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  • il y a 11 heures
Onze jours après le début de la guerre illégale lancée par Washington et Tel-Aviv en Iran, les prix du pétrole et du gaz continuent de flamber. La fermeture prolongée du détroit d'Ormuz fait poindre le risque d’une crise énergétique monstre. Toujours plus dépendants aux énergies fossiles, les États redoutent les conséquences en chaîne de ce choc. Analyse avec Antoine Portoles et Vadim Kamenka.

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Transcription
00:00Se dirige-t-on vers une des plus graves crises énergétiques qu'on ait jamais connues ?
00:04Onze jours après le début de la guerre illégale lancée par les Etats-Unis et Israël en Iran,
00:08les prix du pétrole et du gaz continuent de flamber.
00:11La fermeture prolongée du détroit d'Hormuz, vous savez ce passage entre le golfe Persique et la mer d'Arabie
00:16par lequel passe environ 20% du pétrole mondial, inquiète les Etats, toujours plus dépendant aux énergies fossiles.
00:24Alors, on fera un petit point actu, puisque hier soir il s'est passé des choses,
00:28Donald Trump a fait des déclarations, l'Iran a aussi fait des déclarations.
00:32Mais avant ça, Donald Trump hier soir a aussi dit, il allait annoncer, il a aussi annoncé qu'il allait
00:39lever
00:39certaines sanctions sur le pétrole afin de réduire les prix qui se sont envolés ces derniers jours.
00:44Antoine, on en est où des prix du pétrole ce matin, des prix du pétrole et du gaz ?
00:50Alors, je ne me suis pas noté pour le gaz, mais en tout cas pour le pétrole, sur l'indice
00:54Brent,
00:54donc l'indice de référence européenne, on est à environ 91 dollars.
00:59Et pour le WTI référence américaine, on est à 86 actuellement ce matin, juste avant que j'arrive.
01:10Et parce que pour les gens qui ne suivent pas très bien le cours du pétrole, le cours du dollar,
01:13c'est très haut, ça va ?
01:16Il y a eu une forte baisse, en fait, lors de la réouverture des marchés,
01:21après les événements dramatiques de ce week-end, notamment le fait de bombardements
01:28sur les infrastructures énergétiques iraniennes, mais pas que.
01:31Et, on va en reparler du coup longuement, mais la fermeture d'Hormuz, du détroit d'Hormuz.
01:37Il y a eu une envolée lundi matin à la réouverture des marchés.
01:41Donc, c'est ce que j'explique dans le papier du journal ce matin,
01:44environ plus 30% pour le WTI et à peu près 28% pour le Brent.
01:51Ça a grimpé jusqu'à 118 dollars, 120, enfin, les chiffres, il y a plusieurs chiffres qui nous sont parvenus.
02:00Donc, la journée d'hier a été assez éprouvante pour les marchés.
02:04Et ce qui s'est passé, ça s'est passé en deux temps, en fait.
02:06Il y a une première baisse qui est intervenue au cours de la journée parce que les pays du G7,
02:13donc, c'est Etats-Unis, Japon, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne et Italie,
02:20ont envisagé, alors ça n'a pas été acté à l'heure où on se parle,
02:23mais ils envisagent éventuellement de recourir à ce qu'on appelle la libération conjointe
02:29de leurs réserves stratégiques de pétrole.
02:32C'est des réserves coordonnées par l'Agence internationale de l'énergie.
02:35On parle d'environ 400 millions de barils de pétrole qui pourraient être libérés sur le marché,
02:41en fait, pour détendre le marché à très court terme.
02:45Suite à ça, suite à cette annonce, donc juste d'une hypothèse que cette mesure soit prise,
02:52on a vu une première baisse s'effectuer au cours de la journée.
02:56Et puis, après, déclaration de Trump hier soir sur la suite des opérations en Iran et au Moyen-Orient,
03:06qui a dit que la guerre était quasiment terminée.
03:10Je le cite, donc il a tenu une conférence de presse,
03:12c'était la première fois qu'il s'exprimait devant la presse depuis le 28 février.
03:16Il a dit, il a affirmé que la guerre allait bientôt se terminer,
03:18tout en déclarant que les Etats-Unis ne s'arrêteraient pas avant que l'ennemi ne soit totalement et définitivement
03:22vaincu.
03:23D'un autre côté, le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé,
03:26nous sommes prêts à poursuivre les frappes de missiles contre eux aussi longtemps que nécessaire,
03:30et chaque fois que cela sera nécessaire.
03:33Alors, avant qu'on continue à parler un petit peu des conséquences économiques,
03:38Vadim, est-ce que tu peux nous dire, dans ta boule de cristal,
03:41est-ce qu'on se dirige vers la fin de la guerre ?
03:43Comment faut-il prendre ces différentes déclarations qui, finalement,
03:48on ne se comprend pas très très bien ce que ça veut dire ?
03:50Non, mais comme un peu depuis le début du conflit,
03:54c'est que sur la stratégie américaine, et notamment la stratégie de Donald Trump,
03:58elle est assez floue, finalement, sur les objectifs.
