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Éducation
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00:00...
00:05Très heureux de vous retrouver sur cette info pour ce nouveau numéro de C'est-à-dire.
00:09La Côte d'Ivoire accélère sa transformation numérique.
00:13Mobile monnaie, banque en ligne, réseaux sociaux, commerce électronique,
00:18services publics numériques, notre quotidien est de plus en plus connecté.
00:22Mais cette digitalisation s'accompagne également de nouveaux risques.
00:26Il s'agit entre autres d'arnaques en ligne, usurpation d'identité, vol de données,
00:31piratage des comptes ou encore des fraudes visant les entreprises.
00:35La cybersécurité n'est donc plus une affaire de spécialistes.
00:38Elle nous concerne tous, particuliers comme organisation.
00:43Alors face à des menaces qui évoluent rapidement, quels sont les bons réflexes à adopter
00:47et comment mieux protéger nos données, nos activités et même notre vie numérique ?
00:53Pour en parler, nous recevons sur ce plateau M. Franck Kier.
00:56Il est consultant en cybersécurité et transformation digitale.
01:00Franck, merci d'être sur ce plateau.
01:02Très heureux de vous retrouver.
01:04Merci, bonjour.
01:05Vous êtes accompagné sur ce plateau de Eric Aboua,
01:08qui lui est Senior Manager Cluster Security Service.
01:11Vous travaillez donc chez Orange Côte d'Ivoire.
01:13Merci à vous également d'être sur ce plateau.
01:15Merci, monsieur Côte d'Ivoire.
01:16Mesdames et messieurs, on va démarrer en tentant de comprendre
01:19ce que c'est que la cybersécurité,
01:21histoire de mieux installer le sujet.
01:24Ma première question s'adresse donc à Franck Kier.
01:27Quand on parle de cybersécurité, de quoi parle-t-on concrètement
01:31pour un Ivoirien qui utilise simplement WhatsApp, son téléphone ou encore les services mauvaise monnaie ?
01:37Quand on parle de cybersécurité aujourd'hui, on parle simplement de toutes les mesures qu'on met en place
01:44sur le plan technique, sur le plan organisationnel, sur le plan juridique pour renforcer la sécurité de nos données.
01:54Nos données aujourd'hui, elles se trouvent entre nos mains, elles se trouvent dans nos téléphones,
02:00elles se trouvent à travers les applications qu'on utilise, elles se trouvent sur nos postes de travail.
02:05Et il faut donc, vu la nature de la façon dont notre économie fonctionne aujourd'hui,
02:13mettre de plus en plus de moyens pour se protéger.
02:17Je vais faire une analogie très simple pour l'illustrer.
02:21Avant, il n'y a pas si longtemps que ça d'ailleurs, quand on voulait garder son argent,
02:28enfin on le fait toujours d'ailleurs, on le mettait à la banque.
02:30Et si un criminel voulait avoir accès à cet argent, il fallait qu'il aille braquer cette banque.
02:38Aujourd'hui, cet argent se trouve dans nos téléphones directement, à travers les mobile money par exemple.
02:44Et donc, ce criminel n'a plus besoin de faire cet acte physique, d'aller vers cette banque,
02:51mais peut au contraire s'attaquer directement à notre porte-monnaie électronique.
02:56Et donc, la cybersécurité permet de mettre en œuvre des moyens pour se protéger face à ce nouveau type de
03:05criminalité.
03:05Et justement, dans le cadre de cette promotion de cybersécurité,
03:09Éric Abou est également sur ce plateau.
03:11C'est l'élan dans lequel est lancé Orange Côte d'Ivoire.
03:15Pourquoi est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que la cybersécurité n'est plus seulement une affaire d'informaticien,
03:20c'est une affaire de tous ?
03:22Ok, merci M. Codjo.
03:23Déjà, pourquoi peut-on dire que la cybersécurité n'est pas une affaire de génie ou une affaire de technicien
03:30?
03:30C'est tout simple, c'est parce qu'aujourd'hui, en fait, tout le monde est connecté.
03:35Je veux dire, avant, en fait, il n'y avait pas forcément cette appétence à la connectivité qui s'intensifiait.
