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  • il y a 7 minutes
Au lendemain d'une mobilisation massive dans les rues, l'attitude des jeunes mobilisés sera scrutée de près mercredi, journée test pour le gouvernement qui tente de ramener le mouvement dans les établissements et d'apaiser une crise qui s'étire.

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Transcription
00:00Moi, l'impuissance publique, quand j'ai été élu en 2017
00:02à l'Université de Saint-Denis, Edouard Philippe,
00:04j'avais déjà raconté ça, nous avait reçu à la préfecture
00:06de Bobigny comme premier ministre, et
00:07tous les députés ont été là, et on lui avait dit, il y a un problème dans le département,
00:10c'est l'école. Il nous avait dit, vous avez parfaitement raison.
00:12On avait dit, 18 mois
00:14de scolarité perdue, vous avez raison.
00:15Il ne s'est rien passé.
00:17Au début septembre, monsieur le préfet, monsieur le recteur,
00:20nous réunissent tous les élus sur la rentrée.
00:22Le recteur, qui n'est pas un mauvais type d'ailleurs, avait dit, cette rentrée se passe bien.
00:24On lui a tous dit, ça va mal se passer.
00:26Ce que je veux dire, c'est que ça fait un moment que ça alerte.
00:28Donc, ils ont des signaux d'alerte.
00:30Moi, je veux bien, Marie-Chantin, ça a sans doute surpris,
00:32mais je veux dire, c'est
00:34pour ça qu'il y a une colère particulière.
00:35Le pays, tout âge confondu, est en colère.
00:38Et la jeunesse, qui est une plaque sensible de la société,
00:40exprime ça à sa manière,
00:42de manière brutale, violente,
00:44mais parce que ce pays est un volcan.
00:47Regardez les agriculteurs,
00:48regardez les paysans, regardez
00:50différentes professions. Il y a de la violence
00:52aujourd'hui dans la société.
00:53– Pardonnez-moi, mais ce n'est pas parce qu'il y en a qu'il faut qu'elles soient
00:55exprimées.
00:56– Ce n'est pas ça ce que je veux dire.
00:57– Oui, oui, je préfère le dire.
00:58– Mais quand je suis, depuis 2022, que nous sommes parlementaires,
01:00nous ne votons plus de budget.
01:02Ils sont tous imposés par 49-3.
01:04Donc, tout ça et l'expression…
01:05– Vous pouvez m'expliquer une chose quand vous dites qu'il y a de la violence ?
01:07Moi, je veux comprendre.
01:08Si les lycées sont vétustes, pourquoi on brûle des établissements ?
01:12Si c'est les policiers qui sont violents,
01:14pourquoi on attaque des pompiers, des professeurs ?
01:15– Mais quand les agriculteurs brûlent le Parlement de Rennes,
01:18pourquoi le brutisme ?
01:19Il ne faut pas, quand les viticulteurs dont je suis originaire,
01:22casser la préfecture de Montpellier parce que la vigne est en danger…
01:25– Il y a des degrés dans la violence quand même.
01:26– Non, mais peut-être, peut-être, mais des jeunes…
01:29– 800 personnes blessées,
01:31M. Jacobelli, 6500 interpellations,
01:34on a atteint un niveau inattendu.
01:35– Non, mais le sujet de la violence,
01:36regardons-le que c'est la société aujourd'hui
01:39qui rentre en grande turbulence d'un dégoût politique.
01:42– Certains en profitent.
01:42– Si vous voulez dire ça, très bien,
01:44comprenez-le,
01:45que, effectivement, les revendications de la jeunesse sont très politiques.
01:48Même moi, ça m'étonne à quel point ça part dans tous les sens.
01:51C'est un changement…
01:51– Vous l'avez dit vous-même, d'ailleurs,
01:53le dit le cornu,
01:54le Covid, 30% de notre jeunesse qui a des problèmes psychiques,
01:57c'est important.
01:58– La génération de futur.
02:01– Oui, peut-être, mais ça…
02:01– Mais attendez, rassurez-moi,
02:02le Covid était ailleurs qu'en France.
02:04– Absolument.
02:05– Et la question de parcours sup,
02:06– Ça ne peut pas arrêter à nos frontières.
02:08– Cristallise le fait qu'en plus, ils ont senti…
02:10– Les réseaux sociaux ont joué au moins autant que le Covid.
02:12– Sans doute.
02:12– Mais ça, ça veut dire qu'effectivement,
02:14on est face à quelque chose qui est significatif.

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