04:02On est déjà revenu la semaine dernière, je crois que Pierre en parlait,
04:05pareil, sur les divisions aussi que ça crée, sur les objectifs à suivre,
04:08entre Washington et Tel Aviv, parce que les deux n'ont pas forcément les mêmes objectifs.
04:13Israël, clairement, cherche un changement de régime.
04:15Pour Donald Trump, il peut y avoir changement de régime ou pas,
04:19mais du moment que sa stratégie, c'est-à-dire avoir la mamie sur le commerce,
04:25sur l'énergie, et avoir un pouvoir, à la limite, qui lui donne gage sur un certain nombre de choses,
04:32lui, lui, s'en tiendrait là.
04:35Surtout que je pense que ces déclarations d'hier,
04:37et c'est en lien avec, finalement, le premier plan qu'on a fait ce matin,
04:40c'est sur la question économique.
04:41Je pense qu'aujourd'hui, ça commence à peser aussi aux États-Unis,
04:45sur son électorat, on est quand même à quelques mois maintenant des sections de mi-mandat,
04:49il voit qu'il ne maîtrise quand même pas l'ensemble des choses,
04:52et donc il tient un discours flou pour dire, en gros,
04:55bon, c'est bientôt la fin, mais ça peut dire encore quelques semaines,
04:59pour maintenir la pression aussi sur le régime iranien,
05:01et pour les pousser à un dialogue,
05:03parce que l'autre élément de son discours,
05:06il a eu, en fait, Vladimir Poutine hier au téléphone,
05:09alors je ne sais pas si c'était juste avant ou juste après sa conférence de presse,
05:13pour en gros dire, est-ce que Moscou ne pourrait pas servir d'intermédiaire
05:18avec le régime iranien,
05:19et voir un peu sur quelle base on pourrait s'entendre.
05:24Ça, c'est quand même un nouvel élément,
05:26et ça montre que, mine de rien,
05:28Donald Trump ne veut pas non plus s'engager sur plusieurs mois,
05:31et avoir des portes de sortie.
05:32Donc je pense que son discours hier était,
05:34voilà, dans ce registre-là,
05:36c'est-à-dire, on n'arrête pas tout de suite,
05:37mais finalement, si les objectifs que je n'ai jamais vraiment définis sont remplis,
05:42on s'en tiendra là,
05:43et éviter quand même que les conséquences économiques se multiplient,
05:50parce que, ça, Antoine va en parler,
05:53sur la question du blocage d'hormouz,
05:54il y a la question du pétrole, du gaz,
05:55mais il y a bien d'autres choses,
05:57et on voit que ça impoque le commerce mondial,
05:59alors moins les États-Unis directement,
06:02mais quand même, ça provoque des turbulences sur les marchés.
06:06Pour en revenir justement sur le prix du pétrole,
06:09donc hier soir, à la clôture,
06:11on a vu quelque chose d'assez inédit,
06:14c'est qu'entre l'ouverture dans la nuit de dimanche à lundi,
06:19et la clôture hier soir,
06:21on a vu une baisse d'environ 30% du prix du baril.
06:26Cette baisse, elle a été surtout induite par les déclarations de Trump.
06:33Ça veut dire donc,
06:34on pourrait se dire que c'est rassurant à court terme,
06:37parce que du coup, le prix baisse,
06:40mais ça montre aussi l'extrême dépendance des marchés
06:45aux déclarations du président américain,
06:49dont on sait qu'il est bien connu pour son imprévisibilité,
06:54et dont en plus, on sait aussi
06:55qu'on ne comprend pas bien ce qu'il cherche en Iran, finalement.
07:01Enfin, il y a eu tellement de buts de guerre énoncés
07:03depuis le 28 février.
07:07Donc là, il nous a dit hier soir
07:08que ça allait être quasiment fini,
07:10mais en fait, on ne sait pas.
07:13Ça veut dire que demain, après demain,
07:15en fonction de ce qu'il va dire,
07:16et des contradictions qu'il apporte sur ses propres déclarations,
07:19parce qu'on l'a vu sur plein de thématiques,
07:22sur la question des troupes au sol,
07:25il a évoqué cette hypothèse,
07:26puis ensuite, il l'a réfutée,
07:28puis ensuite, cette hypothèse est revenue sur la table.
07:29Donc on voit que tout ça, en fait, du jour au lendemain,
07:33a des impacts absolument majeurs
07:35sur les marchés du pétrole.
07:38Pour le gaz, à l'ouverture ce mardi, ce matin,
07:43on a vu un recul d'environ 15%.
07:46Le contrat à terme du TTF néerlandais,
07:50la référence européenne,
07:52était environ 48 euros le mégawatt-heure.
07:54Donc là aussi, il y a une baisse.
07:56Mais voilà, est-ce que ce qui s'est passé
08:00hier, qui est encore une fois inédit en termes de baisse,
08:02enfin de fluctuation, en fait,
08:05va se stabiliser dans les jours à venir ?
08:07Tout dépend, encore une fois,
08:08de ce que Trump va dire ou faire au cours de la semaine.
08:14Je vois vos questions dans le chat.
08:15Alors, on ne va pas trop revenir sur le régime iranien,
08:17parce que ce n'est pas forcément l'angle qu'on a choisi ce matin.
