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Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE
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00:00:01Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver pour Punchline Week-end.
00:00:03On est ensemble jusqu'à 19h pour décrypter les sujets qui font l'actualité.
00:00:07On parlera bien sûr du mouvement des lycéens, des violences, avec cette question
00:00:10qui va payer les dégâts, notamment dans un lycée près de Bordeaux.
00:00:13On va vous montrer les images qui sont sidérantes.
00:00:15Mais d'abord, avant de vous présenter mes invités et puis les sujets qu'on va aborder,
00:00:19c'est l'heure du journal Les Infos avec Valérie Acnin qui est avec nous.
00:00:22Bonsoir Valérie.
00:00:26Bonsoir Thomas et bonsoir à tous.
00:00:28Ces chiffres, publiés par le ministère de la Justice, près de 7000 personnes,
00:00:33dont 86% de mineurs, ont été placés en garde à vue depuis le début de la contestation lycée en
00:00:38mi-septembre.
00:00:3921 personnes ont été écrouées.
00:00:412376 individus font l'objet de poursuites, dont 65% qui ont été déférés.
00:00:47Et regardez ce sondage CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD.
00:00:5285% des sondés sont pour le projet de loi Casseur-Payeur.
00:00:5515% sont contre. Débat à suivre dans Punchline Weekend.
00:00:59Dans le reste de l'actualité, Edouard Philippe était en déplacement au sommet de l'élevage à Cournon.
00:01:04Passage obligé pour les candidats à l'Elysée.
00:01:07La 35e édition de ce rendez-vous agricole a été rythmée par les visites politiques.
00:01:11Après Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Éric Zemmour et Xavier Bertrand,
00:01:15c'est donc le maire du Havre qui est allé à la rencontre des éleveurs durement frappés par la crise.
00:01:20En Espagne, des dizaines de milliers de personnes en deuil ont défilé dans Madrid
00:01:24pour rendre hommage à Marie-Carmen Abascal, une retraitée de 87 ans
00:01:29dont l'expulsion a déclenché des manifestations sur le logement dans tout le pays.
00:01:34Des centaines de personnes ont campé sur l'emblématique place Puerta del Sol
00:01:37au cœur de la capitale espagnole pour exprimer leur colère.
00:01:40Pour terminer, le prix Nobel de la paix a été attribué à l'avocate sud-africaine Navane Etem Pillé,
00:01:47la femme de 85 ans et haute commissaire des Nations Unies aux droits humains.
00:01:52L'ancienne présidente du tribunal pénal international pour le Rwanda
00:01:55a été sacrée pour ses efforts en faveur de la paix et du droit international,
00:02:00annonce du comité Nobel à Oslo.
00:02:02Merci beaucoup Valérie, on vous retrouve tout à l'heure pour un nouveau point sur l'actualité.
00:02:07Je salue Lara Chekhov qui nous accompagne.
00:02:08Bonsoir, merci d'être avec nous.
00:02:10Ruben Strachan est également avec nous, bonjour.
00:02:12Vous êtes délégué national de l'Uni.
00:02:14Et puis les indéboulonnables, à ma droite, Louis Dragnel, à ma gauche, Marc Varnot.
00:02:19Bonsoir à tous les deux, merci d'être avec nous ce soir.
00:02:21Vous savez, le chiffre du jour, c'est 3024.
00:02:253024, c'est le nombre de profs remplaçants qu'a trouvé Édouard Geffray
00:02:28pour répondre à la colère des lycéens.
00:02:31Ils vont être déployés dans les prochains jours, prochaines semaines,
00:02:33c'est ce qu'on nous a annoncé, mais il y a quand même une question.
00:02:35Ils étaient où, ces profs, jusqu'à aujourd'hui ?
00:02:38Est-ce qu'on les payait à ne rien faire, ces professeurs ?
00:02:41C'est une vraie question.
00:02:42Alors pour tout vous dire, on a missionné une de nos journalistes d'enquêter sur ce sujet.
00:02:45On aura tous les détails dans le courant de cette émission
00:02:48pour essayer de comprendre comment on peut imaginer
00:02:51peut-être qu'il a fallu attendre si longtemps
00:02:52avant de déployer 3000 professeurs remplaçants supplémentaires.
00:02:57Écoutez donc Édouard Geffray, c'était ce matin depuis un lycée de Cachan,
00:03:00lycée qui a d'ailleurs été lui-même attaqué et dégradé.
00:03:04Il y a un moment, il faut dire la vérité.
00:03:06Je ne vais pas cacher le fait qu'il y avait 3000 personnes
00:03:08qui n'étaient pas actuellement affectées devant un lèvre.
00:03:10Elles l'auraient peut-être été dans trois semaines ou dans un mois.
00:03:12Mais pour l'instant, ce qui est sûr, c'est qu'elles ne le sont pas.
00:03:14Et moi, si vous voulez, j'ai un devoir de vérité quand même.
00:03:16On a un devoir de vérité et d'action.
00:03:18Bon, donc je dis les choses.
00:03:20Je crois les avoir toujours dites d'ailleurs.
00:03:22Certains me reprochent d'être technique.
00:03:23Mais il y a un moment, en fait, technique, ça veut dire aussi
00:03:24qu'on dit la vérité des prix et qu'on arrête de mentir aux gens.
00:03:27Bon, on découvre que ça fonctionne quand même de manière très étrange
00:03:30au sein du ministère de l'Éducation nationale.
00:03:32Comment ces 3000 professeurs remplaçants ont pu être présents
00:03:36sans être déployés alors qu'on connaît le manque criant des professeurs ?
00:03:39Écoutez l'explication d'Edouard Jeffress.
00:03:40C'était hier aux 20 heures.
00:03:41Parce que là aussi, ça vaut son pesant de cacahuètes, si je puis dire.
00:03:44Écoutez le ministre de l'Éducation nationale.
00:03:47Ils voudraient l'être, mais ils ne sont pas affectés devant l'Élève.
00:03:493000 professeurs.
00:03:50Parce que jusqu'à présent, on savait mal les affecter, notamment.
00:03:52Ce logiciel est en cours de déploiement.
00:03:54J'ai un peu accéléré les choses ces derniers jours.
00:03:55Il était prévu, en fait, pour début novembre.
00:03:57Parce qu'il n'existait pas avant.
00:03:58On n'avait pas les outils de pilotage.
00:04:00Voilà, donc c'était un problème de logiciel.
00:04:02Mais on tombe de notre chaise.
00:04:04C'est-à-dire qu'on avait des professeurs remplaçants
00:04:06dont il faudrait savoir si on les payait jusqu'à présent à ne rien faire
00:04:09ou s'ils étaient affectés ailleurs.
00:04:11On ne le sait pas pour l'instant.
00:04:12On va demander des précisions.
00:04:16Ruben Strachan, qu'est-ce que vous répondez ?
00:04:17Comment vous réagissez à ces déclarations du ministre de l'Éducation nationale ?
00:04:21C'est complètement dingue.
00:04:23C'est complètement dingue d'avoir 3000 professeurs prêts à être déployés
00:04:26qui n'attendent que de pouvoir faire cours devant des élèves
00:04:30et qui, pour une question de logiciel, ne sont pas devant des élèves et devant des classes.
00:04:35Ça nous paraît hallucinant.
00:04:36Quand on est tombé sur ces chiffres-là tout à l'heure,
00:04:39on s'est dit, mais pourquoi est-ce qu'il n'y a pas eu un changement de logiciel ?
00:04:42C'est une question de logiciel plus tôt.
00:04:45Ça aurait peut-être évité pas mal de problèmes qu'on a aujourd'hui.
00:04:48Mais qu'on en soit encore réduit à s'interroger sur le logiciel
00:04:52ou comment on affecte les professeurs remplaçants dans les zones, etc.
00:04:55Mais on marche sur la tête.
00:04:56Je rappelle quand même que le ministère de l'Éducation nationale,
00:04:58c'est l'un des ministères qui a le plus de moyens,
00:05:00il y a le plus de fonctionnaires à l'intérieur.
00:05:02Je ne sais pas, il y a un service DRH au ministère de l'Éducation nationale.
00:05:05Ils n'avaient pas connaissance de ces 3000 profs remplaçants ?
00:05:07Écoutez, le ministère de l'Éducation nationale, c'est quand même le cas emblématique.
00:05:12Je rappelle, 40 milliards de budget en 2000, 190 milliards aujourd'hui,
00:05:17150 milliards de plus en 20 ans, le niveau qui a été divisé par deux.
00:05:22On est tout le temps en train de nous balancer des chiffres pour nous impressionner.
00:05:27Mais les 3000 profs ne nous impressionnent pas du tout.
00:05:29Je rappelle simplement que sur les 1,2 millions, 300 mille fonctionnaires
00:05:33au ministère de l'Éducation nationale, il y a 900 mille profs.
00:05:35900 mille profs, et il en a trouvé 3000.
00:05:38C'est 0,3%.
00:05:40Ce n'est même pas un pourcent, c'est un tiers de pourcent.
00:05:42Donc c'est du, pardonnez-moi, c'est du foutage de gueule.
00:05:43Mais au-delà de ça, sur les 900 mille profs, il y a 10% d'heures perdues.
00:05:48Donc j'ai un conseil à donner à monsieur le ministre,
00:05:50qu'il s'intéresse aux 90 mille profs gaspillés,
00:05:52plutôt que de nous sortir les 3000 qui n'ont pas été affectés.
00:05:5590 mille profs gaspillés,
00:05:57parce qu'ils ne savent pas les utiliser.
00:05:59Et de la même façon que l'on a,
00:06:00à autre chiffre hallucinant, mais qui ne nous dira jamais,
00:06:02il y a 90% des absences courte durée qui ne sont pas remplacées.
00:06:0790%.
00:06:07Donc oui, effectivement, ils ont intérêt à changer le logiciel,
00:06:10l'ordinateur, et éventuellement l'alimentation aussi,
00:06:12mais ils ont tout faux.
00:06:13Oui, en tout cas, il va falloir tout revoir de la cave au grenier.
00:06:16On en parlera plus précisément, plus en détail,
00:06:18dans le courant de cette émission,
00:06:19mais cette déclaration, la Rachecoff du ministre de l'Éducation nationale,
00:06:23il veut avoir un discours de vérité, c'est ce qu'il nous dit.
00:06:25Je ne vais pas cacher la vérité.
00:06:26Oui, on avait 3 000 professeurs.
00:06:27C'est inaudible.
00:06:28Comment expliquer qu'on n'ait pas pensé avant
00:06:30à déployer ces professeurs remplaçants,
00:06:32alors qu'on connaît les problèmes ?
00:06:33Ils sont documentés depuis très longtemps.
00:06:35Oui, d'où viennent ces enseignants,
00:06:37et pourquoi attendre la colère des lycéens
00:06:38pour qu'ils les sortent de son chapeau ?
00:06:41On a l'impression que le gouvernement découvre, en fait,
00:06:44le pays qu'il gouverne.
00:06:46Pour deux raisons.
00:06:47La première, c'est que déjà, Sébastien Lecornu
00:06:49n'a pas vu la crise venir.
00:06:50Il est absorbé par son budget,
00:06:52il digère les crises successives
00:06:54qu'on a eues à traverser ces derniers mois,
00:06:57donc il n'a pas vu le truc venir.
00:06:59Par ailleurs, Édouard Geffray,
00:07:01il aurait été aussi de sa responsabilité
00:07:03de sentir, effectivement,
00:07:05cette montée de la colère des lycéens.
00:07:08Il s'est vanté à la fin de l'été
00:07:09d'avoir effectué 35 déplacements,
00:07:12dernièrement, à la rencontre des enseignants,
00:07:13à la rencontre des parents,
00:07:14des familles, des élèves, etc.
00:07:15Que retient-il, en fait, de ces 35 déplacements ?
00:07:17Il n'a rien vu venir ?
00:07:18Il n'a rien vu venir.
00:07:20Il a fait 35 déplacements,
00:07:21donc il s'en est vanté,
00:07:22et il n'a pas eu ce feeling politique,
00:07:25ce ressenti de ces jeunes,
00:07:27et cette montée de la colère,
00:07:29finalement, de ces étudiants.
00:07:31Donc, ça interroge,
00:07:32et je rappelle que Édouard Geffray
00:07:35n'est pas novice à l'éducation nationale,
00:07:37donc il est ministre depuis un an.
00:07:39Avant cela, il était un an au Conseil d'État,
00:07:40mais entre 2019 et 2024,
00:07:42il était au ministère de...
00:07:44Il le connaît parfaitement.
00:07:44Il connaît ses dossiers par cœur,
00:07:46et ce bilan catastrophique,
00:07:47c'est aussi le sien.
00:07:48Alors, juste pour finir sur ce chiffre de 3 000
00:07:50dont on parlera en plus en détail,
00:07:52avec notamment cette question,
00:07:53parce que je pense qu'elle intéresse tout le monde,
00:07:54est-ce qu'on payait 3 000 professeurs
00:07:56à rien faire, à rester chez eux ?
00:07:57Moi, j'ai envie d'avoir une réponse à cette question.
00:07:59On aura sans doute des débuts d'explication
00:08:02dans le courant de cette émission,
00:08:03mais juste cette réaction de David Lissnard,
00:08:05qui, en fait, je pense,
00:08:06résume assez bien la situation.
00:08:08Dans quelle entreprise
00:08:09pourrait-il y avoir 3 000 collaborateurs rémunérés
00:08:11sans aucune tâche à effectuer,
00:08:13payés à rester chez eux ?
00:08:14Cette question étourdissante
00:08:15devrait tous nous hanter
00:08:17depuis l'annonce du ministre de l'Éducation.
00:08:19Après, il parlait, bien sûr,
00:08:20de l'État sur-endetté
00:08:21avec cette excuse du problème
00:08:23de logiciel RH.
00:08:25Logiciel RH,
00:08:25c'est-à-dire que c'est un logiciel
00:08:26qui ne marche pas bien,
00:08:27donc on a 3 000 professeurs
00:08:28qui n'étaient pas affectés
00:08:29là où ils devaient être.
00:08:30Je vais vous dire quelque chose
00:08:31qui va encore plus vous choquer, je pense.
00:08:33Vous savez que l'éducation nationale
00:08:34ne sait pas à l'unité près
00:08:35combien il y a de professeurs en France.
00:08:38Aujourd'hui, ils ne savent pas
00:08:39combien de professeurs sont affectés dans les...
00:08:40C'est un chiffre qui est impossible à trouver.
00:08:42Oui, et donc je pense qu'une fois
00:08:44qu'on a cette donnée en tête,
00:08:46je pense que 3 000,
00:08:47c'est la moyenne basse,
00:08:49c'est le bas de la fourchette.
00:08:50Je pense qu'on est bien au-delà
00:08:51des 10 ou 15 000 professeurs
00:08:54qui aujourd'hui sont en attente d'affectation.
00:08:56Ce qu'on sait un tout petit peu quand même,
00:08:58c'est que...
00:08:59D'ailleurs, le ministre a parlé ensuite
00:09:00de 4 000 professeurs qui vont être déployés.
00:09:03Donc il a gonflé,
00:09:04il a augmenté de 1 000 effectifs
00:09:06le nombre de professeurs
00:09:07qui vont être déployés dans les lycées
00:09:08dans les prochains jours.
00:09:09Et ils viennent en partie
00:09:10de la réserve, une forme de réserve
00:09:12des professeurs qui comptent
00:09:1310 000 professeurs en réserve
00:09:15qui peuvent être déployés
00:09:17s'il y a un besoin ponctuel.
00:09:19Et ensuite, il y a 1 000 professeurs
00:09:20qui sont des vacataires,
00:09:22des contractuels de l'éducation nationale.
00:09:24Les contractuels ne sont pas payés
00:09:24quand ils ne travaillent pas.
00:09:25Non, absolument.
00:09:26En revanche, les profs TRZ,
00:09:27c'est le terme un peu technique,
00:09:29les remplaçants de zone,
00:09:30eux, sont payés.
00:09:31Absolument.
00:09:31La question, c'est est-ce qu'ils étaient
00:09:33chez eux à rien faire
00:09:34ou est-ce qu'ils étaient affectés
00:09:35à d'autres missions ?
00:09:36Je pense que 3 000,
00:09:37c'est un chiffre extrêmement faible.
00:09:39Je pense que ces 3 000,
00:09:39c'est le chiffre maximum
00:09:41de professeurs
00:09:42qui peuvent théoriquement,
00:09:44concrètement,
00:09:45être affectés
00:09:46dans les prochaines heures,
00:09:47prochaines semaines.
00:09:48Mais ce chiffre
00:09:49est bien plus important.
00:09:50En tout cas,
00:09:50il a voulu calmer la colère.
00:09:51Je ne suis pas certain
00:09:51que ça soit réussi.
00:09:53On y reviendra
00:09:54dans le courant de cette émission
00:09:55sur ce chiffre de 3 000
00:09:56sur l'affectation, etc.
00:09:57On aura le temps
00:09:58d'y revenir.
00:09:59On va se poser cette autre question
00:10:00maintenant.
00:10:01Qui va payer d'abord ?
00:10:02Qui va payer les dégâts ?
00:10:03Vous allez voir qu'il y a
00:10:04énormément de dégâts
00:10:04dans beaucoup d'établissements
00:10:06scolaires.
00:10:06Et puis,
00:10:07quelle réponse pénale ?
00:10:08On va d'abord s'intéresser
00:10:09à cette réponse pénale.
00:10:10Vous avez eu une communication
00:10:11du garde des Sceaux,
00:10:13Gérald Darmanin,
00:10:14qui a publié un communiqué
00:10:15pour rappeler justement
00:10:15à la plus grande fermeté,
00:10:18mais sans excès.
00:10:19Voilà, Gérald Darmanin
00:10:20a réuni à deux reprises
00:10:21les 36 procureurs généraux
00:10:23afin de leur donner
00:10:23des instructions claires,
00:10:24en particulier concernant
00:10:25la fermeté de la réponse pénale,
00:10:27sans être excessive.
00:10:28Alors, je ne sais pas
00:10:29que c'est une réponse pénale
00:10:30excessive,
00:10:31mais on a en tout cas
00:10:32des chiffres sur le nombre
00:10:33de personnes qui ont été arrêtées
00:10:34et le nombre de personnes
00:10:35qui sont réellement
00:10:36aujourd'hui en détention.
00:10:37Alors, vous allez le voir,
00:10:38c'est plus de 6700 personnes
00:10:39qui ont été placées
00:10:40en garde à vue
00:10:41depuis le début des violences
00:10:43en marge de ce mouvement
00:10:44des blocages des lycées.
00:10:46Sur ces 6800,
00:10:47il y en a 2300
00:10:48qui ont fait l'objet de poursuite
00:10:49et seulement 21
00:10:50en détention provisoire.
00:10:51Donc, en fait,
00:10:52on voit que sur le nombre
00:10:53de personnes arrêtées,
00:10:54on arrive à un tout petit nombre
00:10:55ensuite qui passe réellement
00:10:56devant la justice
00:10:57et qui doit vraiment répondre
00:10:58de ses actes.
00:10:58On va retrouver Tanguy Hamon
00:10:59qui justement suit pour nous
00:11:01les premières comparutions immédiates.
00:11:02Bonsoir Tanguy.
00:11:04Bon, vous êtes,
00:11:05c'est depuis 7h30 au tribunal
00:11:07pour justement écouter
00:11:09un peu les premières
00:11:10comparutions immédiates.
00:11:11Qu'est-ce que vous en retenez ?
00:11:12Quels sont les profils
00:11:13et quelles sont les sanctions
00:11:14prononcées à ce stade ?
00:11:19Eh bien, pour le moment,
00:11:20Thomas, nous avons assisté
00:11:21à deux comparutions immédiates,
00:11:23celles d'Antoine et Timéo,
00:11:26deux jeunes d'une vingtaine d'années.
00:11:27D'ailleurs, ils ne sont absolument
00:11:28pas lycéens.
00:11:29Ils n'ont rien à voir
00:11:30avec le mouvement lycéen.
00:11:31Et ils ont été pris
00:11:32lors du blocage,
00:11:34lors des manifestations
00:11:35de mardi dernier
00:11:36en train de commettre
00:11:37des violences
00:11:37contre les forces de l'ordre.
00:11:39Pour Antoine,
00:11:40c'est des jets de pavés
00:11:40contre des policiers
00:11:41de la Bravem.
00:11:42Pour Timéo,
00:11:43c'est un coup de pied
00:11:44dans le dos à un policier
00:11:45qui était en train
00:11:45d'interpeller un individu.
00:11:48Antoine vit avec ses parents
00:11:49au Péreux-sur-Marne.
00:11:51On nous indique
00:11:51que c'est un individu
00:11:52qui a des problèmes de santé
00:11:54qui l'empêchent de travailler
00:11:55et d'étudier.
00:11:56Manifestement,
00:11:56ces problèmes de santé
00:11:57ne l'empêchent pas
00:11:58d'aller manifester.
00:11:59Pour Timéo,
00:12:00lui, c'est un élagueur
00:12:01qui vit avec sa compagne
00:12:02à Montreuil.
00:12:03Ces deux individus,
00:12:04un cheveu mi-long,
00:12:05plutôt bien sous tout rapport.
00:12:07On ne se douterait absolument
00:12:08pas de leur violence
00:12:08si on les croisait dans la rue.
00:12:10Eh bien, donc,
00:12:11on commet des violences
00:12:11contre les forces de l'ordre.
00:12:13Dans les deux cas,
00:12:14leur avocat a demandé
00:12:15un renvoi de leur procès,
00:12:17un renvoi officiellement
00:12:18pour préparer leur défense.
00:12:20On sait aussi
00:12:21qu'officieusement,
00:12:22cela va leur permettre
00:12:23d'être jugé
00:12:23dans un contexte
00:12:24moins brûlant
00:12:25d'un point de vue de l'actu,
00:12:27puisque l'un va être jugé
00:12:28en décembre prochain,
00:12:29l'autre en février.
00:12:30C'est vous dire
00:12:31si du temps aura passé d'ici là.
