00:00On risque notre vie pour venir avoir la vie meilleure en France, mais tel n'est pas le cas.
00:04Une fois en France, les gens nous considèrent comme des bandits, nous ne sommes pas des bandits.
00:08On a quitté chez nous pour venir ici, pour avoir une vie meilleure.
00:24Je suis venu en France parce que j'aime la France.
00:27Je suis venu ici pour étudier, en plus améliorer ma langue française, en plus de connaître ce que je ne
00:34savais pas avant.
00:35L'arrivée du JO, parce que c'est à cause de ça, il veut nous délocaliser du Paris.
00:41Nous, le JO, on ne veut pas accepter, on veut vivre à Paris, rester à Paris, travailler à Paris en
00:46plus de servir la nation.
00:55Il y a une jauge pour la nuit avec 100 personnes qui sont autorisées à dormir sur place.
01:00C'est bien parce qu'il y a à peu près 70 non hébergés, 70 jeunes qui sont à la
01:04rue, qui du coup peuvent dormir à l'intérieur toutes les nuits,
01:07avec les délégués du collectif et quelques soutiens.
01:10Et pendant la journée, il y a 200 personnes qui sont autorisées à venir dans le lieu pour s'organiser,
01:15pour faire des âgés, pour faire des rassemblements.
01:17Et donc du coup, là, ça permet que tous les jeunes qui sont encore dans les gymnases puissent venir sur
01:21le lieu et puissent s'organiser.
01:23Et voilà, continuer à apporter leurs revendications sur le logement, sur la santé, sur le droit à l'éducation, sur
01:28le droit au transport et sur la reconnaissance de leurs minorités.
01:36Il y a les gens qui se mobilisent, les syndicats qui sont de notre côté, les associations, les différents collectifs
01:41de militants, ils sont de notre côté, ils nous soutiennent tous les jours.
01:45Moi, je me dis que c'est un espoir, ça fait revivre.
01:48Parce que là, s'il y a des soutiens, des gros syndicats et des députés aussi qui s'intéressent à
01:55la lutte,
01:55Moi, je me dis que ça me donne de l'espoir aussi dans les jours à venir, qu'on peut
01:59y arriver un peu sans jeu ce système, si on est solidaires entre nous, si on a la cohésion aussi.
02:11C'est important de donner de la force, parce que le traitement et la situation des militants d'accompagnés aujourd
02:17'hui en France, il est absolument inhumain.
02:19Et c'est extrêmement important de participer à ce genre de manifestation, parce que ça permet de donner de la
02:23visibilité.
02:23Et plus on est, plus on fait du bruit.
02:26Et c'est hyper important de s'engager, peu importe en fonction du temps qu'on a, mais il faut
02:31participer à ce genre de manifestation, parce que c'est vraiment pas très compliqué, il suffit de descendre dans la
02:35rue.
02:36Le camp, le camp, le camp, le camp, le camp, le camp !
02:44C'est un lieu symbolique, la maison des métallurgistes, qui a été investie par ces jeunes.
02:50Et donc, on voulait leur dire qu'ils sont les bienvenus aussi.
02:52C'est un lieu qui appartient à la ville de Paris, mais qui héberge également des locaux syndicaux de la
02:58CGT.
02:58Et on s'est engagé à leur apporter un soutien non seulement politique, mais également logistique.
03:04Nettoyage social, c'est vraiment atroce.
03:07Effectivement, il y a une chasse à la précarité.
03:10Quand on est précaire, on essaie de faire sa vie en lien avec des associations de solidarité à Paris.
03:15Et on n'a pas vocation d'être chassés ailleurs, puisqu'ils ont commencé à faire leur vie ici, à
03:21Paris.
03:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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