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Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h.
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00:00:01Bonsoir à tous, bienvenue dans le débrief de ce troisième documentaire de Jordan Florentin ici présent.
00:00:07La France qui casse face à la France qui paye et on va parler de cette France qui paye qu
00:00:11'on a ras-le-bol de payer pour les casseurs.
00:00:14Avec Jules Torres de la rédaction du journal du dimanche, tout comme Hélène Rouet.
00:00:17Bonsoir à tous les deux.
00:00:18Johan Uzaï évidemment du service politique de CNews, maître Najwa, elle a été régulièrement sur nos plateaux.
00:00:23Et David Léraud, superviseur national Alliance Police.
00:00:27Merci d'être avec nous, on sera aussi rejoint par le reporter que vous connaissez bien, Tony Pitaro, dans un
00:00:32instant.
00:00:33Mais d'abord je vous propose une image, une image de ce qui s'est passé encore aujourd'hui aux
00:00:37quatre coins de la France avec des cortèges fournis.
00:00:39Que ça soit à Rennes, que ça soit à Lyon, que ça soit à Nantes ou à Paris.
00:00:44Et évidemment également des débordements, des affrontements avec les forces de l'ordre, des feux de poubelle.
00:00:50Vous voyez cette mosaïque qui résume la journée.
00:00:53Et je vous propose de voir une première séquence des affrontements qui ont eu lieu du côté de la place
00:00:58de la Bastille.
00:00:58« On va etfirmane »
00:01:04« On va etfirmane »
00:01:41Voilà, et puis la France justement qui se fait casser son restaurant et qui non seulement subit les émeutes,
00:01:49évidemment je ne vous raconte pas comment une journée comme ça, place de la Bastille, vous avez un restaurant,
00:01:52le chiffre d'affaires ça va être proche de zéro, mais en plus votre restaurant il termine dans cet état.
00:02:09Voilà donc la réalité Johan, c'est-à-dire que non seulement il y a une France qui casse,
00:02:13mais il y a aussi la France qui paye et la France qui se fait casser son établissement, comme celui
00:02:18-là.
00:02:18Donc c'est-à-dire que non seulement le restaurateur-là, il va payer pour reconstruire son propre restaurant,
00:02:23mais avec ses impôts il participera à réparer les 50 millions d'euros de dégâts à travers la France.
00:02:29Bien sûr, parce que la France qui paye est souvent, pour ne pas dire toujours, la France qui travaille.
00:02:34Bien sûr.
00:02:35Et cette France qui travaille, elle en a marre naturellement de payer non seulement pour ceux qui ne travaillent pas,
00:02:40mais qui en plus se permettent de dégrader votre matériel de travail, de dégrader le restaurant en question,
00:02:47et de dégrader tout ce qui se trouve dans l'espace public. Et donc tout cela coûte chaque année des
00:02:53centaines
00:02:53et peut-être même des milliards d'euros si on cumule tout. Et un jour va se poser, ça arrive
00:02:58déjà me semble-t-il,
00:02:59le problème du consentement à l'impôt. Parce que les Français qui sont déjà surtaxés,
00:03:04oui il arrive progressivement, la question se pose de plus en plus.
00:03:07Mais les Français sont déjà surchargés d'impôts, le travail paye de moins en moins parce que lui aussi est
00:03:13surtaxé,
00:03:14et sur le peu qu'il vous reste, il faut en plus payer pour effectivement les casseurs qui sont là,
00:03:20dans la rue, qui cassent tout sur leur passage. Donc ça devient absolument inacceptable.
00:03:24Peut-être qu'on peut revoir cette image de ce restaurant vandalisé au même moment que nous en parlons
00:03:28sur le plateau de CNews et de 100% politique. Jordan Florentin, vous l'avez rencontré, cette France honnête.
00:03:34Alors il y a, si vous voulez, ces deux strates, il y a la France qui paye,
00:03:39et il y a la France qui paye et qui se fait casser en plus son restaurant.
00:03:41Et c'est ce qu'a subi ce restaurateur aujourd'hui du côté de Place de la Bastille.
00:03:45Un chiffre d'affaires qui doit être proche de zéro, puisqu'évidemment la Place de la Bastille
00:03:49était complètement envahie de ses manifestants.
00:03:51Ça avait le mieux coûté de l'argent.
00:03:52Et voilà, donc exactement, il doit payer quand même ses serveurs, il doit payer son cuisinier,
00:03:57les charges, les charges elles ne s'arrêtent pas parce qu'il y a une journée de manifestation
00:04:00Place de la Bastille, l'électricité, l'eau, etc. Et évidemment les impôts.
00:04:04Mais en plus il se fait massacrer sa terrasse.
00:04:07En fait c'est l'illustration de toute cette France qui effectivement va devoir casquer
00:04:11pour celle qui casse. On l'a rencontré, cette France qui a le contraste avec ces images
00:04:15que l'on voit là, Place de la Bastille. Il y a effectivement une France silencieuse
00:04:18qui n'a pas moins de revendications, qui a également des problématiques.
00:04:21On l'a vu dans le documentaire, des déserts médicaux, des commerces qui ferment,
00:04:24des services publics qui ne sont pas là. Et pourtant, ces gens-là, ils payent des impôts
00:04:28au même titre que tout le monde. Et comment ils vont réparer cette casse ?
00:04:31On l'explique dans le documentaire. C'est que tout ça, ça va se répercuter
00:04:34sur leurs impôts, sur la taxe foncière, sur ce qu'on appelle la taxe émeute,
00:04:37notamment via les assurances pour les sinistres. Je rappelle un chiffre,
00:04:40un milliard d'euros en 2023, les émeutes Naël et on en paye encore la facture.
00:04:44Aujourd'hui, on ajoute à cela les 50 millions d'euros d'aujourd'hui.
00:04:47Mais il faut imaginer que là, dans cette période qu'on traverse,
00:04:49c'est tout un pays qui est paralysé parce que vous avez des commerces
00:04:51qui sont vandalisés. Vous avez des personnes qui sont empêchées
00:04:54d'aller travailler. Et puis vous avez cette femme aussi, par exemple,
00:04:57qui explique qu'elle ne peut même pas emmener sa fille à l'hôpital
00:05:00parce que soit sa voiture est vandalisée, soit elle va être bloquée.
00:05:03Il y a toutes ces problématiques qui s'ajoutent.
00:05:05Et effectivement, c'est une France bien silencieuse.
00:05:07Mais il faut faire attention parce que cette France,
00:05:09elle pourrait très bien aussi prendre la rue.
00:05:11Et c'est vraiment elle qui pourrait paralyser le pays
00:05:13parce que c'est elle qui bosse.
00:05:14En fait, vous avez filmé la France qu'on ne filme jamais.
00:05:16Alors, ce n'est pas forcément que celle qui s'est rendue
00:05:19au Stade de France ou à la Concorde pour le pape.
00:05:22Mais on disait aussi, ces jeunes-là, on ne les filme jamais.
00:05:23Jamais. Et on les a déjà oubliés parce qu'il y a des images
00:05:27des meutes depuis dix jours dans le pays.
00:05:29Là, vous êtes allé notamment dans le Cantal
00:05:30où vous avez évidemment des zones qui sont désertées
00:05:35par le service public.
00:05:36C'est-à-dire que vous n'avez plus de maternité,
00:05:37il faut prendre sa voiture, il faut faire une heure et demie
00:05:39de voiture pour trouver un hôpital.
00:05:41Les commerces sont fermés les uns derrière les autres.
00:05:44Et évidemment, en contraste total avec certains quartiers
00:05:47prioritaires, comme on les a appelés du pays,
00:05:49où on a injecté énormément d'argent public
00:05:51pour des médiathèques, pour des salles de sport,
00:05:53pour des terrains de foot, etc.,
00:05:55qui sont parfois détruits au moment des émeutes.
00:05:57Je pense à l'exemple de Chambéry, avec cet exemple
00:05:59où la médiathèque a recramé il y a un mois
00:06:02au moment des émeutes suite à un refus d'obtempéré.
00:06:04Je dis recramé parce qu'elle avait déjà cramé
00:06:06au moment des précédentes émeutes.
00:06:08Et pour donner un chiffre...
00:06:10Et elle avait été reconstruite entre-temps par l'argent public.
00:06:12Effectivement, on verra à combien est estimé
00:06:14le coût des réparations de cette médiathèque à Chambéry.
00:06:16Mais on a un chiffre.
00:06:17Médiathèque à Amiens incendié en 2023,
00:06:192,3 millions d'euros.
00:06:21Mais il y a un autre chiffre qui permet vraiment
00:06:22d'observer le contraste, effectivement,
00:06:23sur ceux qui...
00:06:25En fait, c'est ça qui crée cette colère.
00:06:26C'est que ceux qui ont tout dans certains quartiers
00:06:28sont en train de brûler tout ça.
00:06:29Et cette chance-là, ils ne l'ont pas forcément à la campagne.
00:06:32Par exemple, 447 quartiers qui pourraient bénéficier
00:06:34de la politique de la ville, ça représente 50 milliards d'euros
00:06:36pour 3 millions d'habitants dans le pays.
00:06:38En face, il y a un programme, ça s'appelle
00:06:40Petite ville de demain.
00:06:42Ça représente 7 millions d'habitants.
00:06:44Et pourtant, ce n'est que 4 milliards d'euros d'investissement.
00:06:46Comparé aux 50 milliards d'euros
00:06:48qui sont investis dans certains quartiers et banlieues
00:06:49qui partent en fumée, qui sont effectivement cramés
00:06:51par ces révoltes, ça fait mal au cœur aux gens
00:06:54que j'ai rencontrés.
00:06:54Alors, pour le moment, il y a un chiffre, il est provisoire.
00:06:56Vous disiez 1 milliard pour les émeutes post-Naël.
00:06:58Là, les 10 jours qu'on vient de vivre, c'est 50 millions d'euros.
00:07:01À l'heure où on se parle, évidemment,
00:07:02ça va continuer la semaine prochaine,
00:07:04ça va continuer le 17 octobre.
00:07:05Donc, c'est une addition provisoire.
00:07:07Mais 50 millions d'euros, messieurs, dames,
00:07:09elle est pour vous, l'addition.
00:07:10Voyez cet extrait.
00:07:1350 millions d'euros de dégâts,
00:07:14c'est le montant estimé à ce stade
00:07:16pour les émeutes urbaines liées à la crise lycéenne.
00:07:22Monsieur le maire, monsieur le maire,
00:07:23c'est normal qu'on a raté comme ça ?
00:07:25On a pris des coups, c'est normal.
00:07:27Nos parents, ils payent, c'est vrai, c'est vrai,
00:07:29c'est la France, mais on ne peut rien y faire,
00:07:30c'est comme ça.
00:07:31Celles de 2023, après la mort du jeune Naël,
00:07:33ont laissé une facture d'un milliard d'euros aux Français.
00:07:37Ces villes, elles souffrent,
00:07:38sont devenues des zones de non-droit,
00:07:39en province, en région, aux îlées.
00:07:41Qu'est-ce qui se passe ?
00:07:42Voitures brûlées, lycées incendiées,
00:07:44commerces pillées,
00:07:45et pire, pompiers et policiers agressés.
00:07:47À cause de simples revendications lycéennes,
00:07:50la France a sombré en quelques jours
00:07:52dans un véritable chaos.
00:07:53L'État régalien a abandonné, a reculé.
00:07:57Des millions d'euros partis en fumée en quelques heures,
00:07:59alors que partout en France,
00:08:01des habitants réclament davantage de services publics
00:08:03et peinent à faire leur plein.
00:08:04Même pour se soigner ou quoi, c'est compliqué ici.
00:08:07L'État se fout un peu de nous,
00:08:09pour eux, c'est d'autres priorités.
00:08:10On n'est pas aidés, tout part à la ville.
00:08:12Des piscines, des cinémas, des transports,
00:08:15et nous ici, c'est rien.
00:08:16Du camp à la laine, en passant par la Drôme,
00:08:18et les quartiers défavorisés,
00:08:20nous avons rencontré cette France profonde
00:08:22qui paye plein pot la facture des émeutes.
00:08:24On paye pour les gens qui cassent,
00:08:25alors que nous, il n'y a pas de casse.
00:08:27Plongée au cœur de deux Frances,
00:08:29celle qui casse, face à celle qui paye.
00:08:33C'était un résumé de ce qui s'est passé ce soir
00:08:37sur CNews, dans le documentaire de Jordan.
00:08:3950 millions d'euros, partis en fumée.
00:08:4250 millions d'euros.
00:08:43Oui, et je pense que ça peut même aller encore plus loin
00:08:45si on prend l'intégralité,
00:08:47vous savez, des lycées, des collèges, des établissements,
00:08:49des problèmes qu'il y a eu dans les facs, dans les rues.
00:08:51François Pirard, de l'Observatoire Hexagone,
00:08:53lui, le chiffre même à 200 millions pour l'instant.
00:08:55Donc, effectivement, ça peut encore aller très très loin.
00:08:58Maintenant, qu'est-ce qu'on va essayer de faire ?
00:08:59Si vous voulez, on est dans un pays où, maintenant,
00:09:01vous avez un pouvoir d'achat qui est complètement en berne.
00:09:03On va expliquer à ces gens-là qu'ils vont devoir payer pour ça
00:09:06et pour rebondir également sur l'histoire de Chambéry.
00:09:09Souvenez-vous à Chambéry, cette fameuse médiathèque
00:09:11qui a été refaite et ensuite qu'ils ont repayé.
00:09:13C'était pour une fake news.
00:09:15C'était un contrôle routier.
00:09:17C'était un contrôle routier où vous avez quelqu'un
00:09:18qui est arrivé devant les policiers
00:09:20qui avait déjà une balle dans la tête.
00:09:22Il est mort après.
00:09:23Et toute l'intégralité des réseaux sociaux de la ville,
00:09:25les banlieues de Chambéry,
00:09:26et d'ailleurs, on le voit dans le documentaire,
00:09:28ils disent qu'en fait, on s'en fiche de la vérité.
00:09:30On a commencé à avoir l'information
00:09:31qu'il y avait quelqu'un qui était mort à cause des policiers
00:09:33et donc, ils ont mis le feu pendant une nuit à la ville.
00:09:35Donc, on se rend compte.
00:09:36En plus, on peut payer pour justement réparer des médiathèques
00:09:40alors même que c'était une fake news
00:09:41inventée de toutes pièces par les banlieues sur les réseaux sociaux.
00:09:44Puisque vous parlez de Chambéry,
00:09:45la médiathèque qui a rebrûlé,
00:09:47qui avait déjà brûlé au moment des émeutes,
00:09:48les Français, ils se sont cotisés avec leurs impôts
00:09:50pour la réparer.
