- il y a 5 minutes
Thierry Cabannes et ses invités décryptent l'actualité de la journée et mettent les évènements en perspective dans Soir Info Week-End.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Bonsoir, soyez les bienvenus, prenez place, il est quasiment 23h, 23h minuit 30, c'est votre soir info, 1h30 de
00:00:08témoignages, de reportages et de débats.
00:00:10A 23h30, n'oubliez pas surtout ce rendez-vous, vous avez maintenant l'habitude, deux questions au cœur de l
00:00:15'actualité, deux questions pour nous poser et prendre un peu de hauteur.
00:00:18Première question à 23h30, les lycées sont-ils en train de devenir le révélateur d'une crise politique et sociale
00:00:24majeure en France ?
00:00:25On aura un invité, nous débattrons avec nos invités sur ce plateau à mes côtés.
00:00:29Et puis deuxième question également importante face aux manifestations lycéennes, l'État doit-il privilégier le maintien de l'ordre
00:00:35ou reconnaître les limites de sa réponse politique ?
00:00:38On prendra le temps d'apporter des réponses à ces deux questions.
00:00:42Et puis à minuit, n'oubliez pas non plus, on évoquera comme tous les samedis la une du journal du
00:00:46dimanche avec Fidèle de chez Fidèle, Lara Chekhov qui est avec nous comme tous les samedis et que je salue.
00:00:51Mais on va commencer comme d'habitude par un tour de l'info avec Isabelle Piboulot.
00:00:56Bonsoir Isabelle.
00:00:59Bonsoir Thierry, bonsoir à tous.
00:01:01Celle à une, il y a de l'eau dans le gaz entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky.
00:01:06Il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président, a déclaré le locataire de la Maison Blanche.
00:01:11Le dirigeant ukrainien peine à parvenir à un accord avec la Russie, souligne Donald Trump.
00:01:16Le républicain exhorte par ailleurs Kiev à cesser ses frappes sur les raffineries russes.
00:01:21Un durcissement de ton à l'approche des élections américaines de mi-mandat.
00:01:25Le président des Etats-Unis, toujours, qui pourrait décider rapidement d'intervenir auprès des forces saoudiennes contre les Houthis du
00:01:32Yémen.
00:01:33Une attaque des combattants pro-iraniens a eu lieu contre l'aéroport de Riyad en Arabie saoudite.
00:01:39Un tir de missile a fait au moins deux morts et des dizaines de blessés.
00:01:42A Lyon, l'ancien Premier ministre Gabriel Attal a présenté son pacte pour la jeunesse aujourd'hui.
00:01:48Au menu, moins d'élèves par classe, reménagement des temps scolaires ou encore réforme de parcours sup.
00:01:57Près de 2000 personnes ont assisté au premier meeting régional du candidat Renaissance à la présidentielle.
00:02:02Les étudiants solidaires avec le mouvement lycéen.
00:02:05Les forces de l'ordre sont intervenues ce matin à l'université de Nantes pour déloger les jeunes qui avaient
00:02:11investi les lieux.
00:02:13Résultat, tag antipolis, tas de pavés, barrages et projections sur les murs.
00:02:18Le campus du Tertre a des allures de ZAD, des dégradations importantes condamnées par la préfecture de Loire-Atlantique.
00:02:25Au moins quatre personnes ont été interpellées.
00:02:27Et puis, nouvelle mobilisation contre l'A69 dans le Tarn.
00:02:31Près d'un millier de personnes ont manifesté aux abords du tracé de l'autoroute qui reliera Castres à Toulouse.
00:02:37Depuis jeudi, les opposants ont installé un campement sur un terrain agricole.
00:02:42Ils appellent au boycott de l'A69 dont le prix d'un aller-retour avoisinerait les 20 euros par véhicule.
00:02:48L'autoroute sera mise en service la première semaine de novembre.
00:02:52Merci beaucoup, chère Isabelle Lallée.
00:02:54Soir Info, c'est parti.
00:02:55Je vous présente l'équipe de ce samedi soir.
00:02:57Je vous l'ai dit, elle est avec nous, fidèle de cette émission, Lara Tchékov.
00:03:01Bonsoir, à minuit, vous avez tout nous dévoilé sur le contenu du journal du dimanche et la une aussi.
00:03:06Anthony Bem, avocat, est avec nous.
00:03:07Bonsoir, Thierry, bonsoir.
00:03:08Cher Anthony.
00:03:09Bien, Djabali Hilarak, professeur d'économie.
00:03:12Bonsoir.
00:03:12On va encore parler des établissements.
00:03:14On est sous le fait des projecteurs.
00:03:16Exactement, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:03:18Pascal Bito-Panelli, expert en sécurité.
00:03:20Merci d'être avec nous.
00:03:21Et nous accompagner.
00:03:22Isabelle, je vous l'ai dit, on va commencer cette émission, ça ne me fait pas plaisir, évidemment, étant nantais,
00:03:27en évoquant la situation nantaise et de l'université de Nantes.
00:03:30Nous étions les premiers hier à vous montrer les dégâts occasionnés par ces étudiants
00:03:35dans l'un des bâtiments du campus du Tertre, un campus que je connais bien,
00:03:39puisque j'ai fait du droit et c'est juste à côté.
00:03:42Scène totalement surréaliste, comme vous l'a décrit Isabelle Piboulot.
00:03:46On voit tout ça avec Alexis Prince.
00:03:48Ils sont intervenus dès l'aube ce samedi.
00:03:51Et ont fait évacuer une dizaine de squatteurs.
00:03:54En pénétrant dans la faculté du Tertre au petit matin,
00:03:57les policiers ont trouvé un bâtiment saccagé, fruit de 48 heures d'occupation illégale.
00:04:02Des escaliers interdits d'accès, des projections alimentaires sur les murs
00:04:06et des tags antipolissois anarchistes partout, jusqu'au moindre recoin.
00:04:10Les occupants avaient d'ailleurs réservé un accueil bien particulier aux forces de l'ordre.
00:04:14En témoignent, ces pavés entreposés, ces sacs remplis d'excréments sur les tables,
00:04:19mais aussi les sols graissés pour les faire chuter à leur arrivée.
00:04:22Le tout encouragé par certains membres du personnel.
00:04:25Pour preuve, ces propos tenus lors d'une assemblée générale.
00:04:28« Normalement, ils vont tous quasiment rentrer pour la plupart une fois partie par le rez-de-chaussée.
00:04:32Est-ce que vous auriez pensé à des solutions telles que produits à vaisselle, gel douche, savon ?
00:04:38On ennuie le sol et le matière qui glisse ? »
00:04:42Revenu sur les lieux, la présidente de l'université évoque un sentiment d'écœurement.
00:04:46« Je ne sais pas vous dire en combien de temps on pourra réouvrir ces bâtiments.
00:04:51Donc c'est catastrophique pour nous.
00:04:52C'est en opposé de ce qu'est une université en fait.
00:04:55Une université, c'est un lieu qui est ouvert, c'est un lieu de débat, de discussion, de contradiction.
00:05:00Mais ce n'est pas un lieu qu'on ferme, ce n'est pas un lieu qu'on massacre.
00:05:04C'est ça qui s'est passé là en fait. »
00:05:06À l'issue de l'intervention de ce matin,
00:05:08quatre individus ont été interpellés selon la préfecture de Loire-Atlantique.
00:05:13« Et avant d'ouvrir le débat avec mes invités, quelques réactions recueillies par notre équipe sur le place,
00:05:18Alexandre Abichoff et Clément Lopez. Écoutez. »
00:05:21« Saccager, ce n'est pas nécessaire. Les revendications sont nécessaires, je l'entends bien.
00:05:26Je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui n'ont pas participé à ça.
00:05:29Et c'était les principales concernées.
00:05:32Je pense que c'est plus les casseurs et les gens même qui n'étaient pas en étude
00:05:35et donc qui sont venus pour s'imposer eux-mêmes.
00:05:38Et ça a un peu détruit le mouvement qu'ils sont venus contester.
00:05:42Il y a certaines personnes, certains groupes qui en profitent pour faire de la casse.
00:05:47C'est un prétexte aussi pour provoquer les forces de l'ordre, malheureusement.
00:05:52« Je trouve ça un peu dommage étant donné que je crois que les militaires,
00:05:57un petit peu justement, pourraient avoir plus de moyens pour les études, tout ça.
00:06:00Donc je trouve ça un peu contradictoire parce qu'au final,
00:06:02il va y avoir des frais pour remettre tout ça en ordre.
00:06:07Donc je trouve ça dommage. Mais maintenant, il n'y a plus qu'à réparer. »
00:06:11Voilà, il n'y a plus qu'à réparer, Myriam.
00:06:13Ce genre d'action pollue totalement le combat des lycéens.
00:06:19On en parle depuis quand même plusieurs jours maintenant sur notre antenne.
00:06:22Mais quand on voit ce qui se passe à Nantes, on ira à Rennes également
00:06:25puisque la faculté de Rennes 2 a subi, je dirais, le même sort.
00:06:30Lille aussi.
00:06:31Lille aussi. On est à milieu, mais milieu des préoccupations des lycéens.
00:06:35Et ça pollue, c'est le mouvement de ces lycéens.
00:06:38Oui, mais on sait très bien comment ça fonctionne.
00:06:40Vous savez, il y a la stratégie du noyau dur émeutier.
00:06:43On sait que les universités servent de base arrière.
00:06:46Et puis on envoie la vitrine des lycéens parce que c'est beaucoup plus émouvant
00:06:50et c'est beaucoup plus effrayant pour l'État et le gouvernement.
00:06:55Mais ce qu'il y a là, c'est qu'il faut quand même...
00:06:56Alors, on aime bien dans cette émission prendre de la hauteur
00:06:58et rappeler qu'il y a 74 universités en France.
00:07:01Il y en a 3 qui sont fermées.
00:07:035 autres qui bougent un petit peu, notamment sur Paris.
00:07:06C'est moins de 4% du parc universitaire.
00:07:09Ça ne veut pas dire que c'est rien, mais ça veut dire qu'en fait,
00:07:11si on met la lumière dessus, ça révèle que finalement,
00:07:14cette gronde, cette soi-disant gronde lycéenne est une imposture
00:07:18puisque là, on voit bien que le noyau dur...
00:07:20Regardez comment cette université a été saccagée.
00:07:23Où elle est la revendication là-dedans ?
00:07:24Avec ses pavés ?
00:07:25C'est complètement ahurissant.
00:07:27Il n'y a aucune revendication là-dedans.
00:07:29Il y a juste, on voit bien du massacre.
00:07:32En fait, on casse du jeûne, on casse de l'éducation
00:07:34et on ne réclame rien finalement.
00:07:36Parce que comment voulez-vous réclamer quelque chose dans ce chaos ?
00:07:39Et puis, moi, ça me fait rappeler à ce que disait Anna Arendt.
00:07:43Quand on arrive à ce niveau-là d'immondice, d'innommable,
00:07:48il ne faut plus commencer à expliquer.
00:07:50Parce qu'expliquer, c'est déjà excuser.
00:07:53Je trouve ça triste que les victimes soient les élèves
00:07:56qui veulent travailler, qui veulent passer leurs examens,
00:07:59qui veulent réviser dans des conditions tout à fait sereines.
00:08:04Ce qui est triste également, c'est qu'en fait,
00:08:07qui va payer à la fin ?
00:08:09Je crois que ce sera vous, nous, les honnêtes gens,
00:08:13les Français qui n'arrivent pas à payer leur carburant,
00:08:17les Français qui n'arrivent pas à payer leur course alimentaire.
00:08:21Parce que moi, je veux bien, si vous voulez,
00:08:23je suis d'accord avec Gérald Darmanin quand il dit, par exemple,
00:08:26qu'il faut taxer, il faut faire payer les parents des casseurs.
00:08:30Très bien, mais parmi ces jeunes gens,
00:08:32il y en a certainement qui viennent de familles très modestes.
00:08:35Donc, on peut les taxer mensuellement,
00:08:39imaginer des amendes, etc.
00:08:41Mais en réalité, vous vous souvenez,
00:08:42les émeutes lors de Naël en 2023,
00:08:45ça nous a coûté 1,4 milliard d'euros aujourd'hui.
00:08:48On nous annonce 30 millions d'euros minimum en termes de dégâts.
00:08:53En réalité, il y a de fortes chances que ça soit extrêmement plus.
00:08:58Donc, frapper au portefeuille de ces familles, moi, je veux bien.
00:09:01Mais en réalité, on sait très bien que ce ne sera pas suffisant
00:09:03et que ce sera à nous de payer.
00:09:05Avant de faire agir, Anthony et Pascal,
00:09:08écoutez ce témoignage anonyme d'un étudiant recueilli,
00:09:11là aussi, par nos équipes. Écoutez-le.
00:09:13Destruire un bâtiment, enfin, s'il n'y a pas d'autre mot,
00:09:15c'est de détruire un bâtiment, avoir des tas de pavés
00:09:17pour caillasser les CRS et écrire vis-à-vis,
00:09:21enfin, parfois, si on se rend compte de la violence,
00:09:22ce que c'est, c'est une folie.
00:09:24Enfin, moi, je trouve qu'ils sont juste fous.
00:09:28Moi, je n'ai pas les mots, je ne sais pas,
00:09:29j'en perds pas la tort, c'est une folie.
00:09:33Enfin, moi, j'ai peur de retourner
00:09:35et d'être assis sur le même banc d'enfin.
00:09:38On se demande ce que ça va être demain,
00:09:39puis on se demande aussi, au printemps prochain,
00:09:43s'ils n'ont pas ce qu'ils veulent et ils n'ont pas ce qu'ils veulent,
00:09:45qu'est-ce qui va se passer, quoi ?
00:09:46Enfin, jusqu'où vont tirer ?
00:09:48Quand on voit qu'hier, ils ont pris la pastille,
00:09:51enfin, c'est assez choquant.
00:09:56Oui, choquant, dit cet étudiant, Anthony-Bem,
00:09:58jusqu'où ils vont aller ?
00:09:59Parce que ce n'est pas fini,
00:10:00les vacances, c'est dans une semaine.
00:10:02Il y a d'autres rendez-vous prévus,
00:10:04notamment samedi prochain, un grand rendez-vous.
00:10:06Donc, on peut craindre le pire.
00:10:08Ce qui est intéressant, c'est que l'Université de Nantes
00:10:10avait fait l'objet, durant ces dernières années,
00:10:122025-2029, d'un programme particulier
00:10:16d'investissement de plusieurs dizaines de millions d'euros
00:10:19pour, justement, on voit cette fac de Nantes
00:10:21qui est moderne, qui est neuve.
