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  • il y a 10 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Prof, j'ai tout à l'heure journée décisive. Est-ce qu'ils vont réussir à maintenir le mouvement en
00:03vie ?
00:04Est-ce que c'est le champ du signe ? Je posais la question tout à l'heure aux étudiants.
00:07Vous serez dans les manifs, Pierre Jouvet ?
00:09Oui, je dirais.
00:10Qui sera dans la manif demain ? Vous êtes le seul autour de la table.
00:13C'est la tradition de la gauche, pas du socialiste.
00:15C'est la gauche, exactement.
00:17Oui, mais ça veut dire que vous vous associez, vous êtes…
00:20Oui, j'irais en soutien. Je ne serais pas dans une reprise de communication acharnée,
00:26mais je m'associe à ce mouvement des lycéens et des étudiants tels qu'il est porté.
00:29sur les revendications sur le fond.
00:31J'ai entendu qu'une part du débat que vous aviez avant.
00:34Le problème, c'est que ces manifestations et ces mobilisations,
00:38elles ont été tout de suite émaillées de violence ces dernières semaines.
00:41Est-ce qu'on doit tous condamner, regretter et rejeter ?
00:45La réalité, c'est qu'il y a un problème de fond qui est posé par ces jeunes.
00:49C'est une génération, on le disait juste avant,
00:51c'est une génération qui a connu le Covid.
00:54C'est une génération qui est nombreuse, très nombreuse en termes de démographie,
00:58qui a beaucoup d'élèves dans les classes,
01:01qui a vu un nombre d'enseignants diminuer ces dernières années,
01:04qui demande des moyens pour l'école et pour l'éducation,
01:09qui demande de l'investissement.
01:10Il fait un peu ça aussi.
01:11Il demande de l'investissement.
01:13Non, pas avec François Hollande, pour le coup.
01:15On peut faire beaucoup de reproches à François Hollande.
01:16Vous serez là pour appeler au calme, vous ?
01:19Oui, mais toujours.
01:20Pas pour attiser les colères, comme vos collègues de la France insoumise.
01:25Mais non seulement pas attiser les colères,
01:27mais vérifier que des deux côtés de la barrière,
01:30si je peux prendre cette expression très 68-arde,
01:33on n'ait pas de débordement d'un côté comme de l'autre.
01:35Parce que permettez-moi aussi...
01:37Pourquoi c'est-à-dire des débordements du côté de la police ?
01:39Ah oui, Laurent Jacobelli.
01:41Juste, je vais laisser Laurent Jacobelli répondre.
01:43Je sais qu'il aura beaucoup à me dire.
01:44Oui, je considère très clairement que ces dernières semaines,
01:48du côté des forces de l'ordre, il y a eu des débordements.
01:51Très clairement.
01:52Quand on utilise...
01:53Débordement ou violence policière ?
01:55Quand on utilise débordement ou violence policière.
01:59Quand on éborne des enfants.
02:01Quand on utilise des bombes de désencerclement.
02:03On est le dernier pays d'Europe à le faire.
02:05Quand on a cassé les dents de gamins qui étaient là pour manifester.
02:09Non, non, non.
02:09Eh bien, je me permets de dire que oui, il y a eu des débordements.
02:12C'est la provocation que vous êtes en train de faire.
02:14Laurent Jacobelli.
02:15Tout en condamnant de manière très claire,
02:17la forme et les violences, je vous en prie.
02:18Ce que vous êtes en train de faire, c'est placer un signé de violence.
02:22C'est faux.
02:22Sa famille disait ce week-end que c'était faux.
02:25On va juste laisser...
02:25Les gens qui étaient présents disaient que c'était le cas.
02:27On va juste laisser l'enquête se faire.
02:29On va juste laisser...
02:30Je voulais juste faire cette précision-là.
02:32Justement, Maxime, Scutec, c'est ça qui est formidable dans notre pays.
02:35C'est que quand il y a un doute, il y a une enquête de l'IGPN.
02:39C'est-à-dire qu'on est dans un pays où la police et les gendarmes sont contrôlés.
02:42Et tant mieux d'ailleurs.
