Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 15 heures
Meiway, une légende ivoirienne qui se renouvèle sans cesse

Légende musicale vivante et véritable emblème national, l'artiste ivoirien Meiwa s’est imposé grâce à un style qui lui est propre. Un son et une voix uniques, reconnaissables entre mille, qu’il a pris le temps de peaufiner au fil des années.

LIRE L’ARTICLE : http://fr.africanews.com/2026/10/09/meiway-une-legende-ivoirienne-qui-se-renouvele-sans-cesse

Abonnez-vous à notre chaine Dailymotion et recevez chaque jour le meilleur de l’actualité panafricaine.

Africanews est disponible en Français et en Anglais.
Site web : fr.africanews.com
Facebook : https://www.facebook.com/africanews.fr/
Twitter : https://twitter.com/africanews

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, président viens nous sauver, président viens nous sauver, si tu n'as pas de respect
00:13pour les votants, attention.
00:30Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango,
00:37Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango,
00:43Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachimango, Hachim
00:48le continent en musique, sur les sons des guitares, des percussions, des chants ancestraux
00:53et des beats modernes qui composent les musiques africaines au pluriel.
00:57Je suis Pascale Kenya et j'explorerai dans chaque épisode divers univers musicaux, de
01:02la prose piquante du Zouglou à celle de Laïta, des sonorités du Makossa jusqu'au
01:07Lop Drums de la Ma Piano, en passant un moment avec un artiste.
01:23C'est avec un plaisir tout particulier que je vous présente le portrait de cet onzième épisode.
01:29Plus qu'un souvenir d'enfance, l'artiste ivoirien Mewe fait partie intégrante de la bande originale
01:36de mes réunions de famille.
01:53Les gens de musicale vivante et véritable emblème national, Frédéric Désiré, et
01:58oui, de son vrai nom, jouit d'une carrière de 36 ans durant laquelle il s'est imposé
02:03grâce à un style qui lui est propre.
02:05Un son et une voix unique, reconnaissable entre mille, qu'il a pris le temps de peaufiner
02:10au fil des années.
02:15Quand je décide de rentrer pour la première fois en studio, je décide aussi d'arriver
02:22avec une identité.
02:23Parce qu'à l'époque, la Côte d'Ivoire servait de plate tournante à toute la musique
02:29africaine, mais dans ce Gota-là, dans ce parterre d'artistes de renom qu'on connaissait
02:36en Afrique, à peine existait un seul ivoirien.
02:42Donc je m'étais accordé un défi, c'est d'imposer pour une fois une musique ivoirienne,
02:53non seulement en Côte d'Ivoire, mais hors de la Côte d'Ivoire.
02:57Et c'est ce que j'ai réussi à faire avec le Zoblazo qui est inspiré de folklore du
03:02sud de la Côte d'Ivoire, d'où je suis originaire.
03:05Et j'ai voulu, dans cette source-là, musicale, avoir plusieurs ingrédients.
03:11Les ingrédients non seulement traditionnels, de chenot, mais des ingrédients modernes.
03:18Parce que je suis de cette génération-là qui a connu les ordinateurs, qui a connu les
03:24violons, qui a connu les synthétiseurs, les guitares saturées, la batterie.
03:30Et j'ai voulu les cuivre.
03:32Et j'ai fait tout ce mélange-là avec la tradition.
03:36Et c'est ce que j'ai servi, ça a plu.
03:39Et boum, j'ai définitivement cru en ce que j'ai fait.
03:42Et puis bon, depuis plus de 36 ans maintenant, je continue à en faire mon cheval de combat.
04:07Avant de devenir méhoué, Frédéric débute dans plusieurs groupes, dont un avec qui il fait sa première télé.
04:18Premier souvenir avec la musique ?
04:20Ben oui, j'étais pas encore professionnel.
04:23Je rêvais d'exercer ce métier.
04:27Et je choisirais comme ça au hasard un souvenir qui est mon premier passage à la télévision
04:33ivoirienne.
04:34Je venais d'intégrer mon premier groupe orchestral.
04:40J'étais pas le leader, j'étais juste percussionniste et choriste de ce groupe, qui s'appelait
04:46les Pays.
04:48Et avec ce groupe, j'ai fait ma première prestation à la télévision ivoirienne.
