- il y a 10 minutes
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 10 octobre, Franck Devulder, président de la CSMF (Confédération des Syndicats Médicaux Français), Rebecca Cohen, fondatrice de MediWay, et Julien Pourcel, médecin généraliste et co-fondateur de MadeForMed, étaient les invités dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:05BFM Business présente Check-up Santé avec Fabien Guèze.
00:11Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur BFM Business dans Check-up Santé.
00:15A l'occasion de ces 32e universités, le premier syndicat de médecins de France, la CSMF,
00:20a publié un manifeste et un livre blanc qui a le mérite de faire des propositions concrètes pour une fois.
00:26Son président, le docteur Franck de Vulder, va nous en dévoiler quelques éléments.
00:30Elle se propose de devenir le doctolib des transports sanitaires en France, c'est la société Mediway.
00:35Et sa fondatrice, Rebecca Cohen, va nous dire comment avoir une ambulance en 4 clics.
00:40Enfin, lui aussi veut offrir à chaque médecin son propre site internet pour faciliter les échanges avec ses patients.
00:45C'est la société Med4Med et son fondateur, Julien Pourcel, nous dévoile les résultats d'un maromètre sur l'attachement
00:51des Français à leurs médecins de famille.
00:53Check-up Santé, c'est parti.
00:57Check-up Santé, au cœur de l'innovation santé.
01:01Franck de Vulder, bonjour.
01:02Bonjour Fabien Gale.
01:03Bienvenue dans Check-up Santé, une fois de plus.
01:05Merci.
01:05Vous êtes un habitué, on est très content de vous accueillir.
01:08Vous êtes médecin, vous dirigez la CSMF, le premier syndicat de médecins en France, spécialistes et médecins généralistes confondus.
01:15Il y a combien de médecins en France à peu près ?
01:17Il y a...
01:18Libéraux, libéraux.
01:19Libéraux, 120 000 médecins libéraux.
01:21120 000 médecins libéraux, et en tout à peu près en France ?
01:23Et en tout 350 000.
01:25D'accord.
01:26C'est vrai que les...
01:27C'est un petit peu général en France, c'est peut-être particulier même à la France, les médecins sont
01:32peu syndiqués.
01:34Oui, vous les défendez tous, bien sûr.
01:36Oui, d'abord on défend tous, mais les médecins sont peu syndiqués, comme les Français sont peu syndiqués.
01:40On va revenir sur les décisions politiques depuis 20 ans qui ont voulu un peu, finalement, amoindrir le rôle des
01:46corps intermédiaires, dont des syndicats.
01:47C'est vrai dans le salariat, c'est vrai dans les syndicats de médecins, mais c'est vrai, et vous
01:51le disiez, qu'on défend tout le monde, nos syndiqués, nos sympathisants, nos adhérents, mais tous les autres, parce que
01:57c'est comme ça que je conçois mon engagement syndical.
01:59Alors, votre congrès la semaine dernière à la Bôle, c'est, je le disais, c'est un des événements les
02:04plus courus.
02:05Ministres étaient là, économistes, universitaires, autorités de santé, industriels, entrepreneurs, et même les représentants santé de certains candidats à la
02:13présidentielle, et bien sûr, les médecins.
02:15Et bien sûr, les médecins de toute génération.
02:18Et moi, je me salue d'avoir vu aux 32e universités, comme c'est le cas chaque année, les représentants
02:25des syndicats d'étudiants en médecine, des deux syndicats d'interne, des remplaçants.
02:29Bref, de cette nouvelle génération, celles et ceux qui vont nous soigner demain, et c'est tellement important qu'ils
02:34participent à ces débats.
02:35On a l'impression que la santé, elle n'est pas vraiment au cœur des débats, la présidentielle.
02:39Pas trop, on voit bien que la campagne présidentielle, elle est partie dans les différents partis, auprès d'un certain
02:44nombre de candidats déclarés.
02:45Il y en aura peut-être d'autres, peut-être moins, on verra bien.
02:48Mais force est de constater qu'à quelques toutes petites encartats de près, le sujet santé n'a pas aujourd
02:55'hui été abordé par les candidats à la présidence de la République.
02:58Et je le regrette.
02:58Oui, bien sûr.
02:59Je le regrette parce que c'est la première ou une des toutes premières préoccupations des Français dans toutes les
03:05enquêtes d'opinion depuis 5 ou 6 ans.
03:07C'est un sujet difficile, mais ce n'est pas parce qu'il n'est pas difficile qu'il ne
03:10faut pas réécrire avec les Français leur futur système de santé.
