00:00Les paysans dans la rue, faute de revenus, sont en train de crever et dans le même temps les citoyens
00:05qui, comme tous les ans depuis maintenant 15-20 ans,
00:08n'ont pas accès aux 10-5 fruits et légumes de base pour avoir une alimentation saine et équilibrée.
00:15Et donc il faut entendre, on a un gouvernement aujourd'hui qui fait de la réunionnite, tous les deux jours
00:22dans la réunionnite,
00:23d'ailleurs pour peu il se ferait presque doubler par l'ancien hyperactif de l'Elysée qui retrouve de la
00:29verve, pour nous dire hier, les prix, les prix.
00:32Alors comme cette même droite, c'est celle qui a offert à la grande distribution notamment tous les outils pour
00:38déréguler les prix agricoles.
00:40L'ensemble des syndicats paysans, en les respectant, disent quelque chose de fort avec leurs mots respectifs, c'est les
00:48prix agricoles.
00:48Le modef depuis assez longtemps, la confédération paysanne avec son vocabulaire, la coordination rurale aussi, et dans les manifestations fortement
00:59aujourd'hui,
00:59les FDSEA devant les six préfectures disent qu'il faut des prix qui rémunèrent.
01:04Le parti communiste français va prendre l'initiative, prend l'initiative d'inviter l'ensemble des syndicats agricoles français,
01:15avec les organisations de consommateurs dans leur diversité, pour qu'élaborer, pour réfléchir, en tous les cas,
01:24pour que ce qu'ils ont dit tout l'été dans la rue et pour ce qu'ils veulent tous
01:28les jours dans leur assiette,
01:29se trouve traduit dans une proposition de loi que portera début septembre à l'Assemblée nationale nos députés.
01:36La proposition de loi visera en gros à remettre de la justice publique, de la police publique,
01:45dans ce qui est les prix aux paysans et l'accès aux consommateurs pour une alimentation saine et équilibrée.
01:51On n'a aujourd'hui, évidemment pas ficelé, sinon on ne serait pas dans l'écoute,
01:56mais se dégage, et dans ce que disent les paysans, dans ce qu'attendent les consommateurs,
02:01et dans ce qu'ont déjà produit nos parlementaires, et y compris dans la France en commun que porte le
02:06parti communiste,
02:07cet appel à construisons un nouvel horizon pour 2017.
02:11Évidemment, on retrouvera dans la loi l'idée forte qui est structurant pour nous d'encadrement des prix,
02:17l'idée d'encadrer les marges, et ça, ni le parti socialiste, ni la droite ne sont sur cette affaire
02:24-là,
02:25alors que c'est le message de la rue.
02:27Donc ayons du courage politique, affrontons les marges de la grande distribution.
02:31Marges et pratiques, puisque les pratiques parfois passent un petit peu derrière les marges.
02:37Les pratiques, c'est celles des conditions de travail de leurs salariés.
02:42La grande distribution a été la pionnière pour instaurer en France les heures dérégulées,
02:48s'il n'y avait pas eu quelques députés, toute sensibilité,
02:51et bien lorsqu'on vole un melon dans la grande distribution, on serait un grand coupable.
02:56Donc c'est ça aussi les pratiques de la grande distribution,
02:59et c'est évidemment, globalement, la question de la rémunération et des importations abusives du bout du monde.
03:05Ça, chapitre grande distribution.
03:07Il faudra inventer ce qui a manqué.
03:11Stéphane Le Foll s'emballe dans la réunionnite,
03:13alors qu'aujourd'hui, les pré-agricoles ne sont pas négociés,
03:17pour dire autrement, les salariés,
03:20même si c'est difficile aujourd'hui avec les ministres du Travail,
03:23qui vont se retrouver d'aussi peu de temps à faire autre chose,
03:26mais il y a des négociations sur les salaires.
03:29Il n'y a pas de négociations sur les pré-agricoles,
03:31ce sont des rapports de force, ce que disent les camarades du MoDef.
03:35Il est temps d'instaurer ce qu'on avait, voyez bien, déjà mis un petit peu en circulation avec Marie
03:41-Georges Buffet,
03:42l'idée de Grenelle des pré-agricoles.
