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  • il y a 2 semaines
Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau a annoncé une nouvelle loi immigration... avant même de pouvoir mesurer les effets de la précédente. On fait le point avec Cyprien Caddéo.

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Transcription
00:00C'est-à-dire qu'il va y avoir une nouvelle loi immigration, pour parler clairement ?
00:03Il faudra une nouvelle loi immigration pour adapter un certain nombre de dispositions.
00:08Et je me permets de prendre quelques minutes pour les expliquer.
00:10À quelle échéance ?
00:11Bruno Retailleau a par exemple mis sur la table une proposition qui doit permettre de faciliter
00:20la prolongation de détention des étrangers en situation irrégulière
00:25qui présente des profils dangereux dans les centres de rétention administratifs.
00:30Il propose que les profils les plus dangereux puissent être maintenus en détention,
00:35non pas au maximum 90 jours comme c'est le cas aujourd'hui, mais jusqu'à 210 jours.
00:40Pour le faire, on a besoin d'une loi.
00:42Ça passe par du législatif, ce n'est pas du réglementaire.
00:45Et donc on présentera ces propositions législatives plus tôt en début d'année 2025.
00:50Et on ne s'interdit pas, au sein de ces propositions législatives, d'y mettre d'autres dispositions
00:57qui, encore une fois, nous apparaîtraient au sein du gouvernement
01:00et avec les discussions qu'on aura avec les groupes parlementaires,
01:03comme utiles pour protéger les Français.
01:05Il ne doit y avoir, n'est-il à la trousse, aucun tabou en matière de protection.
01:09Juste, vous êtes en train de nous dire qu'il y aura une nouvelle loi immigration début 2025,
01:15notamment pour augmenter la durée de détention dans les centres de rétention administratifs.
01:19C'est une annonce ?
01:20C'est précisément ce que je viens de vous dire.
01:22Et on ne s'interdit pas de réfléchir à d'autres dispositions qui pourraient être proposées dans cette loi.
01:28Ça se fera dans le cadre de discussions au sein du gouvernement.
01:31Ça se fera dans le cadre de discussions avec les groupes parlementaires, à l'Assemblée et au Sénat.
01:38Mais quels pistes ? Est-ce que vous pouvez nous citer un ou deux exemples
01:39de ce qui pourrait aussi être dans cette loi en début d'année, à l'étude ?
01:42Aujourd'hui, on parle essentiellement de la prolongation de la durée de détention
01:46dans les centres de rétention administratifs.
01:48Nous n'avons pas pris de décision supplémentaire.
01:52Il y a trop de mots dans la phrase.
01:56Alors, je ne sais pas si vous avez vu, mais on a eu un changement de micro en scred pendant
01:59la vidéo.
02:00J'espère que du coup, c'est mieux pour vous le son.
02:03Moi, j'ai un meilleur retour.
02:04Donc, j'espère que pour vous, c'est pareil.
02:09Donc, transition, non pas écologique.
02:12Donc, pour le gouvernement, la priorité, vous avez compris, ce n'est pas l'environnement,
02:16c'est une nouvelle loi immigration.
02:18Donc là, vous avez écouté Maud Bréjon sur BFM TV.
02:20Maud Bréjon qui est donc macroniste et la porte-parole du gouvernement de Michel Barnier.
02:26Pourquoi je vous montre ça ?
02:28Eh bien, parce que c'est quand même...
02:32Alors, pourquoi ?
02:33Parce que c'est le premier effet de la nomination de Bruno Retailleau au ministère de l'Intérieur.
02:39Une des conditions de sa nomination, c'était que Bruno Retailleau puisse porter une nouvelle loi immigration.
02:46Bruno Retailleau étant un des auteurs de la première mouture de la loi immigration.
02:51Donc, vous vous souvenez qu'on a quand même passé une loi immigration en janvier dernier, janvier 2024.
02:57Cette loi immigration, elle avait été largement pas mieux le son, mais l'essentiel est le message et les infos.