00:10:22Alors moi, je connais bien le campus,
00:10:24parce que j'ai fait mes études à la Faculté de droit de Nantes,
00:10:27qui n'est pas dans le même état que ce bâtiment-là.
00:10:29Je peux vous le dire, parce que déjà, à mon époque, on regardait.
00:10:32Exactement, ce sont des locaux neufs
00:10:33qui ont été vandalisés.
00:10:35Et je ne pense pas que ce soit des étudiants
00:10:38de la fac de Nantes même,
00:10:39car les étudiants, en tout cas,
00:10:41en mon temps, lorsqu'on allait à la fac,
00:10:43on aimait notre fac, on faisait attention,
00:10:45c'était là où on étudiait.
00:10:46Il y avait des bibliothèques.
00:10:48On a l'impression d'être grands.
00:10:50Non, c'était une réussite d'être à l'université.
00:10:53On avait le bac, mais on était à la fac.
00:10:55Donc, je ne pense pas forcément
00:10:57que ce soit des étudiants de Nantes,
00:10:58ce soit en réalité des casseurs
00:11:01qui ont profité de la franchise universitaire.
00:11:04La franchise universitaire,
00:11:06c'est au nom de la liberté de penser,
00:11:09la police, les forces de l'ordre n'ont pas le droit de rentrer.
00:11:11Pour justement qu'il n'y ait pas de pression politique
00:11:13à l'égard des étudiants.
00:11:15Néanmoins, cela fait plusieurs jours
00:11:17que la fac de Nantes a été mise à sac
00:11:20et on se demande pourquoi alors
00:11:22la présidente de l'université n'a pas fait,
00:11:25car il existe des exceptions
00:11:26à cette franchise universitaire.
00:11:28En cas de délire notamment,
00:11:30les forces de l'ordre auraient dû intervenir
00:11:32pour empêcher cela, car il y a une contradiction.
00:11:34À l'heure où on réclame plus de moyens,
00:11:37aujourd'hui, il nous faudra beaucoup de moyens
00:11:39pour justement remettre en état
00:11:41à cette université.
00:11:42À l'heure où on nous demande plus de cours,
00:11:44il y a beaucoup d'heures de cours
00:11:45qui vont sauter à cause justement
00:11:47du chantier de remise en état de cette université.
00:11:50Donc il y a une véritable contradiction
00:11:51et une incompréhension
00:11:52pourquoi les forces de l'ordre
00:11:54n'ont pas protégé cette université.
00:11:56Eh bien voilà, on va passer la balle,
00:11:57Pascal Bittéopanelli,
00:11:58expérience en sécurité,
00:11:59c'est vrai qu'on peut légitimement
00:12:01se poser la question,
00:12:01parce que quand on voit les pavés accumulés,
00:12:04les tags, etc.,
00:12:07ils ont eu le temps de préparer.
00:12:09On parle de ZAD,
00:12:10parce que Nantes est connue pour sa ZAD,
00:12:13mais on parle d'une ZAD
00:12:14au sein de l'université nantaise.
00:12:15Alors vous savez que pour que les policiers
00:12:17puissent rentrer dans une faculté,
00:12:18il faut qu'ils aient l'accord de la présidence.
00:12:20Exactement.
00:12:21Très bien.
00:12:21C'est la première...
00:12:36qui va pénaliser les étudiants,
00:12:38les chercheurs, les élèves, les enseignants,
00:12:40et surtout dire que la faculté,
00:12:43c'est un lieu de savoir,
00:12:44de partage, de pédagogie,
00:12:46pas un terrain d'affrontement.
00:12:48Donc vouloir défendre l'école
00:12:50en la saccageant,
00:12:51c'est une contradiction absolue,
00:12:53mais c'est surtout la preuve
00:12:55qu'il ne s'agit pas là de lycéens
00:12:56ou d'étudiants,
00:12:57mais délinquants, de casseurs et de voyous.
00:12:59Et on peut s'attendre au pire
00:13:01avec mardi la future mobilisation
00:13:03et potentiellement samedi prochain
00:13:05avec les gilets jaunes.
00:13:08On parle de...
00:13:09Même je ne suis pas certaine en fait
00:13:11que cette mobilisation du 17 octobre,
00:13:14enfin en tout cas,
00:13:15ces jeunes d'extrême-gauche
00:13:17essaient certainement d'instrumentaliser
00:13:20cette mobilisation-là,
00:13:21mais cette manifestation du 17 octobre
00:13:24est une manifestation française
00:13:25avec des revendications populaires
00:13:27qui ne sont pas les mêmes que celles
00:13:29Et vous savez ce que c'est.
00:13:30Donc ils essaieront certainement
00:13:32de la récupérer,
00:13:33mais les revendications
00:13:34ne sont vraiment pas les mêmes
00:13:35et il est probable que les Français
00:13:37qui vont manifester ce jour-là
00:13:38se désolidarisent en fait
00:13:40de ce mouvement.
00:13:41J'espère que vous avez raison surtout.
00:13:42J'espère que vous avez raison.
00:13:44On parlait de Nantes,
00:13:46même spectacle,
00:13:47je dirais même scène de désolation
00:13:49à l'université de Rennes,
00:13:51de Rennes 2,
00:13:52qui a été dévastée
00:13:53après trois jours d'occupation.
00:13:55Et le moins que l'on puisse dire,
00:13:56c'est que, aussi bien à Nantes,
00:13:57j'étais à Nantes en début de semaine
00:14:00et j'ai été interpellé
00:14:01par un grand nombre de Nantes
00:14:02qui en ont à ras-le-bol
00:14:03parce que ça dégénère toujours à Nantes
00:14:05et je peux vous dire
00:14:06que j'ai été interpellé
00:14:06un grand nombre de fois.
00:14:08Et à Rennes, c'est pareil,
00:14:09même scénario,
00:14:11même étiquette politique sans doute,
00:14:12je vais faire un lien de cause à effet,
00:14:14mais il est peut-être intéressant
00:14:16et utile de le faire.
00:14:18Écoutez cette représentante
00:14:19de commerçants rennais
00:14:21qui exprime vraiment
00:14:22et qui exprimait tout à l'heure
00:14:23dans Punchine son ras-le-bol.
00:14:26On a des passages réellement
00:14:27en plein centre-ville
00:14:29de la manifestation
00:14:30et surtout des débordements
00:14:31de manifestations,
00:14:31c'est-à-dire les apprêts,
00:14:33ceux qui sont les plus,
00:14:35on va dire, difficiles à gérer
00:14:37et qui ont envie de débordements.
00:14:41Ceux-là, on les a vraiment,
00:14:42les commerçants du centre-ville
00:14:43les ont vraiment.
00:14:43Donc il est vrai que le commerce
00:14:45en général en centre-ville
00:14:46dit ras-le-bol,
00:14:48on a besoin de travailler sereinement
00:14:49et on a besoin d'avoir
00:14:52une population
00:14:52qui vienne en toute sécurité
00:14:54dans la ville,
00:14:55ce qui n'est plus le cas.
00:14:55Les gens vous disent sans arrêt
00:14:56« Ah ben je n'y a pas mardi,
00:14:57je n'y a pas samedi
00:14:58parce qu'il y a une manifestation ».
00:15:00Donc on sent très bien
00:15:01que la ville se vide
00:15:02les jours où il y a
00:15:03des dégradations.
00:15:04Vous évoquiez tout à l'heure
00:15:05les 30 à 40 millions
00:15:07mais il y a également
00:15:07les préjudices subis
00:15:09par tous ces commerçants.
00:15:11Là, on parle uniquement
00:15:12des établissements
00:15:13mais il y a tout cela
00:15:13qu'il va falloir prendre en compte.
00:15:15Donc c'est important.
00:15:16Alors la question
00:15:17qu'on peut se poser
00:15:18et ceux qui sont visés
00:15:19et on en a beaucoup parlé
00:15:20sur ce plateau,
00:15:21il faut leur tirer
00:15:21avec un coup de chapeau
00:15:22sont les policiers
00:15:23qui sont visés
00:15:25de toutes parts
00:15:26entre les fake news
00:15:27évidemment,
00:15:28les fausses informations
00:15:28et ils sont tabous
00:15:31et on peut le comprendre.
00:15:32On voit tout cela
00:15:32avec Louisa Paris.
00:15:35Depuis le début
00:15:36des manifestations lycéennes,
00:15:38près de 800 policiers
00:15:39ont été blessés.
00:15:41Parfois victimes d'insultes
00:15:45mais aussi de violences.
00:15:51Les forces de l'ordre
00:15:52sont en première ligne
00:15:53face à une jeunesse
00:15:54dont les comportements
00:15:55semblent de plus en plus agressifs
00:15:57d'après le secrétaire général
00:15:59du syndicat des commissaires
00:16:01de police nationale.
00:16:02On a des collègues
00:16:03qui ont pris des boules de pétanque,
00:16:04on a des collègues
00:16:05qui ont interpellé
00:16:05des manifestants cagoulés
00:16:07qui venaient avec des barres à mine.
00:16:08On a des collègues
00:16:09qui se sont retrouvés
00:16:10face à des gens
00:16:10qui à proximité
00:16:12étaient en train de faire
00:16:13des tirs tendus
00:16:14avec des mortiers,
00:16:15c'est-à-dire essayer
00:16:15de vous tuer.
00:16:16Mais dans quel pays on est ?
00:16:17Est-ce qu'on va enfin se réveiller ?
00:16:19Sentiment d'abandon
00:16:20par la classe politique
00:16:21et manque de moyens
00:16:22sur le terrain,
00:16:23c'est aussi ce que dénonce
00:16:25Reda Bellage,
00:16:26syndicat de police
00:16:26Unité Île-de-France.
00:16:28L'affaire Naël,
00:16:29rien n'a été fait.
00:16:31Nous, nos responsabilités,
00:16:32on les a prises.
00:16:33On a continué à lutter
00:16:34contre les violences urbaines.
00:16:36On a continué à lutter
00:16:37contre les refus d'obtempérer
00:16:38avec les moyens
00:16:39qu'on avait législatifs.
00:16:40Et à côté de ça,
00:16:42les politiques,
00:16:44ils ne nous lâcheront pas
00:16:45ture et ils ne font rien.
00:16:46Pour rappel,
00:16:48cette mobilisation lycéenne
00:16:49intervient quelques semaines
00:16:50après des jours
00:16:51de manifestations policières
00:16:52à Paris.
00:16:53Ces derniers réclament
00:16:54davantage de moyens
00:16:55et d'effectifs,
00:16:56ainsi qu'une revalorisation salariale
00:16:59face à un métier
00:17:00qu'ils jugent
00:17:01de plus en plus dangereux.
00:17:03Et on peut le comprendre,
00:17:04Pascal Vito Panelli,
00:17:05que l'épuisement
00:17:06gagne le terrain ?
00:17:08On peut le comprendre,
00:17:08oui,
00:17:09parce que l'ordre public
00:17:11dans ces situations de chaos,
00:17:13il est très délicat.
00:17:15C'est un peu une situation
00:17:16d'équilibre.
00:17:17On a toujours peur
00:17:18de blesser
00:17:19de choses gravissimes.
00:17:20Et vous le savez,
00:17:22Thierry,
00:17:22depuis longtemps,
00:17:23on constate que
00:17:24tous les événements
00:17:25en France,
00:17:26que ce soit des manifestations
00:17:27sociales de voie publique
00:17:29ou des événements sportifs,
00:17:31dérapent,
00:17:33sont l'objet
00:17:34de points de tension
00:17:36de cristallisation,
00:17:37je vais beaucoup plus loin,
00:17:38d'affrontements
00:17:39avec les forces de police,
00:17:41avec des groupes
00:17:44très mobiles
00:17:45de jeunes
00:17:46qui sont de plus en plus violents,
00:17:48qui vont frapper,
00:17:50décrocher,
00:17:51se cacher dans la foule,
00:17:53se dissimuler
00:17:54et recommencer.
00:17:55Frapper,
00:17:56décrocher,
00:17:57se dissimuler dans la foule.
00:17:58Donc,
00:17:59on est en permanence
00:18:00dans les plateaux
00:18:02de l'ordre public,
00:18:03jamais sur du service d'ordre,
00:18:05mais sur du maintien de l'ordre,
00:18:06du rétablissement de l'ordre
00:18:08qui vient très vite,
00:18:09extrêmement violent
00:18:10et qui impose
00:18:12une équation
00:18:13très exigeante
00:18:14pour les forces de l'ordre.
00:18:15Vous savez,
00:18:15les Français sentent ça
00:18:17et on m'interpelle
00:18:19souvent dans la rue
00:18:20en vertu du métier
00:18:21que j'exerce
00:18:22et cette semaine,
00:18:24que m'a-t-on dit ?
00:18:25Comment voyez-vous les choses
00:18:26si demain,
00:18:26il y a une victime
00:18:27chez les forces de l'ordre
00:18:28ou chez les jeunes ?
00:18:29C'est quoi la suite ?
00:18:31Ce n'est pas la question
00:18:32qu'on me posait
00:18:32il y a 15 jours
00:18:33ou qu'on me l'a posée
00:18:33cette semaine ?
00:18:34Je ne sais pas si on vous a posé
00:18:35cette question-là
00:18:35mais c'est la question légitime.
00:18:39Si jamais il y a une victime
00:18:40chez les policiers,
00:18:41si jamais il y a une victime
00:18:42chez les...
00:18:43Qu'est-ce qui va se passer ?
00:18:44LFI fait tout
00:18:44pour qu'il y ait une victime
00:18:46dans ce mouvement
00:18:47pour instrumentaliser
00:18:48cette mobilisation.
00:18:49Ils font tout
00:18:50pour qu'on y arrive.
00:18:51Voilà.
00:18:51Si vous voulez...
00:18:52Et après ?
00:18:52Là, c'est le procès
00:18:53de la police.
00:18:56Ils ont même manifesté
00:18:57contre la loi
00:18:58de la présomption
00:18:59pour la légitime défense.
00:19:02Si vous voulez,
00:19:03ils diffusent des documents
00:19:04pour expliquer,
00:19:05pour mettre des bâtons
00:19:06dans les roues des policiers
00:19:06et pour expliquer
00:19:07comment bordéliser la France,
00:19:09comment organiser un blocus.
00:19:11Ce sont deux syndicats lycéens
00:19:13qui ont diffusé ce document
00:19:15qui a circulé parmi les élèves
00:19:18sur comment organiser ce blocage
00:19:21et expliquer concrètement
00:19:22comment s'y préparer,
00:19:23comment médiatiser les choses
00:19:25et comment réagir
00:19:26en cas d'intervention
00:19:28des forces de l'ordre.
00:19:29C'est le procès de la police.
00:19:30C'est comment mettre
00:19:31des bâtons dans les roues
00:19:33sur la police.
