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  • il y a 12 heures
Ségolène de Marsac, directrice générale d'Opella France, Marc Decombas, directeur général de JustAI, et Gauthier Chicot, fondateur et directeur général de Diamfab, étaient les invités de Brigitte Boucher dans Good Morning Business, ce jeudi 8 octobre. Ils sont revenus sur le retard de l’Europe dans l’IA et l’innovation, ainsi que les choix à faire pour renforcer sa souveraineté technologique, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:018h41 sur BFM Business, AMC Live, Canal 25. Nous sommes toujours en direct pour cette matinale spéciale délocalisée ici à
00:08Big,
00:08le grand salon des entrepreneurs qui se tient toute la journée à l'Accor Arena de Bercy.
00:12Alors on poursuit évidemment nos réflexions, nos débats avec une nouvelle table ronde et trois chefs d'entreprise
00:17qui est consacrée donc à l'audace et à la résilience. C'est un thème que nous avons choisi parce
00:22que le thème général de ce salon Big aujourd'hui,
00:25eh bien c'est le culot. Donc vous voyez on est dans le thème. Alors j'accueille ici sur ce
00:30plateau Ségolène de Marsac, bonjour.
00:32Bonjour.
00:32Et bienvenue, merci d'être avec nous. Vous êtes directrice générale d'Opé La France, c'est un groupe américain
00:37qui commercialise notamment le Doliprane.
00:39Voilà, comme ça on sait de quoi on parle. Marc Decombat, bonjour, merci d'être avec nous.
00:45Vous, vous êtes directeur général de Just AI, cabinet de conseil et d'ingénierie en IA.
00:50Et puis Gauthier Chico, bonjour. Bienvenue, fondateur et CEO d'EMFAB. Vous fabriquez des semi-conducteurs à base de diamants
00:57de synthèse,
00:58moins impactants pour l'environnement. Alors on va parler ensemble d'audace et de résilience mais aussi de culot.
01:06Je commence avec vous Marc Decombat parce que l'audace c'est d'abord prendre un risque.
01:11Vous, vous travaillez sur une technologie qui est l'IA dont les créateurs disent même qu'il y a un
01:18risque pour l'humanité.
01:20Geoffroy Hinton évoque même une probabilité de 10% d'extinction de l'humanité à 10 ans.
01:25L'audace c'est de développer cette technologie ou c'est au contraire de limiter ces risques et l'impact
01:32qu'elle peut avoir ?
01:33Alors pour moi je pense qu'on ne peut pas limiter les risques de l'IA. Il faut plutôt les
01:37encadrer.
01:38C'est plutôt dans cette dynamique-là qu'il faut aller. Et le Sénat par exemple en France a fait
01:42depuis deux ans de travail sur cette problématique
01:43en faisant en sorte que la France et l'Europe soient des leaders d'une IA sécurisée.
01:47Donc c'est un cadre, c'est plutôt de chercher à encadrer. De toute façon on n'empêche pas nos
01:52amis les Américains et les Chinois d'y aller.
01:54Donc ne pas y aller pour moi c'est une situation de risque. Et j'assimile l'IA un peu
01:59comme la technologie du nucléaire.
02:01C'est des technologies qui sont dangereuses mais on a su les contrôler, on a su les encadrer.
02:05Donc pour moi le sujet c'est plutôt de comment on crée des cadres de confiance sur cette technologie-là
02:09et comment on arrive à suivre cet accélérationnisme en cours.
02:13Gauthier Chico, vous, vous avez consacré dix ans à une technologie dont personne ne pouvait véritablement garantir qu'elle deviendrait
02:19industrielle.
02:20L'audace c'est entreprendre en acceptant que parfois il y a une part d'inconnue, qu'on peut se
02:26tromper, qu'on peut échouer.
02:28Alors effectivement c'est même plus que dix ans puisqu'il y a trente ans de R&D derrière nous,
02:31on sort du CNRS où il y a eu trente ans de recherche.
02:36Et donc chez Diamfab on industrialise en fait des solutions à base de diamants semi-conducteurs pour faire des composants
02:41qui sont justement plus efficaces pour gérer l'énergie.
02:43Et donc là on parlait d'IA, il y a aussi un bottleneck ou un mur auquel on va se
02:47confronter avec l'IA, c'est d'alimenter tous ces data centers.
02:50Il y a clairement des gros problèmes de gestion de puissance, aujourd'hui il y a un tiers d'énergie
02:53qui est perdue quand on alimente un data center en chaleur.
02:56Cette chaleur on la paye deux fois puisqu'il faut, c'est de l'énergie perdue et il faut refroidir
03:00tout ça.
