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  • il y a 1 semaine
Le fondateur de "Gauche unitaire" a adhéré au Parti communiste. Il répond aux questions de l'Humanité lors du Congrès du PCF.

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Transcription
00:02Christophe Piquet, bonjour, c'est en quelque sorte votre premier congrès comme communiste ici ?
00:07Absolument, même si quand j'étais très jeune de CA il y a beaucoup d'années, j'étais communiste et
00:15j'ai quitté après le Parti communiste.
00:21Quel est votre sentiment sur cette première journée, ce déroulement, surtout que vous vous attendez ?
00:31Écoutez, moi ce que je remarque c'est que, je vous félicite d'être un nouveau congrès, parce que c
00:38'est un parti en crise, c'est un parti qui a, alors que très souvent les partis politiques sont très
00:45éloignés des préoccupations des citoyens, de leurs électeurs, de leurs sympathisants,
00:49je trouve un parti qui a le courage de se hisser à la hauteur de défis qui sont colossaux, et
00:56qui a le courage de dire, attention, ce qui se joue dans les prochaines années c'est la peau de
01:02la gauche,
01:02c'est la peau du rapport de force entre la droite et la gauche, et par conséquent il faut savoir
01:08faire une composition politique conforme à l'intérêt du plus grand nombre, conforme à l'intérêt du plus grand nombre.
01:15C'est en quelque sorte un parti qui renoue avec les plus belles soeurs de son histoire, c'est bien
01:20sans le Parti communiste, pas de propre couverture, sans le Parti communiste, pas de conseil national de la résistance,
01:26et pas de programme de conseil national de la résistance, sans le Parti communiste, pas de programme commun, pas d
01:31'ordre de la gauche, et pas de défaire de la loi.
01:32Après, il n'est pas joueur, comme tout parti, mais il retrouvera sa place, c'est-à-dire toujours être
01:42déterminé par l'intérêt général, l'intérêt du plus grand nombre, l'intérêt des salariés, des jeunes.
01:48Ce congrès se tient dans un moment historique un peu particulier, on est peut-être en train de vivre sur
01:53les savoirs, le plus grand mouvement social depuis mai 68, comment vous interprétez un peu ce contexte-là ?
02:01Incontestablement, je crois que le néolibéralisme est en train de trouver ses limites.
02:06Le peuple sait très bien, on comprend maintenant, après avoir été un temps abusé, le peuple, dans sa grande majorité,
02:14comprend bien que le néolibéralisme n'a que du sang et des larmes.
02:18Et on voit aujourd'hui monter de la société cette attente d'une autre visée, d'une autre visée humaine,
02:30qu'elle ne soit pas le profit des actionnaires, la finance plus puissante,
02:34la déréglementation à peu près, la destruction des états-providence et des protections privées.
02:41Et là-dedans, je pense qu'il y a là, comme vous savez, quand 70% de la population dit
02:49non à la loi et comme ré,
02:50ça veut dire que ce peuple, dans ses profondeurs, fidèle à son histoire, l'histoire républicaine de ce pays,
02:57ce peuple rejette le modèle de société libérale.
03:00Et par conséquent, pour la gauche qui veut être la gauche, et donc le Parti communiste doit, selon moi, être
03:05l'aile marchante,
03:06même s'il n'est pas à lui, c'est pas à gauche, c'est pas à gauche, je pense
03:10que le Parti communiste a un rôle essentiellement,
03:13une formation de l'histoire, ce qu'on dit, mais aussi une formation à ce qu'il représente,
03:19c'est-à-dire ces dizaines de milliers de cette forme, qui au quotidien se battent,
03:23qui au quotidien organisent des résistances, qui au quotidien représentent un concitoyen quand ils sont élus, etc.
03:30C'est une force, c'est une force qui donne, on le dit souvent, les journalistes ici, il y a
03:35quelques jours,
03:35la journaliste, vous savez, le Parti communiste n'est plus le Parti communiste du temps, d'espoir,
03:41mais ça reste une force aujourd'hui, importante, avec un égo dans le monde, dans le travail,
03:48avec un grand nombre d'élus, et surtout avec des militants qui sont pensés à réfléchir pour l'égout,
03:55et ça c'est une force, c'est une force de protection.
03:58Il faut proposer à ce pays un projet, de proposer, de viser, de proposer à la gauche,
04:05de remarquer le chemin du temps, et donc du temps, avec une ambition majoritaire,
04:10parce que la question ce n'est pas de planter un drapeau, c'est de faire une proposition,
04:17dont la dynamique soit telle, qu'elle pousse de nouveau la histoire.
04:22Ce combat du PCF se déroule à un moment où les questions surgissent sur le devenir du Saint-Gauche,
04:27notamment à la suite du résultat en 2015, lors des derniers scrutins électoraux.
04:33Comment voyez-vous, vous, l'avenir de cette coalition ?
04:38Je pense que malheureusement, le Front Gauche, après l'élection présidentielle de 2012,
04:45s'est un peu éloigné de ce qu'était son projet originel.
04:47Son projet originel s'était porté une visée de reconstruction de la gauche entière sur une nouvelle position,
04:55une orientation de l'Europe, avec le libéralisme, le social libéralisme.
04:58Et du coup, le Front Gauche l'a payé, l'a payé d'une certaine illisibilité de sa position.
05:05Aujourd'hui, le Front Gauche reste à l'acquis, mais surtout pour moi, c'est la démarche,
05:09la démarche de l'origine qui reste à l'acquis.
05:13Et je pense qu'à partir de cette démarche, il faut maintenant redéployer un projet qui est là bien au
05:19-delà,
05:19et qui englobe ces dizaines de milliers d'hommes et de femmes qui vivent dans le Parti socialiste,
05:25dans l'écologie politique, engagées en ce moment dans le mouvement social,
05:28tout simplement citoyens qui ne veulent pas avoir leur pays assistant à la polarisation
05:35au deuxième tour d'une présidentielle entre la droite et l'extrême droite.
05:39Et la question est pour assembler tous ces gens-là pour effectivement renouer avec une perspective d'espoir.
05:46C'est comme ça que je vois les choses, c'est-à-dire garder le cas pour ce qu'a
05:49été le projet original du Front Gauche
05:52et pour aller bien plus loin, et c'est ici à la hauteur de ce qu'il faut, il faut
05:57définir la situation.

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