00:19:34On le voit bien
00:19:35à travers les tags
00:19:36également
00:19:37qu'on a vu affichés
00:19:38dans ces deux universités.
00:19:40ACAB,
00:19:41qui veut dire
00:19:41les flics sont des salos.
00:19:43ABBA, l'État,
00:19:44les flics et les fachos.
00:19:46Donc, on met une cible
00:19:47dans le dos des policiers
00:19:48et dans le dos
00:19:51d'autres...
00:19:52Et puis surtout,
00:19:53je ne sais pas si vous avez vu,
00:19:54mais la faculté de Nantes
00:19:55s'est marquée
00:19:55ne filmez pas.
00:19:56Donc, c'est directement...
00:19:57C'est les journalistes
00:19:58qui sont visés.
00:19:58Les ennemis sont dessinés.
00:19:59Ce sont les policiers,
00:20:00les juifs,
00:20:01les riches...
00:20:02Et les journalistes.
00:20:03Écoutez,
00:20:03Jean-Luc Mélenchon
00:20:04qui était du côté
00:20:06de Gergovie
00:20:07dans les puits de Dôme
00:20:07qui est revenu
00:20:08sur ces violences
00:20:09et le rôle de la police.
00:20:10Écoutez.
00:20:11La violence policière,
00:20:13il est probable
00:20:14qu'elle continue
00:20:15parce que
00:20:16les soi-disant
00:20:17forces de l'ordre
00:20:18qui ont été déployées
00:20:20ne sont pas
00:20:21des spécialistes
00:20:22de la tranquillité publique.
00:20:24Ce sont les BAC,
00:20:25les commissariats du COA,
00:20:27police secours,
00:20:28c'est pas leur boulot, quoi.
00:20:30Donc,
00:20:30ils ne savent pas le faire
00:20:31et ils font
00:20:33beaucoup d'erreurs,
00:20:34ils ne maîtrisent pas
00:20:35leurs nerfs,
00:20:36ils n'obéissent pas
00:20:37à leur chef,
00:20:38comme ici,
00:20:39cette bataille.
00:20:39Je ne sais pas
00:20:40si vous avez observé,
00:20:41mais on a commencé
00:20:42dans une formule
00:20:43de dire on soutient
00:20:44le mouvement
00:20:44d'une manière
00:20:45un peu classique
00:20:46et puis on a compris
00:20:47que le pire danger
00:20:48c'était la violence policière
00:20:49et que nous,
00:20:51par-dessus tout,
00:20:52on est attachés
00:20:52à ce que ça
00:20:54se finisse pas mal,
00:20:56qu'il n'y ait pas un mort,
00:20:56déjà il y a des blessés graves,
00:20:59mutilés,
00:21:00éborgnés.
00:21:02Pour nous,
00:21:03c'est la préoccupation
00:21:04essentielle aujourd'hui.
00:21:06Voilà,
00:21:06les policiers
00:21:07qui suivent notre émission
00:21:08apprécieront
00:21:08l'analyse
00:21:10et le regard
00:21:10Anthony même
00:21:11de Jean-Luc Mélenchon
00:21:12qui semble vouloir jouer
00:21:14l'apaisement
00:21:14mais qui balance
00:21:15quelques tacles
00:21:15bien sentis.
00:21:18Cependant,
00:21:18Thierry,
00:21:20il ne suffit pas
00:21:21d'affirmer
00:21:21avec véhémence
00:21:23pour avoir raison.
00:21:25C'est le talent
00:21:26de Mélenchon
00:21:27de poser des affirmations
00:21:28et de croire
00:21:30qu'il a raison
00:21:30sous couvert
00:21:32d'affirmations
00:21:33et avec le ton
00:21:34assuré.
00:21:34Vous avez vu le ton ?
00:21:36On est dans la communication là.
00:21:37Alors que lorsqu'on décortique
00:21:39les propos,
00:21:40les termes employés,
00:21:42on se rend compte
00:21:43de la fumisterie
00:21:44des propos.
00:21:45On parle
00:21:46de prétendues
00:21:47forces de l'ordre
00:21:48s'agissant
00:21:49de notre police.
00:21:51M. Mélenchon
00:21:51depuis toujours
00:21:52se place
00:21:53en opposition
00:21:54par rapport
00:21:55à cette police.
00:21:56Comment on peut être
00:21:57dans l'arc républicain ?
00:21:59Comment on peut
00:22:00représenter
00:22:01un pays ?
00:22:02Comment on peut
00:22:03représenter
00:22:03un courant politique
00:22:04lorsqu'on est
00:22:05en opposition
00:22:06face à ceux
00:22:08qui disposent
00:22:09de l'autorité légitime,
00:22:11de la possibilité
00:22:13du pouvoir
00:22:14d'exercer
00:22:15leur autorité,
00:22:16les forces de l'ordre ?
00:22:17On ne peut pas
00:22:18concevoir
00:22:19un pays démocratique,
00:22:20une république,
00:22:21lorsqu'on est
00:22:22un homme politique
00:22:24qui s'oppose
00:22:25aux forces de l'ordre,
00:22:26qui dispose
00:22:27de l'autorité légitime,
00:22:28de la force légitime.
00:22:29M. Mélenchon,
00:22:30je suis désolé.
00:22:31À partir du moment
00:22:32où il veut
00:22:33se positionner
00:22:34en politique,
00:22:35il ne peut pas
00:22:35être un opposant
00:22:37des forces de l'ordre.
00:22:38Et pourtant,
00:22:39il ne fait que
00:22:40s'opposer
00:22:41aux forces de l'ordre.
00:22:42Il attend,
00:22:43il parle des victimes,
00:22:44mais qu'est-ce qu'on fait
00:22:45des 700 victimes
00:22:46parmi nos forces de l'ordre ?
00:22:47C'est même 800.
00:22:48Même 800.
00:22:49On ne les décompte plus.
00:22:51Donc,
00:22:51on les voit
00:22:52dans toutes les manifestations
00:22:53qui sont là passifs
00:22:54avec leurs boucliers
00:22:55et qui ne répondent pas
00:22:57aux provocations,
00:22:58aux jets de pierre,
00:22:59aux insultes.
00:23:00Donc,
00:23:00on voit qu'il y a
00:23:01une véritable
00:23:03retenue
00:23:03dans l'utilisation
00:23:04de la force.
00:23:05Alors,
00:23:06vous savez,
00:23:06dans cette émission,
00:23:07on a lancé
00:23:08depuis le début
00:23:09deux questions
00:23:10à partir de 23h30.
00:23:12L'une des questions,
00:23:13d'ailleurs,
00:23:13ça sera,
00:23:14face aux manifestations
00:23:15lycéennes,
00:23:15l'État doit-il privilégier
00:23:16le maintien de l'ordre
00:23:17de reconnaître
00:23:18de reconnaître les limites
00:23:18de sa réponse politique.
00:23:20On est dans le cœur
00:23:21du sujet
00:23:21et on commencera
00:23:22avec une première question.
00:23:23Les lycées
00:23:23sont-ils en train
00:23:24de devenir
00:23:25le révélateur
00:23:25d'une crise politique
00:23:26et sociale majeure
00:23:27en France ?
00:23:27On ouvrira le débat
00:23:28avec des invités
00:23:30en direct
00:23:30et vous-même
00:23:31qui interviendrez.
00:23:32On prend un peu
00:23:32de hauteur
00:23:33et c'est la tradition
00:23:34de cette émission.
00:23:34Restez-nous fidèles.
00:23:35A tout de suite.
00:23:3923h30,
00:23:40c'est votre Soir Info
00:23:41week-end.
00:23:42La partie consacrée
00:23:43à nos deux questions
00:23:44d'actualité
00:23:45pour prendre un petit peu
00:23:46de hauteur
00:23:47sur cette actualité
00:23:48assez chargée.
00:23:50La première question,
00:23:51je vous la redonne.
00:23:53L'école est-elle
00:23:53en train de devenir
00:23:54le révélateur
00:23:55d'une crise politique
00:23:55et sociale majeure
00:23:56en France ?
00:23:57Avec nous
00:23:58pour participer
00:23:59à ce débat
00:23:59et ouvrir ce débat
00:24:00avec mes invités
00:24:01Pierre-Antoine Gouraud,
00:24:03enseignant-chercheur
00:24:04à la faculté de Nantes
00:24:05et conseiller municipal
00:24:06d'opposition.
00:24:06C'est important
00:24:07de le souligner.
00:24:08Alors,
00:24:08vous avez accepté le débat.
00:24:10Mon cher Pierre-Antoine Gouraud,
00:24:11interrogation orale,
00:24:12c'est moi qui pose la question.
00:24:14Quelle réponse
00:24:14pouvez-vous faire
00:24:15à cette question
00:24:16en vertu
00:24:17de ce que vous vivez
00:24:18à la faculté de Nantes ?
00:24:20Alors d'abord,
00:24:21je vous rappelle
00:24:21qu'effectivement,
00:24:23ce sont ravis
00:24:24de répondre
00:24:25à vos questions ce soir.
00:24:27Mais dans un lycée,
00:24:29c'est d'abord des lycéens.
00:24:30Ils sont majoritairement mineurs.
00:24:32Dans une université,
00:24:33ce sont des étudiants.
00:24:34Ils sont majoritairement majeurs.
00:24:37Et s'il y a un révélateur pour nous,
00:24:39c'est d'abord le choc
00:24:41et l'écœurement
00:24:42qu'a éprouvé
00:24:43notre présidente Karine Bernot
00:24:46en découvrant
00:24:46l'état de nos bâtiments.
00:24:49Alors oui,
00:24:49on donne la possibilité
00:24:50de faire des AG
00:24:51pour les étudiants.
00:24:52C'est une très bonne chose.
00:24:53En revanche,
00:24:54la casse,
00:24:55la dégradation,
00:24:56l'occupation des locaux,
00:24:57c'est inacceptable.
00:24:59C'est d'autant plus inacceptable
00:25:00que ce sont les lieux même
00:25:03de la diversité des disciplines,
00:25:05de la pluralité des opinions,
00:25:07le lieu où on apprend à apprendre,
00:25:09où on apprend à désapprendre.
00:25:11Et ça, pour nous,
00:25:11c'est très difficile à encaisser.
00:25:14C'est aussi une université.
00:25:16Alors la crise,
00:25:17elle est à la fois politique,
00:25:18sociétale,
00:25:18mais elle est économique.
00:25:19On n'a pas les moyens
00:25:21de ces dégradations,
00:25:23des centaines de milliers d'euros,
00:25:24que cela se représente.
00:25:26Et ça, pour tous les collègues,
00:25:28pour tous les personnels
00:25:29de l'université,
00:25:29c'est douloureux.
00:25:30Comme dans l'hôpital public,
00:25:32ils tiennent à bout de bras
00:25:33le service public,
00:25:35celui du soin,
00:25:35celui de la connaissance.
00:25:36C'est vraiment la stupéfaction
00:25:38pour nous aujourd'hui.
00:25:39Alors, Pierre-Antoine Gouraud,
00:25:40je vous rappelle que pour une fois,
00:25:41c'est moi qui joue l'enseignant
00:25:43et qui pose la question.
00:25:44Et ma question était la suivante.
00:25:45Quand je dis l'école,
00:25:46c'est au sens large.
00:25:47Évidemment,
00:25:48j'associe les lycées,
00:25:50ce qui s'est passé
00:25:51à la faculté de Nantes
00:25:52ou de Rennes.
00:25:53Et ma question était celle-là.
00:25:54Est-ce que, justement,
00:25:55l'école est en train de devenir
00:25:56le révélateur d'une crise
00:25:58politique et sociale
00:25:59majeure en France ?
00:26:00C'est ma question.
00:26:01Votre réponse.
00:26:02Faites attention,
00:26:03je note sur 20.
00:26:05Très bien.
00:26:06Oui, oui.
00:26:06Quand on est au contact
00:26:07des jeunes,
00:26:07on est particulièrement sensible
00:26:09aux incertitudes
00:26:10qui sont les leurs.
00:26:11Ils les expriment.
00:26:13Je ne crois pas
00:26:14que ce soit spécialement nouveau.
00:26:16Oui, l'école est toujours
00:26:16un lieu où on est
00:26:17à l'écoute de ces jeunes
00:26:18et de leurs inquiétudes
00:26:20qui s'expriment aujourd'hui
00:26:21à travers le mouvement
00:26:23que nous connaissons
00:26:23depuis quelques jours
00:26:24déjà.
00:26:25Tour de table
00:26:25et vous réagissez évidemment.
00:26:27Je commence avec vous,
00:26:28Myriam Djabali-Harak.
00:26:29La même question ?
00:26:30Quelle est votre réponse ?
00:26:31À mon sens,
00:26:31c'est davantage
00:26:32un thermomètre
00:26:33qu'une crise.
00:26:34Le thermomètre
00:26:35sur la crise de l'autorité,
00:26:37éventuellement
00:26:37de la faillite sociale
00:26:38aujourd'hui,
00:26:39de l'anxiété
00:26:40d'une partie
00:26:41de la génération
00:26:43que nous avons en cours,
00:26:44que ce soit en lycée
00:26:45ou dans les universités,
00:26:47et de la démission parentale
00:26:48parce qu'il faut de lire.
00:26:48Et on voit bien
00:26:50qu'aujourd'hui,
00:26:51on paie les frais
00:26:52de la mission éducative
00:26:55qui a été donnée
00:26:56et surdonnée aujourd'hui
00:26:58dans les lycées
00:26:59parce que,
00:27:00vous savez,
00:27:00si je reprends la théorie
00:27:01de Condorcet,
00:27:02à la base,
00:27:03au lycée,
00:27:04on devait faire d'abord
00:27:04de l'instruction publique.
00:27:06Ça s'appelait le ministère
00:27:07de l'instruction publique
00:27:08avant 1932 ou 1937
00:27:10à vérifier.
00:27:11Et puis après,
00:27:11on a changé de ton.
00:27:12Et dans ce changement
00:27:13de dénomination,
00:27:14il y a aussi
00:27:15un changement
00:27:15de philosophie.
00:27:17Et ce changement
00:27:18de philosophie
00:27:18a donné aux professeurs
00:27:20plus de charges
00:27:20et finalement,
00:27:22elle a fait perdre,
00:27:22je pense,
00:27:23beaucoup de repères
00:27:24à certains élèves
00:27:25et elle,
00:27:25à certains élèves
00:27:26et beaucoup.
00:27:27Et elle a aussi
00:27:29permis à certains parents
00:27:30de démissionner
00:27:31au niveau de l'éducation.
00:27:34Mais je ne parle pas
00:27:34d'éducation citoyenne,
00:27:35je parle d'éducation
00:27:36très simple
00:27:37au sens,
00:27:38donc la morale,
00:27:40la politesse,
00:27:41le respect.
