Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Ils font collection de drapeaux hitlériens, tiennent des propos racistes et organisent des descentes violentes contre leurs adversaires, comme celle du 16 février, où un militant antifasciste a été grièvement blessé à Paris. À partir de pièces issues de l’enquête, l’Humanité dévoile le profil des militants des Hussards Paris, un groupe héritier des Zouaves et du GUD, qui a défilé samedi 10 mai dans la capitale. Le point avec Thomas Lemahieu et Pierre-Antoine Valade.

00:00 : Introduction
00:55 : La manifestation du 10 mai
10:15 : L’attaque du 16 février
19:08 : L’idéologie des Hussards
39:30 : Le profil des Hussards
46:10 : quelle réponse politique ?

ABONNEZ-VOUS à la chaîne de l'Humanité https://www.youtube.com/channel/UCar0yo-PpeMk51m116826pQ/

📰 Vous avez aimé cette vidéo ? Pour une info 100% libre et engagée, ABONNEZ-VOUS : https://abonnement.humanite.fr

✊ Nous ne sommes financés par AUCUN MILLIARDAIRE. Et nous en sommes fiers ! Pour nous accompagner face à des défis financiers constants, SOUTENEZ-NOUS : https://www.humanite.fr/donner-a-lhumanite

📣 L'HUMANITÉ C'EST AUSSI :
Un site : https://www.humanite.fr/
Une application : https://app.humanite.fr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
Twitter : https://x.com/humanite_fr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le 7 février dernier à Paris, vers 17h, une vingtaine d'individus masqués attaquent un local associatif à Strasbourg-Saint
00:07-Denis, à Paris,
00:08où se tient une projection organisée par le mouvement antifasciste Youn Struggle.
00:12Il y avait un film de Zed Costagrava qui était diffusé.
00:17Un jeune homme est violemment agressé, roué de cou et blessé avec des tessons de verre.
00:22Il sera hospitalisé.
00:24Derrière cette attaque se cachent les hussards.
00:26Les hussards, Thomas Le Mailleux, journaliste au Pôle enquête de l'Humanité, a enquêté sur eux et a essayé de
00:32découvrir qui se cachait derrière les cagoules.
00:36Thomas, les hussards, on les a vus dernièrement le 10 mai, manifestés.
00:43Qui sont les hussards finalement ?
00:45Qu'est-ce qui se cache derrière ?
00:46C'est quoi le profil du hussard à âge ?
00:50Alors moi j'ai envie de commencer par là, effectivement.
00:53Pas par la question de la manifestation du 10 mai, si ça te va.
00:56Pas de problème.
00:58La manifestation du 10 mai, c'est une manifestation traditionnelle, entre guillemets, annuelle, qui rassemble quelques centaines, voire cette année
01:08il semble un millier de néofascistes, néonazis au sens littéral en fait.
01:15Non mais je veux dire, là on est vraiment face à une mouvance extrêmement radicale avec des gens qui viennent
01:23de Paris bien sûr, mais qui viennent aussi de toute la France et au-delà d'autres pays d'Europe.
01:30La Hongrie, l'Italie, l'Allemagne, etc.
01:36Donc ce sont des manifestations sans doute sur le chat.
01:39J'imagine que pas mal d'entre vous ont vu les images du défilé de samedi dernier.
01:45C'est assez spectaculaire, c'est volontairement spectaculaire, esthétisant.
01:50Ça sert en fait à démontrer la puissance, la virilité, la force en fait de ces gens qui défilent avec
01:59des drapeaux à croix celtique, avec d'autres drapeaux avec des symboles un peu plus cryptés.
02:04Avec des tambours de la jeunesse hitlérienne.
02:06Voilà, des tambours qui renvoient à ceux de la jeunesse hitlérienne.
02:10Et donc dans cette manifestation, il y a...
02:14D'abord, je veux juste raconter un petit épisode, une petite anecdote parce que j'y étais évidemment pour l
02:21'UMA, pour jeter un coup d'œil.
02:23J'ai vu notamment un des porte-paroles du comité du 9 mai, c'est-à-dire l'inter-FAF,
02:30entre guillemets, l'inter-groupe FAF, c'est un peu comme ça qu'ils parlent d'ailleurs.
02:34Ils parlent d'inter-FAF eux-mêmes, qui organisait cette manifestation.
02:40Donc un gars qui s'appelle Jean-Hud Gana, qui est assez connu dans la mouvance, dans cette mouvance, qui
02:46est en fait responsable de l'Alvarium à Angers.
02:48Et je l'ai vu, à un moment, je le vois devant le cortège, en train de filmer une consœur,
02:55en fait, une journaliste d'un autre média,
02:59et en train de lui dire, ah, regardez, vous voyez, ici, vous êtes en sécurité, nous, on ne va pas
03:06vous...
03:06Enfin, vous pouvez faire votre travail tout à fait librement.
03:09Grosso modo, nous, nous sommes des démocrates, donc on est face à un défilé quand même de néo-nazis,
03:14qui vient de dire à la presse, à la presse, en fait, aux journalistes, et notamment à la presse indépendante,
03:20qu'ils sont des démocrates et que les journalistes peuvent donc tout à fait travailler tranquillement.
03:25Et il dit, même, il se paye le luxe de dire, regardez, ce n'est pas comme chez vous, dans
03:29votre camp,
03:30enfin, on prétend plus... Enfin, on n'est pas tout à fait dans les mêmes rapports,
03:33mais ce n'est pas comme chez vous, avec ce Jordan Florentin, là, qui se fait toujours un peu...
03:44Donc, c'était... Lui, il se faisait toujours attaquer, etc.
03:47Alors, moi, je trouve ça très frappant, en fait, très révélateur aussi,
03:50d'un monde quand même complètement renversé.
03:54Évidemment, c'est le but du type, mais...
03:56Donc, ce type, je viens d'expliquer que, non seulement, on ne peut pas...
04:00Enfin, des néo-fascistes, en fait, parce qu'en fait, Jordan Florentin,
04:03qui est donc un journaliste de frontières, financé par Stérin,
04:06faisons le lien un petit peu quand même, il y a des petits liens, parfois,
04:09ce sont des mondes tout à fait différents, mais enfin, il peut y avoir des passerelles.
04:14Donc, lui, il se fait un petit peu bousculer quand il vient, en fait, lui-même,
04:18agresser avec des questions tout à fait provocatrices,
04:21souvent tout à fait idéologisées, enfin, idéologiques à mort.
04:26Enfin, je veux dire, on est face à des trucs...
04:28Ce n'est pas du tout du journalisme.
04:30Donc, il vient dire...
04:31Plus c'est Golgoth.
04:32Voilà, oui, et plus, par ailleurs, un service d'ordre tout à fait menaçant lui-même.
04:37Il vient dire à des journalistes qui couvrent les manifestations néo-fascistes
04:41qui sont... Donc, les néo-fascistes sont vachement mieux que les gens de gauche,
04:45sauf qu'il oublie juste un truc, c'est que dans la manifestation du 10 mai néo-fasciste,
04:50il est évidemment hors de question que les journalistes rentrent dans le cortège
04:54qui est très structuré, organisé, pour aller poser des questions à n'importe qui,
04:59puisqu'il y a un service d'ordre, que tout le monde, personne...
05:03Aucun journaliste ne rentre, sauf les journalistes amis.
05:05Enfin, je veux dire, j'ai vu qu'ils étaient couverts, par exemple, en live stream,
05:10par radio courtoisie.
05:12C'est-à-dire vraiment la crème de la crème du courant, quand même, très marqué.
05:18Donc là, eux, ils avaient une perche, ils étaient dans la manif au milieu
05:21pour faire des images très, très jolies.
05:24Donc, voilà.
05:25Ce que je veux dire, c'est que c'est tout à fait aberrant.
05:28Évidemment, on n'a pas de leçons à recevoir.
05:29Et on s'en fout de ces leçons, on n'y croit pas.
05:32Mais l'opération idéologique qui consiste à filmer des journalistes
05:35en leur disant, vous êtes libres, alors qu'en fait, ils ne sont pas du tout libres.
05:39Nous, on regarde, on vient pour voir ce qui se passe.
05:42Et effectivement, quand on se met à regarder ce qu'il y a dans ce cortège,
05:45pour faire la transition, on voit des néo-fascistes, des néo-nazis,
05:50des gens de groupe, de Octorum à Versailles, de l'Alvarium à Angers,
05:57de Lyon populaire, de Téné-Saône en PACA, etc.
06:03J'ai l'impression qu'il y a un vrai enracinement local là-dedans.
06:07Voilà.
06:08C'est vrai que si on est sur le fond, toute la stratégie de ces mouvances
06:12a été notamment, après la dissolution de Bastion Social,
06:17qui était un label qui était partagé, disons, dans différentes villes,
06:23a été de créer des groupes un peu identitaires,
06:27avec des noms un peu régionaux, voire de villes,
06:32et de se réimplanter comme ça.
06:34C'est-à-dire, si on est un peu sur le fond,
06:36on va venir après sur notre enquête sur les hussards,
06:38mais si on commence par là,
06:41moi j'ai fait un entretien avec Emmanuel Casaju,
06:43qui est un spécialiste, un sociologue,
06:45qui a notamment fait une enquête,
06:48un terrain, comme on dit en sociologie,
06:50au sein de l'Action Française,
06:52qui n'est pas à ce courant qu'on a vu le 9, le 10 mai,
06:57qu'on a vu, en fait on les a vus le lendemain,
06:59parce qu'ils avaient une manif pour Jeanne d'Arc,
07:01on avait d'ailleurs un autre journaliste, Bruno Ritt, qui était.