03:44Il faut que tous les ans, il y ait des conférences sur les pré-agricoles.
03:48Ça évitera la réunionnite,
03:49et du coup, les producteurs, les transformateurs et les distributeurs
03:53sont en négociation permanente,
03:55et en tous les cas, cette affaire-là est encadrée publiquement par la loi.
03:59L'autre outil, le troisième outil national, c'est celle,
04:04arrêtons ce qui vient du bout du monde,
04:06et pour les citoyens dans son assiette,
04:09ces choses, ma foi, avec des conditions de dumping,
04:11avec des conditions de production sanitaire,
04:14en tous les cas, très inégales et insupportables pour nous,
04:18eh bien, c'est de remettre dans cette loi,
04:20ce qui avait été porté par nos parlementaires,
04:22l'obligation d'indication d'origine.
04:25Les chevals fous, les vaches un peu moins folles,
04:27les cochons imbuvables et les cagettes du bout du monde,
04:31stop, ça suffit.
04:32Il y a un périmètre européen, il y a un périmètre national,
04:36les consommateurs qui font la queue ce matin
04:38ont le droit de savoir d'où ça vient.
04:39Ça aidera évidemment à donner un petit peu de visibilité,
04:43de justice sur la façon de produire
04:45et comment c'est consommé en France.
04:47Et puisque nous, nous avons de l'ambition politique et du courage,
04:51eh bien, il est temps que la France,
04:53il est temps que la France retrouve une parole publique au niveau européen.
04:58Eh bien, Stéphane Le Folle doit arrêter de courir partout.
05:01La France est un pays respecté au niveau européen.
05:04Elle peut avoir une parole forte.
05:06Eh bien, il est temps d'avoir quelques outils essentiels,
05:10alors que toute la PAC a été démantelée.
05:12Et le Parti Socialiste Européen, il s'assume.
05:16Et toutes les droites européennes ont passé leur temps depuis 30 ans
05:21à démanteler la politique agricole européenne.
05:24Elle était imparfaite, évidemment, les communistes aussi le disaient.
05:28Mais au désert, la jungle n'est pas mieux.
05:31Alors nous, on pense qu'il faut remettre des outils publics.
05:33On pense à deux outils publics forts qui seraient des indicateurs.
05:37celui de remettre l'idée d'un prix européen indicatif
05:41plutôt que la concurrence entre le bout de l'Oural là-bas
05:45et l'Espagne ou le Portugal
05:47d'un prix européen qui serait un indicateur sur les prix.
05:50Et il fait sens avec l'idée nationale.
05:53Et puis, le deuxième outil,
05:55eh bien, il est grand temps de réinstaurer
05:56des stocks de sécurité alimentaire.
05:59Non, nous ne voulons pas de nouveau
06:01des montagnes de beurre ou des fleuves de lait.
06:04Mais comme aujourd'hui, nous avons à peine
06:07quelques mois d'avance au niveau alimentaire,
06:09ça aurait deux vertus.
06:11D'abord, pour les gens dans le grand besoin,
06:13ceux non pas qui font que la queue aujourd'hui à la Bastille,
06:15mais ceux qui font la queue tous les jours
06:17et que gèrent les associations telles que les restos
06:21ou le Secours populaire.
06:23Et dans le même temps, l'idée d'avoir des stocks publics,
06:25ce sont des outils régulateurs sur les prix
06:27lorsqu'il peut y avoir un peu de crise ou de stocks.
06:31Voilà quelques propositions qui peuvent faire sens
06:33dans l'immédiat,
06:34mais je redis que devant la cacophonie
06:37et l'inaction politique générale
06:41de ceux qui ne sont pas trop de gauche
06:43et de ceux qui sont beaucoup de droite,
06:45le Parti communiste français
06:46a l'ambition d'un dépôt de loi.
06:49Nos parlementaires ont pris évidemment l'initiative.
06:52Eh bien, nous, nous réunirons dans les prochains jours
06:54l'ensemble des syndicats agricoles français
06:57et les consommateurs sur le sujet
06:59pour que leurs aspirations ne soient pas que entendues,
07:02mais traduites dans la loi.
07:04Merci.
07:04Merci.