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Tous les jours dans la matinale d’Europe 1, Olivier de Lagarde scrute et analyse la presse du jour.

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00:00La revue de presse d'Europe 1, président Olivier Delagarde, un seul sujet occupe la presse ce matin, les scènes
00:05d'émeutes que la France a vécues ce week-end.
00:07Oui, ce matin, la presse, c'est d'abord des images de la voie du nord de l'île à
00:12la Provence, à Marseille, des dernières nouvelles d'Alsace au télégramme de Brest.
00:15Les villes sont différentes, mais les photos de rues dévastées sont finalement les mêmes.
00:19Commerce pillé, émeutier cagoulé, bien sûr, symbole des symboles, hôtel de ville de Limoges détruit par le feu.
00:26Ensuite, il y a les gros titres récits, hier la presse sidérée n'avait que le mot chaos au bout
00:32de la plume, aujourd'hui on est passé à autre chose.
00:35Parce qu'après le chaos, la colère annonce dans un même titre Sud-Ouest et le Parisien aujourd'hui en
00:40France.
00:40La honte et la colère, précise le Figaro en manchette, parce que c'est la crise de trop, titre les
00:48échos.
00:49Et dans l'édito Kelsing dans Sud-Ouest, Aude Ferbos résume bien la situation en une phrase, ce 17 octobre
00:55est un crachat.
00:56Au visage de la République.
00:58Parce que ce à quoi nous avons assisté ce week-end n'est pas juste une manifestation qui a mal
01:03tourné.
01:03Non, c'est beaucoup plus grave.
01:05Témoins d'ailleurs les gros titres de la presse internationale ce week-end.
01:08La France sous le choc après les plus importantes émeutes depuis des années, annoncée le New York Times à Londres.
01:13Le FT, le Financial Times, rappelait à ses lecteurs que les manifestations violentes sont une sorte de coutume française.
01:20Mais que cette fois, le niveau des pillages est particulièrement inquiétant.
01:25La France sombre-t-elle dans le chaos et la crise ?
01:29S'interroger Der Spiegel en Allemagne et la réponse donnée par la presse française ce matin est malheureusement oui.
01:35Ce 17 octobre sonne comme le jour où le pacte républicain s'est disloqué, écrit Nicolas Charbonneau, le directeur des
01:42rédactions du Parisien, aujourd'hui en France.
01:45En quelques heures, toutes les règles et les lois ont volé en éclats.
01:48Dans les colonnes du même journal, le politologue Jérôme Fourquet déclare
01:52C'est un sujet de civilisation vertigineux.
01:56Une culture de l'émeute s'est installée dans le pays.
01:59L'État humilié, les Français effrayés, les journalistes agressés.
02:05L'immeuble d'Europe 1 a été directement attaqué, rappelle Vincent Trémolette Villers à la une du Figaro.
02:10Dans les flammes de cette journée noire, c'est tout un système de valeurs qui est parti en fumée.
02:15Sous les cendres poursuit-il des décennies de lâcheté, de conformisme et d'aveuglement,
02:20le mépris de toute autorité, une justice, indulgence avec les délinquants, intraitable avec les braves gens.
02:27Une immigration incontrôlée dont une partie se dresse contre le pays qui l'accueille, une école décervelée.
02:33Et puis, ajoute le patron de la rédaction du Figaro, le privilège incompréhensible de ces milices d'extrême-gauche
02:41qui cassent, brûlent et tuent impunément.
02:44L'extrême-gauche montrait du toit, du doigt dans les journaux.
02:46Oui, il n'y a que la presse la plus à gauche qui refuse de voir la réalité,
02:50qui continue envers et contre tout à dénoncer principalement le rôle de la police,
02:54comme si c'était la police qui avait pillé les magasins,
02:57comme si c'était la police qui avait mis le feu à la mairie de Limoges,
03:00comme si c'était la police qui aujourd'hui fait vaciller la démocratie.
03:04Parce que c'est bien de cela dont il s'agit.
03:086 février 1934.
