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  • il y a 13 minutes
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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Transcription
00:00Florence Portelli, vous vouliez nous parler aussi ce soir de Bruno Rotaillot, qui est...
00:06Oui, oui, aucun rapport avec Master Poulet, avec ce qu'on vient de se dire avant, je marque une rupture.
00:14Bruno Rotaillot qui signe une lettre ouverte dans le Figaro Magazine cette semaine,
00:18une lettre ouverte à l'adresse de Jean-Luc Mélenchon, à qui il dit « Vous êtes aujourd'hui mon
00:25seul adversaire ».
00:26Pourquoi cette lettre ouverte vous fait réagir ? Pourquoi est-ce qu'elle vous choque ?
00:28Elle ne choque pas en entier, c'est-à-dire sur 90%, je pourrais la co-signer, si on me
00:34l'avait demandé.
00:35Ce n'est pas un sujet.
00:36Sous-entendu, il ne l'a pas fait.
00:37Non, pas du tout, mais je blague, parce qu'en plus je crois que c'est l'enquête d'un
00:39livre qui sort le 15 octobre, je fais de la pub.
00:42Vous êtes mon seul adversaire, puisque vous seul êtes une menace politique pour la République.
00:46Je pense que c'est une menace politique pour la République, je pense qu'il flirte,
00:49et qu'il fait plus que flirter avec l'antisémitisme, je pense que tout ce qu'il a dit contre
00:54les Juifs,
00:54ou contre en faisant des jeux de mots nauséabonds, ou tout de même sur ce qu'il a laissé dire
00:58dans son parti politique,
01:00est absolument dangereux, affreux, etc.
01:02Et oui, c'est un ennemi.
01:03Mais je considère aussi que Marine Le Pen est une ennemi.
01:06Je considère que Jordan Bardella est un ennemi,
01:09et qu'il y a une tradition antisémite dans ce parti politique,
01:12et qu'aujourd'hui, parce que je trouve que dans mon parti, on a beaucoup édulcoré ça,
01:15oui, Jordan Bardella a eu des écrits antisémites,
01:18et quand la référence d'un jeune, c'est Sorane ou Jean-Marie Le Pen,
01:22c'est sûr que ce n'est pas vraiment les mêmes références que celles que j'avais moi.
01:25Et c'est un marqueur.
01:26Et comme il n'est pas non plus hyper vieux, ce n'était pas non plus il y a 50
01:29ans.
01:29Donc oui, ce parti a une tradition antisémite,
01:32et quand Marine Le Pen fait l'effaroucher,
01:33excusez-moi, est-ce qu'elle est effarouchée ?
01:35Si on lui disait, vous savez, papa, il était antisémite.
01:37Parce que oui, papa, il a fait des blagues sur les chambres à gaz, sur les fours crématoires, etc.
01:41Et il me semble que quand Jean-Marie Le Pen est mort,
01:44il n'y a pas eu des voix dans ce parti politique pour aller dire que c'était un monsieur
01:48absolument répugnant
01:50par son antisémite.
01:51Ah non, ils ont fait un communiqué pour rendre hommage.
01:53Donc voilà, c'est pour moi la même chose.
01:56Ce sont des gens qui sont antisémites.
01:58Et d'ailleurs, entre parenthèses, l'antisémitisme dans ce pays,
02:01visiblement, ce n'est pas un frein électoral,
02:03puisque c'est les deux partis qui sont en tête.
02:04Donc moi, ça m'interrange aussi sur la société.
02:07Deuxième chose, j'ai un autre ennemi.
02:09Alors il n'est pas au même niveau en sondage,
02:11mais c'est Éric Zemmour et deux ennemis,
02:12et Sarah Knafow et Reconquête.
02:14Qui ont eu des propos sur le fait qu'on préfère encore voir des robots
02:18plutôt que des êtres humains, parce qu'ils seraient d'origine immigrée dans les EHPAD.
02:20C'est ce qu'il a dit ici même.
02:21Alors là, c'est difficile de faire plus xénophobe que ça.
02:25Donc en fait, moi j'ai comme ennemi, comme adversaire,
02:28tous les gens qui sont contre la République,
02:31parce qu'ils sont contre les valeurs républicaines.
