- il y a 6 minutes
Thierry Cabannes et ses invités décryptent l'actualité de la journée et mettent les évènements en perspective dans Soir Info Week-End.
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00:00Et il est minuit, bonsoir, je suis très heureux de vous retrouver, merci de nous accueillir, prenez place, c'est
00:05Soir Info, une heure d'info, on va revenir sur les principales informations justement de ce dimanche et il y
00:10en a beaucoup.
00:11Il s'est passé encore beaucoup de choses ce dimanche avec encore des affrontements à Paris mais pas que, des
00:16tirs de mortier et des scènes de pillage, les services d'urgence étaient même saturés ce soir à Paris.
00:21Emmanuel Macron a pris la parole à 20h, intervention courte, très courte sur laquelle nous allons revenir, presque 10 minutes
00:29mais pas tout à fait.
00:30On vous montrera aussi ce soir quelques séquences qui ont circulé sur les réseaux sociaux, des images que l'on
00:36va vous montrer et que l'on va déclipter.
00:38Je vous présente l'équipe qui m'accompagne en ce lundi, puisqu'il est un peu plus de minuit.
00:44Lara Tchékov est avec nous, journaliste au journal du dimanche avec une information que vous avez nous révélée dans le
00:48courant de cette émission.
00:49Bonsoir, j'accueille beaucoup de plaisir Philippe de Gestas, ancien officier et sous-préfet.
00:54Bonsoir Philippe.
00:55Myriam Djabeli-Larac, professeur d'économie, est avec nous.
00:59Bonsoir Myriam, sans oublier Bernard Cohen, Haddad qui est également avec nous.
01:04Bonsoir Bernard.
01:05Alors je vous le disais, il y a encore quelques tirs de mortier ce soir à Paris, des pillages, des
01:10saccages, notamment dans le quartier des Halles.
01:12Bref, vous l'avez compris, la situation ne s'apaise pas, loin de là et c'est inquiétant.
01:16Emmanuel Macron, lui, a pris la parole, vous voyez ces images, Emmanuel Macron a pris la parole ce soir à
01:2120h.
01:22Discours rapide, à peine 10 minutes, on va y revenir, sincèrement, on aurait pu espérer davantage.
01:28On va voir ce que nous disent ce soir mes invités.
01:32Il a dit qu'il ressentait de la colère, qu'il ressentait de la honte.
01:36Et puis je vous ai sorti l'extrait qui me paraît le plus intéressant et sur lequel nous allons revenir.
01:41Écoutez-le.
01:43Premièrement, dans le contexte actuel, les préfets prendront les décisions en lien avec les maires pour protéger nos villes, nos
01:50bâtiments publics et nos commerces,
01:51y compris en allant jusqu'à interdire quand il le faut certains rassemblements et en prenant toute action nécessaire.
01:58Deuxièmement, j'appelle l'ensemble des partis politiques, des organisations professionnelles et syndicales à condamner sans ambiguïté toutes les violences
02:08et à appeler au calme.
02:10Chacun doit prendre ses responsabilités.
02:13Le pays a besoin d'ordre, d'apaisement et pas d'une escalade.
02:18Le Premier ministre réunira dans les prochains jours ses formations afin d'obtenir des positions claires et publiques.
02:25Troisièmement, nous ne pouvons pas demander à notre jeunesse de croire en l'avenir sans lui donner la possibilité de
02:32construire les réponses et d'être autour de la table.
02:36Oui, il nous faut nous asseoir autour de la table et construire ensemble des solutions élèves, étudiants, enseignants, représentants des
02:44organisations patronales et syndicales,
02:47collectivités territoriales, parlementaires, travailleront dès cette semaine avec le gouvernement à des propositions concrètes.
02:54Le Premier ministre les réunira dans les prochains jours à cet effet.
02:59Alors, j'ai hâte d'entendre mes invités du soir.
03:01Vous avez vu le bandeau qu'on a mis, un président déconnecté.
03:05Il a répondu aux questions que les Français se posent, Lara Tchekov.
03:10Oui, déjà, il a réussi l'exploit de dire en 40 minutes absolument rien.
03:16Pardon, en 10 minutes absolument rien.
03:19Avant, il lui fallait dire 40 minutes.
03:20Non, c'est un peu le vide absolu.
03:22Il y a, je pense, un décalage entre la gravité des événements et la vacuité de son discours politique qui
03:31partent dans les pays du Golfe pour négocier...
03:34Parce qu'il a confirmé, hein, demain, son départ.
03:35Voilà, exactement.
03:36La France brûle, mais je pars.
03:37Pour négocier la hausse du salaire des carburants, donc avec les pétro-monarchies du Golfe, c'est très bien.
03:44Mais si on n'est pas capable de garantir la sécurité des citoyens français alors qu'il y a encore
03:48des pillages ce soir,
03:50en fait, s'il est complètement à côté de la plaque,
03:52lorsqu'il dit que les préfets prendront des décisions en lien avec des maires pour protéger les villes françaises,
03:57en fait, qu'est-ce qu'il faut attendre pour interdire les rassemblements ?
04:00Il y en a un qui est prévu dans deux semaines.
04:02Les villes sont saccagées.
04:03Je ne vois pas pourquoi il laisse la responsabilité aux maires et aux préfets alors qu'il aurait pu prendre
04:07cette décision ce soir.
04:09Et enfin, c'est sur la méthode.
04:11En fait, la méthode ne change pas à chaque fois qu'il y a une colère sociale.
04:14Emmanuel Macron organise de grandes concertations,
04:17des dialogues entre professeurs, syndicats, étudiants, etc.
04:22Il nous avait fait le coup avec le grand débat, les cahiers de doléances,
04:26les plateformes de concertation, etc.
04:29J'en passe.
04:29Ça n'a jamais abouti sur rien.
04:32Donc, en fait, ce sont des opérations de communication,
04:35des promesses qui finiront, je pense, aux oubliettes.
04:39Philippe de Gestas.
04:40C'était absolument consternant.
04:42J'ai vu, en fait, en direct la démission de fait du Président de la République.
04:45J'avais devant moi un commentateur de la vie politique.
04:48On se demandait quelle était sa responsabilité.
04:50Se contenter d'écrire le métier des préfets est véritablement, comme je vous le disais, consternant.
04:55Et vous savez de quoi vous parlez.
04:56Et je sais de quoi je parle.
04:58Et de fait, il ne lui reste plus qu'un seul pouvoir.
05:01C'est le pouvoir de la parole.
05:02Mais même là, plus personne n'y croit.
05:03C'est difficile.
05:05Huit minutes, c'est vrai, pour dire ça, on aurait pu espérer mieux.
05:08Mais bon, est-ce qu'on pouvait espérer mieux, Bernard Cohen, à date ?
05:10On a eu un président martial qui a été en chef de guerre
05:13et qui nous a dit que finalement, ce serait le Premier ministre qui gérerait les problèmes.
05:18C'est ce que j'ai retenu.
05:21Le Premier ministre, avec l'ensemble des partis, des organisations syndicales et patronales,
05:26tous ceux qui vont travailler à remettre peut-être un peu d'ordre.
05:30Mais on a eu un président qui a finalement reconnu qu'il n'avait pas la main sur ce qui
05:36se passait.
05:37Et peut-être le plus grave, qu'il était peut-être lui-même à l'origine de ce chaos.
05:41Et donc, aujourd'hui, on voit bien qu'au lieu de rester en France,
05:45on aurait aimé avoir un président qui annule ce voyage
05:50pour animer ses échanges avec les chefs de partis,
05:54avec les grandes centrales syndicales, avec les grandes organisations patronales,
05:58parce qu'on ne peut pas considérer quand même que ce qui s'est passé samedi 17 octobre
06:04est un événement de plus, c'est une vraie fracture nouvelle,
06:07il y a eu de vrais débordements,
06:09et on ne peut pas uniquement attendre des mesures qui sont des mesures d'attente,
06:14voire des mesures temporaires.