00:12:33Le procureur avait requis
00:12:34à leur rencontre
00:12:35un placement sous contrôle judiciaire
00:12:37avec des interdictions
00:12:39de manifester en Ile-de-France
00:12:40et de détenir une arme.
00:12:42Eh bien,
00:12:42le tribunal n'a absolument
00:12:44pas suivi cela.
00:12:45Il a bien sûr
00:12:46renvoyé leur procès,
00:12:47mais aucune contrainte
00:12:49pour ces deux individus,
00:12:50aucun contrôle judiciaire,
00:12:52aucune interdiction
00:12:52de manifester.
00:12:53C'est-à-dire que
00:12:54ces deux personnes-là
00:12:55qui ont commis des violences,
00:12:55qui sont accusées en tout cas
00:12:57de violences qu'on a vues
00:12:57commettre des violences
00:12:58contre des policiers,
00:13:00ont pu ressortir
00:13:01totalement libres.
00:13:02Et si demain,
00:13:02après-demain,
00:13:03il y a à nouveau
00:13:03des manifestations,
00:13:04ils pourront à nouveau
00:13:06y participer.
00:13:07Merci.
00:13:08Merci beaucoup Tanguy Hamon.
00:13:09Merci à Enzo Cordier
00:13:10qui vous accompagne
00:13:11derrière la caméra
00:13:12depuis le tribunal de Paris.
00:13:13C'est intéressant.
00:13:14On a quand même
00:13:14deux personnes
00:13:15qui sont arrêtées
00:13:15pour des violences
00:13:16contre les policiers.
00:13:18Visiblement,
00:13:18c'est assez documenté.
00:13:20Ils ressortent.
00:13:21Aucun contrôle judiciaire,
00:13:22pas d'interdiction
00:13:23de manifester.
00:13:23En fait,
00:13:24ils ressortent
00:13:24comme si de rien n'était.
00:13:25Alors,
00:13:25il y aura un renvoi,
00:13:26donc il y aura peut-être
00:13:27à répondre de leurs actes
00:13:28plus tard,
00:13:28mais ils ne ressortent
00:13:29comme si de rien n'était.
00:13:30Ça veut dire,
00:13:30et Tanguy l'a très bien dit,
00:13:31on peut les retrouver
00:13:32la semaine prochaine
00:13:32dans le même cadre
00:13:33de manifestation.
00:13:35Ils n'ont rien eu
00:13:36de la part de la justice.
00:13:37Pardon,
00:13:38ça m'interroge.
00:13:38On parle de violence
00:13:39contre les policiers.
00:13:40Bien sûr,
00:13:40mais je pense que
00:13:41dans les chiffres
00:13:41qui ont été montrés
00:13:43à l'écran tout à l'heure,
00:13:44il faut prendre
00:13:44beaucoup de recul
00:13:46et il faut les décrypter.
00:13:47Quand on parle
00:13:48de 2376 personnes
00:13:50qui sont poursuivies
00:13:51par la justice,
00:13:52en réalité,
00:13:53la poursuite,
00:13:53ça ne veut pas dire grand-chose.
00:13:54Oui,
00:13:54ça peut être des amendes.
00:13:55Ça veut dire que la justice
00:13:57pense qu'elle a quelque chose
00:13:58contre vous.
00:13:58Ensuite,
00:13:59il faut regarder
00:13:59ce qui se passe
00:14:01et donc à l'issue
00:14:04de la poursuite,
00:14:05on peut écoper
00:14:06d'un rappel à la loi,
00:14:07on peut se faire gronder,
00:14:09il peut y avoir
00:14:10un abandon des poursuites,
00:14:11il peut y avoir
00:14:12énormément de choses
00:14:12et donc ce qui sera intéressant
00:14:14de regarder,
00:14:14c'est combien de personnes
00:14:15sont condamnées
00:14:16à de la prison ferme
00:14:17ou même avec du sursis.
00:14:18C'est intéressant,
00:14:18ça donnera une tendance
00:14:19parce qu'on condamne
00:14:20à de la prison avec sursis
00:14:21quelqu'un qui a réellement
00:14:22fait quelque chose
00:14:23ou pour lequel la justice
00:14:24considère que la personne
00:14:25est vraiment coupable.
00:14:26Quand on regarde
00:14:26un autre chiffre,
00:14:28on regarde les 21 personnes
00:14:30qui ont été placées
00:14:31en détention provisoire.
00:14:32Là, même décryptage,
00:14:34je pense à Richie Thibault,
00:14:36vous savez,
00:14:36qui a été placé
00:14:37en détention provisoire.
00:14:38C'est un collaborateur
00:14:38parlementaire
00:14:39de Ercilia Soudet
00:14:40qui a été placé
00:14:41en détention,
00:14:41qui appelait à brûler
00:14:43l'Elysée,
00:14:44à prendre l'Elysée,
00:14:46à marcher,
00:14:47à destituer
00:14:47Emmanuel Macron.
00:14:48Lui,
00:14:49il a été placé
00:14:49en détention provisoire,
00:14:50pas du tout
00:14:51pour avoir appelé
00:14:54Emmanuel Macron
00:14:54à la destitution
00:14:56ou pour avoir appelé
00:14:57à marcher sur l'Elysée.
00:14:58Il a été placé
00:14:59en détention provisoire
00:15:00simplement parce qu'il a violé
00:15:01son contrôle judiciaire
00:15:02qu'il interdisait
00:15:03de participer
00:15:04à des manifestations.
00:15:04Ce sont ces antécédents
00:15:05qui expliquent
00:15:06ce placement en détention.
00:15:07Typiquement,
00:15:07ce n'est absolument pas
00:15:08pour les raisons
00:15:09de manifestation.
00:15:10Il faut attendre
00:15:11de regarder un peu
00:15:12le détail
00:15:12de toutes ces mesures
00:15:14qui sont prises
00:15:14par la justice
00:15:15parce que pour l'instant,
00:15:16ça reste un volume énorme
00:15:17et qui ne veut
00:15:18absolument rien dire.
00:15:19Comment on peut
00:15:20dissuader
00:15:20des personnes violentes,
00:15:22des casseurs
00:15:22de recommencer
00:15:24en instaurant
00:15:25aucun contrôle judiciaire ?
00:15:26Au moins,
00:15:26j'allais dire,
00:15:27au moins l'interdiction
00:15:28de manifester,
00:15:29interdiction de paraître
00:15:29à proximité
00:15:30de certains...
00:15:32Oui, mais pardon,
00:15:32moi je pense d'abord
00:15:33à l'intégrité physique
00:15:34des policiers
00:15:34qui ont su des coups
00:15:35ou des pavés
00:15:35de la part de ces individus
00:15:36qui en plus sont malades,
00:15:38soi-disant malades,
00:15:39donc ne peuvent pas travailler.
00:15:40Par contre,
00:15:40ils peuvent aller jeter
00:15:41des pavés sur les policiers.
00:15:42Ils ne sont pas jugés,
00:15:43ils n'ont pas le droit
00:15:45de manifester en fait.
00:15:45Ils ont le droit pour l'instant,
00:15:46mais il y aurait pu avoir
00:15:48un contrôle judiciaire
00:15:49qui soit un peu ferme
00:15:53et être le minimum.
00:15:54Mais ce qu'il faut
00:15:55prendre en compte aussi,
00:15:56c'est que beaucoup
00:15:57des personnes arrêtées
00:15:58et qui commettent les violences
00:15:59sont des militants
00:16:00d'extrême-gauche
00:16:01qui sont dans les milieux
00:16:02antifa ou dans les milieux
00:16:03black bloc
00:16:04et qui sont formés
00:16:05en fait à se faire
00:16:06être placés en garde à vue.
00:16:08Comment est-ce qu'on fait
00:16:09pour gagner du temps ?
00:16:10Comment est-ce qu'on fait
00:16:11pour essayer de favoriser
00:16:13des vices de procédure
00:16:15parce qu'il y a des erreurs,
00:16:16etc.
00:16:17Donc il y a aussi
00:16:18ces formations-là
00:16:19de ces militants
00:16:20d'extrême-gauche
00:16:21qui permettent aussi
00:16:22de leur côté
00:16:22d'avoir moins de condamnations ?
00:16:23Et sans préjuger
00:16:24de l'appartenance syndicale
00:16:26des magistrats
00:16:27qui sont au tribunal de Paris,
00:16:30quand on voit
00:16:30les positions du syndicat
00:16:31de la magistrature
00:16:32qui dit
00:16:32qu'il faut être très clément,
00:16:34qu'il distribue
00:16:35des guides du manifestant arrêté
00:16:36et qui ensuite
00:16:37peut-être se retrouve
00:16:39à devoir juger
00:16:39certains de ces cas,
00:16:41peut-être qu'il y a aussi
00:16:42de la politisation
00:16:43et une idéologie
00:16:44derrière ces jugements.
00:16:46Peut-être
00:16:46ou certainement.
00:16:48Je vous laisse...
00:16:4930% du syndicat
00:16:50de la magistrature
00:16:51sur les élections professionnelles
00:16:52de ceux qui votent.
00:16:53Le syndicat de la magistrature,
00:16:54c'est 25%,
00:16:55mais il ne faut pas
00:16:55se focaliser que sur eux
00:16:56parce que les autres syndicats
00:16:58ne sont pas vraiment
00:16:59des syndicats
00:16:59du centre ou de droite.
00:17:01Il y en a beaucoup
00:17:01qui sont à gauche.
00:17:02Je crois que...
00:17:03Dans un pays dans lequel
00:17:04on a 250 000 policiers
00:17:05plus gendarmes,
00:17:06tous les ans,
00:17:07on a 25 000 blessés.
00:17:0910 000 gendarmes,
00:17:1015 000 policiers.
00:17:11Vous vous rendez compte,
00:17:12il y a 10%
00:17:13des policiers de France
00:17:14et des gendarmes de France
00:17:15qui sont blessés
00:17:16tous les ans.
00:17:16Donc vous avez la réponse
00:17:17dans la question.
00:17:18Est-ce que vous croyez
00:17:19qu'il y a les 25 000 personnes
00:17:20qui blessent les policiers,
00:17:21les gendarmes
00:17:21qui sont mis en prison ?
00:17:22La réponse,
00:17:23c'est évidemment non.
00:17:24Et c'est là où,
00:17:25à mon avis,
00:17:25on est en fin de cycle aujourd'hui.
00:17:26On ne peut pas continuer comme ça.
00:17:28Il va falloir qu'il se passe
00:17:29quelque chose.
00:17:29Tout ça est insupportable.
00:17:31La France silencieuse,
00:17:33celle que vous aviez
00:17:33autour du pape
00:17:35il y a 15 jours,
00:17:36cette France-là,
00:17:36elle ne supporte plus
00:17:38ce qui se passe.
00:17:39Je veux dire,
00:17:39quand vous voyez,
00:17:39c'est effectivement
00:17:40Archetebo,
00:17:41mais il devrait être poursuivi
00:17:42pour appel à l'insurrection
00:17:44comme M. Mélenchon
00:17:45aurait dû être poursuivi
00:17:46en juillet 2023
00:17:48lorsqu'il a appelé clairement
00:17:49à l'insurrection
00:17:50au moment des émeutes de Naël.
00:17:51Le problème,
00:17:52c'est qu'on ne peut pas
00:17:53vivre dans une démocratie
00:17:54quand la loi n'est pas appliquée.
00:17:56Et le problème en France
00:17:56aujourd'hui,
00:17:57c'est que la loi
00:17:58n'est plus appliquée.
00:17:59Et c'est pour ça
00:18:00qu'on a des problèmes.
00:18:01C'est parce que la loi
00:18:01n'est plus appliquée.
00:18:02Moi, je pense aux policiers
00:18:03et aux gendarmes.
00:18:03Ils sont au minimum
00:18:05761,
00:18:06c'était le dernier chiffre en date,
00:18:09à être blessés
00:18:10au cours de ces violences.
00:18:12Vous avez le président de la République
00:18:13qui leur demande
00:18:14de faire preuve d'empathie.
00:18:15Puis vous avez la justice
00:18:15qui ne condamnent pas sévèrement
00:18:17ceux qui se rendent coupables
00:18:18de cette violence.
00:18:19Vous imaginez le message
00:18:19pour ces policiers,
00:18:20pour ces gendarmes
00:18:21qui peut-être,
00:18:22on ne l'espère pas,
00:18:22peut-être vont devoir retourner
00:18:23sur le terrain
00:18:24la semaine prochaine
00:18:24pour à nouveau faire face
00:18:26à des individus violents
00:18:27et dont ils sauront
00:18:28qu'ils ne risquent pas grand-chose.
00:18:29C'est ça qui apparaît
00:18:30dans les premières conditions
00:18:31de la Cour de la Sommission.
00:18:32La présidente de l'Assemblée,
00:18:33il y a le bon privé
00:18:33qui déclare
00:18:34que les lycéens
00:18:35ont le droit
00:18:36de bloquer leurs établissements.
00:18:38Moi, j'ai envie de lui répondre,
00:18:39mais enfin, madame,
00:18:40le droit,
00:18:41c'est celui de la majorité.
00:18:43Le droit,
00:18:43ce n'est pas un droit.
00:18:45Ce n'est pas un droit.
00:18:46Non.
00:18:46Alors, c'est illégal
00:18:46de bloquer le lycée.
00:18:47Non, ce n'est pas un droit.
00:18:48C'est-à-dire qu'ils ont
00:18:49la possibilité de le faire,
00:18:50mais ce n'est pas un droit.
00:18:51Quel droit ont-ils
00:18:52de bloquer un établissement
00:18:53quand ils sont non-représentatifs ?
00:18:55Ils n'ont aucun droit.
00:18:56Ils prennent le droit.
00:18:57Et c'est bien le problème.
00:18:58C'est qu'on est dans un pays
00:18:59dans lequel les minorités
00:19:00prennent le droit.
00:19:01Moi, j'aimerais que la majorité
00:19:02applique le droit
00:19:03et que ce ne soit pas
00:19:04la minorité
00:19:05qui impose le droit.
00:19:07La minorité,
00:19:08en réalité,
00:19:09elle veut imposer
00:19:10à la majorité
00:19:10ce que la majorité
00:19:11ne veut pas.
00:19:11Ça durera le temps
00:19:12que ça durera.
00:19:13Mais moi, je suis certain
00:19:13que ça va s'arrêter.
00:19:14Et sur les recommandations,
00:19:16même les consignes
00:19:17du garde des Sceaux
00:19:18qui appelle à une réponse
00:19:19pénale ferme,
00:19:21qui ne doit pas être excessive.
00:19:23Je trouve que cette formule
00:19:23est quand même
00:19:24assez ambiguë.
00:19:25Pourquoi appeler
00:19:26à ce qu'elle ne soit pas excessive ?
00:19:27Si les faits reprochés
00:19:28sont très graves,
00:19:28la condamnation doit être
00:19:30adaptée à ce qui a été commis.
00:19:32Non, je vais vous répondre,
00:19:33mais peut-être juste rappeler
00:19:34que,
00:19:35et je discutais encore
00:19:37ce matin
00:19:37avec l'un de vos collègues,
00:19:40la plupart des jeunes
00:19:41qui sont présents
00:19:42devant les établissements
00:19:44scolaires
00:19:44sont des extérieurs.
00:19:46En réalité,
00:19:47par exemple,
00:19:47à Sciences Po,
00:19:48j'ai échangé avec le directeur
00:19:49de Sciences Po
00:19:50l'autre jour,
00:19:50il me disait que
00:19:51plus des trois quarts
00:19:52des jeunes
00:19:53qui étaient devant
00:19:53l'établissement
00:19:54n'étaient pas étudiants
00:19:55à Sciences Po.
00:19:56Mais une chose est sûre,
00:19:58c'est que la justice
00:19:59doit sanctionner
00:19:59pénalement
00:20:00et financièrement.
00:20:02C'est d'ailleurs
00:20:0381% des Français
00:20:05sont d'accord
00:20:05pour que ce soit
00:20:06les parents
00:20:06qui payent
00:20:07pour les casseurs.
00:20:08Je pense qu'il faut
00:20:09instaurer des peines
00:20:10minimales
00:20:11et rétablir
00:20:12les courtes peines
00:20:13d'emprisonnement
00:20:14tout en sachant
00:20:15que la délinquance
00:20:15a été multipliée
00:20:16par six
00:20:17ces dernières années.
00:20:18on a atteint
00:20:18un montant
00:20:19de 30 millions
00:20:20de dégâts
00:20:2130 millions d'euros
00:20:23de dégâts
00:20:24minimum.
00:20:25Et Gérald Darmanin
00:20:26disait dans une interview
00:20:28l'autre jour
00:20:28pour vous répondre
00:20:29Thomas
00:20:29qu'il trouvait
00:20:31que faire payer
00:20:32les parents
00:20:33finalement
00:20:33était beaucoup plus utile
00:20:34que l'enfermement.
00:20:35Mais en fait
00:20:36je trouve que l'un
00:20:37n'empêche pas l'autre
00:20:38pourquoi forcément
00:20:40opposer les deux
00:20:41si vous voulez.
00:20:42Donc je veux dire
00:20:43ok pour que les parents
00:20:45payent le prix.
00:20:45Il le dit d'ailleurs
00:20:46dans sa communication
00:20:46il rappelle qu'il veut
00:20:47faire aussi peser
00:20:48la responsabilité
00:20:49sur les parents.
00:20:50Là on parlait
00:20:50d'un individu de 24 ans
00:20:51en l'occurrence
00:20:52ton diamant
00:20:52nous rappelait
00:20:53des profils de 24 ans
00:20:54on ne va pas faire payer
00:20:54les parents
00:20:54d'un adulte de 24 ans.
00:20:56Vous avez parfaitement raison
00:20:57mais il faut aussi
00:20:57qu'il y ait une sanction pénale
00:21:00donc d'accord
00:21:00pour que les parents
00:21:01payent pour la vitre cassée
00:21:03mais celui qui l'a cassée
00:21:04doit répondre de ses actes
00:21:05la facture ne remplace pas
00:21:06la sanction si vous voulez.
00:21:07On va marquer une courte pause
00:21:08et puis on va se poser
00:21:09cette question
00:21:09qui va payer ?
00:21:10Alors on a une petite idée
00:21:11de la réponse
00:21:11c'est probablement vous
00:21:12c'est probablement nous
00:21:13qui allons payer
00:21:14même s'il y a cette loi
00:21:15casseur-payeur
00:21:16qui est à l'étude
00:21:17et qui sera examinée
00:21:18prochainement au Sénat
00:21:19mais en tout cas
00:21:19on constate déjà
00:21:20que les dégâts sont en effet
00:21:21à minimum de 30 millions d'euros
00:21:23ce sera certainement plus
00:21:24parce qu'il y a des lycées
00:21:25vous allez voir
00:21:26notamment ce qui s'est passé
00:21:26près de Bordeaux
00:21:27un lycée
00:21:28où des individus
00:21:29jettent des vélos
00:21:30dans les vitres du lycée
00:21:32ils sont repartis
00:21:32le lycée était sans dessus dessous
00:21:34donc on va vous montrer
00:21:35toutes les images
00:21:35juste après la pause
00:21:36restez avec nous.