02:33Et vous renvoyez les deux dos à dos, pour vous, un soumis à Rennes.
02:36Oui, le problème c'est que comme en ce moment,
02:38la violence, on va dire ce qu'il y a,
02:39le Rassemblement National ne prône pas la violence.
02:41Le Rassemblement National a des propos sur le Hamas
02:45qui ne sont évidemment pas ceux de la France Insoumise.
02:48Donc comme Mélenchon est dans la stratégie et dans la revendication,
02:51parce qu'il le ferait sûrement du pire.
02:53Ce n'est pas parce qu'il y a un peu moins pire que c'est bien.
02:57Donc je réveille ma droite,
03:00je leur dis qu'il ne peut pas y avoir un seul ennemi.
03:02Moi j'ai toutes les extrêmes, c'est mes ennemis,
03:05et c'est ma boussole.
03:06Et c'est pour ça que je suis de la politique,
03:07et même si un jour ça me coûte électoralement,
03:09je préfère aller à Pôle emploi
03:11plutôt que d'aller soutenir des extrêmes.
03:13Ce n'est pas possible, ce n'est pas ça la droite.
03:15Ce n'est pas ça la droite républicaine.
03:16On ne peut pas dire ça.
03:18Non mais tu as raison là, sur le maintenant.
03:20Le problème c'est que la droite, ta droite, votre droite,
03:24a abandonné le combat sur les valeurs
03:26depuis des années et des années.
03:27Maintenant, je termine en disant,
03:29au fond, ce qui nous oppose au Rassemblement National,
03:32c'est uniquement le sérieux, la façon de gérer.
03:35Je veux dire, ayant réduit l'opposition au Rassemblement National
03:38à cette dimension-là, avec un bilan économique qu'est le sien,
03:42les arguments sont tombés.
03:43Je veux dire, il se trouve complètement déstabilisé
03:46et perd ses électeurs, dire Bruno Retailleau.
03:48Donc c'est ça.
03:49Alors est-ce que toi, tu pourras être entendu ?
03:51On est quelques-uns.
03:52Non mais attendez, attendez.
03:53Moi je trouve qu'il y a un lien.
03:55Il y a un lien avec la conversation tout à l'heure.
03:57Je voudrais quand même dire que la droite,
03:58il y a beaucoup d'électeurs de droite,
04:00qui renvoient de la dos le Rassemblement National
04:03et la France Insoumise.
04:05Et que l'un des malheurs,
04:07et pour beaucoup d'électeurs de droite aujourd'hui,
04:09et du centre, enfin de gens qui sont...
04:12C'est justement de voir qu'on a une campagne électorale
04:15qui est monopolisée, complètement monopolisée,
04:18par ces deux forces politiques,
04:20qui finalement, eh bien,
04:23renvoient dans les profondeurs des classements
04:26des gens qui peuvent avoir des programmes
04:28et des idées politiques qui sont intéressantes.
04:33Et ça en dit assez long sur l'état de notre société,
04:36qui est une société complètement radicalisée,
04:39qui est une société...
04:40Et on n'a pas attendu Donald Trump pour ça.
04:42Ça fait quand même un moment que ça dure.
04:45qui est une société qui est fragmentée
04:50et on a l'impression que on s'en satisfait.
04:54Et ça, c'est pas possible.
04:55Si vous me permettez,
04:55il y a un lien avec la conversation de tout à l'heure
04:57sur Intermarché,
04:58c'est qu'il y a une France qui est finie,
04:59c'est la France du gaullisme.
05:01Ça, c'est fini.
05:02C'est une déclaration, c'est un acte de décès,
05:03ce que nous fait Bruno Rotailleux sur le plan politique.
05:06Avec des millions de téléspectateurs
05:07pour le film sur De Gaulle.
05:11Qui est un amour du général De Gaulle ?
05:13Je ne sais pas, le gaullisme politique,
05:14c'est-à-dire incarné,
05:15justement, le film montre ça.
05:17Attendez, ce que je veux dire,
05:19c'est que quand...
05:20Ce qui voudrait du courage,
05:21c'est que la droite, justement,
05:22n'a pas eu de courage pendant...
05:23Ce que je veux dire,
05:24c'est que quand celui qui est le successeur
05:25de ce qu'a été le RPR, l'UMP,
05:27etc., aujourd'hui, républicain,
05:28en vient à dire mon seul adversaire,
05:30c'est Mélenchon,
05:31et sous-entendu l'extrême droite
05:32n'est plus mon adversaire,
05:33c'est-à-dire ce qui était la particularité
05:35du gaullisme.
05:36C'est-à-dire le fait que, notamment,
05:38ils ont cherché à le flinguer,
05:39quand même, l'extrême droite.
05:40Ça vient de là.
05:41Pour lui, Retailleau,
05:41ça n'est plus un problème.
05:42Mais en plus, j'ai un peu lu rapidement,
05:44il prend l'affaire des antifas
05:46pour dire, en gros,
05:48l'extrême gauche, c'est des criminels,
05:49en oubliant que, quand même,
05:50ce que nous dit nombre d'études,
05:51c'est que la grande majorité
05:53des crimes politiques liens
05:53sont aussi de groupes issus de l'extrême droite
05:55sur lesquels Bruno Retailleau
05:56est totalement silencieux.
05:57Faire ça dans un timing, en plus,
05:59où il y a l'histoire de Mediapart
06:00des propos antisémites
06:01reprochés à Bardella,
06:02je dois avouer que c'est quand même
06:03assez bien joué de la part de Retailleau.
06:05Bien joué dans le sens
06:06où il est totalement satellisé.
06:08C'est un bagage accompagné de Mme Le Pen.
06:10Je pense que c'est une erreur.
06:11Vous répondrez,
06:12j'aurais pu partir au RN,
06:13je ne suis pas parti au RN.
06:14Mais vous savez quoi ?
06:15Qui dit partout,
06:16qui dit par plus,
06:16c'est terminé.
06:17Il sera broyé.
06:18Parce qu'il ne sert à rien
06:19pour un électeur de droite.
06:21Pour un électeur de droite,
06:22il est celui qui dit,
06:24au second tour,
06:24j'appellerai à voter pour Le Pen
06:25contre Mélenchon.
06:26Je pense que c'est la défense.
06:27Moi, je suis un observateur,
06:28je pense, assidu
06:30du débat politique.
06:32Et s'il y a bien
06:33un homme politique
06:35dans ce pays,
06:36je parle de premier plan
06:38parce qu'il se présente
06:39à l'élection présidentielle,
06:40qui est complètement
06:42en adéquation
06:43et sincère avec lui-même
06:44et qui n'est pas du tout,
06:48qui rejette complètement
06:49tout ce que l'extrême droite
06:51peut dire,
06:52eh bien, c'est bien.
06:53Il a été formé
06:54avec Lille de Villiers.
06:55Non, non, non.
06:56Philippe de Villiers.
06:57Ce n'est pas Bruno Retailleau
06:59qui a bougé.
07:00C'est Philippe de Villiers
07:01qui a bougé.
07:02C'est pas l'année
07:03qui a bougé.
07:03Il y a longtemps.
07:05Je suis d'accord
07:06avec ce qu'il vient de dire Yves.
07:07C'est deux choses différentes.
07:08Moi, je pense que le problème,
07:09c'est qu'aujourd'hui,
07:10la France insoumise
07:11est arrivée
07:12à un tel stade de violence.
07:14Elle effraie les gens.
07:15Excusez-moi,
07:16quand on regarde
07:16le score de Marine Le Pen
07:17au second tour
07:18face à Jean-Luc Mélenchon,
07:19il n'y a pas
07:20des gens de droite
07:20qui voteraient Marine Le Pen.
07:22Il y a des gens de gauche.
07:23Parce que ce parti
07:25prône une violence,
07:27une haine de l'autre,
07:28une casse de notre pays
07:30qui est absolument atrasse.
07:31Attendez.
07:32Et ce que ne fait absolument
07:33pas le Rassemblement National
07:34qui a cette intelligence-là.