03:01Et donc nous avec cette technodiamant qui sort des laboratoires, on va proposer des composants qui sont plus efficaces, qui
03:07sont capables de gérer plus d'énergie et qui sont capables de fonctionner dans des conditions un peu extrêmes de
03:12température.
03:12Donc ces environnements contraints qu'on va retrouver dans les data centers.
03:16Ségolène de Marsac, patronne d'Opela France, directrice générale, c'est ce groupe américain qui a repris le Doliprane.
03:24Est-ce que l'audace c'est de produire en France aujourd'hui quand on est un groupe américain ?
03:31Alors aujourd'hui effectivement, Opela c'est le troisième acteur mondial des produits de la santé, donc pour soigner vos
03:38maux du quotidien.
03:39On a un certain nombre de marques bien connues que vous avez dans votre armoire de pharmacie.
03:44On a effectivement la marque Doliprane, aujourd'hui je tiens à rappeler, qui est produite en France, dans nos deux
03:49usines, à Compiègne et à Lisieux.
03:51Donc à destination de la France. Et oui, chez Opela on est audacieux, on a une culture de l'audace
03:55qui vise à nous aider à prendre des risques,
03:57à encourager la prise de décision quand on n'a pas forcément toutes les informations.
04:02Et aujourd'hui je dirais qu'il y a trois éléments importants.
04:04Il y a la manière dont on innove, on va apprendre par exemple des technologies ou des ingrédients d'autres
04:09univers, comme de la cosmétologie ou de la dermatologie.
04:13Je pense à l'acide hyaluronique qu'on a utilisé dans nos dernières innovations, sur Malox, sur Phytoxile.
04:18Mais c'est aussi dans notre communication, la manière dont on va communiquer à nos patients, à nos consommateurs, pour
04:24simplifier vraiment la santé au quotidien.
04:26Je pense à notre communication autour de la juste dose sur Doliprane, pour mettre en avant des alternatives et ne
04:31pas mettre en avant Doliprane en première intention.
04:33Mais plutôt tout ce qu'on peut faire pour soulager la douleur.
04:36Parce que vous êtes très dépendant du Doliprane, donc l'audace ça va être aussi de réduire cette dépendance finalement
04:41en France.
04:41Alors aujourd'hui Doliprane c'est 70% de notre portefeuille, mais on est quand même 30% sur les
04:47autres catégories, comme le sommeil, le magnésium, comme les maux d'hiver ou encore le digestif.
04:52Donc on a de formidables marques, de très belles équipes, qui visent à justement développer ces autres marques, qui sont
04:59produites en France, dans nos usines, et développées aussi dans le centre de recherche et développement à Compiègne.
05:04Alors marque de combat, entreprendre, être audacieux c'est bien, mais il ne faut pas être naïf non plus.
05:08Aujourd'hui on a l'enjeu de souveraineté sur l'IA, est-ce qu'il faut que les entreprises acceptent
05:13de payer plus cher, justement pour notre souveraineté, pour développer une IA française ou européenne ?
05:18Alors pour les entreprises, ce n'est pas nécessairement payer plus cher.
05:21Aujourd'hui, porter des IA souveraines, c'est des IA qu'on peut tout contrôler, qui peuvent tourner sur des
05:25data centers français ou dans les entreprises.
05:28On a les Chinois aujourd'hui qui mettent à disposition des moteurs qui sont 20 fois moins chers en production
05:32que les moteurs américains, et qui ont à peu près...
05:35Des modèles ouverts, exactement. Et Mistral a annoncé il y a quelques jours la sortie de son dernier modèle, FUNK.
05:40FUNK 4.
05:41Exactement. Donc je pense qu'aujourd'hui c'est plus une politique d'entreprise.
05:45Moi si j'automatise une partie de l'intelligence de mon entreprise, je préfère que ce soit chez moi que
05:49chez les américains à date.
05:51Gauthier Chico, votre technologie peut permettre à l'Europe de reprendre finalement une longueur d'avance dans les semi-conducteurs.
05:58Est-ce que l'Europe doit faire des choix d'innovation ? Est-ce qu'il faut accepter qu'on
06:01ne peut pas tout réindustrialiser ?
06:03Oui, je pense qu'effectivement la souveraineté c'est d'abord être conscient de ses dépendances.
06:08Et l'idée c'est de ne pas être dépendant à tous les niveaux.
06:11Et donc il y a clairement des technologies, notamment les technologies silicium, où on ne peut plus produire le silicium
06:16en France, c'est produit en Asie.
06:18Et il faut qu'on se fasse une raison là-dessus.
06:20Par contre on a des grosses opportunités avec justement ces nouveaux matériaux comme le diamant ou d'autres semi-conducteurs
06:25de puissance,
06:26qui permettent de faire ces composants où on a encore toutes les industries.