00:21:40On est de retour
00:21:41dans Punchline Weekend
00:21:42on va se poser cette question
00:21:43qui va payer les dégâts
00:21:44on vous montrera
00:21:45des images impressionnantes
00:21:47notamment dans un lycée
00:21:48près de Bordeaux
00:21:48et vous entendrez aussi
00:21:49le témoignage de cette France
00:21:51sans doute majoritaire
00:21:52France silencieuse
00:21:53qui en a marre
00:21:54de devoir payer pour les autres
00:21:55et on aura
00:21:55un sondage à l'appui
00:21:56un peu la tendance
00:21:57en ce moment dans le pays
00:21:58mais d'abord
00:21:59je voulais qu'on revienne
00:21:59quand même sur
00:22:00ces images
00:22:01qu'on a pu constater
00:22:02depuis le début du mouvement
00:22:03c'est-à-dire
00:22:04ces journalistes
00:22:04qui sont agressés
00:22:05et nos journalistes
00:22:06les journalistes de CNews
00:22:07ont été visés
00:22:08à plusieurs reprises
00:22:09on vous accomplit
00:22:10quelques-unes
00:22:10des séquences
00:22:11des moments d'agression
00:22:12de certains manifestants
00:22:14contre nos journalistes
00:22:15regardez
00:22:33ça ce sont des scènes
00:22:34qu'on observe
00:22:35depuis le début du mouvement
00:22:37avec des journalistes
00:22:38qui sont parfois traqués
00:22:39ça a été le cas
00:22:40notamment ce matin
00:22:40Anaïs Maréchal
00:22:42qui est journaliste
00:22:42pour 100% Frontières
00:22:44était sur le terrain
00:22:44et elle a été poursuivie
00:22:46sur le terrain
00:22:47pendant de longues minutes
00:22:48elle a été vraiment
00:22:49prise à partie
00:22:50elle témoignait ensuite
00:22:52sur le plateau
00:22:53de 100% Frontières
00:22:53écoutez
00:22:54alors là on vient juste
00:22:55d'arriver
00:22:56ça fait honnêtement
00:22:57deux petites minutes
00:22:58que je suis là
00:22:59donc avec les agents
00:23:00de sécurité
00:23:01et le cadreur
00:23:02et j'ai simplement
00:23:03voulu demander
00:23:03à trois personnes
00:23:04qui étaient en face de moi
00:23:05donc des étudiants
00:23:06quelles étaient leurs revendications
00:23:07pourquoi est-ce qu'ils étaient
00:23:09en train de bloquer l'école
00:23:11alors qu'on sait
00:23:12que la revendication
00:23:12est lycéenne
00:23:13bon maintenant
00:23:13ça a pris un ampleur différent
00:23:14mais voilà
00:23:15je voulais vraiment
00:23:15leur demander pourquoi
00:23:17et directement
00:23:18un d'entre eux
00:23:19a attrapé la bonnette
00:23:20et après c'est parti
00:23:21un petit peu
00:23:22en tous les sens
00:23:23les agents ont voulu
00:23:23la récupérer
00:23:24parce que voilà
00:23:24c'est vrai que
00:23:26c'est notre travail
00:23:28donc moi ce que je fais
00:23:29c'est juste mon travail
00:23:30et bon
00:23:30ça s'est un peu envenimé
00:23:32une centaine d'étudiants
00:23:33sont venus autour de nous
00:23:34et après
00:23:35quand on a voulu partir
00:23:37ils nous ont suivis
00:23:38ça dit beaucoup
00:23:39du climat
00:23:39qui entoure les lycées
00:23:41Rubens
00:23:42vous êtes délégué général
00:23:43de l'Uni
00:23:44et on sait que
00:23:44quand on est à l'Uni
00:23:46et il y a eu beaucoup de témoignages
00:23:47peut-être que vous
00:23:47vous en avez d'ailleurs aussi
00:23:48on est parfois aussi
00:23:50pris pour cible
00:23:50visé délibérément
00:23:52vous êtes même peut-être
00:23:53suivi
00:23:54en tout cas
00:23:54on essaie de savoir
00:23:55où vous êtes
00:23:55lorsque vous menez des actions
00:23:56tout à fait
00:23:58comme j'ai pu le dire
00:23:59à vos confrères
00:24:00sur pas mal de plateaux différents
00:24:03ces manifestations
00:24:04sont pilotées
00:24:05dirigées par l'extrême gauche
00:24:07on le voit
00:24:07là ce sont des personnes
00:24:09cagoulées
00:24:09des personnes qui ont des méthodes
00:24:11bien précises
00:24:11qui sont formées
00:24:12et qui en réalité
00:24:14s'attaquent à tout ce qui
00:24:15est opposé à leurs idées
00:24:16donc aux journalistes
00:24:18aux militants de droite
00:24:19tout simplement
00:24:20aux personnes qui veulent
00:24:21défendre la liberté
00:24:22et aller en cours
00:24:22ils s'attaquent
00:24:24aux représentants de l'état
00:24:25aux forces de l'ordre
00:24:26aux pompiers
00:24:27et effectivement
00:24:28ils s'attaquent aussi
00:24:29beaucoup aux militants
00:24:30de l'Uni
00:24:31sur les campus
00:24:31parce qu'on est un petit peu
00:24:32les seuls
00:24:33à leur faire face
00:24:34dans les universités
00:24:36d'ailleurs c'est un grand sujet
00:24:37on pourrait l'aborder
00:24:38parce que
00:24:39les forces de l'ordre
00:24:40n'ont pas le droit
00:24:40de rentrer dans les universités
00:24:41sans autorisation
00:24:43ce qui fait que
00:24:44l'extrême gauche
00:24:45s'en sert un peu
00:24:45de base arrière
00:24:47pour préparer
00:24:48les mobilisations
00:24:49on vous montrera
00:24:50tout à l'heure
00:24:50ce qui se passe à Nantes
00:24:51l'université de Nantes
00:24:52en ce moment
00:24:52qui est en train
00:24:52d'être transformée en ZAD
00:24:53il n'y a pas d'autre mot
00:24:54on vous montrera
00:24:55les images exclusives
00:24:56dans cette émission
00:24:56notre équipe a pu s'y rendre
00:24:58et c'est exactement
00:24:58ce que vous décrivez
00:24:59c'est-à-dire que ça devient
00:25:00une base arrière
00:25:00on voit même des pavés
00:25:01qui sont accumulés
00:25:02des pavés dont on imagine
00:25:04qu'ils pourraient servir
00:25:04lors de mouvements violents
00:25:06en tout cas ça dit quelque chose
00:25:07aussi sur la liberté de la presse
00:25:08sur les journalistes
00:25:09qui sont pris pour cibles
00:25:11nos équipes ont été
00:25:12régulièrement visées
00:25:13on les cherche
00:25:14dans la foule etc
00:25:15ça dit quelque chose aussi
00:25:17sur l'état d'esprit
00:25:17le climat de violence
00:25:19autour de ces lycées
00:25:20on est très loin
00:25:20des revendications
00:25:21du début Larachikov
00:25:22oui la liberté de la presse
00:25:24en fait c'est pas un buffet
00:25:25où on choisit les journalistes
00:25:26qu'on aime
00:25:26ou qu'on n'aime pas
00:25:29Frontières fait un travail
00:25:30d'intérêt général
00:25:31et montre des images
00:25:32ils filment tout simplement
00:25:33ils ne sont pas dans la provocation
00:25:34avec leurs interlocuteurs
00:25:36ils montrent des images
00:25:37qu'on ne voit pas ailleurs
00:25:38ils font simplement leur travail
00:25:40je me mets à la place
00:25:41de cette journaliste
00:25:41qui doit aller travailler
00:25:44et couvrir une manifestation
00:25:45en fait avec la boule au ventre
00:25:47donc je pense que
00:25:47c'est vraiment pas facile
00:25:49et en fait tout simplement
00:25:50ces gens sont gênés
00:25:52par les images
00:25:53qui sont diffusées
00:25:54par Frontières
00:25:55et c'est pour ça
00:25:56qu'ils se permettent
00:25:57de les agresser
00:25:58mais je pense que
00:26:00comme je suis d'accord avec vous
00:26:01en fait
00:26:02la convergence
00:26:03des luttes ennemies
00:26:04inclut aussi en fait
00:26:05les journalistes
00:26:06au même titre
00:26:07que les policiers
00:26:08au même titre
00:26:09que les juifs
00:26:11au même titre
00:26:12que plein de luttes
00:26:15différentes finalement
00:26:16mais je ne sais pas
00:26:17imaginez un jour
00:26:18vous imaginez
00:26:18un journaliste
00:26:19de libération
00:26:19se faire encercler
00:26:21par des
00:26:23enfin je ne sais pas
00:26:25des militants politiques
00:26:26alors on serait les premiers
00:26:27à dénoncer
00:26:27tout le monde le dénoncerait
00:26:28et là je constate
00:26:29quand même un silence
00:26:30alors il y a eu
00:26:31d'autres journalistes
00:26:31d'autres rédactions aussi
00:26:32qui ont été visées
00:26:32donc il y a eu
00:26:33des montées au créneau
00:26:34mais quand on voit
00:26:35par exemple
00:26:35cette proviseure
00:26:36du lycée Vauclin
00:26:37qui vient d'être attaquée
00:26:38par des militants
00:26:39d'extrême gauche
00:26:40probablement extérieurs
00:26:41à l'établissement
00:26:41elle voit le micro CNews
00:26:43elle dit non
00:26:43je n'ai pas envie
00:26:43de vous répondre
00:26:45après il ne faut pas
00:26:45s'étonner si les étudiants
00:26:47ou les éléments radicaux
00:26:49extérieurs à l'établissement
00:26:50suivent le même
00:26:51le même schéma de pensée
00:26:52en disant
00:26:52on va viser tel média
00:26:53parce qu'on ne l'aime pas
00:26:54on va viser tel journaliste
00:26:55parce qu'il ne dit pas
00:26:56précisément ce qu'on a envie
00:26:57d'entendre
00:26:57bien sûr
00:26:57et ça rejoint ce que disait
00:26:59Lara Tchékov à l'instant
00:27:00c'est-à-dire qu'en fait
00:27:01on est dans une société
00:27:01où il y a le deux poids
00:27:02deux mesures
00:27:02sur absolument tous les sujets
00:27:04c'est-à-dire que vous
00:27:05vous dépassez un tout petit peu
00:27:06la ligne blanche
00:27:07vous prenez des points en main
00:27:08sur votre permis
00:27:08vous avez des gens
00:27:09qui défoncent un abribus
00:27:11qui essayent de massacrer
00:27:12un policier
00:27:13il ne ressort avec rien du tout
00:27:14et pour beaucoup de gens
00:27:15c'est sidérant
00:27:16vous avez Louis Boyard
00:27:18vous avez des députés
00:27:18la France Insoumise
00:27:19qui répètent en permanence
00:27:22des propos antisémites
00:27:23qui appellent à l'insurrection
00:27:24qui expliquent
00:27:25que le pouvoir
00:27:26que vous n'obtenez pas
00:27:26par les urnes
00:27:27il faut l'obtenir par la rue
00:27:28eux ça passe
00:27:29il n'y a aucun problème
00:27:30je pense que vous avez
00:27:31un militant RN
00:27:33reconquête
00:27:33qui dit 10%
00:27:34de ce qu'ils disent
00:27:35le type va en prison
00:27:36et tout le monde est sommé
00:27:37de le dénoncer
00:27:38de le condamner
00:27:38et en fait vous avez
00:27:39cette espèce de dérèglement
00:27:41de la société
00:27:41où selon l'endroit
00:27:43d'où vous parlez
00:27:43vous profitez ou pas
00:27:45d'une immense mansuétude
00:27:46en tout cas soutien
00:27:47à nos équipes
00:27:48qui continuent
00:27:49bien sûr
00:27:49d'aller sur le terrain
00:27:50de vous montrer les images
00:27:51on rappelle qu'on les anonymise
00:27:53on ne dit pas leur nom
00:27:54à l'antenne
00:27:54justement pour éviter
00:27:55qu'ils soient pris pour cible
00:27:57c'est quand même dommage
00:27:57d'en arriver là
00:27:58pour des manifestations
00:27:59de lycéens à la base
00:28:01qui ont des revendications
00:28:01et qui sont transformées
00:28:02en mouvements des meutes
00:28:03parfois
00:28:04ils se réclament
00:28:05de l'héritage révolutionnaire
00:28:07en fait
00:28:07tout en contestant
00:28:08l'une de ses libertés
00:28:09les plus précieuses
00:28:10à savoir la liberté d'expression
00:28:11ils ne sont pas
00:28:11à une contradiction près
00:28:12les militants
00:28:13oui vous voulez y rajouter
00:28:14quelque chose Rubens ?
00:28:14Oui vous savez
00:28:15ce qu'il faut bien comprendre
00:28:16c'est que c'est une stratégie
00:28:17de leur part
00:28:17ils savent qu'ils ne peuvent pas
00:28:19gagner par les urnes
00:28:20leur objectif
00:28:21est d'arriver au second tour
00:28:23face au Rassemblement National
00:28:26ils savent qu'ils perdront
00:28:27les élections
00:28:27si cela arrive
00:28:28pour ensuite derrière
00:28:29légitimer davantage
00:28:31leur violence
00:28:31aller toujours plus loin
00:28:32et tenter
00:28:32de faire passer leurs idées
00:28:34par une révolution violente
00:28:35En tout cas
00:28:36on va venir à cette question
00:28:37qui va payer les dégâts ?
00:28:38On est à minimum 30 millions
00:28:40ça va sans doute être davantage
00:28:42sondage exclusif
00:28:43CSA pour CNews Europe 1
00:28:45et le JDD
00:28:45sur la loi
00:28:46casseur-payeur
00:28:47je rappelle un peu
00:28:48ce qu'elle prévoit
00:28:49cette loi
00:28:49c'est notamment
00:28:50de pouvoir faire poser
00:28:50sur les parents
00:28:52les sanctions financières
00:28:53en allant chercher
00:28:54pourquoi pas
00:28:55dans les allocations familiales
00:28:56pourquoi pas
00:28:56dans les APL
00:28:57et de faire payer
00:28:58réellement
00:28:59alors c'est dans une limite
00:29:00de 10 000 euros
00:29:01mais quand même
00:29:01de faire payer
00:29:02les principaux responsables
00:29:04de ces dégâts
00:29:0585% des personnes interrogées
00:29:07y sont favorables
00:29:07c'est le résultat
00:29:08de ce sondage
00:29:09qui montre effectivement
00:29:09l'écrasante majorité
00:29:11de cette France
00:29:12majoritaire
00:29:13silencieuse
00:29:13qui en a marre
00:29:14de payer pour les autres
00:29:15et ce qui est intéressant
00:29:15c'est que même
00:29:16dans le détail
00:29:16des proximités politiques
00:29:18qu'on soit de gauche
00:29:19ou qu'on soit de droite
00:29:19on est d'accord
00:29:20il y a un consensus
00:29:21sur cette question
00:29:22Marc Varnot
00:29:23c'est plus aux Français
00:29:25honnêtes
00:29:25de payer
00:29:25pour une poignée
00:29:26de militants
00:29:28violents
00:29:28et dangereux
00:29:29je suis d'accord avec vous
00:29:30mais il y a aussi
00:29:3185% des gens
00:29:32qui ne savent pas
00:29:33comment ça fonctionne
00:29:34le principe
00:29:34du casseur-payeur
00:29:35or il est bon
00:29:36de rappeler quand même
00:29:37que quand on pense
00:29:38faire payer les délinquants
00:29:39en réalité
00:29:40ils ne payent pas
00:29:40parce qu'on les condamne
00:29:41à des AFD
00:29:42des amendes forfaitaires
00:29:43délictuelles
00:29:43qui ne sont recouvrées
00:29:44qu'à 35%
00:29:45parce que nos charmants députés
00:29:46ont eu l'excellente idée
00:29:48d'en exonérer
00:29:49tous ceux qui sont
00:29:51soit sous aide sociale
00:29:52soit sans emploi
00:29:53soit RSA
00:29:53etc
00:29:54et comme évidemment
00:29:55ceux qui cassent
00:29:56ce ne sont pas les enfants
00:29:57de Bernard Arnault
00:29:58évidemment
00:29:59donc on a des gens
00:30:00qui sont du coup
00:30:01pas solvables
00:30:02ou pas astreints
00:30:03à payer ces AFD
00:30:04donc la première des choses
00:30:05c'est que pour que
00:30:05le casseur-payeur fonctionne
00:30:07il faudrait donner
00:30:08des amendes fiscales
00:30:09pourquoi des amendes fiscales ?
00:30:11parce que le fisc
00:30:12il a la mémoire longue
00:30:13c'est incompressible
00:30:14et ça dure toute une vie
00:30:15et je pense que si quelqu'un
00:30:16avait une amende fiscale
00:30:17à 16 ans
00:30:17quand il casse un abribus
00:30:18et que lorsqu'il aura
00:30:19son premier salaire
00:30:20à 21 ans
00:30:20ou 22 ans
00:30:21ou 19 ans
00:30:22et bien qu'on vient
00:30:22de lui prendre
00:30:23500 euros par mois
00:30:24à hauteur de l'amende
00:30:26à laquelle il a été condamné
00:30:27je pense que ça ferait
00:30:28un tout petit peu plus
00:30:29réfléchir
00:30:29que d'avoir une amende
00:30:30forfaitaire délictuelle
00:30:34la deuxième chose
00:30:35c'est que moi ça me paraît
00:30:36extrêmement important
00:30:37de rappeler
00:30:38qui paye
00:30:38parce qu'aujourd'hui
00:30:39qui paye
00:30:40un collège
00:30:40c'est le département
00:30:41un lycée
00:30:42c'est la région
00:30:43mais à la fin de l'histoire
00:30:44ce sont les assureurs
00:30:45les assureurs
00:30:47qu'est-ce qu'ils vont faire
00:30:47ils vont répercuter ça
00:30:49et donc c'est ceux qui payent
00:30:50des assurances
00:30:51qui le payeront
00:30:52ce qui veut dire quoi
00:30:53ce qui veut dire
00:30:53que c'est toujours les mêmes
00:30:54c'est les français
00:30:54qui sont solvables
00:30:55ceux qui payent des impôts
00:30:56qui payent des assurances
00:30:58qui payeront les dégâts
00:30:59et ça aujourd'hui
00:31:00les gens en ont ras-le-bol
00:31:01ras-le-bol
00:31:02ras-le-bol
00:31:03c'est insupportable
00:31:04écoutez ce que dit
00:31:05le président de la région
00:31:06Auvergne-Rhône-Alpes
00:31:07il y a quelques instants
00:31:08il était en déplacement
00:31:09justement devant un lycée
00:31:10qui a été vandalisé
00:31:11il dit c'est pas aux français
00:31:12de payer
00:31:13écoutez-le
00:31:14Monsieur le président
00:31:15qui va payer
00:31:16pour la réparation des dégâts ?
00:31:17Pas les habitants
00:31:18d'Auvergne-Rhône-Alpes
00:31:20et je vous remercie
00:31:21de votre question
00:31:22parce qu'elle est absolument
00:31:22essentielle
00:31:24nous ne pouvons pas
00:31:25accepter
00:31:26que le contribuable
00:31:27soit in fine
00:31:28appelé
00:31:29au paiement
00:31:30des dégâts
00:31:31que nous avons constatés
00:31:32et ils sont
00:31:33nombreux
00:31:34ils sont majeurs
00:31:35ce sont des volumes financiers
00:31:36considérables
00:31:37et donc ça ne peut pas
00:31:38être le contribuable
00:31:39c'est pour ça
00:31:40qu'il faut que nous soyons
00:31:41fermes et déterminés
00:31:43sur le fait
00:31:44que les casseurs
00:31:45doivent être appelés
00:31:46en responsabilité
00:31:47et d'ailleurs
00:31:48vous l'avez vu
00:31:49peut-être
00:31:50dès le mois de septembre
00:31:51j'ai annoncé
00:31:52des mesures
00:31:52de responsabilisation
00:31:53dans tous les établissements
00:31:55qui en font le choix
00:31:56c'est renvoyé
00:31:57au conseil d'administration
00:31:58c'est l'objet
00:31:59d'une délibération
00:32:00de notre assemblée plénière
00:32:01dans 15 jours précisément
00:32:02parce que
00:32:03au quotidien
00:32:05comme dans les événements
00:32:06majeurs
00:32:06il n'est pas acceptable
00:32:08que les établissements
00:32:09soient cassés
00:32:10il n'est pas acceptable
00:32:11que l'effort
00:32:12de la collectivité
00:32:13avec de l'argent public
00:32:14soit ensuite
00:32:16l'objet de casse
00:32:17c'est proprement
00:32:18inacceptable
00:32:19il a raison
00:32:20il a raison
00:32:20Fabrice Pancouche
00:32:21de dire ça
00:32:21ce n'est pas aux contribuables
00:32:22de la région
00:32:23de payer
00:32:23alors après
00:32:24c'est un discours
00:32:25mais dans les faits
00:32:25malheureusement
00:32:26aujourd'hui
00:32:26en attendant cette loi
00:32:28qui pourrait peut-être
00:32:29changer les choses
00:32:29c'est le contribuable
00:32:30qui paye
00:32:31à la fin des fins
00:32:31c'est vous
00:32:32c'est moi
00:32:32qui payons
00:32:33vous avez raison
00:32:33non mais là
00:32:34très clairement
00:32:34on ne peut que souscrire
00:32:36au discours du président
00:32:37de cette région
00:32:38en revanche
00:32:39en fait
00:32:39pour que
00:32:41effectivement
00:32:42des personnes
00:32:42qui sont mis en cause
00:32:43dans de la casse
00:32:46reçoivent réellement
00:32:46la facture
00:32:47il faut aujourd'hui
00:32:48que le conseil régional
00:32:49se retourne
00:32:50contre ces personnes
00:32:51donc dépose plainte
00:32:52et les poursuivre
00:32:53devant les tribunaux
00:32:53et ensuite
00:32:54il faut que les tribunaux
00:32:56les condamnent
00:32:57c'est ça
00:32:57l'immense difficulté
00:32:58et vous avez le problème
00:33:00des gens qui sont insolvables
00:33:01des gens qui
00:33:02pour plein de raisons
00:33:02vont échapper à l'amende
00:33:04vont échapper à la sanction
00:33:05donc il n'y a plus
00:33:06qu'une seule solution
00:33:07c'est l'amende fiscale
00:33:08c'est
00:33:09vous savez
00:33:09c'est comme vous
00:33:11si vous
00:33:11vous êtes d'accord
00:33:12avec Marc Varnot
00:33:12je suis d'accord
00:33:13avec Marc Varnot
00:33:14aujourd'hui
00:33:15est-ce qu'on peut saisir
00:33:16sur les aides sociales
00:33:17mais vous demain
00:33:18si vous avez des impayés
00:33:19pour des contraventions
00:33:21par exemple
00:33:22vous avez votre employeur
00:33:23qui va avoir une notification
00:33:25de l'administration fiscale
00:33:26vous allez être saisi
00:33:27sur votre salaire
00:33:28directement
00:33:28vous n'aurez même pas
00:33:29à dire oui non
00:33:30à donner votre rib
00:33:30ce sera fait comme ça
00:33:31directement
00:33:32moi je ne vois pas
00:33:33pourquoi est-ce qu'on ne peut pas
00:33:33faire exactement la même chose
00:33:35sur les prestations sociales
00:33:36de toutes ces personnes-là
00:33:37puisque comme la plupart
00:33:38d'entre elles
00:33:38à chaque fois font en sorte
00:33:39d'être insolvables
00:33:40il n'y a plus qu'une seule solution
00:33:41c'est les aides sociales directes
00:33:43il y a quand même
00:33:44un ras-le-bol qui s'exprime
00:33:45vous l'avez vu au travers
00:33:45de ce sondage
00:33:46mais il y a de plus en plus
00:33:47de personnes qui prennent la parole
00:33:48sur les réseaux sociaux
00:33:48alors on sait ce qu'il peut en coûter
00:33:49en plus en ce moment
00:33:50de s'opposer justement
00:33:52un peu au discours ambiant
00:33:53qui vise à dire
00:33:54qu'il s'agit de gentils lycéens
00:33:56non il y a aussi des casseurs
00:33:57et il y a aussi des dégâts
00:33:58qu'il va falloir payer
00:33:59écoutez par exemple
00:33:59ce que dit cette créatrice
00:34:01de mobilier
00:34:02mère de famille
00:34:03à Hier
00:34:04elle s'est exprimée
00:34:05dans une vidéo
00:34:05elle a fait un gros succès
00:34:07elle a eu un gros succès
00:34:07cette vidéo
00:34:08elle a été visionnée
00:34:09plus d'un million de fois
00:34:09écoutez ce qu'elle dit
00:34:11là je suis mais
00:34:12je suis blasée
00:34:13j'ai même pas les mots
00:34:14j'ai même pas les mots
00:34:15je suis maman de deux garçons
00:34:16qui ont 7 et 5
00:34:17donc un jour ils rentreront
00:34:18j'espère au collège
00:34:19et au lycée
00:34:19si un jour je surprends
00:34:21un de mes garçons
00:34:22dans ce type d'attroupement
00:34:23dans ce type d'ultra-violence
00:34:24il vaut mieux pour lui
00:34:25qu'il se fasse attraper
00:34:26par les flics
00:34:26et qu'il passe la nuit en tôle
00:34:27je vous garantis
00:34:28qu'il vaut mieux pour lui
00:34:29parce que si c'est moi
00:34:29qu'il attrape
00:34:30je lui dévisse la tête
00:34:31comment vous osez faire ça
00:34:32nous à l'époque
00:34:33quand on avait froid en classe
00:34:34on mettait le manteau
00:34:35et quand on avait chaud en classe
00:34:36on enlevait le manteau
00:34:37à la cantine
00:34:38s'il n'y avait pas porc
00:34:39on mangeait quand même
00:34:40s'il n'y avait pas gluten
00:34:40on mangeait quand même
00:34:41s'il n'y avait pas céréales
00:34:42on mangeait quand même
00:34:42s'il n'y avait pas salade
00:34:43on mangeait quand même en fait
00:34:44et le soir quand on rentrait
00:34:45si on avait une mauvaise note
00:34:46on ne portait pas plainte
00:34:47contre l'établissement
00:34:48non
00:34:48c'est les parents
00:34:49qui nous en collaient une
00:34:50et ensuite on allait faire nos devoirs
00:34:51c'est le monde à l'envers
00:34:52vous marchez sur la tête
00:34:53les gars
00:34:54descendez de votre nuage
00:34:55c'est un truc de dingue
00:34:56les pompiers
00:34:56sur lesquels vous êtes en train
00:34:57de tabasser
00:34:58et les camions
00:34:59vous êtes en train de brûler
00:35:00ce sont eux-mêmes
00:35:01qui viendront vous sauver les miches
00:35:02quand vous en aurez besoin
00:35:03le jour où vraiment
00:35:04ça va commencer à merder
00:35:04pour votre cul à vous
00:35:06elle dit tout
00:35:07cette mère de famille
00:35:09je pense qu'il y a beaucoup de parents
00:35:10beaucoup de français
00:35:11qui nous regardent
00:35:11et qui nous écoutent
00:35:12et qui se disent
00:35:12mais effectivement
00:35:13il n'y a pas de raison
00:35:14moi si mon enfant va casser
00:35:16c'est moi qui vais même
00:35:17aller l'emmener peut-être
00:35:18à la police
00:35:18pourquoi pas pour qu'il paye
00:35:19c'est pas aux français
00:35:21honnêtes de payer
00:35:21en fait ça paraît une évidence
00:35:23je l'entends
00:35:23on l'entend depuis des années
00:35:24à Lara Chekhov
00:35:25on va pas se mentir
00:35:25depuis que j'ai l'âge
00:35:26de suivre l'actualité
00:35:27j'entends dire
00:35:28qu'il faut que les casseurs
00:35:29soient les payeurs
00:35:30bon c'est toujours pas le cas
00:35:31alors est-ce qu'avec la loi
00:35:32ça peut vraiment changer quelque chose
00:35:33est-ce que vous y croyez ?