03:15Alors avant des propositions, mais sur un constat, notre système de soins, il est un peu à bout de souffle
03:19?
03:20Il est un peu, quelles sont les raisons principales ? Il y en a plusieurs évidemment, mais...
03:23Il est un petit peu plus de souffle, parce que tout a changé.
03:26Tout a changé et je trouve qu'on est en train, parfois, trop souvent, de louper l'essentiel d'une
03:33loi, d'un décret qui vient essayer de répondre à une difficulté réelle.
03:37On sait aujourd'hui que l'accès aux soins est devenu, dans beaucoup de territoires, complexe pour les Français.
03:41On en connaît les causes. Un numerus clausus qui n'a pas renouvelé les générations de médecins,
03:45alors que pendant le même temps, la population française, comme la population mondiale, a augmenté.
03:50On est 15 millions de plus qu'il y a 35 ou 40 ans à soigner, plus âgés.
03:56On vit plus longtemps, donc le poids des maladies chroniques augmente.
03:59Il y a 500 000 personnes chaque année en France qui rentrent dans une affection de longue durée, donc une
04:04maladie grave.
04:05Et donc, on ne s'est pas doté du corps suffisant en nombre de médecins pour y répondre.
04:11Ça va venir, on a inversé les choses, mais la cause principale est ça, mais tout a changé.
04:16Et puis, la demande des patients a changé.
04:17Elle est peut-être plus prégnante dans un monde où la consommation est importante, y compris en besoin de soins.
04:21Et puis, le métier de médecin a changé, le métier des autres professionnels de santé a changé,
04:26finalement, à l'instar de tout ce qui se fait dans la société, comme l'ensemble des métiers.
04:31Donc, c'était le bon moment pendant cette campagne présidentielle.
04:34Évidemment, votre congrès tombait à point cette année.
04:37Et l'idée, donc, c'est de publier un manifeste et un livre blanc.
04:40D'abord, ce manifeste ?
04:42Voilà des mois que, presque dans le plus grand des secrets,
04:46c'est-à-dire qu'on n'a pas fait de grande communication en disant
04:48la CSMF, premier syndicat des médecins de France, généralistes et spécialistes.
04:53Nous travaillons et nous allons vous dire que dans quelques mois, nous allons sortir quelque chose.
04:58Mais il nous semblait absolument important de réfléchir entre nous,
05:03vous le disiez, en transgénérationnel, médecins spécialistes et médecins généralistes,
05:08mais aussi avec nos partenaires, avec l'écosystème, sur le manifeste.
05:12Le manifeste, c'est, moi qui suis un peu voileux finalement, c'est le cap.
05:16Le cap, c'est ce en quoi nous croyons. Où est-ce que nous voulons aller ?
05:19Et puis, c'est la philosophie du manifeste, c'est le cap.
05:22C'est la philosophie de donner les grandes tendances de ce qui, à nos yeux,
05:26sont les choses importantes, les plus importantes, qu'il nous faut rappeler.
05:30Vous savez qu'on est un syndicat libéral, mais social.
05:34On croit qu'il faut vraiment, avec force, recouvrer le mot confiance.
05:38Et quand on nous oppose de dire, mais on ne va pas vous donner un blanc-seing,
05:41ce n'est pas du tout le sujet. Pour moi, le mot confiance a en miroir le mot responsabilité.
05:46Et la responsabilité, ce n'est pas seulement celle de nos soignants, celle de nos médecins.
05:50C'est une responsabilité mutuelle qui doit être partagée entre, bien sûr,
05:55celles et ceux qui soignent, dont nous sommes,
05:57mais celles et ceux qui en souffrent et sont malades,
06:00mais les payeurs, mais les décideurs, mais les assurances maladies,
06:04qu'elles soient obligatoires, la Sécu finalement, et les assurances complémentaires.
06:08Je pense qu'il faut rappeler ça avec force.
06:10Ça, c'est le manifeste.
06:12On n'a pas l'impression quand même que, je veux dire,
06:15nous, mais ça, on est devenu la petite variable d'ajustement de nos soucis du contexte économique.
06:22En tout cas, hélas, il faut remettre, regardez quels sont les grands enjeux financiers.
06:29Le système de protection sociale en France,
06:32qui est certainement une des pierres et un des fondements les plus forts de la République,
06:35qui a fêté son 80e anniversaire fin 2025.
06:38La Sécu a 80 ans.
06:40Le système de protection sociale en général, c'est 800 milliards d'euros par an.
06:44Le système d'assurance maladie, l'assurance santé de chacun d'entre nous,
06:50c'est 250 milliards d'euros par an.
