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  • il y a 1 semaine
Neuf organisations syndicales de retraités se sont mobilisées ce jeudi 24 mars dans toute la France, réclamant une augmentation des pensions de retraite pour faire face à la hausse du coût de la vie et de la santé.

Ils en ont « ras-le-bol d’être maltraités ». Des retraités manifestaient jeudi 24 mars dans une vingtaine de grandes villes, à l'appel de neuf organisations, dont la CCGT, FO ou le SNES-FSU, pour réclamer une hausse des pensions en pleine flambée de l'inflation et à deux semaines de l'élection présidentielle.

Dans le cortège parisien, le message porté par les quelques 3 000 manifestants est clair: « Macron, rends les sous ! ». Parmi les pistes évoquées par les manifestants pour rétablir l’équilibre dans le pouvoir d’achat des retraités, un plafonnement des pensions et retraites à 1 500 euros minimum, avec indexation sur l’inflation, ou encore l’instauration d’un 13ème mois pour les retraités.

Huguette, retraitée du personnel d’EDF-GDF se demande bien si « Monsieur Macron » les écoute, eux, les retraités. Aujourd’hui, cette militante du parti communiste français perçoit 1 300 euros par mois. « Ce n’est quand même pas l’Amérique ! », ironise-t-elle. « Entre la CSG et les taxes sur les pensions, les mutuelles et tout ce que l’on doit payer au quotidien, c’est difficile de s’en sortir », assure Huguette, qui, de plus, accuse le coup de l’augmentation de l’inflation dans sa vie de tous les jours.

Alors, elle se prive: « on ne part pas en vacances, on regarde attentivement le prix des biens et l’on achète ce qu’il y a de pas trop cher », regrette-t-elle, mettant en avant, par ailleurs, le programme du candidat communiste Fabien Roussel pour défendre le pouvoir d’achat des Français.

Si elle est descendue dans la rue, c’est également pour défendre l’avenir des générations futures: « J’ai eu 4 enfants, 13 petits enfants et 9 arrières petits-enfants, et tout ce qui se passe les concerne aussi. », s’inquiète-t-elle, alors qu’ils sont « tous partis de l’idée qu’ils n’auront, eux, de toute façon, pas de retraite… ».

La question du report de l’âge du départ à la retraite est une inquiétude partagée par de nombreux manifestants, concernés par le sort de ces actifs qui devront travailler encore plus tard, comme le propose Emmanuel Macron, qui souhaite fixer à 65 ans l’âge de départ légal.

Jean-Jacques Brilland s’estime chanceux d’avoir mis fin à son activité à 62 ans. « Je mesure ma chance, car chaque année qui passe à nos âges se ressent physiquement et intellectuellement ». Retarder l’âge de départ à la retraite à 65 ans serait une aberration, estime-t-il :« À cet âge, beaucoup de travailleurs n’auront plus l’intégrité physique ou intellectuelle de continuer à travailler ». Sur ce sujet, la CGT affirme qu’actuellement, « la moitié des salariés ne sont plus en poste lorsqu'ils prennent officiellement leur retraite ». Entre invalidité et chômage, de quoi « douter des économies que l’État pourrait réaliser, car il faudra bien indemniser ces gen