03:03Eh bien, je vais essayer de m'en tenir à ça.
03:07Désolé pour du coup la qualité.
03:11Donc, en janvier, il y avait une loi immigration qui a été passée.
03:14Et la première mouture de cette loi immigration, elle avait été largement écrite par les sénateurs LR.
03:21Dont Bruno Retailleau qui, à l'époque, était le patron des sénateurs, les républicains, au Sénat.
03:29Et cette version de la loi immigration, elle était très très très dure.
03:33C'était probablement la loi la plus xénophobe depuis Pétan.
03:36Où il y avait la suppression de l'AME, il y avait la réduction du nombre d'étudiants étrangers, il
03:45y avait en fait la préférence nationale, tout simplement.
03:47Et cette loi-là avait été retoquée par le Conseil constitutionnel, non pas sur des arguments de fond.
03:55Le Conseil constitutionnel n'a jamais dit, non, on ne peut pas faire ça, c'est au contraire à notre
03:59loi fondamentale.
04:01Ils avaient, ou au droit de l'homme, ou tout ce que vous voulez.
04:03Le Conseil constitutionnel avait dit, ce sont des cavaliers législatifs, c'est-à-dire des textes, des amendements, qui n
04:08'ont rien à faire là, sur l'objet de la loi.
04:12Donc, ils avaient nettoyé le texte, et donc la loi immigration telle qu'elle a été adoptée en janvier était
04:19déjà dure, c'était la loi d'Armanin en gros, elle était déjà dure, mais moins dure que la version
04:24de Bruno Retailleau.
04:25Cette fois, le ministre intérieur, ça ne vous a pas échappé, c'est plus d'Armanin, c'est encore pire,
04:28c'est Bruno Retailleau.
04:29Donc, lui, il veut revenir avec son texte initial, texte qui, par ailleurs, et je vais y venir, qui était
04:36soutenu par, enfin, était à demi-mot adoubé par l'ERN.
04:41L'ERN veut faire pire encore, mais l'ERN est en mode, bon, ça va dans le bon sens, quoi.
04:46Cette loi immigration, déjà, une première dinguerie, c'est qu'on a eu un débat de trois mois l'an
04:51dernier, entre octobre et même plus, entre septembre, et vraiment, ça a pourri tout 2023, en fait, de mémoire.
04:58On a eu un long débat sur la loi immigration qui a largement permis au ERN de rythmer le débat
05:05public, parce que c'est sur ces thèmes que le débat public se structurait.
05:08L'immigration, l'insécurité, tout ce que vous voulez.
05:12Donc, là, on va repartir pour des mois de débat sur ça, donc clairement, cadeau au ERN en termes juste
05:18de débat, d'occupation d'espace médiatique, c'est parfait pour l'ERN qui va se passer.
05:23Et surtout, ce qui est fou, c'est que ce serait la 29e loi immigration en...
05:32Quand quelqu'un dit une nouvelle loi immigration, c'est peut-être une loi qui va assouplir celles qui viennent
05:35d'être votées.
05:36Non.
05:36Quand tu écoutes ce que dit Maud Bréjean, pas du tout.
05:39C'est une loi qui va plus dur.
05:42Bruno Retailleau, il est dans la nostalgie de la loi qu'il aurait aimé passer il y a un an,
05:46et cette loi-là était, comme je l'ai dit, bien plus dure.
05:48Alors, donc, et puis, je vais venir aussi sur la question du rapport de force à l'Assemblée, mais c
05:53'est aussi une donnée.
05:55Ce qui est fou, c'est qu'on a passé une loi immigration en janvier dernier, quoi.
05:59Et donc, qu'est-ce que ça veut dire ?
06:01À quoi riment ces lois immigration si on en passe depuis 40 ans une trentaine,
06:05et que là, on en passe une tous les, même pas tous les ans, tous les 6 mois, tous les
06:098 mois ?
06:10C'est-à-dire que la loi immigration qui a été passée, au-delà de son contenu,
06:14la loi immigration qui a été passée en janvier 2024, on n'a aucun recul sur ses effets.
06:19On est bien d'accord ?
06:20Il n'y a pas eu d'étude d'impact.
06:22C'est-à-dire, une loi, il faut, avant de la réformer ou de l'évaluer,
06:25une loi, il faut pouvoir l'évaluer précisément.
06:27Et là, on va avoir un moment où la loi immigration de janvier 2024, on ne sait pas ce qu
06:32'elle a fait.
06:32On ne sait pas si elle a produit...
06:34Admettons, l'objectif de cette loi est de réduire l'immigration.
06:36Je ne dis pas que je suis pour, évidemment, mais prenons les homos.
06:39C'est leur objectif.
06:40Est-ce que cette loi a permis de réduire l'immigration ?
06:41On n'en sait rien.
06:42Ils sont déjà en train de passer une nouvelle.
06:44Enfin, c'est quand même une dinguerie, cette espèce d'inflation législative.
06:46Ce qui prouve que leur idée, ce n'est pas de passer des lois pour qu'elles aient des effets.
06:51C'est de passer des lois pour avoir un impact sur le débat public
06:55et brosser l'électorat et le RN dans le sens du poil.
07:00Parce que je rappelle le contexte.
07:03Il y a une partie de la dernière loi immigration qui n'a pas été appliquée,
07:05car il n'y a pas eu de décret d'application.
07:06Tout à fait.
07:07Mais une partie a été appliquée.
07:08Et de toute façon, appliquée ou pas appliquée,
07:09il faut évaluer ce qu'il y a.
07:11Encore une fois, il n'y a pas d'étude d'impact.
07:14Et puis là, vous avez écouté le bonheur de la région.
07:17Elle est sur l'immigration, l'individu dangereux.
07:20Il y a eu cette petite musique encore d'étrangers égale danger.
07:27Donc, ce qui est important, c'est que n'oublions pas que ce gouvernement Barnier,
07:31il repose, et sa survie repose sur l'assentiment du Rassemblement National et de Marine Le Pen.
07:39On l'a vu, si vous étiez là la semaine dernière, on avait fait un point sur la motion de
07:42censure qui n'était pas passée.
07:44Si le gouvernement Barnier n'a pas été censuré, c'est parce que le RN ne l'a pas censuré.
07:47Et ça va être ça jusqu'à la fin.
07:49Le jour où le RN se retourne contre le gouvernement, ciao Barnier.
07:52Donc, il faut donner des gages au RN pour ne pas que le RN te censure.
07:56Et quoi de mieux qu'une loi immigration ?
07:59Que le RN dira trop laxiste, de toute façon, c'est son intérêt de le dire.
08:02Mais le RN dira, ça va dans le bon sens, mais il faudrait faire plus.
08:05Le RN a déjà commencé à taper sur le projet de loi de Retailleau en disant,
08:08ah mais oui, il y a des trucs qui ne marchent pas.
08:10Mais en fait, ça va leur donner, je ne sais pas combien de temps le débat va durer,
08:14mais admettons que la loi arrive vers janvier-février 2025,
08:16ce qui est prévu normalement en discussion.
08:18On va avoir trois mois de débats dégueulasses sur les plateaux télé,
08:26sur l'immigration, délinquance, etc.
08:32Quel est le but de ces multiples réunions d'immigration ?
08:34Bonne question.
08:35Le but, à chaque fois, c'est censé être de maîtriser l'immigration.
08:37C'est le terme utilisé.
08:38Mais encore une fois, il y a une inflation législative autour de cette question-là
08:42qui montre qu'au-delà même de vouloir produire des effets,
08:46en fait, on veut surtout occuper l'espace médiatique.
08:49En fait, ils ont identifié que l'immigration est un marqueur dans l'électorat
08:55et donc il faut donner le sentiment qu'on s'en occupe.
