00:00Merci beaucoup, il y a parfois des miracles, et ce miracle s'appelle Louise, et c'est une jeune femme
00:08de 21 ans, qui est en master, qui a remis l'église au milieu du village depuis 48 heures,
00:13et qui dit aux uns et aux autres, j'allais dire qu'ils donnent la leçon, mais elles ne souhaitent
00:17pas donner de la leçon, mais ces paroles pleines d'intelligence, de bon sens, dites, pourquoi pas à un professeur,
00:25à un homme politique,
00:27font du bien dans cette France d'aujourd'hui ? Elle était hier sur LCI, écoutez ce que cette jeune
00:32femme Louise, qui est déléguée je crois de l'Uni, c'est bien ça, c'est un syndicat d'étudiants,
00:39écoutez ce qu'elle dit sur la réponse au blocus à un jeune homme qui était en face d'elle.
00:45Vous dites que je souffle un peu sur les braises, en attendant, moi j'asperge pas mes professeurs d'essence,
00:49voilà, mais très bien pour vous, très bien,
00:52et vous déresponsabilisez ce qu'ils font en disant, mais on sait pas ce qui s'est passé, qu'est
00:57-ce qu'ils ont vécu, rien ne justifie d'asperger son prof d'essence,
01:01c'est clair et net, vous me traitez d'égoïste, mais en fait vous êtes une minorité extrêmement bruyante,
01:06il y a beaucoup plus de lycéens qui ont simplement envie d'étudier et qui n'ont pas envie d
01:10'être bloqués, qui pourtant portent vos revendications,
01:13mais vous vous sentez tellement puissant que vous oubliez même que bloquer des établissements scolaires entiers, c'est illégal,
01:19vous êtes dans l'illégalité la plus totale, donc arrêtez de nous dire que nous, nous, ceux qui nous faisons
01:24les fervents défenseurs de l'ordre,
01:26on est égoïste, parce que nous, on défend ceux qui veulent aller travailler, ceux qui croient encore au goût de
01:31l'effort,
01:32au goût du mérite, au goût de l'excellence, que vous leur arrachez, excusez-moi, là vous allez me dire,
01:38mais c'est pas grave,
01:38on a les cours en distanciel, mais vous qui vous faites encore le porte-parole de la banlieue,
01:43comment est-ce qu'ils font en banlieue pour suivre leurs cours en distanciel,
01:45quand ils ont des tout petits appartements, qu'il y a tous les petits frères, les petites sœurs,
01:49qui font le chahut à côté, et qu'ils n'ont pas d'ordinateur ?
01:51Vous ne pouvez pas savoir le bien que ça fait d'entendre ça, et j'entendais tout à l'heure
01:55Julia Defunesse,
01:56on l'écoutera aussi, qui disait, et bien sûr il faut entendre la mauvaise foi de ceux qui prétendent servir
02:01une cause,
02:01alors qu'ils s'en servent, jusqu'à tirer fierté du désordre qu'ils provoquent.
02:06Et ces gens-là utilisent, instrumentalisent les lycéens pour se mettre dans la lumière,
02:12et c'est vrai de ce jeune homme, et c'est vrai aussi des hommes politiques.
02:16Deuxième passage de cette jeune femme, c'est un miracle.
02:19Dans l'espace médiatique d'aujourd'hui, Louise, c'est un miracle d'intelligence, de bon sens, d'efficacité.
02:26Écoutez-la une deuxième fois, lorsqu'elle parle des millions de lycéens qui sont souvent invisibilisés.
02:34Il y a des milliers de lycéens qui ne veulent pas que leur lieu d'études soit bloqué,
02:38et vous, vous les regardez avec un grand sourire, et vous leur dites,
02:40bah c'est pas grave, c'est en soutien à, mais laissez ceux qui sont vraiment dans le besoin de
02:44manifester,
02:46manifester, laissez-leur la parole, vous êtes en train de tout récupérer,
02:49et excusez-moi de vous le dire, et là je vais paraître peut-être un peu agressive,
02:52mais il y en a fort besoin, vous êtes les idiots utiles de ce mouvement.
02:56Personne ne parle plus de vos revendications, tout le monde parle du chaos que vous êtes en train de mettre
03:00partout dans la rue.
03:02– Et Louise Masterclass, vous allez l'écouter une troisième fois,
03:06lorsqu'elle parle à ce jeune homme qui ne représente pas ce qu'il prétend représenter,
03:12et elle aimerait qu'en face d'elle, il y ait effectivement des jeunes gens des quartiers,
03:16et notamment du lycée Paul-Éloard. Écoutez-la une nouvelle fois.
03:20– Les revendications des lycéens qui pouvaient être au lycée de Paul-Éloard,
03:24moi je les comprends, c'est inadmissible d'étudier dans des conditions pareilles.
03:28– Vous par contre, vous prenez leur place, parce que maintenant ce n'est plus eux qu'on entend,
03:32mais c'est à vous qu'on donne la parole, et je suis presque déçue de ne pas avoir un
03:36jeune de banlieue,
03:37comme vous dites, ou de ne pas avoir un jeune directement du lycée Paul-Éloard.
03:40Je suis contente d'avoir un professeur, parce que je pense qu'on va en apprendre beaucoup,
03:44plus qu'avec vous, parce que vous venez d'un très très beau lycée.