00:27:41Parce que quand on arrive
00:27:43nous à faire ces choses-là,
00:27:45on est dans de l'animation,
00:27:46on n'est plus dans l'instruction.
00:27:47Et on le paie aussi
00:27:48à l'université
00:27:49puisque je suis également,
00:27:50j'enseigne également
00:27:51à l'université,
00:27:52on voit que déjà
00:27:53en première année,
00:27:54au-delà du nivellement
00:27:55par le bas du niveau,
00:27:56on a aussi une gestion
00:27:57de classe qui devient
00:27:58de plus en plus importante.
00:28:00On est obligé de faire
00:28:01ce qu'on fait en terminale
00:28:02alors qu'il y a cinq ans,
00:28:03on ne faisait jamais ça.
00:28:04Aujourd'hui,
00:28:05les premières années
00:28:05sont dans une situation
00:28:07très différente
00:28:09de celle qu'on connaissait avant.
00:28:10Donc,
00:28:11plus qu'une crise,
00:28:12davantage moins,
00:28:13c'est un thermomètre
00:28:14de la crise d'autorité
00:28:16et de la démission
00:28:18de la cellule familiale
00:28:20dans l'éducation
00:28:21puisque l'État a dit
00:28:22qu'on prend en charge.
00:28:23Pierre-Antoine Gouraud,
00:28:24d'accord avec la réponse
00:28:26de votre collègue
00:28:27et consoeur,
00:28:28Myriam ?
00:28:30Oui, je rejoins tout à fait
00:28:31Myriam Djabali,
00:28:32nos amphithéâtres,
00:28:33nos classes de lycée
00:28:33sont de bons thermomètres
00:28:35de ce qui se passe
00:28:36dans la société.
00:28:36Je crois qu'effectivement,
00:28:37en quelques années,
00:28:39les conditions sont
00:28:40beaucoup plus difficiles
00:28:41pour nos étudiants,
00:28:42pour les lycéens.
00:28:43Ils sont abreuvés
00:28:44d'informations
00:28:45dans tous les sens.
00:28:46Parfois,
00:28:46ils ont du mal
00:28:46à faire le tri
00:28:47et ils nous demandent
00:28:48effectivement à nous,
00:28:49les professeurs,
00:28:50peut-être,
00:28:51de donner une direction,
00:28:52de montrer des directions
00:28:53pour eux
00:28:54et peut-être
00:28:55un rôle plus
00:28:55de boussole
00:28:56de référents
00:28:58que de parents
00:28:59ou de professeurs
00:29:01tels qu'on l'imaginait
00:29:01il y a ne serait-ce
00:29:02que 15 ans.
00:29:03Est-ce que l'éducation nationale
00:29:04ne tient-elle plus
00:29:05sa promesse d'égalité
00:29:06des chances,
00:29:07Pierre-Antoine Gouraud ?
00:29:08Je ne crois pas.
00:29:10Je ne crois pas.
00:29:10Moi, ce qui me frappe
00:29:11beaucoup dans nos amphis,
00:29:12vous savez,
00:29:12les 1491 étudiants
00:29:15en première année
00:29:15d'études de santé
00:29:17à Nantes Université,
00:29:19eh bien,
00:29:21ils ont,
00:29:21ils entendent
00:29:23les messages
00:29:23qu'on a pour eux.
00:29:25Alors, c'est vrai,
00:29:25on enseigne
00:29:26dans des conditions
00:29:27difficiles.
00:29:28J'ai passé 8 ans
00:29:29à l'Université de Californie
00:29:30à San Francisco
00:29:30avant de choisir
00:29:31de rejoindre
00:29:32le service public
00:29:32et la France.
00:29:34J'ai été surpris
00:29:35des conditions
00:29:36dans lesquelles
00:29:36on enseigne
00:29:37et pourtant,
00:29:38nous avons aussi
00:29:39plus que jamais
00:29:40la possibilité
00:29:41d'avoir de l'impact
00:29:43auprès de ces jeunes.
00:29:44Lara Tchékov,
00:29:45même question,
00:29:46votre regard ?
00:29:48Je pense que
00:29:49ces jeunes traversent
00:29:50tout d'abord
00:29:50une crise
00:29:51qui est identitaire
00:29:52parce qu'aujourd'hui,
00:29:53ils font tout
00:29:53pour exister,
00:29:54ils font tout
00:29:55pour être vus.
00:29:56Le militantisme
00:29:57est à la mode
00:29:59et il y a aussi
00:30:00le phénomène
00:30:00des bandes
00:30:01qui est assez prégnant.
00:30:04Et pour cela,
00:30:05effectivement,
00:30:06pour être vus,
00:30:06pour être visibles,
00:30:07les réseaux sociaux
00:30:08sont une victrine
00:30:09qui est extraordinaire.
00:30:11Donc ça,
00:30:12c'est une première chose.
00:30:13La deuxième chose,
00:30:14c'est qu'aujourd'hui,
00:30:15je pense que les jeunes
00:30:15sentent à quel point
00:30:16nos institutions
00:30:17sont fragiles
00:30:18et que l'on traverse
00:30:20des crises successives,
00:30:22ils le sentent
00:30:22et de par ce fait,
00:30:25leur avenir
00:30:26est incertain.
00:30:27Ils le ressentent
00:30:28parce qu'il y a
00:30:29un échec
00:30:30du gouvernement
00:30:31qui n'a pas su
00:30:31leur offrir
00:30:33des idéaux.
00:30:34Finalement,
00:30:34comme on en rêvait
00:30:35par exemple
00:30:35en mai 68,
00:30:36aujourd'hui,
00:30:37ces jeunes-là
00:30:37ne peuvent pas
00:30:38se permettre
00:30:38de rêver
00:30:39parce qu'on n'est pas
00:30:39capable
00:30:39de leur offrir
00:30:41une perspective
00:30:42joyeuse,
00:30:43une perspective
00:30:44heureuse.
00:30:45Et puis,
00:30:46la troisième chose,
00:30:47c'est que je pense
00:30:47qu'aujourd'hui,
00:30:48on a laissé
00:30:48beaucoup trop
00:30:49de libertés
00:30:50à ces jeunes.
00:30:51On parle beaucoup
00:30:51des libertés
00:30:52individuelles,
00:30:53etc.,
00:30:54jusqu'à les questionner
00:30:55sur leur propre genre.
00:30:57Donc,
00:30:57à partir du moment
00:30:58où ces jeunes
00:30:59peuvent s'interroger
00:31:00sur qui ils sont,
00:31:01s'ils peuvent changer
00:31:03par exemple de sexe
00:31:05facilement,
00:31:05ça peut nourrir
00:31:06de l'angoisse,
00:31:07ça peut nourrir
00:31:08des interrogations
00:31:08sur soi-même,
00:31:09ça peut nourrir
00:31:10de la colère
00:31:11et je pense aussi
00:31:12que ça contribue
00:31:13à tout ce malaise,
00:31:16si vous voulez.
00:31:17Pierre-Antoine Gouraud,
00:31:18dernière question,
00:31:19est-ce que ces jeunes
00:31:20que vous côtoyez
00:31:22sont-ils en train
00:31:23de devenir
00:31:23les nouveaux acteurs
00:31:24d'une contestation sociale
00:31:25qui dépasse,
00:31:27je dirais,
00:31:27largement l'école
00:31:28en vertu de ce que
00:31:29vient de nous dire
00:31:29Lara Tchékov ?
00:31:32Je ne crois pas
00:31:32qu'il faut que
00:31:33l'arbre cache la forêt
00:31:36dans les bâtiments
00:31:38qui sont détruits,
00:31:39il n'y a pas d'autre mot
00:31:40à Nantes Université.
00:31:41Croyait bien
00:31:42qu'on le regrette
00:31:43avec l'ensemble
00:31:44de la communauté
00:31:45enseignante,
00:31:45des étudiants
00:31:46qui vont être privés
00:31:47de leurs moyens
00:31:48de travail.
00:31:49C'est une minorité
00:31:51qui casse,
00:31:51qui agite,
00:31:52c'est une minorité
00:31:52qui est visible,
00:31:54qui veut faire le buzz
00:31:55sur les réseaux sociaux
00:31:56et nous leur donnons
00:31:58largement la place
00:32:00et pourtant,
00:32:01il y a aussi
00:32:01une majorité
00:32:02d'étudiants
00:32:03qui travaillent,
00:32:04qui sont invités
00:32:05de savoir,
00:32:05qui ont pris conscience
00:32:06aussi que le monde change
00:32:07et que les armes
00:32:09qu'on leur donne
00:32:10à l'université
00:32:10pour les armes
00:32:11de changement.
00:32:12Est-ce que vous me permettez
00:32:12un dernier chiffre
00:32:13qui m'a beaucoup frappé ?
00:32:15L'ensemble des étudiants
00:32:16de l'enseignement supérieur
00:32:18français en 1920
00:32:19tiendraient dans
00:32:20Nantes Université
00:32:21aujourd'hui.
00:32:22Vous voyez ?
00:32:23Donc,
00:32:23cette massification
00:32:24de l'enseignement supérieur
00:32:28avec toujours des enseignants
00:32:29qui sont aussi
00:32:30des chercheurs,
00:32:31eh bien,
00:32:31c'est vraiment une chance,
00:32:32je crois,
00:32:32pour nos étudiants
00:32:34et ils le reconnaissent
00:32:35bien volontiers
00:32:37quand on a les conditions
00:32:38pour leur montrer
00:32:39ces directions,
00:32:40leur partager
00:32:41le quotidien
00:32:42de notre recherche,
00:32:43là où,
00:32:44effectivement,
00:32:44nous créerons
00:32:45les connaissances de demain,
00:32:46les outils
00:32:46qui serviront
00:32:47de repère pour demain.
00:32:49Dernière question,
00:32:50dernière question,
00:32:51vraiment,
00:32:52vous êtes inquiet
00:32:52pour les jours qui viennent
00:32:53ou pas,
00:32:54Pierre-Antoine Gouraud ?
00:32:55Oui,
00:32:56on peut toujours être,
00:32:57quand on voit
00:32:58l'état de nos bâtiments,
00:32:59l'ampleur des violences,
00:33:01mais oui,
00:33:01on est inquiet,
00:33:02on est aussi en responsabilité
00:33:04et encore une fois,
00:33:04toute la communauté
00:33:06des enseignants-chercheurs,
00:33:07des personnels
00:33:07sont mobilisés sur le terrain,
00:33:09vous savez,
00:33:10ça nous marque beaucoup
00:33:12cet engagement
00:33:13de tous les collègues,
00:33:14quelle que soit
00:33:14leur sensibilité politique,
00:33:16les disciplines
00:33:17qu'ils enseignent.
00:33:18Merci,
00:33:18en tous les cas,
00:33:19d'avoir pris de votre temps
00:33:20ce soir pour participer
00:33:21à ce débat
00:33:22et prendre un peu de hauteur
00:33:23et c'est important
00:33:24de prendre un peu de hauteur
00:33:24vu les circonstances.
00:33:26Je rappelle que vous êtes
00:33:27enseignant-chercheur
00:33:28à la faculté de Nantes.
00:33:29Merci beaucoup,
00:33:30je ne vous ai pas donné la parole,
00:33:32vous liez rajouter quelque chose
00:33:32peut-être ?
00:33:33Je voulais lui poser la question,
00:33:35mais j'ai une partie
00:33:36de la réponse.
00:33:39Est-ce qu'en fait
00:33:40les revendications
00:33:41sont justifiées ?
00:33:42Parce qu'aujourd'hui,
00:33:42on a des jeunes quand même,
00:33:43que ce soit à l'université
00:33:44ou au lycée,
00:33:45qui sont bien lotis.
00:33:46On a un package social
00:33:47pour chaque étudiant.
00:33:48Le lycée de Nelson Mandela
00:33:50de Nantes
00:33:50qui a été incendié,
00:33:51je peux vous dire
00:33:51que c'est un très bel état de l'histoire.
00:33:52Des aides pour le logement,
00:33:53des aides pour manger,
00:33:54des aides pour s'habiller.
00:33:56À Paris-Saclay,
00:33:57c'est pareil.
00:33:57Et puis c'est affiché partout,
00:33:59les assistantes sociales,
00:34:00les médecins qui peuvent voir.
00:34:01Et c'est même mieux
00:34:02qu'au lycée.
00:34:03Parce qu'on ne peut pas dire
00:34:03qu'on les laisse.
00:34:04On a une belle jeunesse.
00:34:06Ça, c'est vrai.
00:34:07On a des gens qui ont envie.
00:34:08Ça, c'est vrai.
00:34:09Par contre,
00:34:09qu'ils soient déroutés,
00:34:10qu'ils soient déviés
00:34:12par plein d'idéaux,
00:34:13par des messages sur Internet,
00:34:15on ne peut pas nous être
00:34:16un pare-feu.
00:34:17Je prends une image informatique,
00:34:18mais un firewall surtout,
00:34:20ce n'est pas possible.
00:34:21Par contre,
00:34:21qu'on ne me dise pas
00:34:22qu'on a un modèle
00:34:24social-éducatif,
00:34:25en vérité.
00:34:25Il faut le dire.
00:34:25On a un modèle éducatif
00:34:27très social,
00:34:27très socialisant
00:34:28et très, j'allais dire,
00:34:31enfermant,
00:34:31parce qu'on est très guidant.
00:34:33Donc, je ne comprends pas
00:34:34aujourd'hui, moi,
00:34:34ces manifestations.
00:34:36Je ne comprends pas
00:34:36au vu qu'on soit
00:34:37le premier budget.
00:34:38Et puis, par contre,
00:34:39il a raison de le rappeler,
00:34:40c'est une infime partie
00:34:41des personnes,
00:34:42je crois même...
00:34:43Oui, mais quel dégât ?
00:34:44Oui, mais quel dégât ?
00:34:45Mais ça, c'est la faute à l'État.
00:34:47On en reviendra après
00:34:48et je pourrais l'expliquer peut-être.
00:34:50Allez, deuxième question.
00:34:51Je vous donnerai la parole
00:34:52à Anthony Mbem
00:34:53et à Pascal Bito-Panelli.
00:34:55Ma deuxième question,
00:34:56ce soir,
00:34:57pour prendre un petit peu de hauteur.
00:34:58Donc, voici la question
00:34:59face aux manifestations lycéennes.
00:35:01L'État doit-il privilégier
00:35:02le maintien de l'ordre
00:35:04ou reconnaître les limites
00:35:05de sa réponse politique ?
00:35:07C'est la question que je vous pose,
00:35:08c'est la question du débat.
00:35:09Est-ce que nous sommes
00:35:10avec nos deux invités ?