00:09:52Cette médiathèque, on l'a rebrûlée il y a quelques semaines.
00:09:54Chambéry.
00:09:55À Chambéry, début septembre,
00:09:57c'est le centre social et culturel du quartier Biolet
00:10:00qui a été entièrement incendié par des jeunes.
00:10:02Des émeutes avaient démarré après la diffusion
00:10:04d'une fausse rumeur attribuant à la police
00:10:06la blessure par balle d'un jeune conducteur.
00:10:08Rumeur qui s'est propagée très rapidement dans le quartier.
00:10:11Près de 160 millions d'euros de la politique de la ville
00:10:13avaient été investis dans le renouvellement
00:10:16de deux secteurs sur la commune.
00:10:17Au début, ils nous se disent quoi ?
00:10:18On va là-bas, on nous dit ouais, c'est juste...
00:10:21Quand la police l'a interpellé, ils l'ont tapé, c'est tout.
00:10:24Et après, on a appris qu'il s'était une balle dans la tête.
00:10:25C'est là où c'est parti en couille.
00:10:26On réagit à chaud.
00:10:28Pourquoi ?
00:10:28Ben c'est...
00:10:29Je n'ai même pas les mots.
00:10:32On est encore choqués, je ne sais pas.
00:10:33On est encore dans le flou.
00:10:35Du coup, on brûle, on casse.
00:10:37Est-ce que ça, c'est une bonne réaction à avoir ?
00:10:39Du coup, derrière, il y a des violences urbaines.
00:10:40Je ne mens pas.
00:10:41Après ça, après ces violences urbaines, c'est la première fois que j'ai vu des élus
00:10:46du maire passer et tout ça.
00:10:47On ne les avait jamais vus.
00:10:48Pourquoi ?
00:10:48Attends, ça pète pour venir parler.
00:10:51Je ne sais pas.
00:10:53C'est triste.
00:10:54Maintenant, en France, c'est comme ça.
00:10:55Il faut que ça pète pour que les choses bougent.
00:10:59Déjà, il a raison.
00:11:00Il faut que ça pète pour que les choses bougent.
00:11:01Il y a 3000 profs supplémentaires qui vont être déployés sur le territoire national.
00:11:06Ils étaient disponibles.
00:11:07On les a trouvés parce que le pays est en train de cramer.
00:11:09Édouard Geffray, ce soir.
00:11:10C'est un truc de dingue.
00:11:11Les 3000 profs, parce que c'est quand même un sujet,
00:11:15quand il n'y a pas de remplaçants, il n'y a pas de profs devant les élèves.
00:11:18Évidemment que c'est un sujet.
00:11:19D'ailleurs, Gabriel Attel avait fait sa rentrée sur la Bayard
00:11:21pour aussi effacer la polémique.
00:11:24Il n'y avait toujours pas un prof devant chaque élève.
00:11:27Donc, effectivement, il faut que ça crame pour qu'on trouve 3000 profs remplaçants
00:11:30et qu'on les déploie sur le territoire national.
00:11:32Mais c'est un jour sans fin, Jules Torres,
00:11:34de Chambéry à aujourd'hui Nantes, Reims, Lyon, Paris.
00:11:39C'est un jour sans fin.
00:11:40Oui, mais en plus, tout ça n'est que du rafistolage
00:11:42parce que le mouvement lycéen, le vrai mouvement lycéen,
00:11:45celui qui a des vraies revendications,
00:11:47celui qui n'est pas en train de casser,
00:11:48celui qui n'est pas en train de piller,
00:11:50celui qui n'est pas en train de s'en prendre aux pompiers
00:11:52et aux forces de l'ordre, il existe.
00:11:53Il y a une majorité silencieuse dans ce pays.
00:11:55Il y a une majorité silencieuse de lycéens
00:11:57qui a des vraies revendications.
00:12:00Mais le sujet, il est bien plus large que ça.
00:12:02Le sujet, il touche à toutes les crises que nous connaissons depuis 50 ans,
00:12:05que ce soit la crise de l'autorité,
00:12:06que ce soit la crise de la famille,
00:12:07que ce soit la crise économique,
00:12:09qui touche aussi ces jeunes-là,
00:12:11ces jeunes qui appartiennent à une génération sacrifiée,
00:12:13une génération qu'on a enfermée pendant quasiment deux ans
00:12:15pendant la crise du Covid
00:12:17et qui a là aussi, il faudra le dire un jour,
00:12:20des conséquences psychiques qu'on paye aujourd'hui.
00:12:22Donc, il ne faut pas s'étonner ensuite,
00:12:23après ce qu'on a fait à nos jeunes,
00:12:24qu'ils réagissent comme ça,
00:12:26sans évidemment défendre les casseurs et défendre tout cela.
00:12:28Mais le sujet, c'est qu'on a un État régalien
00:12:30qui n'est plus à la hauteur.
00:12:32On a un État qui n'est plus à la hauteur des politiques publiques.
00:12:35C'est-à-dire qu'on fait, encore une fois, du rafistolage.
00:12:38On vous donne 3 000 profs ici.
00:12:40Dans le budget, il y a 3 259 professeurs en plus
00:12:43dans le budget de l'éducation nationale,
00:12:45alors qu'on perd 36 000 élèves par an.
00:12:47Enfin, on ne voit pas bien où va le gouvernement.
00:12:49On ne voit pas bien où va cet État.
00:12:51Et encore une fois...
00:12:51Dans le mur ?
00:12:52Oui, s'il ne l'a pas déjà percuté, ce mur,
00:12:55on pourrait se poser cette question-là.
00:12:56Est-ce que le mur de toutes ces crises
00:12:59n'a pas déjà été percuté par Emmanuel Macron ?
00:13:01Ça fait peut-être un moment que le politique est perdu,
00:13:04que le pouvoir est complètement nu.
00:13:06Et quand le pouvoir est nu, quand il n'y a plus de légitimité,
00:13:09eh bien, on voit ce qui se passe dans ces rues.
00:13:11Et c'est le problème, c'est que c'est toujours
00:13:12la France des honnêtes gens qui payent.
00:13:13Oui, Jules parle, juste au titre de majorité lycéenne,
00:13:16qu'en fait, on n'entend pas.
00:13:17Et moi, il y avait vraiment un extrait qui me tenait à cœur
00:13:19dans ce documentaire.
00:13:20C'est ce jeune qu'on a pu rencontrer, qui est un lycéen,
00:13:21qui a 16 ans, qui s'appelle Maël.
00:13:23Eh bien, lui, les lycéens, ils sont dans l'Aisne.
00:13:24Eh bien, lui, il le dit.
00:13:25Nous, on n'a pas cassé ici, on n'a pas brûlé.
00:13:27Par contre, on a des revendications.
00:13:28On n'a pas de transport en commun.
00:13:29On a une prof d'espagnol qui a été absente
00:13:31pendant plusieurs mois.
00:13:31Mais on n'a pas non plus de médiathèque.
00:13:33On n'a pas de cinéma.
00:13:34On n'a pas de lasagème.
00:13:35On n'a pas tout ça.
00:13:35Et imaginez, il me le disait,
00:13:36quand il voit les images de ce qui est en train
00:13:38de brûler partout dans le pays.
00:13:39Mais véritablement, ça le met hors de lui.
00:13:42Il me disait également, la différence,
00:13:44c'est que nous, ici, il y a beaucoup d'enfants
00:13:45d'agriculteurs, des enfants extrêmement modestes
00:13:48de classe populaire qui n'ont pas la même éducation.
00:13:50Et donc, ils ne se verraient pas brûler,
00:13:52casser cette médiathèque qui, par exemple,
00:13:54prenons un exemple, voire Vlin,
00:13:5520 millions d'euros investis là récemment
00:13:57pour une nouvelle médiathèque.
00:13:58Bon, il y a des enfants de Chartier qui en profitent.
00:14:00Lui, Maël, à Erson dans l'Aisne,
00:14:01il n'a pas de médiathèque.
00:14:02Et Maël, il faut le dire,
00:14:03c'est le visage de la majorité silencieuse.
00:14:05Il n'est pas tout voulu.
00:14:06Des lycéens qui veulent aller travailler,
00:14:07des lycéens qui veulent réussir leur vie,
00:14:09qui veulent s'émanciper par le travail,
00:14:10fonder une famille.
00:14:11C'est le visage aussi de Louise Montangon
00:14:13que tout le monde reprend aujourd'hui
00:14:14sur les réseaux sociaux et sur les chaînes infos.
00:14:16En fait, elle a représenté une majorité de lycéens
00:14:18qui avaient envie d'aller dans les lycées
00:14:20comme elle représente aussi une majorité d'étudiants
00:14:23qui sont dans les universités
00:14:24et qui doivent vivre au quotidien avec l'extrême gauche.
00:14:27Et maintenant, l'objectif de la France insoumise,
00:14:29on l'a bien compris,
00:14:29c'est d'entrer dans les lycées avec Louis Boyard,
00:14:32c'est-à-dire cette semaine dans les colonnes,
00:14:33notamment, de l'infiltré.
00:14:34Donc, vous voyez le portrait de Maël,
00:14:36ce lycéen qui représente une majorité silencieuse,
00:14:38qui a envie de bosser
00:14:39et qui en a un ras-le-bol des casseurs
00:14:41et de ceux qui empêchent cette majorité de travailler.
00:14:45Prenons l'exemple de Maël,
00:14:46lycéen de 16 ans dans l'établissement
00:14:48Joliot-Curie d'Irson dans l'Aisne.
00:14:49Lui aussi a des revendications,
00:14:51mais il nous l'affirme.
00:14:52Ici, rien n'a été brûlé ni cassé.
00:14:54Il ne reste que quelques déchets là,
00:14:56mais il n'y a aucune casse,
00:14:58aucun débordement que les forces de l'ordre, rien.
00:15:00Ça change des images qu'on a pu voir à Saint-Denis ou ailleurs.
00:15:02C'est ça.
00:15:02Il y a quand même beaucoup d'enfants d'agriculteurs et tout,
00:15:04donc je pense qu'ils ont quand même plus de principes
00:15:06que dans les grandes villes.
00:15:08Et alors, c'est quoi les revendications d'un lycée ici ?
00:15:10Les principales revendications, c'était les transports,
00:15:12parce qu'on n'est pas bien desservis.
00:15:14On est quand même dans un milieu rural
00:15:17et les transports, ils se font rares.
00:15:19Les élèves, ils doivent mettre une heure,
00:15:22une heure et demie pour venir ici.
00:15:24Et c'est pareil, du coup, pour repartir.
00:15:25Donc, ça leur fait des grosses journées.
00:15:26Et c'est un lycée, tu es bien équipé
00:15:28ou vous avez quand même aussi des besoins ici,
00:15:30comme dans d'autres lycées ?
00:15:33Par exemple, l'année dernière, notre prof d'espagnol
00:15:35était absent pendant 4 mois, il n'y a jamais eu de remplaçant.
00:15:37On voit bien quand on veut faire des sorties ou quoi,
00:15:39si toujours on n'a pas d'argent ou alors pour du matériel ou quoi,
00:15:43toujours la même réponse, pas assez d'argent.
00:15:44Même pour se soigner ou quoi, c'est compliqué ici.
00:15:47C'est compliqué d'avoir des médecins ou quoi,
00:15:49il faut faire de la route 60 km
00:15:51pour atteindre les grandes villes autour.
00:15:54Le cinéma, on en a un, mais espace de loisirs,
00:15:57je ne sais pas, moi, par exemple, un laser game,
00:16:00un truc d'escalade ou quoi,
00:16:01on n'a pas ici.
00:16:02Voilà, et pendant ce temps,
00:16:03l'argent public, il va servir à réparer
00:16:05les dégâts dans certains lycées,
00:16:07notamment le lycée Les Iris de Lormont
00:16:10en banlieue bordelaise qui a été saccagé.
00:16:11Les émeutiers sont entrés en forçant les grillages.
00:16:14Voyez la vidéo sortie par William Molinier d'Europe 1
00:16:17et on en parle avec vous ensuite
00:16:18parce qu'il y a un commissariat également bordelais
00:16:20qui a été pris pour cible.
00:16:30Téma, téma, téma.
00:16:32Oui !
00:16:34Allez, allez !
00:16:37Non, vous êtes des fous, Allah.
00:16:42On peut garder les images pendant qu'on débriefe.
00:16:45Non, mais vous vous rendez compte de ce qu'ils font à un lycée ?
00:16:47La manière dont ils sont en train de tout casser ?
00:16:49Enfin, c'est dans les couloirs du lycée ?
00:16:51C'est proprement hallucinant.
00:16:52Et vous me disiez qu'il y a un commissariat
00:16:53qui a également été pris pour cible du côté de Bordeaux.
00:16:55Oui, je crois qu'aujourd'hui,
00:16:57chaque jour amène son lot de dégâts dans ce chaos.
00:17:01Mais aujourd'hui, encore, un palier a été franchi
00:17:03puisque ce n'est pas le premier lycée qui a attaqué.
00:17:05Mais par contre, ou brûlé, etc.
00:17:08Ces images sont particulièrement choquantes.
00:17:10Regardez la salle de classe !
00:17:11Regardez ce qu'ils ont fait de la salle de classe !
00:17:13Regardez comme ils se servent de l'extincteur !
00:17:15Enfin, c'est proprement dingue !
00:17:16On ne peut pas parler de violence policière là
00:17:18puisqu'a priori, on n'a pas pu...
00:17:19Le vélo dans les vitres ?
00:17:22Et dans le même temps, toujours sur la commune de Bordeaux,
00:17:25au poste de police des Capucins,
00:17:27il y a un groupe d'individus qui a surgi précipitamment.
00:17:31Deux agents étaient à l'intérieur de ce poste de police.
00:17:34Écoutez, de suite, les individus ont déposé
00:17:36tout ce qu'ils pouvaient trouver comme combustible
00:17:38et ont mis le feu immédiatement.
00:17:39En sachant qu'il y avait au moins deux personnes dedans
00:17:42et peut-être même des policiers, bien sûr.
00:17:44Mais peut-être même qu'il pouvait y avoir
00:17:45une petite mamie, une victime ou autre
00:17:46dans les locaux de police.
00:17:48Là, personne ne s'est posé la question.
00:17:49Et il y avait parmi les spectateurs
00:17:52de cette scène d'une violence inouïe
00:17:54puisqu'on a quand même mis le feu
00:17:55et bloqué les portes d'un service de police
00:17:58aujourd'hui à Bordeaux
00:17:59avec des personnels dedans.
00:18:01Et il y avait des gens qui applaudissaient.
00:18:03Heureusement, des renforts sont arrivés
00:18:05et ont permis aux pompiers
00:18:06de gérer cette situation au mieux.