02:43Ce qui évite la situation que vous décrivez, qui est apocalyptique,
02:46mais qui est fausse, mon cher collègue.
02:48Mais non, mais j'ai...
02:49Si je peux me permettre d'ajouter, dans notre équipe de porte-parole,
02:52on a quelqu'un qui s'appelle Abdoulaye Kanté, vous connaissez,
02:54qui est un ancien membre des forces de l'ordre et qui connaît très bien le sujet.
02:57Il est professeur.
02:58Une plateforme, effectivement, de contribution pour recueillir un peu les doléances de chacun.
03:03Je suis d'accord avec vous.
03:04C'est une solution d'urgence.
03:06C'est un petit pansement sur une jambe de bois, sans doute.
03:08Ce qui fait que vous pourriez être dans les manifs en général.
03:11Ah oui ?
03:11Non, non, je ne suis pas...
03:12Parce que je ne sais pas.
03:14Vous laissez le terrain à la gauche, en fait.
03:15Comment ?
03:16Vous laissez le terrain à la gauche.
03:17Non, ce n'est pas ça.
03:18Je pense que chaque personne qui verra cette scène sera à même de dire que...
03:21Vous avez dû au lycée Nelson Mandela à Nantes.
03:24Qu'est-ce qu'il y avait présent, sur place, au moment des incendies ?
03:27C'est bizarre, il y avait un député et les filles, ou un représentant des les filles.
03:31On n'est pas là pour ça.
03:32Ce n'est pas ça.
03:32On est là pour apporter des réponses.
03:33Donc, vous n'allez pas auprès des lycéens ou des étudiants ?
03:35On est là pour l'équité médiatique, pour s'exposer.
03:37Ce n'est pas ça, l'habitude.
03:40Ce serait le contraire.
03:41Ce serait pour dire aux jeunes de ne pas se mêler à la France Insoumise,
03:45pour calmer le jeu.
03:48On n'est pas les forces de l'ordre.
03:50On ne va pas se transformer en train de trier le bon grain de l'ivraie.
03:52Ce n'est pas ça, l'idée.
03:53Notre rôle, c'est d'élaborer un programme, d'arriver à l'élection présidentielle
03:56qui arrive dans 7 mois, et de dire nos visions,
03:58et je pense qu'on a tous une vision de l'éducation nationale
04:00et de quel avenir on veut réserver à nos jeunes.
04:02Et la réalité, c'est que le gouvernement n'a rien donné
04:04pour se promener à la question de départ.
04:06Ce n'est pas d'aller sur la question de départ.
04:08Et de faire le combat de rue.
04:10Ce n'est pas notre activité, en fait.
04:12Nous, on est là pour changer les choses,
04:13en espérant les changer pour le mieux,
04:14en espérant créer un avenir pour ces jeunes.
04:16Mais ce n'est évidemment pas d'aller leur dire
04:18la police vous maltraite,
04:20aller charger la police et la violence est légitime,
04:23comme l'a fait M. Macayucos.
04:25Le problème de fond,
04:28on en reparlera sans doute de la question des violences,
04:31le problème de fond, c'est que ça fait 10 jours maintenant,
04:3415 jours, qu'on passe vite.
04:3515 jours ?
04:3515 jours.
04:36Il n'y a zéro réponse, quand même.
04:39Non mais pardon, quand même.
04:40Les enseignants.
04:40Non mais pardon, il y a un gouvernement
04:43qui met 10 jours à recevoir des représentants lycéens,
04:47qui n'apportent pas de réponse.
04:49Vous avez un ministre de l'Éducation nationale,
04:51c'est alerte enlèvement pour savoir où il est passé.
04:54Et ça, c'est quand même un truc absolument incroyable.
04:58Il y a des revendications.
04:59Quand vous prenez dans le fond les revendications,
05:01on est d'accord, pas d'accord,
05:03il y a des questions budgétaires à trancher,
05:05il y a des choix politiques.
05:06Et ça, ce sera la présidentielle qui l'étranchera.
05:07Ils demandent quand même 10 milliards.
05:08Pardon, 10 milliards, c'est quasiment le budget de la justice.