04:52Donc pour moi, c'était un passage qui ressemblait un peu à un tournant dans ma vie de passionné
05:04de musique.
05:06Et forcément, ça a permis à la suite d'exister.
05:11Quelques années plus tard, il quitte les groupes, devient un méhoué et lance sa carrière
05:16solo.
05:40Quelques années plus tard, il quitte les groupes.
05:51Très vite, il rencontre le succès et sillonne rapidement les scènes africaines du Bénin
05:56au Togo, en passant par le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire et le Ghana.
06:00Dès son deuxième album, 200% Zoblazo, sorti en 1991, il se produit en Europe et au Canada.
06:14Il ne s'est plus arrêté depuis et c'est d'ailleurs à Montréal au festival Nuit d'Afrique
06:19que je le retrouve pour cet entretien.
06:22Invité à plusieurs reprises à se produire sur la scène de ce festival de renom par ses
06:26cofondateurs Lamine Touré et Suzanne Rousseau, il est venu cette année en guest star surprise
06:32pour y interpréter l'hymne collégial des 40 ans qu'il a composé.
06:58Il est clair que Nuit d'Afrique est la plateforme
07:05de choix ici à Montréal et même au Canada pour la musique africaine.
07:12Et autant d'années après, je ne trouve pas mieux.
07:17Je ne trouve pas mieux.
07:18Je pense que ce festival nous a tellement donné et que c'est à nous maintenant d'en faire
07:24autant.
07:26Ce rayonnement qu'il nous accorde, cette lumière que ce festival nous accorde, je pense
07:34mérite reconnaissance et c'est ce que tous les artistes se succèdent à venir mettre
07:40en avant ici.
07:59Je voulais que dans ce titre on ressente cette nuit, cette nuit d'Afrique, mais qui est
08:08une nuit particulière parce que c'est une nuit avec des rayons de soleil et c'est ça
08:14que je voulais faire, mettre en exergue en fait.
08:18Et tous les intervenants l'ont compris et on a apporté chacun sa petite touche au niveau
08:26vocal.
08:27J'ai composé le titre, mais il faut reconnaître que tous les autres artistes qui ont participé
08:33à l'élaboration du texte et tout ont été au niveau et ça, c'est à saluer.
08:47Le live a toujours eu une saveur particulière pour ce showman qui donne autant d'importance
08:52à la création et à la naissance d'un morceau qu'au moment où il le partage avec le public.
08:58La scène pour un artiste c'est un aboutissement, c'est le bout de la chaîne.
09:04On crée, on est inspiré, on compose, on réalise et on propose.
09:09Mais on propose comment ? On propose en vidéo et on propose aussi dans la prestation.
09:17Et la prestation pour moi c'est l'aboutissement.
09:20Donc il était très important pour moi de monter un groupe parce que j'ai été formé
09:27dans le live intégral.
09:30Parce qu'aujourd'hui on voit qu'il y a beaucoup de machines qui tournent sur scène.
09:33Ce n'est pas mon cas.
09:34Nous c'est le live intégral et je pense qu'à un moment donné je me suis dit
09:42qu'il fallait absolument que je crée un groupe qui allait m'accompagner en permanence
09:46comme Bob Marley and the Wellers par exemple.
09:50Et c'est comme ça qu'en 93, c'est-à-dire 4 ans après la sortie de mon premier
09:57album,
09:57j'ai créé Zogang qui m'accompagne encore aujourd'hui.
10:17Ne m'appelle plus Atalakou, je suis DJ Tougou.
10:25Ne m'appelle plus Atalakou, je suis DJ Tarsuma.
10:33Après 13 albums, l'artiste ne cesse toutefois de se renouveler et perdure dans le temps.
10:46Faire de la musique c'est exercer un métier.
10:49C'est un métier qu'il faut apprendre.
10:52Et quand on l'a appris et qu'on s'est aguerri,
10:59on n'a pas d'autre solution que de faire succéder des performances.
11:05C'est mon cas.
11:06J'ai appris à faire ce métier qui m'a toujours passionné, tout petit jusqu'à ce jour.
11:11Et aujourd'hui je m'éclate en l'exerçant, je me fais plaisir.
11:15Et quand tu te fais plaisir, quand tu es passionné, quand tu es aguerri,
11:21tu te renouvelles naturellement parce que tu te dis qu'on ne finit pas d'apprendre.
11:27J'apprends tous les jours.
11:29Et chaque jour que j'apprends, l'ingrédient que j'intercepte,