07:05Donc en fait, ce sociologue, il raconte comment
07:09ces groupes se sont restructurés,
07:12et leur but politique n'est pas tellement aujourd'hui
07:16de produire de l'idéologie, de produire des textes,
07:20comme leurs prédécesseurs dans l'histoire
07:22de l'extrême droite radicale faisaient,
07:25c'est-à-dire ils produisaient des manifestes,
07:27de la doctrine.
07:30Eux, leur but, c'est de s'implanter localement,
07:32de créer des espaces de contre-culture,
07:35enfin oui, de contre-culture, mais néo-fasciste,
07:39de faire des bibliothèques, des films, des bars,
07:43enfin, ce qu'on voit à Lille, enfin, partout, quoi.
07:45Il y a un bar qui a ouvert près d'Angers,
07:48contre lequel se bat, au Lyon d'Angers,
07:51contre lequel se battent des collectifs citoyens.
07:54Donc le but, c'est de s'implanter localement, partout,
07:56et de grossir petit à petit.
07:57Parce que dans les faits, si on regarde,
08:00dans les faits, ces groupes sont quand même,
08:02en termes de nombre, finalement,
08:05ne sont pas forcément très considérables.
08:08Ce sont des quelques dizaines de personnes,
08:13à chaque fois,
08:14qui peuvent être, par contre, très militantes,
08:16c'est-à-dire très activistes,
08:17et très présentes sur le terrain,
08:20et très menaçantes,
08:21parce qu'évidemment, ces groupes sont dangereux.
08:24Mais ce n'est pas forcément un nombre considérable.
08:27Ce que dit encore ce sociologue dont je parlais,
08:30ça va nous permettre peut-être d'arriver sur les huissards,
08:32c'est que ce serait une erreur,
08:36c'est vrai que moi, à titre personnel, en fait,
08:39je pourrais penser de temps en temps,
08:41c'est des groupes un peu marginaux, justement,
08:43enfin, ils ne sont pas très nombreux,
08:45mais ce que dit le sociologue,
08:47et qui est assez convaincant,
08:48ce que dit ce sociologue Emmanuel Casaju,
08:51c'est que ce sont des groupes qui sont liés
08:53à d'autres univers sociaux,
08:54d'autres milieux sociaux,
08:56qui sont, en revanche, beaucoup plus larges.
08:58Ils peuvent être liés à l'extrême droite traditionnelle,
09:02le RN, enfin, avant le Front National, le RN,
09:05à, évidemment, Reconquête.
09:07Ils peuvent être liés à d'autres groupes
09:10de l'extrême droite radicale,
09:11comme je disais, l'Action française.
09:13Ils peuvent être liés aussi à des pétainistes.
09:16Ils peuvent être liés à des identitaires.
09:18Ce n'est pas tout à fait la même chose.
09:20Enfin, pour nous, c'est la même chose.
09:22Mais entre eux, ils voient des divergences.
09:25Mais ce qui est intéressant aussi,
09:27c'est qu'ils sont dans une phase
09:28où ils ont, depuis des années,
09:31théorisé, ce que je disais,
09:34les groupements interfafs.
09:35C'est-à-dire qu'ils sont capables de se retrouver,
09:39de dépasser leur divergence idéologique,
09:43mais plus ou moins,
09:44mais surtout de concurrence, en fait,
09:46sur le marché,
09:47pour faire venir des jeunes,
09:50gens dans leur mouvement, etc.,
09:52pour mener des actions
09:54qui peuvent être des actions violentes
09:56et ce genre de choses.
09:58Comme a pu le faire le 16 février,
10:01les hussards.
10:02Est-ce qu'on veut...
10:03Alors, ce qui s'est passé le 16 février,
10:04pour résumer,
10:06c'est...
10:06Alors, on avait...
10:09On avait...
10:12Beaucoup...
10:12On a...
10:12Voilà.
10:13Peut-être qu'on peut repasser...
10:14On va repasser la vidéo.
10:15La vidéo pour...
10:1616 février,
10:18Strasbourg-Saint-Denis,
10:19c'est dans le centre de Paris.
10:22Regardez.
10:44A l'issue de cette attaque,
10:45il y a six personnes
10:46qui vont être arrêtées.
10:48Voilà.
10:49Interpellées dans le métro.
10:50Voilà, voilà.
10:50Juste ce qui s'est passé,
10:52donc, c'est...
10:53Ce qu'on voit, en fait,
10:53c'est...
10:54Il y a deux séquences.
10:56C'est d'abord la séquence
10:57d'un tabassage en règle
10:59par une quinzaine de personnes
11:00d'un seul...
11:01Enfin, d'un militant antifasciste,
11:04membre du mouvement Young Struggle,
11:08qui organisait ce jour-là,
11:09comme tu l'as dit tout à l'heure,
11:10une projection du film antifasciste
11:12de Costa-Gabras, Z.
11:15Et bon, c'est vrai que c'est la réalité
11:16qui dépasse la fiction,
11:17parce que Z, en fait,
11:18c'est une histoire de...
11:20C'est en 1960 en Grèce.
11:22C'est un leader antifasciste
11:26qui se fait...
11:27Qui meurt, en fait,
11:28dans des conditions
11:29qui ne sont pas très comprises sur le moment.
11:32Il y a des tabassages,
11:33enfin, tout ça.
11:34Et donc, le film sera interrompu.
11:35Il y a une forme d'ironie sombre
11:37de l'histoire,
11:39évidemment,
11:39d'interrompre Z
11:40en faisant un tabassage
11:42en règle d'un militant.
11:44Parenthèse, mais pardon.
11:46Mais donc, ce jour-là,
11:48il y a ce tabassage.
11:49Et la deuxième séquence,
11:50c'est la fuite.
11:52Et donc, on voit
11:53des 25 à 30 personnes,
11:57effectivement,
11:57cagoulées,
11:59parfois casquées,
12:01masquées, etc.,
12:02qui fuient dans la rue.
12:04et on entend ces deux cris.
12:06Paris est nazi,
12:07Lyon est nazi aussi.
12:10Effectivement,
12:11quelques minutes plus tard,
12:12et ça, c'est les révélations
12:14qu'on a faites dans l'humain
12:15cette semaine.
12:17Quelques minutes plus tard,
12:18enfin, ça,
12:19ce n'est pas une révélation en soi,
12:20mais il y a six interpellations
12:23sur les 25 ou 30
12:24qui fuient.
12:28Et donc,
12:30c'est à partir des éléments
12:32recueillis,
12:33et notamment dans cette séquence,
12:34qu'on a pu, nous,
12:37comment dire,
12:37pénétrer un peu
12:39dans les modes d'organisation,
12:41dans le mode de socialisation,
12:43dans ce que ces gens ont
12:45dans les têtes,
12:46ce qu'ils consultent,
12:48par exemple,
12:48sur Internet,
12:50dans certains de leurs groupes,
12:55les groupes clandestins
12:57sur les messageries,
12:58genre Telegram, Signal,
13:00par lesquels ils organisent
13:01cette action,
13:02ces actions.
13:03Donc, ça nous a permis,
13:04en fait,
13:05de rentrer un petit peu
13:06dans ce que sont ces gens.
13:07Parce que,
13:08par exemple,
13:09il y a eu,
13:09après la manifestation
13:10du 10 mai,
13:12une très bonne révélation
13:14de Libé
13:15qui a filmé
13:17l'endroit...
13:18Le hall d'immeuble,
13:19en gros,
13:20où Sébastien était tombé
13:22et est décédé
13:22après avoir
13:24fui la police.
13:24Sébastien Desueux,
13:25qui est, en fait,
13:27le martyr de cette
13:28extrême droite néo-fasciste
13:30morne en tombant
13:32d'un toit
13:32il y a
13:34plus de 30 ans,
13:35maintenant,
13:36et qui est donc
13:36célébré tous les ans
13:37par ce cortège.
13:38Et donc,
13:38Libé a visiblement
13:40récupéré des images
13:41de cette cour
13:42dans laquelle on voit
13:43les participants
13:44faire des saluts nazis.
13:46Rendre hommage,
13:47faire des saluts nazis.
13:47Et nous,
13:48disons en parallèle,
13:49puisqu'on a fait ça
13:50en même temps,
13:51ce qu'on montre
13:53à travers notre enquête,
13:54c'est qu'évidemment,
13:55des saluts nazis,
13:57ces gens en font
13:58tout le temps.
14:00Dans les éléments
14:01qu'on a pu recueillir,
14:03il y a quantité
14:04de vidéos
14:05de saluts nazis.
14:07Il y a, par exemple,
14:08un gars qui explique
14:09que,
14:10pour nous dire
14:11qu'il a un copain
14:12qui n'est pas tout à fait
14:13comme lui,
14:13qui n'est pas néo-nazi,
14:15il explique que,
14:16par exemple,
14:16quand il se retrouve
14:18dans les bars
14:18de la rue des Canettes
14:20à Saint-Germain,
14:21à Paris,
14:21qui est un des hauts lieux
14:23où se retrouve
14:24cette mouvance,
14:25mais aussi, d'ailleurs,
14:26des gens du RN,
14:27de Reconquête,
14:28des journalistes
14:29de la presse
14:30d'extrême droite.
14:32C'est un endroit...
14:33C'est un microcosme.
14:34Tout le monde se parle,
14:35tout le monde se voit.
14:36Quand on disait
14:36que ce n'est pas marginal,
14:37ce n'est pas marginal
14:38parce qu'en fait,
14:38c'est lié à des milieux
14:39comme ça.
14:40Et donc, on voit,
14:41pour dire que son copain
14:43n'est pas comme lui
14:44et ses copains
14:45et les autres néo-nazis,
14:46il dit,
14:47ah, bah oui,
14:48là-bas, dans ces bars,
14:49quand on boit un coup
14:50et que tout le monde
14:51lève le bras,
14:51lui, il ne le fait pas.