06:16Il y a un vrai enjeu de société, il y a une vraie attente des citoyens,
06:20il y a une vraie attente des entrepreneurs.
06:21On a l'impression que le président de la République considérait que c'était non pas son affaire.
06:26Allez Myriam, très rapidement, parce qu'on a beaucoup de choses à évoquer durant cette heure.
06:29Juste, moi j'ai entendu un président en service minimum, en fait.
06:32Oui, en service minimum.
06:32Voilà, en service minimum.
06:34Anachronique et déconnecté.
06:36Anachronique parce qu'il propose des réunions sous le long terme,
06:39alors que Paris encore cet après-midi et ce soir brûlait,
06:43était encore sous la main des émeutiers et de l'insurrection.
06:48Et aussi quand même un petit peu dans le déni, parce que ne pas avoir proposé tout de suite des
06:53solutions,
06:54alors que ne pas prendre la mesure des faits, ne pas nommer ce qui se passe aujourd'hui,
06:58en pleine, c'est presque une guerre civile, un état de siège,
07:01c'est être dans le déni et c'est ne pas faire son travail de chef de l'État, de
07:05garant des institutions.
07:07Aujourd'hui, il botte en touche, il n'a pas déclaré l'état d'urgence,
07:09il n'a pas réquisitionné l'armée, au moins la catégorie A et B,
07:13non pas pour faire du maintien de l'ordre, ça c'est le travail de la police,
07:16mais au moins faire du statique, garder les préfectures, garder les mairies
07:20et décharger la police, pour qu'elles puissent faire, elles sont mobiles.
07:23Donc on a eu un président, hélas, en service minimum, qui je pense est déjà projeté,
07:27par contre il a dit une chose de vraie, rien ne changera pour les six mois à venir.
07:30Donc les grèves ne servent à rien.
07:32On avait compris.
07:32Ce qui est fou, c'est que face à la Russie, ils se rêvent en chef de guerre,
07:36mais face au chaos de la France, ils semblent complètement désarmés.
07:39Oui, on voit bien les préoccupations d'Emmanuel Macron.
07:42Les réactions politiques, très rapidement, à Philippe Bourg qui prépare cette émission à mes côtés,
07:46va nous mettre d'abord la réaction d'Edouard Philippe, très rapidement.
07:49Edouard Philippe dit, je ne vais pas tout vous lire,
07:52mais je vous ai écouté ce soir en tant que maire, en tant que citoyen consterné,
07:56inquiet des événements actuels.
07:58J'ai entendu vos commentaires, vos souhaits, une volonté louable de rétablir le dialogue.
08:02J'aurais préféré, dit Edouard Philippe, comme des millions de Français,
08:05des décisions et des initiatives permettant le retour à l'ordre
08:08et le rétablissement de l'autorité de l'État, etc.
08:11Autre réaction, celle de Jordan Bardella, peut-être très rapidement aussi.
08:16Que dit Jordan Bardella ?
08:18Lamentable allocution d'Emmanuel Macron, ce pouvoir lâche et désorienté,
08:22n'a plus rien à dire aux Français, plus rien à leur proposer.
08:25Il n'a même plus la force de les protéger.
08:28Et puis, une réaction peut-être celle de M. Bonpark.
08:31Je vous propose d'écouter. Il était ce soir l'invité de nos confrères de LCI.
08:37Je vous propose d'écouter Emmanuel Bompard.
08:40Quand j'entends le président de la République ce soir prendre la parole pour annoncer rien,
08:46parce que c'est la vérité, annoncer rien, d'ailleurs sur tous les aspects du problème,
08:50il n'annonce strictement rien.
08:52Il a annoncé une méthode.
08:55Quand le président de la République, dans d'autres moments de ces dix dernières années,
09:00depuis qu'il est président de la République, a été confronté à des moments de crise,
09:06il a été capable de dire, là, il y a une mesure immédiate, des mesures immédiates.
09:11Donc il a parlé pour rien dire, c'est comme ça qu'on peut résumer votre propos ?
09:14Je pense non seulement qu'il a parlé pour rien dire, mais si vous voulez le fondre ma pensée,
09:17je pense que c'est absolument irresponsable de prendre la parole ce soir pour ne rien dire.
09:22Voilà, les réactions politiques, et j'accueille ce soir Mickaël Fox qui est restaurateur à Paris.
09:27Bonsoir Mickaël Fox, merci d'avoir accepté de témoigner.
09:31Pourquoi j'ai voulu que vous puissiez témoigner ce soir ?
09:35Vous gérez plusieurs établissements dans la capitale,
09:38dont un bouillon célèbre du côté de la Place de la République.
09:41Depuis 2018, on le sait que trop, la Place de la République est le point de convergence
09:46d'un grand nombre de manifestations.
09:48Évidemment, ça a des conséquences pour vos affaires.
09:51Mais là, indiscutablement, ce samedi, on a franchi un cap, Mickaël Fox.
09:56Et ensuite, je vous ferai écouter une petite déclaration d'Emmanuel Macron.
10:02J'ai hâte de vous entendre, parce que je sais que vous l'avez écouté.
10:05Mais d'abord, sur ce qui se passe du côté de la Place de la République,
10:07qu'est-ce que vous avez vécu samedi ?
10:11Samedi, ce qu'on a vécu, c'est une ouverture du restaurant à peu près comme d'habitude vers midi
10:15et une fermeture du restaurant avec peu de clients qui sont rentrés, une vingtaine environ,
10:23et une fermeture en début d'après-midi.
10:25En règle générale, Place de la République, quand on a des manifestations,
10:30on peut rouvrir vers 19h, 19h, 19h30.
10:34Et cela, depuis dix ans où j'y suis, on a connu évidemment les crises des gilets jaunes,
10:38on a connu la réforme des retraites, on a connu des grosses manifestations.
10:43Mais là, pour la première fois, on n'a pas pu rouvrir à 19h.
10:48Donc, depuis hier, 14h, on est fermé.
10:52Aujourd'hui, on a fait la même tentative.
10:55C'est-à-dire qu'on a essayé d'ouvrir notre restaurant.
10:57On a eu quelques clients qui étaient d'ailleurs plutôt contents de pouvoir revenir
11:03dans des conditions, je dirais, de sécurité normale, après tout ce qu'ils ont vu.
11:07Et on a refermé le restaurant vers 14h30, 15h environ,
11:12parce qu'à nouveau, ça a gazé Place de la République.
11:15À nouveau, il y avait des petites bandes d'individus qui viennent de la banlieue souvent
11:21et qui sont copains les uns les autres, qui se connaissent,
11:25qui sont par bandes d'une dizaine de personnes et qui ont à nouveau commencé à casser,
11:31à vouloir aller dans les boutiques et éventuellement dans les restaurants aussi
11:35pour prendre des tiroirs caisses.
11:37Donc là, on vit en fait quelque chose d'assez inquiétant parce que ça a commencé hier,
11:43mais je ne sais pas quand ça va se terminer.
11:45Et aujourd'hui, les services de police sont un peu embêtés, même si elles travaillent plutôt bien.
11:52Ces groupes sont extrêmement mobiles, n'ont rien à perdre et surtout tout a gagné en venant à Paris
11:58et en faisant les boutiques et en ne sortant absolument pas de carte bleue en fait.
12:03Michael, Bernard Kouanada a une question à poser qui est à mes côtés ce soir.
12:06Bonsoir Michael, c'était juste pour ceux qui nous regardent que vous nous donniez un ordre de ce que vous
12:11perdez.
12:12Vous faites le samedi et le dimanche plusieurs services.
12:15Vous avez perdu combien par jour sur ces deux journées ?
12:20Alors on a perdu, en fait je vais vous donner un chiffre qui est très éloquent,
12:24c'est qu'hier on a fait une caisse de 700 euros
12:27et habituellement dans notre restaurant qui est le Bouillon de Paris,
12:31on fait 30 fois plus sur une journée.