03:47Et l'une de vos revendications d'ailleurs, parce que je vous ai beaucoup écouté,
03:50très belle éloquence, je vous félicite pour ça, vous êtes jeune en plus,
03:54mais surtout, vous nous parlez dans vos revendications, qu'il fait trop chaud dans les salles,
03:59vous êtes de gauche, vous ne vous en cachez pas,
04:02fervent partisan de la France insoumise, vous ne l'assumez pas totalement,
04:06mais c'est un fait, ce n'est pas grave.
04:08– Non, ce n'est pas un fait.
04:09– Je vous ai laissé parler, donc merci.
04:11– Vous avez raison.
04:11– Oui, oui.
04:11– Mais il précise seulement.
04:12– Mais il n'y a pas de souci.
04:13– Qui sont contre la climatisation.
04:15Donc il y a un moment donné, vos revendications, elles n'ont aucun sens,
04:18et vous avez volé la parole de ceux qui sont vraiment dans le besoin.
04:21– Et c'est ce jeune homme qui s'appelle Éloine qui était venu embrasser Jean-Luc Mélenchon.
04:25Et le dernier passage, parce qu'elle remet aussi en place un professeur,
04:30elle lui dit, elle, du haut de ses 25 ans, ce professeur qu'il est dans l'illégalité,
04:34et une nouvelle fois, elle frappe juste.
04:39– Monsieur le professeur, que je respecte par votre titre de professeur,
04:43mais vous incitez les étudiants, les lycéens à bloquer des établissements.
04:47C'est lunaire.
04:47Aujourd'hui, on a des professeurs qui disent à leurs lycéens,
04:49« Faites de la désobéissance et bloquez vos établissements. »
04:52Ils ont le droit de manifester, il faut les entendre.
04:55Je suis d'accord avec vous.
04:56Surtout ceux de Paul Elluard,
04:57ou ceux qui ont simplement des mauvaises conditions d'études.
05:00Je suis d'accord, mais c'est illégal.
05:01Ce que vous amenez à faire, c'est juste illégal.
05:05Il faut arrêter tout ça.
05:06Il faut arrêter tout ça.
05:07Non, non, laissez-moi terminer.
05:08– Je n'ai jamais demandé à quiconque de bloquer un lycée.
05:11Vous venez, si, si, vous avez dit que, si, si, bien sûr que si, mais bien sûr que si.
05:14Vous l'avez dit.
05:15Vous parlez du mot « désobéissance », c'est ça ?
05:17Oui, vous avez dit qu'on pouvait amener à une forme de désobéissance
05:20et que le blocage du lycée était une forme pour se faire entendre.
05:23C'est faux.
05:24Vous excluez des milliers de lycéens qui, eux, ont envie d'aller en cours
05:27et qui ne se reconnaissent pas dans ce mouvement.
05:30Je passe rapidement.
05:31Pardonnez-moi.
05:31Non, mais c'est dingue de couper la parole aux gens comme ça.
05:34Vous me mettez en pause.
05:34Non, mais vous pourrez répondre après, mais là, vous ne faites que me couper la parole.
05:37Vous pourrez me répondre plus tard.
05:38Donc ensuite, monsieur face à moi, qui, du haut de ses 17 ans,
05:43se permet de dire à un policier qu'il ne connaît pas son travail.
05:45Et ça, dans 5 ans, c'est sur le marché du travail.
05:48Mais je ne sais pas où va cette jeunesse.
05:49Moi, je suis dégoûtée pour tous ceux qui, vraiment, ne se reconnaissent déjà,
05:52un de un, pardon, pas dans vos propos.
05:54Et en plus, mais vous vous prenez pour qui ?
05:55Vous ne vous prenez pas stigmatiser.
05:56Non, mais je ne stigmatise pas.
05:58Je ne stigmatise pas du tout.
05:59Tout juste, vous vous prenez pour qui ?
06:00C'est lunaire, ce à quoi on assiste sur ce plateau.
06:03Et madame qui vient nous dire qu'il y a énormément de syndiqués dans la police
06:06et qui oublie de préciser...
06:08Oui, c'est vrai.
06:08Mais on pourrait aussi préciser le syndicat de la magistrature, voilà,
06:12qui propose également et qui a publié un guide pour le manifestant arrêté.
06:16C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le syndicat de la magistrature,
06:18donc des magistrats, ce qui est totalement lunaire,
06:20propose à des manifestants un guide pour échapper à la police.
06:22C'est le comble pour un magistrat.
06:24Voilà.
06:25Alors, masterclass, je vous assure, ça fait un bien fou.
06:27Et puis, Adi, la phrase juste.
06:28Vous vous prenez pour qui ?
06:30Ce que devraient dire tous les adultes à ces gosses de 17 ans
06:33qui veulent donner des leçons à la France entière.
06:36Vous vous prenez pour qui ?
06:38Mais ils ont tellement peur.
06:39Les hommes politiques, les profs, l'espace médiatique.
06:42Et puis, il y a les idiots utiles, effectivement, qui veulent récupérer,
06:45les magistrats qui veulent s'en servir et faire passer,
06:47évidemment, à travers eux, d'autres revendications.
06:51Eh bien, je trouve que c'est un miracle que cette jeune femme d'intelligence,
06:54je l'ai dit, de bon sens, de charme aussi,
06:57donc elle a, à chaque fois, été d'une très grande efficacité.
07:00Alors, avant de donner la parole à Richard Millet,
07:02qui connaît bien, évidemment, ce monde de l'enseignement,
07:05on est en direct de ces images chez Paris.
07:09C'est l'Institut catholique de Paris qui est bloqué.
07:14Donc, là,