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  • il y a 7 heures
Mobilisations

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Je suis une très bonne élève, j'étudie, mais quand je vois mes parents souffrir avec un système qui mange
00:06leur argent pour m'envoyer dans un lycée tel qu'il est là maintenant et tel que mes parents ont
00:12connu, ce n'est pas possible, ce n'est vraiment pas possible.
00:16Nous faisons ce barrage pour pouvoir revendiquer nos droits. Par exemple, il y a des filles qui n'ont pas
00:20le droit de mettre des chars de sport alors que les garçons en mettent.
00:24Moi, par exemple, j'ai acheté beaucoup de chars de Sebastiano et je ne peux pas les mettre alors que
00:28c'est la même chose que le garçon. Le garçon, on voit son garçon, la jaune, comme on dit, et
00:32il a le droit de le mettre alors que moi, on ne voit même pas mes fesses quand ça arrive
00:36jusqu'à mes genoux. Je n'ai même pas le droit de le mettre.
00:38Il y a des salles de classe, elles ne sont même pas fonctionnelles pour les BTS alors qu'ils sont
00:42venus pour faire des études supérieures pour pouvoir faire un métier qu'ils rêvent de faire plus tard.
00:47Il y a aussi des professeurs qui nous manquent de respect et ça, on trouve que c'est quelque chose
00:50de pas normal dans un lycée. Il faut du respect des deux côtés.
00:53Notre salle de STSS, elle était censée être finie avant la reprise des cours. Malheureusement, on a subi des cours
01:00manqués quand ils n'étaient pas finis.
01:01Ça fait plus de dix ans que notre prof de STSS attendait qu'on repeigne sa salle.
01:06On voit que les Français de France sont plus privilégiés que nous alors que nous sommes un département, nous sommes
01:12de la France et nous méritons plus de fonds, plus de moyens pour qu'on puisse étudier, pour notre avenir
01:20parce que ça devient trop dur de nos jours.
01:22Pour l'éducation nationale qui ne nous écoute jamais également, les jeunes ne sont pas entendus. Mais également pour Parcoursup,
01:28c'est quelque chose de très à l'heure à soi, on ne sait jamais vraiment ce qui va se
01:30passer.
01:31Mais également pour nous, les jeunes de Guadeloupe, c'est assez dur de trouver des débouchés. Également pour aller en
01:35France ou quoi que ce soit, c'est très cher et donc on se bat pour ça aujourd'hui.
01:38La vie augmente, la vie est déjà chère. On ne nous donne pas les moyens. Moi, je sais que ma
01:43mère, ma mère s'est donné les moyens d'essayer de me payer certains trucs parce que les chemises, elles
01:47sont à 27 euros.
01:48Si tu payes, par exemple, cinq chemises à 27 euros, c'est un gros coût. La mallette, elle coûte près
01:53de 400 euros ici en Guadeloupe.
01:55On te demande de la commander en France, mais les frais de port équivaut à pareil.
01:59Jusqu'à ce qu'on ne se soit pas fait entendre, qu'il ne nous ait pas reçu et qu
02:03'il ne soit pas un peu plus ouvert d'esprit, on va continuer.
02:05Parce que notre but, c'est de trouver un terrain d'entente. On est d'accord sur le fait que
02:09toutes nos revendications ne pourront pas être écoutées.
02:11Mais les plus importants, peut-être que Parcoursup, nos tenues ou encore les profs, on veut vraiment que ce soit
02:18entendu. On veut vraiment qu'ils nous comprennent.
02:21Ce n'est pas faute à M. le proviseur ou Mme la proviseur-adjointe. Ce n'est pas leur faute.
02:27C'est l'État qui ne leur donne pas assez d'argent pour subvenir à nos besoins et aux besoins
02:34de nos parents.
02:34Parce que nos parents, ils ont besoin qu'on réussisse.
02:36Moi, je ne trouve pas ça normal qu'ils envoient les policiers attaquer des élèves comme au lycée du Mou.
02:41Les élèves ont été attaqués, même si c'est vrai qu'ils ont fait du bordel, mais ils ne devraient
02:45pas être attaqués de cette sorte.
02:47Et on a nos revendications. On a le droit de se révolter.
