00:00Loïc Besson, le grand débat décidif de la gauche, c'est ce soir, 20h45 sur BFM TV, à quelques jours
00:06seulement,
00:07enfin à moins d'une semaine, en tout cas du premier tour de la primaire à ne pas sous-estimer.
00:10Oui, parce que c'est en fait la pièce manquante de cette campagne présidentielle
00:15et ce qui en sortira déterminera tout le reste de la ligne de départ.
00:18Selon le profil, on saura déjà si la voie est libre ou non.
00:21À gauche pour Jean-Luc Mélenchon aussi, c'est à l'inverse un profil à même de le contrer.
00:26Ça change tout au vu des rapports de force actuels, parce que tout tourne autour de la France Insoumise en
00:32fait,
00:32avec deux lignes qui séparent les candidats, intransigeance d'un côté, bienveillance de l'autre.
00:36D'ailleurs, un chiffre important qu'on peut vous dévoiler, grâce à notre sondage élable pour BFM TV, la tribune
00:41dimanche ce matin,
00:43les trois quarts, vous le voyez, des sympathisants PS et place publique sont opposés à une alliance avec la France
00:48Insoumise.
00:48Mais est-ce que ça nous dit qu'il y a le plus de chances de l'emporter ?
00:50On pourrait se dire qu'avec ce chiffre, ça donne un gros indice en faveur de Raphaël Glucksmann par exemple,
00:55mais en réalité, on ne sait pas du tout qui va voter, quelle part de l'électorat de gauche va
01:00faire l'effort,
01:01non pas de se déplacer parce que ça se passe sur Internet, mais tout simplement, plus prosaïquement,
01:04de payer ces 15 euros quand même le vote et sans certitude pour le coup que ça paie à la
01:10fin.
01:10Parce que ce que nous apprend aussi notre sondage, c'est qu'il n'y a que la moitié finalement
01:14des sympathisants de gauche
01:16aurait les filles qui pensent que le gagnant de cette primaire passera le premier tour.
01:21Il y a un suspense total, car au-delà de Raphaël Glucksmann et d'Olivier Ford, dont on a beaucoup
01:25parlé,
01:26il y a d'autres candidats qui sont arrivés.
01:28Ségolène Royal, bien sûr, là, bien sûr, pour essayer de perturber les équilibres annoncés.
01:34Jérôme Getsch qui a un peu la révélation.
01:35Et puis Emmanuel Morel, ancien socialiste désormais avec les communistes,
01:38mais qui pourrait faire pencher la balance en cas de scrutin très serré.
01:41Bref, il y a une vraie inconnue.
01:42Et puis cette primaire, le hic, elle cache des enjeux beaucoup plus importants qu'on ne l'imagine.
01:46C'est un grand jeu de domino.
01:47La primaire, elle n'intéresse pas que la gauche, en réalité.
01:50Édouard Philippe et Gabriel Attal, par exemple,
01:52ils ne scrutent pas cette campagne simplement parce qu'ils seraient nostalgiques de Dallas,
01:55mais plutôt parce qu'ils ne crachent pas dans la soupe.
01:58Toutes les voix sont bonnes à prendre.
02:00En l'occurrence, des appels du pied à la gauche anti-LFI,
02:05si elle se trouvait orpheline, sans candidat à la fin,
02:07avec ce matin le patron de Renaissance, par exemple, qui réclame une grande primaire
02:11qui irait de la droite jusqu'aux socialistes,
02:14c'est plutôt le baiser du diable pour Raphaël Glucksmann
02:17qu'une partie de la gauche accuse déjà de tendance macroniste.
02:19Et ça marche d'ailleurs, ça se tend de plus en plus entre les candidats.
02:23Ségolène Royal, hier soir, qui accuse Raphaël Glucksmann, je cite,
02:26de « hold up » sur le PS car il n'a pas réussi à créer une dynamique de son
02:29propre parti.
02:31Il partirait donc au nom des valeurs.
02:33Alors, c'est ce qu'elle écrit comme pour se moquer de lui,
02:35avec son butin chez les macronistes, dont plusieurs l'entourent déjà, dit-elle.
02:38C'est d'ailleurs l'autre enseignement de notre sondage Elab ce matin.
02:42Division ou unité, les sympathisants de gauche sont partagés sur l'impact de la primaire.
02:46C'est 50-50.
02:47Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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