14:53C'est-à-dire, au fond,
14:54en fait,
14:54il nous explique en creux
14:55que c'est tout à fait
14:56naturel,
14:57dans ces bars,
14:58au fond,
14:58que quand les gens
14:59sont un peu éméchés,
15:01voire plus,
15:01bah oui,
15:02ils font des saluts nazis.
15:04sur des vidéos
15:04qu'on retrouve
15:05dans les téléphones
15:07de ces gens,
15:07il y a des vidéos
15:08de...
15:09Enfin, ils se prennent
15:09en train de l'en faire.
15:11Sur le canal,
15:12par ailleurs,
15:12officiel des Hussars Paris,
15:14puisqu'on parle de ce groupe,
15:16le canal qui est,
15:17en fait,
15:18public,
15:19enfin,
15:19en accès...
15:21En tout cas,
15:22accessible,
15:23on les voit
15:24parler de leur déplacement
15:26en Italie
15:27pour, pareil,
15:29rendre hommage
15:29à un autre martyr
15:31de la cause néofasciste
15:33et on les voit
15:34en train de faire
15:34des saluts fascistes.
15:36On les voit
15:37aller à Dresde
15:39pour participer
15:40à une manifestation
15:42en hommage
15:43aux victimes
15:43des bombardements alliés
15:45de février 45.
15:47Bon.
15:48Voilà.
15:48Donc, les Hussars Paris
15:49sont dans cette
15:50internationale fasciste.
15:51C'est des gens...
15:52C'est aussi pour ça
15:52qu'au comité du 9 mai,
15:54il y a des gens
15:58de toute la...
15:59de toute l'Europe.
16:00En fait, ils vont...
16:01D'ailleurs, ils le disent
16:02eux-mêmes.
16:03Par exemple,
16:04le 16 février,
16:05ce qui est intéressant,
16:05si on rentre un peu
16:06dans le truc, quand même.
16:08Je suis désolé,
16:09parfois je pars un peu
16:10comme ça.
16:11Mais, enfin,
16:13quelques jours
16:13avant le 16 février,
16:15sur le canal public
16:17des Hussars Paris,
16:18ils disent qu'ils sont
16:19à Dresde,
16:20ils sont en Allemagne
16:22pour rendre hommage
16:23aux morts
16:24des bombardements alliés.
16:25Sur leur canal
16:26secret,
16:27interne,
16:28ils disent
16:30« Alors, les gars,
16:31on vous donne rendez-vous
16:32le 16 février. »
16:36Ils sont une vingtaine...
16:36Ils sont 25, en fait,
16:37à peu près,
16:38sur ce groupe
16:41de téléphonie.
16:42Enfin,
16:42sur un message récrypté.
16:43Ils sont 25.
16:44et le chef de ce groupe,
16:46manifestement,
16:48leur dit
16:48« Il faut que vous soyez là
16:50parce qu'on a déjà
16:51cinq camarades
16:52qui sont en Allemagne
16:53pour préparer
16:54la manifestation
16:55du comité du 9 mai. »
16:57C'est-à-dire,
16:58oui,
16:58ils sont en lien
16:59avec d'autres mouvances
17:00ailleurs.
17:01Et par ailleurs,
17:02donc,
17:03tandis qu'ils font
17:03leurs petites affaires,
17:05c'est-à-dire,
17:05là,
17:06ils sont en train
17:06d'organiser,
17:07parce qu'en...
17:08Venons à ça.
17:09Ils sont en train
17:09d'organiser
17:10une attaque
17:11précise,
17:13ciblée,
17:13contre un événement
17:15antifasciste.
17:15Dans leur discussion
17:16interne,
17:18ils disent
17:19« On va...
17:21Rendez-vous
17:22le 16 février
17:24pour... »
17:24« A Strasbourg-Saint-Denis. »
17:25« A Strasbourg-Saint-Denis. »
17:26« A Strasbourg-Saint-Denis. »
17:27« A Strasbourg-Saint-Denis. »
17:27« Parce qu'il y a un événement
17:28de la jeune garde. »
17:28« La jeune garde, exactement. »
17:29« Il y a un événement
17:30de la jeune garde. »
17:31« Et le but,
17:33explique alors le chef,
17:34le but,
17:35c'est de fumer,
17:36comme il dit,
17:40c'est des éléments
17:42qu'on a rendus publics
17:44en début de semaine
17:46dans notre article.
17:47Et donc,
17:48ils s'organisent
17:49pour faire ça.
17:50Et donc,
17:51là, le chef,
17:51il dit
17:52« Comme il y a des gens
17:55qui sont en Allemagne,
17:56ceux qui sont absents,
17:57il faut qu'ils se justifient
17:59auprès de moi
18:00par message privé. »
18:02C'est-à-dire,
18:02c'est une organisation
18:03un peu militaire.
18:04Je veux dire,
18:04là,
18:06on n'est pas face
18:07à des babas
18:07qui disent...
18:08Non, j'ai signé.
18:09« Je vais au cinéma
18:11avec ma copine. »
18:12C'est pas possible.
18:13D'ailleurs,
18:13il y a très peu de femmes,
18:14en fait,
18:14dans les éléments
18:17qu'on a repris.
18:18En fait,
18:18il est question
18:19de très peu de femmes.
18:20Finalement,
18:21j'ai lu quand même...
18:23Je crois qu'il y a
18:25plusieurs centaines
18:25de pages,
18:26de trucs,
18:26tout ça.
18:28Je crois que la seule femme,
18:30au-delà des mères,
18:31des interpellées,
18:32il est parfois
18:33question de femmes,
18:34mais la seule image
18:35de femme
18:37que j'ai vue,
18:38c'est une femme
18:39qui a les fesses
18:40à l'air,
18:41en fait,
18:42en maillot,
18:43sur laquelle quelqu'un,
18:44j'imagine le mec
18:45qui prend la photo,
18:47a écrit SS,
18:49un autre truc,
18:50Aïl Hitler,
18:51une rune néo-païenne.
18:53Voilà.
18:54En fait,
18:54ce que je veux dire,
18:55c'est qu'on est vraiment...
18:56Les femmes sont totalement
18:56absentes,
18:57et évidemment,
18:57quand il y en a une,
18:58c'est juste son cul,
18:59pour le dire
19:00de manière très viale
19:02et crue.
19:03mais en fait,
19:04c'est vraiment ça.
19:05Il n'y a rien...
19:06Alors,
19:07de toute façon,
19:08ce n'est pas ce qui nous intéresse,
19:09leur intimité,
19:11leur vie sociale,
19:13intime,
19:14tout ça ne nous intéresse pas,
19:15ce n'est pas du tout la question.
19:17En revanche,
19:17ce qui nous intéresse,
19:18c'est l'univers
19:18dans lequel ils gravite,
19:22ce qui les nourrit.
19:25Intellectuellement ?
19:25Intellectuellement ?
19:26Enfin,
19:26intellectuellement,
19:27il n'y a pas grand-chose,
19:27il y a très peu de livres.
19:28Il y a Mein Kampf,
19:30qu'on retrouve,
19:32il y a Maurras,
19:33parce qu'en fait,
19:34il y a quand même là aussi
19:36des gens qui ont des parcours
19:37qui passent par l'action française,
19:38donc les Maurrasiens,
19:40les Royalistes,
19:41tout ça.
19:42Donc,
19:42il y a très peu de livres.
19:43En revanche,
19:44sur les téléphones,
19:45il y a beaucoup de groupes,
19:47enfin,
19:48d'informations
19:50liées à toute la mouvance
19:53néofasciste.
19:54Enfin,
19:54je veux dire,
19:54il y a des tas de discussions
19:57et surtout,
19:58d'échanges d'eux-mêmes
19:59entre eux,
20:00tous plus ignobles
20:01les uns que les autres,
20:03d'images néonazis,
20:04d'images antisémites,
20:05d'images racistes.
20:07Enfin,
20:08c'est vraiment,
20:09c'est très gluant
20:10et c'est très,
20:11c'est assez dégoûtant,
20:12évidemment.
20:15Husser Paris,
20:16ça a été,
20:17c'est arrivé il y a six mois
20:18à peu près,
20:19avec la fin du GUD,
20:20la dissolution du GUD
20:22des Oives.
20:23Qu'est-ce qui fait
20:24leur singularité
20:25par rapport aux autres ?
20:28Les mouvements
20:29d'extrême droite,
20:30néo-nazis,
20:30néo-fascistes ?
20:31Honnêtement,
20:32j'ai du mal à...
20:33Parce que moi,
20:34j'ai l'impression,
20:34en fait,
20:34c'est tous les mêmes.
20:35Oui,
20:36en fait,
20:37eux,
20:37en tout cas,
20:38visiblement,
20:39leur activité
20:39est quand même
20:40une activité
20:40de descente violente.
20:45avec toujours le même
20:46mode opératoire.
20:47Je ne sais pas si,
20:48en tout cas,
20:48ce qu'on a retrouvé
20:50dans les éléments,
20:51c'est qu'en fait,
20:5115 jours avant l'attaque
20:53du 16 avril,
20:53ils avaient tenté
20:55de faire aussi
20:56une descente
20:57dans le même quartier,
20:58Strasbourg-Saint-Lunis.
21:00D'après ce qu'on comprend
21:01de leurs échanges internes,
21:03ils cherchaient
21:06des antifas
21:07qui seraient au bar,
21:08tout ça.
21:10Et en fait,
21:10ils sont tout à fait déçus,
21:12ils sont vraiment dépités
21:13ce jour-là,
21:13parce qu'en fait,
21:14ils disent,
21:15je le dis comme ils le disent,
21:16il n'y a que des bandes
21:17de nègres,
21:19et un an,
21:20ils tombent sur un négro
21:21et quelqu'un dit
21:23chopez-le.