00:35:11Nous sommes avec Louis Laridon,
00:35:13secrétaire national
00:35:14des jeunes socialistes.
00:35:15Bonsoir, Louis.
00:35:16Merci d'avoir accepté le débat.
00:35:17Et nous sommes avec Claude Moniquet,
00:35:19notre spécialiste du renseignement,
00:35:21qui m'a interpellé ce matin,
00:35:22très tôt justement,
00:35:23sur cette réponse.
00:35:24Je vais commencer avec vous, Claude.
00:35:26Quelle est votre réponse
00:35:27à la question que je vous pose ?
00:35:28Interrogation orale.
00:35:31Ma réponse,
00:35:32c'est que, bien entendu,
00:35:33quand se pose un problème politique,
00:35:35une contestation,
00:35:36l'État doit tenter de trouver,
00:35:39d'abord de voir
00:35:39si la contestation est fondée,
00:35:41et puis de tenter
00:35:41d'y trouver des solutions.
00:35:43Mais en même temps,
00:35:44je me range derrière,
00:35:45et je crois que Louis Laridon
00:35:48ne me contredira pas là-dessus,
00:35:49je me range derrière
00:35:50de grandes figures socialistes
00:35:52qui ont également dit
00:35:54que le maintien de l'ordre républicain
00:35:56était une condition essentielle
00:35:58de l'exercice des droits
00:36:00et de la démocratie.
00:36:00Je pense à Jules Meuc,
00:36:02ministre de l'Intérieur en 1946,
00:36:04je pense, bien entendu,
00:36:05à Pierre Jox,
00:36:06je pense à Lionel Jospin
00:36:08quand il était Premier ministre,
00:36:09à Manel Valls.
00:36:10Il y a une continuité
00:36:13chez certains responsables socialistes
00:36:14qui ont eu des responsabilités
00:36:16au niveau du maintien de l'ordre
00:36:17ou comme Premier ministre,
00:36:18pour dire que l'ordre public
00:36:20est une condition de la démocratie.
00:36:22Louis Laridon,
00:36:23secrétaire national des jeunes socialistes,
00:36:25est-ce que vous êtes d'accord
00:36:25avec Claude Moniquet ?
00:36:27Et ensuite,
00:36:28on ouvrira le débat
00:36:28avec nos invités.
00:36:30Je crois qu'il y a quand même
00:36:31deux questions qui se posent.
00:36:32La première question,
00:36:33c'est est-ce que oui ou non,
00:36:35le maintien de l'ordre,
00:36:36il y a une doctrine d'emploi
00:36:37du maintien de l'ordre
00:36:38qui est proportionnée
00:36:39et adaptée à la situation ?
00:36:41Je pense qu'on ne doit pas employer,
00:36:43on ne doit pas tirer
00:36:44sur des enfants,
00:36:45sur des mineurs.
00:36:45Rappel que les lycéens,
00:36:46ce sont des enfants,
00:36:47des mineurs,
00:36:48donc ce ne sont pas des personnes
00:36:48à qui on doit avoir
00:36:50une doctrine d'emploi de l'ordre
00:36:51qui soit violente.
00:36:52La deuxième question
00:36:53qu'ils doivent se poser,
00:36:53c'est est-ce que oui ou non,
00:36:54l'État a une bonne gestion de crise
00:36:56de cette crise des lycéens ?
00:36:57Et la réponse,
00:36:58elle est évidemment non aujourd'hui.
00:37:00Et donc la question
00:37:01qu'on doit se poser,
00:37:01c'est comment est-ce qu'on gère
00:37:02et comment est-ce qu'on apaise
00:37:03et qu'on permet
00:37:04une expression démocratique
00:37:05de la jeunesse
00:37:06qui puisse porter des revendications
00:37:07qui sont tout à fait légitimes
00:37:09et qu'on puisse apaiser
00:37:10ce mouvement
00:37:11et apaiser la discussion
00:37:12qu'on a entre l'État
00:37:14et la jeunesse de son pays ?
00:37:15Pascal Bittopanelli,
00:37:16Anthony Bame.
00:37:17Je pense que l'État
00:37:19doit assumer les deux.
00:37:20Il ne doit pas choisir
00:37:22entre les deux.
00:37:22Il doit tenir la rue
00:37:24à un instant donné
00:37:25tout en gardant
00:37:26le terrain politique
00:37:27et en choisissant,
00:37:29en construisant l'apaisement
00:37:31et la sortie de crise.
00:37:34Anthony Bame,
00:37:35en tant qu'avocat.
00:37:35Moi je pense qu'il y a
00:37:36dans ce mouvement
00:37:37une situation
00:37:39où il y a deux clientèles
00:37:43pour les forces de l'ordre.
00:37:44La première,
00:37:45ce sont les élèves,
00:37:47les mineurs,
00:37:48les lycéens
00:37:49qui revendiquent
00:37:50pour parcours sup,
00:37:52pour avoir plus de profs,
00:37:54plus de remplacements
00:37:54plus vite,
00:37:56des meilleures conditions
00:37:57de travail, etc.
00:37:58Cela, évidemment,
00:38:00la police ne peut pas
00:38:02adopter le même comportement
00:38:03qu'à l'égard des casseurs,
00:38:05la seconde clientèle.
00:38:07Celle qui s'immiscie
00:38:09dans ce groupe,
00:38:09qui profite
00:38:10de ces manifestations
00:38:12pour semer le chaos
00:38:13à l'appel,
00:38:14notamment,
00:38:16de l'extrême-gauche
00:38:17et sous le couvert
00:38:19de l'extrême-gauche
00:38:20qui les félicite, etc.
00:38:22Donc on comprend
00:38:23qu'il ne peut pas y avoir
00:38:24le même traitement
00:38:25à l'égard
00:38:26de ces deux clientèles,
00:38:28pardonnez-moi du terme,
00:38:30pour les forces de l'ordre.
00:38:31Évidemment,
00:38:32il y a une violence légitime
00:38:34à l'égard
00:38:36de ces casseurs
00:38:38qui n'ont que pour but
00:38:39de semer le chaos
00:38:40et les forces de l'ordre
00:38:42répondent,
00:38:42mais pour eux,
00:38:43c'est très difficile
00:38:44parce qu'il y a
00:38:45un mélange
00:38:46entre cette population
00:38:47d'étudiants mineurs
00:38:48et ces casseurs
00:38:50qui se glissent
00:38:51à travers eux
00:38:51pour justement
00:38:52créer ce chaos.
00:38:53Et c'est la difficulté
00:38:54de cette manifestation.
00:38:56Il est rare
00:38:56qu'on ait des jeunes mineurs
00:38:58en si grand nombre
00:38:59dans de telles manifestations.
00:39:01Et pour la première fois,
00:39:02les forces de l'ordre
00:39:03sont confrontées
00:39:04à une situation particulière
00:39:05et je dois les féliciter
00:39:07parce que jusqu'à présent,
00:39:09certes,
00:39:09il y a eu en effet
00:39:12quelques accidents,
00:39:13on va les appeler comme ça,
00:39:14ou quelques dérapages,
00:39:16on peut les appeler comme ça
00:39:17parce que les forces de l'ordre
00:39:18peuvent aussi être
00:39:19à l'origine
00:39:19de certains dérapages
00:39:21dans certaines situations
00:39:23de crise
00:39:23comme c'était le cas.
00:39:25On ne peut pas non plus
00:39:26dire qu'ils n'ont commis
00:39:27aucune erreur.
00:39:27Il y a pu y avoir des erreurs.
00:39:29Néanmoins,
00:39:30dans la grande majorité
00:39:31des interventions
00:39:32des forces de l'ordre,
00:39:33il faut saluer
00:39:38leur professionnalisme
00:39:38pour faire en sorte
00:39:39que justement,
00:39:40il n'y ait pas plus
00:39:41de victimes.
00:39:42Vous souhaitez intervenir,
00:39:44Myriam ?
00:39:45Je suis en train
00:39:46de me dire
00:39:46dans quel pays vit-on ?
00:39:48On en est à se poser
00:39:49la question,
00:39:49parce que derrière ça,
00:39:50c'est aussi ce que j'ai
00:39:51peut-être entendu
00:39:52ou peut-être mal compris,
00:39:53de la légitimité
00:39:55des forces de l'ordre
00:39:56à agir
00:39:56quand ils doivent maintenir.
00:39:58Vous vous rendez compte
00:39:59un petit peu,
00:39:59on est en train
00:40:00de se dire
00:40:00est-ce que les forces
00:40:02de l'ordre
00:40:02sont légitimes
00:40:03à maintenir de l'ordre ?
00:40:04Mais dans quel pays
00:40:05vit-on en fait ?
00:40:06Dans quel pays vit-on ?
00:40:07La seule violence légitime,
00:40:09c'est celle de l'État.
00:40:10On a plus de 800 agents
00:40:12de forces de l'ordre
00:40:13qui sont aujourd'hui blessés.
00:40:15Bon,
00:40:15ce n'est pas 800 élèves.
00:40:17On a des jeunes
00:40:18qui ont pris le risque,
00:40:20et encore,
00:40:20je maintiens mes mots,
00:40:21qui ont pris le risque.
00:40:22Et ce ne sont pas des lycéens,
00:40:25je le répète,
00:40:25ce ne sont pas des étudiants
00:40:26qui veulent étudier.
00:40:27Et puis finalement,
00:40:28on est dans un mythe
00:40:29de cette crise lycéenne.
00:40:31Parce que si je reprends
00:40:32les chiffres,
00:40:32il y a eu 250 000 manifestants
00:40:34mardi,
00:40:3675 000 jeudi.
00:40:38Le ratio,
00:40:39et c'est les syndicats lycéens
00:40:41qui le disent eux-mêmes,
00:40:43c'est moins de 3%
00:40:44des lycéens.
00:40:45Donc qu'on ne vienne pas
00:40:46me dire qu'il y a
00:40:47une crise lycéenne
00:40:48ou qu'il y a
00:40:48des manifestants lycéens.
00:40:49Ce qui a posé problème
00:40:51aujourd'hui,
00:40:51pourquoi ça échappe à l'État,
00:40:52c'est parce qu'il y a
00:40:53une faillite
00:40:53de la gestion étatique.
00:40:55Un, sur le registre,
00:40:57il y a eu une confusion
00:40:57des registres,
00:40:58parce que l'État a décidé
00:40:59en fait de répondre
00:41:02avec du social
00:41:03à un registre
00:41:04qui était pénal initialement.
00:41:05On ne va pas faire
00:41:07du dialogue social
00:41:08quand on tire au mortier,
00:41:09quand on aspère des chances.
00:41:12Deuxième erreur,
00:41:13je pense, de l'État,
00:41:14c'est qu'il a géré
00:41:15la crise par l'exception.
00:41:17C'est comme si moi,
00:41:18dans une classe,
00:41:19j'avais deux élèves,
00:41:20deux étudiants
00:41:20qui font n'importe quoi
00:41:22et je vais imposer
00:41:23la règle
00:41:24à mes 30 élèves
00:41:25et donc finalement,
00:41:27c'est ce qu'on appelle
00:41:28une gestion,
00:41:28en économie,
00:41:29c'est ce qu'on appelle
00:41:29la gestion par l'exception.
00:41:31Et donc finalement,
00:41:31je punis 97% d'élèves
00:41:33qui ne peuvent pas
00:41:34venir étudier,
00:41:35c'est un droit républicain,
00:41:36ceci dit en passant,
00:41:37qui ne peuvent pas
00:41:38entrer en cours
00:41:38parce que 3% des élèves
00:41:41ont décidé physiquement
00:41:42de s'imposer.
00:41:42et enfin,
00:41:43il y a eu ce qu'on appelle
00:41:44la faillite managériale
00:41:46de l'État
00:41:47parce qu'ils se sont cachés
00:41:49derrière finalement
00:41:50un nombre important,
00:41:52un nombre important,
00:41:53on a cru,
00:41:55qui était important.
00:41:56Et puis,
00:41:57ils nous ont fait croire,
00:41:58enfin,
00:42:00400 lycées
00:42:00ont décidé de fermer,
00:42:02les médias ont donné,
00:42:03enfin les médias
00:42:04ou plutôt quelques députés
00:42:07de gauche
00:42:08et d'ultra-gauche,
00:42:10d'extrême-gauche
00:42:10ont montré en disant
00:42:11ben voilà,
00:42:12c'est la France
00:42:13qui est à l'arrêt,
00:42:14c'est tous les lycées,
00:42:14ce qui est faux.
00:42:16Louis Laridon,
00:42:17Claude Moniquet,
00:42:18réponse.
00:42:19Bon, excusez-moi,
00:42:20je crois qu'on ne vit pas
00:42:21dans le même pays.
00:42:21Vous savez,
00:42:22je suis à jour maire
00:42:22à la jeunesse dans ma vie.
00:42:24Donc moi,
00:42:25j'ai effectivement rencontré
00:42:26des dizaines et des dizaines
00:42:27de jeunes lycéens
00:42:28qui nous racontent
00:42:29leurs conditions matérielles
00:42:30d'études
00:42:30et on a pu les constater.
00:42:32Il y a des états
00:42:32de bâtiment délabrés.
00:42:34En fait,
00:42:34ce qu'on prouve,
00:42:35ce qu'on empêche,
00:42:35c'est la jeunesse
00:42:36de se créer son avenir.
00:42:37L'éducation de l'école
00:42:38de la République,
00:42:39c'est notre patrimoine commun.
00:42:40C'est le patrimoine
00:42:41de celles et ceux
00:42:41qui n'en ont pas.
00:42:42C'est la chance
00:42:43de permettre à tout le monde
00:42:44de s'émanciper.
00:42:45Et je pense qu'on devrait
00:42:45tous être autour de cette table
00:42:46capable de se dire
00:42:47oui,
00:42:48on veut qu'il y ait des moyens
00:42:49pour l'éducation de l'âge
00:42:49pour que les jeunes,
00:42:50quelque soit leur origine,
00:42:51quelque soit leur caractère,
00:42:53qui pollue le message.
00:42:55Et donc les jeunes,
00:42:55oui,
00:42:56mais les jeunes,
00:42:56ils se mobilisent
00:42:57pour ces raisons-là.
00:42:58Et après,
00:42:58l'autre question qu'on pose,
00:42:59vous avez parlé
00:43:00de la violence légitime
00:43:01de l'État,
00:43:01mais oui,
00:43:01c'est à l'État
00:43:02de maintenir l'ordre,
00:43:02c'est à l'État
00:43:03de maintenir l'autorité
00:43:04sur ces régulations,
00:43:05mais la question,
00:43:05c'est la doctrine d'emploi
00:43:06du maintien de l'ordre.