12:3428 000 euros.
12:36Oui.
12:37280, oui.
12:38Alors ça dépend évidemment des samedis,
12:40mais c'est à peu près entre 25 et 30 000 euros exactement, un samedi.
12:44On a 30 salariés.
12:46Aujourd'hui, c'est un dimanche sur lequel on a fait aller un petit 1 000 euros
12:52parce que ça avait bien commencé la journée.
12:55Un dimanche, on fait à peu près 20 fois plus.
12:58Donc sur deux jours, vous voyez la perte financière qu'on peut avoir.
13:02Il faut savoir qu'un restaurant fonctionne évidemment beaucoup mieux le week-end que la semaine
13:07et on fait 30% de notre chiffre d'affaires sur 30-35% de notre chiffre d'affaires sur
13:11deux jours.
13:12Et on a une marge d'environ 10%.
13:15C'est-à-dire que là, avec ce week-end, on est sûr qu'au mois d'octobre,
13:19je ne suis pas le seul restaurateur dans le quartier évidemment,
13:22on est sûr de perdre de l'argent.
13:24Au mois d'octobre, on est sûr de perdre de l'argent.
13:26C'est-à-dire que là, on va travailler pour essayer de perdre moins d'argent possible.
13:31Alors Mickaël, je vais vous faire écouter Emmanuel Macron
13:34qui s'est exprimé ce soir, moins de 10 minutes.
13:38Il a une pensée pour vous.
13:40Vous me direz ce que vous en pensez, vous, après avoir écouté cet extrait.
13:44Et je veux dire aussi notre soutien aux nombreux commerçants, artisans, acteurs économiques
13:49qui ont subi les conséquences de ces violences et qui sont aujourd'hui dans le désarroi.
13:55Certains ont défendu eux-mêmes leurs magasins et leurs vitrines face aux délinquants.
13:59Je veux leur dire qu'ils ne seront pas laissés seuls face à ces difficultés.
14:02Le gouvernement leur apportera des réponses.
14:05Et dès demain, le Premier ministre présidera une cellule de crise
14:09pour mobiliser les aides les plus rapides possibles
14:12et accompagner celles et ceux qui traversent ces heures si difficiles.
14:16Mickaël Fox, est-ce que vous êtes rassuré ce soir ?
14:19N'y voyez aucune pointe d'humour de ma part parce que la situation ne prête pas arrière.
14:23Mais je vous pose la question.
14:25Alors, vous savez, les jeunes disent JPT, c'est-à-dire j'en peux plus.
14:28Et vraiment, j'en peux plus.
14:30On a eu évidemment la crise du Covid sur laquelle on a été aidés,
14:34les restaurateurs et puis beaucoup de commerçants.
14:37On a tous eu des contrôles du Trésor public ou des URSAF l'année dernière
14:44et parfois cette année pour récupérer les sommes.
14:46Donc, on a dû se battre pour les garder.
14:49Et là, à nouveau, on nous propose de nous aider.
14:51Vous savez, les Jeux Olympiques à Paris, on est la seule ville au monde
14:57où l'État a décidé d'aider les commerçants qui étaient barricadés
15:01derrière les grandes barrières de 3-4 mètres de haut
15:03où en fait le public ne pouvait pas accéder.
15:06Et aujourd'hui, à nouveau, on va nous promettre des aides
15:08qui n'arriveront jamais parce qu'il faudra faire beaucoup de paperasse.
15:11Et si jamais elles arrivent, on va devoir les rembourser
15:14parce qu'il y aura toujours un bol quelque part administratif
15:16et en fait, ils nous récupéreront ces sommes.
15:19Donc, je n'y crois pas une seconde.
15:21À ces aides de l'État, c'est du blabla.
15:24On va faire des réunions.
15:25Moi, j'avais participé aux réunions ministérielles d'ailleurs
15:27à l'époque à Bercy pour les aides Covid.
15:30On a eu beaucoup de réunions.
15:32Et au final, il y a eu des aides.
15:33On ne peut pas dire l'inverse.
15:34Mais il ne faut pas oublier qu'on a été extrêmement contrôlés
15:38depuis un an et demi par le Trésor et par les URSAF.
15:41Et beaucoup de commerçants ont dû rendre leurs aides tant bien que mal.
15:45Voilà.
15:45Donc, c'est une réalité.
15:46Et je ne crois absolument pas, à nouveau, à ces aides charities
15:51qui en sont simplement des fausses notes et surtout des effets de manche.
15:56Merci beaucoup, Michael Fox.
15:58Votre témoignage est assez éloquent.
16:00Il est important de vous donner la parole.
16:03Et bon courage, évidemment, pour la suite.
16:06Parce que malheureusement, d'autres manifestations s'annoncent.
16:08Et vous le savez, je ne vous surprends pas.
16:11Merci en tous les cas.
16:13Je vais décider également ce soir de vous montrer un certain nombre de petites séquences
16:16qui ont circulé sur les réseaux sociaux.
16:18Et peut-être que le président Macron devrait les regarder.
16:21Parce que peut-être qu'il ne voit pas les mêmes choses que nous.
16:23Mais Lara, vous avez peut-être une information à nous donner ce soir
16:26en vertu de toutes ces séquences de casse qu'on a pu commenter sur notre antenne.
16:32Oui, c'est une information particulièrement inquiétante, Thierry,
16:35que je peux vous révéler ce soir.
16:37Une information du journal du dimanche
16:39qui nous a été donnée par la DGSI.
16:43Comme quoi, des kalachnikovs et des pistolets mitrailleurs scorpions
16:46ont été retrouvés dans les mains des meutiers
16:50parmi lesquels ont figuré des mineurs et des majeurs
16:53présentés comme proches de la mouvance islamiste.
16:57Le phénomène ne concerne pas un seul quartier.
16:59Des individus ont été repérés à Paris, en région parisienne,
17:03également à Marseille et à Lyon.
17:05Ce qui est particulièrement inquiétant,
17:07c'est la nature de cet arsenal parce qu'on savait déjà que les kalachnikovs
17:13étaient présents, circulaient dans les réseaux criminels.
17:18Désormais, des armes du type scorpion capables de tirer en rafale
17:22ont été trouvées dans les mains de ces meutiers.
17:25Et surtout, les forces de l'ordre n'ont pas encore interpellé les individus concernés.
17:30Autrement dit, aujourd'hui, il y a des personnes potentiellement armées d'armes automatiques
17:37qui seraient encore en liberté.
17:39Donc, on voit bien que la menace désormais change de dimension.
17:42Oui, c'est une information et une exclusivité que vous nous donnez ce soir.
17:45Tout à fait, oui.
17:46Et ce n'est pas rassurant, Philippe de Gestas.
17:49En fait, rappelons, encore plus synthétique, ce sont tout simplement des armes de guerre.
17:53Donc, ça interroge déjà évidemment sur la responsabilité de l'État
17:55et du chef d'État lui-même qui a laissé circuler de manière impunie
17:59ces armes de guerre dans ce nombre de quartiers.
18:01Et aujourd'hui, moi, ce que je crains, c'est qu'à la prochaine occasion,
18:04il y aura des morts.
18:06Je vous propose cette séquence et vous verrez également la réponse d'Emmanuel Macron
18:11face à ses casseurs.
18:13C'est une séquence qui a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux.
18:16Ça s'est passé aujourd'hui au centre de Rony 2.
18:18Regardez cette séquence d'image qui a donc circulé sur les réseaux sociaux.
18:22Regardez-la.
18:23Au nom de Dieu, les gars.
18:26Large, large, large.
18:28Wesh, c'est bien lâché.
18:30Wesh, ça pue sa mère.
18:32Voilà deux secondes.
18:33Mais ça pue sa mère, il n'y a que trois, il y a cinq bonhommes près.
18:36Au nom de Dieu, les gars.
