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  • il y a 9 minutes
On parle avec lui du premier tour de la primaire social démocrate

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00:04Et à 8h moins le quart, l'invité d'Issi Gascogne en mater, Leïla, Eric, Serge Giacomo, député européen socialiste
00:10landais, notre invitée ?
00:11Oui, on va parler avec lui du premier tour de la primaire social-démocrate à l'initiative notamment du PS.
00:17Le vote en ligne débute dans quelques minutes à 8h, il se termine demain soir à 20h.
00:22Alors il y a 5 candidats en lice, l'eurodéputé place publique Raphaël Luxman, le chef du PS Olivier Faure,
00:29ainsi que Ségolène Royal, Jérôme Gadget, Emmanuel Morel.
00:32Bonjour Eric Serge Giacomo.
00:33Bonjour Elia.
00:34Alors quelques 140 000 personnes se sont inscrites avant de pouvoir voter à cette primaire.
00:39Alors c'est mieux que ce qui avait été envisagé au départ, autour de 100 000, mais on est quand
00:42même très très loin de 2017 et du raz-de-marée.
00:46Lors de la primaire qui avait désigné Benoît Hamon, plus de 2 millions de Français avaient voté.
00:52C'est la primaire ou c'est le parti socialiste qui n'intéresse plus les gens de gauche selon vous
00:57?
00:57Non, on a surtout fait un choix au départ qui était plutôt celle d'une primaire militante.
01:02En tout cas, ça avait été le vote des militants socialistes de choisir plutôt une primaire fermée qu'une primaire
01:07ouverte,
01:08avec la possibilité, on va dire, pour les sympathisants d'y participer.
01:11Si je regarde ce qui se passe dans les autres partis politiques, c'est plutôt le seul endroit où on
01:17peut voter pour désigner son candidat à la présidentielle.
01:20Donc j'en suis plutôt fier.
01:21Alors chez nous, dans l'élan, dans les 4 parlementaires socialistes, dont vous, Eric Sargiacomo,
01:26appellent à voter pour Raphaël Glucksmann, tout comme le président du conseil départemental des Landes, lui aussi socialiste.
01:33Est-ce que c'est quand même pas étrange que dans le département d'Henri-Emmanueli, des socialistes appellent à
01:37voter pour un non-socialiste ?
01:39Vous savez, je vais vous apprendre quelque chose, mais Raphaël Glucksmann est socialiste, il est socialiste européen,
01:43puisque son parti fait partie du parti socialiste européen.
01:47Mais il n'est pas encarté au parti socialiste français.
01:49Il n'est pas en français, mais il se trouve que son parti, Place Publique, fait partie, et d'ailleurs,
01:54pour cela,
01:55il a fallu que le parti socialiste français dise au parti socialiste européen, on est d'accord pour qu'il
02:00adhère,
02:00parce qu'il correspond aux valeurs du socialisme.
02:02Donc vous voyez, et puis, c'est mon chef de délégation au Parlement européen,
02:06donc je me sens assez à l'aise avec Raphaël Glucksmann à mes côtés.
02:11Il y a eu des discussions quand même au sein du parti socialiste, des militants socialistes quand même,
02:15qui ont fait part de leur incompréhension des Landais, qui reprochent de soutenir Raphaël Glucksmann,
02:21alors qu'il y a eu des candidats socialistes, dont Olivier Faure, le patron du PS.
02:25Oui, vous savez, je pense que c'est inhérent même au statut de socialiste et de militant socialiste que d
02:30'avoir des divergences.
02:31Donc, heureusement qu'on a du débat entre nous, sinon, on n'aurait pas de nécessité à être simplement militant,
02:39incarté et voté. Donc oui, il faut du débat, et la preuve, c'est qu'on a cinq candidats qui
02:44peuvent représenter nos idées.
02:46Alors, qu'est-ce qui fait que les parlementaires landais choisissent et choisissent Raphaël Glucksmann,
02:54qui n'est pas le plus à gauche de cette primaire ?
02:57Vous savez, moi je conteste cette idée qu'il ne serait pas plus à gauche.
03:01Quand vous êtes, comme moi, parlementaire européen, que vous êtes dans un groupe de 135 socialistes européens,
03:08on est plutôt classé comme l'étant parmi les plus à gauche de la délégation de socialistes européens.
