatriculé sa bagnole.
39:14Et il a parqué,
39:15il a garé tout le temps
39:16sur la place handicapée
39:18qui était juste à côté
39:20de l'entrée
39:21de One Field Loop,
39:22qui était le building de l'époque.
39:25Et donc,
39:25le gars,
39:25rien à foutre,
39:26rien à foutre.
39:27Je suis Steve Jobs,
39:28je vous emmerde.
39:29Je me regarde
39:30sur la place handicapée.
39:30Ben, regarde même,
39:31sa fille aînée
39:32qui l'a fini par reconnaître,
39:35pendant des années,
39:36il ne l'a pas reconnue.
39:36Ça aussi,
39:37ça montre un peu le personnage.
39:39Il avait des problèmes sociaux.
39:41Et tu l'as rencontré
39:43à quelles occasions encore ?
39:45Donc après,
39:45c'est lui qui a décidé
39:46d'acheter Siri.
39:48Donc ça,
39:48c'était en 2009.
39:51Donc,
39:52deux ans avant sa disparition.
39:54Oui,
39:54deux ans avant.
39:55Donc là,
39:55il était encore en forme.
39:57quand Siri a été intégré
39:59dans Apple,
40:01là,
40:02c'était en 2010.
40:03Il était un peu plus là.
40:04Là,
40:04il n'était plus là.
40:06Donc,
40:06il était devenu invisible.
40:08La dernière année,
40:09il était très compliqué,
40:10en fait.
40:10Moi,
40:11je me souviens
40:11de sa dernière keynote.
40:13Il était
40:15d'une maigreur incroyable.
40:17Et malgré tout,
40:18il avait cette vivacité d'esprit,
40:19etc.
40:20Je crois que c'était
40:20trop quatre mois
40:21avant sa disparition,
40:21avant sa mort.
40:22c'était en juin.
40:26Et c'était terrible.
40:27Et moi,
40:27j'étais interloqué.
40:28En photo,
40:29il y a une photo célèbre,
40:30on le voit avec Bill Gates.
40:32Et on voit,
40:33ça y est,
40:34il est complètement
40:35squelettique.
40:36Exactement.
40:38Et donc,
40:38tu l'avais rencontré
40:39à cette occasion-là,
40:40quand il avait décidé
40:43d'implémenter Siri
40:44dans l'iPhone,
40:45c'est ça ?
40:45Quand il avait décidé
40:45d'acheter Siri,
40:46donc il avait vu Siri
40:47comme quelque chose
40:48qui tournait sur Android
40:49à l'époque,
40:50parce que Siri a été créée,
40:51la boîte Siri a été créée
40:53en 2007
40:53par Adam Chayer
40:54et ses copains.
40:56Et donc,
40:57c'était sur Android.
40:58Android est arrivé
40:59seulement en 2008,
41:00d'accord ?
41:01Mais c'est donc,
41:01la version de Siri
41:02était là-dessus.
41:04Lui,
41:04il a vu ça en 2009,
41:05il a dit,
41:06je veux ça.
41:07D'accord ?
41:07Et donc,
41:08il a fait les...
41:10Contre d'ailleurs Phil
41:11et contre tout le staff
41:13d'Apple,
41:14il a décidé
41:15d'acheter Siri
41:16et ça a traîné un peu.
41:19Et c'est à partir de là
41:20où tu as été embauché,
41:20d'ailleurs chez Apple ?
41:21Moi,
41:22j'étais embauché juste après,
41:23parce que j'étais à ce moment-là
41:24chez HP.
41:26Et donc,
41:26mon embauche a eu lieu,
41:28en fait,
41:29après sa mort.
41:30Parce que tout a été
41:32entre le temps
41:33que je sorte d'Apple
41:34et le temps
41:35que j'arrive
41:36et parce qu'il est mort
41:37la lendemain du jour
41:39où on a sorti
41:40de la journée officiellement.
41:41Moi,
41:42j'étais embauché
41:42que quelques jours après.
41:45Par contre,
41:46je dois dire
41:47qu'il soutenait vraiment
41:48ses équipes.
41:48je veux dire,
41:49moi,
41:49je trouve que
41:50sur l'iPhone 1,
41:51comme tu le disais,
41:52il était 2G,
41:53il n'était pas 3G,
41:54il n'y avait pas
41:55d'application shop.
