- il y a 3 semaines
Après le succès et l'engouement des jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, retour sur les JO dans la culture populaire. Avec Marie-George Buffet, ancienne ministre communiste de la Jeunesse et des Sports; Nicolas Ksiss, historien du sport. Un débat en partenariat avec le Musée d'Histoire Vivante.
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00:00:00Pas toi, pas toi, pas toi
00:00:01T'es confié
00:00:02Pas toi, pas toi, pas toi
00:00:09T'es enfin chez toi
00:00:12Tu te poses sur le canapé
00:00:14T'allumes l'ordi
00:00:16T'as un message instantané
00:00:18Eh salut l'ami, c't'est vraiment très sexy
00:00:20On pourrait faire connaissance, je cherche un plan pour la nuit
00:00:22Quand j'ai vu ton profil, j'suis tombé direct amoureux
00:00:25Du coup j't'envoie une toffe de moi, ma teub et un coeur bleu
00:00:28Est-ce que j'ai l'plus aimé chez toi ?
00:00:29C'est ton regard de chienne
00:00:31Qui attendrait d'bouffer depuis au moins une semaine
00:00:33J'suis sûre que t'es du genre, à dîner étoilé
00:00:36Mais moi j'payerai même pas pour dénâme à volonté
00:00:38Parce que t'en vaut pas la peine
00:00:40Parce que non t'es comme les autres
00:00:41J'ai vu que t'avais lu, mais bien sûr tu fais la mort
00:00:44Parce que tu crois au-dessus
00:00:45Tu t'es pris pour Rihanna
00:00:46Quand j'ai en bas dans ta rue
00:00:48On verra ce que tu feras
00:00:51Souffle, serre les dents
00:00:53Comme mon dab, tu te tailles
00:00:56Souffle, sois prudente
00:00:58Marche dans le couloir d'un côté
00:01:00T'es une bouffe
00:01:01C'est devenu courant
00:01:03De l'entendre
00:01:04Trois fois par journée
00:01:05Un gentil
00:01:07Peut devenir méchant
00:01:08Faut pas croire au Disney
00:01:11Faut pas croire au Disney
00:01:12Faut pas croire au Disney
00:01:16Faut pas croire au Disney
00:01:17Faut pas croire au Disney
00:01:25Faut pas croire au Disney
00:01:27Faut pas croire au Disney
00:01:28Faut pas croire au Disney
00:01:28Faut pas croire au Disney
00:01:29Faut pas croire au Disney
00:01:29Faut pas croire au Disney
00:01:31Faut pas croire au Disney
00:01:31Faut pas croire au Disney
00:01:33Faut pas croire au Disney
00:01:34Faut pas croire au Disney
00:01:37Faut pas croire au Disney
00:01:39Faut pas croire au Disney
00:02:09Sous-titres par Jérémy Diaz
00:02:38Sous-titres par Jérémy Diaz
00:03:07Sous-titres par Juanfrance
00:03:28Sous-titres par Jérémy Diaz
00:03:49Sous-titres par Jérémy Diaz
00:04:06Sous-titres par Jérémy Diaz
00:04:39Sous-titres par Jérémy Diaz
00:04:41T'en sais rien, oh oh t'en sais rien
00:04:45Jusqu'où tiendra le mirage, l'illusion que tout va bien
00:04:49Mais t'en sais rien, oh oh t'en sais rien
00:04:53Tu souris comme une image, est-ce au diable au sein
00:04:57Le faux comme une flèche qu'on décoche, laisse ce qui tenterait une approche
00:05:06Mais jusqu'ici tout va bien
00:05:11D'ici on ne voit rien, jusqu'ici tout va bien
00:05:19D'ici on ne voit rien, ici on ne voit rien
00:05:27Tu en joues des ombres chinoises, des ombres chinoises, des nuits à crier au loup
00:05:36Tu t'en fous, ouais, tu t'en fous, ouais, tu t'en fous
00:05:40Pleine et l'ardoise, le dupe c'est toi avant tout
00:05:43Le faux comme une flèche qu'on décoche, laisse ce qui tenterait une approche
00:05:52Mais jusqu'ici tout va bien
00:05:57D'ici on ne voit rien, jusqu'ici tout va bien
00:06:05D'ici on ne voit, d'ici on ne voit, d'ici on ne voit rien
00:06:15Tout va, rien ne se voit, tout va, rien ne se voit
00:06:30D'ici on ne voit, d'ici on ne voit, d'ici on ne voit rien
00:06:40Jusqu'ici tout va bien, d'ici on ne voit, d'ici on ne voit, d'ici on ne voit,
00:06:58d'ici on ne voit rien
00:07:05Jusqu'ici tout va bien, d'ici on ne voit, d'ici on ne voit, d'ici on ne voit
00:07:14rien
00:07:17Jusqu'ici tout va bien
00:07:34Jusqu'ici tout va bien
00:08:19Jusqu'ici tout va bien
00:08:32Jusqu'ici tout va bien
00:08:50Jusqu'ici tout va bien
00:09:03Jusqu'ici tout va bien
00:09:30Jusqu'ici tout va bien
00:10:43Jusqu'ici tout va bien
00:10:44Jusqu'ici tout va bien
00:10:46Jusqu'ici tout va bien
00:10:57Jusqu'ici tout va bien
00:11:03Jusqu'ici tout va bien
00:11:19Jusqu'ici tout va bien
00:11:26Jusqu'ici tout va bien
00:11:27Jusqu'ici tout va bien
00:11:44Jusqu'ici tout va bien
00:11:48Jusqu'ici tout va bien
00:11:53Jusqu'ici tout va bien
00:12:09Jusqu'ici tout va bien
00:12:10Jusqu'ici tout va bien
00:12:22Jusqu'ici tout va bien
00:12:37Jusqu'ici tout va bien
00:12:46Jusqu'ici tout va bien
00:12:47Jusqu'ici tout va bien
00:12:59Jusqu'ici tout va bien
00:13:01Jusqu'ici tout va bien
00:13:13Jusqu'ici tout va bien
00:13:16Jusqu'ici tout va bien
00:13:25Jusqu'ici tout va bien
00:13:43Merci.
00:14:13Bonjour à tous, bonjour à toutes.
00:14:17Bienvenue à cette 89e fête de l'Humanité et bienvenue sur l'Agora de l'Humanité, l'espace central de
00:14:26débat de la rédaction de l'Humanité.
00:14:29Alors ce week-end, on vous a préparé un programme absolument exceptionnel. Les journalistes de l'Humanité vont se succéder
00:14:36tout le week-end pour vous faire découvrir des sujets, découvrir des intervenants.
00:14:43On va essayer de traiter toutes les questions brûlantes du moment. On va parler justice sociale, féminisme, solidarité internationale.
00:14:51On parlera évidemment avenir de la gauche dès tout à l'heure à 17h avec Lucie Casté et demain dans
00:14:58une grande après-midi autour des responsables du nouveau Front populaire.
00:15:03On parlera aussi lutte contre l'extrême droite, reconquête des classes populaires, mais aussi de sport, de santé, d'éducation
00:15:10avec des personnalités importantes, des personnalités du monde politique.
00:15:15Tous les responsables de la gauche seront sur cet agora à travers le week-end. Les responsables des groupes à
00:15:22l'Assemblée. Nous aurons aussi Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT.
00:15:27Du monde associatif aussi avec Henriette Steinberg, la secrétaire générale du Secours populaire.
00:15:32On aura aussi un programme humoristique, puisque ce soir vous aurez la chance d'assister à la carte blanche à
00:15:40Guillaume Meurice, qui est exclu de France Inter, mais qui est le bienvenu à la fête de l'humanité.
00:15:47Nous aurons donc tout à travers le week-end des moments très forts avec des grandes personnalités nationales.
00:15:53Nous accueillerons dimanche Dominique de Villepin, l'ancien ministre des Affaires étrangères.
00:15:59Et nous accueillerons une star internationale qui nous fait le grand plaisir de revenir sur la fête de l'humanité
00:16:05après 30 ans.
00:16:07C'est Angela Davis qui sera avec nous demain.
00:16:13Voilà, vous pouvez retrouver le programme complet sur la vache derrière vous et aussi sur le site de l'humanité.
00:16:21Vous savez que le site de l'humanité, l'an dernier ici, on avait annoncé la révolution numérique de l
00:16:27'humanité, un nouveau site, une nouvelle appli.
00:16:30Un an plus tard, on est très heureux de vous annoncer que l'audience de l'humanité a fortement cru
00:16:37depuis un an.
00:16:38Le site internet a multiplié par 4 le nombre de gens qui s'y connaissent tous les jours, connectent tous
00:16:44les jours, pardon.
00:16:45Donc nous allons continuer dans cette voie.
00:16:47Je vous invite à consulter le site tout le week-end. Vous aurez des retransmissions de débats si jamais vous
00:16:53ne passez pas les 3 jours avec nous.
00:16:56Mais tout de suite, nous allons passer à notre premier débat.
00:17:01Cet après-midi, les JO dans la culture populaire, nous allons accueillir Marie-Georges Buffet, qui est ancienne ministre des
00:17:11Sports, bien connue, du public de la fête.
00:17:16Nicolas Xys, qui est journaliste. Philippe Sud, responsable du club sportif.
00:17:23Et nous espérons avoir la présence pendant ce débat de Shekri Mbukli, qui malheureusement, vous le savez, il y a
00:17:30beaucoup de monde autour de la fête.
00:17:31Donc elle est pour l'instant bloquée dans les embouteillages.
00:17:35Mais on espère qu'elle va nous rejoindre.
00:17:36La judokate française médaillée olympique à Paris cet été.
00:17:43Je vous laisse en compagnie de nos intervenants et de l'érixeur de l'humanité, du sport de l'humanité.
00:18:16Allo.
00:18:24Bonjour tout le monde.
00:18:27Je vais vous faire une petite introduction, puis après nous allons parler un peu d'héritage culturel des JO, héritage
00:18:33sportif, héritage de beaucoup de choses.
00:18:35Savoir qu'est-ce qui restera de ces JO et ce qu'ils vont servir à quelque chose.
00:18:41Cette fois-ci, les JO, les JOP sont bien terminés.
00:18:44La parenthèse enchantée, je pense que vous en avez entendu parler, s'est refermée.
00:18:48Enfin, pas tout à fait.
00:18:49Demain, samedi, dans l'après-midi, la fête voulue par le président de la République continue avec le défilé de
00:18:54centaines d'athlètes tricolores.
00:18:57Défilé pour les athlètes ou pour lui, on ne sait pas.
00:19:00Mais au-delà de cette récupération politique, quel héritage culturel sportif ?
00:19:05Quel avenir pour le sport français, pour les sportifs, du simple amateur aux sportifs de haut niveau ?
00:19:10Quelle politique pour faire que la France devienne enfin une nation de sport, de sportifs à la culture sportive ?
00:19:17C'est important la culture sportive, ce qui nous manque parfois.
00:19:20Quel héritage pour la nation dans son ensemble laisseront ces JO et ces JOP ?
00:19:24Des moyens, des infrastructures, une politique du sport à l'école, notamment, ça en fait partie.
00:19:30Des moyens pour que les clubs, nous en représentant ici, puissent accueillir ces nouveaux licenciés, enfin espérés.
00:19:39Enfin, qu'est-ce qu'il reste, puisque c'est le thème de ce débat, de ces JO et JOP
00:19:43dans la culture populaire ?
00:19:44Ma première question, on va aller vers la culture, pour changer.
00:19:48Que représentent ces JO dans la culture populaire, d'après vous ?
00:19:55Thomas Le Goff, je travaille au Musée de l'Histoire Vivante, qui est un musée d'histoire ouvrière.
00:19:59Et dans ce cadre, on a proposé une exposition sur le sport populaire en banlieue parisienne.
00:20:03Et à partir de cette initiative, je vais aussi raconter comment les acteurs culturels se sont immiscés dans ces Jeux
00:20:09Olympiques,
00:20:10pendant les Jeux Olympiques et aussi en amont.
00:20:13Donc les politiques culturelles, le ministère de la Culture, c'est attelé à la tâche.
00:20:19Le ministère aussi de l'Éducation, pour développer les valeurs des JO, mais aussi avoir une démarche de réflexion.
00:20:28Il y a aussi énormément de financements publics sur la création artistique, pour mettre la culture, l'art et les
00:20:36sports ensemble.
00:20:37Et ça, on l'a vu avec le point d'or qui a été la cérémonie, les cérémonies, mais surtout
00:20:43la première, où la culture a été largement mise en avant.
00:20:46Mais on l'a vu aussi avec plein d'initiatives locales, menées par les collectivités territoriales, les associations, etc.
00:20:54La culture populaire, elle a été défendue dans cette cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques.
00:21:01On l'a vu à différents endroits, avec des moments comme par exemple la sortie de ces figures féminines et
00:21:08féministes de l'eau,
00:21:10avec notamment une Louise Michel, alors que ça n'a pas fait plaisir à tout le monde, cette médiatisation de
00:21:15Louise Michel dans ses Jeux Olympiques.
00:21:18Mais en tout cas, il y a eu une valorisation de cette culture populaire. Est-ce qu'il va rester
00:21:23grand-chose après les Jeux Olympiques ?
00:21:25Je ne sais pas, mais c'est vrai que pendant quelques années et pendant quelques mois, il y a eu
00:21:29un resserrement des liens entre culture et sport.
00:21:32Et c'est un moment aussi qui a été important pour la connaissance du sport, la réflexion sur le sport.
00:21:37Nous, on a fait une exposition sport, mais vous avez vu sans doute qu'il y a eu énormément d
00:21:43'expositions, par exemple, sur le sport.
00:21:44J'en comptais 35 seulement à Paris. Et la limite à cela, donc il y a le temps, est-ce
00:21:50que ça se poursuivra ?
00:21:51Il y a aussi une limite géographique. Si on regarde les différentes initiatives qui ont été portées en France, on
00:21:56voit très bien qu'il y a quand même,
00:21:58c'est très lié à Paris et l'île de France. Il y avait un label qui s'appelait Olympiades
00:22:03culturelles et qui permet à travers une cartographie
00:22:05de voir qu'en fait, la majorité des initiatives se trouvent à Paris et en île de France.
00:22:16Alors, donc, pour l'instant, pour l'héritage, aucune, aucune nouvelle.
00:22:20Donc, j'aurais posé la même question à Marie-Georges. Quel héritage pour ces JO?
00:22:24Qu'est ce qu'on peut espérer? Qu'est ce qu'on devrait espérer? Et qu'est ce qui va
00:22:28se passer?
00:22:29Si va se passer quelque chose?
00:22:30Il ne se passera rien. La flamme sera éteinte, la flamme olympique, si nous ne ménons pas un combat.
00:22:43Un combat pour que l'accès à la pratique sportive soit reconnu comme un droit fondamental.
00:22:49Le sport contribue au bien-être physique et psychique des individus. Il contribue au rapport entre les individus, aux liens
00:23:01sociaux, aux rapports internationaux.
00:23:04Mais le sport reste quelque part quelque chose d'apolitique.
00:23:12Quand vous regardez les différentes élections qui se déroulent présidentielles ou législatives, le sport ne fait pas l'objet d
00:23:19'une confrontation entre des candidats ou candidates de droite ou de gauche sur quel est l'avenir du sport en
00:23:27France.
00:23:28Comment donner au sport les moyens de répondre au fait que chacun et chacune doivent bénéficier de ce droit fondamental?
00:23:35Alors, j'ai envie de dire au lendemain de ces JOP qui ont été magnifiques et je veux particulièrement insister
00:23:42sur les Jeux Paralympiques qui ont donné à voir.
00:23:46Tout simplement de ces sportives et sportives sans ajouter d'adjectifs qui n'ont pas lieu d'être des sportifs
00:23:52et des sportifs.
00:23:54Je pense qu'il faut se lever et mener un grand combat pour que le budget 2025 ne soit pas,
00:24:01comme l'a annoncé la ministre des missionnaires, un budget en perte de 11% le lendemain des JOP, mais
00:24:08un budget qui soit au niveau de 1% du budget de l'État.
00:24:11Les hommes et les femmes de la culture ont su à une époque se mobiliser pour dire la culture mérite
00:24:181% du budget de l'État.
00:24:20Eh bien, je pense qu'il faut que nous ayons le même combat politique, la même mobilisation pour qu'il
00:24:26y ait des moyens pour le sport.
00:24:27Et quand je dis le sport, au centre de l'accès à la pratique sportive dans notre pays, il y
00:24:35a le club et les bénévoles.
00:24:37J'ai vu plein d'articles dans la presse qui disaient que suite au JOP, tant mieux, magnifique, des tas
00:24:43de gamins, gamines, des tas d'hommes et de femmes ont envie de pratiquer le sport, ont envie de se
00:24:50tourner vers un club sportif.
00:24:52C'est formidable. Encore faut-il que le club, ses encadrants, ses bénévoles, ait les moyens de les accueillir au
00:24:58niveau des équipements, au niveau des éducateurs, etc.
00:25:02Donc l'urgence, c'est de donner les moyens au club d'accueillir les hommes et les femmes, les gamins
00:25:08et les gamines qui ont envie de pratiquer le sport.
00:25:09Donc voilà, on va y revenir. Mais moi, j'ai vécu comme beaucoup d'entre vous, certainement, avec beaucoup de
00:25:18plaisir, ces Jeux olympiques et paralympiques.
00:25:21Mais je n'ai pas envie qu'on tourne, qu'on ferme la porte et qu'on dise maintenant au
00:25:26club, débrouillez-vous, débrouillez-vous et puis on va voir comment on va faire.
00:25:31Et puis, bon, Barnier va nous expliquer qu'il faut réduire le déficit public. Alors donc, le budget des sports,
00:25:36830 millions, c'est tellement énorme, n'est-ce pas ?
00:25:38On va encore un peu le diminuer parce que quand même, c'est beaucoup, 830 millions. Voilà. Donc voilà, je
00:25:45vous appelle tout simplement à vous mobiliser pour que les Jeux olympiques et paralympiques permettent à tous les hommes et
00:25:52les femmes qui le souhaitent, touchés ou non par le handicap, de pouvoir pratiquer le sport dans de bonnes conditions
00:25:57dans notre pays.
00:26:01Marie-Georges, vous parliez de mobilisation, mais quelle pourrait être cette mobilisation ? Comment se mobiliser ?
00:26:07Moi, j'ai fait beaucoup de débats sur le rapport sur le comité pour l'éthique et la vie démocratique
00:26:13dans le sport avant les congés d'été. J'ai fait beaucoup de débats et je pense qu'il faut
00:26:21lancer une pétition nationale.
00:26:22Il faut... Voilà, en disant, on n'acceptera pas que le budget 2025, après les GOP, marque un recul. Nous
00:26:29voulons plus de moyens pour le sport et pour les clubs dans notre pays.
00:26:33Et puis, ça ne suffira pas. Je pense qu'il faut une loi cadre qui soit débattue très rapidement au
00:26:40Parlement parce que la dernière loi cadre, elle date de 2003, vous voyez, 2003.
00:26:45Or, aujourd'hui, les enjeux du sport se sont modifiés. Bon, de temps en temps, il y a des scandales
00:26:51qui sortent, des choses comme ça.
00:26:52On a besoin d'un renouveau démocratique dans le mouvement sportif. Il faut qu'il y ait un véritable débat
00:27:00d'idées au niveau de chaque fédération sur quelles orientations, quels projets, etc.
00:27:04Et puis, il faut qu'il y ait des structures qui soient mises en place pour préserver l'éthique du
00:27:10sport. Donc, le budget, mais aussi une grande loi cadre pour permettre au mouvement sportif de trouver un nouvel essor.
00:27:19Philippe Sudre, vous, vous êtes président de club. Donc, vous êtes sur le terrain et je pense que vous avez
00:27:25beaucoup de choses à dire, justement, avec la fin de ces JO, les médailles qui reviennent à votre club.
00:27:32Et qu'est ce que ça va amener dans l'avenir? Si ça amène quelque chose, je ne crois pas
00:27:37si j'ai bien compris.
00:27:39Bonjour à tous. Comme comme tout le monde, je suis je suis dans l'attente de l'héritage. J'espère
00:27:44que ce sera une succession positive.
00:27:48Bien entendu, notre club, le Restart Club de Champigny, section judo, a brillé par Clarisse Agbenenou cet été avec ses
00:27:59deux médailles.
00:28:02Mais ce qui m'importe aujourd'hui, c'est le club et puis ceux qui animent ce club, les bénévoles.
00:28:10Parce qu'on a parlé pendant ces JO des volontaires et à juste titre, ils ont fait un travail remarquable.
00:28:16J'en connais qui ont beaucoup payé de leur poche pour pouvoir se loger parce que les volontaires étaient accueillis.
00:28:24Certes, le repas, mais pour certains, il a fallu se loger.
00:28:29Certains ont dépensé plus de 1500 euros pour pouvoir être volontaires aux JO de Paris. Donc ça, c'est une
00:28:34première chose.
00:28:35Mais des volontaires, je vais très rapidement sur les bénévoles. Les bénévoles dans les clubs sont à 100% pour
00:28:43que ça se développe, pour que les enfants puissent devenir des adultes émancipés,
00:28:49comme l'a rappelé Marie-Georges physiquement, psychiquement. Mais l'être humain est un tout. Donc je ne le séparerai
00:28:59pas.
00:28:59Et donc ces bénévoles, aujourd'hui, sont de plus en plus en difficulté dans nos clubs parce que déjà, la
00:29:06structure administrative, juridique est d'une complexité qui fait que beaucoup de bénévoles abandonnent.
00:29:16Alors comme l'a rappelé Marie-Georges, les 1% de la culture votée il y a maintenant bien longtemps,
00:29:23pour le sport, ce serait effectivement un plus.
00:29:26Mais pour nos bénévoles des clubs, moi, je suis de ceux qui pensent qu'il faudrait qu'on réfléchisse avec
00:29:32les caisses, avec l'Etat, pour que l'on puisse, lorsqu'on a été bénévole dans une structure pendant une
00:29:40décennie, deux décennies, trois décennies, quatre décennies,
00:29:43eh bien bénéficier de trimestres de retraite, comme les athlètes de haut niveau.
00:29:51Voilà. Les athlètes de haut niveau, aujourd'hui, selon leur palmarès, bénéficient d'un certain nombre de trimestres.
00:29:58Je crois qu'aujourd'hui, on est passé à 32 sur une carrière. Ça fait 8 ans.
00:30:03Les bénévoles, aujourd'hui, on leur serre la main et on leur dit au revoir.
00:30:07Donc, je veux même athlèrer. D'ailleurs, j'ai fait partie d'une équipe qui veut conquérir une grande fédération.
00:30:14Et dans notre programme, effectivement, le bénévole y a toute sa place.
