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  • il y a 3 heures
À Liverpool, Newcastle, Bristol, Londres, Exeter, l’extrême droite organise des rassemblements depuis début juillet devant les centres d’hébergement de réfugiés. Face à des discours politiques complaisants et des médias passifs, syndicats et associations alertent sur une période dangereuse. Décryptage avec Vadim Kamenka et Sarah Nedjar.

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Transcription
00:00Hop, là ce que vous êtes en train de voir, c'est une marée de drapeaux au Royaume-Uni qui
00:04scande « Get them out ! »
00:05« Foutez-les dehors ! » devant un hôtel d'accueil pour réfugiés.
00:09Ce n'est pas un incident isolé, mais c'est bien une campagne nationaliste d'ampleur qui, depuis le mois
00:13de juillet, organise des manifestations.
00:15Là, vous voyez à Perth, il y a eu à Bristol, il y a eu au Pays de Galles et
00:20dans une quarantaine de localités.
00:23Sur ces images, ces manifestants sont accompagnés, on va dire, de contre-manifs.
00:27C'est ce que vous voyez là, qui, pour le coup, parlent d'humanité, d'arrêter la haine et qui
00:33sont plutôt pour l'accueil digne des réfugiés dans les hôtels Asylum.
00:39Qu'est-ce que c'est un hôtel Asylum ? Vous allez me dire.
00:43C'est une façon que le Royaume-Uni a de gérer, on va dire, les demandes d'asile.
00:51Quand on arrive sur le territoire britannique, on demande l'asile.
00:56Si la demande est refusée, on peut faire appel.
01:00Et là, à ce moment-là, les appels sont énormément engorgés.
01:03Il y a 5 000 dossiers qui sont en ce moment en attente.
01:05Et c'est à la fois dénoncé par les associations qui se disent, en attendant, on est sur place, on
01:11ne peut pas travailler,
01:12on n'a pas la dignité de pouvoir se dégager un salaire, construire une vie convenable.
01:16Et de l'autre côté, des personnes qui disent, ben voilà, ces migrants, ils sont logés tous frais payés dans
01:20des super hôtels,
01:21alors que voilà, les associations de défense des demandeurs d'asile, eux, parlent de conditions dégradantes et inhumaines.
01:32Ma première question, ça veut dire, en fait, la simple tenue, je vous remets l'image que je trouve quand
01:39même assez frappante.
01:39Ce que vous voyez au-dessus, c'est les, on va dire, les associations qui prônent la dignité des demandeurs
01:47d'asile.
01:47Au milieu, vous voyez comme une rivière de policiers.
01:50Et puis ici, vous voyez un groupe nationaliste qui dit, send them back, envoyer les chez eux.
01:58Bon, dans une quarantaine de manifestations, dans une quarantaine de localités différentes, devant des centres d'accueil,
02:07même s'il y a des contre-manif, comme on vient de voir, ça quand même démontre une percée du
02:11nationalisme très important en Grande-Bretagne.
02:13Tout à fait. Et c'est pas anodin, c'est... Parce que bon, tout éclate dans une petite ville éponne,
02:23je crois, je sais pas comment...
02:24Epping, dans l'Essexe.
02:24Epping, voilà, dans l'Essexe, qui est vraiment juste à côté de Londres.
02:30Parce que, en gros, encore une fois, il y a une affaire de...
02:38qui concerne un migrant qui fait partie d'un centre d'hébergement, voilà, qui est dans cette ville-là.
02:45Et du coup, encore une fois, c'est récupéré par l'extrême droite, puisque pour l'instant, l'affaire n
02:49'a pas été jugée.
02:50On ne sait pas si c'est vrai ou pas, puisque le migrant lui dénonce des accusations.
02:59Et du coup, l'extrême droite, encore une fois, va s'en servir pour faire des manifestations devant ce centre
03:05d'hébergement.
03:06Ça va durer plusieurs semaines.
03:09Ça gagne finalement plusieurs villes d'Angleterre, puisque c'est bien organisé avec différents courants.
03:14Mais ça, on y reviendra peut-être plus en amont tout à l'heure.
03:16Différents courants à l'intérieur de la Grande-Bretagne, maintenant, qui sont bien organisés, justement.
03:22Et on voit que ce mouvement prend de plus en plus d'ampleur.
03:25Et surtout, finalement, il y a peu de réaction politique du gouvernement britannique.
03:30Alors que depuis maintenant près de deux ans, c'est le débour qui est à la tête du pays, avec
03:35Kerr Starmer, son ancien secrétaire général.
03:39Et aujourd'hui, pire que tout, c'est le reproche qui est fait d'ailleurs par mal de partis de
03:46gauche, syndicats, etc.
03:46C'est que le gouvernement britannique, par son silence et même sa position et sa politique migratoire, comme on dit
03:53aujourd'hui, favorise en fait ces mobilisations.
03:56Parce qu'eux-mêmes ont dénoncé, lorsqu'ils sont arrivés au pouvoir, ces hôtels et ces moyens d'accueil.
04:03Je crois que le terme utilisé, à un moment donné, c'était une île d'étrangers, je crois, qu'a
04:08dit le Premier ministre britannique.
04:10Donc on voit qu'il a repris le discours, finalement, de la droite et de l'extrême droite.
04:15Un peu comme en France, finalement, une partie, à un moment donné, du centre-gauche ou des socialistes qui avaient
04:22repris un peu le vocabulaire de la droite et de l'extrême droite.
04:27Et ça a fait énormément de mal parce que, du coup, ça a libéré la parole.
04:32On connaissait en France, mais c'était un peu plus particulier.
04:35Ça a ouvert la fenêtre d'Overton du côté droit.
04:37Voilà. Et du coup, alors il y a eu tout l'épisode du Brexit, etc.
04:40Mais on voit que ça a favorisé, en fait, ces prises de parole, ces rassemblements.
04:46Et sachant qu'on arrive un an après les émeutes qui avaient eu lieu déjà l'été dernier.
04:52Pareil, à travers une fausse accusation.
04:56Voilà. Puisqu'il y avait trois jeunes filles qui avaient été assassinées.