41:56Alors qu'il y avait déjà
41:56la 3G en France,
41:57en Europe,
41:58mais aux Etats-Unis,
41:59il n'y avait pas 3G,
42:00tout était en Edge quasiment.
42:01Il y avait du CDMA,
42:02il y avait du GSMA.
42:04Ça avait fait péter
42:05le réseau IT&T à l'époque
42:06quand ils avaient lancé l'iPhone
42:07parce que c'était
42:08le premier téléphone
42:08qui pompait autant de data
42:10en Edge.
42:10Et réellement,
42:11quand il a fait sa keynote,
42:13la keynote de l'iPhone 1,
42:14il a mouillé la cheville,
42:15il a mouillé la chemise,
42:17il y est vraiment allé,
42:18il a vraiment soutenu
42:18ses équipes.
42:20Et ça,
42:20il faut reconnaître
42:21qu'il portait vraiment
42:23la marque,
42:23il portait vraiment
42:24ses produits
42:25à bout de bras
42:26et il les défendait
42:27bec et honte.
42:28Parfois,
42:29il allait un peu trop loin
42:29parce qu'il était vraiment...
42:31Mais il avait
42:32cette croyance
42:33et il allait au bout
42:34de ses croyances.
42:35Mais il faut dire
42:36que l'iPhone en particulier,
42:37c'était son produit,
42:39c'était son bébé.
42:39Donc si tu veux,
42:41il n'avait pas de souvenirs
42:42parce que c'était vraiment
42:42ce à quoi il croyait
42:44et c'était effectivement
42:46le descendant direct
42:47de Newton
42:48auquel il avait cru aussi
42:50trop tôt.
42:51Il nous reste quelques minutes.
42:53J'aimerais quand même
42:54qu'on se pose la question.
42:57Est-ce que finalement,
42:58aujourd'hui,
42:58en 2026,
43:00après Tim Cook,
43:01avec l'arrivée
43:02de John Ternus,
43:03il reste encore
43:04l'âme de Steve Jobs
43:05chez Apple ?
43:07Voilà.
43:07Est-ce qu'il reste encore
43:08quelque chose
43:10de cette période-là ?
43:13De manière évidente,
43:14il y a toujours
43:15cette manie du secret.
43:18On ne sait pas
43:18ce qui se passe.
43:20Il y tenait beaucoup.
43:20La tenue de Steve Jobs,
43:22la keynote
43:22qu'a fait
43:23John Ternus,
43:25je veux dire,
43:25on pourrait quasiment
43:26croire son fils.
43:27D'accord ?
43:28Il y a du wording,
43:30des manières
43:31de tourner des phrases.
43:32La façon de présenter
43:33le client.
43:34La façon de présenter
43:36dépayant.
43:36Non,
43:37je pense que
43:37Steve Jobs,
43:38il est toujours,
43:38en tout cas,
43:39chez Tim Cook,
43:40il a toujours été
43:41extrêmement,
43:41extrêmement présent.
43:42Il n'a jamais
43:43utilisé son bureau.
43:44Dans la salle de réunion,
43:45il n'utilisait jamais
43:46la chaise de Steve Jobs
43:48par respect.
43:50Je comprends
43:50ce que tu veux dire,
43:51mais ça,
43:51c'est presque du symbole.
43:53C'est,
43:53comment dire,
43:54c'est de l'affect.
43:55Moi,
43:55la question que je vous pose,
43:56c'est qu'aujourd'hui,
43:58est-ce que les produits
43:59qui sortent
44:00ont encore
44:02cette,
44:02comment dirais-je,
44:03la philosophie Steve Jobs ?
44:05C'est compliqué,
44:05c'est une question.
44:06Et puis même,
44:07finalement,
44:07ce n'est peut-être pas souhaitable.
44:09En 15 ans,
44:10la tech a tellement évolué.
44:12Regarde la vérité,
44:13regarde ce qui est sorti
44:14d'Apple
44:14depuis 2011.
44:16Qu'est-ce qui est sorti ?
44:18Tu as eu,
44:18juste après,
44:20deux ans après sa mort,
44:21tu as eu la montre,
44:23d'accord ?
