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  • il y a 10 heures
«Nous vivons un moment inquiétant, car nous ne savons pas quand tout cela va se terminer», a témoigné Michael Fox, restaurateur dont l'établissement se situe place de la République.

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Transcription
00:01Samedi, ce qu'on a vécu, c'est une ouverture du restaurant à peu près comme d'habitude vers midi
00:06et une fermeture du restaurant avec peu de clients qui sont rentrés, une vingtaine environ
00:13et une fermeture en début d'après-midi.
00:16En règle générale, Place de la République, quand on a des manifestations,
00:20on peut rouvrir vers 19h, 19h, 19h30.
00:24Et cela depuis dix ans où j'y suis.
00:25On a connu évidemment les crises des Gilets jaunes, on a connu la réforme des retraites,
00:30on a connu des grosses manifestations.
00:33Mais là, pour la première fois, on n'a pas pu rouvrir à 19h.
00:38Donc, depuis hier, 14h, on est fermé.
00:42Aujourd'hui, on a fait la même tentative, c'est-à-dire qu'on a essayé d'ouvrir notre restaurant.
00:47On a eu quelques clients qui étaient d'ailleurs plutôt contents de pouvoir revenir
00:53dans des conditions, je dirais, de sécurité normale, après tout ce qu'ils ont vu.
00:57Et on a refermé le restaurant vers 14h30, 15h environ,
01:02parce qu'à nouveau, ça a gazé Place de la République.
01:05À nouveau, il y avait des petites bandes d'individus qui viennent de la banlieue souvent
01:11et qui sont copains les uns les autres, qui se connaissent,
01:15qui sont par bande d'une dizaine de personnes
01:18et qui ont à nouveau commencé à casser, à vouloir aller dans les boutiques
01:23et éventuellement dans les restaurants aussi pour prendre des tiroirs caisses.
01:27Donc là, on vit en fait quelque chose d'assez inquiétant
01:30parce que ça a commencé hier, mais je ne sais pas quand ça va se terminer.
01:35Et aujourd'hui, les services de police sont un peu embêtés,
01:39même si elles travaillent plutôt bien.
01:42Ces groupes sont extrêmement mobiles, n'ont rien à perdre
01:46et surtout, tout a gagné en venant à Paris et en faisant les boutiques
01:49et en ne sortant absolument pas de carte bleue, en fait.
01:53Michael, Bernard Kouanada, une question à poser qui est à mes côtés ce soir.
01:56Oui, bonsoir Michael.
01:57C'était juste pour ceux qui nous regardent que vous nous donniez un ordre de ce que vous perdez.
02:02Vous faites le samedi et le dimanche plusieurs services.
02:05Vous avez perdu combien par jour sur ces deux journées ?
02:10Alors, on a perdu… En fait, je vais vous donner un chiffre qui est très éloquent.
02:14C'est qu'hier, on a fait une caisse de 700 euros.
02:18Et habituellement, dans notre restaurant qui est le Bouillon de Paris,
02:21on fait 30 fois plus sur une journée.
02:2428 000 euros.
02:26Oui.
02:27280, oui.
02:28Alors, ça dépend évidemment des samedis,
02:30mais c'est à peu près entre 25 et 30 000 euros exactement, un samedi.
02:34On a 30 salariés.
02:36Aujourd'hui, c'est un dimanche sur lequel on a fait, allez, un petit 1 000 euros,
02:42parce que ça avait bien commencé la journée.
02:45Un dimanche, on fait à peu près 20 fois plus.
02:48Donc, sur deux jours, vous voyez la perte financière qu'on peut avoir.
02:52Il faut savoir qu'un restaurant fonctionne évidemment beaucoup mieux le week-end que la semaine.
02:57Et on fait 30 % de notre chiffre d'affaires sur… 30-35 % de notre chiffre d'affaires sur
03:01deux jours.
03:02Et on a une marge d'environ 10 %.
03:05C'est-à-dire que là, avec ce week-end, on est sûr qu'au mois d'octobre…
03:09Je ne suis pas le seul restaurateur dans le quartier, évidemment.
03:12On est sûr de perdre de l'argent au mois d'octobre.
03:15On est sûr de perdre de l'argent.
03:16C'est-à-dire que là, on va travailler pour essayer de perdre moins d'argent possible.
03:21Sous-titrage Société Radio-Canada

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