03:44Donc aujourd'hui, en fait, chacun a le droit, n'est-ce pas, de pouvoir protéger ces données, ces informations
03:53qui ont plus de la valeur.
03:55D'accord.
03:56Et ce droit de protection-là engendre, en fait, n'est-ce pas, le concept de cybersécurité,
04:03qui fait qu'aujourd'hui, on transfère toutes les grandes techniques qui sont derrière les infrastructures,
04:08on essaie de les déporter vers l'utilisateur pour que lui aussi, il puisse vraiment apprendre, non seulement, à se
04:13protéger
04:14et apprendre à avoir des GSM pour garder et sécuriser ces données.
04:17– Justement, à propos de GSM, c'est quoi les différents comportements numériques qui exposent le maximum de particuliers en
04:25Côte d'Ivoire, Franck ?
04:26– Les comportements dont on parle, ils sont simples aujourd'hui.
04:30C'est de partager ces mots de passe, par exemple, à plusieurs personnes, à de la famille, à des proches,
04:35parce qu'on estime que c'est une information qui peut-être n'est pas aussi sensible que ça.
04:39C'est peut-être d'utiliser des mots de passe qui ne sont pas suffisamment sécurisés aussi
04:43et qui peuvent être facilement, on va dire, piratés.
04:47C'est aussi peut-être de ne pas utiliser l'authentification à double ou à plusieurs facteurs sur les réseaux
04:55sociaux qu'on utilise.
04:57Donc, ce sont des petits gestes comme ça.
04:59C'est peut-être, par exemple, quand on est au bureau, je reviens encore sur le mot de passe
05:02parce que c'est vraiment la première information qui permet de pouvoir avoir accès à des données.
05:09C'est de le noter sur un post-it ou bien sur un papier, de l'accrocher sur son bureau,
05:13juste parce qu'on veut s'en rappeler.
05:14C'est extrêmement dangereux, ce n'est pas prudent.
05:18Et une autre aussi pratique dont on ne parle peut-être pas assez, je pense qu'il y en a
05:23deux.
05:24La première, c'est tout ce qui est fake news, donc diffusion d'informations qui sont fausses,
05:30qui aujourd'hui est pénalement punie par la loi.
05:34Et l'autre point aussi, au-delà des fake news, c'est de partager, je pense, à mon avis,
05:39trop d'informations personnelles qui peuvent permettre à des cybercriminels d'en savoir plus sur vous,
05:45de pouvoir utiliser de l'ingénierie sociale ou bien même de pouvoir mener une action.
05:49Ça veut dire qu'il faut utiliser aujourd'hui les réseaux sociaux, mais de façon très intelligente.
05:52Effectivement, je vais vous donner un exemple simple.
05:54Il y a eu plusieurs exemples de personnes qui, par exemple, partaient en vacances
06:01et les mettaient sur les réseaux sociaux avec des photos de leurs vacances, ainsi de suite.
06:06Alors, je ne dis pas qu'il ne faut pas poster les photos de ces vacances,
06:08je pense que chacun est libre de le faire, mais quand c'est fait de façon aussi publique,
06:12ça donne un indice peut-être à des cybercriminels ou à des criminels tout simples
06:16qui habitent dans votre quartier ou dans votre zone et qui disent que vous n'êtes pas chez vous.
06:19Et donc, cette personne-là a été cambriolée pendant leur absence
06:23parce qu'on savait justement qu'elle n'était pas là au vu de la multiplicité des informations
06:28qu'elle partageait sur Internet.
06:29C'est bien ce que vous dites, parce que là, on comprend aisément que les cybercriminels
06:33s'intéressent au comportement humain.
06:35C'est ça.
06:35La cybercriminalité, en réalité, c'est l'étude des comportements humains
06:40pour pouvoir obtenir de l'argent par ce processus-là.
06:47Alors, quand on fait de l'arnaque au sentiment, c'est un sentiment humain qu'on essaie de créer.