00:18:09Moi, j'ai deux collègues en état de choc
00:18:10et je pense très fort à eux ce soir
00:18:12ainsi qu'aux 800 personnels du ministère de l'Intérieur
00:18:14qui ont été blessés à ce jour
00:18:15parce que la France, elle casse.
00:18:17Évidemment, il y a cette France qui casse
00:18:18du bâtiment, etc.
00:18:19Mais qui casse des hommes et des femmes aussi.
00:18:21C'est le nombre de policiers blessés.
00:18:23On était à 800 hier.
00:18:25On a passé la barre des 800.
00:18:26On a passé la barre des 800 aujourd'hui.
00:18:27Voilà, 800 policiers,
00:18:29gendarmes blessés
00:18:30depuis le début de la mobilisation
00:18:32des proviseurs, des enseignants.
00:18:34Et je crois que le proviseur de Marseille,
00:18:35on était en direct de ce lycée Victor Hugo
00:18:38la semaine dernière
00:18:38où ils ont calciné la porte
00:18:40et le proviseur à ce moment-là
00:18:41a pris de l'essence sur lui.
00:18:43Il y a des nouvelles de ce proviseur.
00:18:44Alors, pour vous rappeler
00:18:45ce qui s'était passé,
00:18:46un proviseur et un proviseur adjoint
00:18:47avaient été effectivement
00:18:48éclaboussés d'essence.
00:18:49Eh bien, on a appris aujourd'hui
00:18:50que le proviseur adjoint
00:18:52qui avait déjà dû subir ça
00:18:53la semaine dernière,
00:18:54il a été roué de coups.
00:18:55Voilà, lors d'un nouveau blocus
00:18:56dans ce même lycée,
00:18:57dans le 3e arrondissement de Marseille.
00:18:58Lycée Victor Hugo.
00:18:59Voilà, donc, c'est-à-dire
00:19:01recouvert d'essence la semaine dernière,
00:19:02roué de coups aujourd'hui.
00:19:03Mais c'est un mouvement lycéen
00:19:05pour plus de moyens
00:19:05et plus de profs.
00:19:06Bah oui, les profs,
00:19:08une partie d'entre eux,
00:19:08ils les roue de coups
00:19:09et ils les roue de coups.
00:19:09Oui, il les roue de coups
00:19:10et ils les roue de décence.
00:19:10Donc, effectivement,
00:19:11belle considération
00:19:12pour les professeurs.
00:19:13J'ai envie de vous dire,
00:19:14il y a un sentiment aussi
00:19:15d'impunité,
00:19:15parce qu'on tape,
00:19:17on recommence.
00:19:18Il n'y a aucun problème.
00:19:19Donc, il y a un vrai sentiment
00:19:20d'impunité.
00:19:21Et je vais vous dire,
00:19:22le slogan de Gabriel Attal,
00:19:24tu casses, tu payes.
00:19:25En réalité, c'est
00:19:26tu casses, on t'écoute.
00:19:28Tu casses, on t'écoute.
00:19:29Tu bloques ton lycée.
00:19:30Tu n'accèdes pas
00:19:30à ta salle de lycée.
00:19:32Tu empêches d'autres
00:19:33de suivre des cours.
00:19:36Tu roues de coups
00:19:37des pompiers
00:19:38ou tu brûles des pompiers
00:19:39ou tu roues de coups
00:19:40des policiers.
00:19:41Eh bien, vous devenez
00:19:43un interlocuteur incontournable.
00:19:45On vous écoute.
00:19:46C'est ce qu'a dit
00:19:47Louise Montangon de Luni
00:19:48face à Gabriel Attal
00:19:49sur une chaîne concurrence.
00:19:51C'est là qu'on peut se dire
00:19:52qu'il y a quand même
00:19:52une inversion des valeurs,
00:19:54une inversion des principes.
00:19:55C'est-à-dire,
00:19:56plus vous,
00:19:56j'allais être vulgaire,
00:20:00plus vous gueulez,
00:20:00plus vous criez,
00:20:01et plus on vous écoute
00:20:02et plus vos revendications.
00:20:04Le ministre vous reçoit.
00:20:06Le ministre vous reçoit.
00:20:06Exactement.
00:20:07Mais c'est là où je dis
00:20:08qu'il y a une véritable
00:20:09inversion des valeurs.
00:20:11Parce que vous parliez
00:20:12en effet du milieu rural.
00:20:15Ces jeunes qui,
00:20:16pour la plupart aussi,
00:20:18subissent le chômage,
00:20:19et là, ce n'est pas mes chiffres,
00:20:20c'est les chiffres de l'IGAS,
00:20:22de l'Inspection Générale
00:20:23de l'Action Sociale,
00:20:24qui dit que plus de 14%
00:20:26des jeunes issus
00:20:27des milieux ruraux
00:20:29sont sans pharmacie,
00:20:30sans formation,
00:20:32sans emploi,
00:20:33et puis pour certains,
00:20:34les chiffres sont terribles,
00:20:3538% renoncent à aller
00:20:38à un entretien
00:20:39parce qu'ils sont éloignés
00:20:41des transports.
00:20:42Et ça,
00:20:42je ne l'invente pas,
00:20:43ces chiffres-là encore.
00:20:44C'est des chiffres de l'IGAS.
00:20:46Et donc,
00:20:46on a l'impression
00:20:47que,
00:20:49voilà,
00:20:50la fracture territoriale,
00:20:51elle est présente
00:20:52et on n'y fait rien.
00:20:54Non mais pardon,
00:20:54ce n'est pas dans les revendications.
00:20:55Il me semble que ça va bien
00:20:56au-delà de ça.
00:20:57Ce n'est même plus un problème
00:20:58d'impunité,
00:20:59un problème d'inversion des valeurs.
00:21:01Ce qu'on voit en ce moment,
00:21:03ce qu'on découvre,
00:21:04ou ce qui est confirmé plutôt,
00:21:05c'est qu'il n'y a plus d'État.
00:21:07Voilà,
00:21:07il n'y a plus d'État aujourd'hui.
00:21:09Quand vous en êtes à dire
00:21:10à des policiers,
00:21:13soyez invisibilisés,
00:21:14surtout qu'on ne vous voit pas trop,
00:21:16restez en retrait
00:21:17et vous ne répondez vraiment
00:21:18que si c'est extrêmement grave.
00:21:20Eh bien,
00:21:21quand on en est à dire ça,
00:21:22à donner ces ordres-là
00:21:24à ceux qui sont censés
00:21:25et qui font tout ce qu'ils peuvent
00:21:27pour garantir l'ordre dans le pays,
00:21:29ça signifie qu'il n'y a plus d'État,
00:21:30que ceux qui sont à la tête de l'État
00:21:31sont paralysés par la peur.
00:21:33Parce que c'est la peur
00:21:34qui dicte la conduite aujourd'hui
00:21:36de M. Nunez,
00:21:37de M. Lecornu
00:21:38et du Président de la République.
00:21:39Alors, voyez une séquence,
00:21:40effectivement,
00:21:41et on verra à l'édito de Laurent Tessier
00:21:43qui était très bon ce matin
00:21:44sur les revirements
00:21:45d'Emmanuel Macron
00:21:46sur les policiers.
00:21:48Un jour, violence policière,
00:21:49un jour, ça n'existe pas.
00:21:50Il les lâche plusieurs fois
00:21:51après la mort de Naël,
00:21:53en ce moment même,
00:21:53au moment des émeutes.
00:21:54Voyez ce qui s'est passé
00:21:55du côté de Bastille,
00:21:56Strasbourg, Nantes,
00:21:57Rennes et Lyon aujourd'hui.
00:22:13Sous-titrage Société Radio-Canada
00:22:43Sous-titrage Société Radio-Canada
00:23:04Voilà, donc vous avez les forces de l'ordre qui restent mobilisées en première ligne,
00:23:07les forces de l'ordre mobilisées en première ligne,
00:23:08et pendant ce temps-là, vous avez Emmanuel Macron qui les lâche,
00:23:10qui leur demande de faire preuve de plus d'empathie, de plus d'humanité,
00:23:13peut-être que les policiers, vos collègues, doivent prendre dans leurs bras les émeutiers,
00:23:17leur faire des poutous-poutous, des petits bisous, des petites caresses dans les cheveux,
00:23:21c'est peut-être ça qu'Emmanuel Macron souhaite, je ne sais pas, je ne sais pas ce qu'il
00:23:24souhaite,
00:23:24mais en tout cas, voyez les revirements bien compilés par Laurent Tessier,
00:23:29les revirements d'Emmanuel Macron face aux policiers.
00:23:32Selon des propos rapportés dans le journal Le Parisien, aujourd'hui en France, je cite,
00:23:35Emmanuel Macron a beaucoup gueulé ces derniers jours,
00:23:38parce qu'il considère que la réponse policière était trop dure, sans empathie, avec les lycéens.
00:23:42Bon, sans empathie, nous avons quand même des policiers et gendarmes qui ont été agressés,
00:23:47761 blessés selon le dernier bilan,
00:23:49et le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, est revenu hier sur cette phrase qui a fait parler.
00:23:54Il a aussi rappelé, c'est normal, c'est son devoir,
00:23:56et c'est aussi mon rôle comme ministre de l'Intérieur,
00:23:58la nécessité de veiller à être aussi évidemment dans l'empathie,
00:24:01vis-à-vis de jeunes qui manifestent.
00:24:05Il n'a absolument pas critiqué l'action des forces de sécurité intérieure,
00:24:08bien au contraire.
00:24:09Si l'on rajoute la suspension des grenades assourdissantes annoncées hier matin,
00:24:13ça fait beaucoup.
00:24:1465% des Français estiment pourtant que l'usage de la force par la police n'est pas excessif,
00:24:1924% jugent même que c'est insuffisant.
00:24:22Mais voilà, Emmanuel Macron n'a pas toujours facilité la vie des policiers et des gendarmes,
00:24:26comme sa prise de parole très rapide lors de la mort de Naël Merzouk en juin 2023.
00:24:30Le chef de l'État avait quasiment condamné le policier Florian M,
00:24:34auteur du tir lors de ce refus d'obtempérer.
00:24:36Nous avons un adolescent qui a été tué, c'est inexplicable, inexcusable.
00:24:43Et d'abord, ce sont des mots d'affection, de peine partagée, de soutien à sa famille et à ses
00:24:48proches.
00:24:49Voilà, Romain, comment un président de la République a lâché totalement un policier.
00:24:52Et puis, il y a les éternelles contradictions d'Emmanuel Macron pour tenter de plaire à tout le monde.
00:24:58Oui, lors d'un grand débat en mars 2019, pendant la crise des gilets jaunes,
00:25:01il appelait à ne pas employer les termes de violence policière utilisés par la gauche et l'extrême gauche.
00:25:06Ne parlez pas de répression ou de violence policière.
00:25:10Ces mots sont inacceptables dans un État de droit.
00:25:12Ne parlez pas de violence policière.
00:25:14Et quand Emmanuel Macron était candidat à l'élection présidentielle en mars 2017,
00:25:18pour plaire à la gauche et l'extrême gauche, il disait quoi ?
00:25:21Pour expliquer les violences policières, il n'y a aucun bon argument.
00:25:25Parce qu'il n'y a pas d'autorité de l'État dans les quartiers s'il n'y a
00:25:29pas une autorité dans l'État.
00:25:30Ce n'est pas possible, quand il y a une violence policière, qu'il n'y ait aucune sanction dans
00:25:33la hiérarchie policière.
00:25:34Il y en a. Moi, je suis tolérance zéro pour la délinquance comme les violences policières.
00:25:38Donc, il faut des sanctions.
00:25:39Vous voyez, un coup à gauche, un coup à droite.
00:25:41Les années de contradictions d'Emmanuel Macron résumaient en quelques secondes.
00:25:44Et j'imagine l'état d'esprit de nos forces de l'ordre.
00:25:47Ne parlez pas de répression ou de violences policières.
00:25:50Ces mots sont inacceptables dans un État de droit.
00:25:52Pour expliquer les violences policières, quand il y a une violence policière,
00:25:56pour la délinquance comme les violences policières.
00:25:57Donc, il faut des sanctions.
00:25:59Vous voyez, on adapte le discours.
00:26:00Et aujourd'hui, hormis des propos rapportés, aucun message de soutien direct d'Emmanuel Macron à nos policiers.
00:26:05Alors qu'il y a eu 761 blessés depuis le début du mouvement des lycéens.
00:26:10Pourtant, en mars 2019, toujours lors de la crise des Gilets jaunes,
00:26:13le chef de l'État affichait publiquement son soutien aux forces de l'ordre.
00:26:17Et donc, partout où, en effet, il y a de la violence,
00:26:20j'assume totalement que les forces de l'ordre soient en situation,
00:26:23d'une part, de se protéger, d'autre part, de maintenir l'ordre public.
00:26:27Eh bien, aujourd'hui, non, avec la décision de suspendre les grenades assourdissantes,
00:26:31une victoire pour l'extrême gauche, la France insoumise,
00:26:33des années de contradictions avec les forces de l'ordre,
00:26:35un coup un soutien, un coup une attaque,
00:26:37comme lorsqu'Emmanuel Macron avait sous-entendu un racisme dans la police.
00:26:41C'était en décembre 2020, il parlait aux médias bruts.
00:26:44C'est vrai qu'aujourd'hui, quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche,
00:26:47on est beaucoup plus contrôlé parce qu'on est identifié
00:26:49comme étant un facteur de risque de problème.
00:26:52Donc voilà, aujourd'hui, Emmanuel Macron est bien discret pour nos forces de l'ordre
00:26:55et leur donne à distance, Romain, une leçon d'empathie.
00:26:58David Lirault, vous avez pris comment la leçon d'empathie et d'humanité du président de la République ?
00:27:02Écoutez, l'ensemble des forces de sécurité intérieure
00:27:05ont reçu le message 5 sur 5 et évidemment l'ont très mal pris.
00:27:08Donc je profite de votre antenne et surtout je profite de la visite,
00:27:12a priori, du président de la République demain à Bordeaux
00:27:13pour l'inviter de manière très solennelle
00:27:15à faire preuve d'empathie et de pédagogie vis-à-vis de mes collègues
00:27:18et notamment d'aller peut-être au chevet,
00:27:20prendre des nouvelles de ceux qui ont failli être brûlés vifs aujourd'hui.
00:27:24Donc j'ose espérer que ce message sera entendu
00:27:26et il nous montrera, il nous fera une démonstration
00:27:29de ce qu'est l'empathie et la pédagogie.
00:27:31On est vraiment en attente de ce petit geste de sa part.
00:27:33Oui, que l'empathie et l'humanisme soient réciproques.
