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00:00Au vu de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, à la une ce matin, l'allocution hier soir de Sébastien
00:04Lecornu.
00:05Et oui, mon cher Dimitri, avec un Premier Ministre qui est sans doute beaucoup trop intelligent pour une presse qui
00:11se gratte un peu la tête ce matin.
00:13Bah oui, parce que, attendu sur les lycées, Lecornu dégaine une mesure choc sur le gasoil, constate les échos un
00:20peu dubitatifs.
00:21Bon, dans ses colonnes, Grégoire Poussiel tente quand même une explication.
00:24Le Premier Ministre veut éviter que la crise des carburants ne lui revienne en boomerang une fois les lycéens rentrés
00:31chez eux.
00:32Et comme le dit Marc Prell dans Le Parisien, le risque c'est évidemment d'apparaître un peu à contre
00:37-temps parce que pour le moment, les lycéens ne sont pas du tout rentrés chez eux.
00:41Heureusement, Guillaume Tabard du Figaro, lui, est habitué à décrypter les stratégies politiques complexes.
00:47Lecornu cherchait ainsi à montrer que des réponses à certaines crises peuvent cacher l'absence de réponses à la dernière
00:55crise.
00:55Pigez ?
00:56Bon, en fait, Sébastien Lecornu est encerclé par les crises, résume l'opinion en gros titre.
01:00Et comme désormais, les grenades de désencerclement sont proscrites, que les caisses sont vides, qu'Emmanuel Macron ne cesse de
01:06le housse piller,
01:07qu'en plus, s'il n'avait pas envie de parler, il a fait ce qu'il peut.
01:11Et puis après tout, les lycéens vont peut-être être contents d'apprendre que le prix du gasoil va diminuer.
01:15On ne roule plus trop en mobs chez les jeunes, ceci dit, aujourd'hui.
01:18Enfin, les mobs au gasoil...
01:19Oui, non, elles sont électriques aujourd'hui.
01:21En attendant, une petite phrase d'Emmanuel Macron ne passe pas.
01:23Oui, on en parlait à l'instant avec Pascal Praud.
01:26Et on l'évoquait hier, le président de la République était, selon le Parisien, remonté contre la police qui manquerait,
01:32selon lui, d'empathie.
01:36Empathie, à ce mot, le sang des syndicats de policiers ne fait qu'un tour.
01:40Empathie, comme on sait par en avoir pour nos collègues.
01:42Lui rétorque que le syndicat Alliance, dans le Figaro, votre leçon est indécente.
01:47C'est une honte, rapporte Christophe Cornevin.
01:49Même colère chez Synergie Officier.
01:51Face à la violence délibérée et désinhibée, la République doit savoir protéger ceux qui la protègent.
01:57Oui, ce procès contre les gendarmes et les policiers est indécent, estime Yves Tréhard dans son éditorial.
02:03Et de rappeler que les forces de l'ordre enregistrent à ce jour plus de 750 blessés dans leur rang.
02:08Comment Emmanuel Macron peut-il faire ainsi le jeu de l'ultra-gauche et de la France insoumise ?
02:15On va terminer cette revue de presse, Olivier, par l'événement littéraire de la semaine.
02:19Je vais faire mon grand Nicolas Caro pour vous parler des nouvelles aventures du petit Nicolas.
02:24Le Figaro, il consacre deux pages.
02:26C'est un événement parce que le héros de Sanpé, Goscinny, a quand même une place de choix dans notre
02:31culture populaire.
02:33Les deux auteurs étant décédés, ce sont évidemment des remplaçants qui se sont attelés à la tâche.
02:38Et en croix, Françoise d'Argent, le résultat est plutôt réussi.
02:41Alors, qu'arrive-t-il à Nicolas, Clotère, Mexon ou encore Agnan ?
02:46A votre avis, une catastrophe.
02:48Il leur arrive des filles.
02:50Oh là là !
02:51Leur école devient mixte.
02:53Et il fallait donc créer une bande de filles à la hauteur de celles des garçons.
02:57Et d'abord, leur trouver à elles aussi des prénoms accouchés de...
03:00Alors, il n'y a pas de Anissa, Eugénie ou de Julia, rassurez-vous.
03:05Mais vous ferez connaissance de Zélie, Berti et Carmen Esperalda.
03:10Anne Goscinny qui co-signe le scénario est intarissable sur le sujet.
03:13Aujourd'hui, c'est très dur de trouver des prénoms hors sol.
03:16J'ai été très fier d'avoir pensé à Zélie, qui est la mère de Sainte-Thérèse de Lisieux.
03:20Mais en allant faire des séances de dédicaces, cet été, j'ai commencé par signer pour deux petites Zélie.
03:25À Pont-l'Évêque, c'était deux Berti.
03:26Et toujours pas d'Anissa.
03:28Zélie, c'est elle qui va te challenger.
03:30Agnan, elle devient la première de la classe sans rien faire.
03:33Aujourd'hui, on dirait qu'elle est HPI.
03:35Bref, les ennuis commencent pour Nicolas et ses copains.
03:38Vous lirez la suite en librairie.
03:39Et puis, tiens, idée de prolongement pour être au raccord avec l'actualité, peut-être.
03:44Agnan fout le feu à son école.
03:45Ou bien Nicolas, Anissa et leurs amis participent à un temps de démocratie.
03:51Allez, on arrête tout.
03:52On arrête d'embêter Nicolas.
03:53Nicolas, il ne veut pas qu'on l'embête.
03:55Tout ce qu'il a dans la terre, c'est qu'il veut...
03:58C'est très bien Zélie, il y en a peut-être qui nous écoutent ce matin.
04:00Les petites Zélie, on les embrasse.
04:02Les petites Bertilles aussi.
04:03Et Anissa aussi.
04:04Et les petits Nicolas aussi.
04:05Il y en a quelques-uns.
04:07Mais les petits Olivier aussi.
04:08Merci Olivier Delagarde.
04:09Nicolas, il paye maintenant.
04:11Nicolas, c'est celui qui paye en France maintenant.
04:148h51 sur Europe 1.

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