00:35:35on espère en tout cas
00:35:36c'est vrai que c'est pas
00:35:37encore une fois
00:35:37ce seront les honnêtes gens
00:35:38qui vont se retrouver
00:35:39à payer pour ces casse-là
00:35:42alors que ces honnêtes gens
00:35:44payent déjà leurs impôts
00:35:45en réalité
00:35:46les français je pense
00:35:47n'ont déjà plus les moyens
00:35:48de payer leurs carburants
00:35:49ils n'ont plus les moyens
00:35:50de payer leurs courses alimentaires
00:35:53donc ils n'ont pas
00:35:54à devoir payer
00:35:55pour les abris de bus
00:35:57cassés par ces racailles
00:35:59et cervelées
00:35:59si vous voulez
00:36:00donc c'est pour ça
00:36:01que je pense que la loi
00:36:02d'Éric Ciotti
00:36:03va vraiment dans le bon sens
00:36:04parce que cette loi
00:36:05effectivement consiste
00:36:07à sanctionner les casseurs
00:36:09mais aussi les instigateurs
00:36:13pardon c'est-à-dire
00:36:13ceux qui étaient présents
00:36:15lors des émeutes
00:36:17mais qui n'ont pas
00:36:18directement participé
00:36:19à la casse
00:36:19qui étaient dans l'attroupement
00:36:20qui a participé aux violences
00:36:21dans l'attroupement
00:36:22exactement
00:36:23c'est après ce que faisait
00:36:23la loi anticasseur
00:36:24avant d'être abrogée
00:36:25en 1981
00:36:25par président socialiste
00:36:27donc ils proposent
00:36:28de la remettre
00:36:29à l'ordre du jour
00:36:30avec plein de mesures
00:36:32comme les prélèvements
00:36:34sur les aides sociales
00:36:35effectivement
00:36:35les allocations familiales
00:36:37supprimer le RSA
00:36:39et les aides de logement
00:36:40pour toutes ces familles
00:36:42aussi le complément familial
00:36:43etc
00:36:44donc il faut l'encourager
00:36:45cette loi
00:36:47sauf que
00:36:48ce qui va se passer
00:36:49comme d'habitude
00:36:49la case justice
00:36:50c'est-à-dire que
00:36:51quand ils vont vouloir
00:36:52prélever des aides sociales
00:36:53hop tribunal
00:36:55tribunal jurisprudence
00:36:56inapplicable
00:36:56comme à chaque fois
00:36:57parce qu'il faut le reste à vivre
00:36:58exactement
00:36:58et donc vous allez avoir
00:37:00des décisions de justice
00:37:01qui vont faire jurisprudence
00:37:02et qui vont casser
00:37:03le texte de loi
00:37:04en tout cas je voulais vous montrer
00:37:04précisément comment ça s'est passé
00:37:05à Lormont
00:37:06Lormont c'est une commune
00:37:07près de Bordeaux
00:37:07où le lycée a été saccagé
00:37:09par des individus
00:37:10ils jettent des vélos
00:37:11dans les vitres du lycée
00:37:14c'est incroyable
00:37:14regardez ce reportage
00:37:17Téléphone à la main
00:37:18ce jeune homme
00:37:19filme le chaos
00:37:20semé par une quarantaine
00:37:22d'individus
00:37:22comme pour exhiber
00:37:24fièrement
00:37:24sur les réseaux sociaux
00:37:25l'étendue des dégâts
00:37:29Difficile d'imaginer
00:37:30qu'il s'agit
00:37:30de salles de classe
00:37:31celles du lycée
00:37:33Les Iris
00:37:33à Lormont
00:37:34dans la banlieue de Bordeaux
00:37:35Ces jeunes qui étaient là
00:37:36n'étaient pas là
00:37:36pour discuter
00:37:37donc à partir de ce moment là
00:37:39aucune interaction
00:37:40n'est possible
00:37:41Les tables sont renversées
00:37:43les ordinateurs cassés
00:37:45les vitres brisées
00:37:46comme si une tornade
00:37:48avait traversé les lieux
00:37:49Ils dénoncent l'état
00:37:51dans lequel ils travaillent
00:37:52et donc du coup
00:37:53ils détruisent encore les lycées
00:37:54ça empêche nos élèves
00:37:55de travailler
00:37:55Dans les couloirs
00:37:56plusieurs jeunes déambulent
00:37:58au milieu des débrines
00:37:59les visages dissimulés
00:38:01entièrement vêtus de noir
00:38:02ils se seraient introduits
00:38:04dans l'établissement
00:38:05après avoir forcé les grillages
00:38:08avant de mettre le feu
00:38:09aux ateliers d'imprimerie
00:38:11Ils ont mis le feu
00:38:13au stock de papeterie
00:38:14ils ont saccagé
00:38:15tout l'outil de travail
00:38:16en fait de nos élèves
00:38:16Et le saccage
00:38:18ne s'arrête pas là
00:38:19dans ce qui ressemble
00:38:20à une scène d'amusement
00:38:21l'un des casseurs
00:38:23cagoulé
00:38:24s'empare d'un extincteur
00:38:26et asperge les locaux
00:38:27sous l'objectif du téléphone
00:38:29Sur place hier
00:38:31la police scientifique
00:38:32a procédé
00:38:33aux premières constatations
00:38:35Sur les 126 personnes
00:38:36qui ont été interpellées
00:38:38et placées en garde à vue
00:38:39par les services de police
00:38:40ou de gendarmerie
00:38:41ici en Gironde
00:38:42vous avez un tiers
00:38:42de ces personnes
00:38:43qui ne sont pas des lycéens
00:38:44et qui se sont agrégées
00:38:46à ce mouvement là
00:38:47200 000 euros de préjudice
00:38:48ont déjà été estimés
00:38:50dans cet établissement
00:38:51qui accueille
00:38:52près de 1000 lycéens
00:38:53et une centaine d'étudiants
00:38:55Voilà
00:38:56ça ce sont les images
00:38:57très concrètement
00:38:57de ce qui peut se passer
00:38:58dans un lycée
00:38:59on a pris cet exemple là
00:39:00il y en a évidemment
00:39:00beaucoup d'autres
00:39:01on se rappelle
00:39:01de ce qui s'est passé
00:39:02au lycée Nelson Mandela
00:39:03à Nantes
00:39:04qui venait d'être refait
00:39:05il était flambant neuf
00:39:07et il a été dégradé
00:39:08il y a beaucoup d'exemples
00:39:09mais alors
00:39:10il y a les dégâts matériels
00:39:11il y a ce qu'on va devoir payer
00:39:12et puis il y a
00:39:12les dégâts psychologiques
00:39:13imaginez être professeur
00:39:14à l'intérieur de ce lycée
00:39:15de se dire
00:39:16attendez à tout moment
00:39:16il y a des individus extérieurs
00:39:17qui peuvent arriver
00:39:18et commettre ces dégradations
00:39:19la femme d'un des professeurs
00:39:21de ce lycée
00:39:22à Lormont
00:39:23était invitée
00:39:24au micro d'Eliott Deval
00:39:25sur Europe 1
00:39:26ce midi
00:39:27écoutez c'est vraiment
00:39:28un témoignage bouleversant
00:39:30ils ont commencé
00:39:31à entendre des grands coups
00:39:32violents portés
00:39:33contre les portes
00:39:34donc ils sont sortis
00:39:35et là ils ont compris
00:39:37il y avait environ
00:39:3825
00:39:40je vais dire
00:39:41casseurs
00:39:42cagoulés
00:39:43masqués
00:39:43on ne peut pas dire
00:39:44s'il y avait ou pas
00:39:45des élèves au milieu d'eux
00:39:46moi je vous répète
00:39:47fidèlement
00:39:48parce que je vais aux nouvelles
00:39:49régulièrement
00:39:49parce que je suis très inquiète
00:39:51moi quand mon mari
00:39:52rentre tard
00:39:53ou rentre très tôt
00:39:54parce qu'il n'a pas pu faire court
00:39:56et donc
00:39:57ils ont été
00:39:58d'une très grande violence
00:39:59ils agissaient
00:40:01surtout sur les vitres
00:40:02sur les bureaux
00:40:03ils ont commencé
00:40:04à mettre le feu
00:40:05dans deux salles
00:40:07donc mon mari
00:40:08et ses trois collègues
00:40:11ont réussi
00:40:12à les mettre en fuite
00:40:13après vraiment
00:40:13ça a été très très très
00:40:15dangereux pour eux
00:40:17c'est compliqué
00:40:18être professeur
00:40:18comme c'est compliqué
00:40:19c'est ce que me dit
00:40:20Louis Vauvre
00:40:21il a raison
00:40:21qui prépare cette émission
00:40:22avec moi
00:40:23il me dit
00:40:23aujourd'hui être professeur
00:40:24c'est comme être pompier
00:40:25ou policier
00:40:26en fait vous êtes amené
00:40:27à peut-être subir
00:40:28des risques
00:40:29pour votre santé physique
00:40:32c'est quand même incroyable
00:40:33d'en arriver
00:40:33à cet état de fait là
00:40:34de se dire
00:40:35attendez dans un lycée
00:40:36on n'est même pas serein
00:40:37on n'est même pas
00:40:37dans le temple du savoir
00:40:38il y a des dégradations
00:40:39qui sont possibles
00:40:40Marc
00:40:40on a retiré aux profs
00:40:42les trois quarts
00:40:43de ce qu'ils faisaient
00:40:43leur statut
00:40:44c'est-à-dire leur autorité
00:40:45c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:40:47vous avez
00:40:47si vous regardez
00:40:48les violences
00:40:49contre les enseignants
00:40:50c'est extrêmement instructif
00:40:52lorsque les enfants sont petits
00:40:53ce sont les parents
00:40:54qui viennent agresser les profs
00:40:56et lorsque les enfants
00:40:56sont au collège
00:40:57ou au lycée
00:40:58ce sont les collégiens
00:40:59et les lycéens
00:40:59qui agressent les profs
00:41:00enfin dans quel monde vit-on
00:41:02on va commencer à former
00:41:03les professeurs
00:41:03pour devoir affronter
00:41:04ce genre de situation
00:41:04c'est terrible
00:41:05c'est pas ce que vous dites
00:41:06mais ça paraît fou
00:41:08aujourd'hui
00:41:08de devoir dire
00:41:08qu'ils doivent être formés
00:41:09pour ça
00:41:09ce que je veux simplement dire
00:41:10c'est que l'abandon
00:41:11la sanction
00:41:12l'hypocrisie
00:41:13le laisser faire
00:41:14le on peut quand même pas
00:41:16punir un enfant de 12 ans
00:41:17toutes ces logiques
00:41:18pardonnez-moi
00:41:19mais débiles
00:41:20le résultat il est là
00:41:21c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:41:22on a un système éducatif
00:41:23qui ne fonctionne plus
00:41:24des profs qui n'ont plus
00:41:25aucune autorité
00:41:25des enfants qui se croient
00:41:27tout permis
00:41:27et puis finalement
00:41:28à la fin
00:41:29on n'en parle pas
00:41:29mais celui qui veut étudier
00:41:31celui qui a envie d'apprendre
00:41:32celui qui a envie d'aller à l'école
00:41:33il n'a plus le droit
00:41:34c'est vrai que des cas
00:41:36de professeurs agressés
00:41:37on en parle très régulièrement
00:41:38j'ai eu souvenir
00:41:39dernièrement d'une enseignante
00:41:40qui avait été agressée
00:41:42sexuellement
00:41:42par un enfant
00:41:43par un élève
00:41:44de 12 ans
00:41:45si vous voulez
00:41:45donc là c'est vrai
00:41:47que les jeunes
00:41:47on a l'impression
00:41:48qu'ils ont un peu
00:41:48le cerveau en friche
00:41:50et les idées
00:41:50un peu déstructurées
00:41:52d'ailleurs le psychiatre
00:41:53Maurice Berger
00:41:55parlait d'instaurer
00:41:57il parlait d'un truc intéressant
00:41:58il parlait d'instaurer
00:41:59le collège unique
00:42:01enfin non pardon
00:42:02de mettre fin au collège unique
00:42:05parce qu'il y a eu
00:42:05de plus en plus de jeunes
00:42:06en fait qui avaient la volonté
00:42:07de faire effectivement
00:42:08des choses manuelles
00:42:10et parce qu'ils ont de plus en plus
00:42:11de mal finalement
00:42:12à se concentrer
00:42:13c'est lié évidemment
00:42:13aux écrans
00:42:14aux digitales
00:42:15aux réseaux sociaux
00:42:16etc.