06:52Et, vous disiez, la population augmente, l'accès aux soins est plus forte,
06:56les besoins de soins sont plus forts,
06:57parce que c'est une population plus nombreuse, plus âgée.
07:01Et donc, tout ça, il faut réfléchir ensemble à ce que ça coûte.
07:04La variable d'ajustement, et je vous rejoins, c'est sur la médecine libérale.
07:08Et on l'a vu encore il y a quelques jours.
07:10Le gouvernement a publié, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale,
07:16dont les débats vont commencer au Parlement lundi prochain,
07:19a publié ce qu'on appelle l'ONDAM.
07:21L'ONDAM, c'est quoi ?
07:21C'est l'objectif national des dépenses d'assurance maladie.
07:24Bref, à quelle vitesse ça doit progresser ?
07:26Tous les experts, tous les économistes nous disent,
07:29au vu de ces considérations démographiques,
07:32la progression naturelle devrait être de 4% par an.
07:35La question, c'est qui paye ?
07:37Et le gouvernement nous a dit,
07:39la progression, en raison des considérations budgétaires
07:42que chacun d'entre nous, maintenant, commence à comprendre,
07:45c'est une évidence, la France ne va pas bien sur un plan budgétaire,
07:48on met deux points,
07:50mais surtout, on met trois points pour l'hôpital,
07:53et zéro ou bi-point pour la ville,
07:55c'est-à-dire...
07:56Deux points de mesure.
07:58Oui, mais surtout, on attend une inflation d'entre 1,8 et 2.
08:02C'est-à-dire qu'on nous met un objectif de dépense
08:04pour la médecine de ville,
08:06celle qui est la porte d'entrée pour tous les Français,
08:09qui va se retrouver plus d'un point,
08:11un peu plus d'un point sous le niveau de l'inflation.
08:14Donc, il nous faut trouver une solution
08:16pour pouvoir continuer à soigner,
08:17dans les meilleures conditions,
08:19en respectant l'expertise de nos soignants,
08:21et en pouvant accueillir tout le monde.
08:22Et pour cette médecine du futur, votre livre blanc ?
08:25Eh bien, pour cette médecine du futur,
08:27le livre blanc, je vous le disais tout à l'heure,
08:28le manifeste, c'est donner un cap.
08:31Le livre blanc, c'est quelle route pour arriver à ce cap.
08:34C'est ce que nous proposons.
08:37Il est fait de 14 points qu'on a étudiés.
08:42Je ne vais pas citer la totalité de ces 14 points.
08:45Mais je vais citer quand même deux phrases
08:46que vous avez sorties dans votre congrès,
08:49c'est faire confiance plutôt que contrôler,
08:51et responsabiliser plutôt que contraindre.
08:54Absolument.
08:56Je pense que le mot-clé, c'est confiance.
08:58Et le miroir du mot confiance,
09:00c'est le mot responsabilité.
09:02On sait par exemple qu'on n'est pas les premiers
09:05de la classe européenne dans la prise en compte
09:09de la qualité et de la pertinence de notre exercice.
09:11La médecine française est une des meilleures médecines du monde,
09:14si ce n'est la meilleure.
09:15Pas que la France qui le dit suffise d'aller à l'OMS
09:18et d'entendre l'OMS parler de nous,
09:20pour nous dire qu'on a un système de santé exemplaire.
09:23La formation de nos médecins,
09:24la formation de nos soignants est tout à fait exemplaire.
09:29Faisons confiance à nos soignants, c'est important.
09:32C'est eux qui nous soignent,
09:33c'est eux qui connaissent au mieux l'écosystème du territoire
09:36dans lequel ils exercent.
09:37Est-ce que votre livre blanc est disponible
09:39peut-être sur le site de la CSMF ?
09:41Absolument.
09:42Le livre blanc, il est disponible en téléchargement pour tous.
09:46Le site de la CSMF est ouvert.
09:47Le livre blanc a été transmis à tous les présidents de tous les partis politiques français,
09:54à tous les candidats déclarés aujourd'hui à la présidence de la République.
09:57Et c'est une main tendue.
09:58Moi, je les invite à un débat sur les propositions que nous faisons,
10:02sur celles qu'ils portent,
10:03parce qu'il me semble impossible d'aller dans une campagne présidentielle
10:07sans que le sujet de la santé de nos concitoyens soit abordé,
10:10alors que dans toutes les enquêtes d'opinion,
10:12c'est une de leurs priorités principales.
10:14Avec Check-Up Santé, on vous soutient à 100%.
10:16Merci Franck de Vuders, président de la CSMF.
10:19Vous revenez bien sûr quand vous voulez.
