00:00La revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, on commence avec la politique.
00:03Quel est le fait saillant de cette compagnie présidentielle ?
00:06Vous voulez vraiment savoir ?
00:07Oui, bien sûr.
00:08Rien.
00:09Il ne se passe rien, rien d'autre qu'un deuxième tour qui semble se profiler entre Marine Le Pen
00:15et Jean-Luc Mélenchon.
00:16Nombreux sont les journaux à s'en apercevoir.
00:19L'Express, par exemple, photomontage en une de l'hebdo cette semaine entre les deux ombres énormes de Le Pen
00:24et Mélenchon.
00:25On les aperçoit au loin, très loin.
00:27Les Philippe, Attal, Retailleau, Glucksmann et Consors.
00:30Les figurants, comme l'appelle cruellement l'hebdomadaire.
00:33Les figurants, pourquoi ils sont si faibles, interroge l'hebdomadaire.
00:37Et le constat est le même ce matin dans l'édito de Cécile Cornudet des Echos.
00:42À gauche, à droite ou au centre, ce début de campagne présidentielle ne ressemble pas à ce qu'il devrait
00:46être, écrit-elle.
00:48Pourtant, ils font le job.
00:49Ils sont partout, sur les télés, les radios.
00:50Ils parlent, ils parlent, mais le pays regarde ailleurs.
00:54Ce désengagement, poursuit-elle, est exactement ce que Dominique Schellcher, le patron de Système U, constate dans ses grandes surfaces,
01:00explique-t-elle.
01:02Celui qui se trouve à un poste d'observation de la société lui raconte ce qu'il voit.
01:06Les gens sont très fatigués, lui déclare-t-il, par la canicule, par l'inflation, par les politiques enquelles il
01:11ne croit plus.
01:12« Je ne sens pas une colère façon gilet jaune », poursuit-il, mais une énorme lassitude.
01:17La phrase qui revient le plus souvent est « On a tout testé ».
01:21En 2017, reprend Cornudet, Bristin Thurier-Dipsos avait mis un nom sur ce qu'il appelait « les praffes »,
01:27les électeurs plus rien à foutre.
01:29Cette fois, la campagne est marquée par « les prappes », les Français qui n'ont plus rien à perdre.
01:35»
01:35Le désarroi gagne aussi les électeurs de droite.
01:37C'est ce que nous explique aussi Vincent Trémolet de Villers, à la une du Figaro.
01:40Les Français veulent l'alternance, la rupture, écrit-il.
01:43Mais quand il tend l'oreille vers le bloc central, le risque est grand qu'il n'entend de rien
01:48d'autre que la tambouille dans la continuité.
01:50Et du coup, explique-t-il, nombreux sont ceux qui plaident désormais en faveur d'une primaire.
01:55Sondage au Doxa Backbone Consulting pour le journal.
01:5870% des électeurs de droite se disent favorables à l'organisation d'un scrutin.
02:03Le problème, c'est que dans le même Figaro, John Timsit et Anaïs Chaline nous expliquent que, matériellement, l'organisation
02:09d'une telle primaire n'est plus possible.
02:11Et cela fait d'ailleurs les affaires d'un Édouard Philippe qui ne veut pas de telles élections avant premier
02:16tour.
02:17La politique, c'est aussi ce matin le retour de deux femmes.
02:20D'abord, Elisabeth Borne.
02:22Longue interview au Vitriol, toujours dans le Figaro, où l'ancienne première ministre éreinte son successeur à Matignon, Gabriel Attal.
02:29Il s'éloigne nettement des valeurs et de la vision du centre, déclare-t-elle, avant de trouver un peu
02:34fort de café la façon dont le même se dédouane du macronisme.
02:38Quand on a exercé des responsabilités au cours de ces dernières années, déclare-t-elle, on ne peut pas faire
02:43comme si cela n'avait pas été le cas.
02:46L'autre femme a, elle aussi, exercé des responsabilités.
02:4812 ans, mairesse de Paris.
02:51Anne Hidalgo, dont on était sans nouvelles depuis sa mise au vert,
02:54Anne Hidalgo, dont on sait qu'elle n'aime pas trop être interviewée par d'autres journalistes que ceux de
02:59France Inter,
02:59était donc sur la radio publique pour s'expliquer sur le scandale du périscolaire.
03:03Et on ne peut pas dire que ce fut un franc succès.