05:01Tout de suite, on avait accusé un migrant.
05:04Finalement, ça a été démenti plus tard par la justice.
05:08Et du coup, il y avait eu des manifestations et des violences directement qui ciblaient des réfugiés.
05:15Oui, comme une chasse.
05:15Oui, comme une chasse.
05:16Une chasse aux réfugiés.
05:16Il y en avait eu un peu partout en Angleterre, notamment à Manchester, je crois à Liverpool déjà aussi.
05:21Voilà. Donc, ça avait très mal terminé.
05:24Jusqu'à ce que finalement, le gouvernement prenne acte et des positions en envoyant la police
05:28et en condamnant les principaux agitateurs.
05:34Mais donc, oui, c'est quelque chose qui a déjà eu lieu l'été dernier.
05:38On voit que là, ça reprend à nouveau.
05:41Et là, en fait, les rassemblements, c'est pas juste des rassemblements dans ces centres d'hébergement.
05:48Mais aujourd'hui, les syndicats ou les ONG qui travaillent avec les réfugiés disent qu'elles-mêmes, aujourd'hui,
05:55reçoivent des menaces de mort, sont directement ciblées, sont même attaquées.
06:02Et que même, par exemple, des collectes ou des souples humanitaires, comme on peut voir en France aujourd'hui,
06:07dès qu'il y a des étrangers qui veulent en profiter, en fait, ils sont directement visés par ces groupuscules
06:15qui les relèvent sur les réseaux sociaux, etc.
06:17Donc, on voit que c'est vraiment de plus en plus organisé.
06:21Alors, voilà, il y a Annick Alfarage qui fait partie de...
06:25Enfin, qui était l'ancien membre de l'équipe qui avait mené toute la bataille contre le Brexit
06:31et qui, aujourd'hui, voilà, a monté un nouveau parti anti-migrants, anti-réfugiés.
06:36La Formule UK.
06:37Ouais, et qui, lors de telles, je crois qu'il est autour de 9-10% quand même dans les
06:41sondages.
06:41Donc, on voit que ça monte.
06:43Ouais, c'est pas mal.
06:44Il y a Tommy Robinson, justement, qui avait défrayé toute la chronique,
06:46puisque c'est un pseudo, je ne sais plus comment il s'appelle, etc.
06:49Mais pareil, qui fait partie des figures, aujourd'hui, de l'extrême droite britannique.
06:56Pareil, qui se sert de tout ce qui se passe.
06:59Donc, voilà, il y a pas mal de mouvements, aujourd'hui, qui sont sur ces thématiques-là,
07:03qui ne cessent de progresser, finalement, un peu partout, comme...
07:07Enfin, partout en Europe, en tout cas.
07:08Et voilà, c'est vrai que la Grande-Bretagne était jusqu'à présent épargnée
07:11parce que, aussi, les conservateurs menaient cette bataille-là.
07:16Aujourd'hui, finalement, ils sont dépassés, depuis le Brexit, par des mouvements beaucoup plus à droite.
07:21Mais on l'a vu aussi en Irlande, en Écosse.
07:24On voit que c'est un phénomène, maintenant, qui s'étend.
07:26Et donc, ouais, c'est assez inquiétant.
07:29C'est ça, c'est que les personnes, les partisans de UKIP, au final, ont quitté UKIP pour aller plus
07:33à droite.
07:34C'est ça qui est aussi impressionnant.
07:37Et la polarisation, en tout cas, des partis...
07:39On avait fait une vidéo avec le nouveau parti de James Corbin, qui, pour le coup, a lancé un parti,
07:51on va dire, à gauche du Labour Party.
07:52Donc, le parti, on va dire, historique des travaillistes.
07:59Et on a vraiment l'impression que, voilà, ceux qui étaient un peu au centre-gauche se sont un peu
08:05déportés encore plus sur la gauche.
08:07Ceux qui étaient un peu au centre-droite se sont déportés encore un peu plus sur la droite.
08:11Et il y a une vraie polarisation.
08:12Et c'est aussi ce qui se manifeste dans les images qu'on vient de voir.
08:18Donc, on a parlé un petit peu de la façon dont s'organise l'extrême droite britannique aujourd'hui.
08:26On a parlé de réformes UKIP, de UKIP.
08:29Il y a Britain First aussi, qui est une organisation d'extrême droite ultra-nationaliste et ouvertement anti-islam,
08:33et qui se présente comme telle, et qui est présente aussi dans ces manifestations.
08:38Oui.
08:39Et c'est pour ça, c'est que maintenant, ils arrivent vraiment à se structurer.
08:42Je pense que l'expérience Brexit et finalement tout ce que ça avait réveillé à ce moment-là,
08:48parce qu'il y a aussi l'impact des politiques, d'ailleurs, qui ont été menées aussi bien par les
08:55bords ou ensuite par les conservateurs.
08:59Et à nouveau, finalement, par un les bords plus libéral que ne l'avait été la période Corbyn, même s
09:04'il n'était pas au pouvoir.
09:05Mais surtout, la politique économique et sociale, c'est-à-dire d'austérité, de coupes dans les budgets publics.
09:12Pareil sur les politiques de santé ou sur l'accès aux soins.
09:20Au final, toutes ces politiques-là créent de la précarité et que du coup, forcément, comme chez nous,
09:28on va blâmer finalement l'étranger ou le réfugié qui, lui, bénéficie soi-disant d'accueil dans un hôtel,
09:37alors qu'eux ne peuvent pas accéder, par exemple, à des centres de soins ou d'autres choses comme ça.
09:41Donc on voit que c'est vraiment aussi sur les politiques sociales et économiques que se cristallisent aujourd'hui ces
09:47parties-là
09:47et donnent leurs réponses qui sont loin des nôtres.
09:52Hélas, il n'y a pas de réponse, on va dire, de gauche aujourd'hui à la terre et normalement
09:56d'un gouvernement britannique
09:58qui émane du lébord.
10:02Et c'est plus là où aujourd'hui, les organisations et les syndicats les ont directement interpellés.