08:19Par contre, on a largement traité la question la semaine dernière.
08:22Je vous ai mis dans le chat un entretien avec Soumayer Ostampour,
08:25qui est une chercheuse qu'on a interviewé la semaine dernière.
08:26Donc si vraiment la question du changement de régime en Iran
08:29est-elle possible ou pas vous intéresse,
08:31je vous invite plutôt à aller voir cette vidéo.
08:33Peut-être juste par rapport à ça,
08:34ce qui est utile aussi ce matin.
08:36Alors, ce n'était pas dans le premier plan,
08:37parce qu'on a deux questions qui n'étaient pas liées.
08:39Mais sur l'Iran, c'est sur le portrait du nouveau guide,
08:42donc le fils de Ramaynei,
08:44qu'a fait Pierre,
08:45et qui, pour le coup,
08:48traduit quand même sur la question du régime,
08:50en fait, une radicalisation,
08:51si c'est possible,
08:52mais en tout cas une poursuite parmi les plus radicaux,
08:56puisque sa nomination est un signe clair
09:01adressé au reste du monde et aux États-Unis
09:03par rapport à la chute ou pas du régime,
09:05et sur la volonté de rester un régime théocratique,
09:10et notamment avec une personne comme le fils de Ramaynei.
09:13Donc, pour le coup,
09:15je le trouve très pertinent.
09:17Bon, les papiers de Pierre sont bien dans son ensemble,
09:20je ne dis pas.
09:21Mais non, non, mais il a pas mal d'interlocuteurs
09:22et je pense que du coup,
09:25ça éclaire en tout cas sur le fait
09:26que le régime ne va pas tomber d'un jour à l'autre,
09:29hélas, parce que l'autre pendant,
09:31c'est la persécution qui se poursuit quand même
09:32des populations sur place,
09:35des forces progressistes et autres
09:37qui continuent d'être quand même emprisonnées
09:41tuées, etc.
09:42Je voudrais juste rapidement que ça aussi,
09:45c'est une donnée à prendre en compte
09:46sur la question de l'évolution des prix du pétrole et du gaz.
09:50La question de la survie du régime,
09:51c'est suivi de très près aussi
09:56par les marchés,
09:58avec la succession du fils Ramaynei.
10:02Je vous ai mis dans le chat le lien du portrait
10:04dont parlait Vadim,
10:05le portrait fait par Pierre Barbancé
10:07sur le nouveau guide suprême iranien.
10:11On en revient un petit peu aux déclarations de Trump hier,
10:14donc il parle effectivement de l'arrêt ou pas de la guerre, etc.
10:16Il parle aussi des sanctions,
10:17il va mettre fin aux sanctions économiques.
10:20De quelles sanctions on parle ?
10:21Est-ce que c'est vraiment ça dont il est question aujourd'hui ?
10:24Ou est-ce que le vrai enjeu,
10:26c'est le détroit d'Hormuz ?
10:28Alors sur les sanctions,
10:29s'il parle des sanctions à l'égard de l'Iran,
10:31parce que pour le coup,
10:32s'il va y avoir une médiation avec l'Iran,
10:36dans les négociations qui avaient débuté
10:38juste avant les frappes du 28 février,
10:41ça portait dessus.
10:41C'est-à-dire que le régime,
10:42en échange d'un certain nombre d'accords,
10:48notamment sur la question du nucléaire,
10:50puisque c'est tout l'enjeu des négociations
10:51qui ont eu lieu quelques jours
10:53avant les bombardements israéliens et américains,
10:57en échange d'un accord sur le nucléaire iranien
11:01ou sur la question, bien sûr, sécuritaire,
11:04puisque Donald Trump aussi voulait aborder cette question-là,
11:09l'Iran était prête en échange
11:13d'avoir un abandon des sanctions.
11:15Mais hier, Trump parle des sanctions contre le pétrole.
11:17Il dit qu'il allait lever certaines sanctions sur le pétrole
11:20afin de réduire les prix qui se sont en vélo ces derniers jours.
11:23Donc ces sanctions-là,
11:24est-ce que c'est vraiment les sanctions économiques
11:27des États-Unis sur l'Iran qui font que le prix monte
11:29ou est-ce que la vraie question,
11:30ce n'est pas le détroit d'Hormuz qui est bloqué depuis...
11:32C'est deux enjeux différents qui ont un impact, évidemment.
11:36Mais Hormuz, je pense,
11:38c'est ça qui se joue surtout à l'heure où on se parle.
11:43Pour celles de ceux qui auraient pas très bien
11:47révisé leur géographie,
11:48le détroit d'Hormuz, c'est bien ici,
11:49donc c'est entre le golfe Persique et la mer d'Arabie.
11:53Et c'est par là que passe, je disais en intro,
11:57à peu près 20% du pétrole mondial.
12:00Une question que tu commences à soulever, Vadim,
12:03c'est que les États-Unis sont finalement pas trop trop impactés
12:07par la fermeture de l'État d'Hormuz.
12:09Est-ce que vous pouvez nous expliquer
12:12pourquoi les États-Unis sont assez peu impactés ?