44:23Tu as eu le iPad.
44:25D'ailleurs,
44:25sur le livre
44:26de Walter Isaacson,
44:27on apprend que
44:28l'idée de monde connecté
44:30venait de Steve.
44:31Oui,
44:31exactement.
44:32C'est ce que je suis en train de dire,
44:33c'est que ça avait été pensé.
44:34C'est bien d'avoir.
44:36Les Coréens l'avaient déjà faite,
44:37la montre connectée.
44:38Ce n'était pas quelque chose de...
44:39Non,
44:39bien sûr.
44:39Mais bon,
44:40les téléphones,
44:41tu peux dire aussi
44:41que ça avait été fait avant.
44:42Oui,
44:42oui,
44:42oui.
44:43Mais bon,
44:43bref,
44:43donc tout ça pour dire
44:44que les produits
44:45qui sont sortis
44:45deux,
44:45trois ans après,
44:46c'était des produits
44:47qui étaient déjà
44:47dans le pipe.
44:49D'accord ?
44:50Mais depuis,
44:50regarde,
44:51après 2013,
44:52on va dire,
44:53après 2013,
44:542014,
44:54qu'est-ce qui est sorti ?
44:55il y a eu les Airpods
44:57qui sont en succès
44:58quand même phénoménal.
44:59Ouais.
45:00Bon,
45:01OK.
45:01Après,
45:02tu as eu les lunettes
45:03qui ne sont pas
45:03un succès phénoménal.
45:05Non,
45:05le Vision Pro
45:06n'a pas été un succès.
45:24Le Vision Pro.
45:25parce qu'ils ont gagné
45:29beaucoup plus d'argent
45:30sous l'air de Tim Cook
45:31que sous l'air de Steve Jobs.
45:32Oui,
45:32c'est clair.
45:33Mais c'était sur des vieux produits
45:36et quand tu regardes
45:37de l'iPhone 1
45:38à l'iPhone,
45:40je ne sais plus où on est,
45:4142 aujourd'hui,
45:43bon,
45:44franchement,
45:45il y a le pliant qui sort là.
45:47Mais bon,
45:47c'est vrai.
45:47Je n'ai pas comment.
45:48Non,
45:48mais j'ai lu pas mal d'articles
45:51à l'occasion justement
45:51de l'anniversaire
45:53de la mort de Steve Jobs
45:53par rapport au lien
45:54avec John Ternus.
45:55Ils essaient de faire
45:56un petit peu un parallèle.
45:57On dit que John Ternus,
45:58bon voilà,
45:58il est un peu tranchant.
46:00Il veut aller vite aussi
46:03comme Steve Jobs.
46:04Par contre,
46:04on voit qu'il est
46:06beaucoup plus prudent.
46:07Il ne va pas se lancer
46:08dans des gros paris.
46:09On pourra dire
46:10que le client,
46:10est-ce que c'est un pari ?
46:12Mais voilà,
46:13il n'a pas la conviction
46:14en tout cas
46:15de se dire
46:15ça va remplacer tout.
46:16Il l'a présenté,
46:17il dit voilà,
46:18on a un nouveau produit,
46:19sans dire ça va être
46:20le truc qui va révolutionner la terre.
46:21Il n'y avait pas
46:22une conviction
46:22cheville au corps.
46:24Par contre,
46:24ce qu'il disait,
46:25c'était un article
46:26dans TechCrunch
46:26qui disait,
46:27il a remis l'iPhone
46:29comme le hub central.
46:32Il a repris une stratégie
46:34de Steve Jobs
46:35vieille de 25 ans
46:36en faisant
46:37qu'il a ressuscité.
46:39Et il a mis ça.
46:41Et il met aussi
46:41autre chose
46:42sur la partie design.
46:44Ils disent que
46:45lui,
46:45il a le design en direct
46:46alors que Tim Cook
46:47ne l'avait plus en direct.
46:48Tim Cook passait
46:49beaucoup à distance.
46:50Et du coup,
46:51justement,
46:52il a soustrait
46:52les décisions du design
46:54qui appartenaient
46:54à la partie finance.
46:56Il a enlevé le design.
46:57Il l'a mis dans
46:58un truc à part
46:59qui va lui reporter.