07:36Donc du coup,
07:36c'est vrai
07:37que ça pousse certains
07:38à oublier
07:39que le Rassemblement National
07:41est aussi un ennemi.
07:42Donc moi,
07:42je fais juste
07:43une grosse piqûre de rappel.
07:44Notre ADN à droite,
07:46on ne peut pas considérer
07:48que ce n'est pas aussi
07:48un adversaire.
07:50Parce qu'en plus,
07:51surtout,
07:51après les propos
07:52qui ont été...
07:53Je pense sur Jean-Luc Mélenchon.
07:55Non, mais je parle
07:55de Bruno Rotaillet.
07:56Non, mais on ne peut pas
07:58surtout dire ça,
07:59en effet,
08:00après ce qui est sorti
08:01sur Jordan Bardella.
08:02Ce qui est sorti
08:03sur Jordan Bardella,
08:04eh ben oui,
08:05Jordan Bardella,
08:06il a eu des propos
08:07antisémites,
08:07très vraisemblablement,
08:09et moi,
08:09je n'ai aucun problème
08:10à le dire.
08:11Aucun doute.
08:12Est-ce que vous en avez,
08:13vous, Alexis Corbière,
08:14sur les propos attribués
08:16à Jordan Bardella ?
08:16Non, mais c'est évident.
08:18Je vous l'ai déjà dit,
08:19Jordan Bardella,
08:20son directeur de cabinet,
08:21il est formé chez Soral.
08:22Le gars qui lui écrit
08:22ses discours,
08:23il dit de lire du Soral.
08:24Enfin, c'est une évidence.
08:25C'est encore une flamme.
08:26La ligne de défense de Bardella,
08:27elle ne vaut pas un cachou,
08:28de toute manière.
08:29Et je vais vous dire,
08:29en plus, moi,
08:30ce qui me sidère,
08:31c'est que Jordan Bardella,
08:32il a 17 ans,
08:33il adhère au Front National,
08:34il se fait prendre en photo
08:35avec Jean-Marie Le Pen,
08:35qui est éducation au bouquin,
08:36qui est quand même
08:37le grand émetteur
08:37des idées antisémites
08:39et négationnistes dans le pays.
08:40Donc, aujourd'hui,
08:41le voir faire une espèce de...
08:43Oh, comment ?
08:43Moi, l'antisémitisme,
08:45j'ai toujours lutté contre.
08:46Non, à 17 ans,
08:47quand tu adhères au Front National
08:47et que tu aimes Jean-Marie Le Pen,
08:49tu n'es pas hypersensible
08:50sur la question de la lutte
08:51contre l'antisémitisme.
08:52Donc, il n'est pas crédible.
08:53Mais je veux,
08:54d'un point de vue politique,
08:55au-delà de toutes les attaques
08:56que Florence Portelli,
08:57mais à la limite,
08:57porte contre la France insoumise,
08:59moi, je parle à la femme de droite,
09:00ce que fait Retailleau.
09:02Ce qu'il déclare,
09:02ça ne peut pas aller jusqu'au bout,
09:04sa campagne.
09:04Quand tu fais 7%
09:05et qu'une force à 35%
09:07comme le Rassemblement National,
09:10le chef de la droite dit,
09:10en vérité,
09:11ça n'est pas mon adversaire.
09:12Ça veut dire qu'il servira
09:14à appeler à voter.
09:15Non, mais je le dis,
09:16qu'il est là pour appeler à voter
09:18pour l'extrême droite
09:19contre la gauche.
09:20Ça veut dire que le Front Républicain,
09:21dont on avait vu un des aspects
09:22lors des dernières législatives
09:23de 2024,
09:24est en train de disparaître.
09:25C'est un signal très dangereux
09:26pour tout le monde.
09:27Je ne pourrais pas non plus
09:28voter Jean-Luc Mélenchon,
09:29mais je pourrais voter
09:30Nina Nilo.
09:30Je pense que vous avez tort.
09:31Renvoyer un programme de gauche
09:32et sociale à égalité.
09:33Ce sont des gens antisémites.
09:34L'antisémitisme existe aussi
09:38à la France Insoumise.
09:39On l'a vu,
09:39on l'a entendu,
09:40on le pratique.

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