02:50Et moi, je trouve qu'en fait, on devrait faire tout ce rassemblement et aller devant le rectorat pour pouvoir
02:55se faire écouter, se faire entendre.
02:56Quand ce n'est pas devant les lycées qu'on va juste se faire entendre.
02:59Il faut montrer qu'on est plus fort que ça et qu'on est capable d'aller plus loin.
03:04... de matériel crucial avec des classes surchargées. En seconde, nous sommes par Pablo.
03:11Pablo, bonjour à toi. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de cette mobilisation déjà
03:15qui est en fonctionnement depuis 7h ?
03:19Eh bien, bonjour à tous. Je suis lycéen au lycée de Pointe-Noire. Je viens d'arriver.
03:24Et nous sommes mobilisés depuis hier.
03:27Et aujourd'hui, pour des revendications bien précises,
03:30nous avons un manque de matériel crucial avec des classes surchargées.
03:34En seconde, nous sommes plus de 30 élèves,
03:37avec des salles qui ne sont pas configurées pour plus de 30 élèves,
03:39comme la salle d'espagnol, des chaises qui manquent, des tables aussi,
03:43dans le début de l'année.
03:44Mes camarades de la seconde GT2 ont eu un mois sans prof de français.
03:50Donc, pour commencer l'année, ce n'est pas pratique.
03:52On a aussi des conditions entre les heures chaudes compliquées,
03:59avec entre 13h et 15h, des heures où il fait vraiment trop chaud pour étudier.
04:06Donc, nous avons demandé l'autorisation des shorts pour les garçons,
04:09qui nous a été refusé pour un prétexte qui est déplorable, je trouve,
04:14qui est apparemment, il y aurait des moustiques.
04:17Donc, ça serait pour ça qu'on n'aurait pas le droit.
04:20C'est ce qu'on nous a remonté.
04:22Et ce n'était pas élégant aussi.
04:24Donc, voilà.
04:25Donc, on se mobilise aujourd'hui.
04:27On ne demande pas non plus le ciel.
04:29Il y a des mesures aussi nationales qu'on revendique,
04:32comme l'approbation de Parcoursup, qui trie les élèves, qui les classifie.
04:37Et donc, on espère être entendus par le recteur,
04:41qui a annoncé, je crois, la visite d'établissement.
04:43Donc, nous l'attendons de pied ferme pour ses revendications.
04:47Alors, moi, je suis Léane, je suis en terminale.
04:52Et en fait, chaque lycée de la Guadeloupe ont été appelés.
04:55Donc, les membres du CVL, qui est le conseil de ville lycéenne,
04:58il y a quatre membres de chaque lycée qui sont allés rencontrer l'érectorat hier.
05:01Il y a eu discussion.
05:03Malheureusement, comme la plupart du temps,
05:04les solutions ne sont pas forcément proposées
05:06ou alors elles ne sont pas valables ou recevables par nous, les élèves.
05:10On se bat toujours pour nos revendications.
05:13Comme Pablo l'a expliqué, nos revendications,
05:16elles sont utiles.
05:18On ne fait pas ça juste pour faire la grève, juste pour ne pas avoir cours.
05:21C'est vraiment quelque chose qu'on a besoin de faire,
05:23parce que sinon, on n'est pas écoutés.
05:25Donc, ce que j'ai à dire, c'est qu'il faudrait peut-être écouter les jeunes,
05:28parce que c'est eux qui sont concernés par les problèmes.
05:30En fait, il faudrait poser des questions aux jeunes,
05:32leur demander est-ce que les décisions prises sont valables.
05:36Donc, voilà.
05:37Oui, vraiment, parce qu'on est concernés aussi par le fait
05:43que le gouvernement ne donne pas assez de budget
05:46pour réparer les infrastructures,
05:48pour avoir du matériel, des chaises, des tables correctes,
05:52pour pouvoir travailler correctement, avoir des salles
05:54où le personnel, avoir des surveillants et tout ça.
05:58Et oui, du coup, on n'est pas là pour casser,
06:01on n'est pas là pour quoi que ce soit.
06:02On est vraiment juste là pour essayer de se faire entendre au maximum,
06:05parce que, ne l'oublions pas, nous, les jeunes,
06:07on est l'avenir de la France aussi.
06:08Et on ne le fait pas que pour nous,
06:09on le fait pour toutes les autres écoles
06:10qui sont peut-être pires que nous.