06:53Quand on vous envoie un mail pour vous dire que vous avez gagné tel lot ou tel prix
06:58alors que vous n'avez jamais joué et que vous devez cliquer sur un lien,
07:01c'est un peu la cupidité, c'est un peu l'avidité qu'on joue.
07:05Donc, ça ne repose en réalité que sur l'humain qui est la première barrière de sécurité.
07:11Alors, ma question adressée à Franck était sur le particulier,
07:16mais avec Éric, on va aborder la question de l'entreprise.
07:20Est-ce qu'une entreprise aussi petite soit-elle, doit-elle être capable de dire
07:25parce que je suis une petite entreprise, je ne peux pas être attaqué,
07:30je suis trop petite pour être attaqué ?
07:32Donc, je disais que c'est une très bonne question et elle mérite qu'on s'y attale quand même
07:35un petit peu.
07:36Aujourd'hui, en fait, toute entreprise qui est connectée a une identité numérique sur le cyberspace.
07:42Et aujourd'hui, dans le cyberspace, je veux dire, il y a ce qu'on appelle des robots, n'est
07:48-ce pas,
07:48qui sont plus ou moins institués par des criminels et qui font des balayages de toutes ces identités-là.
07:56Donc, une fois que vous êtes sur Internet, en fait, il n'y a pas la notion de grand et
08:01de petit.
08:02Il y a la notion d'identité présente sur Internet.
08:04Donc, à un moment donné, lorsque votre système est exposé sur ce cyberspace-là,
08:09par ces robots qui balayent ou par ces cybercriminels,
08:12vous pouvez être atteint si vous avez des vulnérabilités sur votre système d'information.
08:16Donc, ça ne dépend plus vraiment de la taille ou de l'envergure de l'entreprise,
08:20mais dès lors que vous rentrez sur le cyberspace, automatiquement, vous êtes exposé, vous êtes une cible.
08:27J'irais même un peu plus loin d'un exemple où vous avez aujourd'hui des multinationales,
08:32vous avez des grands groupes industriels qui sont effectivement très exposés à la cybercriminalité
08:39parce qu'ils ont des systèmes complexes, ils ont des données très sensibles
08:44et qui mettent donc en place des mesures de cybersécurité très importantes pour se protéger.
08:51Mais il se trouve que ces entreprises-là travaillent aussi avec des sous-traitants
08:55qui sont la plupart du temps des PME,
08:58qui, elles, peut-être n'ont pas le même niveau de protection que l'entreprise finale.
09:04Donc, il s'est avéré que certains cybercriminels sont passés par ces PME
09:09pour pouvoir avoir accès ensuite à leur cible finale.
09:15Donc, ça veut dire que la protection doit être du début à la fin.
09:19Est-ce qu'on fait dans notre domaine, en fait, le supply chain attack ?
09:21Vous savez que je me cède la chaîne d'approvisionnement.
09:24C'est clair.
09:25J'ai étudié la chaîne d'approvisionnement et puis j'ai valu maillot plus faible
09:27et par cette chaîne d'approvisionnement, je me cède pour pouvoir atteindre ma cible.
09:31Justement, et cette cible-là, c'est donc les particuliers qui sont nombreux.
09:35En Côte d'Ivoire, Charles parlait tout à l'heure des arnaques auxquelles...
09:39Pardon, Charles, c'est le père.
09:43On parlait tout à l'heure des arnaques auxquelles les Ivoiriens sont confrontés.
09:47Et je vais m'apésentir là-dessus.
09:48Un Ivoirien reçoit donc un message WhatsApp
09:52dans lequel on lui annonce qu'il a gagné de l'argent,
09:55comme l'exemple que vous avez pris tout à l'heure,
09:56alors qu'il n'a participé à aucun jeu.
10:00Comment savoir en quelques secondes qu'il s'agit là d'une arnaque ?
10:04Je pense que la première façon de le savoir
10:10réside dans la question que vous avez posée.
10:11Si vous n'avez participé à aucun jeu,
10:14je pense que vous devriez savoir que vous n'avez aucune prétention
10:18à gagner ou à recevoir quelque chose.
10:21Ensuite, je pense que la vigilance vaut toujours mieux
10:25que la réaction par la suite.