11:34je le rajoute dans ma sauce, qui est le Zoblazo,
11:39et que je continue à servir à mon public.
11:45En tant que passionné de musique,
11:47il est fier d'assister à l'éclosion de nouveaux talents
11:50et de nouveaux ambassadeurs de la culture musicale ivoirienne.
11:53Un bonheur qui lui donne naturellement envie de collaborer
11:56avec des artistes de la nouvelle génération,
11:58comme le rappeur Didi B.
12:19Je suis presque fier de la nouvelle génération d'artistes ivoiriens
12:24parce que c'est une génération qui a compris qu'il faut dans tous les cas,
12:28dans le choix musical qu'on va faire, qu'on ait une identité.
12:33Et que ce soit le rap, que ce soit le reggae,
12:36que ce soit... la musique est universelle.
12:39On peut être africain et se donner le droit de faire du reggae.
12:43On peut être africain et se donner le droit de faire du rap.
12:47Mais il ne faut pas faire du rap à l'américaine.
12:49Il ne faut pas faire du reggae à la jamaïcaine.
12:51Il faut apporter sa touche.
12:53Et ça, on l'a compris.
12:55Et c'est ce qui nous permet aujourd'hui
12:57d'avoir un peu plus de visibilité
13:00sur l'échiquier international.
13:02Donc je félicite cette nouvelle génération
13:04dont Didi B fait partie.
13:07Et avec lui, on a partagé
13:10cette passion-là ensemble
13:12sur le titre On a loupé
13:14qui fait l'actualité actuellement.
13:18Et en 36 ans de carrière,
13:20il y en a eu des collaborations
13:21comme avec Jacob Desvarieux
13:23ou encore Manu Di Bongo en 2000
13:26sur son album Extraterrestre.
13:28Puis en 2004 avec Lokoa Kansa
13:30ou encore l'artiste congolais Kofi Olomide
13:33dans le clin d'œil fait aux danses ivoiriennes
13:36avec leur titre Prudencia.
13:45L'auteur, compositeur, interprète
13:48et ambassadeur de la lutte contre le sida
13:50notamment s'engage autant à faire danser
13:52ceux qui l'écoutent
13:53qu'à leur faire passer des messages.
13:55Des messages de paix dans les périodes de troubles,
13:58de gloire aux traditions ancestrales
14:00puis de politique parfois.
14:02L'artiste se sert de sa notoriété
14:04pour porter sa voix
14:05et pour mettre en lumière sa culture.
14:29Dans ma musique, l'authenticité
14:32occupe une place plus qu'importante.
14:35Parce que j'ai toujours estimé
14:37que c'était ma vitrine
14:38et c'est ce qui me permettait
14:42d'avoir une identité propre à moi.
14:44Et on peut parler comme ça des Etats-Unis.
14:47Aujourd'hui vous allez dans le fin fond de l'Afrique
14:51dans un village perdu
14:52quelque part dans la forêt.
14:55Vous demandez à n'importe quel gosse de 10 ans
14:59qui est Donald Trump, il ne le connaît pas.
15:02Mais vous lui demandez qui est Michael Jackson
15:05il vous dira
15:06Peter, Peter !
15:08Il va commencer à chanter.
15:10Chez nous on dit piret, on ne dit pas piret.
15:14Bon, donc, vous comprenez
15:17pour moi la musique,
15:19faire de la musique,
15:20c'est aussi être ambassadeur d'une culture.
15:24Quand on est ambassadeur d'une culture,
15:26on se doit de mettre cette culture-là en avant.
15:29Et pour moi c'était important
15:32de servir en m'espérant
15:34au maximum de ma tradition.
15:55Emblème du Zoblazo
15:56naît d'un mélange de différents folclores
15:58du sud de la Côte d'Ivoire
16:00qu'il a ensuite arrangé pour en faire sa propre version.
16:02Méoé a su puiser tout au long de sa carrière
16:05dans certaines influences,
16:07dans celles de son ethnie
16:08ainsi que dans d'autres styles ivoiriens,
16:11mais aussi ghanéens comme le highlife
16:13ou encore sénégalais.
16:14L'artiste ne cesse de se réinventer
16:16par amour pour la musique
16:18et pour la rigueur qu'on adresse
16:20à chaque forme d'art
16:21pour qu'il puisse continuer à surprendre
16:23et à exprimer quelque chose de puissant.
16:32Sous-titrage Société Radio-Canada
16:46Sous-titrage Société Radio-Canada
16:53Sous-titrage Société Radio-Canada
16:58Sous-titrage Société Radio-Canada
17:22Merci beaucoup
17:23Je vous en prie
17:25Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations