00:00C'est un métier super intéressant, mais je savais aussi quand je suis rentré qu'on pouvait partir à la
00:03retraite à 55 ans.
00:09Quand je suis rentré en 1985, mes collègues partaient à la retraite à 55 ans.
00:12Ils se remettaient à faire du sport, ils voyagaient, ils étaient en pleine forme.
00:16Et franchement, on se disait, c'est dur, c'est dur, mais à 55 ans, je me tire de là
00:19et j'aurai une belle vie.
00:20Il nous reste à vivre intéressant.
00:22Aujourd'hui, c'est dur, c'est dur, et quand je vais partir à la retraite, je vais tomber malade
00:25et il y a une grande chance pour que je meure.
00:27Moi, je ne me retrouve pas dans ce projet, je ne me retrouve pas dans l'hôpital que j'ai
00:31connu,
00:31je ne me retrouve même pas dans ce projet social qui était le projet français de faire attention à la
00:35population et au peuple.
00:36J'ai l'impression vraiment de me faire voler, comme la plupart des salariés, la plupart des gens qui sont
00:41ici en manifestation.
00:42Et en plus, d'être pris pour un imbécile, comme la plupart des Français, et d'être touché par une
00:46forme d'indignité,
00:47du style, vous n'êtes qu'un outil, on vous prend, on vous éluise et on vous jette quand vous
00:50êtes totalement usé.
00:51C'est un tout petit président Macron, parce qu'il n'a aucune idée de ce que ça veut dire
00:55que finalement être français,
00:57d'être président d'un pays qui a illuminé le monde par ses idées progressistes,
01:00par ce qui a été mis en place à la fin de la Seconde Guerre mondiale,
01:02tout le soutien qui a été apporté de la population en termes de santé, d'éducation, de justice,
01:08c'était ça être français, c'était vivre dans une société pacifiée, rieuse et gai.
01:12Il faut renvoyer cet étranger chez lui, c'est-à-dire dans une banque en Suisse ou aux États-Unis.
01:17C'est sa place, mais ce n'est pas sa place ici.
01:20Sous-titrage Société Radio-Canada