05:10Mais d'accord, mais pardon,
05:11mais en fait, à un moment,
05:12quelle est la priorité politique ?
05:13Bien sûr, il faut avoir de l'empathie.
05:15Non, ce n'est pas de l'empathie,
05:15c'est des choix politiques.
05:17C'est des choix politiques,
05:18mais je veux dire, il faut les entendre
05:19et qu'ils expliquent vraiment comment...
05:22Mais je crois que les explications...
05:23Vous dites, Céline Giraud,
05:24de toute façon, les 10 milliards,
05:24ils ne l'auront pas.
05:25Tout à l'heure, pardon,
05:25on avait le ministre de l'enseignement supérieur
05:27qui disait,
05:28on prenait les revendications,
05:30les étudiants,
05:31ceux qui manifestent,
05:32réclament 250 000 places
05:34dans l'enseignement supérieur.
05:35En plus, Philippe Baptiste dit,
05:37ça n'arrivera jamais.
05:39On ne peut pas.
05:39On a une dette abyssale.
05:40Donc vous dites aux étudiants
05:41qui le regardent ce soir,
05:42les 10 milliards, ça n'arrivera pas.
05:44Je ne suis pas ministre de l'éducation
05:45et encore moi de l'enseignement supérieur.
05:46Je dis juste qu'on a une dette abyssale,
05:48ça n'échappe à personne.
05:49Le budget de l'éducation,
05:50il a augmenté de 30% en 10 ans.
05:52Effectivement.
05:53Et à un moment donné,
05:55ça a été longtemps le premier poste de l'État
05:57jusqu'à ce que la charge de la dette
05:58le dépasse récemment.
05:59Il y a eu des efforts colossaux
06:00qui ont été faits pour l'éducation
06:02depuis toujours.
06:03Et aujourd'hui,
06:04je pense qu'il faut se poser la question
06:04de savoir comment on répartit l'argent.
06:07Et peut-être que 10 milliards,
06:08c'est beaucoup.
06:09Il faut peut-être s'attendre
06:10à avoir moins de 10 milliards.
06:11On s'aperçoit justement
06:12que l'argent,
06:14les budgets qui ont augmenté,
06:16notamment le budget de l'éducation nationale,
06:18que cet argent a peut-être été
06:19mal utilisée.
06:20Ça, j'en conviens.
06:21Et on n'entend pas,
06:23quel que soit le parti politique,
06:25on n'entend pas
06:27de réformes structurelles importantes.
06:30Et Laurent Jacobéli
06:31vous fait un grand oui de la tête.
06:32On va l'écouter.
06:33Importantes qui disent,
06:34voilà,
06:35il faut mettre le paquet
06:37sur l'apprentissage des langues,
06:40j'en sais rien moi,
06:40de l'apprentissage des langues étrangères.
06:42Il faut revoir.
06:43Laurent Jacobéli,
06:44Laurent Jacobéli,
06:45toujours le même phénomène.
06:47Les gouvernements ne font rien
06:48pendant 10 ans.
06:49Alors que les signaux d'alerte,
06:50on les avait.
06:50Les classements PISA,
06:52les retours,
06:53le niveau du bac,
06:53on avait tout.
06:55Les filières qui n'amènent
06:56à aucun emploi,
06:56on savait tout ça.
06:57On attend.
06:57Il y a une émeute,
06:59des grèves,
07:00etc.
07:00Des gens qui protestent.
07:01Je ne fais pas ça parce qu'il a fait ça pendant...
07:02Les réformes aujourd'hui,
07:04les réformes,
07:05les récontestations d'aujourd'hui,
07:07les contestations d'aujourd'hui,
07:09les contestations d'aujourd'hui
07:11se nourrissent des réformes
07:12qui ont été faites
07:12il y a moins de 10 ans.
07:15Je termine juste
07:16et puis on débattre
07:17et ça sera beaucoup plus intéressant.
07:19Ah non ?
07:19Bah si,
07:20c'est intéressant de débattre.
07:21Non mais c'est très hard.
07:22Parce que si vous aviez la vérité révélée,
07:23on serait là,
07:24on vous écouteraient
07:24entre un réchauffement.
