Après une expérience confuse ou violente, les concepts peuvent être précieux.
Ils permettent de nommer, distinguer, remettre de l’ordre.
Cependant, une difficulté apparaît lorsque plus aucun élément ne peut modifier l’hypothèse initiale.
Ce qui confirme devient une preuve.
Ce qui contredit devient aussi une preuve.
La clinique n’impose pas pour autant un doute permanent : certains faits peuvent être établis.
La question est plus exigeante : notre réalité conserve-t-elle encore la possibilité de modifier ce que nous croyons savoir ?
Un concept éclaire lorsqu’il aide à distinguer. Lorsqu’il explique absolument tout, il risque de remplacer ce qu’il prétend comprendre.