03:10Dans l'opinion, Erwan Lenoan explique que ce 17 octobre devrait rester comme le 6 février 1934 de l'extrême
03:16-gauche.
03:17Rappelons que ce jour-là, les ligues d'extrême-droite avaient marché sur l'Assemblée nationale
03:21pour tenter de renverser la Troisième République.
03:23Nous avons donc assisté au 6 février 1934 de l'extrême-gauche
03:28et de s'indigner de la complaisance dont bénéficie cette extrême-gauche
03:33au prétexte que son terrorisme politique serait mu par d'honnêtes intentions.
03:38A la une des échos, Christophe Giacobézin pointe aussi cette extrême-gauche
03:41qui entretient l'ambiguïté, condamne malement les émeutiers et les pillards
03:45et encourage même les violences, comme l'a fait une nouvelle fois,
03:49signale-t-il Radio Nova, propriété du banquier d'affaires Mathieu Pigasse.
03:53Laissons le mot de la fin à un philosophe.
03:56Parce que, oui, c'est leur métier de voir un peu plus loin que les autres.
04:00Longue tribune dans le Figaro de Pascal Bruckner.
04:02Que nous dit-il ?
04:03Que ce qui a eu lieu samedi n'est pas un incident isolé.
04:06C'est la conséquence d'une longue suite de démissions
04:09que certains d'entre nous dénoncent depuis 20 ans au moins, écrit-il.
04:12La tolérance à un pourrissement intérieur.
04:15Et ce qui s'est passé recommencera invariablement
04:19comme un avant-goût du chaos à venir, prévient-il.
04:22À moins que nos autorités ne placent enfin la sécurité
04:25comme le premier des droits de l'homme
04:27et acceptent d'en tirer les conséquences.
04:29Faute de quoi, les voyous hilars du 17 octobre
04:33sembleront d'aimables figurants à côté de ceux qui vont suivre
04:37des bandes criminelles cornaquées par l'ultra-gauche
04:40pour mettre notre pays à genoux.
04:43Un coup d'État silencieux.
04:52Où avez-vous trouvé cette pauvre Marseillaise qui retentit ?
04:57Alors, c'est la Marseillaise de Stéphane Grappelli
05:00et de Django Rennart.
05:03Django Rennart par Édouart, Django Rennart.
05:05Et elle est formidable.
05:07Elle débute un peu triste.
05:08La suite est plus joyeuse.
05:11Merci Olivier Delagarde.
05:12Votre vice-presse ?
05:16Le doigté de Django Rennart.
05:20Ah voilà, les beaux jours reviennent.
05:23Grâce à Django Rennart.
05:25C'est plus positif.
05:25Merci Olivier Delagarde.
05:27Enfin, c'est dur d'être positif ce matin.
05:28Absolument.
05:29Pascal Praud, justement, nous a rejoint dans le studio d'Europe.
05:32Pascal, que vous retrouvez tous les après-midi de 16h à 18h
05:34dans quelques minutes également pour l'heure des pros.
05:36Bonjour Pascal.
05:37En écoutant Olivier, les policiers sont admirables.
05:41Parce qu'il n'y ait aucune réaction
05:46qui puisse déclencher des émeutes
05:50s'il y avait eu, par exemple, disons-le, un mort.
05:53Qu'ils puissent accepter d'être lynchés sans jamais répondre.
05:57Je ne sais pas si c'est bien ou pas d'ailleurs.
05:59Mais en tout cas, les policiers sont admirables
06:02de courage, d'intelligence,
06:04de, comment dire, de résilience.
06:08Jusqu'à quand ?
06:09Je ne sais pas, mais ils sont admirables.
06:13Tout le monde dit un peu la même chose ce matin.
06:1650 ans, effectivement, de laxisme,
06:1850 ans de tolérance,
06:1950 ans d'extrême-gauche
06:22qui a infiltré les médias, notamment.
06:25Bien sûr, les intellectuels, les artistes,
06:28toutes les personnalités qui prennent la parole
06:30depuis tant d'années.