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Transcription
00:001300 euros par mois, c'est quand même pas l'Amérique.
00:11Vous savez, j'ai une grande famille.
00:14J'ai eu 4 enfants, 13 petits-enfants et j'ai 9 arrière-petits-enfants.
00:21Donc eux, ça les concerne et si je suis là, c'est pas pour moi, c'est pour eux.
00:25C'est pour tous ces jeunes qui arrivent derrière.
00:27Mais c'est pas facile d'expliquer ça.
00:30C'est pas facile de leur faire comprendre.
00:32Eux, ils sont partis de l'idée qu'ils n'auraient pas de retraite.
00:36Parce qu'ils voient bien la dégringolade de toutes les choses,
00:39surtout de nos pensions, ils se rendent compte que pour avoir une retraite,
00:44il faudrait un président de gauche, mais pas n'importe lequel.
00:51Repousser l'âge de la retraite, ça prend du boulot à ceux qui en cherchent.
00:56Justement, il faut créer des postes, de l'emploi,
00:59justement pour que ceux qui travaillent puissent financer les retraites
01:03au lieu de faire travailler ceux qui sont fatigués encore plus longtemps.
01:07C'est stupide.
01:08Parce que ça empêche les autres d'accéder au marché du travail,
01:13d'allonger l'âge de la retraite.
01:14Puis les gens n'en peuvent plus.
01:15Il y a beaucoup de gens qui cassent la pipe avant la retraite
01:17ou juste après la retraite, qui ont travaillé dur toute leur vie.
01:20Ils ne peuvent pas continuer comme ça jusqu'à 65 ans.
01:22Non, c'est pas possible. C'est insupportable.
01:25Et on dit qu'il n'y a pas d'argent pour financer la retraite.
01:26Il y a plein d'argent.
01:27Il y a les milliards, les 100 milliards, comme dit Atac, de l'évasion fiscale.
01:30100 milliards d'euros.
01:32Alors ça va bien.
01:32Et puis l'ISF, il faut le remettre comme il faut, en bonne et due forme,
01:35pour faire payer les plus riches.
01:36On a affaire à un ultra-libéral, Macron.
01:39Et voilà, on doit absolument refuser cette politique anti-écologique,
01:43anti-démocratique que M. Macron nous impose depuis 5 ans.
01:48J'ai une perte de mon pouvoir d'achat en 19 ans équivalent à peu près à 500 euros par
01:53mois.
01:54C'est très difficile, c'est-à-dire qu'il faut tout compter.
01:57On ne peut pas faire d'écart aujourd'hui,
01:59d'autant plus avec l'augmentation du gaz, de l'électricité, du fuel.
02:04Eh bien, la voiture, on ne la sort pratiquement plus.
02:07On calcule tout de façon à pouvoir aujourd'hui survivre.
02:11Quand on voit aujourd'hui le 440, qui a reçu 70 milliards de dividendes,
02:18bien sûr qu'il y a de l'argent.
02:19Et que pendant la pandémie, c'est 174 milliards de profits qui ont été réalisés.
02:24Donc, le capital, on peut dire, les Orligas, quoi.
02:28On en profite et profite de cette crise pour nous vider le peu qui nous reste dans nos poches.
02:38On veut retarder l'âge de la retraite,
02:42mais sans tenir compte du fait que pour nombre de personnes,
02:46il n'y aura pas la capacité physique, voire intellectuelle, de continuer à travailler.
02:51Moi, j'ai eu la chance de terminer mon activité à 62 ans.
02:54Et je mesure qu'aujourd'hui, c'est une réelle chance.
02:57Depuis, ça m'a permis notamment, et ça, c'est mon inquiétude,
03:00ça m'a permis moi notamment de militer auprès d'une association
03:04du tourisme.
03:06Et je me dis que si on prolonge cet âge de la retraite aussi tardivement,
03:13il y a plein d'associations qui ne retrouveront pas de gens disponibles.
03:17Parce que vous savez, les années, je me rencontre moi aussi,
03:19chaque année qui passe, c'est une année qui compte physiquement, intellectuellement.
03:23Donc ma grande crainte, c'est qu'aussi, on assèche complètement le mouvement associatif.
03:29Moi, quand je vois déjà Macron qui dit, on va mettre la pension à 1100 euros,
03:35je souhaiterais une chose, c'est qu'il vive un mois avec 1100 euros,
03:40avec son épouse, pour voir ce que ça fait.
03:42Parce que vraiment, c'est déconnecté.
03:44Moi, je pense que les pensions devraient être au minimum à 1500 euros.
03:481500 euros, c'est un minimum pour commencer à vivre.
03:52Je ne dis pas à bien vivre, mais au moins à vivre décemment.
03:55Pas de pension en dessous du fil, 4000 euros brut.
04:02Une retraite décente, c'est quand même pouvoir se nourrir en premier,
04:06s'habiller et puis aussi avoir un petit peu de dérivatifs.
04:09On ne demande pas grand-chose, mais enfin, au moins vivre.
04:13Puis pour se soigner, il faut avoir de l'argent aussi.
04:15Parce qu'en ce moment, c'est les dents.
04:17Vous voyez, on est dans une période où on nous enlève les dents.
04:20Alors, je peux vous dire que les mutuelles ne remboursent pas beaucoup.
04:25On demande beaucoup de choses depuis de nombreuses années
04:28pour vivre vraiment correctement et on ne nous entend pas.
04:33Ce serait meilleur si on ne prenait pas encore des pigeons.
04:37Ben voilà.
04:38On a 300 euros de plus.
04:39Mais on la jura là.
04:40Oui, 300, ça irait bien.
04:43Ça irait bien.
04:46Bonne main-vive.
04:47Merci.

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