21:25En fait,
21:26ces gens ont l'air
21:28d'exister pour ça,
21:29c'est-à-dire faire
21:34des descentes
21:35très violentes,
21:37totalement déséquilibrées
21:38par ailleurs,
21:38enfin par surprise,
21:39masquées,
21:41avec là,
21:43il faut venir
21:44à un truc
21:44sur la question
21:45des armes,
21:45en fait.
21:47Dans l'attaque
21:47du 16 février,
21:49on nous dit,
21:50il est dit explicitement
21:51dans les messages
21:52que je citais tout à l'heure,
21:54venez sans armes,
21:55venez sans truc,
21:56comme ils disent,
21:57de gogol.
21:58Et effectivement,
22:00ils ont l'air,
22:01enfin,
22:01on n'a pas tous les éléments,
22:03l'enquête se poursuit,
22:04par ailleurs,
22:04il ne faut pas oublier ça,
22:06l'enquête se poursuit,
22:07donc on verra,
22:10mais ils viennent
22:11visiblement sans armes,
22:12enfin,
22:12je veux dire,
22:13il n'y a pas d'armes
22:13qui sont apparues
22:14jusqu'ici,
22:15en tout cas,
22:16dans l'attaque.
22:17Ce qui a été utilisé,
22:18il n'y a pas d'armes,
22:19si,
22:19il y a des armes,
22:20mais ce ne sont pas
22:20des armes au sens,
22:21il y a des objets
22:23qui sont utilisés
22:23comme des armes,
22:24d'ailleurs,
22:24il y a un casque,
22:25en fait,
22:26pourquoi le camarade
22:28antifasciste
22:29est au sol
22:30et se fait rouer de coups,
22:31c'est parce que,
22:32d'après lui,
22:33et c'est confirmé
22:35d'ailleurs
22:36dans certaines des auditions,
22:38il a reçu
22:39un coup de casque
22:40qui l'a fait basculer,
22:41tomber à terre
22:42et à partir de là,
22:43il se prend des coups de pied
22:44et il y a des bouteilles
22:47qui, du coup,
22:49font qu'il y a des tessons
22:51qui existent
22:52et c'est avec ça
22:53qu'il est blessé.
22:54Il est blessé,
22:55alors,
22:56heureusement,
22:57pas trop grièvement,
22:58finalement,
22:59mais évidemment,
23:01ça aurait pu être
23:02beaucoup plus grave.
23:03Je veux dire,
23:04tout peut arriver
23:05dans ce genre de circonstances.
23:06C'est tellement violent,
23:07c'est tellement rapide,
23:09surtout,
23:10c'est extrêmement dangereux.
23:12Et du coup,
23:12dans les éléments
23:13qu'on a,
23:14on voit,
23:17ces militants
23:18sont interrogés,
23:19notamment,
23:20on leur dit,
23:21mais vous savez qui c'est ?
23:23Clément Méric,
23:24par exemple,
23:24qui est donc
23:25ce jeune antifasciste
23:27qui est mort
23:28après une bagarre,
23:32entre guillemets,
23:33avec des skinheads.
23:36Et donc,
23:36le type,
23:37il répond,
23:38oui,
23:38c'est un jeune
23:40qui a voulu
23:41s'attaquer
23:41à un skinhead
23:42trois fois plus gros
23:43que lui.
23:45Il est décédé,
23:46malheureusement.
23:47Un truc comme ça.
23:47Donc,
23:48il y a cette espèce
23:48d'inconscience,
23:49quand même.
23:50Je veux dire,
23:50à la fois,
23:51ils disent,
23:52il y en a un,
23:53il dit,
23:54moi,
23:55j'ai déjà été roué de coup,
23:57bon,
23:57je m'en suis sorti,
23:58tout ça.
23:58Donc,
23:58il y a cette espèce,
23:59ce sont des gens
24:00qui sont finalement
24:00très,
24:01très jeunes.
24:01Mais oui,
24:02c'est ce que tu dis,
24:02c'est entre 18 et 24,
24:03c'est ça ?
24:04Et ce sont des gens
24:04qui,
24:04en étant très jeunes,
24:06sont déjà des vétérans,
24:08en fait,
24:08parce que ça,
24:08c'est un autre élément
24:09dans ce qu'on apprend,
24:10sont déjà des vétérans
24:11de ce genre de mouvements.
24:14Parce qu'en fait,
24:15la plupart,
24:16enfin tous,
24:17alors aucun n'a
24:18un casier judiciaire,
24:20mais en revanche,
24:21ils sont tous connus
24:22pour des affaires précédentes.
24:23Il y en a un,
24:24par exemple,
24:24il a été condamné quand même,
24:26alors c'était un stage
24:27de citoyenneté,
24:28parce qu'il était devant
24:30le tribunal des enfants,
24:31pour une agression raciste
24:33devant un lycée,
24:34le lycée Victor Hugo,
24:36en 2023,
24:37qui avait été conduite
24:38par ce qu'on appelait
24:39alors la division Martel,
24:40qui était un espèce
24:41de regroupement
24:42de très,
24:43très jeunes néonazis,
24:46qui a eu une espèce
24:48d'heure de gloire
24:49entre un moment,
24:51notamment jusqu'à
24:52leur descente,
24:55là,
24:56à Crépole,
24:59après le décès
25:00de Thomas Perrotto,
25:02donc où ils étaient
25:02tous allés,
25:03il y avait l'histoire
25:04de,
25:04comment il s'appelait,
25:05le petit lardon,
25:06je ne sais pas quoi,
25:07ce genre de truc
25:08un peu folklorique,
25:09mais qui ramène,
25:11voilà,
25:11division Martel,
25:12c'est ça,
25:12donc lui,
25:12il y a deux ans,
25:13il a été condamné,
25:14il y en a deux autres,
25:15ils ont été arrêtés
25:16l'année dernière,
25:17ils ont été interpellés
25:21avec des tas de gens
25:22du GUT Paris,
25:23et notamment les leaders
25:25du GUT Paris,
25:25c'est-à-dire Marc De Cacré,
25:27Val Meynier
25:28et Gabriel Lousteau,
25:30j'y reviendrai.
25:32Les amis,
25:32je ne sais pas si vous vous rendez compte,
25:33mais on entend un nombre
25:34de noms,
25:35d'organisations,
25:36non mais c'est pour dire
25:37à quel point
25:38c'est tentaculaire,
25:39je ne me rends pas compte
25:40à quel point
25:41la mouvance néo-fasciste,
25:44déjà tout est lié,
25:45ils boivent tous
25:45au même endroit,
25:46ils boivent tous
25:47dans le même verre,
25:48ils serrent tous la main,
25:49et en même temps,
25:49il y a tellement de noms,
25:50de groupuscules,
25:51ils sont peut-être
25:52dix à chaque fois,
25:53mais il y en a cinquante
25:53des ergats,
25:54je trouve ça hallucinant.
25:56Mais en fait,
25:57c'est une interpellation
25:58dont je parle,
25:59pour les deux
26:00des interpellés
26:01du 16 février,
26:02l'année dernière,
26:03donc ils ont été 39,
26:05la police avait interpellé
26:0739 militants
26:09de cette extrême droite
26:11radicale,
26:12pour le dire gentiment,
26:14à l'occasion,
26:15en marge,
26:16d'un hommage
26:17qu'ils comptaient faire
26:17sur la tombe
26:18de Brasillac,
26:20qui est un écrivain
26:20qui a un collabo
26:22qui est célébré
26:23justement tous les ans
26:25en février,
26:26et donc ils avaient
26:27tous été interpellés,
26:28et en fait,
26:29quand on regarde un peu
26:30qui y avait
26:31parmi ces interpellations,
26:34il y avait donc
26:35les leaders
26:35dont je parlais,
26:36mais il y a un autre gars,
26:37après ça,
26:39il a fait,
26:39avec Gabriel Lousteau,
26:41il a été condamné
26:42pour une agression homophobe
26:43le soir
26:44de l'élection européenne
26:47pour fêter la victoire
26:48de Bardella,
26:49ces mecs s'étaient dit
26:50on va aller casser du PD,
26:51comme ils disent,
26:52et ils ont été,
26:54du coup,
26:55heureusement,
26:55à ce moment-là,
26:57interpellés,
26:57et ils ont été condamnés.
26:59Un autre,
27:00il est à l'action française,
27:01il a été condamné
27:02pour une agression raciste,
27:04pareil,
27:06des violences,
27:07un autre,
27:07il est stagiaire
27:08dans tous les médias.
27:10Voilà,
27:11ce que je veux dire,
27:11c'est qu'effectivement,
27:13ces gens,
27:14en fait,
27:14je dis ça aussi
27:15parce qu'en fait,
27:16les gens qui ont été interpellés,
27:17ils disent tous
27:18ah mais nous,
27:19on vient d'arriver,
27:21parce qu'en fait,
27:21ce sont des gens très jeunes
27:22et ils sont considérés
27:25visiblement
27:25comme ce qu'ils appellent
27:27des prospects,
27:28c'est-à-dire des sympathisants
27:29qui n'ont pas encore le droit
27:30d'afficher les couleurs,
27:32enfin bon,
27:34il faudrait vérifier justement
27:35dans les manifestations
27:36comme celles de samedi dernier
27:37s'ils ne les avaient pas,
27:39mais donc ils doivent faire
27:40leur preuve encore.
27:41Et d'ailleurs,
27:42une des hypothèses,
27:44enfin,
27:44les questions
27:45auxquelles l'enquête
27:46devra répondre,
27:47c'est de savoir
27:47si cette attaque
27:50contre le film,
27:55enfin,
27:55la projection
27:55dans cette association
27:57kurdo-turque
27:59était un test
28:01pour faire rentrer
28:02ces jeunes sympathisants
28:04dans l'organisation.
