00:00Est-ce que sa réponse ce soir est à la hauteur de tels enjeux, de telles souffrances et de telles
00:05colères au pluriel ?
00:08Non, franchement. On sent que ça bouge un petit peu sous la pression du mouvement lycéen.
00:13Mais comme l'a dit en un mot un jeune parmi ceux que j'ai rencontrés juste avant de rentrer
00:18sur votre plateau,
00:19parce que vous avez une émission avec eux après, je leur ai demandé, alors c'est quoi ?
00:23Qu'est-ce que vous en pensez des annonces du Premier ministre ? C'est bidon. Voilà, c'est bidon.
00:28Vous le reprenez à votre compte également ?
00:30Oui, je le reprends parce que c'est bien résumé. C'est ce sentiment-là que j'ai, parce qu
00:34'il manifeste maintenant depuis un moment.
00:37C'est parti du Val-de-Marne, du Créteil à la mi-septembre. Ça ne fait qu'un jour que
00:42ça dure.
00:43Et ils ont des revendications concrètes. Ils ont même mis des chiffres. Ils parlent de 10 milliards d'euros.
00:48Dedans, il y a la rénovation des établissements. Et c'est quand même la moindre des choses qu'ils puissent
00:53apprendre dans des conditions dignes.
00:56Et le Premier ministre renvoie au budget, au débat budgétaire, mais sans même dire qu'il a l'intention d
01:06'inscrire dans les budgets de l'éducation nationale
01:10les moyens qu'il faut, ni d'augmenter les budgets des collectivités, notamment les régions, pour pouvoir faire ce plan
01:17de rénovation du bâti, ce que nous demandons.
01:19Donc, c'est dur, parce que le gouvernement, le Premier ministre, j'ai le sentiment qu'il a quand même
01:25entendu, puisqu'il a retenu les 5 priorités.
01:29Par cours sup, il a bien compris que c'était rejeté.
01:32Le bâti, les bâtiments qu'il faut refaire, il l'a entendu.
01:35Mettre des profs dans chaque classe quand il n'y en a pas, c'est quand même le minimum.
01:39Et donc, les points sont identifiés, les aménagements du temps scolaire.
01:44– Exact. – Mais derrière, le problème, c'est qu'il n'y a rien derrière.
01:49– Mais comment on fait le déranger ?
01:49– Et donc, ces jeunes, ils manifestent depuis des semaines, ils sont mobilisés en masse, nombreux, s'il n'y
01:53a rien derrière.
01:55C'est terrible.
01:56– Mais comment peut-on répondre à des revendications légitimes, bien sûr, mais avec un État, au pied du mur
02:02de la dette, des caisses vides,
02:03un pays qui va finir lanterne rouge en Europe et les poches trouées ?
02:07– Mais, je ne sais pas, moi, mais enfin, quand, non mais, non, c'est quand je ne sais pas,
02:13si je sais, mais non, mais si je sais.
02:15– Non, je sais que vous avez des propositions, mais vous reconnaissez que le diagnostic est réel ?
02:18– Oui, mais si nous considérons que nos enfants, la jeunesse, est une priorité nationale,
02:26si nous considérons que c'est l'avenir de la France,
02:29si nous sommes tous d'accord pour dire qu'apprendre dans des bâtiments qui fuient,
02:34ou avec des ramorts, qu'apprendre sans prof devant nous, c'est impossible.
02:40Mais on ne tortille pas, on ne se dit pas qu'il n'y a pas d'argent,
02:44on ne se dit pas comment on va faire, on fait, on trouve des solutions.
02:48Et c'est pour ça que je lance cet appel, j'ai lancé cet appel à un pacte pour notre
02:54jeunesse,
02:55un pacte qui doit rassembler toute la nation.
02:57On doit tous se dire que nous allons trouver des solutions,
03:00car ce sont nos enfants, c'est notre avenir.
03:03Et c'est avec eux qu'on va reconstruire la France.
03:05– Un pacte pour la jeunesse.
03:05– Un pacte pour la jeunesse.
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