10:21On va à présent accueillir Rebecca Cohen,
10:23qui est la fondatrice de Mediway.
10:26Check-Up Santé sur BFM Business.
10:30Rebecca Cohen, bonjour.
10:31Bonjour.
10:32Bienvenue dans Check-Up Santé, la première fois dans Check-Up Santé.
10:34Exact.
10:35Vous allez voir, je suis très méchant.
10:36Donc, vous êtes la fondatrice de Mediway.
10:39Exact.
10:39Qui a une année d'existence ?
10:42Une petite année d'existence.
10:42Donc, vraiment une start-up super, super essentielle.
10:45Et comme souvent, c'est à partir d'une expérience personnelle
10:48qu'on crée une société ?
10:49C'est tout à fait ça.
10:50En réalité, il y a quelques années,
10:51on a dû organiser le transport de mon grand-père
10:54d'un département à un autre.
10:56Et puis, on a cherché un transporteur.
10:58On a passé des dizaines d'appels
10:59jusqu'à trouver un transporteur disponible.
11:01Et c'est toute la difficulté qui est rencontrée aujourd'hui
11:06par beaucoup de Français au quotidien.
11:07Et donc, Mediway est né de cette expérience.
11:10Rassurez-moi, vous y êtes arrivé quand même ?
11:11On y est parvenu.
11:12Ah !
11:12Combien de transports sanitaires ?
11:14C'est énorme, non, en France par an ?
11:15Aujourd'hui en France, les transports sanitaires,
11:18ça représente 90 millions de trajets par an.
11:20Énorme.
11:20Pour une dépense qui avoisine les 7 milliards
11:22prise en charge par l'assurance maladie.
11:24Donc, c'est un coût assez élevé.
11:26C'est un coût assez élevé qui augmente d'année en année.
11:29Donc, de cette constatation,
11:32vous avez cogité un petit peu
11:34et créé une plateforme, c'est ça ?
11:37Exactement.
11:38Une plateforme sur laquelle on peut réserver facilement
11:40un transport sanitaire.
11:41Exactement.
11:42En fait, le constat qui a été fait,
11:43c'est qu'aujourd'hui, réserver un transport,
11:45c'est difficile.
11:48Au quotidien, le médecin prescrit
11:50donc une prescription médicale de transport,
11:52ce que tout le monde appelle communément
11:53le bon transport, mais qui est une prescription.
11:55Il la remet au patient
11:57qui doit choisir et réserver son transport
11:59ou un aidant qui le fait d'ailleurs pour lui
12:02ou encore le secrétariat du médecin qui s'en occupe.
12:05Et là, entre une phase où on recherche,
12:07on appelle les transporteurs les uns à la suite des autres,
12:08que ça soit transporteur sanitaire.
12:10Alors, justement, quel type de transporteur ?
12:11Alors, les transporteurs sanitaires,
12:12donc ambulance, véhicule sanitaire léger,
12:14mais également aussi les taxis conventionnés
12:17en fonction de ce que la prescription médicale de transport
12:19prévoit comme mode de transport.
12:20Ça, c'est le libre choix du médecin, évidemment.
12:23Et donc là, s'engage une recherche,
12:26numéro après numéro,
12:27on appelle les transporteurs les uns à la suite des autres
12:28jusqu'à en trouver un.
12:30Aujourd'hui, avec Mediware,
12:31on résout cette problématique,
12:32d'abord parce que c'est la première plateforme
12:35B2B2C, c'est-à-dire qu'elle est accessible
12:37par tous les acteurs du transport sanitaire.
12:39C'est la plateforme qui connecte
12:41tous les acteurs du transport sanitaire,
12:43professionnels de santé,
12:44Et de l'autre côté, donc professionnels de santé,
12:46patients ?
12:46Professionnels de santé, patients, aidants,
12:50évidemment, transporteurs,
12:51quels qu'ils soient,
12:52sanitaires, ambulances VSL
12:53ou taxis conventionnés.
12:54Alors, tout le monde a accès à cette plateforme ?
12:56Tout le monde a accès
12:57et tout le monde est réuni
12:58sur la même plateforme
12:59et sur la même interface.
13:00Donc aujourd'hui, le patient
13:02dépose la prescription médicale de transport.
13:03Parce qu'il faut obligatoirement
13:04une prescription médicale de transport, bien sûr.
13:06Oui, le transport sanitaire
13:07pris en charge par l'assurance maladie
13:09ou partiellement pris en charge
13:10par l'assurance maladie
13:11requiert une prescription médicale de transport,
13:13un bon transport.