28:05mais voilà,
28:06tu vois,
28:07en fait,
28:08le truc,
28:09c'est que ces gens
28:09sont des vétérans
28:11déjà,
28:11ils ont,
28:12dès 15,
28:1316,
28:1417 ans,
28:14ils étaient déjà
28:15dans cette mouvance,
28:17ils ont déjà mené
28:18des actions violentes,
28:20on les a,
28:21c'est pour ça,
28:22par exemple,
28:22qu'on les voit aussi,
28:25enfin,
28:25qu'ils se retrouvent,
28:26par exemple,
28:27tous à l'hommage
28:29qui a été rendu
28:30à la mort
28:31de Jean-Marie Le Pen.
28:32Ça,
28:33c'est le point
28:33où tous les personnes
28:35qu'on cite,
28:35ils y étaient.
28:36Voilà,
28:37à peu près,
28:37oui,
28:38oui,
28:38oui,
28:38tous se sont retrouvés là,
28:40on trouve chez eux
28:41les livrets
28:43qui a été distribués
28:44à cette occasion
28:45et effectivement,
28:46c'est une figure,
28:47enfin,
28:47à sa mort,
28:48Le Pen,
28:49Jean-Marie Le Pen
28:50devient une figure
28:51un peu héroïque
28:52de cette extrême droite.
28:54Elle va être encore fantasmée.
28:55Voilà,
28:55tout à fait,
28:56et c'est quand même
28:57assez frappant
28:57et même,
28:59enfin,
28:59dans l'organisation,
29:01ce qui est fascinant
29:02dans les éléments
29:03qu'on a eus,
29:04c'est voir que même ça,
29:06c'est pas sûr
29:07qu'un jeune militant
29:09qui soit pas encore
29:10tout à fait admis
29:11par le groupe,
29:13il est pas sûr
29:14de pouvoir y aller.
29:15Il faut qu'il y ait,
29:15enfin,
29:16il y a une discussion,
29:16par exemple,
29:17entre deux d'entre eux.
29:18Il y en a un qui dit,
29:19ben moi,
29:19je vais aller à l'hommage
29:20à Jean-Marie,
29:20parce qu'évidemment,
29:22c'est pas Jean-Marie Le Pen,
29:23c'est Jean-Marie.
29:25Et l'autre lui dit,
29:25ah ouais,
29:26mais ils t'ont invité,
29:27les autres.
29:28Et donc,
29:28il dit,
29:29bon,
29:29je m'en fous,
29:29je vais y aller quand même.
29:30Mais en fait,
29:31on voit qu'il y a des passages
29:33obligés,
29:34en fait,
29:34pour rentrer dans ces organisations.
29:36Bon,
29:37au bout du compte,
29:39ce qui compte quand même,
29:41c'est que c'est pas si compliqué
29:42d'entrer,
29:43visiblement.
29:44Enfin,
29:44c'est compliqué de monter.
29:46Voilà,
29:46il faut être admis,
29:48il faut être...
29:48Mais ce qui se passe beaucoup,
29:50c'est qu'ils ont des groupes
29:50pour chaque action, quoi.
29:52En fait,
29:52ils font une action,
29:54une attaque
29:56contre la projection,
29:57il y a un groupe.
29:58Ils font une attaque
29:5815 jours avant
29:59à Strasbourg-Saint-Denis,
30:01il y a un groupe.
30:02Peut-être,
30:02ils veulent aller à l'hommage
30:03à Jean-Marie Le Pen,
30:04il y a un groupe.
30:05Puis après,
30:06ils ont tout leur groupe
30:07et tout ce qui nourrit,
30:09en fait,
30:10leur imaginaire
30:12qui est très pauvre,
30:13qui est raciste,
30:15antisémite,
30:15xénophobe,
30:16ultra-violent,
30:17tout ça,
30:17c'est des espaces
30:20de discussion.
30:21Il y en a un,
30:22par exemple,
30:23qui s'appelle
30:23les jeunesses gaboriennes,
30:25parce qu'ils font des blagues
30:26entre eux aussi.
30:27Alors, gaborienne,
30:28ça renvoie à un mec
30:28qui fait du fromage,
30:30du lait cru,
30:31du fromage blanc.
30:32Et du coup,
30:33ça les intéresse
30:34parce que c'est blanc.
30:35Donc,
30:35c'est quand même
30:36un peu bête.
30:37Et donc,
30:37ils mettent une croix celtique
30:38et une bouteille de lait.
30:40Et voilà,
30:41là-dessus,
30:41ils font des descentes,
30:43ils organisent des...
30:44Ils vont dans les catacombes
30:46sur ce groupe-là,
30:46par exemple.
30:47ils organisent des rendez-vous
30:49pour aller dans les catacombes.
30:50Des EVG.
30:51Voilà.
30:52non,
30:52c'est...
30:54Voilà.
30:55Donc,
30:55il y a des aspects folkloriques.
30:56Attends,
30:57je termine juste là-dessus.
30:58Pardon,
30:58je parle très longtemps.
30:59Je suis désolé.
30:59Après,
30:59je m'arrête,
31:00vraiment.
31:01Il y a des aspects folkloriques.
31:02Il faut faire très attention.
31:04C'est vrai que moi,
31:04je les donne,
31:05mais il faut bien mesurer
31:07qu'en fait,
31:07c'est pas folklorique.
31:09Il faut prendre ça au sérieux
31:10parce que,
31:10dernière chose,
31:11dans ce qu'on retrouve
31:12chez ces gens,
31:13il y a des armes,
31:14en fait.
31:17attaquer la projection antifasciste.
31:20En revanche,
31:21quand on va,
31:22quand les policiers
31:23vont chez eux,
31:24ils trouvent
31:24des matraques télescopiques,
31:27des poignards,
31:27des couteaux,
31:28des points américains,
31:30des pistolets.
31:31Alors,
31:31ils sont tous à blanc,
31:32d'après ce qu'ils disent.
31:34Mais il y en a...
31:34Et deux...
31:37Deux revolvers
31:38qui ont disparu,
31:39mais qui sont à blanc.
31:40Donc, bon,
31:41ne nous inquiétons pas.
31:43Enfin, quand même.
31:44Parce que je disais,
31:45ils font des saluts nazis
31:46sur leurs vidéos,
31:49les vidéos qui s'échangent.
31:50Ils font des collections
31:51de drapeaux nazis,
31:54de drapeaux de la division
31:56SS Charlemagne,
31:57de drapeaux païens
31:58qui sont en fait
31:59des clins d'œil
32:02aux nazis.
32:04Donc, bon,
32:05tout ça,
32:05tout ça,
32:06c'est quand même...
32:07Ça crée quand même
32:09un continuable.
32:10Un univers,
32:11un paysage.
32:11Et dans lequel
32:12il y a des armes,
32:14il y a des entraînements
32:15parce que
32:15tout un aspect
32:17de leur discussion
32:17tourne évidemment aussi
32:18autour des sports de combat.
32:20Ils sont évidemment
32:21très fascinés.
32:23Enfin,
32:23ils pratiquent
32:24divers sports de combat,
32:26tous.
32:27Ils parlent beaucoup
32:28de rentrer
32:29dans les fight clubs
32:31nationalistes,
32:32genre actifs,
32:33clubs,
32:33ce genre de choses.
32:34C'est beaucoup leur...
32:36Voilà,
32:37c'est...
32:37En fait,
32:37ils essayent
32:38par le groupe néo-nazi,
32:40par les groupes de sport,
32:42par parfois
32:42les groupes aussi
32:43d'ultra
32:45ou de hooligans.
32:46On se souvient par exemple
32:48que quand l'attaque
32:48a eu lieu,
32:49on a la signature,
32:51c'était
32:53Cop of Boulogne
32:54veille.
32:55On voit par ailleurs
32:57un fameux slogan
32:58de l'OAS,
33:00l'OAS veille,
33:01et Jeunesse Boulogne.
33:03Mais en vérité,
33:05c'est vrai qu'il peut y avoir
33:06des activistes
33:11néo-nazis,
33:12néo-fascistes
33:12dans ces groupes.
33:14Après,
33:15moi,
33:15ce qu'on me dit par ailleurs,
33:16c'est que si je présentais
33:17au stade,
33:17beaucoup d'entre eux,
33:18ils n'y resteraient pas longtemps.
33:20Parce que,
33:21en tout cas,
33:22ce n'est pas forcément...
33:24Ce n'est pas les maîtres
33:25des tribunes,
33:25comme ça a pu être le cas
33:26par le passé.
33:27C'est aussi pour relativiser
33:29leur nombre
33:30et tout ça.
33:31Et surtout,
33:32ce qu'on voit dans le dossier,
33:34c'est que finalement,
33:34le foot,
33:35les ultras,
33:36tout ça,
33:37ça sert éventuellement
33:38à faire quelques bagarres
33:39avec des supporters,
33:41des ultras ailleurs.
33:42Mais en fait,
33:43ce n'est pas non plus
33:44leur univers.
33:45Leur univers,
33:45c'est vraiment
33:45la politique
33:48d'extrême droite radicale.
33:49Et les thèses
33:52les plus...
33:53les plus...
33:53les plus...
33:55les plus ignobles,
33:56en fait,
33:56parce qu'elles sont
33:57vraiment ignobles.
33:58Et les images,
33:59et l'imaginaire...
34:01Et donc ça,
34:02c'est les hussards ?
34:03C'est les hussards.
34:05Ça, c'est les hussards.