07:25Je vous dis qu'il y a des réformes
07:26qui ont été faites.
07:27Oui,
07:27elles ont été faites
07:28mais M. Jacobelli,
07:29elles ont été détricotées
07:30à chaque fois
07:30par le gouvernement suivant.
07:32Absolument
07:32et avec des ministres de l'éducation
07:34qui durent 6 mois à peu près.
07:35Mais c'est ça.
07:36Je termine.
07:37Je termine.
07:39On nous parle beaucoup
07:40et alors du coup,
07:40on met des milliards sur la table
07:41pour essayer de rafistoler les trucs
07:43et on a même un ministre magicien
07:44qui arrive
07:44et j'ai retrouvé dans ma cave
07:463000 profs,
07:47je ne savais pas où ils étaient,
07:48j'étais payé
07:48et hop,
07:49les voilà.
07:49Tout ça n'est pas crédible.
07:52Changer le niveau,
07:53retrouver un vrai niveau,
07:54c'est-à-dire avoir un baccalauréat
07:55qui redevienne un baccalauréat,
07:57faire en sorte
07:57qu'il n'y ait plus
07:58de collège unique
07:59mais oui,
08:00il faut assumer
08:00que les niveaux existent
08:02à l'école.
08:04On a vu avec Zemmour
08:04tout à l'heure.
08:05C'est vrai.
08:05Il nous a dit
08:06que vous lui avez piqué
08:06cette idée-là.
08:07Oui,
08:07on avait commencé
08:08à faire de la politique,
08:08il était animateur de télévision.
08:12Au journalisme.
08:15Donc voilà,
08:15retrouver ça,
08:17redorer les filières techniques
08:19aujourd'hui.
08:20Vous savez,
08:20si le seul objectif
08:21c'est d'avoir un bac
08:23dévalorisé,
08:23disons-le,
08:24pour devenir étudiant
08:25en socio,
08:26je n'ai rien contre eux.
08:27Dans une fac bondée
08:28où malheureusement
08:29il n'y a pas de débouchés,
08:30ce n'est pas un avenir.
08:31Je peux m'arrêter
08:31sur un point précis
08:32que vous donnez ?
08:32Sur le collège unique.
08:34À quel âge ?
08:38J'essaie d'éliminer
08:39les mauvais termes
08:40que je peux avoir en tête.
08:41À quel âge
08:43vous faites prendre
08:44aux enfants
08:45des chemins différents ?
08:46Des orientations ?
08:47Non mais je crois
08:48que ça se prépare.
08:48À quel âge
08:49vous dites à un enfant
08:50alors désolé,
08:52mais pourquoi désolé ?
08:53Mais toi,
08:53c'est pas par là,
08:54c'est par là.
08:54Mais pourquoi désolé ?
08:55Parce que le gamin
08:56n'a peut-être pas envie.
08:57Alors justement,
08:58c'est tout l'enjeu,
08:59il y a trop de choses.
08:59Attends,
08:59juste pour préciser,
09:00après on en débat
09:01parce que je trouve ça
09:02passionnant.
09:02Il y a l'envie,
09:03il y a l'aptitude
09:04et puis après
09:05il y a le débouché.
09:05À quel âge
09:06vous dites à un gamin
09:06que tu n'as pas l'aptitude ?
09:09Ça se fait au collège
09:10pour préparer l'après.
09:11Au collège,
09:12ça veut dire quoi ?
09:12Ça veut dire pas de collège unique.
09:15Sixième, cinquième,
09:16quatrième,
09:16troisième,
09:17à quel moment
09:17est-ce qu'on fait le choix ?
09:18C'est-à-dire que
09:19quand vous commencez
09:20à réfléchir à des filières,
09:21il y en a qui vont partir
09:22plutôt dans des filières techniques,
09:23il y en a qui vont aller
09:24après dans des bacs techniques,
09:26il y en a qui vont passer
09:26par l'apprentissage.
09:28Il n'y a pas une réponse.
09:29C'est justement ça qu'il faut.
09:30Non mais aujourd'hui...