03:06Pas d'excuses, pas de méa culpa, à peine de regrets sur un ton aussi glacial que peu empathique.
03:11Débrief Olivier Bacuzal à une de l'opinion.
03:14Un argumentaire hors sol, symptomatique du mépris avec lequel Anne Hidalgo a toujours traité quiconque ayant l'audace d'être
03:21en désaccord avec elle.
03:22Bref, ce n'est pas demain la veille que l'opinion aura une interview d'Anne Hidalgo.
03:27Bon, mais je me propose de terminer avec l'événement musical de cette fin de semaine à Paris.
03:33Et, oh surprise, non, ce n'est pas de Céline Yon dont il s'agit.
03:42Et oui, Jay-Z, il sera ce soir au Stade de France, le boss de New York débarque à Paris,
03:49annonce le Parisien.
03:50Et ne ratez pas ça, c'est pour seulement une date.
03:52Bon, de toute façon, ne vous affolez pas, c'est complet.
03:54Et c'est important pour le rappeur de venir au Stade de France, raconte Marie Poussel.
03:59Pour lui, Paris demeure un symbole de prestige et de statut social.
04:04Comme dirait l'autre, Paris sera toujours Paris.
04:15Jay-Z sur Europe 1, ça n'arrive pas souvent.
04:17Bah non, c'est un événement.
04:19Et c'est grâce à vous, Olivier.
04:20Et ça change de Céline Dion.
04:21Oui, ça change de Céline Dion.
04:22Non, non, mais attendez, on...
04:25Je vous décris la scène.
04:27Pascal Pro avec son téléphone, bloqué sur le compte Instagram du Grand Rex,
04:32qui organise des soirées karaoké Céline Dion.
04:34Il y en a jouté avec une hier soir.
04:36Ça vous plaît beaucoup, Pascal, ça, ce matin ?
04:38Il n'y a rien de plus émouvant que des gens qui chantent ensemble, dans un stade ou dans une
04:42salle.
04:44Il n'y a rien de plus émouvant.
04:45Vous y étiez à ce karaoké Géron au Grand Rex.
04:47Non, mais j'ai demandé à Olivier Guénin, j'ai demandé à Alexandre Marr d'y aller ce soir.
04:51Ah bah ça va, ils ont des tâches difficiles de travail.
04:55Il y a 3000 personnes qui chantent.
04:57Il n'y a rien de plus émouvant.
04:59Alors, les meilleurs, ce sont les Anglais pour ça.
05:01Dans les stades anglais, ils chantent et ça te prend au trip de chanter ensemble.
05:06C'est pour ça qu'il y a beaucoup de gens qui font les chorales, tout ça.
05:08C'est formidable de chanter ensemble.
05:10Vous aimez chanter, Pascal ?
05:11Ensemble ?
05:12Oui, vous chantez ensemble.
05:14Je chante.
05:15Non, je ne chante pas, honnêtement, dans ma vie.
05:17Est-ce que le défi de l'année ne serait pas d'emmener Pascal dans un karaoké ?
05:20Céline Dion.
05:22J'ai vu qu'il y avait des karaokés Michael Jackson.
05:26J'ai écouté la chronique tout à l'heure, l'édito de Julia De Funès ce matin.
05:30J'ai trouvé ça formidable.
05:32Mais comment avez-vous fait pour l'entendre ?
05:33À côté, elle va le prononcer dans un instant.
05:35Seul le prononcer fait foi, ça arrive dans un instant.
05:37Le parallèle qu'elle faisait entre la vie sportive, l'excellence de la vie sportive et la vie civile.
05:42Moi, je passe mon temps à dire que je rêverais que toutes les règles du sport soient adaptées dans la
05:46vie civile.
05:46Et c'est vrai que tous ces jeunes gens qui ne font pas d'efforts parfois à l'école, dans
05:53le sport, tu ne peux pas tricher.
05:54L'excellence, la hiérarchie, la compétition, le classement, toutes ces valeurs-là sont au cœur du sport et tout le
06:00monde se trouve ça très bien.
06:01Ça tombe bien, Julia. On va l'entendre dans un instant.
06:04Merci Pascal qu'on retrouve tous les après-midi, 16h-18h sur Europe 1 et dans quelques minutes pour l
06:08'heure des pros.
06:09A tout de suite, Pascal.