13:14Donc tout commence
13:15par la prescription médicale de transport.
13:16Et donc Mediway digitalise
13:18tout le parcours
13:19de la prescription médicale de transport
13:21jusqu'à la réalisation du trajet.
13:23On s'arrête là.
13:24Aller-retour, bien sûr.
13:24Aller-retour, bien sûr.
13:26Donc, comment ça se passe ?
13:27Le patient, l'aidant
13:29ou le professionnel de santé
13:30dépose la prescription médicale de transport.
13:32Il renseigne le jour et l'heure
13:34du rendez-vous.
13:35Les transporteurs disponibles
13:37s'affichent avec les disponibilités horaires.
13:39On clique et en quatre clics,
13:41c'est réservé.
13:42D'accord.
13:43Voilà.
13:43Et on peut, donc relativement simple.
13:45Exact.
13:46Et on peut justement partager
13:48donc ce transport ?
13:49Alors, l'idée, c'est que
13:51Mediway va se déployer par territoire.
13:53Et donc, en se déployant par territoire,
13:55on aimerait centraliser les demandes
13:57du territoire.
13:58Et naturellement,
13:59en centralisant et en compilant
14:01toutes les demandes du territoire,
14:02on va pouvoir permettre
14:03de proposer du transport partagé
14:05lorsque les deux conditions
14:07nécessairement seront réunies.
14:09La première, c'est-à-dire
14:10que la prescription médicale de transport
14:11permet le caractère partagé
14:13du transport,
14:14c'est-à-dire l'état de santé du patient,
14:15c'est la prescription qui le dira.
14:17Et les conditions...
14:17Il a aussi la fiebre à 40...
14:19Exactement.
14:19Et les conditions requises
14:20par l'assurance maladie,
14:22notamment des détours,
14:23pas plus de trois patients
14:24dans le même véhicule,
14:25des détours,
14:26des temps d'attente
14:26qui seront naturellement respectés.
14:28Donc, pas plus de trois patients
14:29par transport.
14:30Exactement.
14:31Pour les véhicules sanitaires
14:32légers et évidemment
14:32les taxis conventionnels,
14:33ça ne concerne pas les ambulances.
14:34D'accord.
14:35Et pour l'instant,
14:35pas de transport d'urgence ?
14:37Pas de transport d'urgence.
14:38Oui.
14:40Et donc, votre business model,
14:42c'est quoi ?
14:42C'est un abonnement ?
14:43C'est quoi ?
14:44Alors, ce qui a été fait
14:45sur la prise de rendez-vous médical,
14:47c'est ce qu'on fait aujourd'hui
14:48sur le transport sanitaire.
14:49Donc, le modèle est à peu près
14:51le même.
14:52Un véhicule, un planning,
14:55un planning, un abonnement.
14:56Nos clients sont les transporteurs.
14:58La plateforme n'est pas payante
14:59aujourd'hui,
15:00ni pour les patients,
15:00ni pour les aidants.
15:01Elle pourra le devenir à terme
15:02pour les établissements de santé,
15:04considérant que c'est un service
15:06supplémentaire qui est offert
15:07au bénéfice des patients.
15:08Mais aujourd'hui,
15:09nos clients sont les transporteurs.
15:11Donc, notre algorithme
15:12a été codé
15:12pour gérer le planning
15:14des transporteurs,
15:15le remplir sur la base
15:16des prescriptions médicales
15:17de transport qui sont déposées
15:18par les professionnels de santé,
15:20les patients et les aidants,
15:21et optimiser au mieux,
15:22évidemment,
15:23les parcours
15:23et les temps de trajet
15:24des transporteurs.
15:25Et ces transporteurs
15:25ont été séduits par votre...
15:26Les premiers,
15:28les premiers, oui.
15:29Alors là,
15:29on démarre notre pilote,
15:30notre premier pilote territorial
15:31sur...
15:31Justement,
15:32vous commencez par un territoire.
15:33Exactement,
15:33on commence par un territoire,
15:35donc on lance notre pilote
15:36territorial courant octobre
15:37sur le 94,
15:38en expérimentation avec...
15:40On est d'autant plus ravis
15:41d'être les premiers
15:42à vous inviter.
15:43Merci beaucoup.
15:46en expérimentation
15:47avec la CPTS
15:48autour du patient 94
15:49et en partenariat
15:51avec deux établissements
15:52de santé
15:53du groupe Ramsey Santé,
15:55donc l'hôpital privé
15:55Armand Briard
15:56et l'hôpital privé
15:57Marne-la-Vallée.
15:58D'accord.
15:58Ça, on démarre courant octobre.