09:31C'est pas mettre tout le monde
09:31dans le même tuyau,
09:33quel que soit leur avenir,
09:34quel que soit leur compétence,
09:36et d'arriver à la fin
09:37et qu'un résultat.
09:37Vous savez bien,
09:38c'est le collège unique en France.
09:40C'est le collège unique.
09:42À quel moment vous vous dites,
09:45nous, ORN,
09:46si on arrive au pouvoir,
09:47eh bien ce sera terminé
09:48et je dis n'importe quoi.
09:50Je ne sais pas.
09:51Est-ce que c'est à 12 ans,
09:52à 13 ans, à 14 ans ?
09:53Je vous donne mon exemple.
09:57Moi, quand j'ai fait le collège,
10:00à l'entrée en quatrième,
10:01il y avait un tiers des enfants
10:04qui partaient
10:05dans l'enseignement professionnel.
10:06Mais moi aussi.
10:08Ils partaient en apprentissage.
10:09En apprentissage.
10:10C'est vachement bien l'apprentissage.
10:11Donc vous nous le présentez
10:13comme si c'était...
10:13Non !
10:14Non, non, pas du tout.
10:15C'est ça qu'il faut changer.
10:16Malheureusement,
10:17le gouvernement n'aide pas sur...
10:18J'essaie de comprendre.
10:19Moi, je connais déjà...
10:19Mais à quel âge vous faites le...
10:21C'est à peu près en milieu de collège.
10:22C'est quoi ?
10:2314 ans, 15 ans ?
10:24Donc, on parle de sixième d'adaptation
10:26avec un examen
10:27à la fin du CM2, par exemple.
10:28Ça, c'est ce que propose
10:29Abriel Attal,
10:30le certificat d'études.
10:30Pardon, j'aurais juste...
10:31Non, non, pas d'examen
10:32à la fin du CM2.
10:33Simplement, au collège,
10:34on voit très bien
10:35ceux qui ont des difficultés
10:36de lecture,
10:36des difficultés en maths, etc.
10:38Est-ce que...
10:39Bien sûr, il faut essayer
10:40de les faire monter de niveau
10:41pour qu'ils aient tous
10:41un socle commun.
10:42Ça, c'est une évidence.
10:44Mais leur faire croire
10:45qu'ils feront polytechnique,
10:46c'est faux.
10:47Bon, en revanche,
10:48dire qu'il y a des métiers
10:49aujourd'hui qui sont des métiers
10:50qu'on peut avoir,
10:52qui sont plutôt manuels,
10:53comme on dit,
10:53et qui permettent
10:54d'avoir un boulot
10:55et de gagner de l'argent,
10:56vous savez, aujourd'hui,
10:57un soudeur,
10:58il gagne probablement plus
10:59que quelqu'un
10:59qui sort de la fac.
11:00Donc, vous nous assurez
11:01ce soir sur BFMTV
11:02qu'il n'y aura pas
11:03avec le Rassemblement National
11:04au pouvoir
11:04un examen à la fin
11:06de la classe de CM2
11:07pour potentiellement
11:08renvoyer les élèves
11:09vers ce que vous appelez
11:10une sixième d'adaptation.
11:12Il peut y avoir
11:13une sixième d'adaptation,
11:14mais vous avez
11:15les bulletins scolaires
11:16des enfants.
11:17Je veux dire,
11:18on voit bien ceux
11:19qui ont des difficultés.
11:20Le bulletin suffit
11:20à faire un examen.
11:21La solution qui n'est pas acceptable,
11:23c'est aujourd'hui
11:23d'avoir un tiers des gamins
11:24qui arrivent en sixième,
11:26qui sont mélangés
11:26avec les autres
11:27et qui ne savent pas lire.
11:28Parce que vous savez
11:28ce que ça veut dire
11:29pour ces gamins ?
11:30Ça veut dire pas d'avenir.
11:31Donc, qu'est-ce que vous faites
11:31des enfants de 11 ans
11:32qui n'ont pas le niveau
11:33qu'ils doivent aller
11:33en sixième de la classe ?
11:34On leur donne le niveau
11:35justement dans la classe du sixième.
11:37On les pousse.
11:38Ils ont besoin
11:38d'une présence renforcée.