34:06C'est-à-dire que,
34:06je reviens à ta question
34:07de tout à l'heure
34:08et je m'arrête là,
34:09effectivement,
34:09les hussards
34:10sont de toute évidence
34:12les héritiers
34:13des ouaves,
34:14donc les ouaves
34:15qui ont été dissous
34:17notamment
34:18après que leur chef,
34:20Marc de Cacré,
34:21Valménier,
34:23a été condamné,
34:24notamment pour avoir...
34:25pour une intervention
34:26extrêmement violente
34:27lors d'un meeting
34:28de Zemmour
34:28en décembre 2021.
34:31Notamment,
34:31il avait tapé
34:32des gens
34:34qui venaient faire
34:34de l'agile propre
34:35pour SOS Racisme.
34:37En fait,
34:37c'était SOS Racisme,
34:38donc c'est pas non plus
34:38un groupe très...
34:41Mais bon,
34:41ils étaient venus
34:41courageusement d'ailleurs
34:42dans un meeting
34:43de Zemmour,
34:44contester son racisme
34:45et il avait participé
34:47à la violence.
34:49Enfin,
34:49on se souvient des images.
34:50Donc ça,
34:51les ouaves.
34:51Après la dissolution
34:52des ouaves,
34:53c'est le GUD Paris
34:54qui a été...
34:56L'étiquette du GUD Paris
34:57qui a été réactivée.
34:59Mais le GUD,
35:00bon,
35:00le GUD,
35:01c'est un truc...
35:01C'est pour le coup,
35:03dans cette famille,
35:05entre guillemets,
35:07nationaliste,
35:08c'est vraiment un mythe aussi.
35:11C'est le mythe des années 80,
35:13les rats noirs,
35:15Assas.
35:16C'est d'ailleurs des gens
35:17qui sont...
35:17Ce qu'on appelle
35:18la GUD connexion,
35:19c'est des gens
35:20qui sont extrêmement proches,
35:21qui ont été très proches,
35:23Frédéric Chatillon
35:23et Axel Lousteau
35:24de Marine Le Pen
35:26dans sa jeunesse.
35:27Dans sa jeunesse
35:28et ensuite,
35:29puisque c'est même eux
35:30qui...
35:31C'est les prestataires
35:32du RN de Marine Le Pen.
35:33Je corrige immédiatement
35:34ce que je viens de dire
35:35qui était un peu maladroit.
35:37Donc ça a été longtemps
35:39des traits proches.
35:40Micro-parti,
35:41prestations de services
35:42pour ses campagnes,
35:43etc.
35:43et Axel Lousteau
35:45et donc le père
35:45de Gabriel Lousteau.
35:47Encore des noms,
35:48désolé,
35:48mais qui est le chef putatif.
35:51Alors moi,
35:52je n'ai pas d'éléments
35:52là-dessus,
35:53mais qui est le chef putatif
35:54des Hussars aujourd'hui.
35:55C'est lui qui conduisait
35:58les manifestations
36:00du comité du collectif
36:01du 9 mai.
36:02Du comité du 9 mai.
36:04Pas cette année.
36:05Enfin, moi,
36:05je ne l'ai pas vu cette année.
36:06En fait,
36:06je ne sais pas
36:06si quelqu'un l'a vu.
36:07En revanche,
36:08il y avait Marc de Cacrède-Valménier.
36:09Et je reviens juste sur lui.
36:11De Cacrède-Valménier,
36:12c'est très intéressant.
36:13Je reviens au sociologue
36:15que j'ai interviewé
36:17pour cet article aussi.
36:19Lui,
36:19quand il a fait son enquête
36:21au sein de l'Action française,
36:23il a vu le basculement
36:25d'un jeune homme
36:26qui venait d'une famille
36:27contre-révolutionnaire,
36:29intégriste,
36:31vraiment de très,
36:32très aristos.
36:34Une vieille famille
36:35de la France,
36:36de l'Ancien Régime,
36:37en fait.
36:37Donc,
36:38liée à l'Action française,
36:39historiquement.
36:40Le père,
36:40il est à l'Action française.
36:41Son oncle,
36:42il est aumônier
36:43de Civitas,
36:45donc ce mouvement intégriste
36:47bien connu.
36:48Et donc,
36:48Marc de Cacrède-Valménier,
36:50Marc de Cacrède,
36:51il est à l'époque
36:53où le sociologue
36:54fait son terrain,
36:54il est responsable
36:55de l'Action française lycéenne.
36:57Et à ce moment-là,
36:58il est fasciné,
36:59le sociologue
36:59l'a vu sous ses yeux.
37:01Ça a été un de ses interlocuteurs
37:02et un des gens
37:03qu'il a côtoyé
37:04dans son terrain.
37:05Il est fasciné
37:06par le GUD,
37:08par les...
37:08et donc,
37:09il fait une espèce
37:09de rupture
37:10parce que fasciné
37:11par la musculation,
37:12fasciné par les tatouages,
37:14les sports de combat,
37:15c'est-à-dire des choses
37:16très vulgaires
37:16dans son milieu d'origine.
37:19et donc,
37:20il va au GUD
37:21et il devient...
37:22Il voit d'ailleurs
37:22qu'il n'y a pas de chef
37:23pour le GUD
37:24à cette époque-là
37:25et donc,
37:25il relance le GUD,
37:26les Oives.
37:27Enfin,
37:28GUD ou Zouaves,
37:28c'est pareil.
37:30Et donc,
37:30et aujourd'hui,
37:32après de multiples condamnations,
37:34alors qu'il était encore
37:35en tête du cortège
37:36samedi dernier
37:39des néofascistes,
37:39c'était lui
37:40qui a en fait orienté
37:41le cortège.
37:42Donc,
37:42c'est vraiment
37:43une figure clé.
37:44Voilà,
37:44c'est une figure clé
37:45de la mouvance,
37:46manifestement.
37:47Il est aujourd'hui,
37:48il a été reclassé,
37:50ça c'est la lettre,
37:51le pur player à la lettre
37:52qu'il a révélée
37:53il y a quelques mois,
37:54je crois,
37:55enfin,
37:55je ne sais plus.
37:56Il a été reclassé
37:57en quelque sorte
37:57puisqu'il s'occupe
37:58de la sécurité
37:59d'une île bretonne
38:02qui appartient
38:04à Bernard Arnault.
38:06À Vincent Bolloré,
38:07pardon.
38:09Trop de nom,
38:09trop de nom.
38:10Donc,
38:10ça appartient à Vincent Bolloré,
38:12c'est parce qu'on parlait
38:12de Bernard Arnault
38:13tout à l'heure
38:13dans la rédac.
38:15Donc,
38:15c'est l'île
38:16de Vincent Bolloré
38:16en Bretagne.
38:18Et il est l'employé,
38:20non pas de Vincent Bolloré
38:21directement,
38:21mais l'employé
38:22d'une entreprise
38:23de sécurité
38:23de la famille Lousteau.
38:26En fait,
38:27il y a des liens.
38:28les amis,
38:28en fait,
38:28c'est le chat
38:30qui est mort sa queue.
38:33Tout le monde se connaît,
38:34tout le monde se voit,
38:35tout le monde se parle.
38:36Quelque chose
38:37qui m'intéresse,
38:37c'est sur ces jeunes militants.
38:40On peut les appeler
38:41les jeunes militants.
38:42Comment ils sont...
38:43Comment ils sont recrutés ?
38:45Pourquoi ils sont aussi jeunes ?
38:46Qu'est-ce qu'ils font
38:47qu'ils se plongent
38:47autant dans la violence ?
38:49Alors ça,
38:50ça demanderait une enquête
38:51qui n'est pas celle
38:52que j'ai pu faire.
38:53Parce qu'en fait,
38:54moi,
38:55finalement,
38:57je vais essayer
38:58de répondre en creux,
38:59en fait,
39:00avec les éléments
39:00qu'on a,
39:01qui sont des éléments.
39:02il faut rappeler
39:04que moi,
39:04les éléments
39:05sur lesquels je me base
39:06sont des éléments
39:07qui sont issus
39:08de l'enquête
39:09policière,
39:10judiciaire,
39:11disons.
39:13Et donc,
39:13bon,
39:14voilà,
39:14on voit les profils sociaux,
39:17mais très,
39:18de manière assez active.
39:19Puis surtout,
39:19c'est pas tellement
39:21ce qui m'intéresse
39:22moi en tant que tel,
39:23mais parce que,
39:25parce que,
39:26voilà,
39:26il faut se concentrer
39:27sur l'organisation.
39:29Mais disons qu'en creux,
39:32ce qu'on voit,
39:33c'est que c'est des gens
39:33qui viennent de milieux
39:36quand même plutôt
39:37en majorité bourgeois,
39:41sont,
39:42enfin,
39:42de l'ouest parisien,
39:44disons,
39:45plutôt.
39:47Pas tous,
39:48enfin,
39:48parmi les six,
39:48il y a au moins
39:50une exception.
39:53Ils sont,
39:54alors,
39:54qu'est-ce qui les fait
39:55arriver là
39:58?
39:58Moi,
39:58je n'ai pas la réponse.
39:59En fait,
40:00ça se demanderait.
40:01Là,
40:01ce qui est sûr,
40:02c'est que,
40:03avec les éléments que j'ai,
40:05eux,
40:05leur problème,
40:06c'est précisément
40:06de raconter
40:07qu'ils sont des gens
40:08un peu ordinaires,
40:09plongés dans une histoire
40:10qui leur échappe.
40:12Le norme qui s'est perdu.
40:14Ils disent quand même tous,
40:15grosso modo,
40:16qu'eux,
40:17ils sont allés là-bas,
40:18enfin,
40:18ils sont allés devant
40:21la projection antifasciste,
40:23donc,
40:23rue d'Autteville
40:24dans le dixième.
40:26leur but,
40:27on leur avait,
40:27eux,
40:27ils avaient,
40:28soit,
40:28ils disent,
40:28on a suivi,
40:31on ne sait pas trop
40:32ce qu'on devait faire,
40:33mais on a suivi
40:33parce qu'on nous a dit
40:34d'aller là-bas.
40:36Et sinon,
40:37ils disent,
40:37ceux qui disent
40:38les propos les plus,
40:39disons,
40:39ils s'avancent le plus,
40:40ils disent,
40:41on est allés pour faire
40:41un peu de la propagande,
40:45faire une photo
40:46devant la porte
40:47de l'immeuble
40:48en disant,
40:49voilà,
40:50nous,
40:50on est des néofascistes,
40:52on est les hussards
40:53et on est venus
40:54courageusement
40:54faire une photo
40:55devant une projection
40:57antifasciste.
40:57Pour alimenter
40:58leurs réseaux sociaux
40:59et leurs boucles.
40:59Voilà,
41:00voilà.
41:00Après,
41:02c'est ce qu'ils disent tous.
41:03Le seul problème,
41:04c'est qu'à un moment,
41:05la porte,
41:06elle est ouverte,
41:07parce que les antifas,
41:09enfin,
41:09les militants
41:10qui sont à l'intérieur,
41:11ils entendent qu'il y a du bruit,
41:12donc il y en a un
41:12qui va ouvrir la porte,
41:14il défonce la porte,
41:15ils rentrent tous
41:16et ils tabassent
41:17le premier militant
41:20qu'ils croisent
41:21de manière tout à fait
41:25et gratuite,
41:26et très dangereuse.
41:28Donc,
41:28sur les aspects,
41:29disons,
41:30leur univers social,
41:32moi,
41:32je ne peux pas...
41:33Est-ce que tu me dis
41:34qu'il n'y a même pas
41:34de ligne idéologique ?
41:36Ils parlent...
41:37Moi,
41:37je pense qu'en fait,
41:38ils bricolent beaucoup,
41:39visiblement.
41:40Il y en a un,
41:41par exemple,
41:42alors c'est un peu
41:43une exception,
41:44sans doute,
41:46enfin,
41:46je ne sais pas,
41:47je ne voudrais pas
41:47tirer de conclusion hâtive,
41:49mais il y en a un,
41:50il est...
41:50Enfin,
41:52il y en a un,
41:52il est en contact
41:54avec un abbé,
41:57un abbé qui,
41:58en fait,
41:58quand on regarde un peu
41:59qui sait,
41:59cet abbé,
42:00c'est un abbé intégriste,
42:01en fait,
42:02de la fondation,
42:03de la fraternité Saint-Piedis,
42:05qui est vraiment
42:06le courant,
42:07le féveriste,
42:08qui a été exclu
42:09de l'Église catholique,
42:13il y a 30 ans.
42:15Et donc,
42:16il veut faire son baptême,
42:17dit-il,
42:17il suit le catéchisme
42:18de cet abbé.
42:20Bon,
42:20et donc ça,
42:20c'est,
42:21voilà,
42:21des intégristes.
42:23Et il est,
42:23par ailleurs,
42:24il dit qu'il voudrait,
42:26s'il a besoin,
42:27il pourrait se mettre
42:28en contact
42:28avec un autre mouvement
42:29qui s'appelle
42:30le clan,
42:32qui est un mouvement
42:33d'une espèce de...
42:34Tu vois ce que c'est,
42:35le secours rouge ?
42:35Enfin,
42:36c'est un truc
42:36qui est censé aider
42:37les prisonniers
42:39de gauche
42:40et d'extrême-gauche,
42:40tout ça.
42:41C'est un truc historique,
42:41un peu maoïste,
42:42je crois,
42:42au départ.
42:43Et là,
42:43c'est une espèce
42:44d'envers
42:45pour les militants
42:47nationalistes,
42:48extrémistes.
42:49Bon,
42:50c'est à mon avis
42:51beaucoup plus petit.
42:52Mais c'est un truc
42:52qui doit aider
42:53les prisonniers
42:54ou les gens
42:55qui ont des problèmes
42:56avec la justice.
42:56À se réinsérer ?
42:57Non,
42:58à financer
42:58leur procès.
43:00À mon avis,
43:00c'est pas...
43:01Ces gens,
43:01il faut pas...
43:02la réinsertion,
43:03pour eux,
43:03c'est pas...
43:03Ou alors,
43:04c'est de la réinsertion
43:05dans leur milieu.
43:06Mais ils sont pas
43:08dans des cadres
43:08exactement comme
43:09d'autres parties
43:11de la population.
43:12Mais donc,
43:12lui,
43:12voilà,
43:13il est lié à ce mouvement
43:14qui est un mouvement
43:15qui est tenu par des gens
43:16qui sont pas
43:17tout à fait dans
43:18les mêmes mouvances,
43:18mais qui sont
43:19des pétainistes,
43:20etc.
43:20Mais ça explique aussi,
43:22on est encore
43:23dans ce truc
43:23un peu tentaculaire
43:24où tout le monde est...
43:26Oui,
43:26en fait,
43:27c'est tentaculaire,
43:28mais avec peu de gens
43:29quand même.
43:29Je voyais sur le chat,
43:30effectivement,
43:31quelqu'un parlait
43:31de la cartofaf
43:33de Street Press.
43:34Street Press 320.
43:36Qui est effectivement
43:37excellente,
43:38qui est un outil
43:40formidable.
43:41Merci à Street Press
43:41de faire cette
43:42relation extrêmement...
43:44Ça va être très fastidieux
43:45à faire,
43:45et puis c'est vrai
43:45qu'ils ont
43:46de grandes compétences
43:48et de qualités,
43:49puis c'est leur ligne
43:49éditoriale,
43:51donc on les salue.
43:53Mais voilà,
43:54donc on peut faire
43:55cette cartographie,
43:57simplement,
43:57il faut pas se faire
43:58non plus...
44:00La question n'est pas
44:01que la cartographie
44:02des groupes,
44:04la question est
44:05la cartographie
44:05des milieux sociaux
44:08auxquels ils peuvent
44:08être liés, quoi.
44:10C'est-à-dire,
44:10comme je dis
44:11qu'il vienne
44:11une certaine bourgeoisie,
44:13voire l'aristocratie,
44:15c'est aussi des gens
44:16qui ont peut-être
44:17les moyens
44:18de se défendre
44:20par leur histoire familiale,
44:22ce genre de choses.
44:23C'est des gens
44:24qui peuvent être liés
44:25à l'Église,
44:27qu'elles soient intégristes,
44:28enfin,
44:29je veux dire,
44:29aux intégristes
44:29ou à des courants
44:32traditionnalistes
44:32qui sont quand même...
44:33C'est pas la même chose,
44:34en fait.
44:34Pour nous,
44:35évidemment,
44:36vu de notre côté,
44:38disons,
44:38on confond un peu...
44:39On peut confondre,
44:41disons,
44:41dans la religion catholique
44:43des mouvements.
44:44C'est pas tout à fait
44:45la même chose,
44:46mais c'est des courants
44:47assez larges.
44:48Ils peuvent être
44:48en lien avec
44:50des milieux journalistiques,
44:52entre guillemets,
44:53genre,
44:54de la presse
44:57d'extrême droite.
45:00Ils peuvent être
45:00en lien avec
45:01des tas de gens.
45:02Ils peuvent être
45:02en lien aussi,
45:03je disais,
45:04avec des cadres du RN,
45:06des cadres de reconquête.
45:07Un des gars
45:08qui est dans l'affaire,
45:10à un moment,
45:11il reçoit un SMS
45:13de reconquête
45:14qui lui demande
45:15de payer sa cotisation,
45:17de payer,
45:17d'adhérer,
45:18de réadhérer.
45:19À la fin de l'année dernière,
45:21on lui dit,
45:21vous n'avez pas payé
45:22votre adhésion 2024,
45:24j'imagine.
45:25Il est temps de le faire,
45:26etc.
45:27Donc, je veux dire,
45:28oui,
45:29il y a une grande porosité
45:32entre ces groupes.
45:33Donc, il y a les groupes,
45:34mais il y a aussi
45:36la mouvée,
45:38ce que ces jeunes,
45:40les milieux dans lesquels
45:41ils s'insèrent tous
45:42individuellement.
45:44Certains,
45:45dans les éléments
45:46dont on parle,
45:47beaucoup disent,
45:48je suis seul,
45:49je n'ai pas beaucoup d'amis,
45:51du coup,
45:51me retrouver dans des groupes
45:53comme ça.
45:53Enfin, je dis en substance,
45:56ça permet de voir des gens,
45:58d'être...
45:59Voilà.
46:00Donc, il y a cette image
46:01de gens
46:02qui sont un petit peu seuls.
46:04Et en vérité,
46:05bon,
46:06ils ont des liens
46:07avec des tas
46:09de sphères
46:11de la vie politique
46:13et sociale
46:14du pays.
46:15Il y avait une belle
46:15petite question.
46:17J'ai vu quelqu'un
46:17qui parlait de...
46:19Et dans tout ça,
46:20c'est la jeune garde
46:21qu'il faut dissoudre.
46:22Et en fait,
46:22c'est une question
46:22que je me posais.
46:24Quel regard
46:25portent les autorités
46:26locales ou nationales
46:27sur ces groupuscules ?
46:28Parce que l'année dernière,
46:29on a vu la dissolution
46:30du GUD et des OUAV.
46:31Mais est-ce que
46:33il y a une forme
46:34de laxisme
46:35ou de...
46:36Ils ne savent même pas
46:37qui c'est.
46:38Les Hussards ?
46:39Ça, je ne sais pas.
46:41Moi, je n'ai pas travaillé
46:42directement là-dessus.