00:30:19Donc, le club de Champigny, oui, aujourd'hui, il bénéficie de l'aura des Jeux olympiques, de toutes ses médailles.
00:30:25Et effectivement, hier, encore après-midi, je faisais des dossiers de licence par par dizaine.
00:30:32Mais après, il faut bien accueillir tout ce petit monde.
00:30:36Et ça veut dire qu'aussi les équipements, eh bien, on doit les développer en France.
00:30:41La Seine-Saint-Denis va bénéficier de quelques équipements.
00:30:46Mais les Jeux olympiques ne se sont pas adressés uniquement à la Seine-Saint-Denis, mais à la France entière.
00:30:52Et bien au-delà de la France, dans les dom-toms aussi.
00:30:55Et donc, les équipements, aujourd'hui, nous font défaut.
00:30:58Et rappelons aussi que plus de 70% des investissements d'équipements, ce sont les collectivités locales.
00:31:05Donc, aujourd'hui, on est dans l'attente d'un héritage.
00:31:10Et alors, passons à anecdotique.
00:31:12Hier, j'ai rencontré mon maire, pas celui que j'apprécie le plus, mais il m'a donc baissé ma
00:31:18subvention de près de la moitié.
00:31:21Il me dit, voilà, on est en difficulté.
00:31:23Donc, eh bien, voilà, ta subvention, cette année, ça sera de ça.
00:31:27Et pour ton groupe au niveau, eh bien, elle sera réduite pratiquement de moitié.
00:31:31Donc, vous voyez, les médailles, c'est bien.
00:31:34Un club qui fonctionne bien.
00:31:36Voilà, mais dans les précédentements de la TUR, eh bien, à Champigny, c'est plus de 30 sites sportifs.
00:31:43Et depuis qu'on a changé, il n'y a rien de passé.
00:31:46Et puis, les associations, eh bien, maintenant, sont en difficulté.
00:31:49Donc, voilà.
00:31:49Donc, moi, mon cheval de bataille, c'est un, les équipements et surtout le statut du bénévole qui doit être
00:31:55pensé très sérieusement par les politiques.
00:31:58Voilà, merci.
00:32:03Est-ce qu'on peut...
00:32:05Alors, la France est-elle un pays à la culture sportive ?
00:32:09Oui.
00:32:10En fait, ce qui est marrant, c'est qu'on a entendu qu'il faut qu'on devienne une nation
00:32:14sportive.
00:32:14Pour un pays qui a 17 millions de licenciés, plus d'une centaine de fédérations,
00:32:19c'est pas d'aujourd'hui qu'on est un grand pays de judo.
00:32:21C'est pas d'aujourd'hui qu'on est champion du monde de volleyball.
00:32:24C'est pas d'aujourd'hui...
00:32:25Alors, je ne parle pas du football, mais voilà, etc.
00:32:27Donc, oui, on est une nation sportive au sens où on fabrique énormément de sportifs.
00:32:33C'est important dans la vie sociale, économique, le bénévolat.
00:32:36Je ne vais pas revenir sur ce qui a été raconté depuis le terrain.
00:32:39Donc, oui, la France a une culture sportive.
00:32:40On passe le temps juste à l'oublier et oublier ce qui a très bien été rappelé par Marie-Georges
00:32:46Buffet.
00:32:46C'est que c'est une question politique au sens vrai du terme, c'est-à-dire que ça implique
00:32:49la question des services publics.
00:32:50Les JO sont une réussite parce qu'on a mis de l'argent dans les services publics,
00:32:54parce qu'on a permis au personnel de la RETP et de la SNCF, parce qu'il y a aussi
00:32:58le RR, de fonctionner correctement.
00:33:00Et maintenant, pour ceux qui sont parisiens, vous vous rendez bien compte que c'est terminé.
00:33:04La circulation des métros parisiens a quand même beaucoup plus de difficultés.
00:33:08Mais c'est pas la faute du personnel.
00:33:10C'est la faute simplement des moyens qu'on met.
00:33:11On a bien vu qu'on a eu une autre relation avec la police et avec nos services de sécurité
00:33:15parce qu'on a mis des moyens, etc., etc.
00:33:18Donc, c'est une question effectivement éminemment politique.
00:33:20Et on a une culture sportive en France.
00:33:21C'est quand même extraordinaire qu'on se pose la question et que quelqu'un nous explique qu'il faut
00:33:24qu'on devienne une nation sportive
00:33:25alors qu'on existe de manière assez massive dans beaucoup de disciplines.
00:33:30Moi, j'ai beaucoup aimé aussi les JO comme tout le monde, mais j'ai vécu ça comme une espèce
00:33:33de...
00:33:34Je mets des guillemets parce que je ne veux pas inciter à consommer de l'alcool, mais une immense murge
00:33:38collective.
00:33:38C'est-à-dire qu'on a vécu un mois de campagne électorale traumatisante dans un pays qui était divisé,
00:33:43un pays qui se haïssait, où tout le monde n'en pouvait plus à la fin.
00:33:46On n'avait même pas de gouvernement quand ça s'est produit.
00:33:48En fait, il y avait un gouvernement, mais des missionnaires.
00:33:51Effectivement, tout le monde a eu envie de souffler et de faire la fête, mais tout le monde n'a
00:33:53pas pu le faire.
00:33:54Il y a quand même eu aussi des strates.
00:33:55Il faut se rappeler ça.
00:33:56Il y a ceux qui ont pu avoir des billets, qui ont vécu l'événement direct.
00:33:59Tant mieux pour eux qu'on fait des jolies photos de stories au palais, au Grand Palais.
00:34:03Tant mieux pour eux.
00:34:03Il y a ceux qui ont regardé les gens poster leurs photos.
00:34:06Il y a ceux qui ont regardé à la télé.
00:34:07Et quand on parle d'héritage des JO, il y a les Frances.
00:34:10Il n'y a pas qu'une seule France.
00:34:11Moi, je suis très content, évidemment, pour la scène Saint-Denis qui rattrape un tout petit peu le retard qui
00:34:16s'est accumulé dans les équipements à disposition, la prise en charge.
00:34:21Mais pensez simplement au Val-de-Marne, puisqu'on en a un représentant, mais d'autres, les Sol, les Yvelines,
00:34:25etc.
00:34:26L'ensemble de la France.
00:34:28Moi, comme beaucoup de Français, je suis parti en vacances, un peu quand même.
00:34:31J'en ai profité, même si je suis un odieux parisien.
00:34:34J'étais en Vendée, donc les vacances de classe moyenne typique.
00:34:37L'immense majorité des gens que je rencontrais, ils étaient contents, mais ça leur était passé au-dessus, cette euphorie.
00:34:42Donc il ne faut aussi pas non plus surestimer la mise en scène de ce qui s'est passé pendant
00:34:46les JO.
00:34:47Ça n'a rien réglé.
00:34:48Ça n'a pas camouflé les problèmes sociaux.
00:34:50Ça n'a pas cicatrisé ce qu'on a vécu avant.
00:34:53Et bien au contraire, peut-être d'une certaine manière.
00:34:55Alors vous vous demandez, est-ce qu'on est un pays de culture sportive ?
00:34:58Oui, mais moi, je vais rejoindre Marie-Jean Buffet.
00:35:01Peut-être pas, on n'a pas forcément les mêmes solutions, mais il va falloir vraiment que ça devienne un
00:35:05sujet politique au vrai sens du terme.
00:35:07Et quand on dit politique, c'est pas qu'il y ait...
00:35:09Alors moi, je suis journaliste aussi, mais je suis aussi impliqué dans une fédération qui s'appelle la FSGT.
00:35:13Mais savoir, on va appeler un tel à tel parti parce que lui connaît les questions, un tel à l
00:35:18'autre parce qu'il connaît les questions.
00:35:20Il va falloir que l'ensemble de la classe politique arrête de dire oui, on veut un héritage et qu
00:35:24'on passe en sorte parce que ça demande des moyens, des sous.
00:35:28Et ça demande... C'est vraiment la problématique.
00:35:30Moi, je la mets vraiment là-dessus des services publics.
00:35:32Et je vais vous donner une illustration personnelle.
00:35:34Moi, l'héritage des JO, quand je suis revenu, l'hôpital du Clémar-Bissette où mon fils est suivi pour
00:35:40son diabète.
00:35:41On m'a décalé un rendez-vous en hôpital de jour parce qu'il n'y a plus de personnel.
00:35:44C'est pas qu'ils ne veulent pas s'occuper.
00:35:46Et mon fils, qui est également en situation de handicap, d'autisme, c'est aussi des difficultés et des personnels
00:35:52qui manquent dans les IME.
00:35:53Donc à un moment, je veux bien qu'on explique qu'il faut que les personnes en situation de handicap
00:35:56pratiquent le sport,
00:35:57que tout le monde puisse avoir accès à la santé, que tout le monde puisse avoir accès si vous ne
00:36:01mettez pas les moyens,
00:36:01parce que c'est ça le nerf de la guerre.
00:36:03On ne les aura pas.
00:36:04Et une des choses qui m'a le plus choqué pendant le traitement médiatique des JO,
00:36:08c'est d'entendre régulièrement vanter les performances de nos athlètes en expliquant qu'un tel s'entraînait maintenant aux
00:36:13Etats-Unis,
00:36:14un tel avait telle fondation de tel grand groupe économique derrière lui.
00:36:19Les collectivités, puisqu'on en a parlé, elles investissent deux fois le budget du cojop tous les ans dans le
00:36:23sport.
00:36:25Nos sportifs, vous avez raison de penser, les médailles, c'est nos médailles.
00:36:28C'est la médaille du bien commun, c'est la médaille de l'investissement public, c'est la médaille, je
00:36:32mets des guillemets, du peuple français,
00:36:34que j'entends au sens large, des gens qui vivent en France.
00:36:36Donc voilà, c'était ça, moi, par la culture sportive, si on avait cette culture sportive de dire que le
00:36:41sport est une question politique
00:36:42et qu'effectivement c'est notre question à tous et toutes, je m'excuse, ça serait une bonne chose, mais
00:36:47on en est très loin.
00:36:55Je pense qu'on a tous été très émus par les Jeux paralympiques, ça a été un grand moment.
00:37:01Mais là aussi, il y a une question d'héritage.
00:37:03On a parlé du sport en général, mais qu'est-ce qu'on va faire après pour les paras ?
00:37:09Et puis pour les gens qui sont en situation de handicap, comment les amener au sport, comment les accueillir ?
00:37:15Enfin, il y a beaucoup de choses à faire aussi à ce sujet, il me semble.
00:37:18D'abord, il faut noter que nous avons très peu de personnes, de jeunes touchés par le handicap,
00:37:26qui sont membres de clubs.
00:37:29Nous sommes aux alentours de 30% de ces personnes seulement qui pratiquent une activité physique.
00:37:36Mais surtout, nous avons très peu de clubs, sur les 152 000 clubs qui existent en France,
00:37:43qui sont outillés pour les accueillir, à la fois au niveau de l'équipement,
00:37:48mais également au niveau des encadrants, qui ont besoin d'avoir une formation spécifique.
00:37:55Donc, là aussi, il faut que l'État mette les moyens nécessaires.
00:38:00Le comité sportif paralympique français mène une bataille formidable
00:38:06pour essayer d'avoir, à la fin 2025, 3 000 clubs sur 152 000
00:38:13qui soient en capacité d'accueillir toutes les formes de handicap.
00:38:173 000 sur 152 000.
00:38:19Et c'est le comité qui mène cette bataille en essayant de chercher des financements, etc.
00:38:24Donc, là, je pense qu'on a besoin d'un plan, vraiment, de l'État par rapport à ça.
00:38:29Je voulais aussi revenir sur les bénévoles.
00:38:31Je suis d'accord sur les trimestres de retraite.
00:38:35Et dans les propositions que je voudrais voir figurer dans la loi 4,
00:38:38qu'a fait le comité pour l'éthique et la vie démocratique,
00:38:41il y a aussi l'idée d'indemnisation.
00:38:43Quand vous êtes élu dans une commune, vous êtes maire adjoint,
00:38:47vous touchez une indemnité.
00:38:49C'est transparent, c'est clair, c'est net, c'est voter au conseil municipal.
00:38:53Pourquoi un bénévole qui occupe une responsabilité
00:38:57ne pourrait pas toucher une indemnité ?
00:39:00Parce qu'il prend sur son travail, il prend sur sa vie personnelle
00:39:02pour animer la vie du club.
00:39:04Donc, ça me semblerait une proposition tout à fait juste.
00:39:07Je pense aussi qu'il faut aller vers des décharges horaires,
00:39:12comme pour des délégués dans l'entreprise,
00:39:14des délégués du personnel qui puissent bénéficier de décharges horaires.
00:39:18C'est d'autant plus important si on veut qu'il y ait plus de femmes
00:39:21qui occupent des postes de responsabilité
00:39:24dans le mouvement sportif en tant que bénévole.
00:39:27À aujourd'hui, si vous prenez tous les postes de président du club
00:39:31jusqu'à la fédération, en passant par le Sdoss, le Cross, la Ligue, etc.,
00:39:36vous n'avez que 16% de femmes qui occupent une telle responsabilité.
00:39:41Et c'est normal.
00:39:42On parle déjà de la double journée entre le travail et les charges domestiques.
00:39:47S'il faut avoir en plus l'engagement bénévole,
00:39:50si on n'accompagne pas, c'est très compliqué pour les femmes.
00:39:54Et je rappelle quand même que nous n'avons aujourd'hui en France
00:39:58que 39% de filles et de femmes parmi les licenciées
00:40:02de l'ensemble des fédérations, 39%.
00:40:05C'est-à-dire que nous avons encore une sous-représentation
00:40:09des filles et des femmes dans la pratique sportive
00:40:11avec tous les préjugés, toutes les mentalités qui recouvrent tout cela,
00:40:15le rapport au corps, le fait que souvent des parents pensent
00:40:19que le garçon, c'est vrai, il faut qu'il fasse du sport,
00:40:21parce que la fille, si elle fait autre chose, ce n'est pas trop grave.
00:40:24Et puis, on a aussi les périodes où le corps de la fille se modifie
00:40:29avec la puberté, avec les règles, etc.
00:40:31Et très souvent, l'encadrement sportif n'est pas en capacité
00:40:35d'accompagner les jeunes filles dans ces moments-là.
00:40:38Et très souvent, c'est là que les jeunes filles quittent massivement les clubs
00:40:41parce qu'elles n'arrivent pas à vivre de bonne façon
00:40:44cette période de la puberté.
00:40:46Donc voilà, je pense que c'est tous ces dossiers-là
00:40:49qu'il faut que les JOP nous donnent envie de traiter
00:40:52parce que les JO étaient à parité au niveau des athlètes,
00:40:56ce qui n'était pas le cas des JOP, mais ce n'est pas le cas non plus
00:41:00dans le mouvement sportif français.
00:41:02Vous parliez des bénévoles, du bénévolat.
00:41:06Est-ce qu'il n'y a pas aussi un problème de formation,
00:41:09de créer quelque chose pour justement...
00:41:11Vous parliez des femmes, des filles.
00:41:14C'est aussi un problème.
00:41:16On peut être bénévole, mais il faut aussi avoir les outils pour l'être.
00:41:20Il faut bien sûr un effort de formation, mais il faut que ce soit financé.
00:41:24Financé au niveau des moyens publics.
00:41:27Parce qu'avant de monter sur la tribune, on discutait.
00:41:35On me disait que dans une grande fédération,
00:41:37qui pourtant a eu beaucoup de médailles au JOP, etc.,
00:41:40on oblige les bénévoles à se former, mais il faut qu'ils payent.
00:41:44Il faut que les clubs payent.
00:41:46Oui, mais il y a des clubs pour qui c'est très difficile.
00:41:49Donc il faut vraiment que ce soit un financement public,
00:41:52d'où le besoin, bien sûr, de plus de moyens au ministère des Sports,
00:41:55en espérant que le ministère des Sports reste
00:41:59dans le gouvernement qui arrivera un jour
00:42:03et qu'on ne reste pas simplement à l'Agence nationale du sport,
00:42:05mais qu'il y ait toujours un ministère d'État
00:42:07de plein exercice qui soit consacré au développement
00:42:10de la pratique sportive.
00:42:12Peut-être que vous venez intervenir aussi.
00:42:15Oui, alors moi, puisqu'on parlait d'héritage,
00:42:18on parle beaucoup de sport,
00:42:20mais je ne voudrais pas qu'on oublie l'éducation,
00:42:24l'éducation nationale,
00:42:25et surtout l'éducation physique et sportive à l'école.
00:42:29D'ailleurs, dans le langage courant,
00:42:34on parle souvent de l'éducation physique,
00:42:36du sport à l'école.
00:42:37Bon, l'école, bien entendu, on peut l'entendre
00:42:40comme étant le primaire, le collège, le lycée, etc.
00:42:45Moi, je pense, voilà, de 6 à 10 ans,
00:42:50c'est là où tout se joue.
00:42:52Et aujourd'hui, en France,
00:42:54on accueille les Jeux olympiques
00:42:56et on n'a même pas d'éducation physique et sportive
00:42:59à l'école primaire.
00:43:01Si ce n'est ces fameuses 30 minutes
00:43:03et qui ne se font pas partout décider
00:43:06il n'y a pas si longtemps que ça
00:43:07parce que les Jeux olympiques allaient arriver.
00:43:10Donc, il y a un réel enjeu,
00:43:12puisqu'on parlait de culture sportive.
00:43:15Avant d'être dans la culture sportive
00:43:17et dans le sport,
00:43:18eh bien, soyons éduqués physiquement
00:43:22et sportivement,
00:43:24puisque bien souvent,
00:43:25le support de l'éducation physique,
00:43:28c'est les disciplines sportives.
00:43:30Mais les objectifs ne sont pas les mêmes.
00:43:32Et donc, on doit mener ce combat
00:43:34de l'éducation physique à l'école.
00:43:36Un professeur d'éducation physique
00:43:38dans chaque classe.
00:43:41Déjà, au collège, c'est compliqué,
00:43:43mais à l'école primaire,
00:43:45à l'école élémentaire,
00:43:46aujourd'hui, il n'y a rien.
00:43:49Donc, la France accueille les Jeux olympiques,
00:43:51est heureuse de tout ce qui s'est passé,
00:43:54des médailles, etc.,
00:43:55y compris, bien entendu, les paralympiques.
00:43:57Je ne les oublie surtout pas.
00:43:58Mais attention, attention,
00:44:01ça passe d'abord par l'école.
00:44:03Et donc, l'éducation physique et sportive
00:44:05doit être valorisée
00:44:07et on doit y mettre des professeurs.
00:44:13pour revenir à ça.
00:44:17C'est justement ça.
00:44:19Je voulais parler de la France,
00:44:21est-elle un pays sportif ?
00:44:22C'est-à-dire, dans l'éducation,
00:44:24à l'éducation nationale,
00:44:25il y a en Angleterre, aux Etats-Unis,
00:44:27d'une autre manière, en Allemagne.
00:44:29Le sport fait partie intégrante
00:44:32de l'éducation.
00:44:33C'est un éveil, un autre éveil.
00:44:36Il n'y aurait plus de culturel,
00:44:38là, c'est sportif aussi.
00:44:40Et moi, je suis une gêne,
00:44:41ce qui manque en France.
00:44:43Parce que c'est ça qui fait l'éducation,
00:44:44c'est ça qui fait les sportifs de demain
00:44:46et aussi ceux qui vont suivre le sport
00:44:48et l'apprécier.
00:44:50Alors, effectivement,
00:44:51il faut quand même faire attention
00:44:52quand on compare les pays.
00:44:53C'est qu'aux Etats-Unis,
00:44:54effectivement, le sport est très important
00:44:55dans le système éducatif
00:44:56parce qu'il n'y a pas de sport associatif
00:44:58aux Etats-Unis, par exemple.
00:45:00Donc, ça joue un rôle singulier.
00:45:01Mais c'est vrai que même dans les universités,
00:45:04ce qui est très peu le cas en France,
00:45:05il y a tout un développement
00:45:07de la pratique sportive
00:45:07et pas uniquement comme on a, nous,
00:45:10les STAPS pour former
00:45:11les futurs profs d'EPS
00:45:12ou quelques gens dans le management.
00:45:14Là, il va encore sur la question d'éducation.
00:45:17C'est instructif parce que même
00:45:18au sein des cursus éducatifs,
00:45:21le sport, effectivement,
00:45:22c'est les heures d'EPS.
00:45:23Il n'y a pas de problème.
00:45:24Il faudrait que ça soit effectivement effectif,
00:45:26que tout le monde puisse en bénéficier,
00:45:28qu'il y ait des ouvertures
00:45:28sur tous les types de pratiques
00:45:29et ça, c'est plus compliqué
00:45:30quand il n'y a pas des infrastructures.
00:45:33Voilà, les professeurs d'EPS
00:45:34en parleraient beaucoup mieux que moi,
00:45:35donc je n'ai pas envie
00:45:35de nous étendre à leur place.
00:45:37Mais le sport doit être aussi présent
00:45:38quand on réfléchit en histoire,
00:45:41quand on réfléchit en littérature,
00:45:42quand on réfléchit sur tout ce qui relève
00:45:45de la société ou de l'éducation civique.
00:45:47C'est beaucoup moins le cas
00:45:48dans les réflexions transversales
00:45:50qu'on prétend développer
00:45:51dans l'éducation.
00:45:52Et l'autre aspect que vous évoquiez
00:45:54sur la culture sportive,
00:45:55c'est aussi au monde de la culture
00:45:56de s'en emparer
00:45:57et pas uniquement de manière opportuniste
00:45:59quand arrivent les JO
00:46:00et que les budgets tombent.
00:46:01Je ne vais pas être méchant,
00:46:02mais on en discutait avant.
00:46:04Il y avait 35 expositions
00:46:05sur le sport en région parisienne.
00:46:07Mais moi, je n'ai pas eu
00:46:07tous les devoirs,
00:46:08je ne vais pas vous mentir.
00:46:10Ça donne très bien,
00:46:11je note celle de mes histoires vivantes.
00:46:13mais il faudrait aussi
00:46:16que le sport soit lié à la culture
00:46:18de manière plus régulière.
00:46:20Je lisais l'interview
00:46:21de celui qui avait organisé
00:46:22la termine d'ouverture des JO
00:46:23qui évoquait la question
00:46:24de la démocratisation.
00:46:25Mais la démocratisation,
00:46:27c'est aussi la démocratisation
00:46:28de la pratique,
00:46:28c'est la démocratisation
00:46:29du recours et de la facilité
00:46:31de l'accès.
00:46:31C'est beaucoup plus compliqué.
00:46:33Et je reviens toujours à ça
00:46:34parce que là, je viens d'un monde,
00:46:35moi, je crée aussi
00:46:36dans une ligne qui s'appelle
00:46:37SoFoot.
00:46:37On sait que l'argent,
00:46:38c'est très important
00:46:39dans le football.
00:46:40L'argent, c'est très important
00:46:42quand on veut développer
00:46:43les pratiques sportives
00:46:44et la démocratisation.
00:46:45Je ne dis pas que c'est
00:46:46l'ère de la guerre,
00:46:46mais quand même pas loin.
00:46:48Et donc, la culture sportive,
00:46:49c'est aussi les moyens
00:46:50que vous mettez
00:46:50pour y avoir accès.
00:46:51Alors, on a parlé
00:46:52de la question du handicap
00:46:57et de l'accès
00:46:57des personnes
00:46:58en situation de handicap
00:46:58dans toute l'ordre de la société,
00:46:59y compris les personnes
00:47:00en situation de handicap mental
00:47:01qui sont assez peu présentes.
00:47:03Ça me touche personnellement,
00:47:04donc j'en parle.
00:47:05Les JO étaient assez peu représentés,
00:47:07mais pour qu'il y ait un accès
00:47:08et dans tous les territoires,
00:47:10parce que ce n'est pas
00:47:10uniquement à Paris
00:47:11ou dans des métropoles,
00:47:13dans tous les territoires,
00:47:14y compris les territoires ruraux
00:47:15qu'on dit délaissés
00:47:16et qui le sont souvent,
00:47:18ça demande des investissements.
00:47:19Il faut que les structures publiques
00:47:20soient aidées.
00:47:21Il faut qu'il y ait des moyens
00:47:23qui soient mises,
00:47:23l'aide aux bénévolats, etc.
00:47:25Donc moi, la culture sportive,
00:47:26ce n'est pas quelque chose
00:47:27et je l'entends souvent
00:47:28dans le discours des politiques.
00:47:30Oui, il faut que les gens
00:47:30aient une culture sportive.
00:47:32Oui, c'est sympa.
00:47:34Est-ce que vous comprenez ça ?
00:47:35On aime bien poser à côté
00:47:36des gens qui ont des médailles.
00:47:37C'est sympa.
00:47:37Après, on fait une interview,
00:47:38on raconte qu'on aime bien
00:47:39tel ou tel sportif.
00:47:41Ça ne se fabrique pas
00:47:42de manière assez artificielle,
00:47:43mais j'ai envie d'un peu
00:47:44de lutter contre
00:47:44la morosité française.
00:47:46C'est regarder le pays
00:47:47qu'on est en termes de sport
00:47:48malgré tout.
00:47:49En fait, malgré tout,
00:47:50ce qu'on vient de vous raconter,
00:47:50des difficultés
00:47:51et le fait que ça va se sanctifier,
00:47:53parce que je doute beaucoup
00:47:54que le nouveau gouvernement
00:47:56rende dans une logique
00:47:56de développement des services publics
00:47:58et de développement
00:47:59de la solidarité
00:48:00et de ce genre de choses.
00:48:01J'ai bien entendu M. Barnier
00:48:03qui dit qu'on ne peut pas
00:48:04faire de miracle.
00:48:05On ne lui demande pas ça.
00:48:06On n'est pas croyant.
00:48:08Mais voilà.
00:48:09Je dis ça quand même.
00:48:11Regardez ce qu'on arrive à faire.
00:48:12Est-ce que le sport associatif
00:48:15qui est de délégation
00:48:16de services publics
00:48:16arrive à faire
00:48:17avec le peu de moyens
00:48:18dont il dispose,
00:48:19la volonté, son intelligence.
00:48:21Moi, je suis toujours
00:48:22extrêmement frappé
00:48:23par tous les gens
00:48:24que je rencontre
00:48:25dans les clubs associatifs,
00:48:26même dans le monde ultra
00:48:27chez les groupes de supporters.
00:48:28La forme d'intelligence,
00:48:30de culture,
00:48:30de savoir-faire,
00:48:31de compétences sociales,
00:48:32culturelles, politiques
00:48:33qui se développent
00:48:33dans ces infrastructures
00:48:35et qui ne sont malheureusement.
00:48:37Et ça, c'est mon dernier point
00:48:38puisque tu parles
00:48:38de culture sportive.
00:48:39Il faudrait qu'il y ait
00:48:39plus de sportifs,
00:48:41de responsables sportifs,
00:48:42de représentants associatifs
00:48:43dans nos partis politiques,
00:48:45dans nos structures syndicales,
00:48:46qu'ils soient des dirigeants
00:48:47et qui apportent
00:48:47cette vision de la société
00:48:49qu'ils ont
00:48:49et qui est unique
00:48:50parce qu'ils touchent tout le monde.
00:48:51Les profs de PES aussi,
00:48:52par exemple.
00:48:53Et c'est là où je te rejoins
00:48:54et je vais terminer là-dessus.
00:48:55C'est très important
00:48:55parce que le PES,
00:48:56ils ont toute une génération.
00:48:57Si on veut faire pratiquer
00:48:58aux filles,
00:48:59les jeunes filles,
00:49:00il y a le PES,
00:49:00c'est quand même
00:49:00un levier incroyable
00:49:01parce que malheureusement,
00:49:02pour compenser ce qui vient
00:49:03d'être dit,
00:49:04les 39%,
00:49:04c'est par ce Béla
00:49:05qu'on va y arriver.
00:49:06C'est un outil important.
00:49:07Je terminerai par une petite
00:49:08autocritique de notre profession.
00:49:10Le CO vient de rendre un rapport
00:49:12sur le nombre d'accréditations
00:49:14lors des JO.
00:49:15Il y avait 24% de femmes journalistes.
00:49:17Déjà, ça serait un énorme progrès
00:49:19si on montait un peu.
00:49:21Et là, c'est entre guillemets
00:49:22le problème de ma corporation.
00:49:24Je mets des guillemets aussi.
00:49:33Nicolas, on a parlé
00:49:34mais c'est vrai que la fracture
00:49:35territoriale, elle est importante
00:49:37et les collectivités territoriales
00:49:39ont des finances
00:49:41qui sont très fragiles
00:49:41et ça s'en ressent dans la culture,
00:49:43ça s'en ressent dans le sport.
00:49:44Et là, on peut faire un parallèle
00:49:46entre certains territoires.
00:49:46Le musée dans lequel on est,
00:49:48il est en Seine-Saint-Denis.
00:49:48Alors, il n'est pas dans le haut
00:49:49de la Seine-Saint-Denis
00:49:50qui a bien profité des Jeux olympiques
00:49:51mais plutôt dans le bas à Montreuil
00:49:53qui était un peu plus éloigné.
00:49:54Mais on peut faire des parallèles aussi
00:49:56avec la France des campagnes
00:49:57ou dans les petites mairies
00:49:58qui n'ont plus d'argent,
00:49:59qui ne sont pas capables
00:50:00de financer un terrain de tennis
00:50:02où seulement l'équipement du village
00:50:05ça va être le seul terrain de foot.
00:50:06Et en fait, il n'y a pas de diversité
00:50:07de sport qui peut y avoir
00:50:08dans les campagnes.
00:50:09Et là, on peut aussi faire des parallèles.
00:50:11Donc c'est possible
00:50:11pour différents thèmes politiques
00:50:13mais c'est aussi le cas pour le sport.
00:50:18Tout à l'heure, vous parliez de démocratie.
00:50:20J'aimerais poser la question
00:50:21à Philippe Sudre.
00:50:23Justement, la démocratie
00:50:24dans les fédérations,
00:50:25il y a aussi un énorme...
00:50:26Enfin, si vous avez parlé du judo
00:50:29mais s'il n'y avait que le judo,
00:50:31ça pourrait avancer
00:50:32mais on peut parler du football,
00:50:34du rugby,
00:50:35enfin, tous ces problèmes
00:50:36où on est, cette démocratie
00:50:38au niveau des instances dirigeantes
00:50:40de ces fédérations.
00:50:42C'est un vaste sujet.
00:50:44Je vais faire très attention
00:50:45à ce que je vais dire.
00:50:46Mais effectivement,
00:50:48au niveau des fédérations
00:50:51et de plus en plus,
00:50:53on constate qu'il y a
00:50:54de moins en moins
00:50:55effectivement de démocratie.
00:50:57Donc, les fédérations
00:51:00maintenant
00:51:01s'organisent
00:51:03de telle façon
00:51:04que c'est pratiquement
00:51:06le conseil d'administration
00:51:07d'une fédération
00:51:08qui décide de tout
00:51:09et ne passe même plus
00:51:11par l'Assemblée générale.
00:51:13Donc, on se retrouve
00:51:14avec des décisions
00:51:16des fois,
00:51:19on va dire,
00:51:22de l'éthique,
00:51:23de la morale,
00:51:25mais bien au-delà
00:51:26puisqu'on a des dérives financières
00:51:29et des conflits d'intérêts
00:51:31dans les fédérations.
00:51:32Donc, pour ce qui me concerne
00:51:35et ma fédération,
00:51:37nous bataillons actuellement
00:51:39pour qu'effectivement,
00:51:41à tous les niveaux
00:51:43de décision,
00:51:44à tous les niveaux,
00:51:45c'est-à-dire clubs, départements,
00:51:46régions et nationales,
00:51:48il y ait une représentativité
00:51:51à l'échelon supérieur
00:51:52de l'étage inférieur.
00:51:53parce qu'en fait,
00:51:55ce que l'oublient
00:51:56la plupart du temps
00:51:58les licenciés,
00:51:59c'est que ce sont les clubs
00:52:01qui font les fédérations
00:52:02et pas l'inverse.
00:52:04Aujourd'hui,
00:52:05on a plutôt de l'information
00:52:06qui descend,
00:52:08des décisions descendantes,
00:52:10alors que ce sont les clubs
00:52:12qui peuvent effectivement
00:52:13faire changer le monde.
00:52:14Alors, jusqu'à présent,
00:52:17les fédérations votaient
00:52:19un petit peu entre eux
00:52:20dans l'entre-soi,
00:52:21entre elles, pardon,
00:52:22dans l'entre-soi.
00:52:24Maintenant, depuis 2022,
00:52:27il y a l'obligation
00:52:28dans les fédérations
00:52:29de voter,
00:52:30de faire voter les clubs.
00:52:32Donc, dans notre fédération,
00:52:33par exemple,
00:52:34la moitié des voix
00:52:36seront issues des clubs
00:52:37et l'autre moitié,
00:52:39des délégués nationaux
00:52:40et des présidents de comités.
00:52:42Donc, ça, c'est une avancée.
00:52:43Maintenant, c'est surtout
00:52:46comment informer
00:52:47l'ensemble des clubs
00:52:48du territoire
00:52:49qu'ils ont cette possibilité
00:52:52d'aller voter
00:52:53et donc de faire changer le monde
00:52:55comme on l'a, bien entendu,
00:52:57en France,
00:52:58quand on se pose la question
00:53:00mais comment se fait-il
00:53:01qu'on ne va plus voter ?
00:53:03Eh bien, dans les clubs,
00:53:04c'est un peu comme ça aussi
00:53:05et donc, on essaie
00:53:07de faire changer ça.
00:53:08Donc, un de mes combats,
00:53:09c'est aussi, effectivement,
00:53:11d'aller vers les clubs
00:53:12et leur dire
00:53:13qu'ils ont cette possibilité
00:53:15de donner leur avis
00:53:16sur un choix
00:53:17entre une fédération
00:53:19qui va être démocratique
00:53:20et plus juste
00:53:21et une fédération
00:53:22qui va devenir une start-up.
00:53:24Voilà.
00:53:31Je pense profondément
00:53:33que le mouvement sportif français
00:53:35ne pourra pas répondre
00:53:36de bonne façon
00:53:38aux enjeux actuels
00:53:40du développement du sport,
00:53:42de l'éthique dans le sport,
00:53:43de la protection
00:53:44des licenciés,
00:53:47des athlètes
00:53:49s'il n'y a pas
00:53:50un renouveau démocratique.
00:53:52Je pense qu'il faut
00:53:55instaurer une obligation
00:53:57d'un changement de scrutin
00:53:59dans l'ensemble des fédérations.
00:54:01C'est pour ça que le comité
00:54:03a proposé
00:54:04qu'il y ait un scrutin
00:54:07sur liste
00:54:09à la proportionnelle
00:54:11afin que,
00:54:12comme dans une municipalité,
00:54:13la liste majoritaire
00:54:14est bien sûr la majorité,
00:54:16mais que toutes les autres listes
00:54:17soient représentées,
00:54:19y compris au niveau
00:54:20de l'exécutif fédéral,
00:54:21pour que le débat d'idées
00:54:22puisse se poursuivre.
00:54:24Si nous avons un scrutin
00:54:26sur liste à la proportionnelle,
00:54:27nous pouvons instaurer
00:54:29la parité sur les listes,
00:54:31comme cela a été fait
00:54:32au niveau politique,
00:54:34faire en sorte
00:54:35que toutes les listes
00:54:36soient composées
00:54:36d'autant d'hommes
00:54:37que de femmes
00:54:39pour accompagner
00:54:40justement un mouvement
00:54:41pour la féminisation
00:54:43des postes de responsabilité.
00:54:46Et il faut que les clubs
00:54:48soient les électeurs,
00:54:51parce que c'est eux
00:54:52qui font de la fédération,
00:54:54soient les électeurs
00:54:55au niveau de ces élections.
00:54:57Je crois que c'est vraiment
00:54:58un changement nécessaire
00:54:59pour qu'il y ait
00:55:00un renouvellement,
00:55:01un rajeunissement,
00:55:02une parité
00:55:03dans les équipes
00:55:04de direction du mouvement sportif,
00:55:06qu'ils soient plus en capacité
00:55:08d'aborder
00:55:08les enjeux
00:55:11d'aujourd'hui.
00:55:12Et il faut qu'on ait
00:55:13le même mouvement
00:55:15au niveau éthique.
00:55:16La loi de 2017,
00:55:18c'était une loi parlementaire,
00:55:19puisqu'il n'y a pas eu
00:55:20de projet de loi gouvernementale
00:55:21depuis,
00:55:24a mis en place
00:55:25les comités d'éthique
00:55:26au sein des fédérations.
00:55:27Mais comme ces comités
00:55:28d'éthique
00:55:29n'ont pas été précisés
00:55:30dans leur composition,
00:55:31leur indépendance,
00:55:33leur pouvoir,
00:55:35plusieurs fédés
00:55:36ont décidé
00:55:37que seul le président
00:55:38de la fédération
00:55:39pouvait saisir
00:55:39le comité d'éthique.
00:55:41Ce qui permettait
00:55:42au président de la fédération
00:55:43de dormir sur ses deux oreilles,
00:55:44puisqu'il ne risquait pas
00:55:46d'être embêté
00:55:47par le comité d'éthique,
00:55:48et ce qui laissait
00:55:49le comité d'éthique,
00:55:50je dirais,
00:55:50dans un repos
00:55:53tranquille.
00:55:54Donc,
00:55:54il faut modifier cela aussi.
00:55:56Et je pense
00:55:57qu'y compris
00:55:57sur un certain nombre
00:55:58de dossiers,
00:55:59notamment les agressions
00:56:00sexistes et sexuelles,
00:56:01nous avons besoin
00:56:02d'une commission
00:56:04indépendante
00:56:04du mouvement sportif
00:56:05où les victimes
00:56:06puissent vraiment
00:56:07aller déposer
00:56:09sans crainte.
00:56:10C'est difficile
00:56:11quand on appartient
00:56:11à une famille.
00:56:12C'est difficile
00:56:13quand on est une athlète
00:56:14de haut niveau,
00:56:15quand on a été entraîné
00:56:16par des entraîneurs
00:56:17depuis des années
00:56:17et des années.
00:56:18C'est difficile
00:56:19de prendre la parole
00:56:20parce que quelque part,
00:56:21on a l'impression
00:56:22de prendre la parole
00:56:23contre sa famille.
00:56:24Donc,
00:56:25il faut aider
00:56:25ces hommes et ces femmes
00:56:26victimes
00:56:28de ces violences.
00:56:29Il faut les aider
00:56:30et nous pensons
00:56:31qu'il faut mettre en place
00:56:31une commission indépendante.
00:56:33Alors,
00:56:34je sais que la ministre
00:56:35des missionnaires
00:56:35est contre,
00:56:36mais j'espère
00:56:37qu'on arrivera un jour
00:56:38à faire cette loi de cadre
00:56:39et qu'on arrivera
00:56:40à avoir
00:56:41cette commission indépendante.
00:56:49Justement,
00:56:50comment expliquer...
00:56:51Les fédérations
00:56:52ont une délégation
00:56:53de services publics.
00:56:55Comment expliquer
00:56:56cette dérive
00:56:57qui n'est pas nouvelle ?
00:56:59Elles datent depuis
00:57:01quasiment le départ.
00:57:02Qu'est-ce qui s'est passé
00:57:03pour qu'au niveau
00:57:05des fédérales,
00:57:05on ne comprenne pas
00:57:06qu'une fédération
00:57:08ne fonctionne pas
00:57:09sans ses clubs,
00:57:10sans ses sportifs ?
00:57:15Rapidement,
00:57:15parce que c'est une question
00:57:16tellement vaste,
00:57:17mais historiquement,
00:57:18il faut voir comment
00:57:19elles se sont constituées
00:57:19ces fédérations.
00:57:20Le monde sportif,
00:57:22en tout cas,
00:57:22dans sa direction,
00:57:23c'est un monde notable,
00:57:24c'est un monde d'hommes,
00:57:26blancs,
00:57:26d'un certain âge
00:57:27qui ont du pouvoir
00:57:29souvent politique
00:57:30ou économique
00:57:32et qui sont installés.
00:57:33Et c'est resté
00:57:34sur la longue durée.
00:57:35Alors,
00:57:35vous pouvez faire voter
00:57:36ce que vous voulez,
00:57:37c'est très dur de bouger,
00:57:38c'est des habitudes
00:57:39d'autant plus
00:57:40parce que malgré tout,
00:57:40il y a le souci
00:57:41de l'indépendance
00:57:41du monde associatif
00:57:42qui est très important
00:57:43pour qu'il ne faut pas
00:57:44marcher non plus.
00:57:45Donc,
00:57:45il y a cette articulation
00:57:47et vous arrivez
00:57:48à des situations
00:57:48au Buès,
00:57:49comme on l'a vu récemment
00:57:50avec la Ligue
00:57:51de football professionnel
00:57:52qui n'est pas une fédération.
00:57:53Donc,
00:57:53c'est vraiment quelque chose
00:57:54d'à part,
00:57:54mais il n'y avait pas
00:57:56de candidat contre
00:57:56M. Abrune.
00:57:57La ministre décroche
00:57:58le téléphone en disant
00:57:59c'est ridicule,
00:57:59tout le monde s'en rend compte,
00:58:01faites un truc,
00:58:01laissez passer Gérille Linette
00:58:02qui n'est pas
00:58:04un pardon de l'année.
00:58:05C'est quelqu'un
00:58:05qui n'était pas forcément différent
00:58:06mais qui embêtait un peu
00:58:08parce qu'il te posait
00:58:082-3 questions.
00:58:09Il s'est présenté
00:58:11et on a bien vu
00:58:12ce que ça a donné.
00:58:13C'est très complexe
00:58:14le fonctionnement
00:58:14des fédérations
00:58:15parce que ça repose
00:58:16sur l'histoire,
00:58:16les habitudes,
00:58:17c'est sclérosé.
00:58:18Et effectivement,
00:58:19pour bouger les choses,
00:58:20il faut de la volonté politique,
00:58:21il faut des mesures,
00:58:23il faut une commission
00:58:23d'éthique indépendante
00:58:25avec un pouvoir
00:58:26parce que si elle n'a pas
00:58:26de pouvoir,
00:58:27elle se réunit,
00:58:27elle dit non,
00:58:28c'est pas bien.
00:58:28On l'a vu
00:58:29à l'EFFF
00:58:31avec le cadre
00:58:31de M. Noël de Grette.
00:58:32Moi, j'ai fait un plateau télé
00:58:33avec le responsable
00:58:34d'un des responsables
00:58:34de la commission
00:58:35qu'ils avaient créé
00:58:35qui me disait
00:58:36que je n'étais pas au courant,
00:58:37il faut m'envoyer un dossier.
00:58:39On en arrivait là.
00:58:40C'est très compliqué
00:58:43et je répète,
00:58:43il faut comprendre
00:58:44ce qu'est le monde
00:58:45du sport associatif
00:58:46à sa tête.
00:58:47C'est un monde notable
00:58:48d'hommes,
00:58:49blancs,
00:58:50souvent,
00:58:50très sur deux
00:58:51et qui ont des capitaux
00:58:53et des relais
00:58:54que ne possèdent pas forcément
00:58:56les clubs
00:58:56qui par ailleurs
00:58:57vivent leur vie,
00:58:58ont bien des difficultés
00:58:59à gérer au quotidien
00:59:00mais aussi,
00:59:00ils doivent faire de la politique.
00:59:05On va accueillir
00:59:06Chirine Boucli.
00:59:08Je pense que...
00:59:12Plus difficile
00:59:12d'arriver à la fête
00:59:13de l'UMAC
00:59:14à l'aréna.
00:59:18Chirine, justement,
00:59:19puisque vous êtes là,
00:59:20c'était ma première question,
00:59:21ça sera peut-être
00:59:22la dernière,
00:59:23c'est qu'est-ce que vous retirez
00:59:25de ces JO ?
00:59:26Qu'est-ce qui vous a
00:59:28rapporté ?
00:59:28Qu'est-ce que les JO
00:59:29représentaient pour vous
00:59:29quand vous étiez plus jeune ?
00:59:31Est-ce que c'était déjà
00:59:32un objectif ?
00:59:33Je ne pense pas,
00:59:34mais il y avait déjà
00:59:35l'évolution.
00:59:37Oui, alors,
00:59:38quand on est jeune
00:59:40et qu'on est du coup
00:59:42athlète
00:59:42dans une discipline,
00:59:44quand on a vraiment
00:59:45le souhait de devenir
00:59:46un champion,
00:59:47on ne pense pas
00:59:47directement aux JO
00:59:48olympiques,
00:59:49mais on pense
00:59:50à devenir le meilleur,
00:59:51mais on ne sait pas
00:59:52ce que ça veut dire.
00:59:53J'aime dire
00:59:54que les JO,
00:59:55je pense que j'y pense
00:59:56depuis très longtemps,
00:59:57mais que mes actes
00:59:58parlaient d'eux-mêmes,
00:59:59mais je ne savais pas
01:00:01quels mots définir.
01:00:04Les JO,
01:00:04pour moi,
01:00:05ça représentait beaucoup.
