00:00J'espère qu'on n'aura pas un bis repetita de samedi dernier, ça c'est la première chose.
00:04La deuxième chose, c'est qu'on avait longtemps, la semaine dernière, en fait, l'État a beaucoup tergiversé.
00:09Puis on a sous-estimé, on a eu dix fois plus de personnes qu'on attendait,
00:13ce qui a expliqué peut-être le désarmement, je ne vais pas dire moral, mais en cas pour le coup,
00:18technique des forces de l'ordre,
00:21et soutien à nos forces de l'ordre, parce qu'aujourd'hui, il faut le répéter, il faut le répéter,
00:25il faut le répéter,
00:25pour que ça rentre dans la tête de nos gens, il n'y a pas de discussion possible en fait.
00:30Ni sur la violence légitime, ni sur la violence légitime, elle est claire, point.
00:34Maintenant, j'espère que demain, on aura pris en compte ce qui se passe sur les réseaux sociaux,
00:38parce que c'est un indicateur de ce qui va se passer.
00:41J'entends beaucoup de choses sur la ville de Clermont-Ferrand, par exemple, on voudrait en faire un nouveau Limoges.
00:48J'espère, je suis contente parce que je vois que les sentinelles vont sortir,
00:52et ce qu'on avait demandé bien après le 17, on n'a pas compris pourquoi ça n'y était
00:56pas.
00:57Et puis longtemps, le gouvernement, je crois, a minimisé.
01:00A minimiser la situation, à minimiser la situation depuis la rentrée, je veux dire, depuis septembre.
01:04Parce qu'on sait que les jeunes n'étaient pas contents, il faut rappeler qu'un blocus est illégal,
01:09et que rien ne justifie la violence, ça c'est le deuxième point.
01:12Et enfin, sur ces manifestations, ces émeutes, il ne faut pas négliger le rôle des syndicats,
01:18qui sont politisés, qu'on le veuille ou pas, disons-le, et minimiser également le rôle de certains partis politiques,
01:24qui malgré tout, d'une manière ou d'une autre, sur les réseaux, et pendant l'insurrection,
01:31j'allais dire pendant les manifestations lycéennes, quelquefois légales, quelquefois illégales,
01:35ont légitimé la violence, disons-le.
01:37Et on a fait, on a, si vous voulez, mis un petit peu une cible sur le dos des forces
01:44de l'ordre,
01:44en disant, c'est aujourd'hui l'arme à abattre.
01:48Nos jeunes, vous savez, ils sont le miroir de notre société.