10:08Je crois qu'il y avait eu plus de 200 associations, organisations, syndicats qui ont écrit une lettre il y
10:13a quelques semaines
10:13justement pour les appeler aujourd'hui à faire front politiquement.
10:17Parce qu'ils disent qu'on ne peut plus continuer comme ça, il faut qu'il y ait des réponses
10:20aujourd'hui fortes face à ces menaces.
10:23On nous dit, c'est Fanfoua Nillois qui nous dit, le harcèlement, les menaces via les réseaux sociaux
10:28semblent être un sujet peu traité politiquement.
10:30Mais pourtant, il me semble que c'est une expression antidémocratique qui prend de l'ampleur.
10:34Est-ce qu'il y a eu des législations d'ampleur sur ce sujet quelque part ?
10:37Je pense que même là, vu qu'ils sont devant carrément les établissements,
10:42il s'agit de faire pression sur les personnes qui vont y travailler.
10:45Et il s'agit même d'une pression qui est physique là pour le coup.
10:49Effectivement, c'est un peu sur les réseaux sociaux, les rendez-vous tous là-bas.
10:52Mais là pour le coup, quand on va travailler auprès de demandeurs d'asile,
10:56on est menacé physiquement, on a la pression physiquement carrément.
11:01Tout à fait, il y avait eu des fermetures, c'est ce qu'on pointait dans le papier,
11:05mais on n'a pas pu tout mettre.
11:06C'est pour ça que je pense que ce qui serait intéressant vraiment, c'est de creuser ce phénomène
11:12et ce virage qui est en train d'être pris en Grande-Bretagne.
11:14Parce que oui, ils ont délibérément visé des centres d'ONG qui travaillaient avec les migrants.
11:21Certains ont fermé leurs portes, d'autres maintenant ont déployé des moyens sécuritaires.
11:29D'autres trouvent des techniques pour faire face à ces menaces qu'ils reçoivent.
11:38Donc oui, c'est un phénomène qui est inquiétant parce qu'il est structuré et organisé
11:44et que ça vise, on le voit, de nombreuses villes en Angleterre.
11:48L'autre phénomène qui est parallèle, je crois que c'était la BBC qui a fait tout un reportage dessus
11:54aussi,
11:54c'est qu'on voit dans toutes ces manifestations, c'est les drapeaux qui sont mis en avant de l
11:58'Union Jack.
12:00L'Union Jack, c'est le mix entre les drapeaux anglais, donc la croix rouge du milieu,
12:06c'est laquelle la rouge comme ça ?
12:09Attendez, on savait ça ou pas ?
12:10Et le drapeau anglais.
12:14Et on voit que c'est quelque chose qui n'était pas du tout habituel en Angleterre et au Royaume
12:21-Uni.
12:22Ce n'est pas comme aux États-Unis ou dans d'autres pays où il y a un fervent nationalisme,
12:25mais on sort et on met des drapeaux un peu partout.
12:28En Grande-Bretagne, c'est quelque chose qui se faisait assez peu.
12:30Et on voit qu'il y a une volonté aujourd'hui de montrer son attachement,
12:35les valeurs conservatrices de l'Angleterre pour faire quelque part des revendications.
12:44Et c'est en parallèle de ces manifestations.
12:46Donc le lien entre les deux est assez intéressant.
12:49Il y a pas mal de reportages dans la presse britannique dessus
12:51pour montrer comment finalement il travaille sur cette identité
12:55et cette volonté aussi de mettre en opposition les réfugiés, les étrangers.
13:04Je vous l'ai mis là.
13:06Le Union Jack, du coup, c'est le mélange entre le drapeau de l'Angleterre,
13:09le drapeau de l'Écosse.
13:11Ça a donné ce drapeau-là.
13:15Et puis ensuite, l'Irlande s'est greffée.
13:16Maintenant, on a le Union Jack.
13:18Le Union Jack, sachant que, comme tu as dit,
13:20ce n'est pas vraiment ce qu'on sort en manifestation.
13:23En général, soit c'est le drapeau anglais quand on est en Angleterre,
13:25là, c'est comme une union...
13:27Ou même le drapeau anglais, le drapeau anglais...
13:29Oui, c'est plutôt aux célébrations.
13:31C'est, ouais, c'est...
13:32C'est plutôt une autre célébration.
13:33Voilà, et c'est affiché dans les manifestations,
13:35mais surtout maintenant sur certains bâtiments, etc.
13:38Et c'est quelque chose qui était assez inhabituel en Grand-Bretagne.
13:43On nous dit, est-ce que ce n'est pas la limite d'un pays
13:45où la politique ne se fait qu'avec le bipartisme ?
13:47Le Royaume-Uni avait mis à genoux le syndicalisme
13:49et les voix de gauche radicales sous Thatcher.
13:52Résultat, la seule opposition populaire,
13:53ce sont les partis ultra-nationalistes.
13:56Alors, oui, pour le fait qu'ils aient mis à mal,
14:00en effet, sous Thatcher, les syndicats lors des grandes grèves.
14:04Mais pareil, en fait, en France,
14:05où finalement, malgré les mobilisations,
14:08on voit que les gouvernements passent en force
14:10et n'écoutent pas finalement les revendications
14:13qui émanent des syndicats et des manifestations.
14:18sur le bipartisme, finalement, quand on voit la même politique appliquée en France
14:22et la même menace, c'est-à-dire quand même la montée d'extrême droite aussi en France,
14:26je ne suis pas sûr que ce soit le bipartisme qui soit en question,
14:29mais véritablement, aujourd'hui, comment les partis politiques répondent
14:33face à ces problèmes socio-économiques
14:36et en finalement, en laissant tout un discours xénophobe,
14:40en pointant finalement l'étranger comme responsable
14:42et pas du tout par rapport aux politiques qui sont maintenant libérales et ultra-libérales
14:47ces 30 ou 40 dernières années.
14:49Et aussi, comme tu le disais un peu plus tôt,
14:51mais le fait que les partis qui sont un peu plus de gauche douce,
14:57on va dire, adaptent leur vocabulaire
15:00pour aller draguer la droite, l'extrême droite,
15:03plutôt que l'inverse.