00:27:36On continue évidemment à parler de tout ce qui s'est passé aujourd'hui.
00:27:39On va voir Louis Boyard qui était en première ligne ce matin du côté d'Assas.
00:27:42Mais on fait un tour d'horizon de l'actualité
00:27:45de ces manifestations, de ces émeutes avec Margot Siffer.
00:27:47Bonsoir Margot.
00:27:52Bonsoir Gauthier, bonsoir à tous.
00:27:533000 professeurs remplaçants seront déployés dans les prochaines heures
00:27:57dans les lycées où la situation est la plus critique,
00:27:59annonce ce soir du ministre de l'Éducation.
00:28:02114 établissements sont dans le rouge.
00:28:04Et la mobilisation lycéenne s'est poursuivie ce jeudi
00:28:07avec 71 500 manifestants en France, dont 24 500 à Paris.
00:28:11504 personnes ont été interpellées, 48 policiers et gendarmes blessés.
00:28:16Un nouvel appel à la mobilisation a par ailleurs été lancé
00:28:19par l'intersyndicale étudiante et professionnelle.
00:28:21Il aura lieu mardi prochain.
00:28:22Elle réclame notamment 10 milliards d'euros sur la table.
00:28:26Direction Belfort où trois nouveaux mineurs ont été mis en examen
00:28:29pour avoir agressé un policier.
00:28:31Deux autres suspects l'avaient déjà été dans cette affaire.
00:28:33Les faits se sont déroulés mercredi en marge d'un mouvement lycéen.
00:28:37Et puis, un lycée près de Bordeaux en partie,
00:28:39saccagé par une quarantaine d'individus.
00:28:41L'intrusion s'est produite quand les élèves sont partis manifester
00:28:44et que les forces de l'ordre ont quitté les lieux.
00:28:46Le préjudice est estimé entre 100 et 200 000 euros.
00:28:49Oui, on en a parlé, voilà.
00:28:50On rajoute à vous 50 millions déjà établis
00:28:53par le documentaire de Jordan Florentin.
00:28:55Entre 100 000 et 200 000 euros.
00:28:56Voilà, l'addition continue.
00:28:58Et on l'aura à la fin des émeutes.
00:29:00On ne sait pas quand ça va s'arrêter
00:29:01puisque ça va aller au moins jusqu'au 17 octobre.
00:29:03Ça sera un neuf chiffres sans aucun problème.
00:29:04Voilà, non mais on va aller...
00:29:06Attendez, ils ont un milliard à battre.
00:29:07Un milliard à battre après la mort de Naël.
00:29:09Ils ne vont quand même pas s'arrêter à 50 000 euros.
00:29:11Ils vont rajouter 60 millions d'euros après le sacre du PSG.
00:29:14Les violences qu'il y avait eu aussi au mois de mai.
00:29:15Bien sûr, c'est un jour sans fin.
00:29:16Il y a toujours un prétexte pour casser.
00:29:18Louis Boyard en première ligne,
00:29:20comme Thomas Portière du côté de Sciences Po.
00:29:23Donc on commence avec Louis Boyard
00:29:25qui était en première ligne ce matin
00:29:26du côté d'Assas face aux forces de l'ordre.
00:29:29C'est vous qui le créez !
00:29:31Il n'y a pas de danger !
00:29:32C'est vous qui le créez !
00:29:34Il n'y a pas de danger !
00:29:36C'est vous qui le créez !
00:29:38C'est vous qui le créez !
00:29:39C'est vous qui le créez !
00:29:50C'est vous qui le créez !
00:29:58Donc vous avez un député de la nation,
00:30:00Echarpe Tricolore,
00:30:01qui est bras-dessus-bras-dessous
00:30:02avec les bloqueurs d'Assas
00:30:04et qui scande les bloqueurs d'Assas
00:30:06à ce moment-là.
00:30:07Tout le monde déteste la police.
00:30:08Et puis, on l'a vécu en direct ce matin
00:30:09dans 100% Frontière,
00:30:10il allait négocier avec les forces de l'ordre,
00:30:12négocier leur départ
00:30:13pour qu'ils n'interviennent pas
00:30:14et que le blocus puisse se faire à Assas.
00:30:16Et d'ailleurs, je crois qu'il a fait montre
00:30:18d'une plutôt bonne négociation
00:30:19puisqu'il me semblait bien
00:30:20qu'il avait réussi
00:30:21à faire des regards pires les policiers
00:30:22qui, évidemment,
00:30:23ce n'est pas de leur faute,
00:30:24avaient des ordres du ministère de l'Intérieur
00:30:26qui n'étaient pas sur la fermeté.
00:30:28Mais évidemment que Louis Boyard
00:30:29et Consor sont extrêmement contents
00:30:31de la manière dont tout ça se passe.
00:30:33Ils ne sont évidemment pas choqués
00:30:34par les slogans
00:30:34qu'ils entendent dans les manifestations.
00:30:36Enfin, tout le monde déteste la police.
00:30:37C'est ce qu'on peut faire de minimum
00:30:39dans une manifestation de la France insoumise.
00:30:40Je vous rappelle que normalement,
00:30:42c'est tous les flics qui sont des bâtards.
00:30:43Je vous rappelle que dans les manifestations
00:30:45de la France insoumise,
00:30:46il y a certains candidats
00:30:47qui se baladaient avec la tête de Marine Le Pen
00:30:49au bout d'une pique,
00:30:49que dans certaines manifestations
00:30:51de la France insoumise,
00:30:52il y a des islamistes,
00:30:53que dans certaines manifestations
00:30:55de la France insoumise,
00:30:56eh bien, on invite des fichesses.
00:30:58De toute manière, ça tombe bien
00:30:59puisqu'un de leurs porte-parole,
00:31:00l'un de leurs héros
00:31:01est un triple fichesse.
00:31:02Il s'appelle Raphaël Arnaud.
00:31:03Donc voilà, la France insoumise
00:31:04n'est certainement pas choquée
00:31:06par la violence.
00:31:06Elle n'est pas choquée par tout cela.
00:31:08Il y a des guillotines
00:31:09qui sont parfois dans les manifestations
00:31:11de la France insoumise.
00:31:12Donc Louis Boyard,
00:31:12qui est l'un des personnages
00:31:14les plus violents
00:31:14puisqu'il a lui-même dealé,
00:31:15il l'a assumée il y a quelques années,
00:31:18eh bien, n'est pas choquée
00:31:19par cette violence
00:31:19puisqu'il est l'un des promoteurs.
00:31:21Oui, Johan.
00:31:21C'est dommage qu'on n'entende pas
00:31:23Louis Boyard
00:31:23parce que sincèrement,
00:31:24ça vaut son pesant de cacahuètes.
00:31:26La pensée politique,
00:31:28les mots utilisés par Louis Boyard
00:31:30pour s'exprimer face aux policiers,
00:31:32c'est quelque chose...
00:31:33Je vais vous dire,
00:31:34le problème principal de Louis Boyard
00:31:35et de ses acolytes,
00:31:37c'est qu'ils ont passé
00:31:38beaucoup trop de temps
00:31:39devant les facs
00:31:40et pas assez de temps
00:31:41dans les facs
00:31:42parce que s'ils avaient assisté
00:31:44à davantage de cours,
00:31:45s'ils avaient appris davantage
00:31:47lorsqu'ils étaient étudiants,
00:31:49ils ne déblatèreraient pas
00:31:50autant d'inepties aujourd'hui.
00:31:52Je vous assure,
00:31:53quand on est journaliste politique,
00:31:55commenter la vision politique
00:31:56d'un député de la France insoumise
00:31:58aujourd'hui,
00:31:59vraiment,
00:32:00c'est extrêmement difficile.
00:32:01Sauf que,
00:32:01moi, je dirais que
00:32:03vous dites que c'est des inepties,
00:32:05le problème,
00:32:05c'est que ça trouve...
00:32:06Enfin,
00:32:07ces inepties trouvent écho
00:32:08chez des étudiants.
00:32:09Ça, c'est le problème.
00:32:10D'ailleurs, je vous posais la question,
00:32:11je vous disais,
00:32:11mais c'est la faculté de droit d'Assas.
00:32:13Non, mais vous imaginez,
00:32:15c'est-à-dire que vous avez
00:32:16Louis Boyard
00:32:17qui est accueilli,
00:32:18très bien accueilli,
00:32:20au milieu,
00:32:21au sein d'une faculté de droit
00:32:23qui, quand même,
00:32:25est reconnue.
00:32:26Ce n'est pas n'importe quelle université.
00:32:29Et vous avez l'idéologie
00:32:31de la France insoumise
00:32:32qui trouve écho
00:32:33près de ses étudiants.
00:32:34Mais ça ne tombe pas du ciel.
00:32:37C'est-à-dire que vous avez
00:32:38un véritable travail
00:32:40de la France insoumise
00:32:41qui s'immisce
00:32:43au sein des universités
00:32:44pour porter leur idéologie.
00:32:46Leur idéologie,
00:32:47elle est partagée
00:32:49par un certain nombre
00:32:50d'étudiants.
00:32:51Et c'est là
00:32:52où on a des raisons
00:32:52d'être vraiment inquiets.
00:32:54Parce que pour nous,
00:32:55c'est des inepties,
00:32:56mais pour certains
00:32:58de ces étudiants,
00:32:59c'est justifié.
00:33:01Il y a des élus
00:33:02qui parlent comme eux.
00:33:03Ils se répartissent
00:33:05le terrain.
00:33:06C'était Louis Boyard
00:33:07à Assas,
00:33:08Antoine Léomant
00:33:09à la Cato
00:33:09et Bali Bagayoko
00:33:10à Bastille.
00:33:11C'est un déjeuner.
00:33:41Vous êtes à contre le jour, là ?
00:33:43Oui, c'est trop le jour.
00:33:48Pour percer.
00:33:54Si vous voulez, on fait les deux temps.
00:33:55C'est une invitation, d'ailleurs, à toutes les autres jeunesses du monde.
00:34:01C'est ceux qui...
00:34:13Voilà, donc pour Bali, Bagayoko.
00:34:15Et hier, c'était Antoine Léaumant, donc Antoine Léaumant, Thomas Porte et madame Catala, Gabriel Catala, du côté de Sciences
00:34:23Po.
00:34:25Le député Antoine Léaumant est en train, tout de suite à l'heure actuelle, de négocier avec les forces de
00:34:29l'ordre.
00:34:29Il considère que le dispositif policier est trop important et qu'il excite les différents manifestants.
00:34:34Monsieur Léaumant, excusez-moi de vous déranger, beaucoup de slogans pro-gaza, beaucoup de slogans anti-flics.
00:34:39Est-ce que c'est ça la cause des lycées ?
00:34:41Vous êtes bizarre, Frontière. Pourquoi vous ne parlez pas de la Marseillaise, par exemple ?
00:34:45Vous n'êtes pas la Marseillaise ?
00:34:47Je n'ai entendu aucune Marseillaise.
00:34:48Oh là là, mais vous êtes sourd !
00:34:50Monsieur Léaumant, vous êtes bizarre !
00:34:52Ça fait quand même dix minutes que le boulevard Saint-Germain est bloqué ici.
00:34:55Non, regardez, la circulation reprend.
00:34:57Est-ce que votre collaborateur peut nous laisser travailler ?
00:35:00On appelle ça entrave à la liberté de la presse, monsieur.
00:35:03Donc vous vous décalez.
00:35:04Attention, vous allez vous faire écraser.
00:35:06Attention, monsieur, ne vous faites pas écraser, c'est dangereux.
00:35:08Après une première sommation, les forces de l'ordre sont donc en train de se projeter
00:35:12sur le boulevard Saint-Germain en direction des différents manifestants.
00:35:16Alors que les députés de la France Insoumise sont en train de se mettre
00:35:19entre les forces de l'ordre et les manifestants.
00:35:22Vous voyez, les députés de la France Insoumise qui sont juste ici.
00:35:25Monsieur Léaumant et monsieur Porte, est-ce que vous entravez les travaux des forces
00:35:30de l'ordre ici et là ?
00:35:30Ben non, c'est vous, vous êtes devant.
00:35:32Oui, mais moi je fais mon travail.
00:35:33Vous êtes devant là, vous êtes devant nous.
00:35:36Vous voulez pas que les forces de l'ordre travaillent ?
00:35:39Vous voulez pas que les forces de l'ordre travaillent, monsieur Léaumant ?
00:35:42Alors vous avez un agent de sécurité en la présence de Thomas Porte ?
00:35:46Vous avez un agent de sécurité en la présence de Thomas Porte ?
00:35:50Madame la députée, est-ce que la police...
00:35:52Oh, c'est pas le moment toi !
00:35:53Oh, je fais mon travail !
00:35:54Vous avez un député qui dit je fais mon travail.
00:35:57Gabrielle Catala, vous l'avez vu à la fin ?
00:35:59Avec les forces de l'ordre, elle est au milieu de la NAS des forces de l'ordre
00:36:02et elle dit je fais mon travail.
00:36:03Elle est comme ça avec les forces de l'ordre.
00:36:05Elle est députée de la nation, Yohann Uzaï.
00:36:06Non mais moi je suis affligé, encore une fois.
00:36:09Normalement ils sont censés être à l'Assemblée, là il y a le budget, etc.
00:36:12Ils bossent quand, tous ces gens en fait ?
00:36:14Quand est-ce qu'ils défendent l'intérêt des Français ?
00:36:16Alors j'entends qu'ils font campagne pour M. Mélenchon
00:36:18en essayant de faire aller aux urnes tous ceux qui ne vont pas,
00:36:21en essayant effectivement de radicaliser encore un peu plus
00:36:24ceux qui ne le sont pas déjà.
00:36:26Mais enfin, quand est-ce qu'ils font leur travail ?
00:36:28Ils ont été élus pour bosser à l'Assemblée nationale quand même.
00:36:30Et là ils sont dans la rue, etc. à racoler.
00:36:33Ils font du racolage.
00:36:34C'était le boulevard ?
00:36:35J'appelle ça racoler.
00:36:36Moi j'ai renommé le boulevard, le boulevard Thomas Porte hier.
00:36:38Et vous savez ce qu'il a dit Thomas Porte ?
00:36:40Il a dit on ne peut pas m'arrêter, on ne peut pas me toucher
00:36:42parce que j'ai mon écharpe tricolore.
00:36:43Et en fait c'est complètement faux.
00:36:44C'est Thomas le mytho.
00:36:47Je vous propose d'écouter une séquence de Thomas le mytho.
00:36:50Non mais moi personne ne me comprends à moi.
00:36:51Mais on m'a dit de ne pas me laisser rentrer avec ça.
00:36:54Non mais moi personne ne me comprends, je suis parlementaire,
00:36:55j'ai une liberté de circulation.