11:41Célice Giro,
11:42est-ce que vous êtes d'accord
11:42avec ça ?
11:43C'est-à-dire que c'est au collège
11:44que les choses doivent se faire ?
11:45C'est au collège
11:45que les choses se font.
11:46En tout cas,
11:46à la sortie du primaire,
11:48il faut déjà
11:48que les fondamentaux soient acquis.
11:49Non, d'accord.
11:50Mais sur le fait de dire
11:52filière générale,
11:53filière professionnelle,
11:54apprentissage, etc.
11:55Ce que propose Gabriel Attal,
11:56c'est de revoir
11:56justement les rythmes scolaires.
11:58C'est un peu le projet
11:58et les revendications
12:00des lycéens.
12:01De mettre les matières fondamentales
12:02le matin.
12:03Mais ça, c'est pas la question.
12:04Pardon, c'est pas la question.
12:05Édouard Philippe,
12:05de dire qu'on va profiter
12:06de la baisse de la démographie
12:07de l'enfant dans les écoles
12:09pour baisser le nombre
12:10de l'enseignement
12:11pour permettre d'avoir
12:12plus d'enseignants
12:13et plus de professeurs
12:15devant les enfants
12:15pour mieux les former.
12:16Attendez, sur ce point-là,
12:17vous êtes tous d'accord là-dessus ?
12:18Absolument prioritaire.
12:19Financièrement, c'est pas tenable.
12:20C'est que malheureusement,
12:21aujourd'hui,
12:21on n'a pas les moyens
12:22de cette ambition.
12:23C'est pour ça
12:24qu'Édouard Philippe a raison.
12:25C'est qu'on le sait très bien,
12:26on va avoir une baisse
12:27de la natalité,
12:28on va fermer des écoles.
12:30Oui.
12:30Vous êtes maire,
12:31vous êtes maire.
12:32On ferme tous des écoles.
12:33Tout le monde ferme des écoles.
12:34Donc, on va pas garder
12:35le même nombre
12:35de fonctionnaires de la fonctionnaire.
12:37Donc, vous dites que certains
12:39mentent là-dessus.
12:40Non, mais c'est pas possible.
12:41C'est pas tenable financièrement.
12:42C'est pas mentir.
12:43Vous avez vu les années finances publiques.
12:44Non, mais c'est pas mentir.
12:45Ce sont des choix politiques différents.
12:47Mais c'est des choix politiques.
12:47Moi, j'assume de faire
12:48ce choix politique-là.
12:50Financièrement,
12:50on peut pas tenir
12:50une politique comme ça,
12:52sachant la situation financière
12:54dans laquelle est le pays aujourd'hui.
12:55On maintient le nombre.
12:56On sera obligé de réduire
12:57le nombre de fonctionnaires.
12:58C'est une évidence.
12:59Alors, dans nos renouvellements
13:00des fonctionnaires
13:01qui partent en retraite,
13:02etc.
13:02Mais on peut pas à la fois
13:04avoir une baisse de la natalité
13:08et à la fois
13:08fermer des classes
13:09et à la fois garder
13:10le même nombre d'encadrants.
13:11C'est pas possible.
13:12Il faut être très heureux.
13:13Oui, mais Franck Louvrier,
13:14tout dépend de ce qu'on veut
13:15pour notre école.
13:16On peut pas se plaindre.
13:17Si vous avez plus de professeurs,
13:18vous aurez une meilleure qualité.
13:19Bien sûr que si.
13:21On l'a vu, ça n'a pas été formidable
13:22dans ce qui s'est passé.
13:24On sait parfaitement
13:25que quand on a un encadrement
13:28dès le plus jeune âge
13:29pour des enfants
13:30qui ont parfois des difficultés
13:32et qui n'ont pas accès
13:35aux mêmes offres éducatives
13:37dans leur famille
13:38parce qu'il y a des différences
13:39et des inégalités
13:40dès le plus jeune âge,
13:41on sait très bien
13:42que quand il y a les moyens
13:43dans l'école qui est donné,
13:44on peut le faire.