10:29Ce que je veux dire par là, c'est qu'il vaut mieux éviter de cliquer sur un lien.
10:33Il faut être prudent.
10:34Et de se retrouver dans une situation qui peut être compliquée
10:37plutôt que de cliquer et d'essayer de voir ensuite.
10:40Je pense qu'il y a aussi la possibilité de pouvoir vérifier très rapidement
10:46est-ce que c'est une arnaque ou pas ?
10:49Plusieurs personnes peut-être ont pu déjà être victimes de cette arnaque-là,
10:54l'ont remontée ou écrite sur les réseaux sociaux.
10:57Et donc il suffit d'aller peut-être sur des réseaux sociaux
10:59que je ne vais pas forcément citer, de poser la question à ces agents-là.
11:04Est-ce que ?
11:05Voilà. Est-ce que c'est une arnaque ou pas ?
11:07Et puis très rapidement, on pourra vous dire oui.
11:10Ça, c'est déjà simple à avoir.
11:12Aujourd'hui, on reçoit beaucoup d'appels téléphoniques.
11:14Vous pouvez prendre aujourd'hui le numéro de téléphone que vous recevez.
11:17Si vous n'êtes pas sûr, vous pouvez le mettre sur Internet.
11:19On vous dira oui, ce numéro-là ressemble à un numéro d'une arnaque.
11:24Donc aujourd'hui, on a la capacité de pouvoir vérifier une information.
11:29Ce que je trouve un peu dommage, c'est que quand il s'agit de pouvoir diffuser de fake news,
11:37de pouvoir mener des actions malveillantes, de pouvoir se divertir.
11:43Alors, pas forcément premier, mais je veux dire, on sait trouver les outils pour le faire rapidement.
11:48Mais quand il s'agit de pouvoir vérifier une information, de pouvoir aller chercher, aller creuser...
11:53Pour éviter le pire.
11:54Exactement. On ne fait plus forcément ce même travail de recherche-là.
11:58Alors, il y a quand même pas mal de fraudes liées aux mobile monnaies.
12:03J'en veux pour preuve une amie qui parlait avec une connaissance au téléphone,
12:07à qui elle a dit « je t'envoie 500 000 francs CFA ».
12:11Et dès qu'elle raccroche, elle reçoit un message, mais pas du numéro de la personne avec qui elle parlait,
12:18pour lui dire « envoie plutôt les 500 000 sur tel numéro ».
12:22Donc elle, parce qu'elle a eu une conversation, elle s'est dit « bon, automatiquement, c'est cette dernière
12:25-là ».
12:26Elle fait la transaction et elle attend plusieurs minutes sans recevoir un accusé de réception.
12:31Au point où celle qui est derrière le fil rappel pour dire « mais j'attends depuis l'argent ».
12:37Elle dit « mais je viens de te faire, je t'ai fait les sous, ça fait 10 minutes ».
12:42Elle se rend compte que ce n'est pas le bon numéro.
12:43Elle rappelle « ça ne passe pas ».
12:45Elle tente de se faire amener l'argent, ça ne passe pas.
12:48L'argent est bloqué.
12:49Alors, je rappelle ça pour tenter de savoir,
12:52enfin, je le disais tantôt, les fraudes liées aux mobile monnaies sont devenues très présentes dans nos usages.
13:00Pourquoi est-ce que ces attaques fonctionnent-elles encore aujourd'hui ?
13:04Très bonne question.
13:05En réalité, comme Franck l'a dit, aujourd'hui, ce qu'on exploite, en fait, c'est l'humain.
13:10Donc, un peu de naïveté.
13:13Je dirais dans ce sens-là où, en fait, lorsque vous avez affaire à une transaction financière,
13:20généralement, quand c'est à la banque ou bien dans une institution vraiment un peu décritique,
13:26les gens prennent le temps de faire des vérifications.
13:28Dans ce genre de situation-là, aujourd'hui, on oublie, en fait, ces petits réflexes de vérification.
13:35Ah, bon, tu m'envoyais l'argent, je viens de recevoir l'agence.