00:42:17mais ce qui est sûr
00:42:17c'est que
00:42:18en mai 68
00:42:21il y avait beaucoup
00:42:22de contestations
00:42:23évidemment
00:42:24mais
00:42:25les personnes
00:42:26qui manifestaient
00:42:27avaient des idéaux
00:42:28ils avaient un projet
00:42:30de transformer
00:42:31la société
00:42:31alors qu'aujourd'hui
00:42:33ces émeutiers
00:42:34prennent un malin plaisir
00:42:36si vous voulez
00:42:36à casser
00:42:37et à être violent
00:42:39entre eux
00:42:40donc on ne s'en prend
00:42:41plus seulement
00:42:42à l'autorité de l'adulte
00:42:43mais on s'en prend
00:42:44aussi physiquement
00:42:45en fait
00:42:46à l'adulte
00:42:47et le gouvernement
00:42:48a sa part de responsabilité
00:42:50aussi
00:42:51parce qu'il ne fait plus rêver
00:42:52ces jeunes
00:42:52il n'y a plus d'idéaux
00:42:53aujourd'hui
00:42:54il n'y a pas de vision
00:42:55il n'y a pas d'orientation
00:42:56si vous voulez
00:42:57ça fait 4 mois
00:42:58qu'on voit
00:42:59des plans d'urgence
00:43:00se succéder
00:43:01on a eu un plan d'urgence
00:43:03sur la canicule
00:43:04on a eu un plan d'urgence
00:43:05sur la protection
00:43:06de l'enfant
00:43:07sur les pompiers
00:43:08sur les incendies
00:43:10sur les agriculteurs
00:43:12maintenant
00:43:12les lycéens
00:43:13on n'en peut plus
00:43:14en fait
00:43:14on va vous montrer une image
00:43:15on en parlera
00:43:16notamment avec vous
00:43:17Ruben Strachan
00:43:18je rappelle que vous êtes
00:43:19délégué national de l'Uni
00:43:19regardez cette image
00:43:20c'est l'université de Nantes
00:43:23l'université du Tertre
00:43:25et alors vous voyez
00:43:25les pavés qui ont été accumulés
00:43:27on est dans une université
00:43:29qui a été refaite
00:43:30pour une grande partie
00:43:31en 2022
00:43:3230 millions d'euros
00:43:33ça a coûté
00:43:34vous voyez déjà
00:43:35comment elle est dégradée
00:43:36et puis surtout
00:43:36la question qu'on va se poser
00:43:37c'est
00:43:38elle est en train de se transformer
00:43:39en ZAD
00:43:39cette université
00:43:40c'est en train de devenir
00:43:41la base arrière
00:43:41de ceux qui peut-être
00:43:42déjà c'est à Nantes
00:43:43ah oui
00:43:44Nantes qui a un passif
00:43:45avec les ZAD
00:43:45c'est l'historique
00:43:46de toute l'ultra-gauche française
00:43:48surtout depuis
00:43:49Notre-Dame-des-Landes
00:43:50qui a été
00:43:51Edouard Philippe
00:43:51qui avait cédé
00:43:52à Notre-Dame-des-Landes
00:43:53encore un recul
00:43:54encore un recul
00:43:55on va en parler
00:43:56on vous montrera
00:43:56toutes les images
00:43:57exclusives à l'intérieur
00:43:58de cette université
00:43:59restez avec nous
00:43:59vous allez voir
00:44:00c'est sidérant
00:44:00on revient dans quelques instants
00:44:02dans Punchline
00:44:02à tout de suite
00:44:05on est de retour
00:44:06dans Punchline Weekend
00:44:07on est ensemble
00:44:08jusqu'à 19h
00:44:08pour décrypter
00:44:09les sujets
00:44:09qui font l'actualité
00:44:10je vous présente
00:44:11dans quelques instants
00:44:12les invités
00:44:12qui m'accompagnent
00:44:13mais d'abord
00:44:13il est quasiment
00:44:1418h pile
00:44:15et c'est l'heure
00:44:15de faire un nouveau point
00:44:16sur l'actualité
00:44:17c'est le journal
00:44:18avec Valérie Acnin
00:44:19rebonsoir Valérie
00:44:23rebonsoir Thomas
00:44:24et bonsoir à tous
00:44:25la mobilisation lycéenne
00:44:26se poursuit
00:44:27partout en France
00:44:28des blocages
00:44:28à Paris
00:44:29à l'école
00:44:30des mines
00:44:30dans le 6ème arrondissement
00:44:32au lycée Hélène Boucher
00:44:33dans le 20ème arrondissement
00:44:34à l'université
00:44:35Paris-Panthéon-Assas
00:44:36mais aussi à Toulouse
00:44:38en Haute-Garonne
00:44:39sur les 3700 établissements
00:44:41141 sont fermés
00:44:43sur l'ensemble
00:44:43du territoire
00:44:45actualité politique
00:44:46selon la commission
00:44:47d'organisation
00:44:47de la primaire
00:44:48PS Place Publique
00:44:50la plateforme en ligne
00:44:51prestataire du vote
00:44:52pour la primaire socialiste
00:44:53a été la cible
00:44:54d'une cyberattaque
00:44:56depuis ce matin
00:44:57elle est perturbée
00:44:58par un afflux massif
00:44:59et fictif
00:45:00de connexions
00:45:01plus de 140 000 personnes
00:45:02doivent participer
00:45:03au scrutin
00:45:04d'ici samedi 20h
00:45:06dans le reste
00:45:07de l'actualité
00:45:08le prix Nobel
00:45:08de la paix
00:45:09a été attribué
00:45:10à l'avocate
00:45:11sud-africaine
00:45:12Navane Etem Pillé
00:45:13la femme de 85 ans
00:45:15et haute commissaire
00:45:16des Nations Unies
00:45:17aux droits humains
00:45:17l'ancienne présidente
00:45:19du tribunal pénal international
00:45:20pour le Rwanda
00:45:21a été sacré
00:45:22pour ses efforts
00:45:23en faveur de la paix
00:45:24et du droit international
00:45:26annonce
00:45:27du comité Nobel
00:45:28à Oslo
00:45:28regardez
00:45:29ces images
00:45:30impressionnantes
00:45:31d'une tornade
00:45:32qui s'est formée
00:45:33sur plusieurs localités
00:45:34situées dans l'ouest
00:45:35de la Sicile
00:45:36le phénomène
00:45:37a causé des dégâts
00:45:38après la formation
00:45:39d'une rare
00:45:40double trombe marine
00:45:41au large
00:45:42près du port
00:45:43de Marsala
00:45:43selon la presse italienne
00:45:45deux personnes
00:45:46qui se trouvaient
00:45:47à bord
00:45:47d'une voiture
00:45:48frappée par la tornade
00:45:49ont été hospitalisées
00:45:50pour terminer
00:45:52rendez-vous
00:45:52à ne pas manquer
00:45:53documentaire inédit
00:45:55à 21h
00:45:56Jean-Jacques Goldman
00:45:5750 ans
00:45:58dans le cœur
00:45:58des Français
00:45:59ce sera à suivre
00:46:00sur CNews
00:46:02Merci beaucoup
00:46:04Valérie
00:46:04pour ce point
00:46:05complexe sur l'actualité
00:46:06rendez-vous
00:46:06ce soir
00:46:07à 21h
00:46:07pour ce documentaire
00:46:08événement
00:46:09je vous représente
00:46:10les invités
00:46:10qui m'accompagnent
00:46:11Lara Tchékov
00:46:11est toujours avec nous
00:46:12Ruben Strachan
00:46:13également
00:46:13délégué national
00:46:14de l'Uni
00:46:15Marc Varnot
00:46:16Louis Dragnet
00:46:17les indéboulonnables
00:46:17du vendredi
00:46:18sont là
00:46:18et j'ai le plaisir
00:46:19d'accueillir
00:46:19Johan Gillet
00:46:20bonsoir
00:46:20vous êtes député
00:46:21RN du Gard
00:46:22directeur adjoint
00:46:23de la campagne
00:46:23de Marine Le Pen
00:46:24on a beaucoup
00:46:25de sujets à aborder
00:46:25on parlait
00:46:26tout à l'heure
00:46:27dans cette émission
00:46:31qui ont été trouvés
00:46:31un peu par magie
00:46:32par le ministre
00:46:34de l'éducation nationale
00:46:35et la question
00:46:35qu'on se pose
00:46:35c'est d'où sortent-ils
00:46:36où étaient-ils
00:46:37depuis quelques semaines
00:46:39alors on a missionné
00:46:40Mathilde Ibanez
00:46:41d'enquêter sur le sujet
00:46:42et de nous expliquer
00:46:43concrètement
00:46:44d'où venaient
00:46:44ces 3000 professeurs
00:46:46remplaçants
00:46:46écoutez
00:46:48Ministre de l'éducation nationale
00:46:50l'a annoncé hier
00:46:51aujourd'hui
00:46:52il donne des précisions
00:46:53sur l'arrivée
00:46:54des 3000 professeurs
00:46:55remplaçants
00:46:56ces remplaçants
00:46:57ce sont des titulaires
00:46:58donc ce sont des gens
00:46:59qui ont passé les concours
00:47:00et par ailleurs
00:47:01on est effectivement
00:47:02en train de recruter
00:47:02des contractuels
00:47:03et qui sont évidemment
00:47:04recrutés dans des conditions
00:47:06de qualité suffisante
00:47:08avec évidemment
00:47:09une audition
00:47:09par les inspecteurs
00:47:10etc
00:47:10mais alors
00:47:11d'où sortent ces enseignants
00:47:13sont-ils vraiment
00:47:13recrutés en urgence
00:47:15en réalité
00:47:16ils sont déjà
00:47:17dans le système
00:47:17on les appelle
00:47:19les TZR
00:47:20les titulaires
00:47:20sur zone de remplacement
00:47:22des professeurs
00:47:23sans poste fixe
00:47:24affectés à une zone géographique
00:47:25pour remplacer
00:47:26leurs collègues absents
00:47:27bien qu'ils ne soient pas
00:47:28toujours devant des élèves
00:47:29ils sont rémunérés
00:47:31toute l'année
00:47:31et restent rattachés
00:47:33administrativement
00:47:33et financièrement
00:47:34à un établissement siège
00:47:36le ministère
00:47:37en compte environ
00:47:3810 000
00:47:39une partie
00:47:40est actuellement
00:47:41sans affectation
00:47:42les choses
00:47:42c'est qu'il y avait
00:47:433000 professeurs
00:47:45hier
00:47:45qui n'étaient pas
00:47:46affectés devant un élève
00:47:47et donc on peut
00:47:47affecter devant un élève
00:47:48c'est quand même dommage
00:47:48de se priver de 3000 professeurs
00:47:50dans la situation
00:47:50où on a besoin d'en passant
00:47:51mais où envoyer
00:47:52ces renforts en priorité
00:47:54grâce à un nouveau logiciel
00:47:56le ministère a identifié
00:47:57114 lycées
00:47:58en zone rouge
00:47:59et 400 autres
00:48:00en zone orange
00:48:01coût estimé
00:48:02plusieurs dizaines
00:48:03de millions d'euros
00:48:03d'ici la fin de l'année
00:48:06c'est quand même une phrase
00:48:07fabuleuse
00:48:07d'Edouard Geffrey
00:48:08c'est quand même dommage
00:48:09de se priver de 3000 professeurs
00:48:11qui étaient sans affectation
00:48:12bah oui
00:48:12on est d'accord avec vous
00:48:13monsieur le ministre
00:48:13alors la question qu'on se pose
00:48:14pour l'instant
00:48:15on n'a pas la réponse
00:48:16c'est depuis combien de temps
00:48:16était-il sans affectation
00:48:17est-ce qu'on avait
00:48:18en fait sous la main
00:48:193000 professeurs remplaçants
00:48:20qui n'ont pas été utilisés
00:48:22Yoann Gillet
00:48:23comment vous réagissez
00:48:23à cette annonce
00:48:24du ministre de l'éducation
00:48:25sur ces 3000 profs remplaçants
00:48:27qui arrivent un peu
00:48:27comme par magie
00:48:28bah déjà
00:48:29je constate que ce sont
00:48:30des éléments de langage
00:48:31et qu'effectivement
00:48:32le ministre a tenté
00:48:33de faire croire aux français
00:48:34qu'il avait trouvé
00:48:35par miracle
00:48:363000 professeurs supplémentaires
00:48:38or effectivement
00:48:39ce que montre
00:48:40votre reportage
00:48:41c'est que ces 3000 professeurs
00:48:43étaient déjà dans les effectifs
00:48:44de l'éducation nationale
00:48:45déjà payés par les français
00:48:47et pour un certain nombre
00:48:48sans affectation
00:48:49et ce n'est malheureusement
00:48:50pas un sujet nouveau
00:48:51ça fait des années
00:48:52nous que nous dénonçons
00:48:53au Rassemblement National
00:48:54ce fait d'avoir
00:48:56des professeurs
00:48:57qui sont sans affectation
00:48:59avec une gestion
00:49:00totalement chaotique
00:49:01ce n'est pas de leur responsabilité
00:49:03à eux
00:49:03c'est bien l'éducation nationale
00:49:04qui manque d'organisation
00:49:06et qui d'ailleurs
00:49:08au quotidien le prouve
00:49:09le logiciel ne marche pas
00:49:10nous dit-on
00:49:11le logiciel ne marchait pas
00:49:12c'est pour ça notamment
00:49:13qu'ils n'auraient pas été affectés
00:49:13c'est quelque chose qui se répète
00:49:14d'ailleurs
00:49:14de ministère en ministère
00:49:16vous avez souvent
00:49:16des logiciels
00:49:17qui sont créés
00:49:18pour des ministères
00:49:19qui ne fonctionnent pas
00:49:19on se souvient
00:49:20il y a encore quelques mois
00:49:21du ministère
00:49:22de l'Intérieur
00:49:23qui lançait
00:49:24un grand logiciel
00:49:26de simplification
00:49:27pour les policiers nationaux
00:49:30pour la gestion
00:49:30notamment des plaintes
00:49:31puisque vous avez
00:49:32des logiciels différents
00:49:33à la gendarmerie
00:49:34à la police nationale
00:49:35dans les palais de justice
00:49:36et le ministère
00:49:37avait pour ambition
00:49:39d'uniformiser tout ça
00:49:40et de faire en sorte
00:49:41que les logiciels
00:49:41puissent communiquer entre eux
00:49:42ce qui serait plutôt pratique
00:49:44et bien il y a eu
00:49:45des dizaines de millions d'euros
00:49:46de dépensés
00:49:46je ne sais même pas
00:49:47si ce n'est pas
00:49:47des centaines de millions d'euros
00:49:48pour finalement
00:49:49un logiciel
00:49:50qui a été abandonné
00:49:51parce que techniquement
00:49:52le ministère
00:49:53n'a pas été capable
00:49:53de le faire
00:49:54il y a des gabegies
00:49:55comme ça
00:49:55par dizaines
00:49:56malheureusement
00:49:56dans les ministères
00:49:57L'autre signal que ça envoie
00:49:58d'un point de vue politique
00:49:59Ruben Strachan
00:50:00je rappelle que vous êtes
00:50:00délégué national de l'Uni
00:50:01c'est qu'en fait
00:50:01il faut brûler
00:50:02il faut casser
00:50:03pour qu'ensuite
00:50:04on vous dise
00:50:04on vous a trouvé
00:50:053000 professeurs
00:50:06mais vous
00:50:06j'imagine que vous militez
00:50:07au sein de l'Uni
00:50:08pour des moyens
00:50:09mieux appliqués
00:50:10etc
00:50:10il se trouve que vous ne cassez pas
00:50:11donc vous n'êtes pas entendu
00:50:12c'est ça le signal
00:50:13que ça envoie aussi
00:50:14Tout à fait
00:50:14mais cette annonce là
00:50:15elle rejoint les autres mesures
00:50:16que monsieur Lecornu
00:50:18a annoncées
00:50:19lors de sa dernière conférence
00:50:21de presse
00:50:22ce sont de petites avancées
00:50:27pour essayer de calmer les choses
00:50:29mais le signal qui est envoyé
00:50:30est assez terrible
00:50:31parce que ça montre
00:50:33qu'on obtient des choses
00:50:34lorsque l'on casse
00:50:35lorsque l'on incendie son lycée
00:50:37lorsque l'on violente ses professeurs
00:50:39et le message est absolument abject
00:50:41on ne peut pas se permettre
00:50:42d'accorder les choses
00:50:44à des personnes
00:50:44qui font preuve de violence
00:50:46parce que sinon
00:50:47ça signifie que leur méthode fonctionne
00:50:48ils vont recommencer à l'avenir
00:50:50nous à l'Uni
00:50:50on a un certain nombre
00:50:51de revendications
00:50:52de propositions
00:50:53sur l'éducation nationale
00:50:54et sur l'enseignement supérieur
00:50:56mais on le fait
00:50:57dans le cadre
00:50:57des institutions en place
00:50:59on se présente
00:51:00aux élections étudiantes
00:51:01on rencontre des élus
00:51:02on va au ministère
00:51:04porter un certain nombre
00:51:04de propositions
00:51:05on le fait calmement
00:51:06et parfois on est écouté
00:51:07sans avoir
00:51:08à faire
00:51:10ce genre de méthode
00:51:11Vous avez été reçu
00:51:12Ruben Strachan
00:51:12par le ministre
00:51:14de l'éducation nationale
00:51:15par le premier ministre
00:51:16depuis le début
00:51:16de cette crise j'entends
00:51:17Alors nous n'avons
00:51:18ni été reçu
00:51:19par le premier ministre
00:51:19ni par le ministre
00:51:21de l'éducation nationale
00:51:22on a été reçu
00:51:23par contre
00:51:23par Philippe Baptiste
00:51:24qui est ministre
00:51:25de l'enseignement supérieur
00:51:26qui expliquait
00:51:28ne pas pouvoir faire
00:51:29grand chose
00:51:30qu'il faut attendre
00:51:31les élections
00:51:31qu'il faut un temps démocratique
00:51:34et finalement
00:51:35c'est la continuité
00:51:37de la politique
00:51:37macroniste
00:51:38depuis 10 ans
00:51:39de faire
00:51:40des petites annonces
00:51:42pour essayer
00:51:43de calmer
00:51:44les tensions
00:51:45de ne pas agir
00:51:46et d'attendre
00:51:48les prochaines échéances
00:51:49On en parlait tout à l'heure
00:51:50Marc Varnot
00:51:50mais dans le privé
00:51:51vous qui êtes chef d'entreprise
00:51:523000 personnes
00:51:54dans les effectifs
00:51:54qu'on n'aurait pas vus
00:51:55qui n'étaient pas affectés
00:51:56c'est pas possible
00:51:57ou alors le DRH
00:51:59risque de passer
00:51:59un mauvais moment
00:52:00Alors non seulement
00:52:01c'est pas possible
00:52:01mais immédiatement
00:52:03les responsables
00:52:04seraient licenciés
00:52:05mais c'est beaucoup
00:52:06plus grave que ça
00:52:08je suis ravi
00:52:08que nous ayons avec nous
00:52:09un député
00:52:10parce qu'on va pouvoir
00:52:10avoir peut-être
00:52:11une commission d'enquête
00:52:11parlementaire
00:52:13sur le sujet
00:52:13du personnel
00:52:14des personnels
00:52:14non affectés
00:52:15dans l'administration
00:52:16pardonnez-moi
00:52:16mais on va parler
00:52:19des milliards aux contribuables
00:52:20et dont l'administration
00:52:21se contrefoue
00:52:22Moi quand j'ai été élu
00:52:24on n'avait pas de commissaire
00:52:25le commissaire n'était pas affecté
00:52:26et puis on apprend
00:52:28qu'il y a des dizaines
00:52:28de commissaires
00:52:29qui sont en attente
00:52:30d'affectation
00:52:30c'est-à-dire qu'ils sont payés
00:52:31mais ils ne sont pas en poste
00:52:33les préfets
00:52:33c'est pareil
00:52:34il y a une tonne de préfets
00:52:36qui ne sont pas affectés
00:52:37ils sont payés
00:52:38les 3000 profs
00:52:39des hauts fonctionnaires
00:52:40et puis alors après
00:52:41il y a la boîte de Pandore
00:52:42des gens qui sont
00:52:43dans les statuts de congés
00:52:44particuliers de l'administration
00:52:46qui sont détachés
00:52:47etc
00:52:47combien ça coûte aux contribuables
00:52:49quelle entreprise normale
00:52:50à part l'Etat
00:52:51peut se payer du luxe
00:52:53d'avoir du sureffectif
00:52:55gaspillé
00:52:56sur l'autel
00:52:57de
00:52:57j'attends pour affecter
00:52:58je suis mal organisé
00:53:00mais bien sûr
00:53:01vous pouvez prendre
00:53:01un congé
00:53:02pour présenter une élection
00:53:03revenez après
00:53:04ce qui veut dire quoi
00:53:05le poste il est vacant
00:53:06ou alors on a deux fois
00:53:07trop de monde
00:53:07c'est un vrai scandale
00:53:09et je pense que ça mériterait
00:53:10une commission d'enquête
00:53:11au moins qu'on sache
00:53:12ce que ça coûte aux contribuables
00:53:13Est-ce que ça veut dire
00:53:14que si demain
00:53:14le Rassemblement National
00:53:15était aux responsabilités
00:53:16vous auriez les mains libres
00:53:19pour aller justement
00:53:19fouiller un peu
00:53:20dans les différentes administrations
00:53:21voir ce qui va
00:53:22ce qui va pas
00:53:22on parlait de dégraisser le mammouth
00:53:24c'est pas d'hier
00:53:25c'est Allègre à l'époque
00:53:26qui avait déjà dit ça
00:53:27concernant le ministère
00:53:28de l'éducation nationale
00:53:29Moi je partage entièrement
00:53:30vos propos
00:53:31et mieux qu'une commission d'enquête
00:53:33ce que nous proposons
00:53:34c'est de le faire en 2027
00:53:35ce sera encore plus efficace
00:53:37évidemment
00:53:37parce que ce cas
00:53:39que vous citez
00:53:40est malheureusement
00:53:41assez commun
00:53:42à de nombreux ministères
00:53:43et également
00:53:44à un certain nombre
00:53:45de collectivités territoriales
00:53:47et on le voit
00:53:47nous quand nos maires
00:53:48du Rassemblement National
00:53:49sont élus dans une commune
00:53:51il arrive de temps à autre
00:53:52et assez régulièrement
00:53:54et bien que l'on découvre
00:53:56des gens sur leur ganigramme
00:53:57dont on ne sait pas trop bien
00:53:58quelle est leur fonction
00:54:00ça c'est une réalité
00:54:01il faut en avoir conscience
00:54:01et quand nous disons
00:54:03et quand Marine Le Pen
00:54:04et Jordan Bardella
00:54:04disent qu'il y a des milliards
00:54:06des dizaines de milliards
00:54:07d'euros d'économies
00:54:08à faire sur le plan de vie de l'Etat
00:54:09c'est une réalité
00:54:10parce que les gaspillages
00:54:11sont monstrueux
00:54:13et parce que
00:54:13le politique est fainéant
00:54:15et que les gens
00:54:16qui nous gouvernent
00:54:17et bien laissent
00:54:17l'administration gérer
00:54:18l'administration ne sait pas gérer
00:54:21l'administration est là
00:54:21pour exécuter
00:54:22les ordres des politiques
00:54:24et nous nous voulons
00:54:24que le politique
00:54:25reprenne le contrôle
00:54:26et que le politique
00:54:27arrête d'être fainéant
00:54:28c'est ce que nous avons connu
00:54:29ces dernières années
00:54:30fainéant ou ils ont la trouille
00:54:32Louis Dragnel
00:54:32parce que je sais
00:54:34on échange parfois
00:54:35avec des ministres
00:54:35ou des personnes
00:54:36qui ont été ministres
00:54:37face à leur administration
00:54:38parfois ils n'ont
00:54:38presque pas de pouvoir
00:54:39et ils savent que
00:54:40le moindre mouvement
00:54:41pourrait les exposer
00:54:42à des mouvements sociaux
00:54:43l'éducation nationale
00:54:44c'est criant
00:54:44les ministres ont tellement
00:54:46changé au cours des dernières années
00:54:47qu'ils ont très peu de pouvoir
00:54:49je pense qu'il y a
00:54:49un problème conjoncturel
00:54:50et un problème structurel
00:54:51c'est à dire que
00:54:52de fait
00:54:53aujourd'hui
00:54:55vous êtes nommé ministre
00:54:56demain
00:54:58votre directeur
00:54:58d'administration centrale
00:54:59vous dira
00:54:59de toute façon
00:55:00on sera là
00:55:00après vous
00:55:01vous n'êtes que de passage
00:55:01et tout le monde
00:55:02est bien conscient
00:55:03du fait que vous restez
00:55:04très peu de temps
00:55:04donc ils peuvent
00:55:05tout à fait vous dire
00:55:06oui oui on va le faire
00:55:07et en réalité ils traînent
00:55:08voilà
00:55:08le deuxième sujet
00:55:09qui est plus un problème de fond
00:55:10et qui là
00:55:11est lié à la Macronie
00:55:12c'est à dire que
00:55:13en même temps
00:55:14le fait d'avoir nommé
00:55:15des hauts fonctionnaires
00:55:16ou des technos
00:55:16à des postes politiques
00:55:18fait qu'en réalité
00:55:18il n'y a personne
00:55:19qui a véritablement
00:55:20d'envergure politique
00:55:21je vous prends
00:55:22un contre exemple
00:55:22sous le gouvernement
00:55:23quand Nicolas Sarkozy
00:55:25était président de la République
00:55:26vous aviez quelqu'un
00:55:27comme Jean-Louis Borloo
00:55:27qui avait un poids politique
00:55:29énorme
00:55:30énorme
00:55:30c'est à dire que
00:55:30Nicolas Sarkozy
00:55:31ne pouvait pas faire