08:58Et donc, on fait des lois.
08:59Et du coup, on débat de ça.
09:00En fait, il y a une mystérisation de la question de l'immigration autour de ces lois-là.
09:04Et là, pour le coup, on est à la fois dans la vocation de faire plaisir aux ARN
09:09pour ne pas se faire censurer
09:12et d'occuper l'espace avec une loi qu'on imagine dans l'air du temps
09:17vu que l'électorat serait de droite.
09:19Et on va y venir là-dessus.
09:20Je voudrais juste, avant de continuer, qu'on écoute une deuxième extrait de Maud Bréjon
09:24parce que Maud Bréjon, c'est une bonne porte-parole du gouvernement.
09:27C'est une fonction ingrate où tu es censé défendre quoi qu'il arrive,
09:31ce que fait le gouvernement, même quand c'est des dingueries.
09:35Et Maud Bréjon, il est pas mal là-dessus.
09:36Je pense qu'on va avoir une bonne cliente sur les propos un peu dingues.
09:40Et donc, je voulais vous faire écouter cet extrait aussi.
09:42Bruno Retailleau, est-ce que vous êtes 100% à l'aise avec tout ce qu'il dit,
09:46y compris lorsqu'il dit que l'état de droit n'est pas intangible ?
09:49Vous savez, moi j'entends beaucoup de caricatures à l'encontre de Bruno Retailleau
09:54depuis sa nomination, depuis deux ou trois semaines.
09:57Le Rassemblement national dit, il parle comme un porte-parole de...
10:00Non, mais, attendez, attendez, que dit Bruno Retailleau, encore une fois ?
10:03Bruno Retailleau dit, on doit garantir davantage de sécurité pour le Français
10:07et on doit continuer à reprendre le contrôle des flux migratoires.
10:11Bruno Retailleau est en fait extrêmement lucide.
10:15Et il fait là un constat de bon sens, mais qui est le constat qui, je crois,
10:19a été formulé par une large majorité de Français.
10:21Et vous le voyez, je pense, dans les échanges que vous, vous pouvez avoir aussi.
10:26Et face à ça, il fait des propositions.
10:28Mais pardonnez-moi, Bruno Retailleau, qui a pour mission de garantir la sécurité des Français,
10:34ne va quand même pas devoir s'excuser d'avoir des idées.
10:36Donc vous êtes à l'aise avec tout ce qu'il dit pour répondre à la question d'un bandit.
10:38Et il fait, pardonnez-moi, il fait des propositions sur les trois échelles
10:41qui apparaissent comme pertinentes en la matière, à savoir l'international,
10:46avec un bras de fer qui doit être assumé pour obtenir les laissés-passés consulaires
10:51avec les pays d'origine, au niveau européen,
10:54avec une mise en œuvre la plus rapide possible du pacte asile-immigration
10:57qui doit permettre, je termine, de contrôler davantage les frontières européennes
11:01et des propositions formulées, on y reviendra je pense, sur le niveau national,
11:05qui appelleront de nouvelles dispositions législatives.
11:12Voilà, ça répond à la question qui a été posée tout à l'heure sur
11:14si ça se trouve, cette loi-là sera plus souple que les précédentes.
11:16Vous voyez que non.
11:18Là, Maud Bréjean, elle défend bec et ongle tout ce qu'a dit Bruno Rutaillot,
11:22y compris la phrase qui s'est affichée à un moment pendant son entretien
11:25où elle dit la phrase de « l'état de droit n'est ni intangible ni sacré »
11:31de Bruno Rutaillot, dit « prononcer OJDD hebdomadaire d'extrême droite »,
11:36par ailleurs, le contexte où la phrase a été prononcée n'est pas anodin.
11:42Et elle dit cette phrase qui est magnifique,
11:44« il ne va quand même pas s'excuser d'avoir des idées ».
11:46Alors, ça dépend des idées, on va dire.