13:38Est-ce que c'est vraiment le même numéro qui m'envoyait l'argent ?
13:40Je peux quand même faire une petite vérification.
13:42Appeler la personne.
13:43Ah, bon, je viens de recevoir l'agence.
13:44Est-ce que c'est vraiment toi qui l'envoyait ?
13:47Donc, il y a des petits réflexes comme ça, aujourd'hui, qu'on ne fait pas
13:51et qui font que ces attaques-là, en guillemets, prospèrent.
13:55Mais je veux dire, lorsqu'on est dans une situation, il y a aussi des réactions qu'on peut faire.
14:02Je veux dire, elle aurait pu, peut-être, je vais dire, dans ce genre de cas-là,
14:06dès qu'elle a soupçonné qu'elle était fait à Anaké, il y avait deux choses.
14:10Première chose, déjà, appeler le centre d'appel de son opérateur.
14:13Pour signaler qu'effectivement, elle s'est fait à Anaké et demander qu'on gèle la transaction.
14:20Et deuxième chose qu'on ne fait pas, et c'est ça que je trouve aussi un peu dommage,
14:25c'est que souvent, on ne se plaint pas à l'autorité qui est la PLCC.
14:30Parce qu'on se dit qu'on a un peu honte.
14:32Pourtant, même ces plaintes-là aujourd'hui, en fait, enrichissent cet organisme
14:37qui, eux, fait un fonds de travail par derrière pour pouvoir démanteler, n'est-ce pas,
14:42ces réseaux d'escrocs-là.
14:44Et aujourd'hui, c'est ça aujourd'hui qui est vraiment dommage.
14:47On ne se plaint pas parce que souvent, on a honte.
14:49Voilà, je me suis fait Anaké, ça fait un peu honte.
14:51Mais je pense que pour moi, le message, il faut aussi lancer la plaine vers ce genre d'autorité-là
14:56qui vont peut-être, qui vont faire tout ce qu'il faut pour pouvoir démanteler le réseau derrière.
15:00Au-delà de l'usage du mobile-monnaie, il y a aussi, on va supposer qu'il y a un
15:07faux conseiller bancaire
15:08ou encore un faux agent de service d'établissement financier qui appelle un particulier
15:14à qui il demande un code reçu par SMS.
15:18Il faut lui communiquer ce code-là.
15:20C'est quoi le réflexe à avoir à ce propos ?
15:22Je disais, le réflexe en réalité, c'est ne jamais communiquer ce genre de code,
15:28que ce soit OTP, SMS, que ce soit mot de passe, même à la police.
15:33Je veux dire, c'est quelque chose qui est privé et confidentiel.
15:37En aucun cas, un service financier ou une institution ne vous le demandera.
15:43Et pourquoi un simple code de SMS peut devenir une arme dans la main d'un fondateur ?
15:47Oui, parce que c'est la clé d'accès à votre porte, à votre coffre
15:51ou à votre portefeuille.
15:53Ça marche.
15:53Et c'est le moyen aussi de pouvoir authentifier que c'est vous qui avez fait la transaction.
15:58Donc, si vous le donnez, déjà, ce qui sort dans les traces, c'est vous qu'on voit.
16:03Donc, ce n'est pas quelque chose qu'il faut le faire.
16:05Alors, il y a une phrase qu'on entend souvent, Francky,
16:07je ne donne jamais mon mot de passe, donc je ne peux pas être victime d'une cyberattaque.
16:11Est-ce que c'est vrai ?
16:12C'est un vrai ?
16:13Je ne donne pas mon mot de passe à quiconque,
16:17ça veut dire que je ne suis pas en mesure d'être victime d'une cyberattaque.
16:20Non, je ne pense pas que ce soit totalement vrai.
16:24C'est vrai qu'il y a un aspect humain qui peut représenter une faille dans le dispositif,
16:33mais aujourd'hui, également, les cybercriminels peuvent utiliser d'autres moyens,
16:40comme on parlait tout à l'heure, que ce soit à travers du phishing,
16:43que ce soit sur le fait qu'on clique sur un mauvais lien,
16:46que ce soit sur, ça arrive de façon un peu plus rare,
16:50mais que ce soit une faille, on va dire, technique,
16:54exploitée par le cybercriminel,
16:56parce qu'il a des outils qui sont assez puissants,
17:00renforcés aujourd'hui par l'intelligence artificielle,
17:02qui permettent de pouvoir mener cette attaque.