12:14C'est une question qu'on a déjà un peu abordée
12:16la semaine dernière avec Axel,
12:17mais c'est bien de le redire
12:18pour permettre de bien comprendre
12:20en quoi c'est un enjeu majeur pour les États-Unis,
12:24ce détroit.
12:26Comme tu veux, je ne sais pas.
12:28Non, peut-être juste sur le gaz américain,
12:31en fait c'est du GNL.
12:32Alors peut-être Antoine connaît mieux
12:35la question des forages et tout,
12:36parce que c'est un coût environnemental quand même important.
12:39Mais notamment l'Europe,
12:40je crois que c'est 70% de son gaz,
12:41et ça c'est le papier de l'INA de ce matin,
12:44qui importe son gaz du coup depuis les États-Unis.
12:47Depuis la guerre en Ukraine,
12:48ils ont changé un certain nombre de fournisseurs,
12:50et notamment la Russie,
12:51qui était un de ses principaux fournisseurs.
12:53Aujourd'hui, ils se tournent vers les États-Unis,
12:55et on voit que forcément,
12:58l'impact de tout ce qui se passe
13:00par rapport au détroit d'Hormuz
13:01fait que les Européens se tournent
13:02encore davantage vers les États-Unis.
13:04Donc c'est pour ça que les États-Unis
13:05sont assez peu impactés
13:06par rapport à tout ce qui se passe sur place.
13:09Le principe, il est simple,
13:10c'est l'augmentation de prix,
13:11donc l'augmentation des bénéfices
13:12pour les exportateurs américains.
13:18Juste pour que les gens comprennent bien,
13:20c'est que de la longueur du blocage
13:25du détroit d'Hormuz
13:26va dépendre aussi de toutes ces questions.
13:29Il y a des calculs, des analyses
13:30qui ont été faites financières
13:32sur les bénéfices potentiels
13:35des exportateurs de GNL américains
13:39au cours de l'année,
13:40en fonction de la durée de blocage du détroit.
13:41Et on atteint des sommes absolument faramineuses,
13:44à plusieurs milliards de dollars,
13:46voire à plusieurs dizaines de milliards de dollars.
13:48Donc c'est bien évidemment un enjeu,
13:51une situation qui les arrange sur cette question.
13:54Et je veux dire,
13:55ce qui s'est passé quand même,
13:56Minori, aussi au Venezuela,
13:57quelques semaines avant,
13:59montre qu'il y a une volonté claire
14:00de Donald Trump d'avoir la même mise
14:02sur le secteur énergétique.
14:06Et donc voilà,
14:08c'est quand même assez lié.
14:09C'est-à-dire que le Venezuela aurait pu paraître,
14:12comme dans cette crise,
14:13aussi pouvoir fournir du pétrole
14:15à d'autres régions du monde.
14:17Aujourd'hui, il est quand même sous son contrôle américain.
14:19En tout cas, il y a aujourd'hui
14:21une vraie pression américaine
14:22sur le pétrole vénézuélien.
14:24Ce n'est pas innocent.
14:25Je veux dire, cette stratégie,
14:26quand même, elle a été pensée.
14:28On voit que, clairement,
14:29aujourd'hui, c'est un des objectifs majeurs
14:30de l'administration Trump.
14:33Quelqu'un pose une question,
14:34une chose sur l'impact
14:35sur l'économie asiatique.
14:37Alors, pareil, c'est un truc
14:37qu'on a commencé à aborder
14:38la semaine dernière avec Axel.
14:40Je vous invite évidemment
14:41à aller voir ce qu'on a fait.
14:43Axel a de nouveau fait un papier ce matin.
14:45Alors, c'était plus sur la question...
14:46Sur les sources des gains,
14:47sur ceux qui profitent de la crise.
14:50Mais c'est vrai que l'Asie,
14:51notamment l'Inde, la Chine et le Japon,
14:53se fournissent...
14:54Alors, je n'ai plus les pourcentages en tête,
14:55mais...
14:55C'est près de 40% pour la Chine, je crois.
14:57Oui, c'est ça.
14:57Donc là, pour le coup,
14:58ces trois gros pays-là
14:59sont extrêmement, fortement impactés
15:02par la fermeture de ce détroit d'Hormuz.
15:05Mais tout un tas de choses.
15:06Enfin, il n'y a pas que la question
15:08du pétrole et du gaz.
15:08Il y a aussi une question...
15:10Alors, je pense qu'Antoine l'a dit,
15:11mais sur la question des engrais,
15:12sur la question aussi du secteur automobile,
15:15puisque l'un des gros acheteurs
15:17de toutes les voitures chinoises,
15:18c'était aussi le Moyen-Orient.
15:20Donc, en gros,
15:20ce n'est pas que la question énergétique.
15:22Il y a aussi toute la question commerciale derrière,
15:24puisque aujourd'hui, il y a quand même,
15:25je crois,
15:25cinq des plus gros transports
15:28mondiaux qui ne passent plus
15:29par la région du Moyen-Orient.
15:31Donc, chinois, danois, allemands, français.
15:36Donc, c'est quand même...
15:37Aujourd'hui, il y a aussi un impact commercial.
15:39Et forcément, ça aussi,
15:40c'est un impact aussi sur l'Asie,
15:43des pays comme la Chine et l'Inde
15:44qui exportent aussi un nombre de choses.
15:47Et voilà.
15:47Et donc, tout cet accès aujourd'hui
15:49est bloqué.
15:51Oui.
15:52En fait, c'est tout le commerce international.
15:55Ce n'est pas juste une question
15:56d'hydrocarbures.
15:56C'est important.
15:57Évidemment, c'est un enjeu majeur.
15:58Mais en fait,
15:59découle de ça
16:00tout un tas de productions de biens
16:03et de voies de passage
16:06qui parasitent
16:07tout le commerce international,
16:09qui posent la question
16:10du changement de route
16:11pour les transporteurs.
16:13Donc, augmentation des coûts de fret.
16:14Enfin, en fait,
16:15il y a des conséquences en cascade.
16:17On a parlé de l'automobile.
16:19De l'automobile, pardon.
16:20Tu peux nous donner
16:20d'autres exemples
16:21de matières,
16:22de produits
16:23qui passent par là ?
16:24Parce que c'est vrai
16:25qu'on entend beaucoup parler
16:25du gaz et du pétrole.
16:27Mais je crois que dans ton papier,
16:28tu parles par exemple
16:28des engrais.
16:29Oui.
16:30Donc, c'est au niveau agricole.
16:32Plus de 30%
16:33des matières premières azotées
16:34qui sont nécessaires
16:35à la fabrication
16:36des engrais
16:37transitent
16:37par le détroit d'Hormuz.
16:39Donc, ça,
16:39est-ce que ça peut avoir
16:41du coup des conséquences
16:42à terme
16:42sur les prix
16:43des engrais alimentaires ?
16:46Voilà.
16:47C'est toute une chaîne,
16:48en fait.
16:49De nombreuses chaînes
16:49d'approvisionnement
16:52convergent vers Hormuz.
16:54Donc, à partir du moment
16:55où on ferme Hormuz,
16:58l'impact,
16:59il est majeur
17:00sur tout un tas
17:01de chaînes de production.
17:02Il y a aussi
17:03l'agroalimentaire
17:04puisque l'exportation,
17:07notamment du blé européen,
17:08passait pour les pays
17:10du Moyen-Orient
17:12ou l'Asie,
17:13mais vraiment aussi
17:14pour le Moyen-Orient
17:14par le détroit.
17:16Donc, c'est...
17:16Voilà, il n'y a pas
17:18que, en effet,
17:19les secteurs énergétiques.
17:21Il y a la question aussi
17:22du textile
17:23puisque c'est pareil,
17:24ça fait pour partie,
17:25ça suit cette route-là.
17:27Donc, à chaque fois,
17:27c'est un parcours
17:30qui va maintenant
17:31qui passe par l'Afrique.
17:32Donc, des durées
17:32qui sont rallongées,
17:33donc des frais en plus.
17:34Donc, forcément,
17:34un impact qui aura lieu
17:36sur un ensemble
17:37de pays,
17:38notamment européens.
17:39Donc, oui,
17:41les conséquences,
17:43même si la guerre
17:44se termine dans les semaines
17:45qui viennent
17:45vont être, à mon avis,
17:47sur le long terme,
17:47importantes.
17:49Antoine,
17:49tu commençais à parler
17:49du G7,
17:50la réunion qu'ils ont tenue hier.
17:52Tu disais qu'ils avaient
17:53évoqué la possibilité
17:56d'utiliser
17:56leur réserve stratégique.
17:58C'est peut-être bien considéré,
17:59parce que j'ai vu hier
17:59pas mal de papiers,
18:01de gens demandaient
18:02mais c'est quoi
18:02cette réserve stratégique ?
18:03En fait,
18:03on a des montants énormes
18:05de pétrole à disposition,
18:06on ne sait pas où c'est,
18:07Est-ce que tu peux nous expliquer
18:08ce que c'est,
18:09ce que ça représente
18:10et quelles conséquences
18:12ça aurait si,
18:12effectivement,
18:13le G7 décidait
18:14de mettre à disposition
18:15ces réserves-là ?
18:16Donc,
18:17c'est une mesure
18:17pour soulager le marché
18:19à très court terme.
18:20On va en reparler
18:21peut-être après
18:22sur les mesures à prendre.
18:23Mais, en gros,
18:25l'Agence internationale
18:26de l'énergie
18:27impose aux États
18:30de disposer
18:31d'une réserve
18:32de stock
18:33en cas de potentiel choc
18:35comme celui
18:36qu'on est en train
18:36de vivre aujourd'hui.
18:38De tête,
18:39je crois que c'est
18:3990 jours
18:41de stock.
18:43Pour la France,
18:45selon les chiffres
18:46de l'AIE,
18:47donc l'Agence internationale
18:47de l'énergie,
18:49en novembre 2025,
18:50on était à environ
18:52122 jours de stock.
18:53Il faudrait que je revérifie
18:54dans mon papier,
18:54il me semble que c'est 122.
18:55Je crois,
18:56je ne sais pas
18:56ce que j'avais lu hier aussi.
18:57J'ai un gros doute.
18:59Mais donc,
19:00en fait,
19:00c'est des réserves
19:01qui permettent
19:02de contenir le choc
19:04à très court terme
19:05quand on fait face
19:07à ce genre de crise.
19:09Mais ce n'est pas ça
19:11qui va régler
19:12le problème de fond.
19:13C'est-à-dire
19:15une dépendance
19:16toujours plus importante
19:17aux énergies fossiles.
19:20Il a suffi
19:21de voir
19:21ce qui se passe actuellement
19:22pour constater
19:24qu'encore une fois,
19:25les leçons
19:26n'ont pas été tirées
19:27notamment du côté européen.
19:29Pas que,
19:29mais notamment du côté européen.
19:31Aucune leçon
19:32n'a été tirée
19:33des crises passées.
19:35s'agissant
19:36de ce problème,
19:37c'est quand même
19:39à sa pose question
19:40pour donner
19:41un ordre d'idée
19:43sur l'action
19:44de la guerre en Ukraine.
19:45Ça a été
19:45le précédent choc
19:47très important
19:48qu'on a vécu
19:48ces dernières années.
19:51Donc,
19:51évasion russe
19:52en Ukraine
19:52en 2022
19:53jusqu'à 2024.
19:55D'après des chiffres
19:56de l'IDRI,
19:57donc de l'Institut
19:57du développement durable
19:59et des relations
19:59internationales,
20:01la facture énergétique
20:03totale
20:03pour l'Union européenne,
20:04c'est 1250 milliards
20:06d'euros.
20:071250 milliards.
20:09Dans ces 1250,
20:10il y a environ
20:12600 milliards
20:12de factures additionnelles
20:13de pétrole et de gaz
20:15et plus de 650 milliards
20:18d'aides aux entreprises,
20:19donc tout ce qui concerne
20:20le bouclier tarifaire,
20:21etc.
20:23Et qu'est-ce qu'on a fait
20:25depuis 2022
20:26sur ce volet énergétique ?
20:29Très peu de choses.
20:29On a mis en place
20:31des mesures de protection
20:32à très court terme,
20:34donc bouclier tarifaire,
20:35base de la TVA.
20:37Là, je parle de l'ensemble
20:38des pays,
20:38de la France.
20:40Sur ce sujet,
20:41mais à long terme,
20:43la question de notre
20:45indépendance énergétique,
20:46alors tout le monde
20:47la pose,
20:48tout le monde
20:48la brandit
20:49au niveau des dirigeants
20:50européens,
20:51mais concrètement,
20:51qu'est-ce qui a été fait ?
20:52Rien.
20:54Selon vous,
20:55la réponse de la France
20:56et de l'Europe,
20:57ce serait justement
20:58de favoriser
20:59l'indépendance énergétique
21:01le plus possible
21:02pour se prémunir
21:03à l'avenir
21:04de ce genre de situation ?
21:06Oui.
21:07Je pense que ça fait partie
21:08des stratégies
21:09sur le long terme
21:10qu'on a déjà portées
21:12économiquement,
21:12puisque ça permet
21:13de créer une indépendance.
21:14En effet,
21:14comme le dit Antoine,
21:17on a créé
21:18une nouvelle dépendance
21:20on est sorti
21:21de la dépendance russe
21:22pour se tourner
21:22davantage vers les Etats-Unis.
21:24Donc,
21:24on a créé
21:25une nouvelle dépendance
21:26et dès que les prix
21:26s'envolent,
21:27forcément,
21:27on paye plus cher,
21:29on paye la facture,
21:30sachant qu'en plus,
21:30le gaz américain,
21:32vu l'impact écologique
21:33que ça a sur toutes les côtes
21:34et pour un certain nombre
21:35de pays environnants,
21:36c'est quand même catastrophique,
21:39alors que l'Europe
21:40se targue
21:40de vouloir faire
21:41du développement
21:45environnemental,
21:45un de ses objectifs.
21:46donc voilà,
21:48c'est en effet
21:48comment sur le long terme
21:50réfléchir
21:50avec des énergies alternatives,
21:53comment avoir
21:54une vraie
21:55indépendance énergétique
21:56de la part des Etats européens.
21:57Ça fait partie
21:58des agendas,
21:59mais aujourd'hui,
21:59on voit que finalement,
22:00on est passé
22:01d'une dépendance
22:02à un autre.
22:02Pareil pour l'Allemagne,
22:03parce que l'Allemagne
22:04a signé gros partenariats,
22:06par exemple,
22:06avec le Qatar.
22:06donc voilà,
22:09c'est finalement,
22:10chaque pays en plus
22:11signe des partenariats différents,
22:13en plus de cette cohésion
22:16au niveau des 27.
22:19Ça,
22:20il faudra voir
22:21si de cette nouvelle crise,
22:24on imagine
22:24de nouvelles réponses.
22:26Mais c'est pour ça
22:27que la question
22:27qu'on a posée ce matin,
22:28elle est celle-là,
22:29c'est que c'est par rapport
22:30à cette dépendance,
22:33comment on peut en sortir ?
22:37Il y a un levier
22:38qui est brandi
22:40tous les jours,
22:41c'est celui
22:42de la transition énergétique.
22:44On voit encore une fois
22:45qu'à travers cette crise,
22:46cet enjeu-là,
22:47ce n'est pas juste
22:47un enjeu climatique,
22:49il ne s'agit pas juste
22:52de sortir
22:53des énergies fossiles
22:54pour lutter
22:56contre le réchauffement climatique,
22:57c'est un enjeu
22:57de souveraineté
22:58qui se pose.
23:00Mais le problème,
23:01encore une fois,
23:01c'est que tout ça,
23:01ça se prépare,
23:02ça s'anticipe,
23:03ça se planifie
23:03sur des années.
23:05Ça ne se fait pas comme ça
23:06d'un coup de baguette magique.
23:08Et encore une fois,
23:09on voit que là,
23:10les Européens sont à la traîne,
23:12ne font que réagir
23:13à ce qui se passe,
23:14mais n'ont absolument
23:15pas anticipé
23:18ce qui est en train
23:19de se jouer aujourd'hui.
23:21Donc,
23:22on espère que...
23:23Enfin, on espère.
23:24Est-ce qu'il y aura
23:25un sursaut derrière ?
23:26Est-ce qu'il y aura
23:29un renforcement
23:30de l'agenda européen
23:31sur ces questions énergétiques
23:32qui sont des questions
23:33essentielles ?
23:34On va voir par la suite.
23:36Mais on n'en prend pas
23:37le bon chemin actuellement.
23:38Non,
23:39et le pire,
23:39c'est que...
23:40Et ça,
23:40c'est dans le papier de Nina.
23:42C'est qu'aujourd'hui,
23:42il y a quand même
23:43des États européens
23:44qui se posent la question
23:46de ré-importer du gaz russe.
23:48Je veux dire,
23:49après...
23:49C'était justement
23:50la question que j'allais vous poser.
23:52C'était justement
23:53la question que j'allais vous poser.
23:54C'est que là,
23:55tu parlais de l'ancienne dépendance
23:56à la Russie
23:57en termes d'énergie.
23:58Est-ce que ce qui se passe
23:59en ce moment
23:59rebat un peu les cartes ?
24:01Est-ce que la Russie pourrait...
24:02Enfin,
24:03on va enlever un peu
24:04les sanctions
24:04pour recommencer un peu
24:05à aller chercher de l'énergie
24:06puisque, en fait...
24:08En tout cas,
24:09c'est une question
24:09qui a été posée,
24:10je crois,
24:10par les Norvégiens.
24:11Alors,
24:12outre, bien sûr,
24:12la Hongrie,
24:13la Slovaquie,
24:14parce qu'eux,
24:14ils restent dépendants
24:15du gaz russe
24:16et ils ont eu encore
24:17jusqu'à 2027,
24:17en fait,
24:18pour sortir de cette dépendance.
24:22Il y a quand même
24:22toujours des gazodiques
24:23qui passent par l'Ukraine
24:25et qui vont en Europe
24:26comme le gazodique de Rouge Bas.
24:29Mais d'autres États,
24:30aujourd'hui,
24:31et notamment,
24:31je pense,
24:32l'Allemagne y réfléchit
24:33puisqu'elle est très dépendante
24:34de la question énergétique
24:35et notamment du gaz.
24:38Donc, oui,
24:39il y a plusieurs États
24:39aujourd'hui qui se disent
24:41vu la situation,
24:42est-ce que, finalement,
24:43le dialogue avec la Russie
24:44qui était en coulisses,
24:46est-ce que ça fait partie
24:47des choses
24:48qu'on pourrait remettre
24:51en avant ?
24:52Mais sachant qu'il y a
24:52en tout cas
24:53une décision européenne
24:54qui a été prise,
24:54c'est-à-dire qu'à partir de 2027,
24:55normalement,
24:55il n'y a plus d'importation
24:57de gaz russe.
25:00Voilà,
25:01tout,
25:01on peut revenir en arrière,
25:02mais ça va être extrêmement difficile.
25:03Un,
25:04est-ce que les Russes,
25:06ils sont favorables
25:07et à quel prix ?
25:07Parce que forcément,
25:08ça va faire partie
25:09d'un deal.
25:11Et notamment,
25:11de remettre en branle,
25:12encore une fois,
25:13la question de gazoduc
25:14et tout,
25:15ça ne se fait pas
25:15du jour au lendemain.
25:16Donc,
25:16ça va prendre plusieurs semaines,
25:19aussi bien sur le volet
25:22infrastructure,
25:22sur le volet diplomatique.
25:25Peut-être une dernière question,
25:26un truc qui peut paraître anecdotique,
25:28mais moi,
25:28ça m'a un peu interpellé.
25:29Antoine,
25:30dans ton papier,
25:31tu dis,
25:31Trump envisage de créer
25:32un mécanisme d'assurance maritime.
25:34Oui.
25:34Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
25:37On ne sait pas concrètement,
25:38encore une fois,
25:39ce qui compte faire
25:41dans le détroit d'Hormuz.
25:42Il a dit hier soir
25:43qu'il voulait
25:44s'en emparer,
25:45mais on va voir concrètement
25:47ce que ça veut dire.