00:43:08En fait,
00:43:08la seule question,
00:43:08c'est est-ce qu'utiliser
00:43:09des gros nades
00:43:10de désencerclements
00:43:10qui ont fait
00:43:11qu'un jeune lycéen
00:43:12a perdu sa main ?
00:43:12Un jeune mineur
00:43:13ne pourra plus jamais
00:43:14avoir sa main,
00:43:15c'est une bonne manière
00:43:16de gérer la répression.
00:43:18De la même manière,
00:43:18si je vous suis votre logique
00:43:19et par un raisonnement
00:43:20tout à fait simple,
00:43:21on pourrait dire
00:43:22on prend des armes létales
00:43:23et on tire sur les casseurs
00:43:25qui ont un mortier,
00:43:25qui ont des mortiers.
00:43:27Moi, je pense que
00:43:27ce n'est pas la bonne manière
00:43:28de gérer un mouvement,
00:43:29ce n'est pas la bonne manière
00:43:29de gérer le maintien de l'ordre.
00:43:30Mais on a vu la faillite
00:43:31des gouvernements
00:43:32d'Emmanuel Macron
00:43:33sur ces sujets
00:43:33et sur la gestion
00:43:35des manifestations publiques
00:43:36depuis le début
00:43:37de sa vie en poire.
00:43:37On a vu comment
00:43:38les gilets jaunes
00:43:38ont été gérés,
00:43:39ce n'était pas la bonne manière
00:43:40de gérer ces cas-là
00:43:41et ça ne veut pas dire
00:43:42que les casseurs,
00:43:44que celles et ceux
00:43:44qui sont violents,
00:43:45ont raison.
00:43:45Ça veut dire que l'État
00:43:46doit avoir plus raison
00:43:48que les casseurs.
00:43:49On ne va pas se mettre
00:43:49à comparer des jeunes
00:43:51qui tirent au mortier
00:43:51et qui ont parfaitement
00:43:53tort de faire ça
00:43:54et qui nuisent
00:43:55au mouvement des lycéens
00:43:55et l'État
00:43:56qui emploie de la mauvaise manière
00:43:58sa doctrine de maintien de l'ordre.
00:43:59Je pense qu'il faut
00:44:00retrouver raison.
00:44:02Claude,
00:44:02la question c'est un peu
00:44:03comment protéger
00:44:04le droit de manifester
00:44:05sans renoncer
00:44:05à l'autorité de l'État.
00:44:07On ne va pas se mentir,
00:44:07c'est ça la question de fond.
00:44:09Oui, mais je voudrais dire
00:44:10effectivement deux choses.
00:44:11Premièrement,
00:44:12il faut quand même remarquer
00:44:13et souligner
00:44:13que la violence est présente
00:44:15dans ce mouvement
00:44:16depuis le début.
00:44:17Les incendies d'école,
00:44:20la centaine,
00:44:21à peu près 100 professeurs
00:44:22ou proviseurs
00:44:23qui ont été agressés.
00:44:24Ça, ce sont des réalités
00:44:25quand même de terrain
00:44:26qui se sont manifestées
00:44:27dès le départ
00:44:28et qui font d'ailleurs
00:44:29que Laurent Nunez
00:44:29dit que c'est un mouvement
00:44:30qui est relativement unique.
00:44:32Deuxièmement,
00:44:33la doctrine de maintien
00:44:33de l'ordre française
00:44:35est bâtie sur un socle
00:44:37qui est celui
00:44:37de la distanciation,
00:44:38la mise à distance
00:44:40entre policiers,
00:44:42forces de l'ordre
00:44:42et manifestants
00:44:43de manière à éviter
00:44:44les corps à corps
00:44:45et les blessures graves.
00:44:48C'est depuis la mort
00:44:49de Malik Ousekine
00:44:50en décembre 1986.
00:44:52Et le paradoxe
00:44:53de cette mise à distance,
00:44:54c'est que pour éviter
00:44:55des blessures graves,
00:44:57on doit utiliser des moyens,
00:44:58les LBD,
00:45:00lanceurs de balles,
00:45:03les grenades
00:45:03de désencerclement,
00:45:04les grenades assourdissantes,
00:45:06les canons à eau
00:45:07qui, par définition,
00:45:09peuvent également
00:45:10provoquer des blessures graves.
00:45:11Donc, on est dans un paradoxe.
00:45:12Mais à un moment donné,
00:45:14la réalité,
00:45:15c'est que quand on met
00:45:15le feu à un lycée,
00:45:16quand on attaque
00:45:18des professeurs,
00:45:18quand on attaque
00:45:19des passants,
00:45:20quand on projette
00:45:21un jet enflammé
00:45:23dans le visage
00:45:23d'une femme
00:45:24comme ça s'est fait
00:45:25à Marseille,
00:45:26la police peut bien intervenir.
00:45:27C'est son rôle
00:45:28et c'est son devoir même.
00:45:30Lara Tchekov.
00:45:31Je pense qu'il faut
00:45:32donner de toutes les façons
00:45:35quelque part
00:45:36des repères
00:45:36à cette jeunesse
00:45:38pour établir l'ordre
00:45:39et les éduquer
00:45:41à l'amour
00:45:41de notre pays
00:45:42également
00:45:43qui serait un marqueur
00:45:45identitaire fort
00:45:46et un socle
00:45:46de patriotisme.
00:45:47Le maintien de l'ordre
00:45:49passe également
00:45:50par le respect
00:45:51du travail
00:45:51des policiers.
00:45:52On entend
00:45:53à longueur de journée
00:45:53les filles
00:45:54vomir sa haine
00:45:55sur les policiers
00:45:56mais également
00:45:57peut-être est-il
00:45:58utile de rappeler
00:45:59qu'ils ne sont absolument
00:46:00pas soutenus
00:46:01par le gouvernement
00:46:02actuel.
00:46:03Il y a un manque
00:46:04de reconnaissance
00:46:05phénoménale
00:46:06pour les policiers
00:46:08venant des politiques
00:46:09venant évidemment
00:46:10des citoyens
00:46:11également
00:46:12mais les policiers
00:46:13se sentent lâchés
00:46:14par le pouvoir.
00:46:15Preuve en est
00:46:15par exemple
00:46:16on a vu que suite
00:46:17à cette blessure grave
00:46:18à la main
00:46:20de ce lycéen
00:46:21à Lens
00:46:22les grenades
00:46:23assortissantes
00:46:24ont été suspendues
00:46:26avant même
00:46:27que l'enquête
00:46:28avant même
00:46:29la fin
00:46:29de l'enquête.
00:46:31Donc
00:46:31on voit bien
00:46:32que
00:46:32et on entend
00:46:34d'ailleurs
00:46:34des témoignages
00:46:35de policiers
00:46:36sur ces news
00:46:37qui disaient
00:46:38qu'ils refuseraient
00:46:39de retourner
00:46:40en première ligne
00:46:41s'il arrivait
00:46:42quoi que ce soit
00:46:42à l'un
00:46:43de leurs collègues
00:46:45ce qui montre
00:46:46vraiment leur ras-le-bol.
00:46:48Merci
00:46:49Louis Laridon
00:46:50d'avoir accepté
00:46:50de participer
00:46:51à ce débat
00:46:52secrétaire national
00:46:52des jeunes socialistes
00:46:53merci beaucoup
00:46:54Claude Moniquet
00:46:55merci de m'avoir alerté
00:46:56ce matin
00:46:56évidemment
00:46:56la thématique
00:46:57est importante
00:46:58et la problématique
00:46:59aussi comment gérer
00:47:00ce mouvement
00:47:01et on va voir
00:47:02comment les choses
00:47:02vont évoluer
00:47:03dans les jours prochains.
00:47:04On marque une pause
00:47:05et on se retrouve
00:47:05avec vous ma chère
00:47:06Lara.
00:47:08On va tout découvrir
00:47:08vous allez tout nous dire
00:47:09comme tous les samedis
00:47:10sur le journal du dimanche
00:47:12La Une
00:47:12et puis les principaux articles.
00:47:14Restez-nous fidèles
00:47:15nous sommes ensemble
00:47:15jusqu'à 1h30
00:47:17à tout de suite.
00:47:20Allez il est 23h59
00:47:22quasiment minuit
00:47:23c'est votre heure
00:47:24Lara Tchékov
00:47:25minuit
00:47:25l'heure de Lara Tchékov
00:47:26on évoque
00:47:27La Une
00:47:28du journal du dimanche
00:47:30qu'on va vous montrer
00:47:32détruire
00:47:33ou s'instruire
00:47:34c'est la décivilisation
00:47:36la révolte lycéenne
00:47:37je vais dire
00:47:38sans trop de surprises
00:47:39évidemment
00:47:39Lara
00:47:40c'est la Une
00:47:41Oui tout à fait
00:47:42cette semaine
00:47:42on s'interroge
00:47:43on décrypte
00:47:44et derrière
00:47:44la révolte lycéenne
00:47:46on se pose la question
00:47:47est-ce qu'on traverse
00:47:48une crise de l'éducation
00:47:50parce que
00:47:51depuis plus de deux semaines
00:47:53la France est bousculée
00:47:54par une crise lycéenne
00:47:56hétéroclite
00:47:57et Charlotte Dornelas
00:47:59décrypte
00:48:00dans nos pages
00:48:00et écrit
00:48:01que les lycéens mobilisés
00:48:02ne forment pas
00:48:03un groupe uni
00:48:04certains cassent
00:48:05d'autres militent
00:48:06politiquement
00:48:07et d'autres réclament
00:48:08de meilleures conditions
00:48:09pour étudier
00:48:10pour elles
00:48:11ces différences
00:48:12révèlent aussi
00:48:13des éducations
00:48:14qui sont différentes
00:48:15certains jeunes
00:48:16ont appris
00:48:16la valeur
00:48:17du travail
00:48:18et le respect
00:48:18des règles
00:48:19tandis que
00:48:19d'autres
00:48:20assimilent davantage
00:48:21la liberté
00:48:22à l'absence
00:48:23de contraintes
00:48:24elles dénoncent
00:48:25également
00:48:25le niveau
00:48:27qui est en baisse
00:48:28dans les écoles
00:48:29où on laisse
00:48:29trop facilement
00:48:30passer les élèves
00:48:31en classe supérieure
00:48:33des élèves
00:48:33qui découvrent
00:48:35ensuite
00:48:35leurs difficultés
00:48:37dans les études
00:48:37supérieures
00:48:38ou dans le monde
00:48:39du travail
00:48:40et donc
00:48:41sa conclusion
00:48:41est la suivante
00:48:42cette crise
00:48:43ne vient pas seulement
00:48:44d'un seul manque
00:48:45d'argent
00:48:45mais aussi
00:48:45d'un manque
00:48:46de transmission
00:48:47de repères
00:48:47et d'exigences
00:48:48ce qui est important
00:48:49également à lire
00:48:50c'est que vous décrivez
00:48:52la méthode
00:48:52d'LFI
00:48:53dans ce mouvement
00:48:54tout à fait
00:48:55et on révèle
00:48:57des remontées
00:48:57d'informations
00:48:58des services
00:48:58d'enquête
00:48:59et de renseignement
00:49:01qui établissent
00:49:02clairement
00:49:03l'implication
00:49:04parfois opérationnelle
00:49:05de cadres
00:49:06LFI
00:49:07dans ces affrontements
00:49:08donc cette implication
00:49:10et ça vous le découvrirez
00:49:11demain dans nos colonnes
00:49:12d'élus LFI
00:49:14prend différentes formes
00:49:16un soutien public
00:49:18avec des appels
00:49:19effectivement
00:49:19à poursuivre
00:49:20le mouvement
00:49:21des déplacements
00:49:21sur place
00:49:23et des distributions
00:49:23de vivres
00:49:24notamment
00:49:24également une aide
00:49:26à l'organisation
00:49:28avec la préparation
00:49:29la diffusion
00:49:30de tracts
00:49:31expliquant
00:49:33comment renforcer
00:49:34les blocages
00:49:35et enfin
00:49:35des faits
00:49:37beaucoup plus graves
00:49:37selon les renseignements
00:49:39quelques élus
00:49:41municipaux
00:49:41LFI
00:49:42bien évidemment
00:49:43auraient même
00:49:44transporté
00:49:45des mortiers
00:49:45d'artifices
00:49:46et ça nous vous le révélons
00:49:47demain
00:49:48et d'autres projectiles
00:49:49pour les donner
00:49:49aux jeunes
00:49:50Et puis vous évoquez aussi
00:49:52on l'a évoqué
00:49:53dans le courant
00:49:54de cette émission
00:49:54des policiers
00:49:56qui sont tabous
00:49:56et qui sont
00:49:57particulièrement
00:49:57en colère
00:49:58évidemment
00:49:58et on peut le comprendre
00:49:59Voilà
00:50:00c'est William Molinier
00:50:02qui explique
00:50:03effectivement
00:50:03que la suspension
00:50:05des grenades
00:50:06assourdissantes
00:50:07et certains propos
00:50:08rapportés par
00:50:09Emmanuel Macron
00:50:10ont achevé
00:50:12de tendre
00:50:12les troupes
00:50:13donc les policiers
00:50:15qui s'étonnent
00:50:16effectivement
00:50:16de cette décision
00:50:17prise avant même
00:50:18la fin
00:50:19d'une enquête
00:50:20un signal politique
00:50:21qui cible bêtement
00:50:23les forces de l'ordre
00:50:24et leur matériel
00:50:25c'est ce que dénonce
00:50:26un commissaire
00:50:28de police
00:50:29dans nos colonnes
00:50:30vous pourrez
00:50:32j'ajoute également
00:50:33que
00:50:34vous pourrez également
00:50:36lire
00:50:37dans notre événement
00:50:39demain
00:50:39le portrait
00:50:40de Louise Montangon
00:50:42donc cette étudiante
00:50:43au bord de l'aise
00:50:43de 22 ans
00:50:44qui s'est imposée
00:50:45une révélation
00:50:46sur les plateaux
00:50:47sur les plateaux
00:50:49sur les plateaux
00:50:49grâce à ça
00:50:51réparti
00:50:52et donc
00:50:53on se pose
00:50:55la question
00:50:55avant d'être militante
00:50:56de l'Uni
00:50:57d'où vient-elle ?
00:50:59C'est une enfant
00:51:00de la campagne
00:51:00qui a grandi
00:51:01dans le respect
00:51:02et la politesse
00:51:03confie-t-elle ?