17:05Donc, c'est sûr qu'on met beaucoup l'accès sur le mot de passe,
17:10et sur tout ça, qui est une réalité, mais il y a aussi d'autres moyens de pouvoir se faire
17:15malheureusement attaquer.
17:17Alors, beaucoup de personnes en Côte d'Ivoire utilisent aujourd'hui WhatsApp
17:21pour faire soit du commerce ou communiquer véritablement avec leurs différents proches.
17:28Que peut-on faire pour sécuriser réellement son compte WhatsApp, par exemple ?
17:34Ok. Donc, pour sécuriser son compte WhatsApp,
17:36je pense que Franck l'a dit d'entrée de jeu,
17:39il y a un jet simple qui est d'activer ce qu'on appelle l'authentification multiple,
17:44ou l'authentification à deux facteurs.
17:46Donc, ce qui fait qu'en réalité, même quand votre compte est usurpé, piraté,
17:52celui qui est en possession de ce compte n'a pas tous les éléments pour pouvoir accéder à votre compte,
17:56parce que le second facteur, il y a quelque chose qui soit avec vous,
18:00en termes d'équipement, soit en termes d'empreintes digitales,
18:05mais soit en termes de code qui vous est vraiment personnel.
18:08Donc, c'est quelque chose, déjà, ça, c'est vraiment le premier geste simple, voilà, qu'il faut faire.
18:13Deuxième geste que je dirais, en fait, c'est qu'on le répète encore,
18:17c'est souvent dans les communications, on voit ça, on reçoit des messages,
18:19on peut recevoir des liens, des photos piégées, voilà, ne pas cliquer.
18:24C'est quoi une photo piégée ?
18:25Une photo piégée, c'est une photo, en fait, qui, une photo normale,
18:29mais qui, par derrière, contient une charge qui permet de déclencher un logiciel par derrière pour prendre le contrôle.
18:34Justement, comment on s'en aperçoit ?
18:37Non, ça, c'est très technique.
18:38Par contre, je disais que pour une utilisation normale,
18:40ce qu'il fera, c'est que lorsqu'il reçoit ce genre de message,
18:43d'une utilisation inconnue, parce que généralement, ce qui arrive,
18:45c'est que vous recevez, il y a un numéro inconnue qui n'aime pas dans votre carnet d'adresse,
18:49vous recevez ce genre de message, vous recevez ce genre de message,
18:51ne soyez pas aussi très curieux pour pouvoir chercher à cliquer sur une épaule,
18:55quel lien, sur une épaule, quel élément qu'on vous envoie.
18:58C'est le premier point.
19:00Deuxième point que je voulais ajouter, c'est aussi dans la gestion de votre téléphone ou votre mobile.
19:06On a tendance à installer tout et pour tout.
19:09Ça aussi, ça peut être problématique.
19:11Je veux dire, installez ce genre où vous avez vraiment besoin,
19:14et installez-le avec des sources sûres.
19:16Parce qu'il y a des sources sûres de logiciels et des sources qui ne sont pas sûres.
19:20Je veux dire, quelqu'un peut venir pour vous dire,
19:22ah, j'ai trouvé un logiciel qui est vraiment intéressant,
19:23qui fait de la photo, qui fait du montage vidéo,
19:26voici des équipes pour l'installer.
19:28Je veux dire, là, vous rentrez dans un,
19:30je veux dire, d'un environnement que vous ne maîtrisez pas,
19:32et ça peut être vraiment compliqué pour les utilisateurs.
19:34Donc, voilà un peu ces éléments très simples
19:36qui permettent vraiment de pouvoir sécuriser le WhatsApp,
19:40qui est aujourd'hui utilisé comme un vecteur économique.