00:36:57Donc je rentre avec ce que je veux ici.
00:36:58Mais moi ce n'est pas les institutions que j'ai.
00:37:00Non mais ça c'est pas vos instructions, c'est la loi en fait.
00:37:06C'est des gamins qui sont assis, ils vont juste manger et boire un coup, c'est bon.
00:37:08Il y a de la libre circulation, il n'y a pas de tissu, c'est une belle partie.
00:37:11Si vous voulez passer sans le ravitaillement, vous pouvez.
00:37:14Ils sont calmes à vos collègues.
00:37:15Parce qu'il y a un homme qui dit n'importe quoi,
00:37:17un député de la nation avec son écharpe tricolore
00:37:19et ils tentent de les intimider très clairement.
00:37:21Ne me touchez pas, vous n'avez pas le pouvoir de m'arrêter,
00:37:23vous n'avez pas le pouvoir d'entraver mon chemin.
00:37:25Non mais le vrai sujet, vous l'avez évoqué tout à l'heure,
00:37:27c'est un recul de l'autorité de l'État
00:37:28mais qui vient du plus haut niveau.
00:37:30Moi j'attendrai quand même aujourd'hui,
00:37:32dans le contexte et avec tous les propos qui sont tenus,
00:37:35à l'encontre des forces de police,
00:37:38j'attendrai quand même que le pouvoir en place
00:37:41dépose plainte pour provocation à la haine et à la violence.
00:37:44C'est un délit, c'est bien beau d'aller devant Sciences Po
00:37:46faire des leçons de morale à la police quand on est député,
00:37:49c'est bien beau d'aller devant la fac de droit
00:37:50mais la provocation à la haine et à la violence,
00:37:53c'est un délit, c'est dans le code pénal.
00:37:55Voilà ce qu'on attend.
00:37:55Et quand d'un autre côté, vous chopez un gamin
00:37:57qui a blessé sept collègues de la CSI 75,
00:38:01sept policiers blessés avec des cailloux jetés dans la tête
00:38:03et qui repart du tribunal avec une sanction pédagogique,
00:38:08je veux dire, le policier il est entre le marteau et l'enclume là,
00:38:11on le voit.
00:38:13Et Hélène, comment vous réagissez au jeu de la France Insoumise
00:38:15qui est parmi les manifestants, les lycéens ?
00:38:18Regardez Louis Boyard quand il se lève,
00:38:19tout le monde le suit, tout le monde se lève.
00:38:21C'était ce matin à Assas.
00:38:22Je pense qu'il faut appeler l'Académie des Césars
00:38:24et leur demander de créer une nouvelle catégorie
00:38:27pour les députés de la France Insoumise.
00:38:28Mardi soir, je vous disais, j'étais assez fascinée.
00:38:30Et Boyard s'assied, tout le monde s'assied.
00:38:32Non mais parce qu'en plus, il y a deux côtés.
00:38:34Il y a le côté énorme starification
00:38:37où vous avez les députés qui sont accueillis,
00:38:39mais vraiment, comme si c'était des acteurs de cinéma.
00:38:41On a l'impression d'être sur la croisette,
00:38:43c'est assez hallucinant.
00:38:44Moi, c'est un côté qui me gêne énormément
00:38:45étant donné que ce sont des députés de la République.
00:38:47Et d'un autre côté, par ailleurs, leur attitude.
00:38:49On n'y croit pas une seule seconde.
00:38:50Quand Gabriel Catala, elle se jette comme ça.
00:38:52Moi, je ne me remets pas de l'image de Gabriel Catala
00:38:53au milieu des policiers comme ça.
00:38:54Elle est comme ça au milieu des policiers.
00:38:56Sous-et-vous, il y avait également mardi
00:38:59Bali Bagayoko qui usait de ses bras,
00:39:01vous savez, comme pour faire semblant,
00:39:02pour protéger les jeunes.
00:39:04Et le sérum fille dans les yeux.
00:39:06Et quelques minutes après,
00:39:07il était là en train de hurler contre les policiers
00:39:10en disant mais arrêtez-vous
00:39:11alors que les policiers ne bougeaient pas.
00:39:12Et Dieu sait si les étudiants n'étaient pas en danger.
00:39:14Et ensuite, quelques minutes après,
00:39:15il a fallu que son serviseur se jette sur lui
00:39:17pour lui mettre du sérum physiologique dans les yeux.
00:39:19On voyait les images sur Paris Match
00:39:21où il est au bord du malaise.
00:39:22Et franchement, il faut arrêter.
00:39:23Il faut appeler l'Académie des Césars.
00:39:24Alors, un dernier extrait du boulevard hier Saint-Germain
00:39:28avec Guillaume Foucteau qui se fait arracher sa bonnette.
00:39:31Et vraiment, pour moi, la meilleure actrice,
00:39:33c'est Gabriel Catala.
00:39:33Là, vraiment, pour les nominations au César,
00:39:37la meilleure actrice, Gabriel Catala.
00:39:40Bravo ! La séquence.
00:39:42Alors qu'on pensait que le blocus devant Sciences Po
00:39:45était en train de perdre de l'intensité,
00:39:47les différents manifestants et élèves et lycéens
00:39:50sont en train tout simplement de bloquer le boulevard Saint-Germain.
00:39:53Énormément d'automobilistes ici sont bloqués,
00:39:55tout simplement, sont arrêtés en train de se questionner
00:39:57et de se demander ce qui est en train de se passer.
00:40:00Et vous voyez donc les différents manifestants
00:40:02qui sont juste derrière moi.
00:40:03On ne peut plus circuler, vous voyez, on ne peut pas circuler.
00:40:05Ils ont coupé la voie.
00:40:07Avec les lycéens, je ne sais pas pourquoi ils ont fait ça.
00:40:09Mais franchement, ce n'est pas sérieux.
00:40:10Les lycéens, les lycéens, les lycéens !
00:40:14Les lycéens, les lycéens !
00:40:15Dégage !
00:40:18La salle qui se perd, il se dégage !
00:40:20Vous devez vous disperser et quitter les lieux.
00:40:23Première sommation, elle vient donc d'être faite
00:40:25contre les différents manifestants
00:40:27qui viennent d'intervenir sur le boulevard Saint-Germain
00:40:29et regarder le dispositif policier.
00:40:31Les lycéens, les lycéens, les lycéens !
00:40:33Vous pouvez connaître les revendications.
00:40:34Est-ce que vous voulez m'avoir une...
00:40:48Tu ne me touches pas, tu ne me touches pas, comment ça dégage, je me supporte, comment ça dégage, j
00:40:54'ai le droit d'être là, j'ai le droit de poser mes questions, j'ai le droit de poser
00:40:58mes questions, j'ai le droit de poser mes questions, pardon, comment ça ?
00:41:01Vous n'avez pas à porter des cagoules comme ça, c'est un terme.
00:41:03À porter des cagoules comme ça ? L'intégralité des personnes qui sont derrière moi sont cagoules.
00:41:06Vous me parlez, vous êtes un journal d'extrême droite, personne ne veut de vous ici, vous partez.
00:41:11Donc la rue lui appartient, Gabriel Catala, et elle est extraordinaire, parce que nous avons Charles Rigaud qui met parfois
00:41:15une petite écharpe sur son nez en fonction de ce qui se passe,
00:41:19et elle dit vous n'avez pas le droit d'être masquée alors qu'elle est entourée d'antifas masquées.
00:41:23Donc ces gens sont extraordinaires en fait, c'est des génies, en fait c'est des génies.
00:41:27Et donc vous avez vu, Guillaume Foucteau malheureusement, il a encore perdu une bonnette, il s'est fait arracher une
00:41:33bonnette par un homme entéfié.
00:41:35Ça coûte cher la bonnette, Eric Tegner il l'a là, ça commence à faire cher.
00:41:38Il aura des retenus sur salaire.
00:41:39300 euros la bonnette, 300 euros.
00:41:41Donc voyez cet homme, parce que drapeau palestinien omniprésent, dès que vous voyez un drapeau israélien, il se fait arracher.
00:41:47Encore aujourd'hui à Lyon, il y a des gens qui ont été intimidés parce qu'ils ont mis un
00:41:51drapeau israélien à leur balcon.
00:41:52Donc cet homme entéfié qui arrache la bonnette de Guillaume Foucteau.
00:41:57C'est parti, c'est parti, c'est parti.
00:42:27Vous connaissez ça par cœur Jordan, avant de faire des longs formats et d'avoir besoin de temps pour livrer
00:42:34vos reportages, vous étiez justement sur les barricades et vous avez connu ça par cœur.
00:42:38Maintenant vous ne pouvez même plus faire un maître quand vous arrivez dans une manifestation, vous êtes tellement connu et
00:42:43identifié que vous vous faites attaquer tout de suite.
00:42:45Bien sûr, et je vais vous dire, moi naïvement, quand je vois des élus de la République, notamment des députés,
00:42:48je m'attends à ce qu'ils protègent aussi d'une certaine façon les citoyens,
00:42:51qu'ils fassent rempart plutôt contre ceux qui veulent s'en prendre et comme le dit Guillaume Foucteau, à la
00:42:56liberté d'entraver, à la liberté de la presse.
00:42:58Moi il y a une question que j'aurais aimé leur poser aux députés de la France Insoumise si je
00:43:01les avais croisés dans les barricades puisqu'ils sont à côté des forces de l'ordre.
00:43:04Est-ce qu'ils leur ont présenté des excuses pour avoir mis tous vos collègues avec une cible dans le
00:43:09dos lorsqu'ils ont propagé une fake news, une fausse information sur ce jeune lycéen
00:43:14dont ils ont tout de suite insisté que le lycéen avait reçu une grenade dans la main sans qu'il
00:43:18y ait d'enquête dessus, sans croiser leurs informations.
00:43:21Même chose sur cette jeune fille lycéenne qui affirme elle-même qu'elle n'a pas le sentiment d'avoir
00:43:26été agressée sexuellement par ce policier.
00:43:28Même chose sur celui qui, il y a une enquête qui est ouverte mais enfin ils se sont emballés tout
00:43:32de suite sur un policier qui aurait tenté de noyer un jeune dans un ruisseau
00:43:35pour mettre des cibles dans le dos des policiers et on n'a pas vu le moindre tweet, la moindre
00:43:40excuse de la part de la France Insoumise pour dire
00:43:42bon bah peut-être qu'on s'est emballé, effectivement on va vérifier à deux fois la prochaine fois. Moi
00:43:45c'est les questions que j'aurais aimé leur poser.
00:43:47Alors je vous parlais des drapeaux israéliens, on a vu le drapeau israélien hier arraché à Sciences Po, on va
00:43:50le revoir mais d'abord vous voyez ce qui s'est passé à Lyon aujourd'hui
00:43:52quand des manifestants arrivent devant un immeuble où il y a un drapeau israélien.
00:44:13La question palestinienne est consubstantielle à ce mouvement Jules Torres ?
00:44:17Mais bien sûr, mais bien sûr parce que tout le cocktail de l'islamo-gauchisme est dans ce blocus, est
00:44:22dans ces mouvements lycéens.
00:44:23Donc évidemment il y a la question du palestinisme, il y a parfois, d'ailleurs je pense que si Charles
00:44:28Rigaud voulait être apprécié par Madame Catala dans ses manifestations,
00:44:33il devrait mettre un kéfier plutôt que de mettre un cache-coup, je pense qu'il serait autorisé.
00:44:35Mais c'est un cache-coup qu'il a.
00:44:36Je pense qu'il n'y aura aucun problème, c'est-à-dire que la prochaine fois je pense que
00:44:39s'il fait ça, s'il se grime en islamo-gauchiste, je pense qu'il ne se fera pas taper.
00:44:44Mais encore une fois, c'est pour ça qu'on est extrêmement dur avec ce mouvement parce que ça fait
00:44:48deux semaines qu'on le voit,
00:44:49parce que ça fait deux semaines qu'on voit non pas la France insoumise comme des profiteurs de crimes mais
00:44:52comme des instigateurs de crise.
00:44:54C'est eux qui ont créé ce mouvement, c'est la CGT qui l'a récupéré avec l'aide de
00:44:58la France insoumise.
00:44:59Et les revendications lycéennes sont très très loin de tout ça.
00:45:03Personne aujourd'hui ne parle du nom des professeurs, personne ne parle du mobilier, personne ne parle des ordinateurs, de
00:45:08l'IA dans l'éducation.
00:45:10Non, non, ils parlent de l'État raciste, des pompiers racistes, parce que j'ai découvert quand même à l
00:45:15'occasion de tout ça qu'il y avait des violences pompières.
00:45:17Parce que quand on s'en prend à des pompiers, c'est pourquoi ?
00:45:19C'est pourquoi ? Parce que les pompiers, si on s'en prend à des policiers, c'est violences policières.
00:45:23Si on s'en prend à des pompiers, quelle est la revendication derrière ça ?
00:45:26Si ce n'est de s'en prendre à l'État, si ce n'est de s'en prendre à
00:45:28ceux qui sont dépositaires, à la fois de l'autorité publique, mais qui sont des représentants de l'État.
00:45:32Donc encore une fois, c'est le vieux cocktail gauchiste, c'est le vieux cocktail qu'on voit à chacune
00:45:36des manifestations où l'extrême gauche est en train de récupérer.
00:45:40Vous verrez le 17 octobre, comme le 10 septembre, quand il y avait eu ce grand mouvement bloquant tout, qui
00:45:45au départ émanait des Nicolas, des actifs, des honnêtes gens.
00:45:49Ça avait été complètement phagocité par l'extrême gauche.
00:45:52On avait vu, là aussi, des guillotines dans ces manifestations. Et résultat, ça n'avait amené à rien. Il y
00:45:57avait eu assez peu de monde dans la rue, d'ailleurs.
00:45:58Oui, Johan.
00:45:59Non, mais ce qui me désole, c'est qu'on commentait les mêmes images il y a un an, on
00:46:02commentait les mêmes images il y a deux ans, on commentera les mêmes images la semaine prochaine, les mêmes images
00:46:06dans six mois.
00:46:07Tout ça parce qu'Emmanuel Macron a été lâche, en réalité. C'est de cela dont il est question. Il
00:46:12a été lâche.
00:46:12Sa politique a été dictée par la peur, notamment la politique sécuritaire. On pourrait revenir sur sa politique étrangère, qui
00:46:22a aussi été dictée par la peur.
00:46:23C'est un autre débat. Mais c'est la peur qui a guitté la politique de ce président de la
00:46:27République. Et la peur et la lâcheté l'ont conduit à mettre le pays dans cet état.
