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  • il y a 1 minute
Alors que le lycée Les Iris de Lormont (Gironde) a été saccagé par une trentaine de jeunes, le maire de la ville, Philippe Quertinmont, insiste sur le fait «que les 3.000 lycéens ne demandent qu'à reprendre les cours».

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Transcription
00:00Après le sentiment de révolte hier après-midi,
00:04quand on m'a montré les images, d'amertume maintenant,
00:07parce que c'est un outil important dans une commune comme la nôtre.
00:10Nous avons trois lycées, il y a 3000 lycéens chaque jour qui sont dans la ville
00:15et ils ont besoin de tous ces outils.
00:18Il faut rappeler à votre reportage qu'il faut donner en complément
00:23que les classes concernent une formation qui est unique au niveau de l'Académie de Bordeaux,
00:28les métiers de l'imprimerie et de la communication.
00:31Et donc que les élèves qui ont leur outil désormais cassé
00:36se posent beaucoup de questions sur la poursuite de leurs études jusqu'au bac.
00:40Combien de temps il va falloir pour que les locaux soient de nouveau praticables ?
00:43Vous avez une information là-dessus ?
00:45Sur le lycée lui-même, le proviseur a l'intention d'ouvrir dès lundi,
00:49parce qu'en fait il s'agit d'une partie simplement du lycée qui a été touchée,
00:53un bâtiment sur plusieurs bâtiments.
00:55Tous les autres sont intacts et le proviseur compte bien réouvrir dès lundi.
01:00Pour là, il va falloir que l'ensemble de la communauté éducative
01:03mette à propre les locaux, répare et réaménage bien évidemment avec les équipements nécessaires.
01:08Vous avez des informations sur les auteurs de ces violences
01:11et s'ils font partie des lycéens ou des étudiants de ce lycée professionnel ?
01:17Alors justement, en ce moment, les équipes éducatives et les équipes de la police
01:21sont ensemble pour décrypter les images.
01:26Il y aura forcément, j'ai peu de doute, certains lycéens.
01:29Mais il faut bien insister sur le fait que chaque jour,
01:31moi j'ai 3000 lycéens sur leur nom qui ne demandent qu'à reprendre les cours
01:34et qu'on parle d'un groupe de 20-25 qui s'est incrusté dans le bâtiment
01:39alors que celui-ci était vidé des autres élèves partis à Bordeaux.
01:42C'est pour ça que c'est incompréhensible parce qu'on se rend compte
01:45que là, on est sur un établissement qui est loin de manquer de moyens,
01:48qui forme des métiers d'artisanat, d'imprimerie,
01:51comme vous l'avez mentionné il y a un instant.
01:55On est évidemment à mille lieues des revendications lycéennes
01:59et ça rend ce saccage, oui, en effet, d'autant plus incompréhensible.
02:04C'est le principe, je crois, des casseurs que l'on voit à longueur de journée
02:08sur vos antennes, de toutes les chaînes.
02:11Voilà, mais vraiment, quand je discute avec les parents et les élèves
02:15depuis toute la semaine dernière, je n'ai à faire qu'à des parents et des élèves
02:19qui veulent que les études se poursuivent et que les lycées ouvrent leurs portes.
02:23Alors, pardon de vous interrompre, monsieur, mais pardon de vous interrompre,
02:26dans ce cas-là, d'où ils viennent selon vous ?
02:28Quelle est la sociologie de ces jeunes ?
02:30Est-ce qu'ils sont mineurs, majeurs ?
02:32Est-ce qu'ils sont intégrés dans un établissement scolaire ?
02:35Pourquoi est-ce qu'ils sont dans ce déferlement de violences, selon vous ?
02:39Est-ce que c'est un modèle ?
02:41Est-ce que c'est la course, des concours sur les réseaux sociaux ?
02:45Il y a des suiveurs, forcément, et des meneurs.
02:48Il y a beaucoup de profils différents qui se mixent.
02:51On est loin du simple public de jeunes de banlieue qu'on voudrait rencontrer.
02:56Bien loin de ça, d'ailleurs.
02:57Quand je parle avec mes collègues de Bordeaux-Centre,
02:59on n'est pas dans ce schéma-là.
03:01Il y a ce phénomène de violences urbaines qui est réel,
03:04mais je le répète, c'est une toute petite minorité.
03:07Il y a certainement des élèves du lycée.
03:10C'est certainement vrai.
03:12C'est les phénomènes que l'on voit aujourd'hui
03:15qui détaillent sur l'immense majorité des autres lycéens.
03:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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