01:00:06Les JO,
01:00:06c'est la concrétisation
01:00:07de beaucoup de choses,
01:00:08c'est le plus bel événement
01:00:09sportif,
01:00:10c'est le Graal
01:00:12pour tout athlète
01:00:14aujourd'hui.
01:00:15Donc,
01:00:15être champion olympique,
01:00:16il n'y a rien de plus beau,
01:00:17il n'y a rien de plus incroyable.
01:00:20Ces JO à Paris
01:00:21étaient magnifiques,
01:00:22c'était magique,
01:00:24je ne m'attendais pas à ça.
01:00:26On nous vend
01:00:27quelque chose
01:00:27sur le papier,
01:00:28qui nous fait rêver,
01:00:30mais on ne sait pas
01:00:31réellement
01:00:31si ça va être ça ou pas.
01:00:33Donc,
01:00:33la vérité,
01:00:34c'est que je ne savais pas
01:00:34à quoi m'attendre.
01:00:35Moi,
01:00:36je suis le premier jour
01:00:37des JO,
01:00:38donc c'est un peu
01:00:38la phase de test.
01:00:39On ne sait pas trop
01:00:41à quoi ça va ressembler
01:00:42réellement.
01:00:43On s'imagine des choses
01:00:44parce qu'on est obligé
01:00:45de se préparer
01:00:46mentalement
01:00:47aux JO,
01:00:48on est obligé
01:00:48de se préparer
01:00:49à un événement,
01:00:51donc s'imaginer des choses
01:00:51pour ne pas être choqué.
01:00:52Donc,
01:00:53je m'imaginais
01:00:54vraiment ça,
01:00:56en fait,
01:00:56cette foule en délire,
01:00:58le public français
01:00:59qui est complètement
01:01:00avec nous,
01:01:02une aréna
01:01:03avec une ambiance
01:01:04et une énergie
01:01:05qui est complètement différente
01:01:07d'autres endroits
01:01:08où j'ai été.
01:01:09Je pense que c'était
01:01:10l'une des plus belles compétitions
01:01:11aujourd'hui,
01:01:11pour moi,
01:01:12en tout cas,
01:01:13c'est la plus belle
01:01:13que j'ai vécu.
01:01:14Et j'en suis très fière.
01:01:16C'était un beau moment
01:01:18où je pense que
01:01:19tous les Français
01:01:20aujourd'hui
01:01:20ont vécu un bon moment.
01:01:21C'était une période
01:01:23incroyable.
01:01:24Et moi,
01:01:25j'en ressors grandi
01:01:26et je suis très fière
01:01:27d'apporter ces deux médailles.
01:01:28Je suis aussi
01:01:29la première médaille
01:01:29pour la délégation française.
01:01:32Donc,
01:01:32ça aussi,
01:01:33c'était incroyable.
01:01:34C'est un challenge.
01:01:34On te le dit au début,
01:01:35on te dit potentiellement,
01:01:37il y aura
01:01:37monsieur le président
01:01:38et tu peux être
01:01:38la première médaille
01:01:39pour l'équipe de France.
01:01:40Je dis,
01:01:40super.
01:01:41Donc,
01:01:42on s'en sert,
01:01:43on s'en sert de motivation.
01:01:44Donc,
01:01:44ça m'a encore plus excitée
01:01:46de le devenir.
01:01:47Donc,
01:01:47cette médaille,
01:01:47pour moi,
01:01:48c'est du bronze,
01:01:49mais elle vaut de l'or.
01:01:52Justement,
01:01:52il n'y avait pas eu
01:01:53cette appréhension
01:01:54avec ce public
01:01:55qui était à 100%
01:01:57pour tous les athlètes français
01:01:59et notamment au judo.
01:02:00Ça n'a pas été difficile.
01:02:01Il y a des sports
01:02:02où ça a été un peu dur.
01:02:03Je sais que notamment,
01:02:04par exemple,
01:02:04le rugby à 7,
01:02:05ils ont mis deux jours
01:02:07avant d'accepter
01:02:09qu'il y ait autant de monde,
01:02:11autant de pression
01:02:12et ils sont devenus
01:02:13champions olympiques.
01:02:14Mais ça a été...
01:02:15Oui,
01:02:15je suis d'accord.
01:02:16j'ai vu un petit peu
01:02:17le début de leur compétition
01:02:20qui n'était pas simple,
01:02:20effectivement.
01:02:22Mais je pense que
01:02:23j'étais vraiment
01:02:24très bien préparée
01:02:24mentalement à ça.
01:02:26Donc,
01:02:27on s'imagine...
01:02:28En fait,
01:02:28le cerveau,
01:02:29aujourd'hui,
01:02:30il n'a pas la notion
01:02:31de ce qui est imaginaire
01:02:32au réel.
01:02:33Donc,
01:02:33si tu travailles,
01:02:34en fait,
01:02:35ton imagination
01:02:35et que tu travailles,
01:02:37en fait,
01:02:38ce que tu vas voir,
01:02:39il a le sentiment
01:02:40de l'avoir déjà vécu.
01:02:41Et du coup,
01:02:41c'est ça aussi
01:02:42l'aspect prépa mental
01:02:43où je préparais mon cerveau
01:02:45à vivre quelque chose
01:02:46qu'il a déjà connue.
01:02:48Donc,
01:02:48je m'imaginais tout ça.
01:02:49Je m'imaginais les Jeux.
01:02:50Je m'imaginais rentrer
01:02:51dans la salle d'échauffement.
01:02:53Moi,
01:02:53j'ai eu la chance
01:02:54de pouvoir voir la salle
01:02:55avant les Jeux Olympiques
01:02:56qui n'était pas fini.
01:02:59Mais voilà,
01:03:00je m'imaginais le tapis.
01:03:01On nous disait
01:03:02qu'on serait à peu près par là.
01:03:03Donc,
01:03:03je m'imaginais à peu près par là.
01:03:04Je me suis fait tout mon chemin
01:03:06jusqu'à rentrer
01:03:06dans mon tapis de combat.
01:03:09Le jour de ma compète,
01:03:10le matin,
01:03:11je ne sais pas,
01:03:12il était peut-être 7h du matin,
01:03:13j'étais sur le tapis.
01:03:14Il n'y avait personne encore
01:03:15dans la salle.
01:03:16Et du coup,
01:03:16je m'imaginais un peu cette foule.
01:03:18Donc,
01:03:19en fait,
01:03:19le cerveau était prêt.
01:03:20Il était prêt.
01:03:21Et après,
01:03:21on est concentré
01:03:22sur ce qu'on a à faire.
01:03:23La vérité,
01:03:24c'est que je ne regarde pas
01:03:24autour de moi.
01:03:25Je fais vraiment,
01:03:26je ne vous regarde pas du tout
01:03:27parce que sinon,
01:03:29ça va me faire peur.
01:03:30Donc,
01:03:30je regarde mon tapis,
01:03:31je regarde le combat d'avant
01:03:32et je suis focus
01:03:33et égo.
01:03:38Merci beaucoup.
01:03:43Les JO sont terminés,
01:03:44donc.
01:03:46Quel héritage
01:03:49restera pour vous ?
01:03:50Qu'est-ce qui restera
01:03:51de tous ces JO ?
01:03:52Pour l'avenir ?
01:03:53Qu'est-ce que vous espérez
01:03:54pour le judo,
01:03:54pour le sport français ?
01:03:56Aujourd'hui,
01:03:57j'espère que
01:03:59tout le monde
01:03:59a découvert plein de sports
01:04:00parce qu'il y a plein de sports
01:04:01qu'on ne connaît pas,
01:04:01notamment même dans les paralympiques.
01:04:03Et il y a plein de disciplines,
01:04:05il y a plein de choses.
01:04:05Donc,
01:04:06j'espère que
01:04:07tout le monde
01:04:07a pu découvrir
01:04:09plein de disciplines
01:04:09et peut-être même
01:04:11s'est senti capable
01:04:11d'aller en fait
01:04:14pratiquer,
01:04:14pratiquer ce sport.
01:04:17En fait,
01:04:17c'était ça qui était beau,
01:04:18c'est qu'on fait des jeux
01:04:19à la maison,
01:04:20on fait vivre
01:04:21des choses au public français.
01:04:22Il y a des gens
01:04:22qui ne regardent pas
01:04:24du sport d'habitude
01:04:25et qui étaient devant leur télé
01:04:27et qui étaient en train de crier.
01:04:28Donc,
01:04:28j'espère vraiment
01:04:29qu'on vous a fait vivre
01:04:31ces belles émotions.
01:04:32Nous,
01:04:32notre saison,
01:04:32elle continue,
01:04:33donc il faut continuer
01:04:34à nous suivre.
01:04:35On a besoin
01:04:35de ce monde-là,
01:04:36on a besoin
01:04:36de gens comme vous
01:04:38en train d'être avec nous
01:04:40tout le temps
01:04:41parce que ça nous procure
01:04:42une certaine force.
01:04:43Donc,
01:04:44voilà,
01:04:44j'espère que ça va continuer
01:04:45dans cette dynamique-là.
01:04:46On va vous faire rêver,
01:04:47on l'espère encore.
01:04:48Mais j'ai le souhait,
01:04:49en tout cas,
01:04:50de donner aussi envie
01:04:52à du beau monde
01:04:53de pratiquer une discipline.
01:04:55Je pense aux enfants,
01:04:56je pense à tout le monde,
01:04:58en fait,
01:04:59parce qu'en fait,
01:04:59c'est trop beau
01:05:00de pratiquer du sport.
01:05:01Ça permet de s'épanouir ailleurs.
01:05:03Être passionné,
01:05:04c'est incroyable
01:05:06et le sport,
01:05:07ça nous fait grandir.
01:05:08Aujourd'hui,
01:05:08je suis cette personne
01:05:09grâce au sport,
01:05:10grâce au judo
01:05:10et j'en suis vraiment très fière
01:05:14et je veux passer vraiment
01:05:15le message du fait
01:05:16que tout est possible aujourd'hui
01:05:17quand tu crois en ce que tu fais
01:05:18et ça vaut aujourd'hui,
01:05:19même dans n'importe quel milieu
01:05:21parce que là,
01:05:21on parle du sport,
01:05:22mais on peut le même,
01:05:23même en parallèle
01:05:24dans votre vie
01:05:25en entreprise
01:05:26ou je ne sais où,
01:05:27c'est que quand on a
01:05:29un objectif en tête
01:05:30et qu'on rêve de quelque chose,
01:05:31on se donne les moyens pour
01:05:32et on fait tout pour
01:05:33et ça marche,
01:05:35c'est possible.
01:05:35Je sais que moi,
01:05:36je travaille tous les jours
01:05:37pour ça
01:05:37et je me donne les moyens,
01:05:38je ne vois pas pourquoi
01:05:39ça ne marcherait pas
01:05:40et je pense que réellement,
01:05:41je veux porter ce message
01:05:43que tout le monde peut réussir
01:05:44ce qu'il a envie
01:05:45réellement de vouloir
01:05:46donc il faut vraiment
01:05:47se donner cette motivation,
01:05:48avoir un objectif
01:05:49dans ta vie tout court.
01:05:50Si tu as cet objectif-là,
01:05:52tu fonces
01:05:52et au pire,
01:05:54ça ira ailleurs
01:05:54mais en fait,
01:05:55tu seras trop fière
01:05:55parce que tu n'auras jamais
01:05:56rien lâché
01:05:57et que tu auras tout donné.
01:06:05En tant que sportif
01:06:06de haut niveau,
01:06:07vous avez bénéficié
01:06:08de l'ANS,
01:06:08enfin de l'Agence Nationale
01:06:10pour le Sport.