11:50Il ne va quand même pas s'excuser d'avoir des idées fascistes.
11:52C'est un peu l'idée.
11:54Enfin, comme si toutes les idées sur l'immigration étaient bonnes à prendre.
12:03Donc, vous voyez que le gouvernement resserre les rangs
12:05et ne démont pas, ne s'éloigne pas de la ligne Rutaillot,
12:11qui sera probablement le cap.
12:13En gros, ce sera le ministre le plus important de ce gouvernement.
12:15Soyons honnêtes, c'est le ministre qui donne des gages à Marine Le Pen.
12:23La différence entre Bruno Rutaillot et Éric Ciotti,
12:27qui est parti rejoindre Marine Le Pen,
12:29même s'il a fondé son propre parti,
12:31c'est devenu un satellite de Marine Le Pen.
12:34La différence concrète entre Bruno Rutaillot et Éric Ciotti,
12:37elle n'existe pas.
12:38Enfin, je veux dire,
12:39Bruno Rutaillot est resté chez les Républicains
12:41uniquement parce qu'il était patron des sénateurs LR
12:44et qu'il n'avait aucun intérêt à quitter le parti vu sa position.
12:48Là où Éric Ciotti risquait son siège
12:50et avait tout intérêt, au niveau de sa circo,
12:53à s'allier avec le RN pour sauver son cul.
12:56Mais pas du tout Rutaillot.
12:58Mais en vrai, il n'y a rien qui les sépare idéologiquement.
13:01C'est la même ligne.
13:02Et donc, ouais, Rutaillot, c'est un...
13:04Et d'ailleurs, le RN ironise en disant
13:06« Mais cool, il parle comme nous,
13:07on a le porte-parole du RN au gouvernement. »
13:10Ce que Maud Bréjean réfute.
13:12Mais en fait, c'est la réalité de ce que dit le RN.
13:16Donc voilà, bref.
13:18« Idem pour Wauquiez qui était le boss d'Ossiotti. »
13:20Ouais, tout à fait.
13:21Pareil, les différences concrètes de ces gens-là,
13:25c'est une question de positionnement des stratégies électorales
13:28qui les séparent, mais ce n'est pas une question de fond.
13:31Ouais, je voulais vous montrer ça du coup
13:34parce que ça me paraissait important.
13:38Et je vais vous montrer un...
13:39Je suis en mode dessin de presse aujourd'hui.
13:41Je voulais vous en montrer deux.
13:43Un dans l'Huma.
13:46Attendez que je le retrouve.
13:48Ouais, c'est bon, j'ai trouvé.
13:50Parce que je le trouve terrible ce dessin
13:52et en même temps tellement juste.
13:55Voilà.
13:56On voit l'immigration 2025
13:58et on voit un balayeur.
13:59Parce que c'est ça qu'on parle en fait
14:01quand on parle de l'immigration.
14:02On parle aussi de travailleurs.
14:05Enfin, voilà.
14:06Il y a cette espèce de lignes discursives
14:09qui est fait entre l'immigration et délinquance
14:10et on oublie de parler de l'immigration et de travail.
14:12Et en fait, les immigrés, c'est ça aussi.
14:15C'est la plupart des petits boulots
14:18qui se font en baladez-vous.
14:19Il suffit de se balader dans n'importe quelle grande ville
14:21et vous voyez qui s'occupe des...
14:24Qui travaille dans le BTP,
14:25qui travaille dans les cuisines,
14:27qui travaille dans le nettoyage,
14:29les éboueurs.
14:30Bah voilà.
14:32C'est souvent les personnes qui suivent l'immigration
14:34et qu'on stigmatise.
14:36Je trouve ce dessin de gros dessinateurs dans l'UMA.
14:39Incroyable.
14:40Enfin, vraiment tragique
14:41et en même temps tellement juste.
14:49Pardon, je suis reparti sur les dauphins.
14:50C'est pas du tout ce que je vous montrais.
