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  • il y a 7 heures
À 22h, ce samedi 10 octobre, 107.356 personnes avaient voté lors du premier tour de la primaire sociale-démocrate qui a débuté vendredi. Environ 140.000 électeurs sont inscrits pour choisir le candidat qui représentera cette facette de la gauche pour l'élection présidentielle.

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Transcription
00:00Mais tout de suite, c'est Aurore Malval.
00:01La politique, vous nous dites Aurore ce matin que la primaire sociale-démocrate
00:06ne va pas régler tous les problèmes du PS, c'est même plutôt le contraire.
00:09Il n'y aura pas de sens sur les murs, c'est ce qu'avait dit Olivier Faure.
00:12Bon, ça a quand même un peu giclé lors des débats.
00:14Oui, tout à fait, il y avait un petit peu d'éclaboussures, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:18Alors vous connaissez l'expression « qui perd gagne ».
00:21Eh bien là, le PS, il a un petit peu inventé le contraire, c'est-à-dire qui gagne perd.
00:25En tout cas, le vainqueur de cette primaire risque fort de partir,
00:30en tout cas pas dans les meilleures conditions pour l'élection présidentielle.
00:34Et vous aviez hier Jean-Luc Mélenchon qui regardait tout ça de haut
00:37depuis le plateau de Gergovie à côté de Clermont-Ferrand avec un appétit peut-être un peu cruel
00:41qui a eu cette phrase « ils se sont entre-détruits tout ça pour faire voter 140 000 personnes ».
00:46Alors qu'est-ce qui donne de la légitimité dans une situation pareille ?
00:50Eh bien, c'est difficile de lui donner complètement tort.
00:53Mais à quoi c'est dû ? Ils ne seront jamais à se mettre d'accord ?
00:56Oui, alors c'est souvent le principal problème des primaires.
00:58C'est pour ça que certains, ils sont tout à fait hostiles.
01:00Souvenez-vous, en 2017, Benoît Hamon qui était le candidat du Parti Socialiste
01:04qui a été lâché par tout le monde, par tout le PS, qui est parti avec Emmanuel Macron justement.
01:09Alors il y a ce qui relève, je dirais, de la cuisine interne.
01:12Comment faire au sein du Parti Socialiste pour dépasser un clivage interne
01:17qui est devenu quasiment un clivage, une question identitaire ?
01:20C'est la question des alliances avec la France Insoumise et vous avez deux camps au PS
01:24qui sont totalement irréconciliables.
01:26Alors imaginons que le second tour oppose par exemple le premier secrétaire du PS, Olivier Faure,
01:31qui est plutôt partisan de l'Union, et Raphaël Glucksmann,
01:34qui lui a même réduit, je dirais, l'espace social-démocrate
01:39à tout ce qui va être à la gauche du PS.
01:42C'est exclu.
01:43Même les alliés de la France Insoumise, c'est exclu.
01:45Eh bien, ni l'un ni l'autre ne serait en mesure, un, de rassembler son propre camp
01:49et deux, d'élargir justement son espace politique pour pouvoir espérer l'emporter dans sept mois.
01:55Et alors, je dirais, dernier clou au cercueil, vous avez un sondage de Cluster 17
02:00qui a indiqué des pourcentages en tout cas qui ne sont pas très glorieux.
02:05Vous avez seulement 20% des Français qui s'intéressent aux résultats de cette primaire.
02:10Vous n'avez encore moins que 15% des Français qui souhaitent que le vainqueur de cette primaire
02:15remporte l'élection présidentielle.
02:17Et puis, je dirais encore pire, seuls 3% des Français qui jugent une victoire du candidat
02:22qui sera ainsi désigné comme probable.
02:25Et même à l'intérieur du camp des partisans de cet espace social-démocrate,
02:30PS Place Publique, vous n'en avez que 11%.

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