00:0115h, 16h, il y en aura pour tout le monde, oui !
00:04Tous les jours entre 15h et 16h, nous sommes là sur Europe 1 pour vous refaire un petit tour de
00:08l'actu,
00:08parfois un petit peu dramatique, essayer de vous faire sourire, prendre un petit peu de recul.
00:13Cette semaine, la polémique, c'est la pub télé-intermarché.
00:17Vous vous souvenez de la pub avec le loup ?
00:18Oui, tout le monde l'a trouvée incroyable.
00:20Alors non, oui et non, parce que déjà, pendant la pub avec le loup, il y avait les vegans
00:24qui avaient hurlé en disant que le loup mangeait de la viande et que c'était scandaleux
00:28parce que ça incitait la jeunesse à manger de la viande.
00:30Oui, mais sûr qu'à la fin, il mangeait des légumes.
00:32Oui, mais il mangeait de la viande quand même, il aurait dû manger que des légumes.
00:35C'est-à-dire que voilà, alors maintenant, donc ils ont fait une nouvelle pub.
00:38Et t'avais les gens de droite aussi, c'est pas faux ce qu'il dit piède,
00:40t'avais les gens de droite qui disaient que c'était en fait une pub pour le véganisme.
00:43Pour le véganisme, voilà.
00:44Eh bien attendez, la nouvelle vient de sortir, vous l'avez certainement vue sur vos écrans de télé.
00:48Oui, c'est un repas de famille très très années 70, très bien fait d'ailleurs,
00:51avec le grain de l'image et les tenues de l'époque.
00:52N'a pas carreau, rôti, gratin, carottes râpées, ambiance bon enfant, la famille,
00:57les gens qui s'engueulent parce qu'une table française est une table de gens qui s'engueulent un petit
01:00peu.
01:01Sauf que là, dans la pub, ils s'engueulent pas pour de la politique,
01:02ils s'engueulent sur un plat de bouffe qu'il a raté.
01:05Bon, ça c'est moyen de moins crédible.
01:06Avec une musique qui est tirée du film Le Dernier Domicile Connu, c'est ça ?
01:09Je ne laissais pas cette musique, pour moi c'était la musique de
01:12Quand l'amour met plus de la reprise de Robbie Williams.
01:16Non, c'est Robbie Williams qui a repris ça.
01:17Oui, c'est Robbie Williams qui a repris.
01:19Le Dernier Domicile Connu, bien sûr, il ne ventura à Marie de Jovert.
01:22Eh bien écoutez, je ne le connais pas, c'est José de Giovanni.
01:24Alors, pour certains internautes.
01:26Je ne connais pas ce qu'il a déjà dit trois fois à l'entête, c'est parce qu'il
01:28a pris des notes.
01:29Pas du tout.
01:30Vous seriez venu il y a quatre jours,
01:32Giovanni, tu aurais niqué le prénom de M. Panzani.
01:35Merci, il a échappé de peu à l'échafaud, José de Giovanni.
01:38Il a écrit le deuxième souffle, par exemple, adapté par Jean-Pierre Melville ensuite.
01:41Mais non, quelle année ?
01:42Je ne sais rien, quelle année, le deuxième souffle, c'est fin des années 50, début des années 60.
01:48Bon, alors, pourquoi sa critique ?
01:50Pourquoi sa critique ?
01:50Alors déjà, tu as oublié de dire que c'est une inspiration d'un film de Claude Sautet.
01:54Vincent, François, Paul et les autres.
01:55Avec la traditionnelle scène du gigot où Michel Piccoli explose, etc.
01:59Avec Depardieu.
02:00Et parce que la France, c'est la table.
02:01Avec Serge Reggiani.
02:01Donc voilà.
02:02Et ensuite, sa critique parce qu'il y a quelqu'un qui a dit sur une radio concurrente que ça
02:07manquait de diversité.
02:08Il n'a pas utilisé ces termes-là.
02:09Si, mais c'était ça.
02:10C'est un ancien chroniqueur de quotidien qui est parti chez Estelle Denis.
02:15Et une vision conservatrice aussi.
02:16Voilà, parce que donc tu as une famille, j'allais dire traditionnelle.
02:21C'est-à-dire un papa, une maman, des enfants françaises.