13:45Pardon, mais en fait,
13:47ce serait illusoire
13:47de faire croire
13:48que l'école est une priorité
13:49et qu'en même temps,
13:50on va supprimer
13:50des postes d'enseignants.
13:51Et ce qui est illusoire,
13:52c'est de faire croire
13:53qu'avec plus d'effectifs,
13:54on arrivera à mieux faire.
13:55Ce qu'on n'a pas réussi
13:56à faire depuis des années.
13:57C'est autant illusoire.
13:59Je ne dis pas pour le coup
13:59que c'est la seule chose.
14:00Je me suis arrêté sur l'école.
14:02Mais non,
14:03parce que j'ai fait la démonstration
14:04sur l'école maternelle
14:05et primaire.
14:05Ensuite, il y a le collège,
14:06il y a le lycée,
14:07il y a l'apprentissage,
14:08il y a le fait
14:08de revaloriser
14:09les filières scientifiques,
14:10il y a le fait
14:11de supprimer
14:13Parcoursup,
14:13qui est un espèce de truc
14:15qui broie des gamins,
14:16qui crée...
14:17Mais parce qu'aujourd'hui,
14:22Parcoursup n'amène rien.
14:23C'est un espèce de trou noir
14:25dans lequel les gamins
14:26restent pendant un an et demi.
14:29Pendant un an et demi,
14:30on n'a plus de filières
14:31de bacs qui sont organisées
14:32pour le coup,
14:32tel que je les ai connues
14:33entre ES, SL.
14:35On n'a plus de filières
14:36de spécialités.
14:37On ne forme plus suffisamment
14:38d'ingénieurs dans ce pays
14:39qui vont devoir refaire
14:40l'industrialisation demain.
14:41Attendez,
14:42vous avez travaillé sur...
14:42C'est les géants,
14:43vous disiez 95% ?
14:44Je dis 95% !
14:46Attendez,
14:46s'il vous plaît,
14:47s'il vous plaît,
14:47s'il vous plaît.
14:47On n'a pas moins d'ingénieurs.
14:48On n'en a pas assez.
14:50On n'en a pas assez formés
14:51dans les filières scientifiques.
14:52Mais on sait très bien
14:53que ce n'est pas en faisant ça
14:54qu'on arrivera à remplir
14:55les écoles d'ingénieurs.
14:56C'est les géants,
14:56c'est les spécialités scientifiques.
14:58Là,
14:58c'est retour vers le futur.
15:00C'est-à-dire qu'on a 95%
15:01aujourd'hui des élèves
15:03qui rentrent dans Parcoursup
15:05qui obtiennent au moins
15:06une formation
15:07à l'issue de leur premier vœu.
15:08Qui ont une proposition.
15:09Une proposition.
15:10Qui peuvent accepter...
15:11Oui,
15:12mais le nombre d'étudiants,
15:13de futurs étudiants
15:14qui acceptent cette proposition
15:15est en baisse.
15:16Bien sûr,
15:16mais pourquoi ?
15:17Mais pourquoi ?
15:18Parce qu'on a besoin
15:19effectivement d'ingénieurs,
15:19de scientifiques...
15:20Oui,
15:20mais vous voyez bien
15:21que Parcoursup ne fonctionne pas.
15:22Vous donnez des chiffres...
15:24Vous voulez retourner au...
15:26Oui,
15:26je veux une orientation.
15:27Oui,
15:27je veux des conseillers
15:28d'orientation dans les écoles
15:29de ce pays.
15:30On va repartir avec notre dossier
15:31dans une enveloppe.
15:32Non,
15:32pas du tout.
15:33Non,
15:33pas du tout.
15:34Parce que je veux
15:34qu'il y ait des orientations
15:36qui soient données
15:36dès le collège
15:37et pour le coup
15:37dès la 6e.
15:38Il y a des élus de l'orcon.
15:39C'est le moyen-âme.
15:40Il y a des élus de l'orcon
15:41ici.
15:41Il y a aussi des parents.
15:49Vous avez été...
15:50Tout le monde a une région
15:52de...
15:53Je dirais d'origine
15:55sur le plan électoral.
15:57Il y a un grand sujet
15:59qui est celui
15:59de décentraliser justement
16:02l'enseignement.