46:59Il n'a pas A et 20
47:00donc je pense
47:01que ça va être compliqué.
47:04Tu vois,
47:04si on essaie de retrouver
47:05quelques petits trucs...
47:07Pour répondre à la question.
47:08Mais je pense
47:09qu'il ne veut pas non plus
47:09être une copie de Steve Jobs.
47:10La semaine dernière,
47:11j'étais chez toi
47:12entre guillemets
47:13parce que j'étais
47:13à San Francisco.
47:14J'ai essayé,
47:15j'ai eu en main
47:16l'iPhone.
47:17Honnêtement,
47:18j'étais assis.
47:18Je veux dire,
47:19quand même,
47:19c'est un super beau produit.
47:21Honnêtement.
47:21Et tu ne l'as pas ramené ?
47:22Non,
47:23je ne l'ai pas ramené.
47:23Ce n'était pas à moi.
47:24On l'a prêté.
47:25Il n'est pas en vente.
47:27Il n'est pas en vente.
47:28Mais comme ça,
47:28vite fait dans la poche.
47:29tu as raison,
47:30tu as raison.
47:31J'ai un truc.
47:31Je me serai venu aujourd'hui
47:32avec deux jolis bracelets
47:34pour faire les marionnettes.
47:35Je n'avais pas trop envie de ça.
47:37En fait,
47:37j'aurais été même en vidéo call.
47:38Ça aurait été sympa.
47:39Tu aurais pu voir des choses
47:40qu'on n'a pas l'habitude
47:41de voir ici.
47:42Et honnêtement,
47:43c'est un bon produit.
47:44Encore une fois,
47:51il y a quelque chose.
47:53Il y a de l'Apple dedans.
47:54Vraiment,
47:54là on retrouve...
47:55Est-ce qu'on peut parler
47:56de magie ?
47:58Il y a quelque chose
47:59dans ce produit.
47:59Il y a quelque chose.
48:00Réellement.
48:01Moi,
48:01je n'ai pas d'iPhone.
48:03Par contre,
48:04pour revenir,
48:05pour dire que oui,
48:06en effet,
48:06ce n'est plus le même Apple,
48:08je suis monté
48:09dans la Zouks,
48:10dans la voiture autonome
48:11de chez Zouks.
48:12Et là,
48:12je me suis assis.
48:13Donc,
48:13c'est Amazon,
48:14Zouks.
48:14C'est Amazon.
48:16Et là,
48:16je me suis dit,
48:18ça serait dû être
48:19une Apple Car.
48:20Ça serait dû être
48:21une Apple Car.
48:22La Zouks,
48:23c'est une Apple Car.
48:24Sauf que c'est Amazon
48:26qui l'a fait.
48:27Ça a failli.
48:28Parce que c'était en 2012.
48:30Et ça a failli.
48:31Ça a failli.
48:31Apple a failli
48:32racheter Tesla.
48:34Et a failli racheter BMW aussi.
48:35Et donc,
48:36oui,
48:37ça a failli.
48:37Et vraiment,
48:38quand tu es dans une Zouks,
48:39tu n'es pas dans une WeMo,
48:40tu n'es pas dans une Tesla.
48:42On ne sait pas.
48:44Mais c'est ce que je dis.
48:45En attendant,
48:46quand tu es dans une Zouks,
48:47tu n'es pas dans une Tesla,
48:48tu n'es pas dans une WeMo,
48:49tu es dans quelque chose.
48:49unique qui m'a fait
48:51la même impression
48:51de l'iPhone.
48:52C'est bon parce qu'on avait
48:53testé ensemble la Zouks
48:54à Las Vegas.
48:55Cette voiture est étonnante
48:56parce qu'il n'y a pas
48:56de cockpit en fait.
48:58Vous vous installez,
48:58vous êtes dans une boîte
48:59rigolote.
49:01Face à face.
49:01Voilà, face à face.
49:02Et puis c'est parti.
49:03Et qualitative.
49:05Et puis ça roule très bien.
49:07Je voulais terminer
49:08sur un truc.
49:08Je ne sais pas si vous vous souvenez,
49:09mais en 2008,
49:11Steve s'entend peut-être
49:12la fin proche,
49:14décide de créer
49:14l'Apple University.