06:29On a les industries automobiles, on a des fabricants comme Schneider Electric sur ces composants-là.
06:34Et donc clairement il faut saisir cette opportunité pour avoir une monnaie d'échange demain.
06:38Au sens où, ok moi j'ai les semi-conducteurs et les composants pour alimenter les data centers, les automobiles,
06:45toi tu as les processeurs, et bien on va s'entendre.
06:46Et je pense que finalement plus que l'argent, il y a une notion de troc dans ces échanges stratégiques
06:52qui doit être faite.
06:52Et c'est ce qu'on prône nous avec Jamfab, c'est qu'on peut produire ce matériau en France
06:56de façon compétitive,
06:57parce que c'est un matériau à forte valeur ajoutée, et on va pouvoir répondre à des enjeux qui vont
07:01nous permettre de gagner en souveraineté,
07:02et notamment de construire les futurs data centers dont on a besoin,
07:06et qui vont respecter surtout les normes européennes d'efficacité énergétique et de gestion des ressources.
07:11Voilà, on le disait, il ne faut pas être naïf, Ségolène de Marsac, vous, vous allez payer environ 20%
07:17plus cher votre paracétamol qui est produit en France,
07:20avec un énorme défi qui est celui de ramener le principe actif, parce que c'est ça le plus important
07:25pour fabriquer finalement le Doliprane,
07:28ce principe qu'on achète aujourd'hui en Asie notamment.
07:31A partir de quel moment la souveraineté a un coût économique trop important ?
07:36Oui, exactement, on parlait d'audace, c'est audacieux aujourd'hui de produire en France,
07:41on a un coût qui est additionnel, qui est plus important que de produire à l'étranger.
07:45Aujourd'hui on produit en France avec Opela, on a investi 40 millions d'euros ces deux dernières années,
07:49et on va continuer à investir, ça fait partie de notre identité,
07:52et comme vous le disiez, on va rapatrier effectivement, aux côtés de notre partenaire Sequence et de l'État,
07:57le paracétamol français à partir de la fin d'année, sur le site de Roussillon.
08:02Vous aurez un Doliprane 100% français dès l'année prochaine dans les pharmacies.
08:06Voilà, ça c'était la promesse qui avait été faite par Emmanuel Macron à la sortie du Covid,
08:10parce qu'on s'était rendu compte que le Doliprane était bien utile,
08:13mais qu'on n'avait pas le principe actif qui nous permettait effectivement d'être complètement souverain sur ce médicament.
08:20Comment on résiste quand le modèle économique est sous pression ?
08:24Ça c'est une autre question qu'on peut se poser, parce qu'aujourd'hui les difficultés budgétaires, elles existent.
08:31Vous, Marc Decombat, vous pensez que l'IA est incontournable dans les entreprises,
08:35que pour justement être audacieux, inventif, créatif, il faut absolument investir massivement dans cette nouvelle technologie ?
08:43En tout cas, au niveau des entreprises, il faut investir dans le temps.
08:46Il faut se lancer, parce que le changement prend du temps.
08:49Le changement des usages prend beaucoup de temps.
08:51Et la technologie, c'est un peu comme se dire, est-ce que je vais faire la révolution industrielle il
08:55y a 200 ans ?
08:56Si vous ne la faites pas, vous n'êtes plus compétitif.
08:58Donc le gain de productivité, moi j'accompagne beaucoup de chefs d'entreprise.
09:03Certains me disent, moi dans mon quotidien, j'ai fait x8 de productivité.
09:06X8.
09:07Avec l'IA ?
09:08Avec l'IA.
09:09Il me dit, je me sens décuplé, j'ai l'impression que j'ai deux fois plus d'équipe.
09:12Par contre, quand on observe ça sur un chef d'entreprise, on ne l'observe pas au niveau de la
09:15structure.
09:16C'est-à-dire qu'on retrouve une hétérogénéité, certains deviennent extrêmement bons,
09:20ils explosent en productivité, et d'autres sont inquiets, ou n'ont pas encore trouvé les logiques d'usage,
09:25et donc finalement, ils restent un peu tétanisés.
09:26Ça veut dire qu'il faut former beaucoup aussi des salariés ?
09:28Il faut accompagner, il faut pousser, pousser, pousser, et ce n'est pas quelque chose qui se fait en deux
09:32semaines.
09:32Moi, il m'a fallu deux ans et demi pour arriver mature dans mes usages,
09:35alors que j'ai fait 15 ans que je suis de la R&D en IA.
09:37Mais faire de la R&D, ce n'est pas utilisé.
09:39C'est deux problématiques différentes, et les profils de notre typologie,
09:42donc les gens qui sont assez académiques, assez experts, voient aussi ça comme une menace.
09:46Ça fait une partie de notre boulot à l'ancienne.