15:05Oui, parce que vraiment le discours de Kerstammer
15:07sur la politique migratoire a provoqué un tollé.
15:11D'ailleurs, il s'est excusé au bout de quelques jours ou quelques semaines
15:14parce que c'était quelque chose qui n'était pas du tout dans la tradition du lébord.
15:20C'est pas ce terme de vocabulaire.
15:25Et du coup, c'est pour ça qu'aujourd'hui, ils sont mis à mal,
15:28c'est qu'ils ne prennent pas la parole.
15:29Et même sur...
15:30Parce qu'on n'a pas fini, mais du coup, sur cette fameuse ville de...
15:36J'arrive, je n'ai jamais mon souvenir.
15:38C'est dans l'Essexe, c'est Eping.
15:40Eping, voilà.
15:42En fait, il y a eu une décision judiciaire,
15:44après qu'arrivée.
15:45C'est que face aux manifestations,
15:46le conseil municipal a demandé à ce que, finalement,
15:49le centre d'hébergement soit fermé.
15:51Il y a la haute cour de justice britannique
15:55qui a donné raison au conseil municipal
15:57contre l'avis du gouvernement
15:59de faire une fermeture temporaire.
16:01Donc, c'est-à-dire que tous les réfugiés aujourd'hui qui sont là-bas
16:04vont devoir quitter les lieux le 12 septembre, peut-être.
16:10Aujourd'hui, le gouvernement aurait pu faire appel.
16:13Ils ne l'ont toujours pas fait.
16:13Donc, pareil, c'est-à-dire que le silence qui en est fait,
16:18la non-réponse politique par rapport à tous ces phénomènes
16:21font que ça permet, finalement, à la droite,
16:26et notamment, par exemple, à Niquel Farage,
16:27qui, aujourd'hui, dit que cette victoire judiciaire,
16:29ça nous incite, finalement, à multiplier les rassemblements
16:33devant ces centres d'hébergement
16:35pour qu'en fait, tous les conseils municipaux de Grande-Bretagne,
16:39du coup, saisissent la justice et fassent fermer les centres.
16:42Donc, en gros, participent, finalement, pleinement à leur revendication.
16:47Et on l'a vu, d'ailleurs, mais ça, on avait fait des papiers aussi sur la politique migratoire,
16:51aussi bien avec l'accord qui a été percé, encore une fois,
16:53entre Macron et Starmer, il y a maintenant deux mois, je crois,
16:56quand il s'était rendu, quand il y avait une vie de Macron,
16:59sur la politique migratoire et comment, finalement,
17:03la France joue les policiers pour la Grande-Bretagne.
17:07On avait fait une vidéo aussi, chez nous, où on avait...
17:11Vous vous souvenez, ou pas, de cette vidéo du canot lacéré par des policiers
17:16sur les plages de Normandie, je crois ?
17:19Attendez, je vais vous la retrouver.
17:22Toute l'humanité, canot, migrants...
17:29Est-ce qu'on a un cadeau de migrants lacérés par les gendarmes ?
17:32C'est ça, pardon, j'ai dit la police, mais c'était les gendarmes.
17:44Alors, je ne sais pas si vous entendez le son.
17:465 minutes avant cette vidéo, les forces de police étaient présentes sur place,
17:50ils les ont laissées monter sur l'embarcation pour intervenir ensuite
17:52et lacérer le bateau.
17:53Nous, ça nous questionne quant à l'utilité de ces images,
17:56est-ce que ce n'était pas un montage pour venir appuyer une certaine communication
18:00des personnes qui ont été victimes de cette lacération ?
18:02Elles nous ont dit, de toute façon, je n'ai pas d'autre choix,
18:04je vais retenter plus tard.
18:04Une fois qu'elles ont été empêchées de traverser,
18:06elles sont parfois totalement trempées,
18:08il n'y a aucune prise en charge non plus institutionnelle.
18:10Ça revient à la charge d'associations non mandatées,
18:13d'alerter la préfecture, la police qui se renvoie la balle.
18:16Ces images arrivent dans un moment où de nombreuses conversations
18:20ont été lancées par le gouvernement britannique et français
18:23sur un changement de doctrine.
18:25Le nombre de personnes décédées a drastiquement augmenté,
18:27même a explosé.
18:37Oh, ça va.
18:39Oui, c'est moi, c'est pour ça que je le sais.
18:43Je crois que j'avais fait l'interview du monsieur
18:46et Aliénor avait fait le montage.
18:50Donc voilà.
18:51Et si je me souviens bien, les gendarmes s'étaient défendus
18:55en disant que c'était pour éviter qu'ils meurent dans la Manche.
18:59La vérité, c'est que la Manche est un cimetière
19:02où des personnes se noient quotidiennement, etc.
19:05Mais comme il est dit dans cette petite interview,
19:10les personnes qui ont été mises à l'eau pour éviter leur départ
19:16avaient prévu de retenter le lendemain aussi.
19:18Donc c'est aussi la difficulté de ce type d'opération
19:22et surtout le fait que la France fasse barrière
19:27et que ce soit la responsabilité des gendarmes français
19:32d'éviter le départ sur nos plages.
19:35C'est ça que tu voulais dire.
19:36C'est pour ça que je me suis permise de mettre la vidéo.
19:38C'était pour appuyer ton propos.
19:40Oui, mais de toute façon, après, ça fait partie des politiques aussi européennes.
19:44On sait qu'en Méditerranée, il y a exactement les mêmes politiques anti-réfugiés
19:51avec ce qu'on appelle des push-back,
19:54des politiques où on repousse à chaque fois les réfugiés
19:57qui tentent de pénétrer sur le sol européen
20:00en faisant pareil des milliers de victimes chaque année
20:05et que ça coûte plusieurs milliards de dollars,
20:09toutes ces politiques,
20:10alors qu'il y aura peut-être d'autres moyens de s'en sortir.