49:16Je ne sais pas si vous vous
49:16souvenez de ce truc-là.
49:17Qui est un campus
49:20où, en fait,
49:21tous les employés d'Apple
49:23ou certains employés d'Apple
49:26rentrent là-dedans
49:27pour apprendre les valeurs
49:28et la philosophie de la marque.
49:32Et le programme a été conçu
49:33par Steve Jobs.
49:35Je trouve que c'est quand même
49:36assez intéressant.
49:37Il y a cette volonté
49:38de la part de cette...
49:40Enfin, il n'y a pas
49:40beaucoup de boîtes comme ça.
49:43Elon Musk a créé
49:44son université aussi.
49:45Oui, mais...
49:45Tout ce Blackstone
49:46l'a fait aussi la sienne.
49:47Oui, mais là,
49:48c'est pour inculquer
49:49les valeurs de la marque
49:51pour lesquelles les gens
49:51vont travailler,
49:52si tu veux.
49:53Et je voulais terminer là-dessus
49:54parce qu'on voit
49:56que ce gars-là
49:56était quand même
49:57assez visionnaire
49:58et s'est dit
49:58« Bon, voilà,
49:58je sens la fin arriver.
50:00Je vais essayer
50:00de créer quelque chose
50:01pour, non pas que
50:02les futurs étudiants
50:03me ressemblent,
50:04mais on va dire
50:06des valeurs
50:06qu'on a essayé
50:07d'inculquer dans cette boîte-là.
50:08Et ces valeurs,
50:09elles sont toujours là.
50:09C'est la tolérance,
50:11c'est la diversité,
50:12etc.
50:13Oui, absolument.
50:15Think different.
50:16Think different.
50:16Et aussi le green.
50:19Et aussi le green.
50:22C'est pas du greenwashing, là.
50:24Non, c'est pas du greenwashing.
50:25Bon, ben voilà.
50:27Écoutez,
50:28on a fait 25 minutes
50:29sur Steve Jobs,
50:29mais c'est vrai que...
50:30Rendez-vous dans 5 ans.
50:31C'était le petit pain d'œil.
50:32Oui, mais dans 5 ans,
50:33il faudra faire
50:33quelque chose de costaud.
50:34Je ne sais pas quoi.
50:35On y va.
50:35On va le voir.
50:36On a 5 ans.
50:38Merci beaucoup à tous les trois.
50:39Merci Luc.
50:40Toujours un plaisir
50:41que de te recevoir.
50:42Luc, Julia,
50:43merci à Yves Maître aussi.
50:45Et Fred,
50:45on se retrouve demain.
50:47Bien évidemment.
50:49Vous restez là.
50:50Tech & Co se poursuit
50:51dans une minute
50:52avec,
50:53eh bien,
50:54Revolut
50:55qui lance le paiement
50:56par reconnaissance faciale.
50:58Alors,
50:58c'est pas encore en France,
50:59ça arrive en Angleterre.
51:01On va vous expliquer
51:01comment ça marche.
51:02Et puis,
51:03ça,
51:04c'est très intéressant.
51:05Nous recevons un entrepreneur
51:06qui,
51:07eh bien,
51:08arrive à créer
51:09des avatars de stars
51:10pour qu'ils puissent
51:12faire des vidéos,
51:13finalement,
51:14avec leurs avatars,
51:15mais de manière contrôlée.
51:16C'est-à-dire,
51:17par exemple,
51:18de la publicité,
51:19des choses comme ça
51:20sur les réseaux sociaux.
51:21Et ces célébrités
51:23sont rémunérées
51:24parce que leur avatar
51:25a été sélectionné
51:26par des marques.
51:27Et ils viendront
51:28tout à l'heure
51:29nous en parler.
51:30Et puis,
51:31juste après cette petite pause,
51:32c'est Léa Benahim
51:33qui sera avec nous
51:33pour le Tech Flash.
51:35Très belle soirée
51:35et merci de nous avoir choisis.
51:36A tout de suite.
51:39Tech & News,
51:40la quotidienne
51:41sur BFM Business.
51:42Sous-titrage Société Radio-Canada
51:43Sous-titrage Société Radio-Canada
51:43Sous-titrage Société Radio-Canada
51:43Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations