00:00Moi, l'impuissance publique, quand j'ai été élu en 2017
00:02à l'Université de Saint-Denis, Edouard Philippe,
00:04j'avais déjà raconté ça, nous avait reçu à la préfecture
00:06de Bobigny comme premier ministre, et
00:07tous les députés ont été là, et on lui avait dit, il y a un problème dans le département,
00:10c'est l'école. Il nous avait dit, vous avez parfaitement raison.
00:12On avait dit, 18 mois
00:14de scolarité perdue, vous avez raison.
00:15Il ne s'est rien passé.
00:17Au début septembre, monsieur le préfet, monsieur le recteur,
00:20nous réunissent tous les élus sur la rentrée.
00:22Le recteur, qui n'est pas un mauvais type d'ailleurs, avait dit, cette rentrée se passe bien.
00:24On lui a tous dit, ça va mal se passer.
00:26Ce que je veux dire, c'est que ça fait un moment que ça alerte.
00:28Donc, ils ont des signaux d'alerte.
00:30Moi, je veux bien, Marie-Chantin, ça a sans doute surpris,
00:32mais je veux dire, c'est
00:34pour ça qu'il y a une colère particulière.
00:35Le pays, tout âge confondu, est en colère.
00:38Et la jeunesse, qui est une plaque sensible de la société,
00:40exprime ça à sa manière,
00:42de manière brutale, violente,
00:44mais parce que ce pays est un volcan.
00:47Regardez les agriculteurs,
00:48regardez les paysans, regardez
00:50différentes professions. Il y a de la violence
00:52aujourd'hui dans la société.
00:53– Pardonnez-moi, mais ce n'est pas parce qu'il y en a qu'il faut qu'elles soient
00:55exprimées.
00:56– Ce n'est pas ça ce que je veux dire.
00:57– Oui, oui, je préfère le dire.
00:58– Mais quand je suis, depuis 2022, que nous sommes parlementaires,
01:00nous ne votons plus de budget.
01:02Ils sont tous imposés par 49-3.
01:04Donc, tout ça et l'expression…
01:05– Vous pouvez m'expliquer une chose quand vous dites qu'il y a de la violence ?
01:07Moi, je veux comprendre.
01:08Si les lycées sont vétustes, pourquoi on brûle des établissements ?
01:12Si c'est les policiers qui sont violents,
01:14pourquoi on attaque des pompiers, des professeurs ?
01:15– Mais quand les agriculteurs brûlent le Parlement de Rennes,
01:18pourquoi le brutisme ?
01:19Il ne faut pas, quand les viticulteurs dont je suis originaire,
01:22casser la préfecture de Montpellier parce que la vigne est en danger…
01:25– Il y a des degrés dans la violence quand même.
01:26– Non, mais peut-être, peut-être, mais des jeunes…
01:29– 800 personnes blessées,
01:31M. Jacobelli, 6500 interpellations,
01:34on a atteint un niveau inattendu.
01:35– Non, mais le sujet de la violence,
01:36regardons-le que c'est la société aujourd'hui
01:39qui rentre en grande turbulence d'un dégoût politique.
01:42– Certains en profitent.
01:42– Si vous voulez dire ça, très bien,
01:44comprenez-le,
01:45que, effectivement, les revendications de la jeunesse sont très politiques.
01:48Même moi, ça m'étonne à quel point ça part dans tous les sens.
01:51C'est un changement…
01:51– Vous l'avez dit vous-même, d'ailleurs,
01:53le dit le cornu,
01:54le Covid, 30% de notre jeunesse qui a des problèmes psychiques,
01:57c'est important.
01:58– La génération de futur.
02:01– Oui, peut-être, mais ça…
02:01– Mais attendez, rassurez-moi,
02:02le Covid était ailleurs qu'en France.
02:04– Absolument.
02:05– Et la question de parcours sup,
02:06– Ça ne peut pas arrêter à nos frontières.
02:08– Cristallise le fait qu'en plus, ils ont senti…
02:10– Les réseaux sociaux ont joué au moins autant que le Covid.
02:12– Sans doute.
02:12– Mais ça, ça veut dire qu'effectivement,
02:14on est face à quelque chose qui est significatif.