18:39Large, large, large.
18:41Wesh, c'est bien lâché.
18:44Voilà cette séquence.
18:45Tout va pour le mieux dans l'honneur des mondes.
18:47Nous sommes au centre de Rony 2.
18:50Alors, réponse d'Emmanuel Macron face à ses casseurs.
18:52Qu'est-ce qu'on va faire ?
18:53Écoutez Emmanuel Macron.
18:55Les enquêtes seront conduites avec toute la diligence nécessaire
18:58le plus rapidement possible.
18:59Et la plus grande fermeté a été demandée au procureur par le garde des Sceaux.
19:03Le suivi judiciaire doit être exemplaire.
19:07Nos juges rendent la justice en votre nom et ils savent ce que vous attendez.
19:13Chaque fois que des infractions sont commises,
19:15elles doivent donner lieu à des suites judiciaires appropriées.
19:19Ceux qui ont détruit doivent payer.
19:21Ceux qui ont pillé doivent rembourser.
19:23Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre.
19:27Les narco-anadats, je pense que les casseurs tremblent ce soir.
19:29Ils ont très peur.
19:30Oui, et la justice est en ordre de marche.
19:33Comme on a vu avec les narcotrafiquants, on voit bien la difficulté aujourd'hui
19:37du président de la République à répondre à un chaos,
19:41à un taux de politique, à une difficulté économique
19:45et surtout à la rue qui mène tout simplement le ton.
19:52C'est bien ça le problème.
19:54Malgré l'ensemble de la réprobation nationale,
19:59parce que l'ensemble des Français ont été choqués,
20:01ceux qui vivent dans les grandes villes, comme moi,
20:04ont reçu un certain nombre de messages de nos amis
20:07qui sont en dehors de nos grandes villes
20:09pour nous dire comment vous vivez ces moments difficiles.
20:12Quand on voit que nos commerçants ont perdu leur outil de travail,
20:16ils ont perdu leur véhicule professionnel,
20:19ça a été rappelé tout à l'heure,
20:20ils ont perdu parfois 30 fois le revenu d'une journée.
20:24On est surpris par l'attitude altière du président-Henri Bluc
20:29qui finalement enfonce des portes ouvertes.
20:32Allez, je vous montre une autre séquence
20:33parce que c'est aussi une réponse à ce que vient de dire Emmanuel Macron
20:37sur « On va être ferme, on va vraiment… »
20:39Regardez, vous allez reconnaître la personne,
20:42c'est une petite séquence qui a également circulé sur les réseaux sociaux
20:45et je ne vous dis rien parce que vous allez vite le reconnaître.
20:48Combien la réprobation ?
20:49Ah, ceux qui ont cassé le magasin là,
20:51ils sont en train de prendre les empreintes.
20:53Elle fait de balais, qu'un !
20:55Les gens qui n'avaient pas de gants là,
20:56ils prennent les empreintes les gars !
20:59M'en rendement, je suis pas rentré dans le magasin hier.
21:03Et ben là, qu'ils prennent les empreintes.
21:06Là, l'orgilie, ils sont tout là-bas, tout ça !
21:09Qu'est-ce qu'il y a, t'es con ?
21:11Ouais, ils travaillent.
21:12Mais ils prennent les empreintes, c'est pas bien.
21:14Ça, c'est mauvais, ça.
21:16Tu travailles ici ?
21:17Oui, ils prennent les empreintes, c'est mauvais.
21:18Tu travailles ici ?
21:20Mais oui !
21:20T'as…
21:22T'as espéré, tu vas pas travailler,
21:23tu vas gagner l'argent, mais tu ne travailles pas.
21:26La douane.
21:26J'ai oublié, Amsa, la douane.
21:28La star.
21:2814 ans, la star du canal Saint-Martin
21:33qui demandait un droit de péage,
21:35qui arrosait, etc.
21:37Qui a été, voilà, arrêtée plein de fois.
21:39C'est ça, regardez, M. Macron, comment ça se passe.
21:41C'est ça.
21:42Petite réaction, peut-être, Lara Tchekov ?
21:44Bon, là, on voit Amsa, la douane.
21:46Je pense qu'hier soir, on a eu des milliers d'Amsa, la douane
21:50dans les manifestations.
21:51Voilà, mais je me suis permis de sortir cette petite séquence
21:53avec Philippe Bourg, parce qu'on s'est dit,
21:54ben voilà, ça symbolise un petit peu la fermeté
21:57que souhaite instaurer M. Macron,
22:00mon cher Philippe de Gestas.
22:01Oui, la fermeté, elle est toujours en parole,
22:04comme d'habitude.
22:04D'ailleurs, j'ai remarqué une chose qui est intéressante,
22:06c'est que M. Macron, qui utilise le jeu,
22:08généralement, à longueur de temps,
22:10lorsqu'il a une allocution,
22:11là, on ne l'a plus du tout entendu parler de jeu,
22:12mais nous, nous, nous.
22:13Donc, il s'est vraiment, de surcroît, je trouve,
22:16il s'est déresponsabilisé lui-même
22:18de ce qui se passe aujourd'hui.
22:19C'est assez frappant.
22:21Cause, à propos d'efforts de l'ordre,
22:23indirectement, la stratégie de son ministre de l'Intérieur,
22:25c'est quand même extraordinaire,
22:26tout ça devant tous les Français,
22:28Français dont on rappelle qu'on est 68 millions
22:30et on se fait martyriser actuellement
22:32par une infime minorité
22:33qu'on n'est pas capable de remettre de l'ordre, en fait.
22:37Alors, justement, écoutez,
22:38Jean-Luc Mélenchon, qui a pris la parole,
22:41c'était juste avant la prise de parole
22:44de M. Macron ce soir,
22:45mais écoutez le constat de M. Mélenchon,
22:47sans aucune surprise.
22:49On dirait qu'ils veulent le désordre.
22:51Mais je ne vais pas jusque-là.
22:52Je me contente de dire qu'ils sont incompétents.
22:55Quand on met 10 000 policiers pour tout le pays
22:58et qu'on s'appelle M. Nouniaz,
23:00ancien chef du renseignement,
23:01comment on fait pour ne pas savoir
23:03que ça va être une vague de fonds ?
23:05Comment on fait pour ignorer tout ça ?
23:07C'est donc de l'incompétence ajouter l'un à l'autre
23:10des chefs qui n'ont pas la bonne ligne,
23:12qui ne savent pas comment faire.
23:14Sauf qui a soufflé sur les braises,
23:16ma chère Myriam ?
23:18Il continue, comme d'habitude,
23:20mais c'est sa sixième république,
23:21au moins à bas les masques, j'ai envie de dire,
23:23parce qu'on a aujourd'hui une république
23:25par le peuple et pour le peuple.
23:27Là, on comprend, en fait,
23:28le projet politique de LFI.
23:29C'est une république pour les casseurs,
23:32gouvernée par la violence et pour les pilleurs.
23:34Voilà le projet de LFI.
23:36Mais pour revenir aux pilleurs,
23:37il ne faut pas oublier la vérité
23:38parce que c'est 280 millions d'euros
23:40que les assurances ne paieront pas totalement.
23:42C'est vous, c'est moi,
23:43c'est le contribuable qui paiera
23:44et qui paiera deux fois.
23:45D'abord parce que son cadre de vie est dégradé
23:47et ensuite parce que les villes devront décider
23:49ou de lorgner, en fait, sur un service public
23:52ou d'augmenter les taxes foncières.
23:54Allez, on marque une pause dans ce Soir Info.
23:57On ira à Lyon juste après avec Grégo et Doucet.
23:59C'est le maire de Lyon qui a été légèrement bousculé
24:02et vous verrez cette petite séquence
24:03qu'on vous a sélectionnée aujourd'hui.
24:05A tout de suite.
24:08Et il diminue trente
24:09et on continue de déclipter les séquences fortes
24:12qu'on a pu observer sur les réseaux sociaux
24:14mais également les séquences fortes
24:16également de cette journée.
24:17Je vous propose d'aller à Lyon
24:19où le maire de Lyon ce matin
24:21a fait un état des lieux
24:22accompagné du préfet.
24:25Et le moins que l'on puisse dire,
24:27vous allez voir cette séquence
24:29Grégo et Doucet a été interpellé
24:31par une personne
24:32qu'on écoutera juste après
24:33puisque cette personne qui l'a interpellé
24:34était mon invité dans le cadre de Punchheim.
24:37Mais d'abord, regardez la séquence.
24:41M. Doucet, vous êtes complices,
24:43des gauchistes qui ont fait ça.
24:45Vous êtes complices, M. Doucet.
24:49C'est vous qui avez organisé ça avec LFI.
24:53Vous démissionnez ou pas ?
24:56M. Doucet, vous êtes en train,
24:58vous avez une demande d'avance.
25:00Démissionnez, M. Doucet.
25:03Démissionnez.
25:20Grégo et Doucet qui faisaient un état des lieux ce matin
25:25avec cette image très forte également
25:27que personne n'a oublié
25:29cet incendie de l'office de tourisme
25:32de la ville de Lyon.
25:34Donc, il est interpellé par cette personne
25:36que vous avez pu apercevoir sur cette image.
25:39Il s'appelle Marc Darcier
25:41et il a réagi tout à l'heure dans Punchheim.
25:45Écoutez-le, je vous fais réagir ensuite.
25:47L'attractivité économique de cette ville,
25:49elle repose sur des acteurs économiques,
25:53mais elle repose aussi sur des acteurs politiques
25:54qui doivent faire en sorte que la vie soit apaisée
25:58et la vie soit normale.
26:00Et il y a quelques années,
26:02c'était l'interdiction de Tour de France
26:04sous des prétextes idéologiques.
26:06Et là, on a laissé, le maire de Lyon a, semble-t-il,
26:09laissé des bandes de gauchistes d'une part
26:14et le pillard d'autre part,
26:16prendre le contrôle de la ville
26:18au grand désarroi de tous les Lyonnais.
26:21Voilà le coup de colère de Marc Darcier,
26:24cet habitant de Lyon.
26:26Petit tour de table, réaction.
26:28Les Lyonnais, comme dans d'autres villes,
26:31auraient pu changer les choses
26:32au moment des municipales.
26:34Et Lara Tchekov ont voté pour Grégory Doucet
26:37dont on sait que la sécurité,
26:38ce n'est pas la première priorité.
26:39Non, ils ont voté pour un maire de gauche.
26:42Donc, forcément, maintenant,
26:43il faut en assumer les conséquences.
26:45Mais on ne va pas accabler non plus les Lyonnais
26:47qui ont vu un des villes saccagés
26:51et qui ont le sentiment d'être abandonnés.
26:53Il y a eu l'office de tourisme,
26:54me semble-t-il, à Lyon,
26:56qui a été brûlé.
26:58Il y a eu des vitrines qui ont été saccagées.
27:01Et ça a commencé aujourd'hui.
27:02Voilà, des dizaines de commerces
27:03qui ont été pillés.
27:05Une tentative d'attaque à l'hôtel de ville.
27:08Donc, visiblement, Grégory Doucet
27:11n'a pas pris les mesures nécessaires
27:13pour sécuriser la ville de Lyon.
27:17De toute façon, la qualité de vie
27:18s'est dégradée depuis des années.
27:20Comme dans d'autres villes.
27:21Comme dans d'autres villes,
27:22mais Lyon particulièrement.
27:25Voilà, la population a changé à Lyon.
27:28Je pense qu'on peut le dire.
27:30Donc, voilà,
27:31n'accablons pas non plus les Lyonnais.
27:33Non, non, ce n'était pas le but.
27:34Ce n'était pas l'objectif.
27:35Mais c'est vrai que c'est...
27:36Mais on peut parler de Nantes.
27:37Je ne peux en parler.
27:38On peut parler de Rennes aussi.
27:42Et c'est vrai que, voilà,
27:44ce ne sont pas des villes
27:45où la sécurité est la priorité.
27:47Et ça dit beaucoup,
27:48Philippe de Gesta, cette séquence.
27:49Oui, ce serait intéressant.
27:50Parce qu'en plus, remarquons
27:51que ce Marc Darcier
27:52s'exprime de façon extrêmement calme.
27:54En fait, il est comme le porte-parole,
27:57finalement, cette majorité silencieuse
27:59qui a voté ou pas pour le maire
28:01ou ailleurs, peu importe,
28:02mais qui, en réalité,
28:03voit la dégradation, la violence
28:05et qui a peur.
28:06Et qui parle d'attractivité de sa ville.
28:07Exactement.
28:08Bernard Kwanadad.
28:09C'est vrai.
28:09C'est l'image.
28:10Oui, mais Lyon est une ville
28:12d'entrepreneurs,
28:13une ville d'industrie pharmaceutique,
28:15une ville d'entrepreneurs.
28:16C'est aussi une ville de la gastronomie.
28:18Ne l'oublions pas.
28:19On vient à Lyon,
28:20on va dans les grands restaurants
28:22et on va aussi parce que
28:24c'est une ville de tissus, de soyeux.
28:26C'est une ville de grande industrie,
28:27de haute industrie,
28:29de haute valeur.
28:30Et c'est vrai que,
28:31ces dernières années,
28:32elle a eu tendance
28:32à perdre sa superbe.
28:34Je vous rappelle juste, Thierry,
28:35qu'en 2023,
28:36lorsqu'il y avait eu des émeutes
28:38dans le centre de Lyon,
28:39le maire avait mis trois jours
28:40avant de se déplacer.
28:41Ah oui.
28:42Vous vous souvenez,
28:43quand il avait été élu,
28:43il dit,
28:43mais les caméras,
28:44je n'en ai pas besoin,
28:45je peux les donner.
28:46Je ne sais plus
28:46à quelle commune
28:47il souhaitait les...
28:49Nous pensons les uns et les autres
28:51aux commerçants,
28:52aux artisans,
28:53aux indépendants de Lyon
28:54qui sont aujourd'hui dans la paix.
28:55Justement,
28:56vous faites la transition,
28:57j'ai l'impression,
28:57vous connaissez mon conducteur,
28:58mon cher Bernard,
29:00et Myriam va réagir.
29:01Regardez cette séquence forte
29:02que j'aimerais vous montrer,
29:04c'est le gérant d'une superette.
29:06Écoutez-le.
29:26C'est comme ça qu'on va revendiquer.
29:31Vous revendiquez,
29:33vous massacrez
29:33les pauvres malheureux.
29:37Vous venez,
29:37vous prenez la carte,
29:38vous sortez,
29:39vous venez,
29:39mais quoi ?
29:41Comment on peut s'en sortir maintenant ?
29:47Irrida,
29:48c'est mon magasin,
29:49je fais quoi ?
29:50On vient,
29:51soi-disant,
29:52on va revendiquer,
29:53on massacre les pauvres malheureux.
29:56Si vous penez d'un magasin,
29:57comment je vais faire
29:57comment s'en sortir maintenant ?
30:01On est des pères de famille
30:02pour d'aide.
30:03Voilà,
30:04des séquences
30:04qu'il dit,
30:05qu'il dit beaucoup
30:07C'est mon magasin.
30:09Pourquoi vous attaquez
30:09mon magasin ?
30:10Ce sont des petites superettes.
30:12Les conséquences économiques,
30:13on a 280 millions,
30:17c'est très important,
30:19on n'a pas encore...
30:20Et puis,
30:20quand on disait
30:21qu'il n'y a que
30:21les grands magasins
30:22ou la téléphonie,
30:23c'est faux.
30:24Il y a aussi
30:24beaucoup de petites boutiques,
30:26beaucoup d'artisans,
30:27beaucoup de petits entrepreneurs.
30:29On a ce franchisé,
30:30parce qu'il rappelle,
30:31un franchisé,
30:31c'est un pas de porte,
30:32c'est tous les mois
30:33des redevances,
30:33c'est aussi un chiffre d'affaires.
30:35On a des salons de coiffure,
30:36on a des petites boutiques,
30:38des boulangeries.
30:38Des petites boutiques
30:39de téléphonie.
30:40On a une de nos journalistes
30:41qui a interrogé un propriétaire.
30:43Les images sont impressionnantes.
30:45Il n'y a plus rien.
30:46En revanche,
30:46sur les réseaux sociaux,
30:48il y a de la revente.
30:49Oui,
30:49ça a déjà commencé,
30:50les reventes en parallèle
30:51sur des sites de vente en ligne
30:53bien connus.
30:54On a des téléphones,
30:55on a des produits de luxe
30:56qui sont déjà en vente.
30:57Et sur les marchés,
30:58moi j'y étais ce matin,
30:59j'entendais,
31:00j'ai ça,
31:00j'ai ça,
31:00j'ai ça,
31:00pour se les refourguer.
31:02Mais ce que je veux dire par là,
31:04c'est qu'on comprend bien
31:05la mécanique du coup
31:06de cette manifestation.
31:07On avait d'abord
31:07les Black Blocs
31:09et les syndicats ont sa vie
31:09de Cheracanon
31:10parce qu'ils les ont cassés.
31:11Et derrière,
31:12on a ces pilleurs d'opportunités
31:13qui n'ont ni foi ni loi.
31:15Mais la genèse,
31:15et je veux le rappeler,
31:16ce n'est pas rien,
31:17ça commence en septembre
31:18dans les lycées.
31:19Et on a aujourd'hui
31:20une anthropologie de la violence
31:22que Platon rappelait déjà
31:23avec cette fameuse phrase
31:24que tout le monde connaît,
31:25quand les maîtres
31:26tremblent devant leurs élèves,
31:29et qu'ils les flattent,
31:34quand les jeunes
31:35ne reconnaissent plus
31:36aucune autorité
31:37ni au-dessus d'eux,
31:38alors voilà en toute beauté
31:39le début de la tyrannie.
31:41On est là-dedans,
31:42on est là-dessus
31:43parce qu'on a cédé
31:44sur beaucoup de choses.
31:45Et quand à Lyon,
31:46votre invité parle de complicité,
31:49il est en plein dedans.
31:50La classe politique est complice.
31:52Et toute la gauche,
31:52quand elle accuse la police,
31:55quand elle parle
31:55de maintien de l'ordre
31:56et qu'elle ne condamne pas
31:57les violences,
31:58qu'elle ne condamne pas,
31:59c'est même qu'une grève,
32:00il n'y a plus de revendications.
32:01Là, on est très loin
32:02des revendications des lycéens.
32:04Voilà, on est toujours
32:04dans une sociologie...
32:06Tout ça, elle est polluée.
32:06Exactement,
32:07cette sociologie compassionnelle
32:08est terminée,
32:09je veux dire,
32:10c'est plus le moment,
32:11c'est terminé.
32:11Et puis on se disait
32:12que potentiellement,
32:14avec les vacances scolaires,
32:16tout allait rentrer dans l'ordre
32:17et on voit bien
32:17qu'aujourd'hui,
32:18ça continue.
32:19Il y a déjà des appels,
32:21notamment le soir d'Halloween,
32:22etc.,
32:22qui circulent sur les réseaux sociaux
32:23en appelant la casse
32:25des bâtiments publics,
32:26etc.,
32:27donc tout ça
32:28est parfaitement organisé.
32:28Bernard Cohenada,
32:29parce que j'ai une petite séquence
32:30à vous montrer
32:30avec Odimana à Marseille aussi.
32:32Pour insister sur le désarroi,
32:34la misère
32:35et l'inquiétude réelle
32:38des indépendants
32:39qui se trouvent
32:39totalement abandonnés
32:41parce qu'ils savent très bien
32:42que demain,
32:43malgré les assurances,
32:45malgré les aides de l'État,
32:46ça a été rappelé
32:47par nos restaurateurs
32:48tout à l'heure,
32:49ils devront y mettre
32:51de leur poche,
32:52voire tout simplement
32:53de pouvoir ouvrir
32:55parce qu'ils n'auront pas
32:56les moyens
32:56de continuer,
32:57mon cher Thierry.
32:58Le chômage technique,
32:59n'oublions pas aussi.
33:00Allez, autre séquence
33:01parce qu'on passe
33:03au terme de cette émission.
33:04Rudy Manac,
33:04que vous connaissez,
33:05regardez cette séquence,
33:07c'est le délégué
33:08national de communication
33:09UNSA
33:10qui interpelle
33:12la représentante
33:12de la police municipale.
33:14Tiens donc, regardez.
33:15Monsieur Manac,
33:16qu'est-ce qui se passe ?
33:17Vous étiez où hier après-midi
33:18toute la journée ?
33:19J'étais sur le terrain avec mes agents.
33:19Ah oui,
33:19on ne vous a pas vu,
33:20c'est bizarre,
33:21on ne vous a vu que le soir.
33:22On ne vous a vu que le soir.
33:23On était là.
33:24Non, non,
33:24vous n'étiez pas sur le terrain,
33:25madame,
33:25j'ai des retours,
33:26vous étiez dans les postes de police,
33:27vous gardiez vos postes de police.
33:28Vous, on vous a vu
33:29dans votre bureau,
33:30bien compté.
33:30Ah oui, c'est sûr,
33:31c'est ça.
33:31Mais nous, en tout cas,
33:31on a des agents blessés,
33:32des agents qui sont intervenus.
33:34Alors, le coup de gueule
33:35de Rudy Manac
33:36qui s'est expliqué
33:37à notre micro juste après
33:38et ensuite,
33:38je vous donne la parole
33:39à Lara Tchékov.
33:41Je suis remonté
33:42parce qu'hier,
33:43j'ai vu des policiers
33:43qui en ont pris plein la gueule.
33:44J'ai vu des policiers
33:45qui ont eu la mort en face.
33:47J'ai vu des policiers
33:49qui ont été obligés
33:50de laisser le terrain,
33:52qui ont perdu la bataille,
33:53qui ont laissé le terrain
33:54à des voyous,
33:55à des délinquants
33:56qui ont détruit
33:56notre ville de Marseille.
33:57On n'entend que des propos
33:59nauséabonds
34:00sur les forces de police
34:01depuis le début
34:02de ces rassemblements
34:03de lycéens.
34:04C'est systématiquement,
34:06toutes les phrases
34:06se sont ponctuées
34:07de violences policières
34:08à la fin.
34:09Donc, évidemment,
34:09il y en a qui se servent
34:11des lycéens,
34:12du mouvement des lycéens
34:13pour semer le chaos
34:15dans le pays
34:15et pour mettre en difficulté
34:18l'État
34:18et, à travers l'État,
34:19les forces de police
34:20et de gendarmerie.
34:22Et je rappelle
34:23que le maire de Marseille,
34:26le maire de Lyon,
34:27le maire de Paris
34:28ont demandé
34:30à être reçus
34:31par Sébastien Lecornu.
34:34Voilà.
34:35Ceci explique cela.
34:37Lara Tchékov.
34:38Peut-être un petit mot,
34:39si vous me le permettez,
34:40sur les policiers municipaux
34:42qui sont particulièrement
34:43mal équipés
34:44et traités
34:44comme de la chair
34:45actuelle.
34:45Notamment dans les villes de gauche
34:47qui ne sont pas armées ?
34:48Notamment dans les villes de gauche
34:49mais à Paris également.
34:50On se demande
34:51combien de temps
34:51ils vont bien pouvoir tenir.
34:53Déjà, juste pour rappeler
34:54le budget de la police
34:55en France,
34:55c'est 11 milliards d'euros.