14:52Et oui, il y a un autre dessin
14:53qui me fait beaucoup plus rire pour le coup.
14:55C'est ce dessin-là.
14:58Je ne sais pas si vous l'avez vu passer
14:59de Cécile...
15:00Alors, je ne sais plus son nom.
15:01Cécile quelque chose.
15:02J'ai oublié le nom d'assinatrice.
15:03Vous m'excuserez.
15:04Mais voilà, ce dessin en mode
15:05un peu martiné à la plage
15:06me fait beaucoup rire.
15:08Et régime très bien
15:11le rapport de force
15:12et l'équation actuelle
15:14dans laquelle est posé le gouvernement.
15:18Donc bref, vous savez ce qui vous attend.
15:20Là, on a le budget
15:21et puis on sait en janvier
15:23on va avoir une bonne séquence parlementaire
15:27sur une loi immigration.
15:29C'est génial.
15:31Et donc tout ça, évidemment.
15:32En attendant, le climat,
15:34les animaux qui disparaissent,
15:36on s'en fout.
15:37Le problème, c'est les arabes
15:39pour le gouvernement.
15:43Et oui, alors, du coup,
15:44je vais parler de ça
15:44parce qu'il y a un trottin
15:45super intéressant dans le monde
15:46parce qu'au-delà de la question
15:48de rapport de force avec le RN,
15:56je pense qu'il faut...
15:56Ça, c'est la cause conjoncturelle
15:59de pourquoi la Macronie
16:01fait passer une loi immigration
16:02maintenant.
16:04Enfin, elle veut en passer une nouvelle.
16:05Au-delà de ça,
16:06et ce qui explique aussi
16:07la droitisation de la Macronie
16:09depuis 2022, on va dire,
16:13même pas avant,
16:14mais 2022, ça, c'est vraiment...
16:15Il y a vraiment une bascule claire.
16:17Ce qui explique ça aussi,
16:18c'est le...
16:19Comment dire ?
16:20C'est le...
16:21La Macronie, c'est un truc
16:22un peu souple.
16:23C'est-à-dire,
16:23ils sont un peu une girouette,
16:25c'est ce qu'on appelle
16:26l'extrême-centre,
16:27une des caractéristiques
16:29de l'extrême-centre,
16:30telles que définies
16:31par l'historien Pierre Cernat
16:32qui a popularisé le terme.
16:35C'est que c'est une girouette,
16:36c'est le girouettisme,
16:37ce qu'on appelle.
16:37En gros, ils suivent le sens du vent.
16:39Le pari de la Macronie,
16:41c'est que le...
16:45Comment dire ?
16:46Que l'opinion publique
16:48est à droite.
16:49Et que la France est de droite.
16:51Et donc,
16:51comme la France est de droite,
16:53il faut faire des politiques de droite.
16:56Non pas que ça les heurte de le faire,
16:58c'est pas des gauchistes contrariés,
16:59on est bien d'accord.
17:00Mais c'est un des paris qui est fait.
17:02Par exemple,
17:02ce qu'on entend
17:04dans le discours de Maud Bréjon,
17:07c'est de dire
17:08« Ben ouais, l'immigration,
17:09mais ils proposent des choses
17:09sur l'immigration,
17:10mais vous voyez bien
17:11que les gens veulent des mesures
17:11sur l'immigration. »
17:13Et en plus,
17:13elle ne le dit pas comme ça,
17:14mais sous-entendu,
17:15il y a 11 millions de gens
17:15qui ont voté pour l'ORN,
17:16il faut bien que ces gens-là,
17:17on les récupère,
17:17on leur parle.
17:18Et pour leur parler,
17:19il faut flatter
17:22leur réflexe xénophobe
17:23et passer une loi xénophobe.
17:25C'est ce qu'elle dit
17:27en façon implicite.
17:28C'est ce qu'elle dit.
17:28C'est ce qu'elle dit.
17:28Sous-titrage Société Radio-Canada

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