03:13Donc, sur de très nombreux sujets, que ce soit sociaux, que ce soit politique internationale,
03:18et Raphaël Glucksmann fait partie de cela, vous feriez rire tous nos députés européens socialistes
03:24si vous disiez que Raphaël Glucksmann est plus à droite que de nombreux socialistes européens.
03:28Peut-être pas dans l'Assemblée nationale en France, ça ne ferait peut-être pas rire de dire la même
03:31chose.
03:32Oui, mais je pense que c'est parce qu'on ne connaît pas, et on ne connaît pas forcément ses
03:35positions,
03:36et si je lis le livre qu'il a pu écrire cet été, je crois que beaucoup de landais se
03:41retrouveraient dans beaucoup de positions.
03:43Alors justement, qu'est-ce qui fait que vous ayez choisi Raphaël Glucksmann plutôt qu'Olivier Faure ou Séoulène Royal,
03:49par exemple ?
03:50D'abord, parce qu'il y a un principe de réalité, c'est-à-dire qu'on a aussi besoin
03:54de quelqu'un qui soit en capacité de rassembler,
03:56et pour rassembler, il faut déjà avoir autour de soi, je dirais, un impact suffisant, une reconnaissance sociale,
04:05et Raphaël l'a, par les combats qu'il a menés, d'ailleurs grâce au Parti Socialiste,
04:09qu'il a désigné deux fois comme étant son porte-parole aux européennes.
04:15Et d'ailleurs, c'est nous qui sommes allés le chercher, vous voyez, pour quelqu'un qui ne serait pas
04:18socialiste, c'est quand même assez curieux.
04:20Et après, évidemment, le fond, le fond des idées, parce que moi je me détermine avant tout sur les idées
04:26et les propositions qu'il fait.
04:28Vous partagez sa position de ne pas se prononcer au second tour de la présidentielle de duel entre Marine Le
04:35Pen et Jean-Luc Mélenchon,
04:36de ne pas dire d'ores et déjà qu'il voterait Jean-Luc Mélenchon ?
04:39Je pense qu'ici, personne ne peut nous faire le reproche de toujours avoir choisi le camp de la liberté.
04:46Donc, moi, je n'ai pas de soucis, je sais ce que je ferai à ce moment-là.
04:49C'est-à-dire ?
04:50Je sais que je voterai contre Marine Le Pen.
04:53Donc pour Jean-Luc Mélenchon ?
04:54Je voterai contre Marine Le Pen.
04:55Vous ne répondez pas à la question, Éric Sargiacomo.
04:59On a pu voir aussi des échanges très vifs entre les différents candidats lors des débats télévisés,
05:04avec des invectives et des tensions, notamment entre Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann,
05:09avec des mots pas très sympas, on va dire, échangés entre eux.
05:12Oui, je crois que c'est un peu, malheureusement, le risque de ce genre de débat.
05:17C'est que, comme on a, finalement, beaucoup de choses qui nous rassemblent,
05:22on essaye de trouver les choses pour se différencier.
05:24Et des fois, les mots sont supérieurs, finalement, au fond qui nous différencient.
05:29Mais vous ne craignez pas que la gauche sorte un peu abîmée de cette primaire ?
05:33Je crois que, surtout, il va falloir sortir très vite de la primaire,
05:36parce que là, on parle entre nous, mais on parle peu aux Français.
05:38Et que l'enjeu, aujourd'hui, c'est de parler aux Français de ce qu'il se passe aujourd'hui,
05:43de leur quotidien, des prix à la pompe, de la situation qui va s'aggraver dans les prochains mois,
05:49notamment sur l'alimentation, les prix alimentaires.
05:51On sera face à, probablement, une inflation assez forte,
05:55la situation économique aussi qui se dégrade, et le bilan de 10 ans de macronisme.
06:00Merci, Éric Serge Giacomo, d'avoir été l'invité de ICI Gascogne.
06:04Le vote de la primaire sociale démocrate débute, donc, en ligne, tout à l'heure, à 8h.
06:08C'est dans moins de 10 minutes, ça se termine demain soir à 20h.
06:11Et à la Fédération du PS dans les Landes, vous mettez en place des permanences pour accompagner...
06:15Tout à fait, à Dax aussi.
06:16Voilà, les personnes qui auraient des difficultés pour voter en ligne.
06:19Bonne journée, Éric Serge Giacomo.
06:20Merci à vous.

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