01:06:11Moi, j'aimerais se poser
01:06:12la question
01:06:13qu'est-ce qui va en rester
01:06:14de cette ANS,
01:06:15de cette Agence Nationale
01:06:16pour le Sport ?
01:06:17Quelque chose ?
01:06:18Rien ?
01:06:18Elle va disparaître ?
01:06:19C'était un beau rêve
01:06:20des JO
01:06:21et on passe à autre chose ?
01:06:26Pour l'instant,
01:06:27rien ne se dit.
01:06:29Je pense qu'ils vont
01:06:31maintenir l'ANS
01:06:33et réduire le ministère
01:06:35des Sports
01:06:35encore un peu plus
01:06:36qu'il ne l'est aujourd'hui
01:06:38à un simple rôle
01:06:39d'agrément
01:06:40et de contrôle.
01:06:43Je pense que l'ANS
01:06:44a montré sa capacité
01:06:46sur le sport de haut niveau.
01:06:48Je suis plus sceptique
01:06:49sur son rôle
01:06:50concernant la répartition
01:06:52de l'aide au club.
01:06:53qui a été quand même
01:06:56consacré aux fédérations,
01:06:57ce qui permet
01:06:58un certain clientélisme
01:06:59de la part
01:07:00des directions fédérales.
01:07:01Donc, je pense
01:07:02que l'ANS peut conserver
01:07:05sa mission
01:07:05au niveau du haut niveau,
01:07:07mais qu'il faut
01:07:07que le ministère des Sports
01:07:10retrouve sa plénitude
01:07:12pour le développement
01:07:13du sport pour tous et de tous,
01:07:15le sport populaire
01:07:16dont on parlait.
01:07:18Il y a un secteur
01:07:19qu'on n'a pas abordé
01:07:20sur le sport populaire,
01:07:21mais regagner des clubs
01:07:23dans les entreprises
01:07:24au lieu des coches payants
01:07:27et puis reconstruire
01:07:29du sport à l'université
01:07:32parce que le sport
01:07:34à l'université aujourd'hui,
01:07:35c'est plus grand chose
01:07:36et ça, ça fait longtemps
01:07:38et ça serait une belle ambition.
01:07:40Ça serait une belle ambition.
01:07:47Vous voyez,
01:07:48vous avez aussi vécu
01:07:49le sport à l'université
01:07:50ou qu'est-ce qu'il en était ?
01:07:53Je ne vais pas parler de mon cas,
01:07:54ça remonte à très long de même.
01:07:56Le sport à l'université,
01:07:57moi, je n'ai pas trop vécu ça.
01:08:00De part aussi,
01:08:02moi, j'étais dans une structure
01:08:03de haut niveau
01:08:04dès mon plus jeune âge,
01:08:05du coup,
01:08:06en fait,
01:08:07notre pratique sportive,
01:08:08c'était l'entraînement
01:08:09après l'école.
01:08:10Du coup,
01:08:10je n'ai pas trop vécu ça.
01:08:12Je sais que j'ai mes frères aussi
01:08:13qui ont fait le sport universitaire,
01:08:14ils ont déjà fait
01:08:15les championnats de France,
01:08:16etc.
01:08:16Donc,
01:08:17c'était une sacrée bonne expérience.
01:08:19En tout cas,
01:08:20moi, je sais qu'ils ont adoré.
01:08:21C'est quelque chose,
01:08:22je pense,
01:08:22qu'il faut maintenir.
01:08:22Aujourd'hui,
01:08:23on voit dans d'autres pays
01:08:24que le sport est vraiment
01:08:25très important
01:08:26et je pense que les gens
01:08:27sont vachement épanouis.
01:08:29Donc,
01:08:29c'est ça aussi qui est dommage.
01:08:30Je pense que dans l'éducation,
01:08:32il faut garder cette partie-là,
01:08:33cette partie sport.
01:08:34Je sais qu'en Allemagne,
01:08:35ils passent des après-midi
01:08:36où c'est sport,
01:08:37quoi.
01:08:38Et en fait,
01:08:38ça marche aussi,
01:08:39c'est possible.
01:08:40Donc,
01:08:41il faut avoir cet épanouissement personnel
01:08:43et le sport,
01:08:44on le dit,
01:08:44c'est important.
01:08:45Enfin,
01:08:45je ne fais que le dire
01:08:45et je le dirai encore,
01:08:46de toute façon.
01:08:47Donc,
01:08:47oui.
01:08:54Quelques mots sur l'université
01:08:56et les études en STAPS,
01:08:59en sciences et techniques
01:09:00des activités physiques
01:09:01et sportives.
01:09:02Aujourd'hui,
01:09:03on assiste à une peau de chagrin
01:09:06de la pratique sportive
01:09:09au sein de l'université.
01:09:11C'est-à-dire que les étudiants
01:09:12qui seront plus tard
01:09:13des professeurs
01:09:14d'éducation physique
01:09:15et sportive
01:09:15ont de moins en moins
01:09:17de pratiques.
01:09:17Aujourd'hui,
01:09:21l'association sportive,
01:09:23comme dans les collèges
01:09:24et lycées,
01:09:25du jeudi après-midi
01:09:26à l'université,
01:09:28est en pleine déconfiture.
01:09:31On y met maintenant
01:09:32des cours.
01:09:34Et donc,
01:09:34les étudiants
01:09:35ont des grandes difficultés
01:09:37maintenant à pratiquer,
01:09:38que ce soit en STAPS
01:09:39ou dans les autres disciplines.
01:09:42Donc,
01:09:43on se retrouve à l'université,
01:09:44mais particulièrement en STAPS,
01:09:46avec des étudiants
01:09:47qui, en fait,
01:09:48vont être d'excellents théoriciens,
01:09:51mais qui,
01:09:52au niveau de la pratique,
01:09:54pour certains,
01:09:55anecdote,
01:09:57et je ne connais pas la personne
01:09:59et vraiment,
01:10:00dans mes propos,
01:10:01ce n'est pas péjoratif,
01:10:02mais au CAPEPS,
01:10:06lancer du javelot,
01:10:08une étudiante
01:10:09a lancé le javelot
01:10:11à l'envers.
01:10:13Le CAPEPS,
01:10:14c'est le concours
01:10:14de recrutement
01:10:15du futur professeur
01:10:17d'éducation physique sportive.
01:10:19Alors,
01:10:19je pense que,
01:10:21voilà,
01:10:21elle n'a pas dû,
01:10:22effectivement,
01:10:22avoir une formation,
01:10:24mais je pousse
01:10:25à l'extrême.
01:10:26Mais aujourd'hui,
01:10:27à l'université,
01:10:28le sport n'est plus.
01:10:30Donc,
01:10:31il y a une nécessité
01:10:33de redonner
01:10:34à l'université,
01:10:35mais pas qu'à l'université.
01:10:37Vous l'avez bien compris,
01:10:37on en a parlé tout à l'heure,
01:10:39voilà,
01:10:39une dimension sportive,
01:10:41une culture sportive,
01:10:42qui fera de notre pays
01:10:43un pays émancipateur
01:10:44émancipateur
01:10:45par la pratique sportive.
01:10:47Voilà,
01:10:48juste un petit mot.
01:10:52Marie-Gérange,
01:10:54je vais vous laisser conclure
01:10:55sur...
01:11:00Deux,
01:11:01peut-être,
01:11:02deux propos.
01:11:03D'abord,
01:11:04de nouveau,
01:11:04vous appelez
01:11:05à une mobilisation
01:11:07pour faire en sorte
01:11:09que la flamme
01:11:10des GOP
01:11:10ne s'éteignent pas
01:11:12et que tous
01:11:13les clubs de France,
01:11:14les 152 000 clubs de France,
01:11:16et les moyens
01:11:17de fonctionner
01:11:18et d'accueillir
01:11:19ceux et celles
01:11:20qui auront découvert
01:11:20de nouvelles pratiques
01:11:21à travers les GOP
01:11:23et puis qu'on aille
01:11:24vers, en effet,
01:11:25ce statut du bénévole
01:11:26dont on parle
01:11:27depuis 50 ans,
01:11:29qu'on arrive
01:11:30à obtenir
01:11:31cette formidable
01:11:33avancée
01:11:33pour le mouvement sportif,
01:11:35mais pour tout
01:11:35le mouvement associatif.
01:11:38Et puis,
01:11:38je voudrais quand même
01:11:39terminer,
01:11:40j'ai parlé
01:11:40de la pratique
01:11:41au féminin du sport,
01:11:43il y a eu aussi
01:11:45de très beaux gestes
01:11:47pendant ces Jeux
01:11:48olympiques
01:11:48et paralympiques
01:11:50et notamment,
01:11:51il y a
01:11:51trois athlètes afghanes,
01:11:54deux appartenant
01:11:55à l'équipe des réfugiés
01:11:56et une appartenant
01:11:58à l'équipe afghane
01:11:59non reconnue
01:12:01par les talibans
01:12:04qui ont manifesté
01:12:06à la fin de leur épreuve,
01:12:09qui ont manifesté
01:12:10tout simplement
01:12:10leur solidarité
01:12:13avec leur soeur afghane
01:12:14qui, vous le savez,
01:12:16sont interdites
01:12:17d'éducation,
01:12:18de pratiques sportives
01:12:19et maintenant,
01:12:21y compris,
01:12:21de prendre la parole
01:12:22sur la voie publique.
01:12:26Ces athlètes afghanes
01:12:27qui ont eu ce courage
01:12:29ont été sanctionnées
01:12:30par les instances
01:12:32internationales
01:12:33du mouvement sportif.
01:12:35Alors,
01:12:36j'aimerais que
01:12:37dans les suites
01:12:38des JOP,
01:12:40il y ait aussi
01:12:40une forte mobilisation
01:12:43aux côtés
01:12:44des femmes afghanes
01:12:45pour qu'elles puissent
01:12:45tout simplement
01:12:48reconquérir
01:12:49leur liberté.
01:12:50Et nous allons
01:12:51le 13 novembre
01:12:52tenir
01:12:53une très grosse initiative
01:12:55à l'Assemblée nationale
01:12:57pour nous tourner
01:12:58vers l'Etat
01:12:59et vers le gouvernement
01:13:00qui peut-être
01:13:01sera en place
01:13:01à ce moment-là
01:13:03pour lui dire
01:13:04mais que fait la France
01:13:05que fait la France
01:13:07aux côtés
01:13:09de ceux
01:13:10et de celles
01:13:11de celles
01:13:13qui résistent
01:13:13en Afghanistan.
01:13:15Que dit la France ?
01:13:17Pourquoi on n'entend pas
01:13:18la France
01:13:18aux côtés
01:13:19de celles
01:13:19et de ceux
01:13:20qui résistent
01:13:21en Afghanistan ?
01:13:23Et vraiment,
01:13:24on peut applaudir
01:13:24ces athlètes afghanes.
01:13:36Eh bien,
01:13:37ce débat s'arrête
01:13:38sur les paroles
01:13:39de Marie-Georges.
01:13:40Voilà.
01:13:40Je vous remercie
01:13:41d'avoir écouté
01:13:43et participé
01:13:44par vos applaudissements.
01:13:49Merci,
01:13:50Marie-Georges Buffet.
01:13:52Merci à Chirine Boucli
01:13:53d'être venu
01:13:55jusqu'à nous
01:13:57dans les embouteillages.
01:13:59Merci à Nicolas
01:14:00Axis Marcos
01:14:01Martheuf, pardon.