00:55:32sans lui
00:55:33et bien lui
00:55:34dans son administration
00:55:35les administrations
00:55:36qu'il dirigeait
00:55:36tout le monde savait
00:55:37qu'il avait un pouvoir
00:55:39considérable
00:55:39et que c'est lui
00:55:40et lui seul
00:55:40qui pouvait
00:55:42imposer quelque chose
00:55:43absolument
00:55:44et donc en fait
00:55:45si on veut que le politique
00:55:46reprenne la main
00:55:47en réalité
00:55:48un ministre
00:55:49qui dit
00:55:49c'est pas de ma faute
00:55:50c'est mon administration
00:55:51il doit changer de métier
00:55:52il doit aller à France
00:55:53ils le disent pas
00:55:53ils le disent parfois en off
00:55:54ils nous disent tout
00:55:56c'est horrible
00:55:57l'administration
00:55:58mais en réalité
00:55:59ça donne l'impression
00:56:00que l'administration
00:56:01n'a pas de chef
00:56:01or l'administration
00:56:02a un chef
00:56:03c'est le politique
00:56:04d'ailleurs
00:56:04c'est la seule mission
00:56:05du politique
00:56:06c'est de donner l'impulsion
00:56:08de dire à l'administration
00:56:08ce qu'elle doit faire
00:56:09le problème
00:56:10c'est qu'il y a
00:56:11une conjonction
00:56:11de plein de choses
00:56:12vous avez une conjonction
00:56:13de lâcheté
00:56:14d'incompétence
00:56:14et le fait d'avoir tué
00:56:16le politique
00:56:17et la politique
00:56:17j'aimerais rebondir
00:56:18très vite
00:56:19sur ce que disait Louis
00:56:20pour rebondir
00:56:21évidemment
00:56:22compléter
00:56:23on ne se rend pas compte
00:56:24à quel point
00:56:26les politiques
00:56:26dans les collectivités
00:56:28locales
00:56:29ce sont mes clients
00:56:30ne sont pas informés
00:56:32par leur administration
00:56:33moi il m'est arrivé
00:56:33plusieurs fois
00:56:34d'être appelé
00:56:35par des présidents
00:56:35de région
00:56:36ou des présidents
00:56:37de départements
00:56:37me posant des questions
00:56:39ils ne savaient pas
00:56:40ce qui se passait
00:56:40ils sont incompétents
00:56:41c'est que l'administration
00:56:43est toute puissante
00:56:44et qu'elle crée
00:56:45un voile énorme
00:56:45elle a un chef
00:56:46c'est comme
00:56:47vous dirigez une entreprise
00:56:49si vous dites
00:56:49je ne peux pas la diriger
00:56:50je suis d'accord
00:56:51mais lorsque vous regardez
00:56:52prenez un département
00:56:53dans lequel il y a
00:56:5330 000 salariés
00:56:55dans le département
00:56:56et le conseil général
00:56:58vient de changer
00:56:59est-ce que vous croyez
00:57:00vraiment
00:57:00vous demandez un autre
00:57:01à la chambre régionale des comptes
00:57:03c'est la différence
00:57:04entre une entreprise privée
00:57:05et une collectivité publique
00:57:07dans une entreprise privée
00:57:08ceux qui ne font pas
00:57:09ce qu'il faut
00:57:10ils sortent
00:57:10dans une collectivité publique
00:57:11ils ne sortent pas
00:57:12parce qu'il y a des statuts
00:57:13de fonctionnaires à vie
00:57:14qui sont donnés
00:57:15dans la fonction publique
00:57:16territoriale
00:57:17qui ne sont absolument
00:57:18pas légitimes
00:57:18on va marquer
00:57:19une très courte pause
00:57:19et puis on va prendre
00:57:20la direction de Nantes
00:57:21je vous en parlais
00:57:21on va découvrir
00:57:22ce qui se passe
00:57:23dans une université
00:57:24notre équipe a pu aller
00:57:24à l'intérieur
00:57:25filmer ce qui est en train
00:57:26de se transformer en ZAD
00:57:28il n'y a pas d'autre mot
00:57:29vous avez des graffiti partout
00:57:30des pavés qui sont amassés
00:57:32et ça se passe à Nantes
00:57:33dans une université
00:57:34qui a été pourtant refaite à neuf
00:57:36il y a encore quelques années
00:57:37à peine
00:57:37on va vous montrer toutes les images
00:57:38restez bien avec nous
00:57:39dans Punchline
00:57:40à tout de suite
00:57:44on va prendre la direction
00:57:45de Nantes
00:57:45à présent
00:57:46Nantes
00:57:46des étudiants
00:57:48d'une université
00:57:48ont décidé de rejoindre
00:57:50le mouvement des lycéens
00:57:50et d'occuper
00:57:51illégalement
00:57:52bien sûr
00:57:52la faculté
00:57:53on parle du campus
00:57:54du Tertre
00:57:55c'est à Nantes Université
00:57:561000 participants
00:57:57ont voté
00:57:58lors du Nager
00:57:58pour occuper
00:57:59illégalement
00:58:00donc la fac
00:58:01et on a pu entrer
00:58:02à l'intérieur
00:58:02les images sont exclusives
00:58:04vous allez voir
00:58:04ils ont pris possession
00:58:06littéralement
00:58:06des lieux
00:58:07regardez ce sujet
00:58:08signé Félix Pérolas
00:58:10à l'intérieur
00:58:11de l'université
00:58:12les salles de classe
00:58:14sont méconnaissables
00:58:15tant elles sont dégradées
00:58:17taguées
00:58:18ou encore
00:58:18salies par des projections
00:58:20d'alcool
00:58:21et de nourriture
00:58:22des tags
00:58:22justement
00:58:23il y en a
00:58:24dans chaque recoin
00:58:25à l'entrée
00:58:26comme dans les couloirs
00:58:27avec des slogans
00:58:28anti-police
00:58:29anarchiste
00:58:31ou pro-palestinien
00:58:32certains escaliers
00:58:33sont devenus
00:58:34inaccessibles
00:58:35bloqués par
00:58:37des chaises
00:58:37et des tables
00:58:38voilà à 48 heures
00:58:39que cette université
00:58:40de Nantes
00:58:41est occupée
00:58:42par des étudiants
00:58:42lors d'une assemblée
00:58:44générale
00:58:44plus de 1000 participants
00:58:46ont voté
00:58:47pour le prolongement
00:58:48de l'occupation
00:58:49un membre du personnel
00:58:51appelle même
00:58:52les étudiants
00:58:53à se préparer
00:58:54en cas d'intervention
00:58:55des autorités
00:58:56normalement
00:58:57ils vont tous
00:58:57quasiment rentrer
00:58:58pour la plupart
00:58:58une grande partie
00:58:59par le rez-de-chaussée
00:59:00est-ce que vous auriez
00:59:01pensé
00:59:01des solutions
00:59:02telles que
00:59:03produits à vaisselle
00:59:04gel douche
00:59:05savon
00:59:06on ennuie le sol
00:59:07et le matière qui glisse
00:59:10c'est possible
00:59:10ils ont des glaces
00:59:11ils ont des visières
00:59:12pour se protéger
00:59:13pour voir
00:59:13sur leur balance
00:59:14de la peinture
00:59:15de la farine
00:59:15avec de l'eau
00:59:16des oeufs
00:59:17faites-nous
00:59:17s'il vous plaît
00:59:18une toilette sèche
00:59:19avec une poubelle
00:59:20pour pouvoir faire plaisir
00:59:22à tous ces gens-là
00:59:22le jour et l'entour
00:59:24conséquence
00:59:25d'états de pavés
00:59:26réservés aux policiers
00:59:27ont été entreposés
00:59:29devant cette salle
00:59:30certains atteignent
00:59:32plusieurs dizaines
00:59:33de centimètres
00:59:34à l'extérieur du campus
00:59:35des guetteurs
00:59:36ont été spécialement
00:59:38missionnés
00:59:38pour scruter
00:59:39chaque personne
00:59:40qui rentre
00:59:40par la seule entrée
00:59:42accessible
00:59:43et pour noter
00:59:44les plaques d'immatriculation
00:59:45des policiers
00:59:46en civil
00:59:48voilà donc c'est
00:59:49une contre-société
00:59:50littéralement
00:59:51qui se met en place
00:59:51dans cette université
00:59:52on a entendu
00:59:53des stratagèmes
00:59:54pour les policiers
00:59:55s'ils interviennent
00:59:56pour les déloger
00:59:58Ruben Strachan
00:59:59délégué national
00:59:59de l'Uni
01:00:00est-ce que ça vous
01:00:01surprend de voir
01:00:02qu'il y a une ZAD
01:00:03qui est en train
01:00:03de se mettre en place
01:00:04dans cette fac de Nantes
01:00:05ça ne nous surprend pas
01:00:06du tout
01:00:06les images que vous montrez
01:00:07là sont très intéressantes
01:00:08elles proviennent
01:00:10du bâtiment
01:00:11des lettres
01:00:11de l'université de Nantes
01:00:13on voit qu'effectivement
01:00:15ils rassemblent des pavés
01:00:16pour se préparer
01:00:16en cas d'intervention
01:00:17des forces de l'ordre
01:00:19je précise
01:00:19qu'ils mettent aussi
01:00:20en danger
01:00:20leur propre sécurité
01:00:21en bloquant
01:00:22toutes les issues
01:00:22de secours
01:00:23donc je préfère
01:00:24ne pas imaginer
01:00:25ce qui peut arriver
01:00:25si le bâtiment
01:00:27prend feu
01:00:28ou il est incendié
01:00:28ça pourrait mener
01:00:30à un drame
01:00:30et ensuite
01:00:31ça rejoint les propos
01:00:32que je disais tout à l'heure
01:00:33c'est qu'en réalité
01:00:34les universités
01:00:35sont devenues
01:00:35des bases arrières
01:00:37de l'extrême gauche
01:00:37révolutionnaire
01:00:38qui en profitent
01:00:40pour se réunir
01:00:41pour s'organiser
01:00:42pour écrire
01:00:43leur slogan
01:00:43pour amener
01:00:45le matériel nécessaire
01:00:46pour faire face
01:00:47à la police
01:00:47en manifestation
01:00:48donc là c'est assez violent
01:00:49parce qu'ils ont des pavés
01:00:51traditionnellement
01:00:52ça va être des masques
01:00:53pour se protéger
01:00:53d'éventuellement
01:00:54des interventions
01:00:55des forces de l'ordre
01:00:57ou alors
01:00:57des choses
01:00:58qui vont
01:00:58comme des parapluies
01:01:00pour aussi se protéger
01:01:02et l'université de Nantes
01:01:03c'est en fait
01:01:04l'extrême gauche
01:01:05est très puissante
01:01:05là-bas depuis des années
01:01:06il n'y a rien
01:01:07qui est fait
01:01:08les forces de l'ordre
01:01:09n'ont pas le droit
01:01:10d'intervenir
01:01:10sur les campus
01:01:12sans autorisation
01:01:14et ça c'est quelque chose
01:01:15qu'il faudrait vraiment
01:01:16changer
01:01:17il faut changer les règles
01:01:18parce que
01:01:19c'est l'inaction
01:01:21des présidences
01:01:21d'universités
01:01:22et de l'état
01:01:23pendant des années
01:01:23qui peut mener
01:01:24à cette situation-là
01:01:25imagine les étudiants
01:01:26Lara Chekhov
01:01:26qui ne partagent pas
01:01:27les idées
01:01:28de ces groupuscules
01:01:29d'extrême gauche
01:01:29ça va être
01:01:30bon courage
01:01:31pour aller en cours
01:01:32s'ils avaient envie
01:01:33de suivre les cours
01:01:33la semaine prochaine
01:01:34bien sûr
01:01:35on pense à ceux
01:01:35qui ont envie
01:01:36de travailler
01:01:36à ceux qui ont envie
01:01:37de passer le bac
01:01:38qui ne pourront pas
01:01:39travailler dans de bonnes conditions
01:01:41c'est à la fac
01:01:41mais en l'occurrence
01:01:42même suivre les TD
01:01:43suivre les cours magistraux
01:01:44peu importe
01:01:45passer leurs examens
01:01:46de fin d'année
01:01:47etc
01:01:47mais où est l'état
01:01:48où est le rectorat
01:01:50également
01:01:51parce que là
01:01:52je pense qu'on fait face
01:01:53effectivement à
01:01:54alors je ne sais pas
01:01:55si c'est une poignée d'élèves
01:01:55qui fait la loi
01:01:56mais en tout cas
01:01:57à des casseurs
01:01:59qui dégradent tout
01:02:00sur leur passage
01:02:01et c'est vrai que
01:02:02la République ne peut pas
01:02:03s'arrêter aux portes
01:02:04d'un lycée
01:02:05et puis en plus
01:02:06on est à Nantes
01:02:07c'est vrai que c'est une ville
01:02:08qui a changé
01:02:09notamment depuis que
01:02:10la maire Johanna Roland
01:02:11est là
01:02:12c'est devenu une ville
01:02:13qui s'est dégradée
01:02:15où la sociologie
01:02:16a également changé
01:02:18et puis pour ces jeunes
01:02:20aussi faire cela
01:02:21c'est une manière
01:02:22pour eux
01:02:22de se rendre visible
01:02:23sur les réseaux sociaux
01:02:24parce qu'ils vont filmer
01:02:25ils vont se mettre en scène
01:02:26etc
01:02:27donc il y a une banalisation
01:02:28de ce genre
01:02:29de
01:02:31pas de la violence
01:02:32mais de
01:02:33comment dire
01:02:34de tag
01:02:35de mise en scène
01:02:36mise en scène
01:02:37dégradation
01:02:38si vous voulez
01:02:39pour qu'ensuite
01:02:40ils publient ça
01:02:41sur les réseaux sociaux
01:02:42pour que ça fasse
01:02:43parler d'eux
01:02:44etc
01:02:44alors on parlait du coup
01:02:45des dégâts
01:02:46la question qu'on se pose
01:02:47aussi ce soir
01:02:47Johan Gillet
01:02:47c'est qui va payer
01:02:48alors on a une petite idée
01:02:49malheureusement
01:02:50on sait que ça risque
01:02:51d'être nous
01:02:51les contribuables
01:02:52il se trouve que
01:02:53le campus a été refait
01:02:55il y a quelques années
01:02:56en arrière
01:02:56ça a coûté quand même
01:02:5730 millions d'euros
01:02:58on verra
01:02:59combien de dégâts
01:03:00déjà ont provoqué
01:03:01ces étudiants
01:03:02mais là encore
01:03:03c'est une question là
01:03:04qui se pose
01:03:04l'université
01:03:05c'est un bien commun
01:03:05qui appartient à tous
01:03:07et qui est pris en otage
01:03:09par une petite minorité
01:03:10on le sait
01:03:10mais quand l'extrême gauche
01:03:12se comporte de la sorte
01:03:13et qu'à tout
01:03:13parce qu'il n'est pas question
01:03:14là d'étudiants
01:03:15qui manifestent
01:03:16ce sont des militants de gauche
01:03:17d'extrême gauche
01:03:18ils sont peut-être
01:03:19par ailleurs étudiants
01:03:20mais ils sont là
01:03:21en tant que militants
01:03:22d'extrême gauche
01:03:23qui veulent produire
01:03:24le chaos partout
01:03:25là où ils passent
01:03:26et ils le font
01:03:27visiblement très bien
01:03:28ceux qui vont payer
01:03:29aujourd'hui
01:03:30ce sont les français
01:03:30encore une fois
01:03:31qui payent déjà
01:03:31beaucoup de taxes
01:03:32beaucoup d'impôts
01:03:33nous nous proposons
01:03:34avec Marine Le Pen
01:03:35et Jordan Bardella
01:03:36de changer radicalement
01:03:39les choses en la matière
01:03:40nous considérons
01:03:41que les casseurs
01:03:42doivent systématiquement
01:03:43payer
01:03:44et nous proposons
01:03:45même d'aller plus loin
01:03:46c'est qu'il y ait
01:03:47une solidarité
01:03:48envers tous ceux
01:03:49qui se trouvent
01:03:50sur les lieux
01:03:51ou bien d'une manifestation
01:03:52interdite
01:03:52ou bien d'une occupation
01:03:53interdite
01:03:54comme c'est le cas
01:03:54pour cette université
01:03:56et qu'ils soient tous
01:03:57co-solidaires
01:03:58de la note à la fin
01:04:00ça paraît essentiel
01:04:02aujourd'hui
01:04:02de dire que
01:04:03cette mesure
01:04:04doit être appliquée
01:04:05alors j'entends
01:04:06aujourd'hui
01:04:06le gouvernement
01:04:07qui laisse entendre
01:04:08qu'il pourrait être amené
01:04:10à mettre
01:04:10sur la table
01:04:12au Parlement
01:04:13un texte qui irait
01:04:14dans ce sens
01:04:15ce qu'oublie de dire
01:04:16le gouvernement
01:04:16c'est qu'il veut plafonner
01:04:17la responsabilité financière
01:04:19à 10 000 euros
01:04:19par individu
01:04:21donc ce n'est pas logique
01:04:22nous nous souhaitons
01:04:23et Marine Le Pen
01:04:23l'a réaffirmé
01:04:24le faire sans plafond
01:04:26c'est-à-dire qu'on paye
01:04:27jusqu'à la fin de sa vie
01:04:27s'il y a un million
01:04:28d'euros de dégâts
01:04:30il doit y avoir
01:04:30un million d'euros
01:04:32de remboursés
01:04:32quitte à saisir
01:04:33sur les aides
01:04:33qui sont versées par l'Etat
01:04:35vous pourrez aller jusque là
01:04:36bien sûr
01:04:37Marc Varnot
01:04:37vous êtes d'accord avec ça
01:04:38alors je te vois
01:04:39d'abord oui absolument
01:04:40on en parlait tout à l'heure
01:04:42mais plus largement
01:04:44ce qui est évoqué là
01:04:45c'est une partie
01:04:46de la loi Riposte
01:04:47qui n'est pas passée
01:04:48la loi Riposte
01:04:48cette loi qui durcit
01:04:50le texte contre les casseurs
01:04:52et là effectivement
01:04:53à aujourd'hui
01:04:53le simple fait
01:04:55de participer
01:04:55à un attroupement illégal
01:04:57ou à des détériorations
01:05:00vous permettait
01:05:00de vous condamner
01:05:01autant que celui
01:05:03qui ait pris
01:05:03les armes à la main
01:05:04ce n'est pas passé
01:05:05mais je pense qu'il faudrait
01:05:06que ça passe
01:05:07mais au-delà de ça
01:05:07je pense qu'il y a
01:05:08un autre problème
01:05:09parce que Nantes
01:05:09n'est pas une ville
01:05:10entre guillemets
01:05:11par hasard
01:05:12Nantes c'est effectivement
01:05:13la base arrière
01:05:13des zadistes
01:05:14de Notre-Dame-des-Landes
01:05:15qui ont été félicités
01:05:17par M. Edouard Philippe
01:05:17en 2019
01:05:18lorsqu'il a décidé
01:05:19de les remercier
01:05:21en arrêtant le projet
01:05:22de Notre-Dame-des-Landes
01:05:23ils sont allés
01:05:24à Rennes et à Nantes
01:05:25donc ce n'est pas un hasard
01:05:26si Rennes et Nantes
01:05:26sont devenus
01:05:27des bases
01:05:28de l'extrême gauche
01:05:29la plus violente
01:05:29vous avez Mme Johanna Roland
01:05:31qui a été élu maire
01:05:32qui elle
01:05:32a subventionné
01:05:34sans fin
01:05:34toutes les associations
01:05:35pro-migrants
01:05:36et donc qui a tiré à Nantes
01:05:38des associations
01:05:39qui n'avaient rien à y faire
01:05:40et puis derrière
01:05:41vous avez ce terreau
01:05:42de militants
01:05:42extrêmement violents
01:05:43qui se manifestent
01:05:44aujourd'hui
01:05:45dans l'université à Nantes
01:05:46mais qui demain
01:05:46se manifesteront
01:05:48dans la rue
01:05:48je pense qu'il y a une chose
01:05:49que l'on ne voit pas
01:05:50et dont il faut prendre acte
01:05:54que ce soit pour M. Bali Bagayoko
01:05:56ou Johanna Roland
01:05:57je pense qu'il va falloir
01:05:58réfléchir sérieusement
01:05:59à l'obligation
01:06:00qui sera faite au préfet
01:06:02de sanctionner les maires
01:06:03qui dépassent
01:06:04le cadre de la République
01:06:06je crois que ce n'est pas normal
01:06:07qu'on ait des maires
01:06:08qui favorisent le chaos
01:06:09c'est le cas aujourd'hui
01:06:11dans certaines villes
01:06:11je pense qu'il faut
01:06:13faire quelque chose
01:06:13on est dans la réponse
01:06:14de l'après
01:06:14mais pour le plus court terme
01:06:17comment on récupère
01:06:18comment on déloge
01:06:19les étudiants
01:06:20qui sont à Nantes
01:06:21comment la police
01:06:21peut intervenir
01:06:22on voit qu'ils s'organisent
01:06:23qu'ils ont des stratagèmes
01:06:25pour éviter que les forces
01:06:26de l'ordre
01:06:26entrent à l'intérieur
01:06:27de l'université
01:06:28mais il y a tous les étudiants
01:06:29qui veulent juste aller en cours
01:06:30qui vont en être empêchés
01:06:32justement c'est intéressant
01:06:33parce que c'est à Nantes
01:06:33ça me permet de compléter
01:06:34ce que disait
01:06:35une petite imprécision
01:06:36de Marc Varnot
01:06:37c'est que l'exemple
01:06:39catastrophique
01:06:40de Notre-Dame-des-Landes
01:06:40c'est là pour le coup
01:06:42tu casses
01:06:42tu squattes
01:06:43c'est à toi
01:06:44et l'état doit reculer
01:06:45c'est ça l'exemple
01:06:46c'est ça qu'on retient
01:06:47de ce qui s'est passé
01:06:48à Notre-Dame-des-Landes
01:06:48puisque ce sont les à 10
01:06:49qui ont gagné
01:06:50et à la fin
01:06:51c'est l'état qui a reculé
01:06:52là c'est exactement
01:06:53ce qui est en train
01:06:53de se passer
01:06:54de manière schématique
01:06:55c'est exactement
01:06:56la même chose
01:06:57qui se produit
01:06:58et donc ce qu'on constate
01:06:59il y a une seule chose
01:07:00c'est qu'il n'y a que
01:07:01la manifestation
01:07:02de l'autorité
01:07:03qui permet de faire
01:07:04reculer ces gens
01:07:05vous savez on répète souvent
01:07:06on envoie des policiers
01:07:07des gendarmes
01:07:07dans l'université
01:07:08il faut identifier
01:07:09traquer
01:07:10traîner devant les tribunaux
01:07:11l'état doit se retourner
01:07:12contre les personnes
01:07:12qui ont fait ça
01:07:13les universités
01:07:14vont porter plainte
01:07:15vont les traîner aussi
01:07:15devant les tribunaux
01:07:16ça il n'y a pas besoin
01:07:17de la loi
01:07:17on peut porter plainte
01:07:18individuellement
01:07:18contre les personnes
01:07:20qui ont été identifiées
01:07:20formellement
01:07:21et c'est qu'avec
01:07:23cette stratégie là
01:07:24que vous arriverez
01:07:24à faire reculer
01:07:25ces gens là
01:07:26en fait ces gens là
01:07:27vous leur donnez la place
01:07:29qu'ils prennent la place
01:07:30que vous leur donnez
01:07:31en réalité
01:07:32s'ils jettent des pavés
01:07:33c'est parce qu'on les laisse
01:07:34jeter des pavés
01:07:35s'ils avaient peur
01:07:36de la sanction
01:07:36s'ils disaient
01:07:38si je fais ça
01:07:39je vais peut-être passer
01:07:40six mois en prison
01:07:40je pense qu'on réfléchit
01:07:41à deux fois
01:07:42même quand on est stupide
01:07:43avant de jeter un pavé
01:07:44je pense qu'on réfléchit
01:07:45à deux fois
01:07:45même si on est stupide
01:07:46avant de tout détruire
01:07:48ou de casser
01:07:49tous les ordinateurs
01:07:49dans une université
01:07:50et j'ajoute simplement
01:07:51et je termine une chose
01:07:52c'est que je pense aussi
01:07:53que ces élèves là
01:07:54par exemple
01:07:55on peut aussi tout à fait
01:07:56se dire
01:07:56on ne va pas leur redonner
01:07:57d'ordinateur
01:07:58ils vont travailler
01:07:59un peu à l'ancienne
01:07:59et s'agissant de la dette
01:08:01et s'ils ne travaillent pas
01:08:05on les vire
01:08:05on les sort de l'université
01:08:07et moi j'ai aucun problème
01:08:08avec l'idée que vous évoquiez
01:08:09monsieur le député
01:08:10avec l'idée selon laquelle
01:08:11vous savez aujourd'hui
01:08:12vous avez des étudiants
01:08:13qui empruntent
01:08:1430, 40, 50 000 euros
01:08:15pour leurs études
01:08:16et ensuite ils vont les rembourser
01:08:17et bien pourquoi
01:08:17est-ce qu'on ne ferait pas payer
01:08:1830, 40, 50, 100 000 euros
01:08:20les gens qui viennent
01:08:21à l'université
01:08:22uniquement pour tout casser
01:08:23moi j'ai aucun état d'âme
01:08:24ça ne me pose pas
01:08:25de problème moral
01:08:26à l'idée qu'ils aient une dette
01:08:27à rembourser
01:08:28même s'ils ne travaillent pas encore
01:08:29et puis ce sera prélevé
01:08:30sur leur salaire
01:08:31et ça leur permettra
01:08:32de réfléchir à ce qu'ils ont fait
01:08:33et ils réfléchiront à ça
01:08:35Ruben Strachan
01:08:36vous êtes délégué de l'Uni
01:08:37vous êtes d'accord
01:08:38comment on récupère
01:08:39cette université à Nantes ?