25:48Il y en a d'autres.
25:49Il y en a d'autres,
25:50oui.
25:50Ben oui.
25:52Il y avait deux options
25:53qui étaient sur la table
25:54côté américain
25:55dès la semaine dernière
25:56pour tenter
25:57de débloquer le détroit.
25:59C'était d'une part
26:00d'escorter les tankers
26:01et les métaniers
26:03militairement,
26:04hors du détroit.
26:05Le problème,
26:06c'est que ça,
26:06en pratique,
26:07ça veut dire...
26:09Est-ce que c'est vraiment
26:10plausible
26:11d'imaginer
26:12qu'on ait suffisamment
26:15de bateaux
26:15pour escorter
26:17ces bateaux transporteurs ?
26:19Ça paraît assez
26:20d'autant que
26:21s'il y a des attaques iraniennes,
26:22c'est une question
26:24qui paraît assez hypothétique
26:27à ce stade.
26:28La seconde option
26:29que tu as évoquée,
26:29c'était celle
26:30de créer un mécanisme
26:32d'assurance publique
26:33du risque politique,
26:35mais à bas coût,
26:37pour tous ces bateaux
26:38qui se retrouvent aujourd'hui
26:42sans mécanisme d'assurance,
26:44qui ne sont plus assurés,
26:45soit parce que les assureurs
26:46se sont carapatés,
26:47soit parce que
26:48les prix des contrats
26:49ont absolument explosé
26:51ces derniers jours.
26:52Certains contrats
26:53ont pris plus de 500%.
26:54C'est absolument intenable
26:56pour les navires.
27:00Mais là aussi,
27:01on ne sait pas
27:02si ça a été mis en place.
27:04Donc, on attend.
27:06Et est-ce que c'est ça
27:07qui va permettre de...
27:09Encore une fois,
27:09si les Iraniens disent
27:11qu'ils continuent
27:11de contrôler
27:12le détroit d'Hormuz
27:13et que le moins de bateaux
27:15qui osent franchir le passage
27:18est attaqué par des drones
27:19ou visé par des missiles,
27:21la question est la même.
27:22Si c'est de la sécurité...
27:25Et peut-être juste
27:25pour rebondir là-dessus
27:28avant que l'autre sujet
27:30de la revue de presse internationale,
27:31c'est quand même
27:31sur le discours de Macron hier,
27:33puisqu'il est exactement
27:34sur la même thématique.
27:36Il l'avait déjà dit
27:37il y a...
27:37Je crois que c'était une semaine.
27:39Mais en gros,
27:40sur la protection
27:41du détroit d'Hormuz,
27:44il envoie quand même
27:44des frégates
27:45au porte-avions Charles de Gaulle.
27:48C'est fait dans un cadre européen
27:50puisque la Grande-Bretagne,
27:52je crois, souhaite aussi
27:53faire la même chose.
27:55Il y a différents États européens.
27:56Je crois qu'il y a l'Espagne,
27:57l'Italie, la Grèce,
27:58pareil,
27:58qui pourraient y participer.
28:01Et surtout,
28:02la justification,
28:05c'est...
28:05Non, non, mais ça sera
28:06une coalition défensive,
28:08mais pour libérer
28:09l'étroit d'Hormuz.
28:10Donc, c'est quand même...
28:11En fait,
28:12il rajoute de l'escalade
28:13à la situation déjà
28:14axée assez complexe sur place.
28:16Et forcément,
28:17ça veut dire que ça fait entrer
28:19un certain nombre d'États
28:19et notamment européens
28:21en plein pied dans le conflit.
28:24Si jamais il y a une attaque
28:25sur le porte-avions
28:26de drones ou autres,
28:27ça veut dire qu'on est...
28:28On sera amené
28:30à devoir répliquer.
28:31Donc, ça veut dire
28:32qu'aujourd'hui,
28:33oui, il y a une forme
28:34de belligérance de la France.
28:35Si jamais elle va au bout
28:36de sa logique
28:37et au bout du discours
28:37de Macron,
28:38qui est inquiétante.
28:39Plutôt que de faire valoir
28:40le droit international,
28:42d'invoquer le Conseil de sécurité
28:44et de voir comment diplomatiquement
28:45on peut s'en sortir,
28:46aujourd'hui, finalement,
28:47on mène une politique
28:48d'engrenage qui est assez
28:50dangereuse et catastrophique.
28:52Si on devait résumer
28:53la situation rapidement,
28:54tout le monde veut libérer
28:55le détroit d'Hormuz.
28:57Tout le monde,
28:57ou en tout cas,
28:58beaucoup d'observateurs
28:58disent, prétendent
28:59que la puissance militaire
29:01iranienne est à genoux actuellement.
29:03Et pour autant,
29:04le détroit est toujours bloqué.
29:06Donc, voilà.
29:08Il y a les déclarations
29:10qui sont faites
29:10par les chefs d'État
29:11et puis il y a
29:13ce qui va se passer ensuite
29:14sur le terrain.
29:14Et pour l'instant,
29:15on n'a pas...
29:15on n'a pas...
29:16– Sous-titrage FR 2021

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