02:25Effectivement, il n'y a pas de diversité autour de la table.
02:27Et il y a des produits du terroir.
02:29Ça fait polémique.
02:30Donc moi, je n'arrive pas à comprendre pourquoi.
02:31Moi non plus.
02:31Stouffe, ton avis ?
02:32Mon avis, c'est pourquoi toujours polémiquer sur des publicités comme ça ?
02:36Plutôt que de le regarder avec des yeux en se disant, effectivement, c'est un joli moment.
02:39Ça rappelle une nostalgie.
02:40Ce que je disais, c'est que moi...
02:41Moi, ça m'a rappelé des bons moments.
02:42Voilà, moi, mes parents, à l'époque, je vais parler comme une vieille, à l'époque, c'était ça.
02:47C'était la famille à table, une longue tablée avec les oncles, les grands-parents, les parents, les frères, les
02:53sœurs.
02:53Personne ne le nait sur son téléphone.
02:54Ça s'engueulait pour de la politique, ça s'engueulait pour du foot.
02:57Ça, ça n'a pas bougé, ça.
02:57Voilà, en fait, tout allait bien.
03:00Enfin, il n'y a pas de...
03:00Ça s'engueulait sans conséquence.
03:02Tout n'allait pas très bien, parce que c'est les années 70, le pétrole ne va pas bien, l
03:05'essence monte.
03:06Oui, mais là, on parle d'une famille, en fait.
03:07Tu vois, juste d'un repas où les gens sont là, ensemble.
03:09Je vous rappelle que dans les années 70, vous vouliez acheter une maison, vous aviez des emprunts à 17%.
03:14Donc, voilà, tout n'allait pas si bien que ça pour les gens modestes.
03:17Il n'y avait pas que des...
03:18Pourquoi même partir en disant, oui, il n'y a pas de diversité ?
03:21Mais ils auraient pu faire une pub, je ne sais pas, moi, avec des Marocains, avec des Antillais, pourquoi pas
03:25?
03:25Mais là, on est sur une famille française, voilà.
03:27Bon, bah, écoute, c'est quoi qui dérange ?
03:29En fait, dans ce genre de polémique, il n'y a rien à répondre.
03:34Il n'y a rien à répondre, parce qu'il n'y a rien à dire, à part un long
03:36silence.
03:37Vous faites une image de la France des années 70.
03:39Vous n'allez pas rajouter des réalités de la France de Méditerran.
03:43Il n'a plus le droit de convoquer cet imaginaire-là.
03:45Non, mais c'est-à-dire que surtout, vous en faites un cliché.
03:46Si d'un seul coup, vous faites la France des années 70,
03:49avec des enfants métis qui courent autour de la table,
03:51et que vous faites, qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?
03:53Ça, ce serait un cliché, parce que ça n'était pas la France des années 70.
03:56Excuse-moi, c'est ce que fait beaucoup Netflix,
03:58quand ils mettent de la diversité dans des périodes où il n'y en avait pas.
04:01Donc, c'est ce que fait aussi Hollywood.
04:03Mais, par exemple, les critiques sur cette pub,
04:05ça me rappelle les critiques sur le Puy du Fou de Philippe de Villiers.
04:07Tu n'as plus le droit de montrer la Vendée du point de vue de Charest,
04:12du point de vue des Chouans.
04:13Tu n'as pas le droit de vanter un imaginaire,
04:16évidemment, qui nous rassemble tous,
04:17parce que c'est nos racines, etc.
04:19Tu n'as pas le droit d'aller sur ce terrain-là ?
04:20Sinon, tu te fais critiquer par la gauche.
04:22Mais, à la limite, on s'en fout.
04:23La pub cartonne, le Puy du Fou cartonne.
04:25Et tout le monde parle de cette pub.
04:25Et les rageux rages, voilà.
04:27Et puis, pour moi, le dimanche, c'est le poulet rôti,
04:28ce n'est pas le...
04:29Et la surdiversité dans la publicité,
04:33des fois, c'en est ridicule.
04:35Parce que ce n'est pas pour les bonnes raisons.
