00:00On sait très bien comment ça fonctionne, il y a la stratégie du noyau dur émeutier, on sait que les
00:06universités servent de base arrière,
00:08et puis on envoie la vitrine des lycéens parce que c'est beaucoup plus émouvant et c'est beaucoup plus
00:13effrayant pour l'État et le gouvernement.
00:17Mais ce qu'il y a là, c'est qu'il faut quand même, on aime bien dans cette émission,
00:20prendre de la hauteur et rappeler qu'il y a 74 universités en France,
00:23il y en a 3 qui sont fermées, 5 autres qui bougent un petit peu, notamment sur Paris, c'est
00:29moins de 4% du parc universitaire.
00:31Ça ne veut pas dire que c'est rien, mais ça veut dire qu'en fait, si on met la
00:34lumière dessus, ça révèle que finalement cette gronde,
00:37cette soi-disant gronde lycéenne est une imposture, puisque là on voit bien que le noyau dur, regardez comment cette
00:43université a été saccagée,
00:45où elle est la revendication là-dedans ?
00:46Avec ses pavés ?
00:47C'est complètement ahurissant, il n'y a aucune revendication là-dedans, il y a juste, on voit bien du
00:53massacre,
00:54en fait on casse du jeûne, on casse de l'éducation et on ne réclame rien finalement,
00:58parce que comment voulez-vous réclamer quelque chose dans ce chaos ?
01:01Et puis moi ça me fait rappeler à ce que disait Anna Arendt, quand on arrive à ce niveau-là
01:07d'immondice, d'innommable,
01:10il ne faut plus commencer à expliquer, parce que expliquer c'est déjà excuser.
01:18Sous-titrage Société Radio-Canada