00:46:32Alors, vous savez, il y a un homme qui a tenté de prendre un café aujourd'hui à Paris. Il
00:46:35s'appelle Tony Pitaro. Il a voulu prendre un café aujourd'hui à Paris.
00:46:38Vous allez voir que prendre un café à Paris, en pleine mobilisation, en pleine manifestation, en pleine émeute, c'est
00:46:44compliqué.
00:46:44Je vais remercier David Léraud d'avoir été avec nous, superviseur national Alliance Police.
00:46:49Et donc, nous allons recevoir dans un instant l'homme qui a tenté de prendre un café en pleine émeute.
00:46:54Vous allez voir, c'est une expérience. A tout de suite.
00:46:59Retour dans 100% Politique, évidemment, on débriefe le troisième documentaire signé Jordan Florentin.
00:47:05La France qui casse face à la France qui paye et qu'en a ras-le-bol de payer.
00:47:09Et à l'occasion de ce débriefe, nous avons invité M. Pitaro, que vous connaissez évidemment sur l'antenne de
00:47:13CNews,
00:47:14qui est régulièrement avec nous dans 100% Frontières ou 100% Politique.
00:47:17Et Tony, vous avez tenté une expérience sociale. Un truc de fou, un truc de dingue !
00:47:21Vous avez voulu prendre un café à Paris, mais vous êtes un inconscient !
00:47:24Un café à Paris, mais ça ne va pas la tête !
00:47:27À la Cato ! Mais vous êtes fous ! Vous voulez vous faire agresser ?
00:47:30Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:47:31Non, ce n'est pas possible. Je suis allé à rue d'Assas, devant la Cato, etc.
00:47:35essayer de prendre un café, c'est impossible. On y va, tout est bloqué.
00:47:39Non, mais c'est vrai, il y a la police de partout.
00:47:41Et effectivement, il y a des barricades, ils ont mis le feu sur des poubelles et tout.
00:47:44Mais c'est Gavroche, Tony ! Ils sont des Gavroches !
00:47:46Non, mais je l'ai envoyé au maire du 6e, et c'est vrai que ça emmerde tout le monde.
00:47:49J'ai croisé un corbillard, des personnes âgées, une pauvre dame avec son déambulateur, et ça fait chier tout le
00:47:53monde !
00:47:54Le corbillard, ça ne l'ennuie plus !
00:47:56Une fois que tu es dans le corbillard, je ne vais plus pouvoir prendre un café, ce n'est plus
00:48:00ton sujet !
00:48:01Ce n'est plus ton sujet !
00:48:02Tu es mis en bière, de toute façon, tu n'es pas sur le café !
00:48:04Il est moins pressé !
00:48:05Une fois que tu es dans le corbillard, ça ne te concerne plus, quelque part !
00:48:09Ça embête vraiment tout le monde dans le quartier !
00:48:11C'est vrai que c'est un vrai sujet !
00:48:13Encore une fois, on est au cœur de Paris, et les forces de l'ordre ont vraiment gardé leur calme,
00:48:16parce que franchement, il y avait de quoi s'énerver !
00:48:20Voyez la séquence !
00:48:22Regardez ici le contraste, puisque si on veut prendre un café tranquillement, s'asseoir, c'est impossible !
00:48:27Puisque des bandes de jeunes ont décidé d'être ici, de faire des émeutes,
00:48:31et on ne peut pas prendre notre café tranquillement !
00:48:33Regardez cette pauvre dame qui essaye de passer, elle a sûrement des soins médicaux,
00:48:37et elle est emmerdée par tous ses casseurs, par tous ses émeutiers !
00:48:41Et regardez derrière moi ce corbillard qui ne peut pas passer,
00:48:43Ça se trouve, ils doivent aller, voilà, on sait ce qui se passe dans ces voitures-là !
00:48:47Non, non, ça emmerde tout le monde, ça fait chier tout le monde !
00:48:49Donc nous, on va écouter les forces de l'ordre, on va les laisser travailler, venez reculer !
00:48:53Regardez la caméra ! Regardez la caméra qui a été cachée ici, pour que personne ne puisse être identifié !
00:48:59Voilà, écoutez, c'est les méthodes de l'extrême gauche, c'est les méthodes des antifas !
00:49:01Alors au milieu, je ne sais pas ce qu'il y a, il semblerait qu'il y ait des pommes
00:49:04de terre par terre !
00:49:05Donc ça a dû être encore une action complètement débile !
00:49:08On est rue d'Assas, encore une fois, on est dans le 6ème arrondissement de Paris, on est dans les
00:49:11beaux quartiers, voilà, et les pompiers sont obligés d'éteindre ce feu !
00:49:15Voilà, c'est extrêmement dangereux, on est en plein cœur de Paris, alors voilà, on parle souvent des banlieues, etc.
00:49:19Eh bien non, on est au cœur de Paris, rue d'Assas, et ici, voilà, tout brûle, c'est vraiment
00:49:24cette jeunesse des beaux quartiers, voilà, qui veut brûler,
00:49:26qui n'a pas vraiment de revendications, mais qui brûle tout !
00:49:29Et encore une fois, c'est les pompiers qui doivent s'y coller, quand ils ne se font pas casser
00:49:32la gueule par des racailles, parce que c'est ça la réalité !
00:49:35Voilà, donc voici la France en 2026, avec un laxisme total de la justice, parce que des bandes de racailles
00:49:39comme ça,
00:49:40moi je peux vous dire, s'il y a un ministre de l'Intérieur fort, en deux secondes, c'est
00:49:42terminé !
00:49:42Eh bien non, laisse faire, après tout, tant pis !
00:49:44Ça coûtera des dizaines de millions d'euros, mais tant pis, les jeunes auront fait leur révolution, ils auront fait
00:49:47leur messe au 68, tout s'est dégénéré, et ce sera très bien !
00:49:50Regardez, regardez ce vieux monsieur qui essaye de passer, on est rue d'Assas,
00:49:53et c'est encore une fois, voilà, les habitants honnêtes, qui doivent payer, qui doivent faire les conséquences, voilà, des
00:49:57personnes âgées qui ont peut-être des soins médicaux à faire,
00:49:59eh bien ils sont emmerdés, voilà, par toute cette racaille, cette racaille des beaux quartiers, voilà, les parents sont millionnaires,
00:50:04ils habitent des triplex ici, dans le 6ème, mais ils veulent faire leur révolution, voilà, je vais vous dire, c
00:50:09'est des abrutis !
00:50:09Et là, on est rue Guinemère, dans le 6ème arrondissement de Paris, l'une des rues les plus chères de
00:50:13Paris, et voilà, regardez dans quel état !
00:50:16Bon courage pour les gens qui ont acheté leur appartement ici, et qui voient toutes ces racailles en bas de
00:50:20chez eux, enfin ces racailles,
00:50:21c'est les parents qui habitent en haut, et puis les gamins, les antifas qui veulent faire la révolution, c
00:50:24'est plutôt ça !
00:50:25Vous étiez très en forme, Tommy, en faisant cette vidéo, alors il faut dire, qui sont, c'était des jeunes
00:50:30de la catho qui ont fait ça ?
00:50:31Mais c'est des jeunes des beaux quartiers, c'est ça, qui crient, tout le monde déteste la police, à
00:50:34peine ils arrivent, moi ils me reconnaissent,
00:50:35ils me filment, ils me suivent, ils font vraiment la loi, et vraiment, ils sont extrêmement violents, il ne faut
00:50:40pas croire que,
00:50:41parce que c'est l'Institut catholique de Paris, etc., tout va être cool, etc., non, non, ils sont vraiment
00:50:44remontés,
00:50:45ces fachos, etc., et ils mettent les poubelles devant, ils n'en ont rien à foutre de la police, et
00:50:50la police, je vous dis,
00:50:51ils ont vraiment gardé leur calme, ils ont vraiment gardé leur calme.
00:50:53Oui, c'est ce qu'on dit depuis le début de la semaine, c'est les jeunes d'Henri IV
00:50:55aussi, Hélène, qui voulaient d'un petit frisson révolutionnaire,
00:50:57ils veulent en faire partie, et maintenant c'est même le privé qui entre dans la danse.
00:51:02Ils sont nickels les établissements, les établissements, pardon, ils sont nickels, il n'y a pas de problème de profs,
00:51:06pas de problème de moyens.
00:51:07Les façades sont parfaites, mais je ne comprends pas, c'est vraiment ce plaisir de faire son mai 68,
00:51:11sauf que ça fait chier tout le quartier.
00:51:12C'est exactement ça, vous avez des lycées comme Henri IV et Louis-le-Grand, qui par ailleurs sont sublimes,
00:51:16c'est tellement beau à l'intérieur que c'est du patrimoine historique français,
00:51:19donc on n'a vraiment pas de soucis de ce côté-là.
00:51:20Ensuite, vous avez eu Sciences Po, qui je pense est arrivé quand même très très tard,
00:51:23dans le domaine bourgeois-bobon, on va dire ça comme ça.
00:51:27Et alors aujourd'hui, j'ai tombé de ma chaise, il y avait, alors évidemment on a parlé de la
00:51:31Cato ce matin,
00:51:32c'était en l'occurrence en direct.
00:51:34La Cato et Assas, c'est pas inné, la Cato et Assas qui entrent dans la danse.
00:51:38La Cato et Assas, et vous avez maintenant des établissements privés qui sont extrêmement renommés,
00:51:42vous avez les francs-bourgeois, vous avez l'école alsacienne,
00:51:45l'école alsacienne qui a fait un blocus ce matin,
00:51:49qui est l'ancienne école également de Gabriel Attal, je le précise,
00:51:52et on se dit, mais en fait dans quel monde vous vivez ?
00:51:55Et quand vous regardez, quand vous les interrogez,
00:51:56moi j'ai lu quelques reportages effectivement qui ont été faits sur ces blocus ce matin,
00:52:00et en fait ils vous disent une seule chose, que c'est par solidarité,
00:52:03vous avez des panneaux en carton, solidarité avec le 9-3,
00:52:06et alors bon, en l'occurrence à l'Alsacien, il y en avait un qui était plutôt marrant
00:52:09quand ils disent Attal, regarde ta belle succession,
00:52:11mais en réalité c'est assez ridicule,
00:52:13voilà, c'est des élèves qui essayent de se donner un frisson,
00:52:15exactement ce que vous avez dit Tony,
00:52:17des personnes qui ne vivent absolument pas la réalité de ce qui peut être compliqué
00:52:20dans l'éducation nationale,
00:52:21et qui essayent de se donner un style, un frisson,
00:52:24et tout simplement, et par ailleurs aussi,
00:52:26qui veulent sécher les cours, c'est aussi juste ça.
00:52:28– Cette jeunesse-là, il faut la sanctionner très durement,
00:52:31il n'y a aucun sujet là-dessus,
00:52:33mais je pense qu'avec l'âge, elle reviendra à la raison.
00:52:37– En tout cas, je l'espère, et j'en souviens.
00:52:41– Mais pardon, la jeunesse qui m'inquiète,
00:52:44c'est la jeunesse qui déteste la France,
00:52:46et qui trouve à chaque occasion le moindre prétexte
00:52:51pour effectivement faire la démonstration de sa haine…
00:52:56– Excusez-moi, il n'y a pas de poids de mesure,
00:52:58il n'y a pas le bon et le mauvais émeutier,
00:53:00le bon et le mauvais brûleur de poubelles,
00:53:02qui soit à la Cato, qui soit à l'école alsacienne,
00:53:05à Assas ou à Saint-Denis, c'est pareil.
00:53:09L'émeutier qui brûle, c'est un émeutier qui brûle.
00:53:11– Il faut la sanctionner de la même manière,
00:53:13mais je pense qu'il y a une partie de la jeunesse
00:53:15qui reviendra à la raison avec l'âge,
00:53:17et une autre partie qui toute sa vie…
00:53:20– Vous savez, va chercher le moindre prétexte,
00:53:22parce que là, il n'est pas question de revendication lycéenne,
00:53:24vous comprenez ce que je veux dire ?
00:53:26– Alors, vous pensez par exemple que le jeune Éouane,
00:53:29et on va le voir, Éouane,
00:53:30qui a débattu avec Louise Montangon,
00:53:32là, vous aviez typiquement le jeune bourgeois
00:53:37qui devient un professionnel de la manifestation,
00:53:41alors qu'il n'a évidemment aucun problème de moyens,
00:53:44aucun problème de prof dans sa classe.
00:53:46Donc je vous propose de voir ces séquences,
00:53:47d'ailleurs, parce que c'est très frappant,
00:53:48c'est symptomatique de cet exemple de l'ACATO,
00:53:51cet exemple d'Assas, cet exemple d'Henri IV, etc.
00:53:54– On a trouvé plus corporatistes que les magistrats,
00:53:56c'est les lycéens entre eux,
00:53:57vous soyez privés, bourgeois, bobos, pauvres, ruralités,
00:54:00en fait, ils sont extrêmement solidaires entre eux.
00:54:02– Ils ont tous leur montre de luxe, etc., bien sûr.
00:54:04– Donc, voyez cet échange,
00:54:05c'était chez nos confrères de LCI hier,
00:54:07de Louise Montangon de Luni,
00:54:09alors, certains la découvrent,
00:54:09nous, on la connaît ici depuis un an,
00:54:10je tiens à le dire, 100% politique,
00:54:12c'est 100% politique qui a fait la première télé
00:54:14de Louise et qui devient donc une gigantesque star
00:54:17sur les réseaux sociaux
00:54:18parce qu'elle dit quelques vérités à Elouane
00:54:20qui représentent parfaitement les jeunes
00:54:22que vous avez décrits.
00:54:23– C'est les mêmes.
00:54:24– Et moi, je ne sombre pas les reins et les cœurs,
00:54:25je vois les mêmes comportements,
00:54:27peu importe le quartier.
00:54:29Alors, voyez ce qui se passe,
00:54:31donc, entre Louise et Elouane.
00:54:33– Il y a des milliers de lycéens
00:54:35qui ne veulent pas que leur lieu d'études soit bloqué
00:54:37et vous, vous les regardez avec un grand sourire
00:54:39et vous leur dites,
00:54:39bah, c'est pas grave, c'est en soutien à.
00:54:42Mais laissez ceux qui sont vraiment
00:54:43dans le besoin de manifester, manifester.
00:54:45Laissez-leur la parole.
00:54:47Vous êtes en train de tout récupérer
00:54:48et excusez-moi de vous le dire,
00:54:49et là, je vais paraître peut-être un peu agressive,
00:54:51mais il y en a fort besoin.
00:54:52Vous êtes les idiots utiles de ce mouvement.
00:54:55Personne ne parle plus de vos revendications.
00:54:57Tout le monde parle du chaos
00:54:59que vous êtes en train de mettre partout dans la rue.