04:36Prenez, par exemple, la pub pour une alarme,
04:38où il y a la famille,
04:39ils ont pris une famille d'aujourd'hui,
04:42où il y a quelqu'un de chaque couleur,
04:44et le cambrioleur, c'est un vieux papy blanc de 70 ans
04:47avec une blonde.
04:49C'est un monsieur blanc avec une moustache.
04:51C'est ridicule.
04:52Parce que je pense que les gens de secteur alarme,
04:53quand ils ont fait, ils ont dit, on va faire une pub,
04:55ils ont dû se casser la tête en disant,
04:56attention, on met qui comme voleur
04:58pour ne pas justement se prendre un bad buzz ?
05:00Donc, le gars de l'alarme.
05:02Et je pense que ça en est tellement...
05:04Ça devient ridicule.
05:05Tout le monde veut tellement se protéger
05:06que tout en est caricatural.
05:07Parce que des voleurs,
05:08il y a des voleurs chez les Noirs,
05:09chez les Arabes, chez les Blancs.
05:10Donc, il y a un moment donné,
05:12regardez les pubs.
05:13Vous pouvez aller plus loin.
05:14Les pubs de voitures,
05:15il n'y a plus un mec qui conduit.
05:16Non, c'est les filles.
05:16C'est les femmes.
05:17Les mecs qui passent le balai.
05:18Le mec, aujourd'hui,
05:19vous avez un produit ménager,
05:20vous avez un gamin à torcher,
05:22c'est un homme.
05:23C'est ça.
05:23Madame, elle conduit la voiture électrique,
05:24et monsieur torche les enfants.
05:26Il y a obligatoirement des enfants métis
05:28dans tous les sens, etc.
05:29C'est-à-dire qu'on essaie tellement
05:30de faire plaisir à tout le monde dans une pub
05:32qu'elle en devient la caricature
05:34de ce qu'elle était à un moment donné
05:35quand il n'y avait que des Blancs.
05:36Souvenez-vous des écriteaux
05:38diffusés par la préfecture de police de Paris
05:40contre les pickpockets.
05:41C'était Jean-Charles le pickpockets
05:42avec le pull sur les épaules.
05:44Les pubs dans le métro
05:45sur les nuisances sonores.
05:46C'est Marie-Claude et Jean-Victor
05:49à la sortie de la messe
05:50qui créent les nuisances sonores.
05:52C'est effectivement parfois
05:53parfaitement ridicule,
05:54tellement loin de la réalité.
05:55Si on peut rester juste sur une jolie pub
05:57remplie de nostalgie,
05:58c'est très bien.
05:58Il manque les tonton
05:59qui fume des clubs à table quand même
06:00pour être vraiment réaliste à l'époque.
06:02En Belgique,
06:02je terminerai là-dessus.
06:03En Belgique,
06:04cette partie-là,
06:05avant d'attaquer
06:06le covoiturage libertin
06:07puisque quelqu'un autour de cette table,
06:11je ne dirai pas le nom,
06:12me demandait si après CNews
06:13il y avait une voiture qui partait.
06:18Mais je n'ai pas donné de nom.
06:20Je n'ai pas donné de nom.
06:21Oui, il y a beaucoup de gens
06:22autour de CNews.
06:23Laissez-moi regarder dans ce...
06:24Ah oui, c'est vrai.
06:24Même si j'aimerais beaucoup
06:25recruter Stouffe.
06:26Mais c'est-à-dire qu'au bout d'un moment,
06:29je dois poser nus pour des poules le jeudi.
06:31Ça te fait un plan de charteux.
06:33Je dois faire du covoiturage libertin
06:36le vendredi.
06:37C'est surtout que c'est dommage
06:37d'avoir acheté de si beaux costumes
06:38pour les enlever.
06:39Laissez avec nous.
06:40Qu'est-ce que ça va être lundi ?
06:41Une place de la turiste ?
06:43J'ai beaucoup d'imagination le week-end.
06:44On reviendra sur la Belgique
06:45dans un instant,
06:46sur cette société qui fait du covoiturage
06:49de libertin.
06:50Ils nous diront comment ça se passe.
06:51Ils nous diront comment ça se passe.
06:53Et on aura des nouvelles
06:53de Céline Dion.
06:54Je peux foutre un poil devant Piedre,
06:55mon rêve.
06:56Allez, restez là.