00:00J'ai vu des factures qui ont circulé, qui ont triplé, quadruplé, quintuplé.
00:04Ça c'est pour le meilleur des cas, quand il y a eu les aides de l'Etat.
00:08Mais quand il n'y a pas d'aide parce qu'on ne coche pas tous les critères,
00:11on se retrouve avec des factures de 10 000 euros et des choses insurmontables.
00:15Tous ceux qui ont des grosses consommations, c'est forcément les boulangers
00:17qui ont été plongés dedans comme une grenouille dans l'eau chaude.
00:20Ah oui, ils sont là.
00:21Le bouclier ou la mort ! Le bouclier ou la mort !
00:23Il y en a qui me disent, le jour où la baguette sera à 3 euros,
00:26peut-être que les gens vont se réveiller, les gens ne vont pas arrêter de manger du pain.
00:29Donc non, ils ne vont pas arrêter de manger du pain,
00:30mais ils vont juste aller l'acheter dans des grandes surfaces
00:33et petit à petit, l'artisanat va couler.
00:35La baguette, ce n'est pas juste un intitulé à l'UNESCO, c'est quelque chose d'important.
00:40Et voilà.
00:41La baguette à l'UNESCO !
00:44Notre en-vendication, c'est le bouclier tarifaire pour tous.
00:48Donc voilà, on veut tous rester en vie.
00:50Il faut savoir qu'au dernier trimestre, il y a plus de 600 boulangeries confirmées en France
00:53et il faut arrêter les catons.
00:55On ne va pas vendre une baguette à 5 euros, ce n'est pas possible.
00:57Vous voyez, moi, je la vends déjà à 1,20 euros, une baguette qui était à 90 centimes.
01:03Je trouve éventuellement que ça fait trop cher pour le panier du client.
01:06Aujourd'hui, en fait, tous les paniers sont appauvris.
01:09Les gens n'ont plus de financement.
01:11Donc à la 15 du mois, les gens, nous, en milieu rural, ils n'ont presque plus d'argent.
01:15Donc il faut aider tout le monde.
01:17Notre combat aujourd'hui, c'est notre combat des artisans, mais aussi des clients.
01:20Donc on est là pour ça, pour sauver aussi le pouvoir d'achat des gens.
01:23Nous, on vient de la ruralité. On est des artisans, on n'est pas des grosses sociétés avec des grosses
01:27trésoreries.
01:28Donc les augmentations de factures vont nous déstabiliser la trésorerie et mettre en péril nos entreprises.
01:33Donc il faut vraiment qu'ils nous entendent.
01:35Je ne dis pas qu'ils ne nous entendent pas, ils nous écoutent, mais ils ne réagissent pas rapide.
01:44Aujourd'hui, on va payer l'électricité deux fois plus cher que l'année dernière.
01:47L'année dernière, on avait payé 35 000 euros.
01:49Cette année, on va être à plus de 75 000 d'après les estimations de l'EDF.
01:52Donc moi, il va falloir que je trouve 40 000 euros.
01:53C'est plus que mon bénéfice de l'an dernier.
01:55Je ne sais pas où je vais les trouver.
01:56Je ne peux pas...
01:58Donc le deuxième levier, ça va être se séparer du personnel.
02:03Donc licenciement pour économiser un peu d'argent, mais ça ne suffira pas.
02:07Aujourd'hui, nos commerces sont en danger, mais pas que les nôtres.
02:11Toute l'économie française est en danger.
02:12Aujourd'hui, si la boulangerie ferme, ça va être le boucher, ça va être le fleurier, ça va être le
02:16pressing.
02:16C'est tout un pan de l'économie qui s'en va.
02:18On ne peut pas laisser faire ça, ce n'est pas possible.
02:21Il faut que quelqu'un se réveille.
02:22Il faut que ça se réveille tout là-haut.
02:24Il faut qu'ils se disent, non, on ne peut pas gérer l'énergie comme ça.
02:28Ce n'est pas possible.
02:34Il faudrait peut-être sortir des tarifs réglementés par l'Europe,
02:37comme l'ont fait certains pays.
02:38On est un des pays qui produisant l'électricité la moins chère du marché avec le nucléaire.
02:42On force EDF à vendre 25% de sa production à perte,
02:46parce que ce sont des tarifs qui ont été fixés en 2012.
02:49EDF, s'ils n'ont pas assez d'électricité, l'achète au prix fort chez les autres.
02:52Donc en gros, même moi, je vais vendre ma baguette à Leclerc pour qu'il la vende plus chère,
02:55ou une autre.
02:56Enfin, c'est démesuré.
03:02Comment voulez-vous qu'ils tiennent, les pauvres boulangers ?
03:05Ils payaient 50 euros le kilowattheure.
03:07Là, c'est 280 euros.
03:09Et ils sont contents.
03:10Nos gouvernants, ils ont réussi à avoir un accord avec les truands
03:14qui revendent l'électricité à ces pauvres gens.
03:19L'électricité, on l'a.
03:21On arrive à la fournir.
03:23Donc on n'a qu'à leur donner.
03:25Et puis l'excédent, ils n'ont qu'à la vendre s'ils veulent.
03:28Mais dans un premier temps, que tous les restaurateurs, tous les boulangers,
03:32tous ces petits métiers qui ont besoin d'électricité pour vivre,
03:36pour fabriquer ça, la baguette,
03:39et bien que ça soit redistribué à eux, dans un premier temps.
03:43Oh mais non !
03:45Le marché européen de l'énergie, c'est ce qui fait aujourd'hui
03:48que les artisans se retrouvent avec des factures
03:51multipliées par 3, 4, voire 10.
03:53C'est-à-dire qu'on est sur des prix totalement spéculatifs
03:56qui ne correspondent à rien et qui ne correspondent pas
03:58au coût de production réelle de l'électricité en France comme en Europe.
04:02Et donc la solution, comme vous me le disiez,
04:04la solution, c'est de sortir de ce marché européen de l'énergie.
04:06C'est ce que je me bats dans la commission énergie au Parlement européen
04:08pour qu'on sorte de ce marché et qu'on récupère le contrôle,
04:12le contrôle public de la production et la distribution d'électricité en France.
04:17Donc nous nous battons pour retrouver un monopole public de l'énergie
04:21qui permettra d'avoir des tarifs réglementés,
04:23aussi bien pour nos artisans, nos TPE, nos collectivités et les ménages.