09:48Donc ça, il faut aussi qu'on passe à travers ça, pour voir le côté agréable de ces technos,
09:54qui finalement décuple notre intelligence, notre créativité,
09:56et à la fin, on reste responsable de ce qu'on produit.
09:59Dès lors qu'on arrive à maîtriser effectivement cette technologie.
10:02Et c'est pour ça qu'il faut l'utiliser, il faut se l'approprier,
10:04il faut savoir à quel moment on l'utilise, à quel moment on préfère ne pas trop l'utiliser
10:08pour ne pas s'abrutir.
10:09Il y a quand même plein de sujets autour de l'éducation, avec l'IA aujourd'hui,
10:12où je pense qu'il y a beaucoup de gens qui sont encore dans un grand no man's land,
10:15de comment je mets de l'IA dans l'éducation de mes enfants,
10:18sans les rentes, sans les abrutir en fait.
10:21Le défi pour vous, Gauthier Chico, aujourd'hui,
10:24passer à l'industrialisation,
10:26le plus dur c'est quoi ?
10:27C'est de convaincre, c'est d'aller trouver les financements,
10:30ou c'est tout simplement de changer un peu les mentalités et les pratiques ?
10:34Alors il y a effectivement trouver les financements,
10:35mais trouver les financements, ça passe aussi par d'abord choisir son modèle industriel,
10:39et nous on a fait le choix d'un modèle Fablight,
10:41donc qui combine des choses qu'on fait chez nous in-house,
10:43et puis des choses qu'on sous-traite,
10:44et pour faire ça, il faut d'abord se poser la question
10:46de comment on capte le maximum de valeur,
10:48donc pour savoir ce qu'on internalise,
10:50comment on sécurise ses assets,
10:52et comment on limite, ou en tout cas comment on maîtrise les investissements.
10:55Ça c'est les trois points, on va dire,
10:56qui sont faciles à mettre dans un tableau Excel.
10:58Maintenant il y a aussi des notions de conviction,
11:00c'est qu'on va attirer les gens,
11:02donc quand je dis les gens, ça peut être les collaborateurs,
11:04les investisseurs, avec de l'argent,
11:06avec de la promesse de rendement,
11:07mais on les retient surtout avec des convictions,
11:09et nous on a la conviction de produire des richesses sur notre territoire,
11:12c'est-à-dire de créer de l'emploi,
11:14de produire des semi-conducteurs en France,
11:16en Europe, de manière globale,
11:17on veut être le leader de ce nouveau matériau,
11:19et donc je pense que c'est quand même important d'avoir ça en tête,
11:22et pour réindustrialiser, il faut qu'on ait des convictions,
11:24tout ne peut pas passer par des tableaux Excel,
11:26et des questions uniquement de rendement,
11:27donc je réinsiste sur le mot conviction,
11:31mais je pense qu'il est indispensable,
11:32et c'est pour ça qu'on est là, on parle d'audace,
11:34on parle de culot,
11:35et ça rejoint, on pourrait rajouter ce troisième mot.
11:38Il faut des convictions et il faut convaincre.
11:39Ségolène Demarsec, la crise sanitaire,
11:41les tensions géopolitiques vous affectent forcément,
11:44est-ce qu'elle nous oblige finalement à nous réinventer,
11:47à être plus créatifs, à être aussi plus résilients ?
11:50Oui, je pense qu'on est agile chez Opela,
11:53l'objectif c'est de se réinventer au quotidien,
11:55on parlait d'IA à l'instant,
11:56on a mis en place chez Opela une création de contenu,
11:58une agence de création interne,
12:01qui produit depuis maintenant deux ans,
12:02à 85 personnes des contenus pour nos sites internet,
12:06pour les médias, pour les réseaux sociaux,
12:08mais aussi pour les points de vente,
12:10des contenus qui sont développés à base d'IA,
12:12pour permettre aux équipes finalement de se concentrer sur autre chose,
12:15des tâches peut-être plus stratégiques,
12:17et nous permettre de produire plus rapidement du contenu,
12:19à destination du consommateur,
12:21qui sera plus ciblé et plus pertinent.
12:22Merci, merci à tous les trois d'être venus débattre ici,
12:26en direct de BIG,
12:28le salon des entrepreneurs qui se tient à l'Accor Arena de Bercy,
12:31merci Ségolène Demarsac,
12:33Gauthier Chico et Marc Decombat,
12:36pour votre audace,
12:38votre résilience et votre culot,
12:40puisque c'est le thème de cette journée,
12:42qui va animer tous les chefs d'entreprise,
12:44les patrons de PME, de TI,
12:47de grands groupes,
12:47qui vont se réunir ici à l'Accor Arena.
12:49L'Accor Arena,

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