19:42Donc, c'est important pour ceux qui savent,
19:45qui utilisent cet instrument comme un vecteur économique,
19:48de pouvoir avoir ces gestes simples
19:49et protéger leur business et leurs informations.
19:52Alors, mobile monnaie, banque et digitalisation en Côte d'Ivoire.
19:55Je vais laisser la parole à Franck.
19:57Pourquoi ? Parce que la Côte d'Ivoire, aujourd'hui,
19:59on le constate, se digitalise assez rapidement.
20:03Je le disais, on fait face à l'expansion du mobile monnaie,
20:07des banques en ligne, des commerces électroniques, tout ça.
20:10Est-ce que nos réflexes de sécurité évoluent aussi vite que les différents usages ?
20:18Je ne pense pas, malheureusement, que nos réflexes évoluent aussi rapidement.
20:22C'est la raison pour laquelle, aujourd'hui, il y a ce qu'on appelle le Cybermois,
20:27qui est le mois d'octobre, qui est dédié à la sensibilisation sur la cybersécurité
20:34et qui contient plusieurs initiatives qui permettent de sensibiliser au quotidien
20:41les utilisateurs sur les bons réflexes et les bons gestes à avoir.
20:45C'est vrai que c'est quelque chose qui doit se faire tout au long de l'année.
20:48C'est la raison pour laquelle, aujourd'hui, il y a plusieurs initiatives
20:51qui permettent, justement, de pouvoir renforcer ce discours,
20:55de pouvoir renforcer cette sensibilisation.
20:58Une des prochaines qui arrive, d'ailleurs, c'est le Orange Cyber Connect,
21:01qui aura lieu le 5 novembre prochain, pour laquelle je suis honoré d'être un des intervenants.
21:07Et je pense que ça fait partie, justement, de tout un écosystème,
21:12de plusieurs mesures qu'il faut mettre en place
21:14pour que tous les utilisateurs soient au courant des bons gestes
21:18et des bons réflexes à avoir.
21:20Ça passe par des interventions comme nous la faisons aujourd'hui.
21:23Ça passe par des campagnes de sensibilisation, ça passe par de l'affichage,
21:28ça passe par plusieurs moyens.
21:30Mais aujourd'hui, c'est vrai qu'on n'est pas encore au niveau auquel on devrait être.
21:36Vous savez, on dit toujours que l'attaquant a toujours un coup d'avance
21:41parce que le temps qu'il fasse son attaque
21:45et que les utilisateurs finaux soient sensibilisés,
21:47il y a toujours un petit temps de latence.
21:49Et voilà, donc on essaie vraiment de renforcer, de maximiser les initiatives
21:55qui permettent à la population et aux utilisateurs finaux
21:59de pouvoir avoir les bons réflexes.
22:03C'est un combat quotidien et une lutte acharnée à mener.
22:08Et justement, c'est une lutte dans laquelle s'engage Orange Compte,
22:11comme je le disais, à travers l'événement qui s'annonce sur novembre.
22:14Qu'est-ce qu'il faut savoir sur cette rencontre ?
22:16Qui est invité ? Comment on y prend part ?
22:18Ok, donc cet événement aura lieu au siège d'Orange-Côte d'Ivoire,
22:22qui est Orange Village, 6 à la Rivière-Al-Golfe.
22:25Donc l'événement se tiendra le 5.
22:27On ouvra les portes à partir de 9h et tout le monde est invité.
22:34Tout le public est invité.
22:36Les entreprises, principalement, sont aussi invitées.
22:38Ils prennent part.
22:39Et c'est vraiment, comme Franck le disait,
22:42c'est vraiment l'occasion qu'on aura pour échanger,
22:46pour partager les expériences que certaines personnes ont eues,
22:51n'est-ce pas, dans le domaine de la défense, dans le domaine de la sécurité.
22:55Merci beaucoup à tous les deux.
22:56On a terminé l'émission.
22:57Merci à vous, M. Codio.
23:11Merci encore à tous les deux d'avoir répondu à toutes nos questions.
23:14Mesdames et messieurs, on a pris beaucoup de plaisir à présenter cette émission.
23:18Merci de nous avoir suivis.
23:19À très bientôt.

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