06:31On paye les factures en même temps,
06:34on récolte ce que nous avons semé.
06:36Alors maintenant, il y a deux solutions.
06:38Soit cette journée joue comme un électrochoc.
06:40Pourquoi pas ?
06:41Mais en même temps, les Français acceptent tout.
06:43C'est ça qui me frappe depuis des années.
06:45Ils acceptent tout.
06:45Ils acceptent qu'on leur mette un masque sur le visage.
06:48Ils acceptent le Covid et ça.
06:49Donc, l'autre analyse,
06:52c'est que les Français acceptent aussi ça.
06:54C'est-à-dire que, régulièrement,
06:56ils acceptent ces violences.
06:58On va nettoyer,
06:59et puis on repartira demain, etc.
07:03Je ne suis pas en mesure de savoir ce qui va se passer.
07:06Est-ce qu'il y aurait...
07:07Dans le passé, il y a eu des réactions des Français.
07:10C'est le 30 mai 68.
07:12Est-ce qu'il y a un million de personnes dans la rue ?
07:14Et ça avait stoppé parce que c'était un rapport de force.
07:16Pareil, la manifestation Charlie,
07:18après l'attentat de Charlie.
07:20Je ne sais même pas si aujourd'hui,
07:21il pourrait y avoir ce type de réaction.
07:24Pour ça, il faut faire société.
07:25Et ça existe de moins en moins.
07:28Oui, oui.
07:29Alors, il y a des gens quand même qui font société.
07:33Forcément.
07:33Il y a des gens qui ont une...
07:36Comment dire ?
07:36Qui ont des points communs.
07:39Oui.
07:39Quand même.
07:41Donc, comment les Français vont-ils réagir ?
07:43Je le répète.
07:43Est-ce que ce qui s'est passé samedi
07:44est un électrochoc ou pas ?
07:47Donc, voilà une question dont on n'a pas la réponse ce matin.
07:51La seule chose qu'on peut souligner,
07:53c'est que vous avez un président de la République
07:55qui est tout abonné.
07:57Spectral, la disait Vincent Trémolet de Villers tout à l'heure.
07:59Mais ce qui est incroyable, absolument incroyable,
08:02l'image de Céline Dion,
08:03c'est une déflagration.
08:05Les gens, je vois bien, ils ne comprennent même pas.
08:07Vous voyez le président de la République
08:08en train de danser avec son épouse.
08:11et le lendemain, des émeutes comme ça,
08:14ils quittent le pays
08:14et ils partent pour le Kouaït, je crois.
08:17Il n'y a pas un conseiller qui lui dit
08:19« Mais monsieur le président ? »
08:20Oui.
08:21Mais je pense que c'est un homme
08:22qui ne fait que ce qu'il veut,
08:23comme il veut.
08:24Il y a dans sa psychologie
08:26quelque chose de ce type,
08:28de dire « Mais voilà,
08:30vous savez la phrase que j'allais dire
08:32et je ne vais pas la dire.
08:33Mais il fait ce qu'il veut.
08:34Il fait ce qu'il veut. »
08:35Et ces 10 ans sont cataclysmiques.
08:38Cataclysmiques.
08:39En tout cas, la parole,
08:40l'antenne d'Europe 1
08:41vous est très largement ouverte ce matin.
08:43Ce sera chez Christine Kelly, bien sûr.
08:44Chez Pascal, cet après-midi de 16h à 18h.
08:47On vous attend nombreux.
08:48Comment vous l'avez vécu, vous,
08:49ce week-end de chaos, de violence, de pillage ?
08:52Vous n'hésitez pas.
08:53Anissa Haddadi,
08:54le numéro du Standard d'Europe 1
08:55pour intervenir dans les émissions.
08:57C'est le 01-80-20-39-21
09:00pour Dialogue avec Pascal Praud
09:02tous les jours de 16h à 18h.
09:03Allez, je vous souhaite une excellente journée.
09:04L'heure des pros arrive dans un instant sur Europe 1.

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