06:13Au moins, on est là en soutien.
06:14Parce qu'on ne se sent vraiment juste pas écoutés
06:17et de se dire qu'on est obligés de louper nos cours et tout.
06:20La plupart des lycéens ont un bac à la fin de l'année quand même.
06:23Se dire que les cours de français pour les premières,
06:26nous pour la philo, nos spécialités et tout ça,
06:29devoir louper ces cours-là,
06:30alors qu'on a quand même des grosses épreuves
06:32qui vont être majoritaires pour notre avenir,
06:35ce n'est pas normal.
06:38Déjà parce qu'on partage un petit peu
06:40les mêmes revendications, en tout cas certaines.
06:41Et puis j'en joins tout le monde
06:44à aller voir le rapport de la Convention citoyenne
06:47qui date de novembre 2025,
06:49qui a été fait il y a un an,
06:50qui est très clair et qui explique
06:52tout ce qui se passe en fait.
06:54Un an maintenant, on y est, ça y est.
06:56Donc voilà, ce rapport va mieux parler que moi.
07:03Parce qu'en fait, avec le peu de moyens qu'ils ont,
07:06c'est un premier moment de politisation pour eux.
07:09Ils apprennent à revendiquer.
07:11À prendre position, à dire non, à dire oui, à argumenter.
07:15Donc ils font comme ils peuvent, mais ils le font.
07:18Ils font une mobilisation.
07:22Ils font une mobilisation.
07:23Ils font une mobilisation.
07:30Ils font une mobilisation.
07:36Ils font une mobilisation.
07:38Ils font une mobilisation.
07:40Ils font une mobilisation.
07:40Ils font une mobilisation.
07:40Ils font une mobilisation.
07:41Ils font une mobilisation.
07:43Ils font une mobilisation.
07:49C'est parti !
08:36On va interviewer une étudiante du lycée. Bonjour madame !
08:42Bonjour, je me présente, Kim Lamotte Jacob, en classe de TG3 au lycée de Saunir-Hubert.
08:47Est-ce que vous pouvez m'expliquer ce qu'on fait ici ?
08:49Aujourd'hui, nous sommes venus pour revendiquer nos droits, parce que depuis la semaine prochaine, la région nous a promis
08:54de venir pour voir de quel état était le lycée.
08:56Au final, le jour même, ils ont annulé sans aucun argument, sans aucune raison.
09:01Et aujourd'hui, nous défendons nos droits et nous sommes là vraiment pour qu'ils puissent venir s'occuper de
09:05notre cas.
09:07Et pourquoi est-ce que vous vouliez que la région vienne dans Bacuisset exactement ?
09:11Parce qu'en fait, nous sommes dans un lycée où on vit dans des conditions, mais vraiment pitoyables.
09:16Nous n'avons pas de ventilateur, nous sommes en Guadeloupe, il fait vraiment chaud.
09:19Il y a beaucoup d'élèves qui font des malaises en ce moment, et ce ne sont plus des conditions
09:22dans lesquelles nous pouvons vivre correctement.
09:25Ça fait un certain temps que les mobilisations ont commencé, est-ce que vous étiez présents dès le début ?
09:30Alors, nous étions présents depuis mardi dernier, je ne sais pas si c'était vraiment le début début, mais en
09:35tout cas, on a été là, on a été là pour revendiquer nos droits.
09:37D'accord, et par rapport aux autres lycées, est-ce que vous cherchez une certaine mobilisation générale peut-être ?
09:44Oui, nous cherchons une mobilisation générale, parce que nous avons remarqué que peu importe ce que l'on dit, il
09:49n'y a personne qui est là pour nous soutenir, et vraiment, ce n'est plus possible.
09:52Et avec vos professeurs, est-ce que vous avez un soutien de l'OCA ?
09:56Oui, nous avons un soutien de quasiment tous les professeurs. Juste là, nous avons le professeur de SES, M. Fulman,
10:01qui est présent avec nous pour nous soutenir.
10:03Nous avons aussi l'assistante sociale et l'infirmière qui sont présents pour nous soutenir.
10:09Merci beaucoup.
10:10Merci à vous.
10:22La réchande !
10:23La réchande !
10:30La réchande !
10:40La réchande !
10:41La réchande !
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