16:00On lancera un deuxième pilote
16:01très prochainement
16:02sur le 92,
16:03sur l'un des plus gros
16:04centres de radiothérapie
16:05France.
16:06On peut le citer ?
16:08Pas encore.
16:08Pas encore,
16:09mais on a tous compris
16:10quelle était
16:11cette institution.
16:12Et l'assurance de maladie
16:14est informée ?
16:15Elle est OK ?
16:16Elle soutient ?
16:17Alors, on les a rencontrées.
16:18On a rencontré
16:19l'assurance maladie du 94
16:20au tout début
16:21de notre développement.
16:24Là, aujourd'hui,
16:25on a la chance
16:25d'être portée
16:25en expérimentation
16:26par la CPTS
16:27qui est en lien
16:29avec la CEPAM du 94.
16:32Donc, elle est tout à fait
16:32attentive à...
16:33Exactement.
16:34En fait, nous,
16:34ce qu'on aimerait,
16:35c'est avoir déjà
16:35nos premiers résultats
16:36et puis ensuite,
16:36aller faire remonter
16:37les informations
16:38des premiers résultats
16:39de l'efficience,
16:40de la fluidité,
16:41de la réservation
16:43instantanée
16:44du transport
16:44pour, évidemment,
16:47faciliter l'accès
16:48aux soins.
16:49Et en fonction
16:50de l'évolution
16:50de votre société,
16:52vous programmez
16:53une levée de fonds ?
16:54Oui.
16:54Alors, aujourd'hui,
16:55on a tout financé
16:55sur nos fonds propres
16:56et puis, on prévoit,
16:57évidemment,
16:58pour un déploiement
17:00plus important
17:01par territoire,
17:02on va prévoir
17:02une levée de fonds
17:03d'ici la fin de l'année.
17:04D'ici la fin de l'année ?
17:05D'ici la fin de l'année.
17:06On espère bientôt
17:07le national.
17:08Si tout se passe bien,
17:10oui, avec plaisir.
17:12Étant précisé
17:12qu'on a un board
17:13aujourd'hui
17:13qui est très complet
17:16avec des praticiens
17:19hospitaliers,
17:19libéraux,
17:21un financier,
17:22un VC
17:23qui va s'occuper
17:25de notre levée de fonds.
17:26Donc, voilà,
17:27c'est ce board-là
17:28très qualifié
17:29qui nous accompagne.
17:30Bravo,
17:31bravo,
17:32Rebecca Cohen,
17:32bravo,
17:33merci d'être venue.
17:34On vous soutient bien sûr,
17:35vous revenez quand vous voulez
17:36et on va accueillir
17:37pour finir l'émission
17:38Julien Pourcel
17:39qui est patron
17:40de Made for Med.
17:46Julien Pourcel,
17:47bonjour.
17:48Bonjour Fabien.
17:49Bienvenue dans
17:49Check-up Santé.
17:50Merci.
17:50Vous êtes le patron
17:51et fondateur
17:52de Made for Med
17:53qui existe depuis
17:54combien de temps
17:55en Made for Med ?
17:55Made for Med,
17:56ça a été créé en 2014
17:57donc ça fait 12 ans
17:58que la société existe.
17:59Elle a été créée au départ
18:00dans mon cabinet
18:01médecine génère.
18:02C'est plus qu'une start-up ?
18:03Oui,
18:03c'est plus une start-up,
18:04c'est une PME,
18:05on a une trentaine de personnes.
18:06Et pourquoi justement
18:07publier ce baromètre ?
18:09C'est la première édition
18:10en Inde,
18:10le baromètre de la médecine
18:11de famille.
18:12En fait,
18:12c'est la première étude
18:14en miroir qui a été faite
18:15pour évaluer justement
18:16ce que pensent
18:17les médecins
18:18comme les Français
18:19de cette spécialité
18:21qui est la médecine
18:21de famille.
18:23Et donc,
18:24nous sommes une entreprise
18:25à mission
18:26qui s'est donnée
18:27pour objectif
18:28de moderniser
18:29la médecine de famille,
18:30notamment en favorisant
18:32la continuité
18:35du soin,
18:35du suivi
18:36et puis
18:37en mettant
18:39en lumière
18:42l'intérêt
18:43d'une relation
18:44étroite
18:45basée sur la confiance
18:46entre médecins
18:47et patients.
18:48Et il faut également
18:49avoir des conditions
18:50épanouissantes d'exercice.
18:52C'est ce qu'on essaie
18:52de faire avec nos outils.
18:53Juste avant d'en parler,
18:55juste quelques mots
18:56sur ce qu'est qu'à donner.