34:57C'est-à-dire que dalle.
34:59S'agissant des policiers
35:01municipaux,
35:01j'en discutais
35:02avec un policier
35:04tout à l'heure
35:04qui me disait,
35:06parce que je rappelle
35:06que le policier municipal
35:08n'a aucun équipement
35:09et n'a pas le droit
35:10de faire du maintien
35:11de l'ordre.
35:12Or, il est ciblé
35:13par les émeutiers,
35:15les manifestants
35:16qui pour beaucoup
35:16veulent attenter
35:18à leur vie
35:19et ils n'ont
35:20sur eux
35:21les policiers municipaux
35:22uniquement
35:22que des bombes
35:24lacrymogènes
35:24qui font 300 ml
35:26et un bâton
35:27de défense.
35:29Et eux réclament
35:30simplement,
35:31ce n'est pas grand-chose,
35:32ils réclament
35:33des boucliers
35:33et des équipements
35:34anti-mortiers
35:35parce qu'ils savent
35:36qu'ils sont exposés
35:37et que ce genre
35:39de situation
35:40peut être amenée
35:41à se reproduire.
35:43Et ils déplorent
35:45le fait de ne pas
35:46être entendus,
35:47si vous voulez.
35:47Ils réclament aussi
35:49par ailleurs
35:49des armes intermédiaires,
35:50ce qu'on appelle
35:51les armes intermédiaires.
35:51Donc ce sont des tasers
35:53ou des LBD
35:54avec des visées laser.
35:56Mais là,
35:56je pense qu'on rêve.
35:58On n'y est pas.
35:59Alors,
36:00autre séquence,
36:00on va prendre
36:01la direction de Strasbourg
36:02que Afid Ibour
36:03nous a sélectionnés
36:04que vous allez découvrir.
36:06C'est la séquence
36:07d'un jeune casseur.
36:08Regardez-la.
36:11Wesh !
36:13Wesh !
36:14Wesh,
36:14il en veut ma gueule !
36:15Wesh !
36:17Wesh !
36:18Wesh !
36:18Wesh !
36:19Wesh !
36:20Wesh !
36:22Wesh !
36:24Wesh !
36:25Wesh !
36:26Wesh !
36:27Wesh !
36:28Vous avez marqué
36:30le mot à la mode
36:31depuis ces wesh,
36:33wesh,
36:33wesh.
36:34Philippe de Gestas,
36:35petit commentaire,
36:36je vous sens très
36:38inspiré par le sujet
36:39et tout le monde
36:40me regardait en me disant
36:41pourvu qu'il ne m'interroge pas.
36:43Non,
36:43mais moi,
36:43j'espérais qu'il y aura
36:44au moins un deuxième mot
36:44qui soit prononcé
36:45après le wesh,
36:46mais évidemment,
36:46il y a un mot
36:46dans le vocabulaire.
36:47Je me suis adressé
36:48à un ancien sous-préfet.
36:49Oui,
36:49mais je ne suis pas étonné.
36:51Après,
36:51ça montre aussi
36:52la défaite complète
36:53de l'éducation nationale.
36:54Parce que le garçon,
36:54il a 18 ans,
36:55il sait dire,
36:55wesh,
36:56voilà,
36:56bon,
36:56écoutez,
36:56on est content.
36:57Wesh !
36:57Est-ce qu'il a été à l'école ?
36:59Malheureusement,
37:00probablement.
37:01Non,
37:01mais je crie que je dirais
37:02IGPN,
37:03parce que maintenant,
37:05on attaque les policiers
37:07pour un oui,
37:07pour un non.
37:08Mais ce que je veux dire,
37:08cette incidence
37:09est quand même révélateur.
37:11Vous voyez,
37:12la classe politique
37:13est quand même complice.
37:14On voit des jeunes
37:14qui pillent
37:15et qui finalement,
37:16c'est l'arroseur arrosé.
37:17Ma foi,
37:17j'ai envie de dire,
37:18à côté de ça,
37:18on a presque 1000 policiers
37:20qui sont aujourd'hui
37:21et gendarmes blessés,
37:22dont 7 en urgence absolue.
37:25Donc,
37:25vous voyez,
37:26ça nous fait rire
37:27parce qu'on est aujourd'hui
37:28dans une telle anxiété.
37:29On est dans un état dramatique
37:32de la société.
37:34Donc,
37:34on voit ça,
37:35on voit des jeunes,
37:36on crie
37:38au maintien de l'ordre,
37:39on accuse la police
37:41maintenant
37:41sans aucune retenue.
37:45Oui,
37:45sans aucune retenue.
37:46On a vu ce qui s'est produit
37:47lors de l'agression
37:49du policier de Belfort.
37:50Oui,
37:50par une grande partie
37:51de la gauche
37:52et puis qu'ils le font,
37:53je veux dire,
37:53Marine Tondelier,
37:56Sandrine Rousseau,
37:57au cours des manifestations
37:58et sa coquette tricolore.
37:59C'est la faute de la police.
38:01C'est quand même étonnant
38:02parce qu'on avait classiquement
38:03une partie de la gauche
38:04qui était quand même
38:05dans l'ordre républicain.
38:06Là,
38:06aujourd'hui,
38:06on a un nouveauement
38:07qui va vers la gauche
38:09la gauche toute
38:10et donc,
38:11quand on a ces chiffres,
38:12il suffit de parler de chiffres.
38:131 000 policiers,
38:147 en urgence absolue.
38:15On ne sait pas
38:16si dans les prochaines jours,
38:17ce qu'on n'espère pas,
38:18il y aura certainement
38:19des séquelles très graves
38:20pour ces 7 policiers et gendarmes
38:22qui, aujourd'hui,
38:23sont entre la vie et la mort.
38:25Alors,
38:25autre séquence
38:26et c'est la dernière
38:26qu'on va vous montrer.
38:27C'est important.
38:28Vous savez que toutes ces images
38:29ont fait le tour du monde.
38:30Il y a un nombre incroyable
38:31de journalistes
38:32qui couvrent l'événement
38:33en France.
38:34Donc,
38:34ce n'est pas terrible,
38:35Bernard Cohen,
38:36à date,
38:36pour l'image de la France.
38:37On en parlait tout à l'heure
38:37un petit peu,
38:38même si on évoquait
38:39l'image forte de Lyon.
38:41Mais,
38:41en gros,
38:42sincèrement,
38:43ça donne une image
38:46absolument catastrophique
38:47pour notre beau pays.
38:49Donald Trump
38:50a notamment affirmé
38:51que la France brûle
38:52un pays brisé
38:54par l'immigration.
38:55Il a exhorté Paris
38:56à serrer la vise
38:58de la politique migratoire.
38:59En tous les cas,
38:59je vous le disais,
39:00de nombreux médias
39:01couvrent cet événement
39:02et regardez cette séquence,
39:03regardez ce qui est arrivé
39:04à l'une de nos consœurs espagnoles
39:06au moment où elle faisait
39:07un direct
39:08pour commenter
39:10ces cas
39:12et toutes ces images françaises.
39:13Regardez,
39:14ça fait froid dans le dos.
39:15selon les chiffres
39:17que le ministre de l'Intérieur
39:20un des 550.000 personnes
39:22se sont venus
39:23en toute la France
39:25à la rue
39:26et un des 400 personnes
39:28se sont venus
39:29detenés.
39:30C'est un peu
39:31la situation
39:32que vivons maintenant.
39:34Casseurs,
39:35que se s'appelle ici,
39:36c'est difficile
39:37faire la conexion.
39:39C'est difficile
39:40que sont venus
39:41parce qu'il y a des
39:42des feuilles
39:43qui sont prendus.
39:44et comme nous disons,
39:46nous allons être
39:46très pendientes
39:47parce qu'il semble
39:48que ça va continuer
39:49pendant une bonne partie
39:51de la nuit.