20:15On a pas mal interrogé les organisations d'aide aux réfugiés,
20:20mais aussi des politiques européennes
20:22sur comment finalement sortir de ce cercle vicieux
20:26de toujours cette course à l'ultra sécuritaire,
20:29alors qu'il y a peut-être d'autres projets qui sont possibles.
20:35Oui, et tu as raison sur le fait de dire que ça va même de plus en plus loin.
20:38L'Union européenne propose des chèques à des pays nord-africains,
20:41par exemple, pour bloquer au plus tôt les routes migratoires
20:47jusqu'en Europe, jusqu'en Italie, etc.
20:48C'est le cas, je crois, de l'Union européenne.
20:53Urshela van der Leyen avait signé un accord avec l'Égypte
20:58pour que l'Égypte s'occupe de la crise des réfugiés soudanais.
21:02Et avant, il y a quelques années, il y avait des accords
21:06pour que les soudanais qui voulaient étudier, se soigner, etc.
21:10puissent le faire en Égypte.
21:12Mais le fait est que la réalisation de ce contrat-là
21:18fait qu'on a renvoyé des soudanais sous les bombes.
21:20Et là, pour le coup, c'est une violation de leur droit d'asile.
21:25Ils avaient le droit d'aller jusque-là.
21:28Et puis, ça veut aussi dire qu'il y a des migrants
21:30qui ont été renvoyés à la frontière, au Sahara,
21:33parce que des pays acceptent de l'argent de l'UE
21:36pour bloquer, on va dire, les routes migratoires.
21:39Comme la Turquie, il y a une dizaine d'années,
21:41à chaque fois, c'est des partenariats.
21:43On est fait à citer la Libye, du temps de Kadhafi,
21:45aussi, pareil, on avait passé des partenariats.
21:47Donc, on voit que c'est des choses qui existent,
21:49au lieu de peut-être penser d'autres choses,
21:51c'est-à-dire comment faire favoriser le développement de ces pays-là
21:55ou comment stopper, justement, des conflits
21:57pour éviter que ces personnes-là se retrouvent
21:59à devoir être sur les routes.
22:01Pareil, sur les réfugiés climatiques,
22:03il y en aura forcément de plus en plus dans les années qui viennent
22:05parce que, finalement, on ne respecte pas les accords de Paris.
22:08Il y a tout un tas de politiques qui ne sont pas mises en place.
22:10Donc, voilà, on peut toujours traiter les conséquences,
22:15mais pas les problèmes à la racine.
22:17Donc, c'est des choses qu'on a déjà pointées dans le journal.
22:21Ça a même fait des pages-débats et d'autres.
22:23Donc, non, c'est pour ça, je pense qu'il y a plein d'autres perspectives,
22:27hélas, que cette politique ultra sécuritaire
22:30et en plus qui donne aujourd'hui de plus en plus de voix
22:33à des mouvements nationalistes et exénophobes.
22:37Salut le RAID.
22:38Pardon, excusez-moi.
22:39Salut Barbara qui nous a RAID.
22:42Coucou tout le monde, vous êtes sur la chaîne de l'UMA.
22:45Bienvenue et on est ici dans l'international.
22:46Donc, c'est la revue de presse internationale de l'humanité
22:50avec notre twist à nous.
22:51On a parlé de la Palestine un peu plus tôt sur l'hôpital qui a été bombardé,
22:57l'hôpital Nasser qui a été bombardé à Ranyounes.
23:00Et là, on est sur ce sujet-là.
23:03En Grande-Bretagne, la xénophobie gagne du terrain
23:05sur fond de manifestations anti-réfugiés et de montée du nationalisme.
23:09Voilà, on a regardé la petite vidéo.
23:10Vous avez des groupes nationalistes hérités de Yuki,
23:15hérités de Britain First.
23:17C'est ça le nom ?
23:18Britain First.
23:19Je me suis tout noté.
23:20Britain First, Homeland Party.
23:22On n'en a pas parlé, mais qui est présent dans les manifestations anti-asile
23:27et qui sont partis faire pression devant des hôtels
23:33qui réfugiaient des demandeurs d'asile
23:37et qui étaient en attente soit d'un jugement pour leur séjour
23:42ou alors de leur appel.
23:44Et on disait que vu que le secteur était hyper engorgé,
23:48c'était compliqué de pouvoir se présenter à un juge pour un appel.
23:54En ce moment, il y a 50 000 dossiers qui sont engorgés dans les tuyaux.
24:00Donc, c'est le super fun.
24:02Bienvenue chez nous.
24:04Waouh, on a eu un deuxième raid, c'est ça ?
24:07Coucou, salut.
24:11Qui êtes-vous ? Présentez-vous en fait.
24:13Qui êtes-vous ? Présentez-vous.
24:14D'où est-ce que vous nous suivez ?
24:16Salut tout le monde.
24:17Hello, hello.
24:19Eh bien, écoutez, on a full raid aujourd'hui.
24:21C'est la première fois qu'on fait cette émission internationale l'après-midi.
24:25Donc, c'est super cool.
24:27Encore une fois, salut.
24:28On nous dit salut Luma.
24:29On nous dit l'âme de Jaurès chante avec nous.
24:31Il chante le pacifisme.
24:34Coucou, ça me fait plaisir que vous soyez là.
24:38Dites-nous si vous êtes des nouveaux.
24:40Bonjour, en direct de Hugo au Perchoir.
24:41Salut Hugo au Perchoir.
24:43Merci.
24:44Donc voilà, on était en train de discuter.
24:46Encore une fois, désolée, je viens de l'expliquer.
24:48Mais on était en train de discuter de cet article que les modératrices,
24:52si vous avez la gentillesse de remettre dans le chat,
24:57en Grande-Bretagne, la xénophobie gagne du terrain sur fonds de manifestation antiréfugiés,
25:01montée du nationalisme.
25:02Est-ce que vous voulez qu'on vous remette le petit reportage de la BBC ?
25:07Tout à l'heure, j'étais en train de parler dessus.
25:09Alors, ce n'était peut-être pas forcément très agréable d'entendre ma voix.
25:13Je vais vous remettre la vidéo.
25:15Comme ça, vous saurez un petit peu de quoi on parle pour les nouveaux qui viennent d'arriver.
25:20Donc là, vous avez des manifestations anti-migrants qui se sont tenues à Liverpool, à Perth.
25:27J'espère que je l'ai bien prononcé.
25:29Mais comme vous voyez, et là, vous avez la contre-manifestation.
25:32Donc des personnes qui sont...
25:33En fait, je suis en train de vous montrer, mais vous ne le voyez pas du tout.
25:36Voilà, je vous remets en arrière.
25:38Donc voilà, vous voyez à peu près, je vous mets pause.
25:42Donc ça, c'est des manifestants anti...
25:45Enfin, où il y a écrit « send them back », remettez-les chez eux, enfin envoyez-les chez eux.
25:50Ici, vous avez la police qui est ici.
25:52Et là, vous avez une contre-manifestation qui est plutôt pour la dignité des personnes réfugiées.
25:58Et ces manifestations-là sont de plus en plus tendues.
26:02Ça devient un rendez-vous devant carrément les centres d'accueil.
26:05Là, vous avez Liverpool, réfugiés welcome.
26:08Là, vous avez les anti-réfugiés.
26:12Et là, vous avez les personnes qui sont contre...
26:15Enfin, la contre-manifestation, pardon.
26:17Là, vous avez ça au Pays de Galles.
26:22Vous avez ça au Pays de Galles.
26:23Et pareil, manifestants, contre-manifestants.
26:30Vous avez manifestants et contre-manifestants à chaque fois.
26:34Donc voilà, je ne sais pas si vous aviez entendu parler de ça.
26:37En tout cas, nous, c'est quelque chose qu'on est en train de suivre à l'humain.
26:39Là, je vous mets un peu de son.
26:41Comme ça, vous voyez à peu près...
26:48Bristol, ce n'est pas si grand.
26:49Je ne sais pas si vous avez regardé la série Skins, mais c'est la ville de Skins.
26:52C'est comme ça que je connais Bristol.
26:55Donc, ce n'est même pas très grand.
26:56On n'est pas en train de parler de grandes manifestations dans les plus grandes villes du Royaume-Uni.
27:00C'est ça qui est fou.
27:01Et ça avait commencé dans une petite ville pas très loin de Londres, Epping.
27:06Après une accusation d'un demandeur d'asile qui était logé dans un de ses hôtels asylum.
27:13Donc, dans l'un de ses hôtels qui a été réquisitionné pour l'hébergement des demandeurs d'asile.
27:21Et il a été accusé d'avoir agressé une jeune fille de 14 ans, ce que lui refute.
27:29Et pour l'instant, on n'a pas encore de jugement.
27:31Et tu l'as dit, ça fait quand même écho à ce qui s'est passé l'année dernière,
27:37où il y avait eu des accusations et que ça avait lancé en 2024, à l'été 2024, une chasse
27:41aux migrants au Royaume-Uni.
27:45J'ai envie de te poser la question.
27:48On est comment au niveau de...
27:49Qu'est-ce qu'on peut dire aujourd'hui au niveau des flux migratoires ?
27:52On a parlé de plein de choses, de l'extrême droite au Royaume-Uni,
27:56de la façon dont elle était organisée, politiquement.
28:00À quel point, en fait, les partis qui étaient considérés à la base d'extrême droite,
28:06comment ils se sont encore plus extrême-droitisés ?
28:08C'est-à-dire qu'on a quitté UKIP, mais pour aller encore plus à droite,
28:11pour rejoindre Nigel Farage, etc.
28:14Et aussi de la promesse brisée du Brexit.
28:17C'est-à-dire que Nigel Farage, à la base, fait son...
28:20Si on peut revenir un peu dessus, et comme ça, ça remet tout le monde à plat.
28:25Salut tout le monde, d'ailleurs.
28:26Je vais lire vos questions après, au fait.
28:27On est aussi là pour répondre à vos questions.
28:29Vous pouvez les écrire et puis on les lira et elle s'affiche derrière nous.
28:34Donc, Nigel Farage, à la base, fait sa campagne Brexit en disant
28:37que l'ANHS, donc le service de santé britannique, a un déficit énorme.
28:46Le UK, la Grande-Bretagne, donne tant d'argent à l'Europe.
28:50Cet argent qu'on injecte en Europe, remettons-le dans l'ANHS.
28:53Le lendemain, en matinale, il dit finalement que ce n'est pas possible.
28:56Le lendemain du Brexit.
28:57Et depuis, bah...
28:59Non, mais après, c'était vraiment un vrai débat,
29:01enfin, un débat de façon qui secouait l'Angleterre depuis...
29:04Enfin, qui était utilisé par les conservateurs sur, en gros,
29:07la relation entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne.
29:09En gros, c'était, bah, finalement, est-ce qu'on a vraiment besoin de l'Union européenne ?
29:12Est-ce que, finalement, ce n'est pas plus un frein qu'autre chose ?
29:16Donc, les conservateurs systématiquement menaçaient d'un référendum.
29:20Et finalement, celui qui a osé le faire, c'est David Cameron.
29:23Parce qu'en disant, bon, bah, comme ça, au moins, il était au plus mal politiquement,
29:28ça va redonner un coup de boost politique à son mandat.
29:33Au final, finalement, c'est pas lui qui en a récolté les fruits,
29:37mais Boris Johnson, puisque c'était lui qui avait...
29:40En plus, qui avait mené la campagne, justement, sur le Brexit.
29:43Vous savez, Boris Johnson, ancien maire de Londres ?
29:46Ancien maire de Londres, ancien journaliste,
29:49et qui aurait un peu un premier Trump avant l'heure.
29:54Parce qu'il balançait tout et n'importe quoi.
29:58Et du coup, durant la campagne, il n'avait sorti que des...
30:02Pas des fausses informations, mais en tout cas, ouais, une bonne partie d'informations
30:07qui étaient invérifiables, puisque fausses.
30:10Voilà, sur des chiffres qui étaient donnés entre l'Union européenne,
30:14entre, pareil, l'aide aux réfugiés.