18:57Quels sont les résultats
18:58à très...
18:58Alors,
18:59les résultats principaux
19:01de cette étude
19:02qui a été faite
19:02sur 200 médecins
19:03partout en France
19:04et un millier de patients,
19:07donc représentatifs
19:08du coup
19:08de la population française,
19:09on a un plébiscite
19:11sur le rôle
19:12du médecin de famille
19:13puisqu'on est
19:15aux alentours
19:15de 90%
19:16et plus
19:17dans les deux catégories
19:18pour finalement
19:21trouver un intérêt
19:23majeur
19:24à cette spécialité.
19:25Pour autant,
19:26ce qu'on note
19:27dans ce baromètre,
19:29c'est qu'il y a
19:30des paradoxes.
19:30C'est que face
19:32à ce plébiscite
19:35finalement affiché,
19:37chez les médecins
19:38comme chez les patients,
19:40on retrouve des choses
19:41un petit peu étranges.
19:42Chez le médecin
19:43notamment,
19:45on va pouvoir
19:47constater
19:47qu'ils sont pessimistes
19:50sur l'avenir
19:51de la solution,
19:52sur l'avenir
19:53du métier
19:55à hauteur
19:56de deux tiers.
19:57Donc on a
19:57deux tiers
19:58des médecins
19:58qui sentent
20:00un vrai danger
20:01sur l'avenir
20:02de la profession
20:03et son attractivité.
20:04Et puis du côté
20:05des patients,
20:05on a quand même
20:06un chiffre
20:06qui est étonnant,
20:07c'est que
20:0890% des patients
20:10ont un médecin traitant.
20:11Le rapport
20:12de la Cour des comptes
20:13sur ce sujet
20:13paru récemment
20:14l'a bien mentionné.
20:16Et en fait,
20:17ils sont
20:18un sur deux
20:19à aller consulter
20:20leur médecin traitant
20:21en cas de problème
20:22de santé.
20:23Et donc on a...
20:24Moins de suivi,
20:25c'est ça.
20:26En fait,
20:26c'est surtout,
20:26ils n'ont plus
20:27le réflexe
20:28du médecin traitant
20:28et je pense
20:29que c'est un élément
20:31d'éducation
20:31qui serait intéressant
20:32à reprendre
20:33par les pouvoirs publics.
20:34Et puis surtout,
20:35les médecins
20:35sont plutôt opposés
20:37aux plateformes
20:38de téléconsultation.
20:39Très rapidement.
20:40Justement,
20:41pour expliquer
20:42pourquoi un patient
20:44sur deux aujourd'hui
20:45n'a pas le réflexe
20:45de son médecin traitant,
20:47il y a évidemment
20:48plein de raisons.
20:49Les questions
20:49de démographie médicale,
20:51de densité de médecin,
20:53c'est évidemment
20:53une raison majeure.
20:54Mais on a aussi
20:55un changement de comportement.
20:56Il est apparu
20:57ces dernières années
20:58sur l'accès aux soins
21:00et avec une forme
21:01de consumérisme médical,
21:03de consommation de soins
21:05où finalement,
21:07on se rend compte
21:08que chez les jeunes générations,
21:09notamment les moins
21:10de 34 ans,
21:12en fait,
21:12ils sont 1 sur 4,
21:14par exemple,
21:15à privilégier
21:15le premier créneau disponible
21:17alors qu'ils ont
21:17un médecin traitant.
21:19Alors justement,
21:19parlons de votre
21:20Medformed,
21:21de votre plateforme.
21:22Alors justement,
21:22que fait votre plateforme ?
21:23Alors,
21:24nous avons en fait
21:25une solution complète
21:26de logiciels
21:27pour le cabinet du médecin
21:29et notamment
21:29du médecin généraliste.
21:31Donc ça va du logiciel
21:33de dossier patient,
21:34de gestion de dossier patient
21:35avec tout ce qui concerne
21:38la prescription,
21:39la facturation.
21:41On va pouvoir aller aussi
21:43sur de l'agenda
21:44avec de la prise de rendez-vous,
21:46qu'elle soit en ligne
21:47ou par téléphone,
21:48mais également
21:49de la téléconsultation.
21:50On a un assistant téléphonique
21:52intelligent
21:52qui permet justement
21:53d'apporter une réponse
21:55qui soit personnalisée
21:56à chaque patient.
21:57Mais le patient peut
21:58finalement toujours
21:59joindre son médecin ?
22:00Oui, c'est une des forces
22:01de notre solution.
22:03C'est que justement,
22:04on s'adresse déjà
22:05à tout type de patient
22:06et pour toute typologie
22:09de besoin
22:09quand il appelle le cabinet.