39:52Vous imaginez
39:53cette consœur
39:54de la télévision espagnole
39:57avec ses gestes ?
39:59Et elle est équipée
39:59comme s'il était
40:00reporter de guerre.
40:01Elle porte un casque,
40:01ce qui est le cas
40:02des reporters de guerre.
40:03C'est-à-dire que
40:04aux yeux de l'Europe
40:05et peut-être du reste du monde
40:06probablement,
40:07on est dans des scènes de guerre.
40:08Il faut lire le Guardian
40:09qui a dit
40:10défaillance colossale
40:11de l'État,
40:12les Anglais,
40:13Der Spiegel,
40:14la France sombretait
40:15dans le chaos
40:15et dans la crise.
40:16Et à un moment donné,
40:18où je rappelle quand même
40:19que nous sommes quasiment
40:20en défaut de paiement
40:21pour la dette,
40:22vous croyez que nos créanciers
40:23ne se aperçoivent pas
40:24qu'on est en pleine crise
40:25aujourd'hui,
40:25qu'on est un président
40:26de la République
40:26qui entre un concert
40:27de Céline Dion
40:29et je ne sais quoi ?
40:30C'est une deuxième menace
40:33qui s'ajoute
40:33à la première.
40:34Et vous imaginez
40:35le geste.
40:35Et on a vu le geste.
40:36Le geste.
40:37Et en plus,
40:38ce jeune-là
40:38fait le geste
40:39et d'un seul coup,
40:40il dit
40:40« Ah mince, mince,
40:40je suis filmé,
40:41je mets la cagoule.
40:43Enfin, je mets la capuche,
40:44je ne suis pas la cagoule. »
40:45C'est terrible ces images.
40:47C'est vraiment
40:47quel impact.
40:48En tout cas,
40:49les prises de parole
40:51à l'international
40:51sont, j'ai l'impression,
40:53de la part des chefs d'État
40:53assez unanimes.
40:54On a même Benjamin Netanyahou
40:56qui a appelé
40:56les Juifs de France
40:57à faire leur alia.
40:59Figurez-vous.
41:00Donc non,
41:01mais de toutes les façons,
41:02on a vu des scènes
41:03qui sont complètement anarchiques.
41:05Je ne sais pas
41:06si vous avez vu
41:06ces images
41:07d'un couple de 80 ans
41:08qui était dépouillé
41:10dans les rues de Paris
41:12qui a été retrouvé nue.
41:14C'est absolument hallucinant.
41:15On a vu des scènes
41:16de pillage en famille
41:17avec des mères
41:18et leurs fils.
41:20On a vu
41:21des scènes
41:22de prière de rue
41:23sur les Champs-Elysées.
41:25On a vu des pancartes
41:26où il y avait écrit
41:27« Arrêtez de nous gazer,
41:28nous ne sommes pas des Juifs ».
41:29Mais enfin,
41:29on est dans une société
41:30complètement décivilisée.
41:31Ce n'est pas possible.
41:32de voir en 2026
41:33ce genre d'image
41:34dans les rues de France.
41:35Sur l'image de ce couple,
41:36il faut se méfier.
41:38On a encore
41:38quelques doutes
41:39sur l'authenticité.
41:44Mais c'est vrai
41:44qu'il y a beaucoup d'images
41:45qui circulent.
41:46J'aimerais vous montrer
41:47cette séquence également.
41:48Celle-ci aussi fait
41:49froid dans le dos.
41:51C'est un homme
41:51qui a été littéralement
41:52lynché à Paris
41:53par une dizaine d'individus
41:55qui,
41:56vraisemblablement,
41:56l'avaient pris
41:57pour un policier.
41:58Et si on se réfère
41:59au message
41:59qui accompagnait la vidéo,
42:01ce n'était évidemment
42:01pas le cas.
42:02Regardez cette séquence.
42:04On a essayé de le joindre,
42:05mais il était en déplacement.
42:07Mais la séquence,
42:07elle,
42:08est authentifiée.
42:09Regardez cette séquence.
42:33Cette séquence est terrible.
42:34on a eu l'épouse
42:38de cette personne.
42:39Il va bien,
42:40malgré la violence
42:42de ces images
42:44et tout ça,
42:44parce que ces jeunes,
42:45ces voyous,
42:47l'ont pris pour un policier.
42:48Voilà où on en est aujourd'hui.
42:49On a une violence
42:50vis-à-vis des personnes
42:51qui est totalement débridée.
42:53Jean-Christophe Ruffin,
42:54l'académicien,
42:54a été violenté hier
42:56de manière extrêmement honteuse.
42:59La valeur de la personne humaine
43:01n'en a plus de valeur.
43:04Et mon cher Thierry,
43:05les images qui sont
43:07sur les réseaux internationaux
43:09sont catastrophiques.
43:10Vous avez oublié de citer
43:11la fin du message
43:13de Donald Trump.
43:14La France,
43:15un pays anciennement grand.
43:17Oui, c'est vrai.
43:17Tout est dit dans cette formule
43:19assassine
43:19qui ne nous fait pas plaisir
43:22parce que nous attendons mieux.
43:24Mais comment voulez-vous
43:25que demain,
43:26les touristes étrangers,
43:28américains,
43:29allemands,
43:30tous ceux qui ont du pouvoir d'achat,
43:33reviennent dans nos grands hôtels
43:34cinq étoiles
43:35alors que l'on distribue
43:36ce type d'image.
43:37C'est catastrophique.
43:38On est voté des millions.
43:40J'estime qu'on sera
43:43d'ici quelques jours
43:44à plus d'un milliard
43:45de dommages directs
43:47et indirects collatéraux
43:48parce que sur l'ensemble
43:50de l'attractivité de notre pays,
43:52avant les débuts
43:53des fêtes de fin d'année,
43:54il va y avoir
43:54une série d'annulations,
43:56de réservations.
43:57Il va y avoir un blanc,
43:59un gap
43:59dans un certain nombre
44:00d'activités touristiques
44:01parce que tout simplement,
44:02les touristes vont annuler
44:03leur voyage.
44:04Si la crise perdure,
44:05oui,
44:05parce que là,
44:06on annonce le 5 novembre,
44:08les syndicats annoncent
44:08également un grand mouvement
44:09après la rentrée.
44:11Si effectivement,
44:12il y aura des événements avant.
44:14Là, ils ont dit
44:14le week-end prochain.
44:15Déjà, c'est annoncé
44:16pour tous les week-ends
44:17de toute façon.
44:18Donc, c'est pour ça,
44:18je ne comprends pas
44:19la faiblesse de la réaction
44:21aujourd'hui de nos dirigeants.
44:23Oui, alors,
44:24soit ils sous-estiment
44:25encore une fois,
44:26soit ils sont dans le déni.
44:26Soit ils devraient arrêter
44:27tous les rassemblements
44:28jusqu'à l'élection.
44:28Ah ben, ça s'appelle
44:29l'état d'urgence
44:30et ça s'appelle
44:31réquisitionner l'armée,
44:32au moins les catégories.
44:33Mais il faut taper du poing
44:33sur la table.
44:34Et visiblement,
44:35ce n'est pas le cas ce soir.
44:36On n'a pas été convaincu
44:38par les propos
44:38de moins de 10 minutes
44:39de notre président.
44:41Merci les amis
44:41de m'avoir accompagné.
44:42C'est toujours un bonheur
44:43de vous avoir.
44:44David Brunet,
44:45Afidibourg,
44:45Olivier Madinier,
44:46André Amalet,
44:47c'était l'équipe
44:48qui m'a aidé
44:49à préparer cette émission.
44:50Magdalena Dervich
44:51pour la programmation.
44:52Merci aux équipes en régie.
44:53Tout de suite,
44:54c'est Isabelle Piboulot
44:54qui va vous accompagner
44:56tout au long de cette nuit.
44:57Moi, je vous dis bye bye,
44:58belle soirée
44:58et à la semaine prochaine.