00:51:04Elle a connu
00:51:04les bus scolaires
00:51:05dès 6h20
00:51:06de village en village
00:51:07puis l'internat
00:51:09au lycée
00:51:09sans jamais
00:51:11s'en plaindre
00:51:12donc c'est un portrait
00:51:12tout en finesse
00:51:13Une vraie révélation
00:51:14en tous les cas
00:51:15dans tous les mouvements
00:51:15il y a toujours
00:51:16une révélation
00:51:16elle en fait partie
00:51:18À suivre également
00:51:19une interview
00:51:20du directeur
00:51:20de la fondation
00:51:21pour l'école
00:51:21Michel Valadier
00:51:22à lire également
00:51:23Oui
00:51:23Michel Valadier
00:51:24qui fait valoir
00:51:26qu'il faut donner
00:51:26c'est très intéressant
00:51:28parce que moi
00:51:28je ne l'avais lu
00:51:29nulle part
00:51:29jusqu'à présent
00:51:30qu'il faut donner
00:51:31plus de pouvoir
00:51:32aux chefs d'établissement
00:51:33pour qu'ils puissent
00:51:35décider
00:51:35et finalement
00:51:36ce sont eux
00:51:37les détenteurs
00:51:38de l'autorité
00:51:39d'un établissement
00:51:40parce qu'effectivement
00:51:41trop de choses
00:51:42dépendent du rectorat
00:51:43trop de choses
00:51:43dépendent du ministère
00:51:44qui applique
00:51:45les mêmes règles
00:51:46partout
00:51:46comme si finalement
00:51:48les lycées
00:51:49avaient les mêmes besoins
00:51:50donc il faut permettre
00:51:51effectivement
00:51:52à ces chefs
00:51:52d'établissement
00:51:54de choisir
00:51:55leur professeur
00:51:56et d'adapter
00:51:56l'enseignement
00:51:57de faire
00:51:59respecter
00:51:59la discipline
00:52:00parce qu'ils connaissent
00:52:01par cœur
00:52:01leur établissement
00:52:03et donc il faut
00:52:03leur donner
00:52:04les moyens
00:52:05de le diriger
00:52:06et de protéger
00:52:08les élèves
00:52:09qui veulent travailler
00:52:10face à ceux
00:52:11qui les empêchent
00:52:12donc son idée
00:52:13est simple
00:52:13lorsqu'un problème
00:52:14se pose
00:52:15dans un lycée
00:52:16il faut pouvoir
00:52:16le régler sur place
00:52:17avec le chef
00:52:18de l'établissement
00:52:19sans toujours attendre
00:52:20une décision
00:52:21venue d'en haut
00:52:22et puis également
00:52:22la tribune
00:52:23notre amie
00:52:24Marie-Estelle Dupont
00:52:25face à cette jeunesse
00:52:26on en a beaucoup parlé
00:52:27ce soir au cours
00:52:28de notre émission
00:52:29oui
00:52:29Marie-Estelle Dupont
00:52:30donc qui écrit
00:52:32qu'on n'a pas
00:52:33suffisamment transmis
00:52:35aux jeunes
00:52:36les connaissances
00:52:37les règles
00:52:37et les repères
00:52:38ce que disait Myriam
00:52:39tout à l'heure
00:52:40dont ils ont besoin
00:52:41et que
00:52:42aujourd'hui
00:52:43on s'étonne
00:52:44de leur violence
00:52:45et bien
00:52:45certains ne trouvent
00:52:47pas leur place
00:52:48et expriment
00:52:48par conséquent
00:52:49leur colère
00:52:50en cassant
00:52:51faute de pouvoir
00:52:52l'exprimer
00:52:52avec des mots
00:52:53dit-elle
00:52:54et pendant ce temps
00:52:55les politiques
00:52:56se servent
00:52:56de cette colère
00:52:57les uns
00:52:59encouragent la révolte
00:52:59les autres
00:53:00réclament davantage
00:53:01de fermeté
00:53:02sans véritablement
00:53:04s'attaquer
00:53:04aux causes
00:53:05donc voilà
00:53:06il faut retrouver
00:53:07pour elles
00:53:07une autorité
00:53:08qui éduque
00:53:09poser des limites
00:53:10apprendre aux jeunes
00:53:11à réfléchir
00:53:12et leur donner
00:53:13un sentiment
00:53:14d'appartenance
00:53:15et une perspective
00:53:16d'avenir
00:53:17une perspective d'avenir
00:53:18et quoi d'autre
00:53:19elle est en
00:53:19dernière question
00:53:20dans les pages politiques
00:53:22une interview
00:53:23d'Annie Gionvar
00:53:24donc notre ministre
00:53:25de l'agriculture
00:53:27qui détaille les mesures
00:53:27du plan
00:53:28d'urgence agricole
00:53:30tandis que
00:53:30Matignon redoute
00:53:32je cite
00:53:32un bordel agricole
00:53:34inimaginable
00:53:35cet hiver
00:53:36et également
00:53:37on passe au crible
00:53:38les programmes économiques
00:53:39des candidats
00:53:39à la présidentielle
00:53:40en particulier
00:53:42celui de Marine Le Pen
00:53:44on a demandé
00:53:44à plusieurs économistes
00:53:46ce que valent
00:53:46réellement
00:53:47ces propositions
00:53:48merci pour cette
00:53:50synthèse
00:53:51parfaite
00:53:51à lire
00:53:52dès aujourd'hui
00:53:54puisque nous sommes dimanche
00:53:55dès aujourd'hui
00:53:56journal du dimanche
00:53:58vous parlez de politique
00:53:59on va faire la transition
00:53:59vous arborez comme moi
00:54:01ce fameux ruban rose
00:54:03vous aussi
00:54:04mon cher Pascal
00:54:05et bien
00:54:06sachez que c'est pas bien
00:54:08c'est pas bien
00:54:09pour Mathilde Panot
00:54:10c'est sa dernière sortie
00:54:12on va ouvrir le débat
00:54:14ensemble
00:54:14parce que
00:54:15évidemment
00:54:16vous savez
00:54:16ce que signifie
00:54:18ce ruban rose
00:54:20puisqu'on se doit
00:54:22de soutenir
00:54:22les associations
00:54:23qui luttent
00:54:23contre le cancer
00:54:24et écoutez
00:54:25écoutez
00:54:26la dernière sortie
00:54:27de Mathilde Panot
00:54:28je suis sûr
00:54:29que ça va vous faire
00:54:29réagir
00:54:30et les uns
00:54:30et les autres
00:54:31pourquoi il ne faut pas
00:54:32porter ce ruban rose
00:54:34je ne porterai pas
00:54:36le ruban d'octobre rose
00:54:37parce que nous ne voulons
00:54:38plus tomber malade
00:54:39pour les profits
00:54:40des multinationales
00:54:41à qui on a déjà
00:54:42depuis trop longtemps
00:54:43donné des permis de tuer
00:54:44pour que la lutte
00:54:45contre le cancer
00:54:46ne soit plus du vernis rose
00:54:47un mois par an
00:54:48nous ne voulons pas
00:54:49un octobre rose
00:54:50mais un octobre colère
00:54:52un octobre colère
00:54:54dit-elle
00:54:55qui veut réagir
00:54:56sur cette dernière sortie
00:54:57de Mathilde Panot
00:54:59on ne peut pas comprendre
00:55:00que Panot et Thierry
00:55:02puissent s'opposer
00:55:03à la recherche
00:55:05contre le cancer
00:55:07toutes ces femmes
00:55:09qui sont concernées
00:55:10plus de 60 000
00:55:11en France
00:55:11c'est un nombre
00:55:13impressionnant
00:55:14comment utiliser
00:55:16ce ruban rose
00:55:18qui est
00:55:19de santé publique
00:55:21de le détourner
00:55:23à des fins politiques
00:55:24et utiliser
00:55:25encore une fois
00:55:26l'aspect
00:55:27d'une prétendue
00:55:28filiale israélienne
00:55:29encore une fois
00:55:29pour ressortir
00:55:31cette histoire
00:55:32de sionisme
00:55:35d'Israël
00:55:35dans ce ruban
00:55:37qui n'a aucun rapport
00:55:38avec
00:55:40ce sujet
00:55:42donc on voit bien
00:55:43que
00:55:43l'antisémitisme
00:55:45de même
00:55:46Panot
00:55:46est à toutes les sauces
00:55:48c'est ressorti
00:55:49même pour ce ruban rose
00:55:50ça n'a aucun rapport
00:55:52et donc je pense
00:55:53que c'est tout simplement
00:55:54une erreur politique
00:55:56de sa part
00:55:56d'ailleurs
00:55:57j'aurais dû
00:55:57venir
00:55:58on aurait dû
00:56:00arborer
00:56:01ce ruban rose
00:56:03c'est un jusqu'au boutisme
00:56:05de LFI
00:56:06qui est honteux
00:56:07pour d'abord
00:56:08pour les millions
00:56:09de malades
00:56:10qui eux
00:56:10justement souffrent
00:56:12du cancer
00:56:12et on sait
00:56:13qu'il y en a
00:56:13de plus en plus
00:56:14et des nouveaux
00:56:15et pour lesquels
00:56:15vous avez eu raison
00:56:16de le rappeler
00:56:18il y a des progrès
00:56:20et en France
00:56:20ils ne sont pas moindres
00:56:21je veux rappeler également
00:56:22que la France
00:56:23c'est 12,2% du pub
00:56:25sur la santé
00:56:25c'est le plus gros
00:56:26montant
00:56:28des pays
00:56:28de l'OCDE
00:56:30donc c'est pas rien
00:56:30non seulement
00:56:31c'est une honte
00:56:32en plus
00:56:33c'est faire son beurre
00:56:35sur les gens malades
00:56:36sur la santé
00:56:37et ce sujet
00:56:39quand même
00:56:39nous demande
00:56:39un peu de décence
00:56:40un peu de pudeur
00:56:42pour tous ces malades
00:56:44et là c'est vraiment
00:56:44la bassesse de la bassesse
00:56:45mais bon
00:56:46quand on a un mentor
00:56:47comme Mélenchon
00:56:48qui dit que la police tue
00:56:49et qui met
00:56:50une fléchette
00:56:51sur chacun
00:56:52des agents
00:56:53qui sont censés
00:56:53nous sauver
00:56:54que dire de plus
00:56:55on a
00:56:57un Jean-Luc Mélenchon
00:56:59qui veut désarmer
00:57:00moralement la police
00:57:01et là on a
00:57:02une Mathilde Panot
00:57:03qui désarme
00:57:03et qui affaisse
00:57:04un peu plus
00:57:05nos médecins
00:57:06nos chercheurs
00:57:07et notre système
00:57:08de santé
00:57:08à les écouter
00:57:09la France ne vaut plus rien
00:57:11c'est un marécage
00:57:12et là on est
00:57:14droite toute
00:57:15sur les élections
00:57:16ils ont
00:57:17un objectif commun
00:57:19alors j'espère
00:57:20qu'on va y arriver
00:57:21à cet avril
00:57:22avril 2027
00:57:23parce que
00:57:24à l'allure où c'est parti
00:57:25on se demande
00:57:25chaque mois
00:57:26parce que là j'ai l'impression
00:57:27qu'ils veulent que ce soit
00:57:27comme ça
00:57:28jusqu'en avril en fait
00:57:29là elle a dit
00:57:30un octobre rouge
00:57:31vous vous rendez compte
00:57:31un octobre rouge
00:57:33c'est incroyable
00:57:34vous savez j'ai une amie
00:57:35qui mène un combat
00:57:37en ce moment
00:57:37et qui m'écrit
00:57:38à l'instant
00:57:39donc je sais
00:57:40qu'elle ne m'en voudra pas
00:57:41elle me met
00:57:42abject honteux
00:57:43abject honteux
00:57:44voilà
00:57:45il y a des sujets
00:57:46où on devrait être tous d'accord
00:57:47il y a des sujets
00:57:47où il n'y a pas de polémique
00:57:48il n'y a même pas de débat
00:57:48il n'y a pas de polémique
00:57:49à voir
00:57:50et c'est vrai que
00:57:51quand on mène ce combat là
00:57:52et on voit le discours
00:57:53de Mathilde Panot
00:57:53je me mets la place
00:57:55de cette amie
00:57:55et je comprends évidemment
00:57:57et je pense à elle évidemment
00:57:59Lara
00:57:59oui je pense
00:58:00qu'il n'y a plus de limites
00:58:01à la honte
00:58:02et à l'indécence
00:58:03et je pense que
00:58:05de toutes les manières
00:58:06LFI
00:58:07fait à chaque fois
00:58:08systématiquement
00:58:09tout
00:58:10pour rendre
00:58:11Israël coupable
00:58:12par association
00:58:14finalement
00:58:15si cette entreprise
00:58:16a effectué
00:58:18des pratiques
00:58:19dangereuses
00:58:20qu'elle vienne
00:58:20nous l'expliquer
00:58:21si vous voulez
00:58:23moi par exemple
00:58:24imaginez une entreprise
00:58:25américaine
00:58:26qui pollue
00:58:27est-ce que pour autant
00:58:28on va remettre en cause
00:58:30nos relations
00:58:31enfin tous les Etats-Unis
00:58:33en réalité
00:58:34donc c'est complètement
00:58:35ridicule
00:58:35encore une fois
00:58:37quand il y a
00:58:38une occasion
00:58:38de s'attaquer à Israël
00:58:40de s'attaquer
00:58:41aux juifs
00:58:42et bien pourquoi
00:58:42s'en priver
00:58:44ils ont une obsession
00:58:44très malsaine
00:58:45envers de toute façon
00:58:47la communauté juive
00:58:48envers Israël
00:58:50en général
00:58:51mais être israélien
00:58:52n'est pas une faute
00:58:53qu'elle aille dire ça
00:58:54pardon à l'IGR
00:58:55ou à Pasteur
00:58:56ou dans les services
00:58:58de soins palliatifs
00:58:59ou les services
00:58:59où les gens essayent
00:59:00de se soigner
00:59:01avec des cures
00:59:02je pense que
00:59:02ces femmes
00:59:03atteintes du cancer
00:59:04n'attendent pas
00:59:05de toutes les manières
00:59:06Mathilde Panot
00:59:07non mais
00:59:07c'est indécent
00:59:09pour toutes ces femmes
00:59:09et ces hommes
00:59:10d'ailleurs
00:59:10qui sont malades
00:59:11le mot de cette amie
00:59:12qui nous regarde
00:59:13voilà
00:59:13honteux
00:59:14tout est dit
00:59:15abject et honteux
00:59:16mais qui est responsable
00:59:17parce qu'il y a un mot
00:59:18rapidement
00:59:19je voulais qu'on parle
00:59:19ensuite
00:59:19d'autres
00:59:20politiser
00:59:21octobre rose
00:59:22c'est bien sûr
00:59:22volontairement diviser
00:59:24sur un thème