00:55:01C'est aussi simple que ça.
00:55:02Vous êtes utilisés, vous êtes instrumentalisés
00:55:04et ne venez pas me dire le contraire.
00:55:06En tout cas, moi, je suis sincèrement désolée
00:55:08pour les lycéens qui avaient de vraies revendications
00:55:10dans les banlieues,
00:55:11parce qu'aujourd'hui,
00:55:12ils ne sont plus du tout entendus par votre route.
00:55:14Et alors, il avait une dame en face de lui
00:55:16et en fonction de sa couleur de peau,
00:55:19il lui a assigné une résidence
00:55:20dans les quartiers populaires.
00:55:21C'est incroyable.
00:55:22Où est le racisme, en fait ?
00:55:24Où est le racisme ?
00:55:25J'étais très choqué.
00:55:26J'étais très choqué.
00:55:27Très choqué, bah, voyez cette séquence.
00:55:28Ah oui, franchement, c'est chaud.
00:55:30À partir du moment où vous êtes un individu
00:55:32qui vient de quartiers très compliqués,
00:55:34et je pense que vous vous attendez à ce que je le dise.
00:55:36Je vois une mère ici, oui,
00:55:38et vous venez de Marseille, je l'entends.
00:55:40J'imagine deux quartiers très peu faciles.
00:55:44Mais...
00:55:44Non, non.
00:55:47Parlez dans le micro, s'il vous plaît, Laetitia,
00:55:50sinon on ne vous entend pas.
00:55:50J'habitais avant dans les quartiers normes,
00:55:52je ne le suis plus maintenant.
00:55:54Mais oui, j'habitais avant dans les quartiers populaires.
00:55:56Très bien, merci.
00:55:56Je ne dis pas ça parce que vous êtes noirs.
00:55:59Je sais que vous allez m'attaquer là-dessus.
00:56:01Ah non, mais je ne vous attaquerai pas dessus.
00:56:03Je dis seulement qu'à partir du moment où vous êtes ici,
00:56:06j'imagine que vous avez une revendication
00:56:07et que celle-ci se trouve dans une position
00:56:09où vous allez pouvoir m'attaquer.
00:56:11Alors, je sous-entends que vous avez vécu
00:56:12dans des quartiers assez compliqués
00:56:14pour pouvoir me dire à un moment donné,
00:56:16oui, mais vivre dans des quartiers compliqués
00:56:19ne légitime pas la violence.
00:56:21J'imagine que vous êtes là pour ça un peu.
00:56:22C'est pour ça que je vous le dis.
00:56:23Pas du tout.
00:56:24D'accord, très bien.
00:56:25On les comptera tout à l'heure.
00:56:29Vous avez deux jeunes,
00:56:30Louise Montangon et Elouane.
00:56:32Louise Montangon qui travaille à côté de sa fac.
00:56:3525 heures.
00:56:3525 heures, dont les parents n'avaient pas beaucoup de moyens
00:56:38et qui devaient se lever pour prendre le bus à 6 heures
00:56:40puisqu'elle était en zone rurale pour aller au lycée.
00:56:43Et vous avez donc un jeune qui doit visiblement
00:56:45avoir plus d'aisance financière
00:56:48qui a décidé d'être le chef de la Révolution.
00:56:51Najwa.
00:56:52Non mais déjà, on se dit, tout n'est pas foutu dans la jeunesse
00:56:55parce que quand on écoute Louise Montangon,
00:56:59je veux vous dire, ça fait du bien.
00:57:00Ça fait du bien parce que vous avez une jeune femme
00:57:04qui est le porte-voix de ces lycéens qu'on entend peu.
00:57:10Et donc, elle met en avant une réalité des lycéens
00:57:15qui veulent fréquenter le banc de leur lycée,
00:57:18continuer à étudier,
00:57:20qui sont inquiets aussi, c'est vrai, pour leur avenir.
00:57:23Et donc, face à un Elouane qui m'a choquée,
00:57:26il faut bien le dire,
00:57:27qui m'a choquée...
00:57:29Mais bien sûr, parce que, par sa couleur de peau,
00:57:32il considère qu'elle vit dans des quartiers difficiles,
00:57:35qu'elle galère.
00:57:36En soi, c'est choquant, c'est même racisme.
00:57:38Il y a une forme de déterminisme.
00:57:40C'est clairement du racisme.
00:57:41Du déterminisme social par votre couleur de peau.
00:57:45C'est particulièrement choquant.
00:57:47Ce qui est extrêmement choquant aussi,
00:57:48c'est comment il s'est adressé à une docteure en philosophie,
00:57:50en lui expliquant qu'elle était égoïste,
00:57:51qu'elle n'y connaissait rien,
00:57:52qu'elle ne comprenait pas les problématiques de la jeunesse.
00:57:55Moi, je suis désolé.
00:57:56Mais ces gamins,
00:57:57on est en train de défendre matin, midi et soir
00:57:59la France Insoumise à l'extrême loge.
00:58:00Il faut donner le droit de vote à ces jeunes
00:58:01parce que c'est ça qu'ils essayent de faire.
00:58:03C'est baisser l'âge du pouvoir de vote
00:58:05dès 16 ans pour permettre à cette jeunesse
00:58:08d'aller voter massivement à l'extrême loge.
00:58:10Très bien, puisqu'ils considèrent
00:58:11qui sont des adultes à saison,
00:58:12très tournés comme des adultes.
00:58:13C'est-à-dire que la police doit les traiter
00:58:15comme des adultes.
00:58:15C'est-à-dire, oui, on interpelle,
00:58:18on les met derrière les barreaux s'il faut
00:58:21parce que je suis désolé,
00:58:22mais à un moment,
00:58:23quand on s'en prend plus d'excuses de minorité,
00:58:25quand on s'en prend un policier,
00:58:26qu'on s'en prend un pompier
00:58:27et qu'on va avoir le droit de vote,
00:58:28c'est qu'on est un adulte.
00:58:28Alors, puisqu'on reste chez les petits bourgeois,
00:58:30partons à Henri IV
00:58:32où des insultes fleurissaient contre notre équipe.
00:58:39Ça fait quelques secondes
00:58:40qu'on vient d'arriver
00:58:41devant le lycée Henri IV
00:58:43qui est bloqué depuis ce matin.
00:58:45Et vous le voyez,
00:58:45autour de nous,
00:58:46on est évidemment très bien accueillis.
00:58:48Je suis journaliste,
00:58:53donc je vais où je veux.
00:58:55Je vais où je veux.
00:58:59Donc vous le voyez,
00:58:59on est juste devant le lycée Henri IV.
00:59:01Il y a environ 200 personnes
00:59:03qui se sont massées autour de nous
00:59:05avec des slogans évidemment
00:59:06sans équivoque.
00:59:07Forcément, on en a l'habitude.
00:59:11C'est moi qui provoque la haine ?
00:59:13Oui, on ne veut pas de vous !
00:59:13On ne veut pas de vous ici !
00:59:14Où est-ce que je provoque la haine là ?
00:59:16C'est de ma faute ça !
00:59:18C'est de ma faute ça !
00:59:19Ah donc c'est de ma faute que tu véhicules !
00:59:20C'est de ma faute !
00:59:21Espèce de fâche de merde !
00:59:23C'est de ma faute !
00:59:24Il n'y a pas de vous ici !
00:59:25Casse-toi !
00:59:35Après quelques minutes de micro tendu
00:59:37qui ne s'est pas avéré très fructueux,
00:59:39on est obligé évidemment
00:59:40de quitter les lieux ici du lycée Henri IV.
00:59:43C'est la bouquet !
00:59:44C'est la bouquet !
00:59:55Et il est aussi connu que vous, Guillaume Foucteau ?
00:59:58Guillaume, c'est toujours pareil.
01:00:00Il est extrêmement courageux.
01:00:01Est-ce qu'on peut penser aux mamans quand même
01:00:02de Jordan et de Guillaume Foucteau ?
01:00:04Il y a longueur de manifestations
01:00:06qui subissent un certain nombre d'insultes.
01:00:07Je pense qu'il faudrait quand même leur rendre hommage
01:00:08parce qu'elles ont produit des journalistes
01:00:10extrêmement talentueux
01:00:11et j'ai l'impression qu'elles ne récoltent pas
01:00:13les fruits de ce qu'elles ont semé.
01:00:15Mais la mienne est devant son écran,
01:00:17elle est terrorisée déjà.
01:00:18C'est-à-dire qu'elles sont insultées,
01:00:20elles ne faisaient rien de bordé.
01:00:21Vous entendez les féministes ?
01:00:23Vous entendez les féministes ?
01:00:24On ne dit pas dictamère.
01:00:25La policière a été lanchée au sol,
01:00:27on ne les a pas entendues,
01:00:28les féministes non plus.
01:00:29Et alors, pour...
01:00:30Non mais c'est tout à fait vrai.
01:00:32Mais pour terminer,
01:00:32je vous propose d'écouter
01:00:33les fameuses revendications à Henri IV
01:00:34parce que c'est compliqué la vie à Henri IV.
01:00:36Donc ils ont des revendications évidemment.
01:00:39Le blocus en fait,
01:00:40il est fait pourquoi ?
01:00:41Pour qu'on respecte les valeurs de la France.
01:00:43Liberté,
01:00:44libéralité pour tous à savoir.
01:00:45Non, je défends la cause
01:00:46parce qu'on déforme tout ce qu'on fait.
01:00:48On nous diabolise
01:00:48alors que les vrais casseurs,
01:00:49c'est les policiers,
01:00:50c'est ceux qui se déguisent en civil
01:00:51pour casser en fait des boutiques
01:00:52dans lesquelles les gamins se républicent
01:00:53parce qu'ils ont trop peur des flashballs.
01:00:55Moi je soutiens
01:00:56et je suis fière des lycéens
01:00:57et des personnes qui font le blocus
01:00:58et qui après qui rogent.
01:01:00Mais en fait à un moment...
01:01:00Vous avez vu qu'il y a eu
01:01:01quand même beaucoup de dégradation,
01:01:02vous avez vu ça ?
01:01:02Mais à un moment,
01:01:03quand je ne sais pas écouter,
01:01:04je peux comprendre
01:01:05que les personnes peuvent se sentir dépassées.
01:01:07C'est solidarité avec les lycéens du monde entier,
01:01:09c'est ça la plus importante des...
01:01:10Absolument,
01:01:10mais moi si je veux avoir
01:01:11les revendications des différents lycéens,
01:01:13je suis obligé de venir
01:01:14et de tendre le micro
01:01:14et c'est ce que vous avez fait
01:01:15toutes les deux d'ailleurs ici.
01:01:16Je n'ai pas envie de donner
01:01:17cette information à votre chaîne de presse
01:01:18parce qu'on considère
01:01:19qu'elle n'est pas dans nos valeurs
01:01:19et qu'elle est opposée
01:01:20justement au mouvement qui est fait
01:01:21et que vous avez déformé les propos,
01:01:22c'est pour ça.
01:01:22Je ne vois pas dans quel monde
01:01:23avec quelle intelligence artificielle
01:01:25je peux modifier vos propos.
01:01:26C'est une manière de ne pas soutenir.
01:01:27Si on ne soutient pas Frontière,
01:01:28on ne va pas donner des choses
01:01:29à dire à Frontière,
01:01:30on ne va pas parler à Frontière.
01:01:31Je ne te dis pas juste par T,
01:01:32tu vois bien que je viens de parler
01:01:33avec certains de tes collègues.
01:01:34Est-ce que ça ne sert à rien ?
01:01:36Juste par T.
01:01:36Est-ce que tu veux me parler
01:01:37de tes revendications ?
01:01:38Si on est là aujourd'hui,
01:01:39c'est aussi pour manifester
01:01:40parce que les lycées de province
01:01:42ne sont pas du tout égaux.
01:01:44Alors comment ça se traduit matériellement ?
01:01:46Par exemple la différence
01:01:47entre un établissement comme Henri IV
01:01:49ou alors un lycée de banlieue ?
01:01:50Quelles sont les différences ?
01:01:51Essayons d'être concrets.
01:01:53Il y a Frontière qui vient à H4.
01:01:55Je vais aux deux,
01:01:56j'étais à Saint-Denis la semaine dernière
01:01:57au lycée Paul-Éluard,
01:01:58je me suis pris des coups.
01:02:00Oui, mais du coup,
01:02:00c'est l'image que vous avez envoyée.
01:02:02Est-ce que j'aurais dû dire
01:02:02« Ah non, ça, je ne le montre pas. »
01:02:05Jeanne, est-ce que ça,
01:02:06j'aurais dû dire
01:02:06« Non, je ne le montre pas. »
01:02:08La violence ?
01:02:09Alors, d'après vous,
01:02:10les parents sont-ils responsables
01:02:11ou pas des violences commises
01:02:12par leurs enfants mineurs
01:02:13pendant le blocus des lycées ?
01:02:1582% responsables,
01:02:16Jules, pour CSA,
01:02:18pour CNews Europe 1 et LGDD.
01:02:19Et c'est très intéressant
01:02:20les sondages qui fleurissent
01:02:21parce qu'ils ne sont pas du tout
01:02:22sur la ligne de quotidien.
01:02:23Vous savez qu'ils vous expliquent
01:02:24que c'est un mouvement lycéen
01:02:26bon enfant.
01:02:27Non, non.
01:02:27Ils sont bien en dénonciation
01:02:29de ce qui se passe.
01:02:30Ils ont bien compris
01:02:30que c'était eux
01:02:31qui allaient passer à la caisse
01:02:3250 millions d'euros
01:02:33à l'heure où on se parle.
01:02:34Mais on a déjà un nouveau lycée
01:02:35qui a été pris pour cible
01:02:36à Bordeaux
01:02:36avec 100 à 200 000 euros de dégâts.
01:02:38Donc, ils ne sont pas du tout
01:02:39sur une ligne.
01:02:40C'est un mouvement lycéen sympathique
01:02:41qui aurait quelques débordements minimes
01:02:44et ça serait l'exception.
01:02:45Ce sondage illustre parfaitement
01:02:47ce qui se passe en France.
01:02:48C'est-à-dire qu'on a
01:02:525% de la population
01:02:53qui est responsable.
01:02:53Vous prenez quasiment
01:02:55sur tous les items.
01:02:56Sur les grands items
01:02:57que ce soit même sur l'économie,
01:02:58que ce soit sur la sécurité,
01:03:00que ce soit sur les questions
01:03:01d'identité, de civilisation.
01:03:02Il y a entre 70 et 80% de Français
01:03:05qui sont pour faire une vraie société,
01:03:07pour une société civilisée.
01:03:08Mais vous avez en effet
01:03:09une petite minorité
01:03:10qui est 20%,
01:03:11quasiment 20%.