01:08:40Je voudrais aussi ajouter
01:08:41parce qu'il y a la question
01:08:42du casseur payeur évidemment
01:08:43mais il y a aussi la question
01:08:45de la responsabilité
01:08:46de l'université
01:08:46parce qu'il y a des commissions
01:08:48disciplinaires dans les universités
01:08:49les étudiants qui commettent
01:08:51des exactions sur les campus
01:08:52ne sont que trop rarement
01:08:54sanctionnés à la hauteur
01:08:55de leur méfait
01:08:55sachant que les commissions
01:08:58disciplinaires des universités
01:08:59peuvent aller jusqu'à
01:09:01la sanction maximale
01:09:02qui est l'exclusion définitive
01:09:04d'un étudiant
01:09:05de tout établissement public
01:09:06d'enseignement supérieur
01:09:07c'est quelque chose
01:09:08qui est très rarement appliqué
01:09:10et il faudrait dans ces cas-là
01:09:13là on voit clairement
01:09:14des étudiants
01:09:15qui sont en train
01:09:16de s'organiser
01:09:17pour des actions violentes
01:09:18et bien ça devrait être
01:09:19une sanction
01:09:20qui est automatique
01:09:21Arachekov pour finir
01:09:22sur ce sujet de Nantes
01:09:23Juste en deux mots
01:09:23je pense que dans un deuxième temps
01:09:25après la sanction
01:09:25plus tard
01:09:26il faudrait travailler
01:09:27à réconcilier en fait
01:09:28cette jeunesse
01:09:29avec l'autorité
01:09:31et les policiers en fait
01:09:33parce que ce qu'on voit
01:09:34depuis le début
01:09:34c'est le procès
01:09:35oui oui mais c'est le procès
01:09:36de la police en fait
01:09:37quand vous lisez les tags
01:09:38sur ces images
01:09:39que vous voyez écrit
01:09:40à bas l'État
01:09:42les flics
01:09:42et les fachos
01:09:44ACAB
01:09:45qui est l'abréviation
01:09:46de tous les flics
01:09:47sont des salauds
01:09:48en fait
01:09:48il faudrait peut-être
01:09:49envisager un jour
01:09:50un dialogue
01:09:51entre ces jeunes
01:09:52et les policiers
01:09:53une sensibilisation
01:09:54une sensibilisation
01:09:55c'est pas la jeunesse de France
01:09:56et la jeunesse de France
01:09:57elle ne souhaite pas ça
01:09:58et là on a une extrême minorité
01:10:00une extrême minorité
01:10:00agissant et bloquante
01:10:01je pense qu'il ne faut pas
01:10:02tomber dans le piège
01:10:03du dialogue
01:10:04je pense qu'on ne dialogue pas
01:10:06avec l'extrême gauche
01:10:07tous ceux qui ont voulu dialoguer
01:10:08avec l'extrême gauche
01:10:08l'ont subi
01:10:09l'extrême gauche
01:10:10se combat
01:10:11par ses propres armes
01:10:12l'extrême gauche
01:10:13pourquoi elle attaque la police ?
01:10:15posez-vous la question
01:10:15parce que la police
01:10:16défend la démocratie
01:10:17sans police
01:10:18la France n'existe plus
01:10:19et alors vous parliez
01:10:20des slogans
01:10:22des chants
01:10:22qui accompagnent ces mobilisations
01:10:23il y a aussi
01:10:24un titre de rap
01:10:25qui a accompagné
01:10:26certains des blocus
01:10:28on ne va pas citer le rappeur
01:10:29on ne va pas vous citer
01:10:30non plus le titre
01:10:31simplement c'est un morceau
01:10:32qui fait l'apologie
01:10:33du terrorisme
01:10:34tout bonnement
01:10:35le morceau s'appelle
01:10:36comme un des terroristes
01:10:37qui a commis malheureusement
01:10:38des attentats sur notre sol
01:10:40à l'intérieur
01:10:40on entend des références
01:10:41au Bataclan
01:10:41des références à Mohamed Merah
01:10:43des références aux terrasses
01:10:44à l'attentat de Nice
01:10:45bref
01:10:45c'est absolument abominable
01:10:47alors le titre a été retiré
01:10:48des plateformes
01:10:49suite à une saisine
01:10:50du ministère de l'Intérieur
01:10:52mais il est encore accessible
01:10:53par exemple
01:10:53on vous a compilé un peu
01:10:55sur TikTok
01:10:55sur le réseau social TikTok
01:10:57vous avez au moment
01:10:57où je vous parle encore
01:10:58des dizaines de vidéos
01:10:59qui sont accessibles
01:11:00qui utilisent ce morceau-là
01:11:01en fond sonore
01:11:02c'est un morceau
01:11:03qui est absolument abject
01:11:05on a appris
01:11:05que l'auteur de ce titre
01:11:07allait passer devant
01:11:08les tribunaux
01:11:08le 21 octobre prochain
01:11:09pour apologie du terrorisme
01:11:11on verra s'il est condamné
01:11:12ce qu'on constate en tout cas
01:11:13c'est que le morceau
01:11:14a accompagné certains des blocus
01:11:15notamment regarder
01:11:16ce qui s'était passé
01:11:17dans le Loiret
01:11:18et un blocus
01:11:19avec des lycéens
01:11:20et à ce morceau
01:11:20qui est chanté
01:11:22par des étudiants
01:11:35ils sont tous
01:11:36à l'apologie du terrorisme
01:11:37tous
01:11:38non mais là
01:11:39c'est sidérant
01:11:39c'est-à-dire que vous avez
01:11:40un morceau
01:11:40qui fait l'apologie du terrorisme
01:11:42et vous avez des étudiants
01:11:43qui le chantent
01:11:43on est passé
01:11:44de la génération Bataclan
01:11:45à laquelle j'avoue appartenir
01:11:46à une génération
01:11:47décérébrée
01:11:48qui danse
01:11:49sur des paroles
01:11:50qui font l'apologie du terrorisme
01:11:51il y a Jordan Bardella
01:11:52qui a pris la parole hier
01:11:53et je voulais vous interroger
01:11:54là-dessus
01:11:54Johan Gillet
01:11:55parce que je le trouvais
01:11:55assez intéressant
01:11:56et je voulais peut-être
01:11:56qu'on aille plus loin avec vous
01:11:57on va aller découvrir
01:11:58ce qu'a dit Jordan Bardella
01:12:00justement sur cette bataille culturelle
01:12:01qu'il faut mener
01:12:02je me battrai toujours
01:12:03pour que Walla et Wesh
01:12:04ne soit pas l'horizon culturel
01:12:06que l'on a à offrir
01:12:06à la jeunesse
01:12:07on va devoir mener
01:12:08une bataille culturelle
01:12:09une bataille pour transmettre
01:12:10la France
01:12:11notre littérature
01:12:11notre art de vivre
01:12:12notre grandeur
01:12:13comment on mène
01:12:14cette bataille culturelle
01:12:16quand on a des jeunes lycéens
01:12:17qui aujourd'hui
01:12:18dansent
01:12:19chantent
01:12:19sur les paroles
01:12:20de ce titre
01:12:21et vous voyez
01:12:22quelques-unes des paroles
01:12:23où il fait référence
01:12:24à Salah Abdeslam
01:12:24ou Mohamed Merah
01:12:25il faut être intransigeant
01:12:26intransigeant
01:12:27et effectivement
01:12:29sur les images
01:12:30que nous venons de voir
01:12:31ils devraient être tous arrêtés
01:12:33et traduits en justice
01:12:35c'est une évidence
01:12:36l'éradication
01:12:37de l'idéologie islamiste
01:12:39doit être une priorité
01:12:40et plus largement
01:12:42effectivement
01:12:43pour relever
01:12:44finalement
01:12:44le niveau culturel
01:12:45de la France
01:12:46et puis pouvoir aussi
01:12:47apprendre un peu
01:12:48l'histoire
01:12:49à une certaine jeunesse
01:12:50il faut aussi
01:12:51avoir une exigence
01:12:52plus poussée
01:12:53envers nos programmes scolaires
01:12:55par exemple
01:12:55mais c'est un tout
01:12:56c'est un tout
01:12:57et la France
01:12:58est relativement faible
01:12:59quand je dis la France
01:13:00évidemment
01:13:00ce sont les gouvernements
01:13:01successifs
01:13:02parce que les gouvernements
01:13:03qui se succèdent
01:13:05laissent passer les choses
01:13:06et au prétexte
01:13:07que nous avons affaire
01:13:08à des gens
01:13:09qui sont d'un jeune âge
01:13:11au prétexte
01:13:12parfois qu'il y a des tensions
01:13:13et qu'on veut apaiser
01:13:14la situation
01:13:15et bien finalement
01:13:16on ne conflictualise pas
01:13:17les choses
01:13:18or il y a nécessité
01:13:19d'être très ferme
01:13:20et c'est pour ça
01:13:21qu'il faut aussi renforcer
01:13:22l'arsenal pénal
01:13:22c'est aussi pour ça
01:13:23que nous réclamons
01:13:24nous
01:13:24dans ce cas
01:13:25mais aussi dans
01:13:26tout un tas de cas
01:13:27la suppression
01:13:28de l'excuse
01:13:29de minorité
01:13:30parce qu'on ne peut pas
01:13:30accepter que des gamins
01:13:31de 15 ou 16 ans
01:13:34commettent des délits
01:13:35ou des crimes
01:13:35qui sont inacceptables
01:13:37en étant jugés
01:13:37comme des gamins
01:13:38Je me suis plongé dans les réseaux sociaux
01:13:39pour vous dire
01:13:40pour regarder un peu
01:13:41l'étendue des dégâts
01:13:42et honnêtement
01:13:42je vous jure
01:13:43c'est sidérant
01:13:44vous avez des gamins
01:13:44de 12-13 ans
01:13:45qui se filment
01:13:47face caméra
01:13:47dans leur chambre
01:13:48visiblement
01:13:49sur ce morceau
01:13:50est-ce qu'ils comprennent
01:13:51vraiment la portée
01:13:52des propos
01:13:52qui sont en train de scander
01:13:53j'en sais rien
01:13:53en tout cas
01:13:54aujourd'hui
01:13:54ils célèbrent
01:13:56ils glorifient
01:13:56des auteurs
01:13:57d'attentats terroristes
01:13:58comment on est passé
01:13:59en 10 ans
01:14:00de la génération Bataclan
01:14:01qui est sortie de l'innocence
01:14:02au son des kalachnikov
01:14:04sur les terrasses
01:14:04à une génération décérébrée
01:14:06qui ne comprend même pas
01:14:07que faire l'apologie
01:14:08du terrorisme
01:14:09avec Mohamed Mera
01:14:10c'est pas acceptable
01:14:11c'est juste pas là
01:14:11c'est juste pas normal
01:14:12en fait
01:14:12en fait le sujet Thomas
01:14:13c'est absolument pas de savoir
01:14:14s'ils comprennent
01:14:15ce qu'ils sont en train de faire
01:14:16c'est simplement
01:14:17c'est encore le même sujet
01:14:18c'est l'autorité
01:14:19la sanction
01:14:19c'est-à-dire que si personne
01:14:20ne leur met de stop
01:14:22ne leur dit ça
01:14:22tu ne peux pas le faire
01:14:24là tu vas être sanctionné
01:14:25et en fait ça va continuer
01:14:28et d'un point de vue intellectuel
01:14:29en fait ce qui se passe là
01:14:30et à mettre en lien
01:14:31avec les lycéens
01:14:32qui brûlent tout
01:14:32à mettre en lien
01:14:34avec la casse généralisée
01:14:35à mettre en lien
01:14:36avec les refus d'obtempérer
01:14:38à mettre en lien
01:14:39avec tous les symptômes
01:14:40de décivilisation
01:14:41il n'y a plus aucun repère
01:14:41plus aucune butée
01:14:42plus rien
01:14:43mais quand vous voyez
01:14:45qu'en fait l'école
01:14:45est devenue une démocratie
01:14:46qu'une des mesures
01:14:48qui sont proposées
01:14:49par le gouvernement
01:14:49pour calmer les lycéens
01:14:51qui font grève
01:14:52qui sont dans la rue
01:14:53et qui font des blocus
01:14:54c'est de dire
01:14:54voilà on va augmenter
01:14:55votre représentativité
01:14:56mais en fait
01:14:57d'ailleurs ça montre bien
01:14:59que le gouvernement
01:15:00n'a pas du tout compris le problème
01:15:01et en fait
01:15:02en leur donnant
01:15:03encore plus de pouvoir
01:15:04en réalité
01:15:05on est encore en train
01:15:06encore une fois
01:15:07de faire reculer
01:15:08l'autorité des professeurs
01:15:09l'autorité des sachants
01:15:10l'autorité de ceux
01:15:11que les jeunes
01:15:12sont censés respecter
01:15:13et en fait
01:15:14tout ça
01:15:14c'est un concentré
01:15:15qu'on retrouve
01:15:16dans ces jeunes
01:15:17qui crient
01:15:20effectivement
01:15:20chantent
01:15:21des chants antisémites
01:15:22de l'apologie terroriste
01:15:24le cadre
01:15:24l'autorité etc
01:15:25mais moi
01:15:25il y a quelque chose
01:15:26qui m'interroge
01:15:26c'est comment même
01:15:27l'idée leur vient
01:15:28de se filmer
01:15:29sur les réseaux sociaux
01:15:30avec cette musique
01:15:31comment c'est possible
01:15:32comment on en est arrivé là
01:15:33que des générations
01:15:34de 12-13 ans
01:15:35on arrive à là
01:15:35est-ce que vous avez observé
01:15:36le comportement politique
01:15:37de monsieur Emmanuel Macron
01:15:38depuis le 7 octobre
01:15:39au Moyen-Orient
01:15:40parce que si vous l'avez observé
01:15:42en réalité
01:15:42vous traduisez ce qu'il dit
01:15:43en arabe
01:15:44il s'est comporté
01:15:44comme un président arabe
01:15:45en réalité
01:15:46aujourd'hui
01:15:46il faut quand même
01:15:47vous verrez un peu
01:15:48Marc Varno
01:15:48vous parlez de son diplomatique
01:15:50il a tenu des propos
01:15:50sur la barbarie
01:15:52des israéliens
01:15:52sur l'inversion
01:15:54victimaire
01:15:54qui était proprement scandaleux
01:15:55et je reviens pas
01:15:56sur son absence
01:15:57à la manifestation
01:15:58contre l'ancimitisme
01:15:59la réalité
01:15:59c'est qu'on a
01:16:00un laissé-faire
01:16:02sur des sujets
01:16:03de terrorisme
01:16:03depuis 3 ans
01:16:05qui est scandaleux
01:16:06c'est-à-dire qu'à force
01:16:07d'avoir accepté
01:16:08pour des raisons politiques
01:16:09extrêmement compliquées
01:16:10à comprendre
01:16:11le président de la République
01:16:12est accepté
01:16:13d'être tolérant
01:16:14d'être modéré
01:16:14avec des islamistes
01:16:16avec des terroristes
01:16:17avec un président syrien
01:16:18modéré avec des islamistes
01:16:20il a été d'Al-Qaïda
01:16:22et d'Al-Nosra
01:16:22pendant des décennies
01:16:24je veux dire
01:16:25voilà
01:16:25on a
01:16:26quel message
01:16:26on envoie aux français
01:16:27quel message
01:16:28on envoie aux français
01:16:29je vous modère quand même
01:16:29sur le dire
01:16:30qu'il est modéré
01:16:31avec des islamistes
01:16:32c'est un peu compliqué
01:16:33de dire ça
01:16:33parce que
01:16:33le président syrien
01:16:34il est quoi
01:16:36il est quoi
01:16:36le président syrien
01:16:37monsieur Al-Shara
01:16:38monsieur Al-Shara
01:16:39c'est un ancien
01:16:40d'Al-Qaïda
01:16:40et d'Al-Nosra
01:16:42est-ce que vous croyez
01:16:42que vous pouvez être
01:16:43ancien d'Al-Qaïda
01:16:44et d'Al-Nosra
01:16:44et d'être venu
01:16:45un grand démocrate
01:16:46vous aurez posé la question
01:16:48aux minorités en Syrie
01:16:49vous qui représentez
01:16:50les jeunes
01:16:51sur ce plateau
01:16:52vous êtes délégué de l'Uni
01:16:53comment on explique
01:16:53qu'une génération
01:16:54a basculé à ce point
01:16:55de la génération
01:16:56qui a suivi le Bataclan
01:16:57à la génération
01:16:58qui est aujourd'hui
01:16:58une génération
01:16:59une partie d'entre elles
01:17:00peut-être une minorité
01:17:01chante des chants
01:17:02à la gloire
01:17:03de Salah Abdeslam
01:17:03et Mohamed Merah
01:17:04oui alors vous faites bien
01:17:05de le dire
01:17:05parce que je crois sincèrement
01:17:07qu'une majorité
01:17:08des lycéens
01:17:08et des étudiants
01:17:10désapprouvent complètement
01:17:11ce qu'on vient d'entendre
01:17:13qu'ils sont complètement
01:17:13opposés à ça
01:17:14il y a des milliers de jeunes
01:17:15qui nous contactent
01:17:15qui évidemment
01:17:17veulent tout simplement
01:17:18aller en cours
01:17:18qui sont contre
01:17:19toutes les violences
01:17:19en fait le problème
01:17:21ce n'est pas une génération
01:17:22c'est l'extrême gauche
01:17:24qui manipule
01:17:24en fait des jeunes
01:17:25il y a une prime
01:17:26sur les réseaux sociaux
01:17:27à la radicalité
01:17:28que ce soit par ces chants
01:17:30qui font l'apologie
01:17:30du terrorisme
01:17:31ou par les vidéos
01:17:32du lycée
01:17:33qui était en train
01:17:33d'être brûlée
01:17:34saccagée
01:17:34qu'on a vu tout à l'heure
01:17:35pour plaire tout simplement
01:17:37à l'extrême gauche
01:17:39aux radicaux
01:17:40en fait
01:17:40on ne peut pas
01:17:41négocier avec l'extrême gauche
01:17:43parce que quand on tend
01:17:43la main à l'extrême gauche
01:17:44ils vous arrachent le bras
01:17:45ils sont liberticides
01:17:46ils veulent mettre en place
01:17:47un régime totalitaire
01:17:49ils sont révolutionnaires
01:17:51ils sont
01:17:51ils veulent le mal
01:17:53comme on l'a vu tout à l'heure
01:17:54voilà
01:17:55ils veulent du mal
01:17:55à leurs adversaires politiques
01:17:56que ce soit des militants
01:17:58des journalistes
01:17:59les forces de l'ordre
01:18:00les représentants de l'état
01:18:01et on ne peut pas négocier
01:18:02avec ces gens là
01:18:02il faut une répression
01:18:05et il faut surtout
01:18:06que ces personnes là
01:18:07puissent être traduites en justice
01:18:08je ne sais même pas
01:18:09s'il faut prêter
01:18:09des pensées politiques
01:18:11à ces jeunes
01:18:11qui sont sur les réseaux sociaux
01:18:12qui en fait célèbrent un titre
01:18:14d'un morceau de rap
01:18:15qui a un succès
01:18:16avant d'être retiré des plateformes
01:18:17il y avait plus d'un million d'écoutes
01:18:18c'est pas
01:18:18je ne vois pas d'un petit morceau
01:18:20anonyme
01:18:21vous voyez ce que donne
01:18:22l'absence d'idéologie
01:18:23le refus de l'intelligence
01:18:24le refus de s'instruire
01:18:25en fait c'est ça le problème
01:18:26c'est ce que je vous disais
01:18:27sur le fait que l'école
01:18:28est venue d'une démocratie
01:18:29c'est ça aujourd'hui
01:18:35on peut construire son propre choix
01:18:37et bien non
01:18:38ça montre une chose
01:18:39c'est que pour pouvoir
01:18:40faire des choix un peu intelligents
01:18:41construire des raisonnements
01:18:43avoir un avis développé
01:18:45et bien il faut d'abord
01:18:46qu'on nous apprenne
01:18:47il faut être instruit en réalité
01:18:48et il faut accepter l'idée
01:18:50que le professeur
01:18:51c'est le sachant
01:18:51et qu'il y a une hiérarchie à l'école
01:18:53le professeur a autorité sur vous
01:18:55pas par autoritarisme
01:18:56simplement parce que
01:18:57vous êtes là pour apprendre
01:18:58et je pense que
01:18:59plus on restaurera l'autorité
01:19:01plus les élèves
01:19:02amélioreront leur niveau
01:19:03et plus on verra
01:19:04ce type de comportement
01:19:05complètement idiot
01:19:07s'éloigner et disparaître
01:19:08je pense que tant qu'on tolérera
01:19:09que quelqu'un chante
01:19:11à la gloire
01:19:12d'un terroriste
01:19:13qui a mis une balle
01:19:13dans la tête
01:19:14d'un enfant de 4 ans
01:19:14je pense qu'on aura
01:19:15un grave problème
01:19:16je crois qu'en réalité
01:19:17tous les gens qui ont dansé là
01:19:19ils devraient être aujourd'hui
01:19:19en prison
01:19:20et que le chanteur
01:19:21il devra être en prison
01:19:22le chanteur va comparer
01:19:23devant la justice
01:19:24on espère en effet
01:19:25qu'il sera
01:19:25j'insulte ta profession
01:19:27en disant ça
01:19:28marque une très courte pause
01:19:29on finira l'émission
01:19:29en parlant un peu de politique
01:19:30Edouard Philippe a parlé
01:19:31d'immigration
01:19:34vous direz ce que vous en pensez
01:19:35Yohann Gillet
01:19:36et quel est votre plan à vous
01:19:37pour l'immigration
01:19:38très courte pause
01:19:39et on revient tout de suite
01:19:43de retour dans la dernière partie
01:19:44de Punchline
01:19:44je tiens d'abord
01:19:45à présenter mes excuses
01:19:46personnellement
01:19:47à la maman de Marc Varnot
01:19:48qui se plaint
01:19:48que je vous coupe un peu trop la parole
01:19:49je m'en excuse
01:19:50mais votre fils parfois
01:19:51est un peu trop bavard
01:19:52je suis obligé de le modérer un peu
01:19:53donc veuillez m'excuser
01:19:54c'est la crise de l'autorité
01:19:55vous savez
01:19:56il n'y a plus d'autorité
01:19:57et c'est vous ici
01:19:58qui incarnez l'autorité
01:20:00vous avez un rôle moral
01:20:01extrêmement important
01:20:02qui est une valeur d'exemple
01:20:03en ce moment
01:20:03j'ai des mauvais élèves
01:20:05autour de moi
01:20:06plus sérieusement
01:20:07on va parler
01:20:07des nouvelles révélations
01:20:08de Mediapart
01:20:09le journal dit
01:20:10avoir de nouvelles révélations
01:20:11ça a été balayé immédiatement
01:20:13par Jordan Bardella
01:20:14qui a d'ailleurs annoncé
01:20:14le dépôt d'une nouvelle plainte
01:20:16vous diriez
01:20:17Yohann Gillet
01:20:18que cette affaire
01:20:18est derrière vous
01:20:19que finalement
01:20:20les accusations
01:20:21ne tiennent plus
01:20:22et qu'elles ont été
01:20:24montées de toute pièce
01:20:25c'est une opération
01:20:25de déstabilisation
01:20:26dit notamment Jordan Bardella
01:20:28les accusations
01:20:29ne tiennent plus
01:20:29et elles n'ont jamais tenu
01:20:30en réalité
01:20:31parce que tout le monde
01:20:32sait pertinemment
01:20:33quel est l'engagement
01:20:35de Jordan Bardella
01:20:35pour lutter contre
01:20:36l'antisémitisme
01:20:37et tout le monde sait aussi
01:20:38les français en sont bien conscients
01:20:39et je pense que
01:20:40les téléspectateurs
01:20:41de CNews en particulier
01:20:42savent que Mediapart
01:20:44n'est pas un média
01:20:45Mediapart
01:20:45c'est un groupuscule
01:20:47d'extrême gauche
01:20:48un groupuscule militant
01:20:50qui n'a qu'un seul objectif
01:20:52c'est de tenter
01:20:53de nous empêcher
01:20:54d'arriver demain
01:20:55au pouvoir
01:20:56donc Jordan Bardella
01:20:57a bien raison
01:20:58de balayer cette accusation
01:21:00de porter plainte
01:21:01et l'affaire
01:21:01elle continuera en justice
01:21:02et nous ferons payer
01:21:03Mediapart
01:21:04et nous les ferons condamner
01:21:05on vous en parle
01:21:06sur le terrain
01:21:07vous êtes député du Gard
01:21:07est-ce qu'il y a des français
01:21:09qui viennent vous parler
01:21:10de cette affaire
01:21:10ou pas du tout ?