22:11Évidemment,
22:11tout ce qui concerne
22:12l'organisation des soins
22:13avec les prises de rendez-vous,
22:14mais il y a aussi besoin
22:15de pouvoir transmettre
22:16une information
22:16à son médecin
22:17ou bien lui demander
22:19d'être rassuré.
22:20Donc c'est comme si
22:21chaque médecin avait
22:21son propre site internet,
22:23c'est ça ?
22:23Oui, alors c'est ça,
22:24effectivement.
22:24Chaque médecin dispose
22:25de ses propres outils
22:26qui sont en marque blanche.
22:28C'est pour ça que les gens
22:28ne nous connaissent pas
22:29dans le grand public.
22:31Par contre,
22:32nous fournissons
22:32cette suite logicielle
22:33aux médecins
22:34et aux cabinets
22:35qui du coup
22:36vont être amenés
22:36à l'exploiter
22:37en leur propre nom
22:38et de manière
22:39à ne pas interposer
22:40de marque
22:41entre le médecin
22:42et ses patients
22:43pour justement
22:43nourrir ce suivi
22:45et cette relation
22:47qui mérite selon nous
22:49d'être privilégiée
22:50entre médecin et patient
22:52dans la durée.
22:53Donc différentes façons
22:54de contacter son médecin
22:55très facilement,
22:56c'est ça ?
22:57Le virtuel,
22:58le téléphone ?
23:00Oui, c'est ça,
23:00exactement.
23:01Et du coup,
23:01il y a un aspect
23:02qui fait une de nos forces,
23:04c'est que cette personnalisation
23:06sur les moyens
23:07de communication,
23:08elle est propre
23:08à chaque patient.
23:10Ce qui veut dire
23:11que par exemple,
23:12quand j'étais
23:13dans mon cabinet
23:14de médecine générale,
23:16finalement,
23:16quand je recevais
23:17un vendredi soir
23:18une maman
23:18avec son enfant
23:19de 5 ans
23:20pour une otite,
23:21à l'examen clinique,
23:22je n'avais clairement
23:22aucun signe de gravité,
23:23donc je pouvais me diriger
23:25sur un traitement symptomatique,
23:26l'esprit à peu près tranquille,
23:28sauf qu'il peut se passer
23:29des choses
23:30dans le week-end
23:31et on est toujours
23:32un petit peu embêtés
23:33face à cette situation.
23:35À une époque,
23:35le médecin pouvait
23:36donner son téléphone
23:37et dire
23:37s'il y a un problème,
23:38appelez-moi,
23:38on réévalue.
23:39Là, aujourd'hui,
23:40avec nos outils,
23:40en fait,
23:41le médecin simplement
23:42sur la fiche du patient
23:43donne un droit spécifique
23:44juste pour la durée
23:45du week-end,
23:46ce qui fait qu'en cas
23:47de problème,
23:48la maman appelle le cabinet,
23:49peut tomber sur ce médecin
23:50qui a décidé
23:51de recevoir son appel
23:52à elle,
23:53mais par les autres
23:53et de pouvoir
23:55réévaluer la situation
23:56et même prescrire
23:57depuis chez lui
23:58et transmettre
23:59l'ordonnance.
23:59Vous n'êtes pas
24:00un produit de consommation,
24:01vous êtes plutôt
24:02un organisateur de soins,
24:03c'est ça,
24:04très rapidement ?
24:04Oui, c'est ça,
24:05on essaie en fait
24:05de faire en sorte
24:06que la relation
24:07médecin-patient
24:08se fidélise
24:09au profit
24:10de la santé des patients.
24:11Alors, pour finir,
24:12comment s'appelle
24:12votre plateforme ?
24:13Donc, notre solution
24:14s'appelle
24:14Made for Med
24:15et puis nous avons
24:16aujourd'hui encore
24:18la partie
24:19logiciel métier
24:19qui ne porte pas
24:20encore notre nom
24:21mais ça va venir bientôt
24:22et donc pour l'instant
24:23ce logiciel métier
24:24s'appelle Odaiji.
24:25Odaiji,
24:26ça s'écrit comment ?
24:26O-D-A-J-I.
24:28O-D-A-J-I.
24:29O-D-A-I-J-I.
24:30O-D-A-I-J-I.
24:31O-D-A-I-J-I.
24:33Merci, merci beaucoup
24:34Julien,
24:34merci beaucoup
24:35Julien Pourcel.
24:36C'est la fin
24:36de cette émission,
24:37on se retrouve
24:37la semaine prochaine.