00:01Pour comprendre les défis des communautés rurales et éloignées, la directrice nationale de santé publique ne veut pas seulement lire
00:08des rapports de ses directeurs régionaux.
00:11Hier soir, elle était à la Malbaie pour échanger avec les citoyens.
00:15Ça prend un dialogue citoyen. Je pense qu'il faut réussir à avoir l'oreille sur la traque. Il faut
00:22que les gens nous disent comment ça se passe.
00:24La gestion de la pandémie est revenue sur le sujet. Si un nouvel épisode survient, les mesures sanitaires pourraient différer
00:31entre un grand centre urbain et une région rurale.
00:34C'est que beaucoup de gens ont eu l'impression de perdre leur autonomie et leur identité. Et ça, quand
00:38ça arrive, on a une perte de confiance.
00:40Donc il faut vraiment rétablir le dialogue pour essayer de mieux saisir ces nuances-là.
00:48Le manque de données dans une communauté rurale peut être un frein à la recherche. Ça a été le cas
00:53pour l'enquête sur la SLA dans Charlevoix-Est. On mise donc davantage sur la recherche qualitative.
00:59En ce moment, on travaille, on veut faire des consultations avec des personnes aînées qui sont plus isolées socialement, plus
01:04défavorisées, qui ont de la difficulté à accéder à différents services,
01:07dans le cadre d'une démarche collective pour voir qu'est-ce qu'on peut faire justement, puis aller chercher
01:12leur voie.
01:12Le centre ruralité durable de l'INRS, récemment installé dans Charlevoix, peut être un partenaire précieux.
01:19Mais je pense que ça permet aussi une recherche participative où la population locale ne se sentira pas juste instrumentalisée,
01:27elle peut participer.
01:28Et les retombées de cette recherche-là vont lui être bénéfiques directement.
01:32Il demeure que c'est le gouvernement qui prend les décisions. La santé publique joue un rôle de conseil.
01:38Avec le gouvernement péquiste nouvellement élu, elle aura aussi un lien de confiance à bâtir.
01:44Jean-Baptiste Levesque, CIMT-TVA, La Malbaie.