01:21:11quand on m'en parle
01:21:12c'est pour apporter
01:21:14un soutien à Jordan Bardella
01:21:15et les gardois
01:21:16me disent
01:21:17soutenez
01:21:17et affirmez
01:21:18à Jordan Bardella
01:21:19notre soutien
01:21:20nous savons pertinemment
01:21:21que Mediapart
01:21:22joue là
01:21:23un jeu dangereux
01:21:25et nous savons pertinemment
01:21:26que Jordan Bardella
01:21:27n'a strictement
01:21:28rien à se reprocher
01:21:29en la matière
01:21:30donc voilà
01:21:31les français sont bien
01:21:32conscients des choses
01:21:32je crois d'ailleurs
01:21:33que les études d'opinion
01:21:34qui sont sorties
01:21:35ces derniers jours
01:21:36le montrent
01:21:37et nous continuons
01:21:38nous notre objectif
01:21:39notre objectif c'est 2027
01:21:40et ensuite
01:21:41je tenais aussi à le dire
01:21:42nos compatriotes
01:21:43de confession juive
01:21:44sont nombreux
01:21:45à nous apporter
01:21:46un soutien
01:21:47à nous écrire
01:21:47au quotidien
01:21:48pour dire à quel point
01:21:49ils savent
01:21:50que nous sommes
01:21:50le seul rempart
01:21:51pour 2027
01:21:52alors il y en a un autre
01:21:53pour qui l'objectif
01:21:54c'est 2027
01:21:54c'est Edouard Philippe
01:21:55il a inauguré hier
01:21:56le retour de l'heure
01:21:57des vérités
01:21:57sur le service public
01:21:59le candidat Horizon
01:22:00à l'élection présidentielle
01:22:01a notamment été interrogé
01:22:02brillamment on doit le dire
01:22:03par Eugénie Bastier
01:22:04sur la question
01:22:05de l'immigration
01:22:05alors il dit
01:22:06vouloir diviser par deux
01:22:08l'immigration légale
01:22:09en France
01:22:10écoutez Edouard Philippe
01:22:12il me paraît
01:22:13parfaitement légitime
01:22:14que la France
01:22:14décide
01:22:15qui a le droit
01:22:17ou pas le droit
01:22:17de résider
01:22:19régulièrement
01:22:19sur son territoire
01:22:20quels étrangers
01:22:21peuvent venir
01:22:22et je pense qu'il faut
01:22:23revenir à cette logique profonde
01:22:24alors je propose
01:22:25plusieurs choses
01:22:26la première chose
01:22:27c'est de réduire
01:22:28très sensiblement
01:22:29le nombre de titres
01:22:31de séjour
01:22:31délivrés chaque année
01:22:33pour des étrangers
01:22:34qui veulent s'installer
01:22:34en France
01:22:35alors peut-être qu'on peut
01:22:36regarder d'abord les chiffres
01:22:36parce qu'en 2025
01:22:38on parle de
01:22:39380 000 titres de séjour
01:22:41délivrés
01:22:41c'est un record historique
01:22:42alors pour vous
01:22:43quels chiffres
01:22:43seraient acceptables ?
01:22:44je pense qu'il faut
01:22:45qu'on revienne
01:22:45dans l'épure
01:22:46de ce qui existait
01:22:46avant 2010
01:22:48c'est-à-dire
01:22:50largement inférieur
01:22:50à 200 000
01:22:51on doit diviser par 2
01:22:53l'immigration légale
01:22:55aujourd'hui
01:22:56diviser par 2
01:22:57l'immigration légale
01:22:58je sais que ça vous a
01:22:58fait réagir
01:22:59vous n'êtes pas
01:23:00tout à fait sur la ligne
01:23:00d'Edouard Philippe
01:23:01c'est pas que je ne suis pas
01:23:02sur la ligne
01:23:03d'Edouard Philippe
01:23:03c'est qu'il faut qu'il aille
01:23:04c'est bien beau de balancer
01:23:05tout le temps des chiffres
01:23:06comme ça
01:23:06qui sont vides derrière
01:23:07je divise par 2
01:23:08je divise par 3
01:23:09j'enlève
01:23:09ok très bien
01:23:10aujourd'hui il y a
01:23:114 millions et demi
01:23:11de titres de séjour
01:23:12en France
01:23:124 millions et demi
01:23:13de titres de séjour
01:23:14et il y a
01:23:15380 000
01:23:16immigrants légaux
01:23:17s'il veut aller à 200 000
01:23:19il faut en enlever
01:23:19180 000
01:23:20j'ai juste une question
01:23:21à lui poser
01:23:22c'est lesquels
01:23:23il va enlever
01:23:25lesquels il va enlever
01:23:26il va diviser par 2
01:23:27le nombre de visas étudiants
01:23:28moins 60 000
01:23:29il va diviser par 2
01:23:30avec votre stylo
01:23:31il va diviser par 2
01:23:35les humanitaires
01:23:36en enlever 60 000
01:23:38ou il va enlever
01:23:38les économiques
01:23:39ou mieux encore
01:23:40il va enlever
01:23:40les familiaux
01:23:42il va enlever
01:23:43les 70 000 visas
01:23:44non
01:23:44la réalité c'est qu'il se trompe
01:23:46de sujet
01:23:46Edouard Philippe
01:23:47le sujet c'est
01:23:48l'immigration illégale
01:23:49le sujet c'est
01:23:50les 500 000
01:23:51au QTF
01:23:52que nous avons aujourd'hui
01:23:53sur le territoire français
01:23:54le sujet il est principalement là
01:23:56c'est là
01:23:57où il y a beaucoup à faire
01:23:58l'immigration légale
01:23:59si vous voulez la diminuer
01:24:00il suffit d'arrêter
01:24:01le regroupement familial
01:24:02on pourrait vous répondre
01:24:03que l'immigration illégale
01:24:04très souvent résulte
01:24:05de l'immigration légale
01:24:05quelqu'un arrive légalement
01:24:07et se maintient illégalement
01:24:08par la suite
01:24:08les étudiants sont un exemple
01:24:10et d'ailleurs lui
01:24:11il ne veut pas forcément
01:24:11réduire d'assez
01:24:12le nombre d'étudiants
01:24:13il faut arrêter
01:24:13l'immigration des étudiants
01:24:14il faut arrêter
01:24:15le regroupement familial
01:24:16et là effectivement
01:24:17oui vous pouvez réussir
01:24:19mais c'est ça qu'il faut dire
01:24:20divisé par deux
01:24:21ça ne veut rien dire
01:24:22en un mot
01:24:22Lara Chekhov
01:24:23enfin plus d'un mot
01:24:24d'ailleurs si vous voulez
01:24:24mais qu'est-ce que vous avez pensé
01:24:25de cette proposition
01:24:26d'Edouard Philippe ?
01:24:27Je l'ai trouvé très timide
01:24:28en fait il m'a rappelé
01:24:29Emmanuel Macron
01:24:30en 2017
01:24:31qui est arrivé
01:24:32sur l'immigration
01:24:33avec un discours
01:24:34à la fois d'humanité
01:24:36et de fermeté
01:24:37et j'ai trouvé
01:24:38que c'était un peu
01:24:39la même tonalité
01:24:41si vous voulez
01:24:41en même temps
01:24:422.0 d'Edouard Philippe ?
01:24:43Exactement
01:24:44il n'a pas parlé
01:24:44des OQTF
01:24:46il n'a pas repris
01:24:47cette proposition
01:24:47qu'avait formulée
01:24:48Gérald Darmanin
01:24:49sur le moratoire
01:24:50de trois ans
01:24:52sur l'immigration légale
01:24:55Darmanin
01:24:55qui disait
01:24:56que les capacités
01:24:57d'intégration
01:24:57et d'assimilation
01:24:58avaient atteint
01:25:00leurs limites
01:25:01et surtout
01:25:02sur l'immigration étudiante
01:25:03il a assuré
01:25:04ne pas y toucher
01:25:06alors qu'on le sait
01:25:07l'immigration étudiante
01:25:08aujourd'hui
01:25:08c'est 55%
01:25:10quasiment
01:25:11d'étudiants étrangers
01:25:12qui viennent
01:25:13majoritairement
01:25:14d'Afrique
01:25:15alors l'immigration
01:25:16de travail
01:25:17a marché
01:25:18partiellement
01:25:18en Italie
01:25:19mais le taux de chômage
01:25:20en Italie
01:25:21il est plutôt
01:25:22enfin il est bas
01:25:23il est à 6%
01:25:24il est plus bas que chez nous
01:25:25alors que nous
01:25:25on est à plus du 8%
01:25:27donc peut-être
01:25:28commencer peut-être
01:25:28déjà
01:25:29à encourager
01:25:30les Français
01:25:31qui sont au chômage
01:25:32à travailler
01:25:33et à revoir
01:25:34les salaires
01:25:35l'attractivité
01:25:36de certains métiers
01:25:37divisé par deux
01:25:38dit Edouard Philippe
01:25:38vous vous dites quoi
01:25:39Johan Gillet
01:25:40vous voulez zéro
01:25:41immigration ?
01:25:42moi je dis qu'il ne manque
01:25:43pas d'air
01:25:43déjà parce qu'il promet là
01:25:45ce qu'il n'a jamais fait
01:25:46quand il était aux responsabilités
01:25:47d'ailleurs il l'est encore
01:25:48aux responsabilités
01:25:49en réalité
01:25:50puisqu'il soutient
01:25:51le gouvernement
01:25:52en place
01:25:53moi je dis qu'il faut
01:25:54aller beaucoup plus loin
01:25:54c'est ce que nous disons
01:25:55nous voulons d'abord
01:25:56proposer un référendum
01:25:57sur l'immigration
01:25:58aux Français
01:25:58pour que les Français
01:25:59puissent s'exprimer
01:26:00sur la politique migratoire
01:26:02qu'ils souhaitent
01:26:03ensuite nous voulons
01:26:03réduire drastiquement
01:26:05l'immigration
01:26:06qu'elle soit légale
01:26:06ou illégale
01:26:07c'est-à-dire combien ?
01:26:09légale
01:26:10légale
01:26:10parce qu'elle pèse
01:26:11sur les comptes
01:26:13évidemment au quotidien
01:26:14de notre pays
01:26:15et notre pays
01:26:15n'a plus les moyens
01:26:16mais illégale aussi
01:26:17parce qu'il y a là
01:26:19des centaines
01:26:20de milliers
01:26:21de personnes
01:26:22qui se maintiennent
01:26:23de manière illégale
01:26:24sur le territoire national
01:26:25et les demandeurs
01:26:28d'asile par exemple
01:26:29sont sur le territoire
01:26:31national
01:26:31de manière légale
01:26:33ça fait partie
01:26:33de l'immigration
01:26:34légale
01:26:34dont nous voulons
01:26:36réduire drastiquement
01:26:37la quantité
01:26:38pourquoi ?
01:26:38parce qu'il y a
01:26:39des dérives
01:26:40il y a un dévoiement
01:26:41aujourd'hui
01:26:41du droit d'asile
01:26:43on le sait
01:26:43aujourd'hui il est très facile
01:26:44malheureusement
01:26:45d'obtenir l'asile
01:26:46en France
01:26:47avec de faux prétextes
01:26:48moi je suis d'ailleurs
01:26:49membre du conseil
01:26:49d'administration
01:26:50de l'OFPRA
01:26:51et je peux vous dire
01:26:52que j'en vois
01:26:53des vertes
01:26:53et des pas mûres
01:26:54et que la réalité
01:26:55elle est vraiment
01:26:56angoissante
01:26:57et si les français
01:26:58voyaient tout ce qui se passe
01:27:00dans le droit d'asile
01:27:01et bien ils en seraient
01:27:03encore plus conscients
01:27:04mais je veux dire
01:27:05aussi à monsieur Philippe
01:27:06qu'attend-il
01:27:08pour donner des consignes
01:27:09à ses députés
01:27:10parce que quand
01:27:10à l'Assemblée nationale
01:27:11nous proposons concrètement
01:27:12de supprimer
01:27:13le regroupement familial
01:27:14les députés Horizon
01:27:16votent contre
01:27:17quand nous proposons
01:27:18d'expulser systématiquement
01:27:19les délinquants étrangers
01:27:20ils votent contre
01:27:21quand nous proposons
01:27:22de supprimer
01:27:23l'aide médicale d'Etat
01:27:24qui est évidemment
01:27:25une pompe aspirante
01:27:26de l'immigration
01:27:26ils votent contre
01:27:27bref
01:27:27il fait toujours
01:27:28l'inverse de ce qu'il dit
01:27:29là on est en campagne
01:27:30on voit qu'il ne décolle pas
01:27:31dans les sondages
01:27:32et forcément
01:27:32et bien il fait
01:27:34ce qui fonctionne le mieux
01:27:35c'est copier
01:27:36en tout cas copier
01:27:37de manière assez maladroite
01:27:38et un peu timide
01:27:39le programme
01:27:40du Rassemblement National
01:27:40décryptage
01:27:41de cette proposition
01:27:42d'Edouard Philippe
01:27:43alors Edouard Philippe
01:27:44voulait incarner
01:27:45un virage à droite
01:27:46à travers cette émission
01:27:47mais ce qui est vrai
01:27:48c'est que quand on regarde
01:27:48le détail de ces propositions
01:27:50c'est un peu loupé
01:27:53premièrement
01:27:53l'immigration légale
01:27:54et l'immigration illégale
01:27:55c'est à peu près
01:27:55la même chose
01:27:56en réalité
01:27:57il y a beaucoup
01:27:57d'immigrés illégaux
01:27:59qui sont d'anciens
01:28:01immigrés légaux
01:28:02et dans les deux sens
01:28:03ça fonctionne
01:28:04et vous voyez bien
01:28:04que les pays
01:28:05les filières
01:28:05sont exactement les mêmes
01:28:06deuxième chose
01:28:08qui n'a pas été rappelé
01:28:09c'est que la promesse
01:28:10l'engagement d'Edouard Philippe
01:28:11il y a quelques années
01:28:12c'était d'accueillir
01:28:13500 000 étudiants étrangers
01:28:15c'était son plan
01:28:16en 2027
01:28:16c'était son plan
01:28:16quand il était premier ministre
01:28:17donc son ambition
01:28:18c'était de multiplier par 4
01:28:19c'était de multiplier par 4
01:28:21le nombre de visas
01:28:22donnés aux étudiants étrangers
01:28:23or on sait aujourd'hui
01:28:24que le premier poste
01:28:25de délivrance
01:28:26de titre de séjour
01:28:27ce sont les étudiants étrangers
01:28:28ensuite pour terminer
01:28:30l'immigration
01:28:30qui est peut-être
01:28:31la seule sur laquelle
01:28:32on pourrait vraiment
01:28:32avoir un débat intéressant
01:28:33c'est sur l'immigration
01:28:34de travail
01:28:35aujourd'hui
01:28:38de titres de séjour
01:28:39qui sont délivrés
01:28:39donc on voit bien
01:28:40que c'est pas une proposition
01:28:42et d'ailleurs
01:28:42cette proposition
01:28:44ne s'inscrit pas
01:28:44dans une vision
01:28:45c'est-à-dire qu'on voit bien
01:28:46que là Edouard Philippe dit
01:28:47on va diviser par 2
01:28:48parce qu'il faut que j'annonce
01:28:48quelque chose
01:28:49il faut que je réduise
01:28:50voilà ça manque
01:28:51un tout petit peu
01:28:51d'ambition
01:28:52et de placer ça aussi
01:28:54dans le registre
01:28:55du moment de civilisation
01:28:56qu'est en train de vivre
01:28:57notre pays
01:28:57on arrive au terme
01:28:58de cette émission
01:28:59vous avez rendez-vous
01:29:00bien sûr dans quelques minutes
01:29:01avec Philippe Devilliers
01:29:02face à Philippe Devilliers
01:29:03animé par Elotte Deval
01:29:04et Geoffroy Lejeune
01:29:05et puis ce soir
01:29:0521h
01:29:06ne manquez pas
01:29:06notre documentaire
01:29:07événement
01:29:08sur Jean-Jacques Goldman
01:29:0950 ans
01:29:10dans le coeur des français
01:29:11c'est la personnalité
01:29:12préférée des français
01:29:13depuis de longues années
01:29:14dans tous les classements
01:29:15et on reviendra ce soir
01:29:17sur les titres
01:29:18qui ont fait son succès
01:29:20c'est donc à ne pas manquer
01:29:21ce soir à 21h
01:29:22sur l'antenne de CNews
01:29:23merci aux équipes
01:29:25qui m'ont aidé
01:29:25à préparer cette émission
01:29:26Louis Vauvre
01:29:27et David Beaujol
01:29:28notamment
01:29:28merci aux invités
01:29:29qui sont encore dissipés
01:29:30puisqu'ils discutent
01:29:31pendant la fin de cette émission
01:29:32Marc Varnou
01:29:33Lara Chekhov
01:29:34merci à Johan Gillet
01:29:35merci à Ruben Strachan
01:29:36et à Louis Dragnel
01:29:37dans quelques instants
01:29:38donc face à Philippe De Villiers
01:29:39sur l'antenne de CNews
01:29:40passez une très bonne soirée
01:29:42à très vite
01:29:42merci
01:29:43merci à tous
01:29:44pour vous
01:29:44merci à tous
01:29:44merci à tous