16:03Et c'est un sujet
16:03qui est peu évoqué
16:05mais qui est à chaque fois
16:07revendiqué
16:07par les élus locaux.
16:08Moi,
16:09j'y suis totalement favorable.
16:10Pour une simple et bonne raison.
16:12C'est que
16:12moi,
16:12je suis dans une région
16:13qui a 5 départements.
16:14Donc,
16:14c'est pas une grande région.
16:16C'est la région des Pays-la-Loi.
16:17On a mis
16:18aujourd'hui
16:19850 millions d'euros
16:21jusqu'en...
16:22D'ici 2030
16:22pour continuer
16:23à rénover
16:24nos lycées.
16:26Honnêtement,
16:26c'est des lycées.
16:27On n'a pas de lycée poubelle.
16:28Il y a des lycées.
16:29Il y a toujours des points
16:31sur lesquels il faut surveiller.
16:32Mais il y a des lycées
16:33de bonne qualité.
16:34Parce que justement,
16:35on est en proximité.
16:36Parce que justement,
16:37on est dans les conseils
16:38d'administration des lycées.
16:39Parce que justement,
16:40on sait ce qu'il en est
16:41quand il y a des situations
16:42d'urgence
16:43qu'il faut régler, etc.
16:44Et je pense que
16:45plus on décentralise
16:46les décisions
16:47en matière d'éducation nationale.
16:49Y compris le recrutement
16:49des professeurs.
16:50Mais bien sûr,
16:51plus...
16:52Alors, peut-être pas
16:52sur les programmes.
16:53Les programmes,
16:53c'est autre chose.
16:56Mais plus...
16:57La précision était importante.
16:58Mais oui,
16:59c'est pour ça
16:59que je l'ai précisé.
17:00Mais plus on décentralise,
17:02plus on est en proximité
17:03et plus on gère
17:04et on évite
17:05de se retrouver
17:06et de faire un mur
17:06de difficultés
17:07comme aujourd'hui
17:08sur Parcoursup,
17:09sur l'emploi du temps,
17:11sur la situation
17:12post-Covid, etc.
17:14Il faut qu'on avance.
17:14On a beaucoup
17:15de gros sujets
17:16qui nous attendent
17:16le dernier sondage,
17:17les carburants, etc.
17:18Juste une question.
17:19Vous croyez
17:19à la convergence des luttes ?
17:23Pas spécialement.
17:24Non, je le dis
17:25parce que...
17:25Vous serez 17
17:26pour les manifestations.
17:27Est-ce que vous avez dit
17:28que vous manifesterez demain ?
17:30Demain, c'est les lycéens,
17:31les enseignants, etc.
17:32Samedi, 17 octobre.
17:34Tout à l'heure,
17:35on avait des étudiants
17:36en plateau qui nous disaient
17:36le 17 octobre,
17:38c'est la convergence des luttes.
17:39Il y aura des manifestations.
17:40C'est les profs,
17:40c'est les...
17:41Convergence des luttes,
17:42c'est très, très, très old school.
17:44Mais en tout cas,
17:46ce que je crois,
17:47c'est que s'il y a
17:48des revendications
17:48qui sont multisectorielles,
17:50et c'est bien la problématique
17:51dans laquelle ce pays
17:52est entré
17:53par les choix politiques
17:54qui ont été faits
17:55ces dernières années,
17:56oui, il y a des revendications
17:57qui sont portées
17:57et qui seront multiples.
17:59C'est quoi ?
18:00Pouvoir d'achat, etc.
18:01On en parlera tout à l'heure,
18:02je suppose,
18:03mais il suffit
18:03de faire son plein
18:04pour voir ce qui se passe.
18:06Il suffit d'aller faire
18:07ses courses au supermarché
18:08pour voir l'augmentation
18:09des prix de l'alimentaire.
18:10Il suffit de voir demain
18:11sa future facture de gaz
18:12avec plus de 6,6%.
18:14Il suffit de voir
18:15la réalité de la vie
18:15de tous les jours.
18:16Les gens n'arrivent plus
18:16à vivre et sont...
18:17On va parvain.

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