46:43En revanche,
46:44ce que je sais,
46:44c'est que c'est quand même
46:46un saisissant
46:48sans faire
46:49d'anachronisme,
46:50en fait.
46:51Je veux dire,
46:51là, on parle
46:52d'une affaire
46:53qui s'est déroulée
46:54avant l'annonce
46:55par Retailleau
46:56de la dissolution
46:57de la jeune garde
46:59et d'urgence palestine,
47:01d'ailleurs.
47:03Donc, ça s'est déroulé
47:04avant,
47:04puisque Retailleau,
47:05c'était il y a 15 jours,
47:06trois semaines,
47:06je pense,
47:06l'annonce.
47:08C'est vrai que c'est
47:09quand même hallucinant
47:10de voir que des gens
47:11peuvent s'organiser
47:12pendant plusieurs jours
47:14pour attaquer
47:16un meeting
47:16qu'ils pensaient
47:17être de la jeune garde.
47:18Enfin, ils prétendent
47:18que c'est la jeune garde.
47:19En vérité,
47:20ils savent très bien
47:21qu'ils vont aller attaquer
47:22un local kurdo-turc
47:24parce que c'est...
47:25D'ailleurs, dans leur échange,
47:26ils disent,
47:26il y en a un qui dit
47:27je vais amener
47:28un drapeau turc,
47:29du coup,
47:29pour les provoquer, etc.
47:31Donc, en fait,
47:31ils font semblant de...
47:33Enfin, ils font de la jeune garde
47:35un adversaire suprême.
47:37Enfin, leur adversaire,
47:38tout ça.
47:40Et donc,
47:40parce que ça justifie,
47:42évidemment,
47:42c'est pas très...
47:43C'est même du point de vue
47:45de néonazis,
47:45c'est pas très glorieux
47:46d'attaquer un local
47:48d'une association culturelle
47:49de travailleurs turcs
47:51de France, quoi.
47:51Parce que c'est ça
47:52qu'ils ont fait.
47:53C'est le local
47:54de...
47:54Enfin, de...
47:55Voilà.
47:56De travailleurs immigrés
47:58de Turquie.
48:00Donc, c'est pas glorieux.
48:02Donc, oui,
48:03non, le problème de fond,
48:04en fait, c'est ça.
48:05C'est dissoudre la jeune garde.
48:07Enfin, aujourd'hui,
48:08enfin, moi,
48:10il me semble quand même
48:11que tous les éléments,
48:12à la fois dans la presse,
48:14et tous les éléments
48:15en justice,
48:17je veux dire,
48:18on a...
48:19En plus,
48:20enfin, tous les éléments
48:21sont posés,
48:22donc, par la presse,
48:23par la justice,
48:24les faits très précis,
48:26l'univers dans lesquels
48:27ces gens sont,
48:28les multiples condamnations,
48:30là, par ailleurs,
48:31ce sont des recompositions
48:33après des dissolutions
48:34avec les gens,
48:35avec des gens qui sont quand même...
48:37Qui ont tous fait partie des...
48:38Connus, reconnus.
48:39Pour la plupart,
48:39ils ont fait partie
48:40des mouvements
48:41qui ont été dissous,
48:41donc ils reconstituent
48:43des ligues dissoutes,
48:44pour le dire comme ça.
48:45Et donc,
48:45c'est quand même
48:46un très gros problème.
48:47Et puis, par ailleurs,
48:48il faut observer quand même
48:49un truc qui est tout à fait fou,
48:51et que Rotaillot continue,
48:54parce que je crois
48:54qu'il a été interpellé
48:55après la manifestation
48:57de samedi dernier
49:00des néo-néo-fascistes
49:02avec tous leurs symboles,
49:05avec tous...
49:06Avec les visages
49:07pour beaucoup cagouler,
49:08ce qui est complètement interdit.
49:10Enfin, il a été réinterrogé,
49:12il a dit,
49:12moi, je ferai toujours tout
49:13pour interdire
49:14les manifestations d'ultra-droite
49:16et les manifestations
49:17d'ultra-gauche.
49:18Donc, évidemment,
49:19Rotaillot est quelqu'un
49:21qui veut installer l'idée
49:23qu'il y aurait d'un côté...
49:26Enfin, que extrême-gauche
49:27et même dans l'Assemblée,
49:29ce qu'il appelle
49:30l'extrême-gauche
49:31et l'extrême-droite
49:32seraient identiques.
49:33Enfin, et que même
49:34l'extrême-droite
49:35n'en serait pas vraiment une,
49:36mais qu'il n'y aurait plus
49:36au fond qu'une extrême-gauche.
49:39Enfin, je veux dire,
49:39on est quand même
49:40face à un renversement
49:41là aussi totalement fou
49:44et auquel...
49:46Et qui est d'ailleurs
49:47un des buts de ce terrain
49:50de fond,
49:50de renverser complètement
49:51le champ politique
49:53et de pouvoir faire
49:54ce qu'ils ont fait d'ailleurs
49:55aux élections législatives
49:56de l'année dernière,
49:58un barrage républicain
49:59contre la gauche.
50:01C'est-à-dire, normalement,
50:01le barrage républicain,
50:02c'est contre le Front National,
50:04le RN.
50:05Eux, on a quand même vu
50:06pour la première fois ça.
50:07Donc, je dis,
50:09le but de Retaillon
50:10en criminalisant
50:13la jeune garde
50:14en voulant...
50:15en engageant sa procédure
50:17de dissolution,
50:18oui, c'est évidemment
50:20de continuer
50:21à amalgamer
50:25des mouvements
50:26qui sont des mouvements
50:27antifascistes
50:28et des mouvements fascistes.
50:30Je veux dire,
50:31c'est quand même fou.
50:32Je raconte,
50:33c'est une anecdote,
50:34je crois qu'on n'a pas écrit
50:34dessus finalement,
50:35mais au lendemain
50:36de la manifestation
50:37de samedi dernier,
50:40dimanche 11 mai,
50:42à Ivry,
50:43on a eu un communiqué
50:45du Parti communiste,
50:46de la section
50:47du Parti communiste d'Ivry,
50:48qui racontait
50:49que deux colleurs d'affiches
50:51du PCF
50:52qui étaient en train
50:54de coller des affiches
50:55pour une campagne
50:56de solidarité
50:57avec la Palestine
50:58ont été agressés
50:59par des personnes,
51:01par cinq personnes
51:02qui se sont présentées
51:03comme des militants
51:05anti-antifascistes.
51:07Donc,
51:07les anti-antifascistes,
51:09c'est un anti-oucardifasciste.
51:11Double négation,
51:12double négation,
51:13ça fait des fascistes.
51:14Oui, c'est vrai.
51:15Moins par moins,
51:16ça fait des fascistes.
51:16Voilà, voilà.
51:17Donc,
51:17ils se sont fait attaquer
51:18par des fascistes
51:19et donc,
51:20ces gens leur ont dit
51:21en plus,
51:21ah,
51:22vous collez des affiches
51:23pour la Palestine,
51:24mais donc,
51:24vous êtes antisémite,
51:25tout ça.
51:26Donc,
51:26bon,
51:27premier truc assez classique
51:29maintenant,
51:29malheureusement.
51:31Et deuxième truc,
51:32du coup,
51:33les deux militants,
51:33d'après le récit
51:34que fait le communiqué,
51:36les deux militants
51:37se sont mis en sécurité
51:38dans leur voiture
51:38et là,
51:40qu'est-ce qui s'est passé ?
51:41Il y a un des cinq
51:43anti-antifascistes
51:44qui est venu
51:45pour taper sur le toit
51:46de la voiture
51:46en faisant,
51:47en disant,
51:48en gueulant,
51:48SIG AIL.
51:50Donc,
51:50les mecs sont des anti-antifascistes.
51:52Ils accusent la gauche
51:54d'être antisémite,
51:55le communiste,
51:56et ils font des SIG AIL.
51:58On est chez les fous.
52:00On est vraiment,
52:00littéralement,
52:01chez les fous.
52:01Le problème,
52:01c'est qu'on est chez les fous
52:03dangereux, quoi.
52:04Eh bien,
52:05ce sera le mot de la fin.
52:06On est chez les fous.
52:07Chouette.
52:08C'est dommage.
52:09Il faudrait vite sortir
52:09de chez les fous.
52:11Bientôt.
52:12On va tout faire.
52:14Bon, les amis.
52:15Ce fut un plaisir.
52:17Je vous ai assommé.
52:19Je vous ai assommé.
52:19Non, parce qu'en vrai,
52:21je trouve qu'on ne se rend pas compte
52:22de cette mouvance.
52:25En fait,
52:25on ne la voit pas.
52:27Je trouve que le seul moment
52:29où on voit
52:30ces groupuscules
52:31d'extrême droite
52:31à l'œuvre,
52:32c'est le comité du 9 mai.
52:35C'est la seule fois
52:36au fond de manif
52:36où ils sont clairement visibles
52:37et identifiables.
52:38Sinon,
52:39la plupart du temps,
52:39c'est que des trucs
52:40en soum-soum,
52:41dans le coin,
52:41en serpent.
52:42on ne voit pas.
52:43Et je trouve que c'est cool
52:44d'avoir un live,
52:46enfin, qu'on ait fait ce live,
52:48un peu moins d'une semaine
52:49après ça,
52:50pour essayer de comprendre
52:51que derrière tout ça,
52:52il y a des armes.
52:53Il y a des accointances
52:54avec de la politique.
52:56Il y a des...
52:58Ils ont des liens.
52:59Ils ont tous des liens ensemble.
53:01C'est hallucinant de...
53:03C'est choquant.
53:05Mais je te remercie, Thomas.
53:06Oui, je te prie.
53:07C'est un plaisir.

Recommandations