30:16Et finalement, il disait, si on veut que, finalement,
30:18les travailleurs britanniques s'en sortent mieux,
30:20et davantage d'emplois, puisque, pareil, il y avait quand même
30:22une crise économique qui perdurait.
30:24Et bien, c'est en sortant de l'Union européenne,
30:25on pourra récupérer tout un tas d'argent
30:27qu'on donne, finalement, aux 27,
30:31et qu'on pourra récupérer pour mener à bien notre économie,
30:34et avoir une monnaie forte,
30:35et un commerce fort, et puis, du coup,
30:37se rapprocher peut-être des États-Unis.
30:38Enfin, voilà, tout ce discours-là.
30:42Voilà, et au final, voilà, il y a une bonne partie des travailleurs
30:45qui y ont cru, et qui se sont retrouvés, finalement,
30:49maintenant, sans l'envoi, parce qu'ils n'ont pas davantage eu
30:53davantage de... une meilleure réalité, on va dire, économique et sociale.
30:58La précarité, finalement, a continué d'augmenter.
31:01Le coût des logements, le coût du transport dans les grandes villes.
31:04Le coût des transports, le coût des services publics,
31:06le coût de pas mal de choses, sur des privatisations,
31:08finalement, qui se sont accélérées,
31:10même s'il y a eu quelques nationalisations depuis.
31:13Mais on voit que, voilà, sur la bataille, par exemple,
31:16sur la bataille de l'eau, de l'électricité,
31:17face à des coûts qui ne cessent d'augmenter,
31:21finalement, le Brexit a aussi, a fait un zoom aussi,
31:25sur les réfugiés, sur, pareil, sur, finalement,
31:28les polonais qui venaient pas mal travailler
31:32avec tous les accords de travailleurs et travailleurs détachés.
31:37À l'époque, ils avaient pointé aussi les travailleurs polonais
31:39ou de l'Est qui venaient en Grande-Bretagne.
31:41Donc, on voit, voilà, c'est des choses...
31:43Les travailleurs détachés, on en avait parlé aussi en France.
31:45Oui, tout à fait.
31:46C'était un débat des années...
31:48C'était pendant les différents traités,
31:51traités de Lisbonne et autres, ouais.
31:52Et puis, on parlait, pendant les européennes aussi,
31:54c'était ressorti pendant les différents scrutins.
31:56Donc, voilà, et c'est des choses faites,
31:58c'est des thématiques qui ont été menées
32:03durant la campagne du Brexit
32:05et finalement, qui ont perduré.
32:06Et du coup, aujourd'hui, on arrive avec,
32:09finalement, des organisations politiques
32:12qui sont davantage structurées.
32:14En effet, comme je disais,
32:15encore plus à droite que le Parti conservateur,
32:17encore plus à droite que le UKIP.
32:20Et aujourd'hui, on voit que ça fonctionne.
32:25Il y a Stan, why are you so mad ?
32:29Stan, why are you so mad ?
32:30Ça me fait penser à Eminem, c'est ça ?
32:33La ref ?
32:34Qui nous demande,
32:35est-ce qu'il y a des communistes en Angleterre ?
32:36Stan, tu n'as pas regardé Peaky Blinders.
32:39Il y a des communistes en Angleterre.
32:40Oui, il y a des communistes, c'est pas...
32:44C'est pas le gros du...
32:45Voilà, non, non, c'est...
32:46Après, il y a pas mal aussi de...
32:48Ce qui s'appelle le socialisme
32:51et version vraiment plus à gauche
32:53que le socialiste à nous.
32:55Donc, il y a un peu différents, en effet,
32:58groupes, mouvements politiques de gauche.
33:01Mais surtout, il y a des syndicats
33:02qui sont quand même assez à gauche
33:04en Angleterre.
33:05Et puis, les syndicats ont des gros moyens
33:07de pression.
33:10Et justement, c'est eux qui,
33:12comme la CGT, c'est nous,
33:14avec sa bataille contre l'extrême droite,
33:16qui ont alerté,
33:17qui ont tout de suite réagi
33:20face au danger aujourd'hui
33:21que représentait tous ces mouvements
33:23et toutes ces manifestations.
33:27Donc, je ne sais plus si j'ai exactement
33:29ce qu'ils reprochaient,
33:30l'aide qu'ils ont envoyée.
33:31Je crois que je me la suis imprimée.
33:33Ça te faut préparer.
33:35Mais oui.
33:38C'est pareil, toujours,
33:39je prépare tout.
33:39Et puis après, au final,
33:41on va avec le flot.
33:42Ouais, donc, ils disent,
33:43voilà, dans la lettre
33:44qui sont couvertes
33:45aux différents partis politiques.
33:48Vous pouvez la retrouver, d'ailleurs,
33:49parce qu'elle est, je crois,
33:50elle est sur un des...
33:51Je ne pense pas qu'on l'a mis en lien
33:53dans le papier,
33:53mais sinon, je vous la...
33:54Dans ce papier-là ?
33:55Ouais.
33:55Parce que je le cite,
33:57mais c'est toujours intéressant
34:00de lire.
34:01Alors, c'est en anglais,
34:01mais c'est toujours utile.
34:03On vous l'a un peu traduite.
34:05En gros, ils disent, voilà,
34:06« Les courants pernicieux et insidieux
34:07de racisme et de haine
34:08qui sous-tendent ces manifestations
34:10sous la preuve flingrante
34:11d'un système défaillant,
34:13il vous incombe de mettre fin
34:15à la politique de division,
34:18à la rhétorique raciste,
34:21au langage diabolisant du passé.
34:24Ce n'est qu'ainsi
34:25que vous apporterez l'unité
34:26au lieu de la division
34:27et la cohésion plutôt que la haine. »
34:30Voilà.
34:30Donc, on voit qu'heureusement,
34:33il y a quand même
34:34des réponses politiques
34:37de la part des syndicats,
34:38de la part de formation,
34:39de la part d'ONG
34:40qui sont en première ligne
34:41face à ça.
34:42Donc, oui, oui,
34:43comme en France et ailleurs,
34:45il y a quand même
34:45une résistance qui s'organise.
34:46On l'a vu avec
34:47les contre-manifestations,
34:48d'ailleurs.
34:48C'était la première week-end
34:49où il y en avait autant.
34:52Donc, il y a de l'espoir,
34:56mais ce qui est un peu déprimant,
34:57c'est qu'on a l'impression
34:58que le phénomène finalement
34:59est global
35:00et à chaque fois
35:01se nourrit des mêmes problèmes
35:03et avec parfois
35:05des parties plutôt de gauche
35:07ou on va dire de centre-gauche
35:09qui ne répondent pas finalement
35:11aux demandes sociales
35:12et favorisent ce type de discours.
35:14On nous demande
35:15si James Corbyn
35:16qui m'a posé la question,
35:17c'est Introvertum
35:18qui m'a dit
35:19« Il y a Corbyn qui va travailler
35:21avec les travaillistes.
35:24On le rappelle,
35:25on l'avait dit,
35:26on avait fait un live là-dessus,
35:27mais Jeremy,
35:29pourquoi je dis James Corbyn ?
35:30James Corbyn,
35:31tu sais qui c'est ?
35:31C'est le mec
35:34qui fait Carpool Karaoké.
35:36C'est un animateur télé britannique
35:38qui vit en Angleterre
35:39et qui,
35:40son émission,
35:41en fait,
35:41il conduit Maria Carey au travail
35:44et du coup,
35:44il chante avec elle.
35:46Et je mélange les Corbyn,
35:48je suis désolée.
35:49Jeremy Corbyn
35:49qui a lancé un parti
35:53et qui,
35:53je crois,
35:54avait 80 000 adhérents
35:57dans les heures
35:58qui suivaient
36:02l'ouverture du parti.
36:03Je crois qu'il avait dit
36:04qu'il s'était inspiré
36:05de Jean-Luc Mélenchon aussi.
36:06Enfin,
36:06ils avaient eu un échange
36:07sur Twitter,
36:09les deux,
36:09en faisant le parallèle
36:10entre leurs parcours respectifs.
36:14Est-ce que,
36:15pour le coup,
36:16ce n'est pas lui
36:16qui tire un peu
36:17la fenêtre d'Overton
36:18vers la gauche en ce moment,
36:19et surtout dans un moment
36:21aussi tendu
36:22qui se vérifie même
36:23sur le terrain,
36:24encore une fois,
36:24puisque,
36:28vous voyez,
36:29je vous ai dit 80 000,
36:30mais il y a écrit
36:30« In just three days »
36:31en juste trois jours,
36:33500 000 personnes
36:34ont signé
36:34à yourparty.uk.
36:37Après,
36:37il faudra voir,
36:37en effet,
36:38puisqu'il y a 500 000 qui signent,
36:40mais combien il a
36:40exactement d'adhérents.
36:41Oui,
36:42combien vont adhérer ?
36:43Parce qu'il avait fait
36:43quand même la même,
36:45pour justement,
36:46on va dire,
36:50davantage porter à gauche
36:51le parti du Les Bords.
36:52Il avait créé aussi
36:53son propre mouvement
36:54à l'intérieur du Les Bords,
36:55où il avait ramené
36:56énormément de jeunes
36:58au sein de ce parti.
37:00À la fin de la période,
37:03Tony Blair,
37:04quand tous les libéraux
37:06étaient au plus mal
37:08au sein du Les Bords,
37:09il avait tenté,
37:10en gros,
37:10cette révolution interne.
37:12Il avait créé
37:15un grand mouvement
37:16et en ayant vraiment,
37:17en effet,
37:17un discours,
37:18on va dire,
37:19davantage tourné
37:20vers le social,
37:22la politique,
37:22des politiques économiques,
37:25justement,
37:26sur la question
37:27des nationalisations,
37:28sur, justement,
37:29sortir des coupes budgétaires,
37:30de l'austérité.
37:32Et du coup,
37:33il avait,
37:33il y avait eu
37:34énormément de jeunes
37:35qui avaient rejoint
37:36le parti du Les Bords.
37:38Mais après,
37:38voilà,
37:39des échecs,
37:40deux échecs,
37:41mais pas,
37:42il n'avait perdu,
37:43mais pas de,
37:43il me semble,
37:44pas de manière énorme
37:45à des scrutins nationaux.
37:49Du coup,
37:49le choix d'une nouvelle direction
37:51avait été porté.
37:53qui avait été porté.
37:54Puis,
37:54il y avait aussi
37:55toutes les questions
37:56autour de l'antisémitisme
38:00et des choses comme ça
38:01qui avaient ressurgi,
38:03qui sont avérées
38:04pour partie fausses.
38:06Mais voilà,
38:07c'était aussi
38:07une volonté
38:09que de dévincer
38:10Corbyn
38:10de la direction nationale
38:11du Les Bords.
38:12Mais en tout cas,
38:13il avait déjà lancé
38:14cette tentative
38:16de grand mouvement,
38:17enfin,
38:17de rajeunir en tout cas
38:19les membres du Les Bords.
38:21Ça avait fonctionné
38:22et du coup,
38:23il avait pu mener
38:23tout ce programme
38:25davantage à gauche
38:26lorsqu'il était
38:26à la tête
38:27de cette formation.
38:29On nous demande
38:30quels sont les prochains
38:32scrutins chez nos voisins.
38:33Je ne sais pas
38:33si tu les as en tête.
38:34Je suis en train de regarder.
38:35Là, ils viennent d'être réduits.
38:35Je pense,
38:36je crois que c'était
38:36un an,
38:37deux ans maximum.
38:39À part,
38:41comme d'habitude,
38:42si les Bords
38:42sont au plus mal
38:44ou une grosse crise politique,
38:47là,
38:48ils sont...
38:49Pour les deux prochaines années,
38:50c'est encore un minimum.
38:52Ce que je suis en train de voir
38:53sur le Newcastle City Council,
38:56c'est le 15 août 2021.
38:581929,
38:59si tout se passe bien.
39:01Parce qu'il y a toujours...
39:02En France-Bretagne,
39:03c'est toujours particulier.

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