00:59:25qui à l'inverse
00:59:26doit rassembler
00:59:26un grand thème
00:59:27de santé publique
00:59:28c'est tourner le dos
00:59:29à ces gens qui souffrent
00:59:30à ces familles bouleversées
00:59:32mais ça reste quelque part
00:59:33dans le mode opératoire
00:59:34de LFI
00:59:35qui veut tout faire
00:59:36pour durcir le débat
00:59:37provoquer
00:59:38et amener en permanence
00:59:39la radite
00:59:40mais il n'y a pas de limite
00:59:41sincèrement il n'y a pas de limite
00:59:42c'est sans limite
00:59:43voilà
00:59:43en tous les cas
00:59:44nous arborons
00:59:46ce ruban rose
00:59:47et nous sommes très fiers
00:59:48de l'arborer
00:59:50dernier mot politique
00:59:51Gawiel Attal
00:59:52je vous attends également
00:59:53sur le meeting
00:59:55de Gawiel Attal
00:59:55comment l'avez-vous trouvé
00:59:57et les uns
00:59:57et les autres
00:59:58il a lancé
00:59:59quelques petites
01:00:00punchlines
01:00:01je serais tenté de dire
01:00:02notamment sur
01:00:03sur sa gauche
01:00:05on va l'écouter
01:00:07notre modèle
01:00:08sacrifie l'avenir
01:00:09au passé
01:00:11cette conviction
01:00:12je le sais
01:00:13elle est partagée
01:00:14par de très nombreux français
01:00:15et je crois que
01:00:16c'est parce que
01:00:17beaucoup de nos lycéens
01:00:18la ressentent au plus profond
01:00:19d'eux-mêmes
01:00:19que leur colère
01:00:20a explosé
01:00:22bien sûr
01:00:23cette colère
01:00:25certains veulent
01:00:26l'attiser
01:00:27la récupérer
01:00:29la dévoyer
01:00:30en multipliant
01:00:32les insinuations
01:00:33ignobles
01:00:34contre la police
01:00:35en légitimant
01:00:37la violence
01:00:37en appelant
01:00:38à l'émeute
01:00:39en faisant
01:00:40de la jeunesse
01:00:41de la chair
01:00:42à canon politique
01:00:44et pendant que
01:00:45l'extrême gauche
01:00:45exploite la colère
01:00:46de la jeunesse
01:00:47l'extrême droite
01:00:48elle
01:00:48se frotte les mains
01:00:49elle a toujours
01:00:51cherché à affirmer
01:00:52quand chaque jeune
01:00:53sommeillerait un voyou
01:00:54c'est ce qui permet
01:00:55de justifier son projet
01:00:56de cadenasser
01:00:57la jeunesse
01:00:58Anthony Babb
01:00:59il a raison
01:01:00il a raison
01:01:03je pense que
01:01:05notre jeunesse
01:01:05mérite mieux
01:01:06que le chaos
01:01:07que le mur
01:01:09car l'éfi
01:01:10ne peut conduire
01:01:11que droit
01:01:11dans le mur
01:01:12il n'y a aucune
01:01:14solution viable
01:01:15pour notre pays
01:01:16avec l'éfi
01:01:17notre jeunesse
01:01:19mérite bien mieux
01:01:20en effet
01:01:20et cela fait
01:01:22le parti
01:01:24du front national
01:01:25du rassemblement
01:01:26national
01:01:28car en effet
01:01:29le rassemblement
01:01:30national
01:01:30voyait
01:01:31dans ces jeunes
01:01:34issus de l'immigration
01:01:35des voyous
01:01:36qu'il fallait museler
01:01:37qu'il fallait enfermer
01:01:38etc
01:01:38en effet
01:01:40cela présente
01:01:41la jeunesse
01:01:41d'une certaine manière
01:01:43et je ne pense pas
01:01:44non plus
01:01:44que la jeunesse
01:01:45issue de l'immigration
01:01:47mérite cela
01:01:48la jeunesse
01:01:50issue de l'immigration
01:01:51c'est celle
01:01:51qui se bat
01:01:52doublement
01:01:52pour réussir
01:01:53parce qu'elle doit
01:01:54faire ses preuves
01:01:55et donc
01:01:56que ce soit
01:01:57vis-à-vis du
01:01:58rassemblement national
01:01:59ou que ce soit
01:02:00vis-à-vis de l'effet
01:02:01notre jeunesse
01:02:02d'où qu'elle vienne
01:02:03ne mérite pas
01:02:04ces extrêmes
01:02:06et mérite au contraire
01:02:07de la sagesse
01:02:09de la réflexion
01:02:11de la hauteur
01:02:11comme vous le disiez Thierry
01:02:12du recul
01:02:14sur notre société
01:02:15qui se fracture
01:02:16et qui a besoin
01:02:18de se vivre ensemble
01:02:20où malheureusement
01:02:21nos politiques
01:02:22durant ces dernières décennies
01:02:23n'ont eu de cesse
01:02:25que de créer
01:02:26des communautés
01:02:27et des oppositions
01:02:28entre elles
01:02:28Myriam
01:02:29je l'ai écouté
01:02:30en faisant un dîner
01:02:31mais c'était creux
01:02:32parce qu'en fait
01:02:33il n'y avait rien de concret
01:02:34rien de palpable
01:02:35j'espère que vous n'avez pas
01:02:36raté vos plats
01:02:36non
01:02:37les pattes étaient un peu
01:02:38trop
01:02:38pas sales
01:02:39mais ce que je veux dire
01:02:42par là
01:02:42c'est qu'il s'est posé
01:02:43comme d'habitude
01:02:44au centre
01:02:44entre une extrême gauche
01:02:46et là pour le coup
01:02:47il a tout à fait raison
01:02:47qui joue les casseurs
01:02:49et les fraudeurs
01:02:50et qui sont
01:02:51comme des voyous
01:02:52il faut le dire
01:02:52et une extrême droite
01:02:54qui dit
01:02:54qui n'a pas de projet
01:02:56pour la jeunesse
01:02:56j'aimerais juste rappeler
01:02:57que le RN
01:02:58a très longtemps
01:03:00proposé
01:03:01et je pense
01:03:01pour le coup
01:03:02là ils avaient raison
01:03:03l'uniforme
01:03:04le drapeau
01:03:05un cadre
01:03:06un cadre
01:03:07qui manque aujourd'hui
01:03:08dans nos lycées
01:03:08qui manque aujourd'hui
01:03:09aussi dans les collèges
01:03:10et qui permettrait peut-être
01:03:11alors pas suivre
01:03:12tout en bout
01:03:13mais qui permettrait peut-être
01:03:15de redonner du sens
01:03:16de redéfinir
01:03:17un territoire commun
01:03:18où nous vivons tous ensemble
01:03:19et des principes
01:03:20maintenant j'ai écouté
01:03:21aussi le fond
01:03:22sur le pacte
01:03:23il propose un pacte
01:03:24le pacte de l'éducation
01:03:25le pacte de la jeunesse
01:03:26j'avais noté
01:03:26oui le pacte de la jeunesse
01:03:27il propose 200 à 500 euros
01:03:29de revalorisation
01:03:30je ne sais pas où
01:03:30il va aller le chercher
01:03:31il faudra qu'il...
01:03:31On n'a plus d'argent
01:03:32déjà
01:03:34fin de parcours sup
01:03:35ça ne résoudra pas
01:03:37les problèmes
01:03:37de nos lycéens
01:03:39c'est vrai
01:03:39parce que c'est plus structurel
01:03:41et c'est systémique
01:03:42mais par contre
01:03:43il ne dit pas
01:03:43les 80 à 120 000 jeunes
01:03:46qui sont de 16 à 18 ans
01:03:48qui sont en dehors
01:03:49du système scolaire
01:03:50qui ne sont plus
01:03:51sous nos radars
01:03:52où est-ce qu'ils sont
01:03:52qu'est-ce qu'on en fait
01:03:53donc finalement
01:03:54ce qu'il a proposé
01:03:55c'est rien de neuf
01:03:56sous le soleil
01:03:56que des mots très généraux
01:03:59rien de concret en fait
01:04:01rien de concret
01:04:01non absolument rien
01:04:02et il a du retard
01:04:03par rapport à Édouard Philippe
01:04:04beaucoup
01:04:05beaucoup
01:04:06Lara Tchékov
01:04:07je trouve qu'il manque
01:04:09cruellement de sincérité
01:04:11et qu'il ne voit pas
01:04:11le bilan de sa propre action
01:04:13si vous voulez
01:04:13il a été ministre
01:04:15de l'éducation nationale
01:04:17il était à l'origine
01:04:18en 2023
01:04:19de la réforme
01:04:20du choc
01:04:21des savoirs
01:04:22qui était censé
01:04:23renforcer le niveau
01:04:23des élèves
01:04:24notamment en mathématiques
01:04:25et en maths
01:04:25est-il simplement utile
01:04:28de vous rappeler
01:04:28le classement
01:04:29le dernier
01:04:30classement PISA
01:04:31où on est
01:04:32sacrément médiocre
01:04:33donc voilà
01:04:35il a d'ailleurs
01:04:35soutenu
01:04:36Parcoursup
01:04:38qu'il a créé
01:04:39il a supprimé
01:04:40il dénonce
01:04:42l'engorgement
01:04:42des universités
01:04:43alors que lui-même
01:04:44a supprimé
01:04:4428 000 places
01:04:46à l'entrée
01:04:47en licence
01:04:48il dénonce
01:04:49le contrôle continu
01:04:51alors qu'il l'a créé
01:04:52aux côtés
01:04:53de Jean-Michel Blanquer
01:04:54donc bon
01:04:55la sincérité
01:04:56effectivement
01:04:57de Gabriel Attal
01:04:59pour le coup
01:04:59me laisse un petit peu
01:05:00dubitative
01:05:01Autre réaction
01:05:02également
01:05:03sur ces fameux casseurs
01:05:04il a eu quelques mots
01:05:05sur le mouvement
01:05:06écoutez-le
01:05:07Je le réaffirme ici
01:05:09à la minorité
01:05:10des casseurs
01:05:10il n'y a rien
01:05:12de plus intolérable
01:05:13que de brûler une école
01:05:14frapper des proviseurs
01:05:15sans prendre
01:05:16aux forces de l'ordre
01:05:18Rien n'est plus
01:05:19intolérable
01:05:19que de remettre
01:05:20en cause
01:05:21l'autorité du professeur
01:05:22l'autorité de la loi
01:05:24ou la république
01:05:26Ce que les français
01:05:27ont vu ces derniers jours
01:05:28est choquant
01:05:29profondément choquant
01:05:30et doit appeler
01:05:31une réponse ferme
01:05:32sans trembler
01:05:33et je le réaffirme
01:05:35ici
01:05:35à la majorité
01:05:37des jeunes
01:05:37qui se mobilisent
01:05:38sincèrement
01:05:39et pacifiquement
01:05:40vous méritez
01:05:42l'écoute
01:05:42vous méritez
01:05:43le respect
01:05:44vous méritez
01:05:46des réponses
01:05:49Et ça reste aux jeunes
01:05:50mais c'était lui
01:05:50qui avait dit
01:05:51tu casses
01:05:51tu paies
01:05:52me semble-t-il
01:05:53on en est loin
01:05:54non ?
01:05:55Après il y a
01:05:55c'est raté
01:05:56tu casses
01:05:57tu paies
01:05:58mais ça existe
01:05:59déjà dans la loi
01:06:00c'est l'article
01:06:011242
01:06:02combien de jeunes
01:06:03des filo-autorités
01:06:04on t'apprend
01:06:04à la respecter
01:06:05c'est ça
01:06:06mais ça n'a pas été
01:06:07suivi des femmes
01:06:08semble-t-il
01:06:09ou alors j'ai raté
01:06:10quelques épisodes
01:06:11c'est surtout
01:06:11quand en plus
01:06:12le gouvernement
01:06:13dit aux forces de l'ordre
01:06:14on vous retire
01:06:15les grenades
01:06:16encerquantes
01:06:16quel signal
01:06:17on envoie
01:06:17sinon que oui
01:06:18continue à casser
01:06:19et nous c'est la police
01:06:20qui fera marche arrière
01:06:21mais il n'a pas ressenti
01:06:22la phrase
01:06:22tu casses
01:06:23tu paies
01:06:25nous sommes le seul pays
01:06:26en Europe
01:06:27à les utiliser
01:06:28elles sont très décriées
01:06:31elles peuvent faire
01:06:31des victimes
01:06:32la preuve
01:06:34donc bon
01:06:34elles ont été retirées
01:06:36mais c'est après
01:06:36ces deux précautions
01:06:37ça n'a pas été très bien perçu
01:06:38comme le disait Lara
01:06:39ça n'a pas été très bien perçu
01:06:40par les policiers
01:06:41c'est contradictoire
01:06:42parce que le rapport
01:06:43de la Cour des comptes
01:06:43de 2024
01:06:44revisité en 2026
01:06:45sur les forces mobiles
01:06:46dit bien qu'aujourd'hui
01:06:47les manifestants
01:06:48sont beaucoup plus radicaux
01:06:49ils sont plus intenses
01:06:50et donc il dit que
01:06:51les forces de l'ordre
01:06:53mobiles
01:06:53doivent être équipées
01:06:54et doivent être même
01:06:55suréquipées
01:06:56et être beaucoup plus mobiles
01:06:57parce qu'on a une nouvelle
01:06:58forme de violence
01:06:59c'est le rapport
01:07:00de la Cour des comptes
01:07:00on les voit
01:07:01c'est incohérent
01:07:02les amis
01:07:03vous entendez les petites musiques
01:07:05c'est le mot de la fin
01:07:05je ne sais pas ce que vous faites
01:07:06demain soir à 21h
01:07:08mais je vous conseille fortement
01:07:09de regarder ce nouveau
01:07:11rendez-vous politique
01:07:12présenté par notre amie
01:07:13Laurence Ferrer
01:07:14c'est dimanche
01:07:15c'est politique
01:07:16débat, décliptage, analyse
01:07:17avec Laurence Ferrer
01:07:18à nouveau en rendez-vous
01:07:20sur notre antenne
01:07:21à suivre évidemment
01:07:22je compte sur vous
01:07:23je vous souhaite de passer
01:07:24une belle soirée
01:07:25je voudrais remercier
01:07:25l'équipe qui m'a entouré
01:07:28David Bouinet
01:07:28Nathalie Pelletier
01:07:29Amatéa
01:07:30Isabelle Piboulot
01:07:31pour l'information
01:07:32vous allez retrouver
01:07:33dans quelques instants
01:07:34puisque c'est elle
01:07:35qui va vous accompagner
01:07:36tout au long de cette soirée
01:07:37et Francisca
01:07:38à Babélé
01:07:39pour la promotion
01:07:40je vous souhaite
01:07:41une belle soirée
01:07:42une belle nuit
01:07:43et je vous retrouve demain
01:07:44à 17h
01:07:44pour Punchline
01:07:45bonsoir