01:03:12En l'occurrence,
01:03:13dans le sondage, c'est 17.
01:03:14Mais qui est extrêmement bruyante.
01:03:15Cette minorité,
01:03:16vous la retrouvez dans les lycées
01:03:18parce qu'encore une fois,
01:03:18je pense que tous les lycéens
01:03:20ne sont pas représentatifs.
01:03:21Les lycéens ne sont pas
01:03:22représentatifs de ce qu'on a vu
01:03:23depuis une semaine.
01:03:24C'est la même chose
01:03:25dans les universités.
01:03:26C'est la même chose en politique
01:03:27où vous avez une classe politique
01:03:28qui, même si on peut la critiquer,
01:03:31n'est pas irresponsable.
01:03:32Mais en tout cas,
01:03:32il n'y a que 20% d'entre elles
01:03:33qui est irresponsable.
01:03:34Elle s'appelle
01:03:34la France insoumise.
01:03:35Vous avez ce sujet-là partout,
01:03:36ce nombre partout.
01:03:37Il revient.
01:03:38Et encore une fois,
01:03:39il suffit juste
01:03:40de faire un petit peu de politique,
01:03:42d'avoir une sorte de concorde
01:03:43et de dire ce qui est bien,
01:03:45ce qui est mal.
01:03:45Et là, en l'occurrence,
01:03:46ce qui est mal,
01:03:47je pense que c'est aisément facile,
01:03:50aisément observable
01:03:51depuis deux semaines
01:03:52que le mal,
01:03:53c'est la France insoumise
01:03:54qui l'a créée.
01:03:54Et vous,
01:03:55dans votre reportage,
01:03:56dans votre documentaire ce soir,
01:03:57vous avez voulu donner
01:03:58la parole aux 80%
01:03:59qui en ont marre
01:04:00et qui se taisent.
01:04:01Et on va écouter Thierry
01:04:01dans un instant.
01:04:02Oui, Thierry,
01:04:03c'est un ancien cheminot
01:04:05de la SNCF
01:04:06qui a acheté sa maison
01:04:09à Froid d'Estrée,
01:04:10dans l'Aisne.
01:04:10Et il paye une tasse foncière
01:04:11qu'il estime
01:04:12pas du tout à la hauteur
01:04:13des services
01:04:13qu'il a dans sa commune.
01:04:15C'est pas très loin d'Irson,
01:04:16dans l'Aisne,
01:04:16qu'il y a un autre village
01:04:17où on a vu ce jeune Maël
01:04:18où en fait,
01:04:19tous les habitants
01:04:20qu'on a pu rencontrer
01:04:20nous disent
01:04:21qu'on n'a plus de bar tabac,
01:04:22on n'a plus de commerce,
01:04:23on n'a plus de transports en commun.
01:04:25Les trains,
01:04:26les petits trains
01:04:27entre les communes
01:04:27ont été supprimés
01:04:30au profit de bus.
01:04:31Il y a un bus scolaire
01:04:32le matin,
01:04:32le soir,
01:04:33heureusement,
01:04:33c'est quasiment le seul service
01:04:34dont ils se félicitent.
01:04:35Et surtout,
01:04:36vous avez par exemple,
01:04:37avec son,
01:04:38un médecin
01:04:39pour 8000 habitants.
01:04:41Un médecin
01:04:42pour 8000 habitants.
01:04:43Ça,
01:04:43ça n'existe pas
01:04:43dans les grandes villes.
01:04:44Et pendant ce temps,
01:04:45il y a des quartiers
01:04:46où il y a beaucoup...
01:04:46Alors,
01:04:47parfois,
01:04:47il n'y a plus de médecins
01:04:47dans certains quartiers,
01:04:48mais pour d'autres raisons.
01:04:49Parce qu'ils ont peur
01:04:50de se faire casser la gueule.
01:04:51Et parce qu'il y a eu
01:04:52des agressions
01:04:52qui ont explosé
01:04:53sur les médecins.
01:04:54Où on installe
01:04:54des maisons de santé,
01:04:55où on offre une prime
01:04:56aux médecins
01:04:56qui pourraient venir s'installer,
01:04:57mais ils ne s'installent pas.
01:04:58Pourquoi ?
01:04:59Pour les mêmes raisons
01:04:59que le Grégory,
01:05:00cet habitant de Montcornet,
01:05:01qui nous dit,
01:05:02en fait,
01:05:02on n'investit pas sur nous
01:05:03parce que déjà,
01:05:06ils ne veulent pas venir
01:05:08parce qu'ils savent très bien
01:05:09que leur vie sera compliquée,
01:05:10que tu n'auras pas des transports,
01:05:11que tu n'auras pas
01:05:11tout ce qu'on évoque.
01:05:12Et puis,
01:05:12il y a des questions aussi
01:05:13de natalité.
01:05:14Cet homme qui nous dit,
01:05:14il n'y a tellement rien
01:05:15qu'en fait,
01:05:16on ne va pas faire d'enfants ici.
01:05:17Tout ce que vous voulez,
01:05:17on n'a pas d'avenir.
01:05:18Oui,
01:05:18donc le portrait de Thierry.
01:05:22Cet homme que nous rencontrons
01:05:23à froid d'estrée dans l'Aisne
01:05:24a tenu à nous montrer
01:05:25le montant de ses impôts.
01:05:31qui ponctionne.
01:05:33Il y a la commune
01:05:34qui ponctionne,
01:05:34mais très peu.
01:05:35On est une des communes,
01:05:36enfin dans le département,
01:05:37on est une commune ici
01:05:38qui a un taux de prélèvement
01:05:39assez faible.
01:05:40Il y a la Comcom.
01:05:41Ensuite,
01:05:42il y a le département,
01:05:44puis il y a les valeurs locatives
01:05:45qui ne cessent d'augmenter.
01:05:47Ici,
01:05:47il faut des traits
01:05:481 307 euros pour 2025.
01:05:50Ici,
01:05:50on n'a rien du tout
01:05:51et on paye 10 fois plus
01:05:52de foncier.
01:05:53Aucun commerce,
01:05:54rien du tout,
01:05:54aucun service.
01:05:55Pas de transport en commun.
01:05:56Pour les enfants,
01:05:58le matin,
01:05:58on va aller à l'école.
01:05:58C'est un bus le matin,
01:05:59un bus le soir pour rentrer.
01:06:01Et puis c'est tout,
01:06:01on n'a rien du tout.
01:06:03Nous ici,
01:06:03moi je suis à 20 kilomètres
01:06:04d'Irson,
01:06:0520 kilomètres de fourmis.
01:06:06C'est toujours,
01:06:07il faut prendre la voiture
01:06:08pour tout,
01:06:08même pour aller faire les...
01:06:09Enfin,
01:06:09on a la petite supérette
01:06:11à 5 kilomètres
01:06:12et après sinon,
01:06:13si on veut aller au supermarché
01:06:14pour avoir un peu plus de choses,
01:06:15c'est minimum 20
01:06:16et si on veut aller
01:06:17dans une grosse ville,
01:06:18c'est 50.
01:06:19Si vous voulez,
01:06:19c'est toujours pareil,
01:06:20c'est les deux France.
01:06:21C'était la une du GD News
01:06:22cette semaine.
01:06:22C'est-à-dire qu'il y a
01:06:26qui demande qu'on lui foute la paix
01:06:27et qu'on ponctionne,
01:06:28qu'on ponctionne,
01:06:28qu'on ponctionne.
01:06:29Il n'y a plus du tout
01:06:29de service public.
01:06:30Et de l'autre côté,
01:06:31il y a une France qui casse.
01:06:32Et bien la France qui casse,
01:06:34elle compte beaucoup
01:06:34sur la France qui casque.
01:06:36Sauf qu'un jour,
01:06:36on va arrêter de casquer en fait.
01:06:38Oui,
01:06:38en fait,
01:06:38quand le gouvernement nous explique
01:06:39qu'ils veulent ressortir
01:06:40ce fameux projet de loi,
01:06:41vous savez,
01:06:42de la loi casseur-payeur,
01:06:43c'était quelque chose
01:06:43qui avait été promulgué
01:06:45par Bruno Retailleau
01:06:45en 2019
01:06:46lorsqu'il était sénateur
01:06:47et puis finalement,
01:06:48ça ne s'était pas fait
01:06:49et puis...
01:06:49Le RN l'avait proposé.
01:06:50Le RN l'avait proposé.
01:06:51Et qui avait fait
01:06:52la majorité de l'époque.
01:06:53Maintenant,
01:06:53c'est le RN,
01:06:54donc c'est la peste,
01:06:55donc on ne vote pas
01:06:55et maintenant,
01:06:56ils proposent ça au Sénat
01:06:57fin octobre.
01:06:58C'est ça.
01:06:58Et donc après,
01:06:59la Ligue des champions,
01:07:00il s'était dit
01:07:01qu'ils allaient remettre
01:07:01ce projet de loi sur la table
01:07:02sauf qu'en fait,
01:07:03et là,
01:07:04ils se sont dit
01:07:04maintenant,
01:07:05on va l'accélérer
01:07:05vu les circonstances
01:07:06qui sont en train
01:07:07de se passer en France maintenant.
01:07:08Sauf qu'on se rend très bien compte aussi,
01:07:09le Conseil d'État
01:07:10s'est déjà prononcé
01:07:11en disant que dans tous les cas,
01:07:12ça n'allait pas être applicable
01:07:13et sans parler du Conseil constitutionnel.
01:07:15À la seconde
01:07:16où vous mettez
01:07:16un tel projet de loi,
01:07:18ça va être une usine à gaz
01:07:19la plus totale.
01:07:20Si vous mettez en cause,
01:07:21c'est ce qui n'avait pas marché
01:07:21d'ailleurs en 2019,
01:07:22la responsabilité civile
01:07:24de ces personnes-là
01:07:24pour essayer de les retrouver,
01:07:26etc.
01:07:26Sur les aides,
01:07:27les prestations aussi,
01:07:28parce que là,
01:07:28Sébastien Lecornu,
01:07:29c'est une piste qu'il a engagée.
01:07:30C'est est-ce qu'on n'essaierait pas
01:07:31justement d'enlever des prestations ?
01:07:33Mais là,
01:07:33vous allez avoir un sujet
01:07:35discriminatoire, etc.
01:07:35Vous ne pouvez pas enlever
01:07:36sur ce prétexte-là.
01:07:37En fait,
01:07:38c'est très simple.
01:07:38On peut déjà écrire
01:07:39l'histoire d'avance
01:07:40entre le Conseil d'État
01:07:41et le Conseil constitutionnel
01:07:42qui dit ça.
01:07:43Ça ne se fera pas.
01:07:44Donc en fait,
01:07:44c'est terrible.
01:07:45Mais le message
01:07:45qu'on doit donner
01:07:46à cette autre France
01:07:47que Jordan a rencontrée,
01:07:49c'est que malheureusement,
01:07:50pour l'instant,
01:07:50vous êtes piégés
01:07:51et vous allez être obligés
01:07:52de casquer
01:07:52pour tout ce qui vient
01:07:53de se passer
01:07:53ces deux dernières semaines.
01:07:54Et pour le moment,
01:07:55la somme s'élève
01:07:55à 50 millions d'euros.
01:07:56Le mot de la fin,
01:07:57très vite, Najwa.
01:07:58Le mot de la fin,
01:07:59Hélène Rouet
01:07:59disait quelque chose
01:08:00de très juste.
01:08:01Les textes existent
01:08:02pour engager
01:08:02la responsabilité
01:08:03des parents.
01:08:04Au niveau du Code civil,
01:08:05c'est l'article 1242
01:08:07du Code civil.
01:08:08Au niveau pénal,
01:08:09vous avez un article
01:08:10qui permet aux juges
01:08:12d'engager la responsabilité
01:08:14pénale des parents
01:08:15du fait de leur enfant mineur,
01:08:17du fait des failles
01:08:18en matière d'éducation
01:08:19et de surveillance.
01:08:21Donc c'est l'article 227-17
01:08:23du Code pénal.
01:08:24Eh bien,
01:08:26cet article
01:08:26n'est jamais appliqué.
01:08:29Et c'est là
01:08:30où on voit
01:08:30qu'il y a
01:08:31une vulnérabilité
01:08:33de l'État.
01:08:34Ça ne suit pas.
01:08:34Vous avez des textes
01:08:36de loi qui sont sévères
01:08:37et ça ne suit pas
01:08:38dans les faits.
01:08:39C'est la fin
01:08:40de ce 100% politique
01:08:41consacré une nouvelle fois
01:08:42aux émeutes.
01:08:43La France qui casse
01:08:43face à la France
01:08:44qui paye.
01:08:45C'était le troisième
01:08:46documentaire
01:08:47de Jordan Florentin.
01:08:47J'espère qu'il aura
01:08:48aussi bien fonctionné
01:08:49que les deux premiers.
01:08:51Non mais vous êtes
01:08:51vraiment gonflé,
01:08:52Thérèse.
01:08:53Qu'est-ce qu'il a dit ?
01:08:53Je ne sais pas le nez.
01:08:54Non mais il n'était pas
01:08:56le maigneur.
01:08:56Merci aux habitants de l'Aisle.
01:08:57Merci à ces Français
01:08:58qui nous ont reçus.
01:08:59Bien sûr,
01:08:59parce que ça,
01:08:59c'est l'important
01:09:00de montrer les visages
01:09:01de ces Français
01:09:02qu'on ne filme jamais visiblement.
01:09:04Ça n'a pas touché Jules Torres
01:09:05mais je suis sûr
01:09:05que ça vous aura touché.
01:09:07Merci pour cette très belle semaine
01:09:08pour la rédaction
01:09:09de 200% Frontières
01:09:10avec le troisième doc de Jordan.
01:09:11Avec l'émission du matin
01:09:12qui cartonne
01:09:13et qui est première chaîne info
01:09:14tous les jours.
01:09:15Hier,
01:09:15on fait plus de 200 000
01:09:16que nos concurrents.
01:09:17Et puis avec aussi
01:09:18les équipes de l'infiltré
01:09:19qui ont sorti énormément
01:09:20d'informations
01:09:21dans le numéro 2
01:09:22qui font trembler la République.
01:09:24Comment Emmanuel Macron
01:09:25surnomme Priska Thévenot.
01:09:26Ce qui s'est passé
01:09:27autour de Guillaume Blais.
01:09:28Ce qui s'est passé
01:09:29autour du célèbre chroniqueur.
01:09:30Non, je rigole.
01:09:31Je ne vais pas le dire.
01:09:33Très belle soirée
01:09:34sur CNews
01:09:35avec Mickaël Dorian.
01:09:36A lundi pour 100% Frontières
01:09:37à 11h.